Le Grand-Oeuvre d'Hermès

Le schisme d'Irshou 2








Voyage dans le temps et l’histoire du livre du schisme d’Irshou.

Mais ici, je prie le lecteur de se souvenir qu’au moment de l’Histoire où se placent ces faits indéniables, l’ancien Monde, l’ancien Cycle fondé par Ram avait atteint un degré de culture scientifique peu ordinaire.

C’est pourquoi nous allons voir Irshou, avant de recourir aux armes, affirmer son opposition dans l’Intelligence pure et dans le domaine des Principes les plus transcendants.

Comme tous les schismatiques, tous les sectaires et tous les révolutionnaires du Monde, sauf de bien rares exceptions, Irshou fut un ambitieux, un impuissant à reconstruire ce qu’il voulait détruire, pour s’y substituer.

Dans un ordres autrement important, il ne fut, comme Luther, que le boute-feu plus ou moins conscient de l’immense incendie qu’alluma son étincelle.

La cause intellectuelle qui rendit possible ce sectaire, remonte plus haut que lui, et nous devons nous y arrêter quelque temps.

La quadruple hiérarchie de sciences léguée par les temples de la Race rouge au sacerdoce de la Race noire et par ce dernier à la Théocratie de Ram, ramenait mathématiquement et géométriquement toutes les sciences et tous les arts à l’Unité divine, Iod, Wodh ou Boudh.

Cette science de méthode, que je désignerai sous les noms d’Arithmétique et de Morphologie qualitatives, est la seule en effet qui permette à l’intelligence humaine de remonter de degré en degré tous les échelons de la Vérité, avec exactitude, et non pas dans le simple mirage imaginatif des fantaisies exotériques de la Théologie ou de la Métaphysique.

Or, si cette science de méthode n’était accessible que dans les temples, l’art expérimental qui en résulte, et qui est lui-même mathématique et géométrique, était dans les mains de tout le monde.

Je ne nommerai point ici cet art, et je continuerai l’Histoire des causes du schisme d’Irshou, sans en soulever les voiles plus qu’il ne convient.

L’Unité divine représentée sous le nom de Wodh était considérée comme insaisissable dans son essence, en dehors de la Synthèse des sciences.

Sa première manifestation, la seule qui fût biologiquement accessible à l’Âme et à l’Esprit humain, était envisagée comme Dyade androgynique éternellement et indissolublement unie.

Cette Dyade, cette Union manifestant l’inaccessible Unité s’appelait dans les sanctuaires I-ÉVÉ, Iswara, Pacriti, Osiris, Isis, ect... ect...

C’est Elle que Moïse tirera plus tard des sanctuaires d’Égypte et d’Éthiopie, et que le grand Prêtre hébraïque, une fois l’an, devant les prêtres seuls, prononçait à l’antique, en trois fois :

IOD, ÉVAUÉ ; IODÉVÉ ; IÉVÉ.

Tel est le Dieu créateur, Père et Mère, de Moïse, dont les quatre lettres correspondant, comme je l’ai dit, aux quatre hiérarchies de sciences ; dont la première lettre exprime le Principe Masculin universel ou l’Esprit de l’Univers; et dont les trois autres lettres expriment le Principe Féminin universel ou l’Âme de l’Univers, la Vie.

Voyage à la recherche des connaissances perdues dans le livre du schisme d’Irshou.

Toute la suite de symboles numériques ou mathématiques, après la Monade et la Dyade, formaient la chaîne indiscontinue de l’Arithmologie qualitative, ayant ses équivalents qualitatifs dans le monde des formes hyper-physiques et, consécutivement, dans ce que nous nommons improprement la géométrie, dont le vrai nom est Morphologie.

Je ne saurais ici entrer dans les détails de ces sciences perdues ; mais elles étaient nullement méprisables, même et surtout pour les Savants les plus ambitieux de la Vérité.

Pour nous autres, Judéo-Chrétiens, cet aspect qualitatif des sciences mathématiques et géométriques est incontestable, puisque, en dehors de leur application à l’architecture sacrée et à toute la symbolique du culte, nous lui devons encore certains termes théologiques, sans bases positives et sans explication possible, si ce n’est grâce à ces mêmes sciences.

En effet, nous faisons couramment usage encore des mots Unité de Dieu, Dualisme, Trinité ou Trinitarisme, ect. Qui expriment tout autre chose que les quantités se rapportant à ces symboles numériques.

Ceci dit, j’insisterai particulièrement sur ce fait que la Divinité considérée comme créatrice de l’Univers n’était nullement envisagée sous l’aspect d’un dualisme, c’est-à-dire de l’opposition de deux Principes adverses, ainsi que le fera bientôt le premier Zoroastre.

Iswara-Pracriti, Osiris-Isis, I-ÉVÉ, étaient, encore une fois, considérés comme une Dyade, comme l’indissoluble Union biologique à laquelle l’Univers doit son existence.

Toutes les sciences permettaient en effet de constater les deux aspects concordants, quoique inversement proportionnels, de la Vérité, l’un intelligible et descendant, d’où l’idée purement scientifique de la Chute, l’autre sensible est ascendant, d’où la Perfectibilité s’élevant d’autant que la Perfection s’abaisse en elle.

Dans l’Empire indien dans ses royaumes et dans ses colonies, les mondains quelque peu instruits n’avaient pas plus de doute sur ces Principes religieusement et scientifiquement démontrés, que les membres du Conseil des Dieux et que le Conseil de Dieu lui-même.

Tout homme et toute femme avaient également cette certitude, qui constituait dans les Mystères, la grande et sainte autorisation du mariage, l’illumination intérieure de la Vie d’en bas, avec sa porte de lumière ouverte sur la Vie d’en Haut : Culte des Ancêtres et générations, Vénération et Amour.

Tous savaient que, depuis l’Univers et les grands Êtres cosmogoniques, jusqu’au derniers des plus humbles des animaux, et des végétaux sur cette terre, toute existence résulte d’un double mouvement génésique et générateur, intelligible et sensible, spirituel et hyperphysique.




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