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CHAPITRE 1 : Un baiser

CHAPITRE 1 : Un baiser…

-On fait des équipes de trois ! Carson, Ronon, Teyla, vous comptez. Moi, Rodney, Parrish et Lorne on se planque !

-Colonel, vous n’auriez pas passé l’age de jouer à cache-cache ? demanda Rodney, un air moqueur peint sur le visage.

Le militaire émit un grognement faussement méchant et offrit un large sourire au scientifique.

-C’est une planète déserte, à la végétation luxuriante, et étant donné qu’on ne va pas repartir vingt minutes après être arrivés…

-Et pourquoi pas ? demanda Parrish en passant se passant la main dans les cheveux.

-C’est une idée de Sheppard, récita Ronon l’air contraint, il trouve que revenir de mission trop vite nous fait passer pour des idiots.

Grand sourire de la part du militaire en question, qui gratifia au sétidien une tape amicale sur l’épaule.

-Et puis quoi, vous n’avez pas envie de vous amuser un peu ?

Ne voyant aucune réaction du coté de son auditoire, John se renfrogna quelque peu et attrapa le bras de McKay pour l’entraîner avec lui.

-Vous comptez jusqu’à 150, c’est partit !

McKay entendit un soupir tonitruant, venant probablement de Ronon, puis se mit à courir quand l’accent écossais de Beckett commença à prononcer les chiffres en partant de 150. Peut être que les écossais jouaient à cache-cache en comptant à rebours… Il s’aperçu que Sheppard ne lui avait toujours pas lâché le bras, et se dégagea sans délicatesse.

-Le but de ce jeu, c’est de se planquer, pas de jouer aux frères siamois ! Dit-il à son coéquipier, tout en essayant de se pas s’emmêler les pieds.

L’intéressé lui tira la langue et accéléra dans une autre direction. Ne sachant pas trop où aller, Rodney continua tout droit pour se cacher derrière une espèce de fougère généreusement fournie qui ne semblait pas trop grouiller d’insectes.

Le cœur battant et songeant qu’il devait avoir perdu quelques neurones dans la course pour se prendre ainsi au jeu, il s’accroupis derrière les grandes feuilles vertes et attendis. Au bout d’une ou deux minutes, il entendit un bruissement derrière lui et ferma les yeux, songeant qu’il était foutu. Il détestait contempler le visage triomphant de ses adversaires, encore plus si ceux cis étaient ses amis. Il frôla la crise cardiaque quand il sentit une main dans son dos.

-Mais qu’est ce que vous foutez là McKay ? Murmura la voix de Sheppard.

S’autorisant enfin à reprendre son souffle, le scientifique se tourna vers le colonel, le menton tremblant de surprise.

-C’est plutôt à moi de vous retourner la question, j’étais là avant vous je vous signale ! s’exclama t’il, criant presque.

-Parlez moins fort !

Outré, le canadien haussa le ton.

-Je parle moins fort si je veux, vous êtes incroyable vous ! Même quand on s’amuse à un jeu débile vous ne pouvez pas vous empêcher de me donner des mmmph…

La main de John venait de jouer son rôle de bâillon sur la personne du scientifique, qui failli avaler sa langue sous le coup de la surprise. Aux aguets, le militaire jeta un coup d’œil en direction de l’endroit où Carson, Ronon et Teyla étaient censés compter.

-Vous allez nous faire repérer si vous continuez comme ça, chuchota t’il.

Le contact de la paume de la main du colonel fit naître un frisson le long de la colonne vertébrale de Rodney, qui s’efforça de ne pas y penser. Néanmoins, il ne retroussa pas les lèvres contre cette peau inconnue, profitant inconsciemment de la douceur et de l’odeur spécifique qui s’offrait à lui. Il ferma les yeux un instant, savourant ce contact, ces doigts appuyés sur les commissures, ce majeur coincé entre les deux lèvres, la douceur du début du poignet sur sa joue.

Quand il rouvrit les paupières, il vit que les yeux verts de Sheppard l’observaient, et celui-ci retira sa main aussi rapidement qu’il l’avait posée, comme frappé par la foudre.

Un peu gêné, McKay ravala sa salive et s’humecta les lèvres, sans pouvoir détacher son regard de celui de son ami, dont le menton et les mains tremblaient.

Leurs cœurs s’accélérèrent et Rodney sentit son estomac se nouer quand il vit le visage de John s’approcher du sien avec une infinie lenteur, comme s’il avait peur d’effrayer un animal blessé. Le scientifique inspira instinctivement et s’approcha de quelques millimètres lui aussi.

Il ne raisonnait plus et ne désirait qu’une chose : que Sheppard s’approche encore un peu, un tout petit peu, qu’il puisse juste pour une seconde sentir la douceur de ses lèvres et la chaleur de sa langue sur la sienne.

La distance fut comblée sans qu’ils s’en rendent compte, et les lèvres closes du colonel se posèrent sur le coin de la bouche du canadien. Celui-ci, pour lui signifier qu’il acceptait le baiser, se recula quelque peu pour l’embrasser un peu plus fort, lui attraper la main et la serrer très fort, sentir la peau de ses joues se gonfler, avoir cette sensation d’une saveur étrangère sur la langue. Une main autoritaire lui attrapa la nuque et le pressa contre le visage adverse, son nez s’écrasa sur la pommette de l’autre homme, qu’il respira, comme assoiffé de sensations. Le bruit humide des lèvres qui se collent, se décollent et se recollent l’excitait, il voulait rester infiniment dans cette position, dans ses bras qui l’enserraient maintenant, à l’abri d’une fougère, au chaud.

Sheppard gémit, ce qui fit prendre conscience à Rodney de ce qu’ils venaient de faire. C’était le lieutenant colonel John Sheppard qui venait de gémir, c’était sa voix, pas celle d’un lointain amour de vacances ou de n’importe quelle conquête alien, masculine cette fois. Lui et John Sheppard s’étaient embrassés.

McKay se recula vivement, affreusement gêné, tourna le regard dans une autre direction et se força à arrêter de frissonner comme un adolescent lors de sa première pelle. Ca avait été tellement bon qu’il en avait presque eu les larmes aux yeux, mais merde, ça avait été avec SHEPPARD !

Les lèvres rougies de l’américain tremblaient. Il toussota, peut être pour essayer de détendre l’atmosphère.

-Je suis désolé Rodney…murmura une voix rauque et mal assurée, qui butait sur les mots. Pas une voix de capitaine Kirk, pas une voix de superhéro intergalactique.

Le canadien gémit à son tour, une sorte de gémissement de souffrance et d’acquiescement à la fois, mais le militaire reposa sa main sur la sienne et caressa du pouce la peau lisse et douce. Sa tête se pencha légèrement et il effleura rapidement les lèvres de son coéquipier, qui du se contrôler pour n’avoir aucune réaction encourageante. Il aurait voulu le prendre dans ses bras, l’enlacer et le presser contre lui, mais ça n’aurait servi à rien, il devait garder le contrôle sur lui même…

Ils entendirent un bruissement de feuilles et stoppèrent tout contact physique, à moitié morts de peur qu’on les découvre dans une telle position.

-Trouvé ! Hurla Carson, un air de victoire peint sur le visage.

-Vous…vous avez été rapide…

John semblait on ne peut plus désappointé et gêné. Pourtant McKay était sur que l’écossais ne les avait pas vus, enfin, presque sur...

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