Centre de la Bosnie-Herzégovine, début 2008 : Un coup de feu claque dans la montagne, déchire le silence. L’ourse tombe et ne se relèvera pas. Arrivés près du corps encore chaud, les chasseurs découvrent deux grosses boules de poils. L’ourse avait deux oursons, gros chacun comme un petit chien. Apeurés, affolés, ne comprenant pas ce qui leur arrive, ils se laissent aisément capturer et c’est pour eux le début d’un enfer. Amenés dans le monde des hommes, ils deviennent curiosités et jouets, amusants par leurs pitreries, leurs grognements, leurs gesticulations qui ne sont en réalité que de vaines tentatives pour échapper à leurs geôliers. Le quotidien reprend très vite ses droits et les oursons ne font plus la une… Très vite, la cage à chiens qui fut leur première prison devient trop exiguë. Qu’à cela ne tienne. Une courte chaîne, un collier étrangleur feront l’affaire et voila nos oursons attachés sur l’emprise d’une pisciculture , livrés à eux mêmes, et servant d’amuse touristes ou de divertissement pour les clients du café voisin. En toute légalité à cette époque. NOA, qui avait travaillé au sauvetage de l’ours Miljen, avait eu vent de cette situation, mais dans un contexte politique complexe, sans législation interdisant de telles pratiques, rien n’était faisable pour porter assistance aux deux oursons. Ce n’est pas pour autant que NOA les abandonnait. Après bien des mois de négociations et d’actions auprès des administrations et des gouvernements, une loi exemplaire en matière de protection animale fut adoptée au printemps 2009. Il était dès lors possible d’intervenir sur une détention devenue illégale. L’équipe NOA put alors démarrer une campagne d’actions et d’appels à un large soutien international pour obtenir l’autorisation de reprise des animaux et d’export vers un centre de sauvetage adapté. Des semaines s’écoulèrent encore avant que l’administration ne donne son feu vert, en ce début Septembre. Il faut maintenant faire très vite. Le rude hiver de Bosnie Herzégovine va arriver d’ici deux mois, avec son cortège de neige et de glace. Les oursons ont grandi. Ils ont un an et demi. S’ils sont encore loin d’être adultes, ce ne sont plus les petites boules de poils amusantes qui faisaient rire les gens de la rue. Livrés à eux mêmes, le caractère sauvage a repris le dessus, et il n’est plus question de les approcher sans risques. Personne ne va desserrer le collier qui les attache à la chaîne, et s’il était un peu grand au début, il rentre désormais dans les chairs et petit à petit va étrangler les animaux. L’année dernière, ils étaient encore petits et ont passé les jours de grande froidure dans les cages à l’intérieur des bâtiments. Ce ne sera plus le cas cette année, et si le transfert n’intervient pas rapidement, une mort atroce les guette. Nous avons maintenant l’assurance de pouvoir les sauver. NOA a les compétences sur place pour procéder à toutes les démarches, administratives et vétérinaires. Mais ce sera la toute première fois que la Fédération de Bosnie autorisera l’export d’un ours, et les formalités seront longues et coûteuses. Il faudra en même temps « préparer » les ours sur le plan sanitaire : vaccins et rappels, puçage, identification génétique, … Lorsque tout sera prêt, il faudra transporter les deux ours vers leur nouveau domaine, quelque part en Europe. ( peut être préciser l’endroit si vous le connaissez )
Le sauvetage de ces deux oursons est un devoir pour nous tous.
Un devoir « animalitaire » car nous n’avons pas le droit de laisser ces animaux mourir dans de telles souffrances ni même d’envisager un éventuel futur dans l’enfermement d’une cage exiguë où on les fera boire de la bière et autres alcools pour l’amusement malsain des humains.
Un devoir « conservatoire » également, car il est primordial de sauver ces animaux détenus dans des conditions illégales, pour témoigner aux gouvernements la reconnaissance internationale de leurs progrès en matière de droit de l’animal, les encourager à mettre les nouvelles lois en application et à préserver leur richesse faunistique patrimoniale. Ces régions sont les derniers sanctuaires sauvages de l’Europe géographique et nous n’avons pas le droit de laisser faire par négligence si nous voulons que les générations à venir puissent encore voir des arbres et des ours, en vrai. La Bosnie-Herzégovine, c’est tout près… 1500 km seulement. Il n’y a pas de « petits dons ». Toute somme collectée est importante, capitale. 50 euros, c’est un plein de carburant qui permet d’aller accomplir une démarche, une formalité à la capitale ou de se rendre sur le site où se trouvent les animaux. 10 euros, c’est de la nourriture pour aider les ours à survivre en attendant le transfert,… Aidez nous, aidez NOA, aidez les deux oursons…. Au fait, j’ai oublié de vous donner leurs noms : L’oursonne c’est DUDA, et l’ourson, sur place, ils l’ont appelé PIERRE ! Faites votre don par chèque libellé à l’ordre de : Association NOA France NOA France Si vous souhaitez obtenir un reçu pour votre versement, indiquez-le et nous vous l’adresserons par retour de courrier. SOS : Sauvez des ours de la captivité à Gornji Vakuf, Bosnie !!
Brigitte Bardot à la rescousse de deux ours maltraités en Bosnie 29/09/2009 Les 2 oursons : quelques nouvelles Relayez cette action sur votre site
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