publié le 11 mai 2012 01:34 par Pascal Contant
Les familles ayant un dossier en cours auprès de l’AFA vont avoir un mois à compter du 21 mai 2012 pour confirmer leur projet. L’information est sur le site" Confirmation annuelle 2012 Toutes les familles ayant signé un « projet de mise en relation » vers un pays partenaire de l’AFA, mais aussi celles enregistrées sur une liste de demandes en attente (Madagascar, Russie, Cambodge, Vietnam), sont invitées à confirmer ou annuler chaque projet d’adoption en cours, chaque année, en Mai. Cette confirmation débutera le 21 Mai et s’achèvera le 30 Juin 2012 via l’Espace Personnel de chacune des familles (www.agence-adoption.fr). Sans confirmation sur leur Espace Personnel dans ce délai, l’AFA considérera qu’elles renoncent à leur projet et à leur accompagnement par l’Agence Française de l’Adoption.La confirmation annuelle, exigée désormais par l’AFA, s’explique avant tout par le souhait de nos pays partenaires d’obtenir une information en temps réel sur l’actualité des projets d’adoption. Depuis mai 2010, l’Espace Personnel permet à chacun de connaître l’état d’avancement de ses démarches mais aussi d’informer l’AFA de tout changement dans sa situation personnelle, dans ses coordonnées ou dans son projet." |
publié le 10 avr. 2012 04:57 par Pascal Contant
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mis à jour : 4 mai 2012 01:43
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Publication en avril 2012 de l'enquête réalisée par l'ONED en 2011 sur la situation des pupilles de l’État au cours de l’année 2010 Au 31 décembre 2010, 2 347 enfants bénéficiaient du statut de pupille de l’Etat en France (+3,6%), soit 16 mineurs pour 100 000. Un peu plus du tiers d’entre eux (38 %) vivaient dans une famille ayant pour projet de les adopter. Ces proportions sont stables depuis plusieurs années. Les enfants qui ne sont pas confiés en vue d’adoption ont en moyenne 10,8 ans et 72 % d’entre eux ont eu une prise en charge antérieure à l’Aide Sociale à l’Enfance (ASE) ; les enfants confiés en vue d’adoption sont quant à eux près de quatre fois plus jeunes. Par ailleurs, 16 % des enfants dits « à particularité » sont confiés à une famille adoptive contre 52 % des pupilles sans particularités. Pour les enfants non confiés en vue d’adoption, les motifs d’absence de projet sont variables : si certains sont bien insérés dans leur famille d’accueil (11 %), d’autres ne sont pas prêts à être adoptés en raison de séquelles psychologiques, échec d’adoption ou refus de l’enfant (11 %). Pour 4% des enfants, des liens – juridiques ou filiaux – perdurent avec leur famille. Enfin, pour 46 % des enfants, aucune famille adoptive n’a été trouvée en raison de leur état de santé, handicap, âge élevé ou enfants faisant partie d’une fratrie. En 2010, 1 049 nouveaux enfants ont obtenu, définitivement ou provisoirement, le statut de pupille de l’État, soit un peu plus d’une admission pour mille naissances. Cette proportion varie de 0 à 5 pour 1 000 selon les départements. Les admissions concernent plus de 80% des enfants « sans filiation » ou admis suite à une déclaration judiciaire d’abandon. Le nombre de naissances suite à un accouchement avec demande de secret est stable, passant de 664 en 2009 à 666 en 2010. Parallèlement, 8 enfants ont été trouvés et 9 enfants ont été admis comme pupille de l’Etat suite à un échec d’adoption. Âgés en moyenne de 2,6 ans, 70 % des enfants ont moins d’un an lors de leur admission et 11 % ont atteint leur dixième anniversaire. Les plus âgés sont, dans la plupart des cas, admis suite à une décision judiciaire ou au décès de leurs parents. Dans