Optique


 

L'optique est la raison raison d'être de ce boîtier, à elle seule elle justifie largement son prix. Il s'agit d'un Hexanon 35mm f/2.0, 7 éléments en 6 groupes, dérivé d'un Xenotar

Contrairement à de nombreuses rumeurs, il ne s'agit pas d'une copie du Leica Summicron pré-asph. v4, même s'il y a de nombreuses analogies, tant en termes de qualité pure, que de rendu des flous, somptueux. En réalité il s'agit d'une évolution du vieux Nikon 35mm f/1,8 RF (à vis).

W-Nikkor 35/1.8

Konica Hexanon 35/2

Le Summicron est lui aussi dérivé du Nikon 35/1.8, mais les modifications apportées par Leitz et Konica diffèrent, Konica devant en plus adapter le design pour permettre le contrôle électronique de l'ouverture et de la vitesse d'obturation.

La différence principale entre le W-Nikkor et l'Hexanon est que chez ce dernier les deuxième et troisième éléments sont séparés, pour laisser plus d'espace entre le groupe frontal et le groupe arrière, où est placé l'obturateur central diaphragme

Une autre différence concerne le groupe arrière, qui sert à la correction de la coma, des aberrations sphériques et de la planéité de l'image. Il semble que les ingénieurs Konica aient optimisés l'optique avec un équilibre qui leur est spécifique. Une sous-correction des aberrations sphériques permet une image plus contrastée à f/2. L'inconvénient de cette approche est que cela provoque un décalage du plan de netteté lorsque le diaphragme est fermé. C'est pour cela que les fabricants préfèrent en général sur-corriger les aberrations sphériques pour éviter ce décalage de mise au point, mais Konica a habilement contré cet inconvénient en programmant son AF pour prendre en compte cet décalage de MAP lors de la prise de vue (au moment où l'ouverture est connue)

Cela explique pourquoi l'optique de l'Hexar est réputée légèrement meilleure que le Summicron à f/2 et à f/2,8. La sous-correction des aberrations permet aussi des zones floues plus douces (bokeh).

à f/2: image douce mais finement ciselée, beaux flous,
et pas de vignettage perceptible

Encore à f/2 au 1/15s, mise au point précise.
L'absence de vibrations magnifie la qualité optique

Avec le Rollei PAN 25 (développé dans du Rodinal 1+50) il est possible d'accrocher l'ouverture de f/4 à 1/250s même à la montagne. Cette ouverture donne des performances exceptionnelles, tout en ménageant encore des possibilités e beaux flous à l'infini. Les hautes lumières sont bien restituées

Cette optique, qui a atteint un peu le statut de "culte" a ensuite été déclinée en version à vis pour Leica Konica 35/2 UC-Hexanon

L'optique est équipée d'un pare-soleil intégré (coulissant) et la MAP descend à 60cm

A pleine ouverture, le contraste est un peu doux, mais l'image ne paraît pas molle. Très peu de vignettage. En fermant, le contraste augmente mais le rendu de l'image reste toujours très onctueux, jamais de sècheresse. A partir de f/4 les performances sont exceptionnelles jusqu'aux bords, sans distorsion perceptible

pas de distorsion, et rapidité de réaction de l'obturateur
pour déclencher au bon moment

 

d'autres images à f/4 et f/5.6, toujours piquées, et très lumineuses

Le diamètre des filtres est de 46mm. Les filtres ne subissent pas de rotation pendant la mise au point

Une échelle de distances est visible au travers d'une fenêtre. La fourchette de profondeur de champ est donnée pour f/8 et f/16