les reproches
 

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L'Hexar n'est pas un Point-And-Shoot

En mode programme, l'Hexar se comporte pratiquement comme un "point & shoot", mais pas complètement:

  • il n'y a pas de flash intégré, à vous de décider s'il en faut un, et de le connecter (si vous le portiez sur vous)
  •   l'autofocus n'est pas multi-point et ne couvre donc pas une zone étendue, il peut donc  être aisément pris en défaut si l'utilisateur n'a pas "pointé" son sujet correctement
  • il ne faut pas oublier d'enlever le bouchon d'objectif, car il est possible de shooter une bobine complète par erreur. En effet la mesure de lumière et autofocus ne sont pas TTL. Pour ma part, le bouchon d'objectif est perdu depuis longtemps, et je n'ai jamais eu le problème ;-)

même sans AF multi-point, on peut faire la MAP où l'on veut ...
Tri-x à f/2,8

Le fameux 1/250

L'Hexar est limité au 1/250ième. Je cite cet inonvénient par souci d'honnêteté car pour ma part j'ai rapidement trouvé des parades:

  • soit je décide de surexposer (toujours possible en négatif)
  • soit je m'arrange pour avoir le bon film dans les bonnes circonstances. Comme j'ai plusieurs boîtiers, je réserve par exemple l'Hexar au low-light avec une Tri-x, et dès qu'il y a trop de lumière, j'utilise mon Leica chargé en 100 ASA
  • soit je change de film (plus rare) en cours de bobine: il est possible de laisser l'amorce apparente et de recharger une bobine à la vue n+1 avec une excellente précision, sans sacrifier une vue blanche. Cela prend évidemment un peu de temps et il est préférable de mémoriser le n° de la dernière vue exposée en l'inscrivant sur la capsule à l'aide d'un Bic (il faut de toute façon une pointe de Bic pour activer le rembobinage avant la fin du film). L'expo manuelle permet aisément d'avancer à la vue n+1 en shoootant à f/16  et 1/250 tout en obstruant l'objectif sans aucun risque de ré-exposition, ce qui ne serait pas possible avec un point & shoot 100% automatique
  • on peut aussi utiliser un filtre ND
  • Autre astuce: positionner un film dans le boîtier sans le charger: en effet, l'appareil ne bobinera à la première vue que lorsqu'il sera allumé (et non pas à la fermeture du dos). L'appareil est donc toujours prêt, mais si les conditions de lumière changent, il n'est pas trop tard pour changer de film ;-)

instantané et mouvement figé au 1/250ième - Delta 3200

Notons que le 1/250ième ne pose pas de problème de netteté (cette vitesse, sur un 35mm, est amplement suffisante pour geler pratiquement tout mouvement) mais plutôt limite le choix d'une grande ouverture par forte lumière avec un film sensible

Sur d'autres boîtiers concurrents, le 1/500ième est accessible, mais souvent avec des limitations: le Contax T2 et Nikon 35Ti ne sont capables d'atteindre cette vitesse qu'à une ouverture assez fermée, pas à pleine ouverture (là où justement ce serait utile) !!! Cette limitation n'est jamais documentée avec précision

Avec un obturateur central, la difficulté de produire une vitesse rapide à la plus grande ouverture a toujours été de mise, même sur les appareils pro qui plafonnnent  généralement au 1/500ième, et c'est certainement plus difficile sur un Hexar qui ouvre à f/2 que sur un Contax T3 qui ouvre à f/3,5

Je vois cela comme le prix à payer pour tous les autres avantages:

  • absence de vibrations (et donc accès aux vitesses lentes)
  • silence total
  • faible latence

Pas de déclencheur souple

Il n'est pas possible de déclencher à distance autrement que via le retardateur.

Mais il serait apparement possible de bricoler quelque chose soi-même: Hexar Cable Release

Pas d'étui

Certains s'en sont plaint, même si on en trouve chez des accessoiristes. Par contre le flash est livré avec un étui cuir.

Ne fonctionne pas sans batterie

La batterie est indispensable, mais très endurante. J'ai fait plus de 200 films avec une seule batterie. En général j'oublie d'éteindre l'appareil et cela n'a aucune incidence sur l'autonomie, car l'Hexar s'éteint automatiquement après un certain délai (15 minutes environ) 

Un autre instantané, Delta 3200 à f/2 au 1/15s

Pas de mode continu

Ce n'est évidemment pas la philosophie du boitier de shooter en rafale, mais notons que le Contax G1 permet de shooter en continu (avec autofocus et exposition verrouillés)

Avec l'Hexar, il faut relacher complètement l'obturateur pour qu'il avance à la vue suivante (ce qui permet de contrôler le moment où l'appareil sera le plus bryuant, càd lors de l'avancement motorisé à la vue suivante)

Limites du viseur

Le viseur, même s'il est un bon cran en-dessous de celui d'un Leica-M,  est très bon et bien meilleur que son meilleur concurrent.

Le seul petit défaut est le manque dinformations dans le viseur: aucun rappel de vitesse, ni ouverture, ni compensation d'expostion

La visée est donc très dépouillée et permet de se concentrer sur le sujet (tout en faisant confiance aux automatismes pour le reste)

Au début, on a tendance à quitter la visée pour vérifier les paramètres sur l'écran du capot supérieur, puis on s'y fait

Le mode d'emploi

Le mode d'emploi est très pauvre, d'où l'intérêt de ce site

Mais une fois que la philosophie de l'appareil est acquise, sa complexité interne se fait oublier au profit d'une utilisation au quotidien très intuitive, et aucun mode d'emploi n'est nécessaire.

Taille et poids

 L'Hexar est compact, mais pas ultra-compact, et donc plus encombrant et lourd que les point & shoot vedettes tels que les Contax T2, Nikon 35Ti, Yashica T4, Olympus Mju-II, Ricoh GR1, ...

Par rapport à un Leica Minilux ou CM, Contax G1, il se défend très bien, et rentre facilement dans un grande poche d'hiver, mais pas dans une poche de chemise ou de pantalon