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Football - Ligue I tunisienne

31/01/2010 - 16:26

Akrout passe à la caisse


Akrout passe à la caisse

L'attaquant du Club Africain Amir Akrout a obtenu gain de cause dans le conflit qui l'opposait depuis la fin de la saison passée au Stade Tunisien, son ancien club. Akrout a obtenu une indemnité colossale de près de 120 000 dinars dans le conflit qui l'opposait aux Baklawa.

La guerre entre Amir Akrout et le Stade Tunisien a pris fin samedi devant le Conseil National de l'Arbitrage Sportif (CNAS) et à la faveur du joueur sfaxien. Depuis la fin de la saison passée, l'attaquant et son club formateur étaient engagés dans un conflit portant sur sa dernière année de contrat. Voulant s'en libérer, l'ancien joueur de Fribourg (Bundesliga) a finalement demandé aux baklawa de lui payer des arriérés sur des précédents transferts à hauteur de 150 000 dinars au CNAS. Un montant jugé à l'époque astronomique et "pas raisonnable" de la part du président du club tunisois Mohamed Dérouiche.

Pourquoi cette somme ? Arrivé en 2005 au Stade Tunisien et donc lié pour maximum de cinq ans (juin 2010), Akrout a été prêté six mois avec option d'achat à Fribourg au mercato d'hiver 2008. Les Baklawa avaient récupéré 250 000 dinars de ce prêt tandis que l'option, qui portait sur une somme estimée à un millions de dinars, n'a jamais été levée. Prêté une seconde fois au club saoudien d'Al Wahda pour environ 700 000 dollars au mois de janvier 2009, Akrout a finalement fait part de ses velléités de départ tout en demandant des primes sur ces prêts juteux et rémunérateurs pour le Stade Tunisien.

En juillet, le Sfaxien porte l'affaire devant l'instance suprême du sport tunisien dans les affaires juridiques. Cette dernière avait alors jugé l'agent du joueur, Ridha Dridi, non compétent pour représenter le joueur dans un tel cas. Akrout a finalement saisi de nouveau le CNAS pour avoir gain de cause samedi et obtenir la somme colossale de 118 295 dinars, malgré l'appel interjeté par le Stade Tunisien après la décision rendue en première instance au mois. Akrout, désormais au Club Africain jusqu'en juin 2011, va pouvoir désormais dormir tranquille.

Football - Ligue I tunisienne

28/01/2010 - 18:29

EST contre FTF


EST contre FTF

Hamdi Meddeb, président de l'Espérance de Tunis, a réaffirmé que Faouzi Benzarti restait avant tout l'entraîneur du club tunisois. Le sélectionneur de l'équipe tunisienne se retrouve ainsi au milieu d'une nouvelle guerre entre les chefs du football tunisien.

On le craignait. La peur s'est finalement matérialisée. Faouzi Benzarti, reconduit officiellement mercredi à la tête de la sélection tunisienne jusqu'en 2012, avec une option sur 2014, se retrouve pris dans l'étau, entre la Fédération tunisienne de football (FTF) et son président, Hamdi Meddeb. Le chef de l'Espérance de Tunis, qui ne souhaitait absolument pas se séparer de son cher entraîneur, a fait part de son intransigeance sur ce sujet épineux mais ô combien important tant pour les leaders du championnat tunisien, de retour au sommet de la hiérarchie, mais aussi de l'équipe nationale, encore marquée par le douloureux épisode de Maputo.

"Je tiens à être clair pour la dernière fois. Dois-je rappeler que Faouzi Benzarti est sous contrat avec l'Espérance jusqu'à juin 2011. Il n'appartient donc pas à la FTF de décider de son avenir et de son embauche. J'ai eu un engagement moral avec le premier responsable du sport en Tunisie, en l'occurrence Samir Laâbidi (ministre de la Jeunesse et des Sports, ndlr), pour que Faouzi Benzarti soit mis à la disposition de l'Equipe Nationale le temps de préparer la Coupe d'Afrique des Nations et son déroulement", a-t-il déclaré au quotidien Le Temps. Aujourd'hui, le temps presse pour l'EST qui doit se remettre en ordre de marche après la perte de Henri Bienvenu au mercato, le retour des internationaux et un calendrier qui s'annonce chargé avec la Ligue des Champions de la CAF qui se profile.

Sept mois décisifs

"J'ai fait ce choix par devoir pour mon pays, conscient que notre sélection doit bénéficier de toutes les conditions de réussite, l'Espérance était tenue d'y contribuer", a insisté Meddeb. Le président espérantiste laisse pourtant Benzarti devant le fait accompli: choisir et renoncer. Partagé désormais jusqu'au mois de septembre entre son club et la sélection nationale, le technicien monastirien est coincé entre la volonté inflexible de Meddeb d'assurer un beau parcours continental pour l'Espérance et ses ambitions nationales enfin satisfaites. L'argumentation du dirigeant tunisois est défendable dans la mesure où l'Espérance sort d'une période difficile et qu'il est impensable de laisser partir un entraîneur qui a grandement contribuer au redressement des "Sang et Or".

Dès le mois de février, et ce jusqu'à la fin du mois de septembre, l'EST devra se battre pour revenir également au premier plan sur le plan africain puisqu'il n'a plus participé à une demi-finale de Ligue des champions depuis cinq ans. L'entrée officielle en fonction de Benzarti coïncidera d'ailleurs avec le début de cette délicate phase de poule. Quelques semaines plus tard, les qualifications pour la CAN 2012 débuteront. Il sera alors difficile pour lui d'être à 100% pour l'équipe nationale et pour l'Espérance comme on le demanderait à n'importe quel entraîneur digne de ce nom.