les mois qui suivent l’admission, la situation des pupilles est susceptible de changer rapidement. Ainsi, avant la fin de l’année 2010, 45% des nouveaux admis ont été confiés à une famille adoptive et 11 % sont retournés dans leur famille naturelle. Alors que 17 % des nouveaux admis sont des enfants dits « à particularité », c’est le cas de seulement 6 % de ces enfants quittant très vite le statut de pupille. Au cours de l’année 2010, 1 051 enfants ont quitté le statut de pupille de l’Etat (+2%). Ainsi, 68% des sorties font suite à un jugement d’adoption, 20 % à la majorité des pupilles et 12 % retournent chez les parents avant le délai légal. Les jeunes devenus majeurs au cours de l’année 2010 sont restés pupilles de l’Etat pendant, en moyenne, 8,3 années. En 2010, 757 enfants ont été confiés à une famille adoptive, contre 714 un an plus tôt. Les enfants confiés sont très jeunes (77 % ont moins d’un an), majoritairement admis suite à l’article L.224-4 1° du CASF (73 %) et très souvent confiés à une famille agréée du département (84 %). En France, il existe 117 conseils de famille qui suivent la situation de 20 enfants en moyenne. On estime que la situation de 92% des enfants a été examinée en 2010. Les Présidents des Conseils généraux ont délivré, durant l’année 2010, 6 073 agréments d’adoption, un chiffre qui s’est stabilisé après avoir fortement diminué (-13% entre 2008 et 2009). Pour la première fois depuis 2005, les Conseils généraux ont enregistré une augmentation des demandes d’agréments (+ 8%) passant de près 8 400 à 9 060 en 2010. Enfin, le nombre d’agréments en cours de validité a diminué de 7% en 2010, passant de 26 651 au 31 décembre 2009 à 24 702 au 31 décembre 2010, poursuivant la diminution entamée en 2009. Source : ONED
Lire également l'article EFA
Accéder au rapport complet
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publié le 6 avr. 2012 07:32 par Pascal Contant
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mis à jour : 16 avr. 2012 06:24
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31 propositions pour repenser l’adoption Au nom des 9000 familles qui composent son mouvement, Enfance & Familles d’Adoption interpelle les candidats aux élections, et décline en 31 propositions les enjeux majeurs de l’adoption aujourd’hui: - une politique de l’adoption globale et concertée,
- une préparation et un accompagnement réalistes et pragmatiques des candidats à l’adoption,
- une réforme en profondeur de l’adoption internationale, un engagement fort de l’Etat en faveur des enfants adoptables en France,
- un renforcement de l’accompagnement des familles adoptives,
- un accès aux origines accompagné à toutes les étapes.
31 propositions concrètes pour que la France s’adapte à l’évolution de l’adoption et réponde au mieux aux besoins des enfants privés de famille en France et dans le monde, ainsi qu’aux demandes des pays d’origine, dans le respect de l’éthique et des conventions internationales. (4 avril 2012) Lire le livre blanc d'EFA que vous trouverez en pièce jointe ci-dessous ou sur le site d'EFA |
publié le 4 avr. 2012 00:37 par Pascal Contant
"Les candidats accompagnés par l'AFA ne pourront désormais lui confier qu'un seul projet", indique l'AFA dans un communiqué. Ainsi, à partir du 2 Avril 2012 : - Tout nouveau candidat sera invité à orienter son projet vers un SEUL pays.
- Les candidats à l’adoption ne pourront s’inscrire en liste de demande en attente que s’ils n’ont pas d’autre projet en cours avec l’AFA dans un autre pays.
- Les candidats ayant initié plusieurs candidatures avant le 2 Avril 2012 ne verront pas leurs projets remis en cause.
