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Je m’appelle Hélios Sebastião. Voici mon histoire. Je suis bouleversé…Comment vous raconter ce qui va suivre ? Je vis dans la terrible favela de Santa Puerta, dite, la Porte Sainte. J’aurai aimé ne rien trouver, ne rien voir, et ne rien dire... Mais, ce n’est pas le cas !
N°2 Le cube magique Hélios Sebastião se réveilla dans un immense lit douillet, aux draps brodés. Une magnifique fresque représentant la reproduction du jugement dernier de Michel-Ange, recouvrait le plafond. Le jeune garçon sortit rapidement du lit, et se dirigea vers la fenêtre. Il ouvrit les persiennes. Les rayons du soleil matinal filtrèrent à travers la chambre. Il cligna les paupières, et regarda la magnifique vue de la ville de Rio de Janeiro. Le jeune carioca s’étira et referma aussitôt les volets. Il pensa qu’il était temps de plier bagage…. En sortant de la douche, la faim le tenaillait, et il avait besoin d’un solide petit déjeuner. Il rassembla ses affaires dans son grand sac à dos, et prit la direction de la cuisine. Un amoncellement de casseroles et d’assiettes s’enchevêtrait dans l’évier. Hélios cria par-dessus son épaule. - Filippo ! La vaisselle, c’est quand tu veux ! Personne ne lui répondit, alors il sourit. C’est le dernier jour pour faire les courses, pensa t’il. Il prit rapidement dans un placard, deux tablettes de chocolat, deux paquets de biscuits, trois boîtes de conserves, une boite de lait et les plaça dans son sac à dos. Ensuite, il rajouta : deux coquelets, un gros poisson surgelé. Voici quelques épices, pour relever le tout, dit-il en raflant des sachets. En ouvrant le réfrigérateur et un placard, il remarqua qu’il possédait tous les ingrédients pour faire cuire quelques Bolinho de bacalhau 1). Le jeune garçon se mit au fourneau. Il les fit cuire, en goûta quelques uns, et plaça le reste dans un récipient en plastique. Six heures du matin sonnèrent à l’horloge. Je vais aussi préparer des pão de queijo 2) décida Hélios qui aimait beaucoup la saveur du polvilho 3) contenu à l’intérieur. Dans vingt minutes, ils seront prêts ! Dit-il en appuyant sur la minuterie. Il croqua avidement une pomme prise dans une corbeille de fruits, et rentra dans le grand salon. Il s’installa en souriant dans le confortable canapé en cuir. Une jolie boîte argentée, incrustée de coquillages, retint son attention. Il souleva le couvercle, prit un cigare et fit semblant de l’allumer. En le reposant à l'intérieur, il renversa la boîte. Les cigares roulèrent sur le tapis. - Filippo ! Viens immédiatement ramasser cela ! Décidément, les serviteurs ne sont plus ce qu’ils étaient ! Se plaignit Hélios en rigolant. Il les ramassa et trouva une petite clé à terre. D’où vient-elle ? Intrigué, Hélios se dirigea vers le bureau.
Quels tiroirs peut-elle bien ouvrir ?
Il essaya toutes les serrures sans succès. Il remarqua un petit bahut, situé à côté d’une fenêtre. Il glissa la clé dans les tiroirs jusqu’à ce que, soudain un déclic se fit entendre. Il repéra un beau coffret, dissimulé sous un foulard en soie. Il le prit délicatement et le posa sur un guéridon. Il l'ouvrit grâce à la clé, et remarqua un étrange cube de la grosseur de son poing. Il formait un kaléidoscope de lettres et de chiffres mélangés. Au centre se trouvait un cercle avec une inscription. « Ouvrez-moi ».
C'est un cube magique ! Déclara t'il.
Ravi, de cette découverte, Hélios s’apprêtait à la manipuler, quand tout à coup, il sursauta en entendant les verrous de la porte d’entrée se déclencher. Quelqu’un pénétrait dans la luxueuse maison, qu’il squattait seul depuis quelques jours !
1) Beignets de morue 2) Des petites boules de pain au fromage 3) La poudre de manioc
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