En effet, suite aux travaux d’aménagement réalisés dans les années 60 et aux extractions de matériaux, la qualité environnementale de ce site s’est fortement dégradée (enfoncement de la nappe, assèchements des zones humides et comblement des bras morts). Les enjeux humains liés au risque inondation sont également importants et concernent principalement le village de Molay, dont la protection est assurée par une digue. Le projet d’aménagement se doit donc de répondre à la fois aux objectifs écologiques liés à la préservation et la restauration des milieux naturels remarquables, mais également humains de protection des personnes et des biens face aux crues.
Pour répondre aux objectifs identifiés, les stratégies d’aménagement proposées privilégient :
Le projet se compose de quatre volets, pour chacun les travaux prévus sont les suivants :
Avancement du projet
Suite à l’achèvement du programme ATSR et le retrait de certains financeurs, de nouveaux montages financiers ont été réalisés en 2008 avec les différents partenaires ainsi que l’élaboration des dossiers réglementaires en préalable aux demandes d’autorisation, plus spécifiquement en ce qui concerne l’île Cholet.
En 2009, suite aux dernières élections municipales, ce projet très sensible fait, l'objet de débats et de négociations avec la commune de Parcey. Conduite sous l’autorité direct du Préfet du Jura, les réunions du comité de pilotage en s'appuyant sur des expertises complémentaires du CEMAGREF concluent à la nécessité de réaliser les travaux prévus. L'EPTB propose une modification du projet afin de prendre en considération la demande et les inquiétudes de la commune de Parey.
Parallèlement le Conseil Général du Jura engage la maîtrise d'œuvre pour les travaux de l'Ile Cholet, la demande d'autorisation loi sur l'eau étant acceptée. Le Syndicat Mixte Doubs Loue, récemment créé, élabore le CCTP pour la maîtrise d'œuvre des travaux de confortement de la digue de Molay. En 2009, l'état initial lié au suivi de la zone de confluence est réalisé. Le suivi va permettre de qualifier et de quantifier les impacts géomorphologiques et écologiques des aménagements proposés. Ce suivi, sous maîtrise d’ouvrage de l’EPTB Saône Doubs, va se baser sur la mise en place d’indicateurs, quatre thématiques sont abordées : physicochimie, géomorphologie, écologie, hydrogéologie.
En 2009 l’action de l’EPTB Saône Doubs, en ce qui concerne ce projet s’est principalement axé sur :
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