Lire la suite de l'articleEFA s'oppose à cette mesure administrative, qui ne tient compte ni des réalités, ni des besoins en matière de préparation. Lire le communiqué d'EFA |
publié le 21 mars 2012 02:03 par Pascal Contant
Bulgarie : Mise en place d’un questionnaire obligatoire pour les candidats à l'adoption.La Bulgarie est un pays vers lequel s’orientent de plus en plus d’adoptants. Toutefois, et à titre d’information, l’AFA n’a réalisé que 26 adoptions en 2011 alors qu’aujourd’hui près de 300 dossiers envoyés par l’AFA sont en attente en Bulgarie. Les délais avant qu’une éventuelle proposition soit faite aux adoptants s’allongent. Suite de l'article Mali : Chiffres au 1er Mars 2012. 759 dossiers en traitement dans le pays d’origine en attente d’une commission ; 38 dossiers sélectionnés à la Commission du 25 septembre 2009, en attente d’un apparentement ; 10 dossiers sélectionnés à la liste additive du 15 octobre 2010, en attente d’un apparentement ; 13 apparentements ont été réalisés depuis le début de l’année 2012. Suite de l'article Chine : Nouvelles dates de formation en vue de l’envoi de son dossier dans ce pays.Les nouvelles exigences chinoises relatives à l’acceptation des dossiers envoyés par l’AFA nécessitent désormais que chaque famille participe à une formation organisée par l’Agence Française de l’Adoption. Suite de l'article |
publié le 7 mars 2012 10:05 par Pascal Contant
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mis à jour : 7 mars 2012 10:25
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La proposition de loi sur l'enfance délaissée et l'adoption a été adoptée en 1ère lecture par l'Assemblée nationale le 1er mars 2012. Le texte ne pourra pas être examiné par le Sénat avant la fin des travaux parlementaires la semaine prochaine, et ne pourra donc être adopté définitivement qu'après les élections législatives de juin. Accéder au texte de l'Assemblée NationaleA lire également un article du Point sur le sujet Voir article précédent sur ce site |
publié le 7 mars 2012 09:38 par Pascal Contant
Bulgarie : Mise en place d’un questionnaire obligatoire
La Bulgarie est un pays vers lequel s’orientent de plus en plus d’adoptants. Toutefois, et à titre d’information, l’AFA n’a réalisé que 26 adoptions en 2011 alors qu’aujourd’hui près de 300 dossiers envoyés par l’AFA sont en attente en Bulgarie. Les délais avant qu’une éventuelle proposition soit faite aux adoptants s’allongent. Lire l'article Lituanie : Nouveaux critères L’Autorité centrale lituanienne, le Ministère de la Sécurité Sociale et du Travail, a fait connaître à l’AFA les nouveaux critères applicables, dès le 1er avril 2012, aux candidats à l’adoption en Lituanie.
Lire l'article |
publié le 16 févr. 2012 06:34 par Pascal Contant
Voici le sommaire détaillé du dernier numéro d'Accueil, consacré à la famille élargie.
Accueil 162 (mars 2012): La famille élargie
Il ne suffit pas d’acquiescer au projet d’adoption des futurs parents ou d’accueillir l’enfant comme on accueille un voyageur de passage, mais de s’assurer que l’enfant trouvera toute sa place dans la lignée familiale. Quel est rôle des autres membres la famille dans l’inscription de l’enfant, notamment celui des grands-parents ? Un numéro qui rassemble de nombreux témoignages de tous les acteurs concernés autour d’un sujet rarement abordé. À noter : un émouvant échange de courriers entre une mère adoptive et une grand-mère par adoption.
Éditorial
Donner du sens à l’histoire de nos enfants Geneviève Miral
Dossier
* La famille élargie : un terreau où prendre racine Claire Tridon
Si faire famille en adoptant un enfant est d’abord un projet intime, celui d’un couple ou d’une personne seule, la famille élargie – futurs grands-parents, cousins, oncles et tantes – est le premier cercle confronté mais surtout impliqué dans ce projet.
* La famille élargie : témoignages croisés
Adopter un enfant, c’est s’inscrire dans une tradition familiale en assurant le renouvellement des générations, mais c’est aussi écrire une histoire inédite. Les récits croisés des parents, grands-parents, cousins témoignent de ce paradoxe. Informée, parfois associée très tôt au projet, la famille élargie l’intègre à son rythme propre, sa capacité à composer avec la différence favorise la greffe symbolique et l’inscription de l’enfant dans sa nouvelle famille.
