Images du constructeur (Bombardier)
Un mois après la fin de ma formation, me voici salarié. J´ai eu la chance de trouver rapidement un emploi dans cette super compagnie, ce qui est une opportunité plus que merveilleuse pour moi. Le fait de commencer ma carrière avec ce genre d'aviation me donne des bonnes habitudes (procédures strictes) et de pouvoir commencer sur un avion tel que le Dash 8-400, qui est un avion moderne, très bien équipé est puissant, est vraiment génial. De plus, les gens que j'ai déjà rencontré dans la compagnie sont vraiment très aimables et ont une façon de voir les choses qui me semble excellente. Je me réjouis de travailler avec ces gens là.En commençant dans une compagnie, il faut bien sûr compléter sa formation par la qualification sur le type d´avion qu'utilise la compagnie, ce qui consiste en l'apprentissage de tous les systèmes de l'avion (hydraulique, électrique, air conditionné, moteur, carburant...) et de toutes les procédures normales et anormales, propres à la compagnie, d´opération de l'avion. Nous commençons donc par deux semaines de théorie et passons ensuite environ 50 heures dans un simulateur extrêmement réaliste pour apprendre à voler cet avion et à gérer toutes les pannes qui peuvent arriver à son bord. Autant dire qu'entre panne et feu moteur après la vitesse de décision au décollage, fumée dans la cabine impliquant le port du masque à oxygène et l'atterrissage d´urgence (simulé dans les moindres détails dans le simulateur), panne de certains circuits hydrauliques et électriques condamnant la sortie du train d´atterrissage par exemple, on transpire...
Ce stage se conclut par un examen en vol, simulé bien sur.
Je suis donc envoyé à Vienne par la compagnie, lieu où s'est implanté dernièrement le dernier simulateur Dash, appartenant à Lufthansa, avec un commandant qui commence dans la compagnie en même temps que moi. Même s'il a déjà BEAUCOUP plus d'heures de vol que moi, nous apprenons tous les deux à voler cet avion et nous retrouverons très probablement dans quelques semaines sur les lignes. Mais avant, il y aura des tours de pistes avec l'avion réel (sans passager) et environ 20 destinations (avec les passagers) à faire avec un commandant instructeur, puis un nouveau test en vol.
Entre temps, nous profitons au mieux de notre séjour à Vienne, essayons d'amasser un maximum de connaissances lors des séances de simulateur.Album :Voici quelques images du simulateur uniquement.
HB-JQB, un de nos deux Dash 8 Q400Et voici, selon Bombardier, le constructeur, ce que cet avion a de plus que les autres:
Vidéo promotionnelle du constructeur (Bombardier)
Une journée dans le simulateur :
Après un bon buffet petit déj à l'hôtel NH, nous partons en bus. Rendez-vous à 06h15 au centre d’entrainement pour le
briefing, nous rencontrons Dirk Burchner pour notre 3ème session de
simulateur. Il travaille pour Tyrolean depuis 12 ans et vole sur le Dash 8-400
depuis assez longtemps pour le connaitre comme sa poche.
Annonce des différentes étapes et refresh des manipulations
et des callouts pour chacune d’elles.
Le programme pour les 4 heures de simulateur:
- Approches non précises (NDB, VOR, LOC), il s'agit d'approches pour
lesquelles nous n’avons aucune indication de la pente à suivre, mais uniquement
de l’axe. Il faut donc choisir son taux de descente en fonction de sa vitesse pour suivre une pente
correcte et stopper sa descente à une certaine altitude, puis continuer
l’atterrissage si la piste est en vue.
- Missed approaches (approches manquées), si la piste n’est
pas en vue à ce moment là (à cause de la mauvaise météo), ou que notre approche
n’est pas stabilisée, il s’agira de remettre la puissance et remonter selon une
route précisée sur les cartes pour la préparation d’une nouvelle approche, ou
d’un déroutement.
- Décollage abandonné, si une panne survient avant une
certaine vitesse, il faut stopper l'avion sur la piste, sécuriser la panne et
si nécessaire ordonner une évacuation d’urgence.
- Pannes moteur ou hélice après la vitesse de décision, il
faut alors continuer le décollage et démontrer les bonnes décisions et actions
pour garder un maximum de puissance et de performances pour pouvoir monter à
une altitude de sécurité et au besoin d’éteindre un feu moteur, ensuite de
sécuriser et arrêter le moteur concerné pour permettre une approche et un
atterrissage d’urgence.
- Fumée dans le cockpit, il faut alors mettre le masque à
Oxygène et faire un atterrissage d’urgence, suivi d’une évacuation. La
communication et la visibilité deviennent beaucoup plus difficiles.
- GPWS & windshear recovery, alerte dans l’avion quand le
système voit qu’on se rapproche dangereusement du relief, il n’y a alors pas une
seconde à perdre avant de mettre plein gaz et de tirer le nez vers le haut. Un
« windshear » est un courant d’air venant d’en haut, qui peut être
très violent surtout par météo orageuse, ce phénomène peut être très dangereux
parce qu’il se manifeste en général à basse altitude lors des approches et des montées après le décollage. La
vitesse relative de l’avion va baisser soudainement ainsi que son altitude, il faut donc
aussi remettre plein gaz et se sortir au plus vite de cette situation, la
vitesse étant la seule chose qui tient un avion en l’air…
- Blocage des commandes, cela peut arriver mais le lien mécanique
entre les deux « manches » (celui du pilote de gauche et celui du
pilote de droite) peut être désengagé et le reste des commandes de vol répondra
convenablement.
Chaque exercice est fait au moins deux fois pour permettre à chaque pilote de voler l'avion et de demander les bonnes choses au bon moment étant PF (Pilot flying) , et d'exécuter toutes les checklists et les manipulations correctement étant PNF (Pilot non flying).Il est 11h15, nous sortons du simulateur et commençons le débriefing, à 12h15 la session est terminée, il s'agira ensuite de digérer toutes les nouvelles infos et de se reposer un peu...La Ville de Vienne:Entre nos période de "travail", nous avons aussi l'occasion de visiter la Ville de Vienne, voici quelques images de nos différentes visites dans cette très belle ville.
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