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SOUVENIRS

Mon école…… Nostalgie quand tu nous tiens……

 

Il y avait un grand tableau noir, que les élèves « de service » étaient chargés d’effacer tous les matins, ils écrivaient outre la date, « Morale » ou « Instruction Civique » en grandes lettres bien faites, et on s’appliquait vous pouvez me croire !!, des bureaux à 2 places, en bois, équipés d’encrier encastrés sur le haut, que ces mêmes élèves remplissaient d’encre tous les jours…. Ils distribuaient également les cahiers du jour que la maîtresse avait ramassés la veille…. C’était eux encore, qui, l’heure venue, allait sonner la cloche ou appuyer sur le bouton de la sonnerie signalant ainsi l’heure de partir.

Et c’était un grand honneur que d’être de service !! La pire des punitions était de nous supprimer notre semaine !

                                                                  

   le bureau de l'écolier                                       

  
                                                                               le porte-plume avec lequel on écrivait ....



.. et les plumes que nous utilisions..   

  et le résultat!!
   
les encriers                      

la trousse où nous rangions crayons et porte-plume


Il y avait le bureau de la maîtresse perché sur une estrade, d’où elle avait vue sur toute la classe, une grande carte géographique était accrochée sur un mur, dans un coin quelques livres rangés sur des étagères nous servaient de bibliothèque….


le bureau de la maîtresse sur l'estrade

                                    la carte de France
                                             

Et puis il y avait le poêle…. Ah ! Ce poêle !!!!!  Il était entouré d’une grille en fer forgé, et l’hiver, lorsque la maîtresse l’avait garni de bois ou de charbon, parfois les 2, on mettait des écorces d’orange dessus, et alors…… mmmmmmmm…..ce parfum qui se répandait dans toute la classe…… Je le sens encore…. 



le fameux poêle





On avait des bons points si on avait bien travaillé, et au bout de 10, on recevait une image. Au bout de 10 images, on en avait une grande, et à la fin de l’année, celle qui en avait le plus gagnait un livre ! Et une mauvaise note ou une attitude répréhensible, un ou deux bons points en moins !!

le bon point, petit rectangle en carton de différentes couleurs



On portait des tabliers sans faire de manières, une faute à la dictée valait 2 points, le silence était de règle lorsque la maîtresse parlait, personne ne se levait pour vaquer à ses occupations, nous nous levions si quelqu’un entrait dans la classe et on se levait de nouveau lorsqu’il en sortait : bref, nous apprenions le respect.

Le soir, il y avait l’étude : on y faisait les devoirs pour le lendemain, la maîtresse expliquait ce qu’on n’avait pas compris pendant la leçon, il y régnait une atmosphère douce et feutrée…… du moins dans l’école des filles, car dans celle des garçons, ben je ne sais pas ce qu’il s’y passait !!

Au mois de juin, le programme fini (oui, oui, nous finissions le programme !!), nous restions dans la cour de récréation toute la journée et nous jouions à la corde, à la marelle, à chat perché, à la ronde et nous avions le droit de mener nos poupées. En début d’après-midi, pendant la grosse chaleur, nous allions dans la classe, au frais, et la maîtresse nous lisait des histoires, nous faisait chanter, on peignait…… puis on retournait dans la cour reprendre nos jeux de plein air.

Nous avions les vacances de Noël, puis celles de Pâques et enfin les grandes vacances : les périodes intermédiaires n’existaient pas, et nous n’étions ni surexcitées, ni fatiguées si entre ces vacances il y avait plus de 8 semaines !! Les enfants d’aujourd’hui sont de petites natures !!....... les pauvres !! ils sont ce que les parents en ont fait !


Voici quelques livres que nous avions :


le livre de Grammaire  


 

 le livre d'Histoire    



                      le livre de Leçon de Choses (SVT)

                  





Une image du livre d'Histoire : l'épisode
du vase de Soissons

                                     








CHEZ MA GRAND-MERE

Quand j'étais petite, ma grand-mère n'avait pas de réfrigérateur. A l'époque, nous disions un "frigidaire". C'était une marque de réfrigérateur, qui était devenue un nom commun.
Ma grand-mère donc, avait une glacière. Ça avait la même forme qu'un petit frigo, mais cela ne fabriquait pas du froid. Pour conserver les aliments, on allait acheter des gros pains de glace. On les plaçait dans ce meuble, qui était quand même isolant, et voilà!

Elle ressemblait un peu à celle-ci, mais en blanc et sans pub!

Elle y mettait, entre autres, la crème du lait qui avait bouilli dont elle faisait du fromage.... quand il lui en restait, car j'adorais cette crème et je mangeais tout avant qu'elle ait pu faire quoique ce soit... Elle bisquait, mais ça la faisait rire.

Quand je dormais chez elle, il y faisait très chaud l'hiver car elle chauffait avec un vieux poêle à bois et à charbon, j'entrouvrais la fenêtre de la chambrette. Mais quand même, le froid se faisait sentir, alors j'avais à ma disposition un énorme édredon de plumes, tout léger, léger, moelleux à souhait, bien chaud, et j'avais alors l'impression d'être dans un cocon, protégée de tout... Le matin, j'avais droit à un café au lait, dans MON bol (vous pouvez le voir dans les photos de mes vieilleries), et elle allait le matin de bonne heure à la boulangerie à côté (la boulangère s'appelait Mme ARANCIO, une vieille dame toute ratatinée!!) acheter des croissants.
L'été, je me lavais le matin au lavoir dans le jardin, à l'eau froide, le gant et la serviette étaient un peu rêches (l'eau est très calcaire chez nous), mais sentaient tellement bon le savon de Marseille!
Je l'aidais à faire la vaisselle, dans la "pile" (c'est l'évier chez nous, et je continue à l'appeler comme cela), en pierre de Cassis, avec le "frottadou" (sorte d'éponge en alaflfa je crois (c'est une sorte de" luzerne).