* Le rôle et la place de la famille dans la procédure d’agrément
Point de vue et pratique dans un département français Sandrine Jahnke L’accueil de l’enfant au sein de la famille élargie n’est pas d’emblée présente à l’esprit des candidats. Pourtant, simple ou plénière, l’adoption est une filiation entre l’enfant et ses parents mais aussi ses grands-parents, oncles, cousins... Il est donc prévu, au cours des entretiens d’évaluation, d’en faire l’objet d’un questionnement particulier.
Une décision sans appel Témoignage d'une mère Certains font le choix de mener seuls leur projet, au point de garder le silence presque jusqu’à l’arrivée de leur enfant. Une mère témoigne et explique son choix.
* De nos ancêtres autour du feu, aux grands-parents d’aujourd’hui Denise Rebondy
Parce que le groupe famille tend à perdre un peu de cohérence et à s’éparpiller dans de multiples directions, les grands-parents peuvent faire le lien entre les générations. Denise Rebondy, auteur du livre « D'où je viens, moi ? », nous aide à trouver les sentiers de la transmission.
* D’une génération à l’autre…Échange épistolaire
Une mère adoptive écrit à sa mère… Une grand-mère, touchée à la lecture cette lettre, répond. Les grands-parents adoptifs sont-ils des grands-parents comme tout le monde ? Deux lettres publiées dans la revue « Adoption today » qui mettent en lumière certaines spécificités.
* Et chez nos voisins européens ? Françoise Toletti
D’autres pays européens, comme l’Italie, ont une vision de la famille beaucoup plus large que la nôtre. L’implication des proches est considérée comme une nécessité pour donner à l’enfant un maximum de chances de s’intégrer dans son nouvel univers.
* La famille vue par les adoptés Témoignages de Véronique et Marc
Deux adultes nous expliquent le rôle qu'a joué leur famille à différentes étapes de leur vie, pour leurs parents ou pour eux-mêmes.
* Complexité et richesse des liens d’adoption Nino Rizzo
L’adoption est le point de rencontre entre deux manques mais aussi la rencontre entre deux désirs tout aussi forts que les manques qui les génèrent. Cette idée de départ est essentielle pour comprendre la manière dont les liens vont se tisser au cours de l’aventure familiale adoptive, et pour pouvoir suivre le fil au long duquel les liens vont se faire, puis se défaire… pour se refaire autrement.
* Quand il n’y a pas de famille proche… Perpétua
Il est des circonstances de la vie, rares il est vrai, où les familles ne peuvent assurer le soutien sur lequel la plupart des parents aimeraient pouvoir compter. Comment faire dans ces cas-là ?
* La famille adoptive au fil de l’évolution de la société. Et si la solidarité familiale était parfois insuffisante ? Mylone Rouanne
Entre l’évolution de la conception de la famille et les nouvelles configurations de la famille adoptive, l’entourage familial a-t-il l’expérience et le recul nécessaire pour apporter sa contribution ?
