CHAPITRE 15 : L'enlèvement

Chapitre 15 : L’Enlèvement

-Où est-il ? Avaient demandé l’un des deux hommes qui le fixaient, comme noyés dans leurs tenues trop grandes et d’une saleté repoussante.

-Bonsoir, répondit John, relativement décontenancé. De qui voulez vous parler ?

-De ton ami, celui qui se déshabille langoureusement devant la fenêtre.

L’américain déglutit. Tout ça n’annonçait rien de bon.

-Je ne vois pas du tout de quoi vous… commença John avant que les deux compères ne le pousse afin de pénétrer dans la chambre.

L’un fouilla la penderie pendant que l’autre regarda en dessous du lit avant de soulever le drap, découvrant un Rodney effrayé et nu, couché en chien de fusil. Il le souleva brutalement par un bras et alerta son compère.

-C’est lui, dit l’autre en s’approchant.

Sheppard fut plus rapide et libéra son amant, attrapant au passage son M16 posé à même le sol.

-Mais qu’est ce qui vous prend de rentrer chez les gens comme ça ? Cria McKay en se couvrant du drap, un peu gêné.

-Je ne sais pas ce que vous nous voulez, mais je vous suggère de rentrez chez vous, continua le militaire en menaçant les intrus de son arme. Nous ne vous connaissons pas, vous devez faire erreur.

Le plus grand des deux hommes poussa un soupir d’une authenticité contestable, sortit en un éclair ce que Rodney identifia comme un stunner Wraith et tira sur John, faisant pousser au canadien un jappement effrayé.

Sheppard s’effondra sur le sol, assommé, et le tireur intima à son compagnon de réunir quelques habits, tenant toujours le scientifique en joue.

Ronon et Teyla entrèrent soudainement dans la pièce, alertés par quelque bruit, avant de recevoir le même traitement que Sheppard sous les yeux effrayés du canadien.

-Enfile moi ça, ordonna le plus petit des agresseur en tendant à Rodney son pantalon et son caleçon, ainsi que le t-shirt de John.

Paniqué, l’astrophysicien s’exécuta, n’oubliant pas de se tenir les mains en l’air en signe de rémission une fois sa besogne terminée.

-Maintenant suis nous.

-Non ! Protesta McKay d’une voix calme mais ferme après un moment d’hésitation.

-Comment ça « non » ? répliqua le grand brun qui ressemblait vaguement à Tim Curry (1), en moins frisé.

- Je ne vous suivrai pas, je ne vais pas me laisser embarquer comme ça, je ne vous connais même pas !

L’autre leva les yeux au ciel et attrapa un John encore à moitié inconscient par la taille, posant sur sa gorge le coutela plutôt impressionnant qu’il venait de sortir de sa poche.

-On va t’expliquer les choses simplement : soit tu viens avec nous, soit c’est ton ami…ou plutôt le cadavre de ton ami, précisa t’il d’un ton menaçant. Je suis sur qu’on pourrait trouver quelque chose d’intéressant à faire avec ses cheveux.

-Ne le touchez pas !

Rodney avait presque crié. Il n’y avait que lui pour se mettre dans des situations pareilles… Que lui voulaient ces types ? Il n’arrivait pas à identifier leur accoutrement, il ne les avait certainement jamais rencontré.

Il en était à ses réflexion quand il s’aperçu que John avait ouvert un œil. Il semblait groggy, désorienté. McKay se surpris à prier qu’il ne fasse rien de stupide.

-D’accord, d’accord, bégaya t’il. Je vous suis, mais ne faites pas de mal à mes amis.

Le plus petit esquissa un sourire carnassier et attrapa Rodney par le bras pour le traîner à l’extérieur de la pièce. Bientôt, ils eurent atteint le bout du couloir et les yeux de McKay repérèrent l’aubergiste, inconsciente sur le sol. C’est à ce moment que John sembla émerger et se rendre compte de ce qui se passait, se débattant mollement dans les bras du sosie de Tim Curry qui le tenait toujours en menace.

-Rod…Rodney…bégaya t’il, la bouche pâteuse et le cerveau embrouillé. Laissez le tranquille !

-Rodney ? C’est ça ton nom ? demanda le plus petit, curieux.

-John, ne bouges pas !

McKay ravala la petite boule de peur qui s’était crée dans sa gorge, serrant les dents en espérant que sa voix de flanche pas.

-Ne résistes pas, je m’en sortirai, ajouta le scientifique en réprimant ses tremblements, je te le promet.

Le militaire tomba lourdement sur le sol composé de lattes de bois quand son agresseur le lâcha pour rejoindre son compère et le canadien. Il n’arrivait pas à bouger ses membres engourdis et c’est avec un sentiment d’impuissance qu’il les vit lui arracher l’homme qui quelques minutes auparavant était dans ses bras.

-Je te retrouverai Rodney !

Il le regarda une dernière fois, lui lançant un regard teinté d’amour, de peur et de quelque chose qui ressemblait à des regrets. Puis Rodney disparu, sans qu’il n’ait pu faire quoi que ce soit.

Il ne revit plus jamais les types qui l’avaient enlevé, comme il ne revit plus jamais dans les yeux de Rodney cette lueur qui lui disait « je t’aime ».

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(1) The Rocky Horror Picture Show powaa !