En cours Une thèse sur les moiras au portugal de Maria Adelaide da Silva Cristovao (je n'ai pas fini de la lire, elle est merveilleuse, et rejoint un peu Coeur cousu, et c'est ma prof de portugais qui me l'a prêtée!) ¤ Le maître du thé (je réfléchis encore à comment en parler, ce texte pénètre mon écriture) ¤ Coeur cousu de Carole Martinez chez Gallimard (2007): Pour savoir qui est Carole Martinez, il suffit de taper son nom sur Google, et on découvre l'enthousiasme que son roman suscite dans la presse et chez les lecteurs qui citent des passages de son texte! que dirais-je de plus? que ce livre me fut une belle et émouvante consolation dans une péride un peu rude de mon existence, lors d'un été voué à l'espagnol colombien. Mais encore? Pensez à Carmen de Bizet, à El Zorro de Isabel Allende, à Como agua para chocolate de Laura Esquivel, à Lhassa et à Lila Dawn: laissez vous envahir par la douceur blusie de tant d'ambiances tragiques et colorées, avec la musicalité hispanique. C'est une histoire de femmes qui subissent une société rigide et machiste, où les femmes sont leurs propres boureaux, mais qui arrivent à s'en échapper parfois par leur don magique, un don qui est l'essence même de leur personnalité. Dans une Espagne d'opérette et de révoltes politiques, et une Algérie des débuts de la colonisation. Un peu comme si les héroïnes de Garcia Lorca parvenaient à échapper à leur sort par la nature magique de leur personnalité. Lisez, si vous êtes familiers de l'Espagne, vous ressentirez ce que Verlaine dans le rêve familier évoque par "qui n'est, chaque fois, ni tout à fait la même ni tout à fait une autre", une impression de connu et de nouveauté. Là vous découvrirez que l'Espagne est de nouveau enchantée, qu'elle n'est pas que cette triviale terre qui vide ses rivières pour nous envahir de mauvais fruits et permettre aux hordes touristiques de la Costa del Sol de se doucher du sable des plages bétonnées, pas ce pays devenu aussi asseptisé qu'un pays nordique.
| Quand le Soleil voulait tuer la Lune
de Anne Chapman (je rumine encore la puissance de ce livre, j'en dirai plus plus tard)
editions Metaillé "traversées"' Ce titre n'a pas l'air de grand chose, mais le regret des génocides d'Amérindiens nous revient, nous serre le coeur, à lire les témoignages des derniers Selknam de la Terre de feu. Ces derniers survivants qui parlent encore d'eux mêmes, de ceux qu'ils ont aimés et perdus. Ici c'est un drame théâtral, les Selknam mettaient leur histoire spirituelle en scène, une pièce qui se déroulait sur des mois! Chaque acte était joué et les photos sont impressionnantes, et cette longue pièce couvrait tous les registres (humour, drame, mimes, danses, chants etc)
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Sinon une citation, dont je m'inspire pour une nouvelle écriture après Atika, "Les Oulhamr fuyaient dans la nuit épouvantable. Fous de souffrance et de fatigue, tout leur semblait vain devant la calamité suprême : le Feu était mort."
Vous avez trouvé ! Rosny Aîné La Guerre du feu : roman des âges farouches
* Enfin quelque chose lue par autre que bibi! 1- "Extremement fort et incroyablement près" de Jonathan Safran Foer Le père d'Oskar (9 ans) est mort dans les attentats du World Trade Center en lui laissant une clé. Le petit garçon est persuadé que cette clé lui expliquera cette mort injuste. Pour paraphraser le titre, ce roman est extrêment touchant et incroyablement troublant. 2- "Mille soleils splendides" de Khaled Hosseini J'avais déjà beaucoup aimé son 1er roman "Les cerfs-volants de Kaboul". Ce deuxième livre, aussi bien écrit et captivant que le précédent, a pour thème la vie "difficile" (euphémisme dans la mesure où elles n'ont aucun droit) des femmes afghanes. |