* Bibliographie Nos rubriques
CHRONIQUE JURIDIQUE : Bilan de l'année 2011 C’EST-À-DIRE ! : Adoption internationale : un dispositif français plus inadapté que jamais ! EN FRANCE : AFA, CREIA, colloque, radio ADOPTION INTERNATIONALE : Les chiffres de l’adoption en 2011 NOS ENFANTS À L’ÉCOLE : Adolescence, adoption, orientation : y-a-t-il des liens ? - Une étude lancée par EFA SANTÉ : Adopter un enfant sourd ou malentendant ENFANTS EN RECHERCHE DE FAMILLE : Le quotidien avec un enfant à particularité DU CÔTÉ D’EFA : Humanitaire et adoption internationale....oser le dialogue - Congrès EFA 2011 PAROLES D’ADOPTÉS : La dissertation d'Eminé LA PAROLE EST A VOUS : Cet Autre que moi – Association « je.tu.il… » LIRE - ÉCOUTER – VOIR : avec La fille secrète de Shilpi Somay Gowda et Accompagner la naissance pour l'adoption de Claudine Schalck. |
publié le 7 févr. 2012 09:46 par Pascal Contant
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mis à jour : 7 févr. 2012 09:47
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publié le 7 févr. 2012 09:29 par Pascal Contant
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mis à jour : 7 févr. 2012 09:30
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EFA a souhaité exprimer
publiquement sa position à ce sujet. Vous trouverez ci-dessous le communiqué d'EFA qui appelle à une "réforme" de fond, notamment
sur les aspects de professionnalisation, de formation et d'encadrement des OAA,
de développement de la coopération internationale, de préparation et
d'accompagnement des postulants, ... Ce communiqué a été envoyé à la
presse, aux ministères concernés (MAEE, Famille + 1er ministre, comité
interministériel) ainsi qu'au SAI.
"En avril 2008, Jean-Marie Colombani écrivait: La diminution des adoptions internationales enregistrées depuis deux ans conduit à s’interroger sur les évolutions futures mais également sur l’organisation du système français.
Quatre ans plus tard, non seulement le constat est toujours d’actualité mais les réformes amorcées alors sont restées au milieu du gué et le dispositif français semble plus inadapté que jamais à l’évolution de l’adoption internationale. La très forte baisse des adoptions internationales (- 52 % entre 2005 et 2011) en est une des illustrations les plus visibles.
Les mutations pressenties sont devenues réalités: baisse du nombre des adoptions au niveau mondial, disparition progressive de la démarche individuelle, évolution du profil des enfants adoptables, demandes de plus en plus pressantes des pays d’origine pour faire adopter en priorité les enfants à besoins spécifiques mais aussi pour que les pays d’accueil leur proposent des familles préparées et accompagnées.
En 2008, un premier niveau de réforme a vu le jour – création d’une autorité centrale visible et identifiable, nomination d’un ambassadeur pour la diriger, création du réseau des volontaires pour l’adoption internationale – laissant espérer que la France avait enfin pris la mesure des enjeux. Or, la poursuite indispensable de ces réformes s’est engluée dans une gestion au jour le jour, quasiment exclusivement administrative, sans vision à moyen et long termes et sans politique générale et cohérente.
Manque d’anticipation, de la part de l’autorité centrale française, sur les évolutions prévisibles, inadaptation du réseau des opérateurs (OAA et AFA), manque de volonté politique de réformer un système qui ne répond plus aux besoins des enfants adoptables et aux demandes des pays d’origine, incapacité à organiser une préparation réaliste des candidats à l’adoption. Le bilan est lourd ! L’adoption internationale ne peut pas se réduire à la délivrance de visas et à l’établissement de statistiques.
Il appartient au Service de l’adoption internationale (autorité centrale française) de renforcer les OAA et d’impulser une dynamique de professionnalisation et d’évaluation des opérateurs, de mieux encadrer l’agrément des organismes et son renouvellement, de développer une coopération internationale correspondant aux besoins des pays d’origine et de soutenir avec force la mise en œuvre d’une véritable préparation des candidats à l’adoption.
L’autorité centrale française serait bien inspirée de s’appuyer sur les outils développés par le Bureau permanent de la conférence de La Haye, notamment le Guide des bonnes pratiques sur l’agrément et les organismes agréés en matière d’adoption, et sur l’expérience des pays d’accueil qui ont déjà réorganisé leur dispositif.
L’adoption internationale ne retrouvera probablement jamais le niveau du début des années 2000 – et c’est une bonne nouvelle pour les enfants pour lesquels des solutions locales sont trouvées – mais il est aujourd’hui encore possible de faire en sorte que les enfants réellement privés de famille puissent trouver des familles françaises préparées et accompagnées. Encore faut-il s’en donner les moyens !"
Enfance & Familles d’Adoption, le 6 février 2012
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