Dom Dom web unlimited

Activité récente sur le site

Calendrier des activités et spectacles


  jeudi 18 juin 2009     à 20h30
à l'auditorium du Conservatoire Marcel Dadi
2/4 rue Maurice-Déménitroux
à CRETEIL


  Panphonie  

concert/spectacle dédié aux
 compositions de Martine Vialatte 

Programme :
* Les outils malheureux
chanson extraite du conte musical "Olan et le jardin féérique"
texte de Dominique Fenies, musique de Martine Vialatte
* Panphonie en do
sur un court métrage de Charlie Chaplin
pour violoncelle, marimba et piano
* Partir en Grèce
pièce pour saxophone et accordéon
* Pan, suite champêtre - panphonie en mi  -
conte musical : texte et musique de Martine Vialatte
diaporama de Dominique Fenies

par les ensembles de musique de chambre,
comédiens, et chœur d’enfants
du Conservatoire d’Alfortville

entrée libre

Souhaitant vivement votre présence
Dominique



 
dimanche 31 mai 2009 

 Printemps des artistes 
Week-end de création, d'improvisation, festival, expos peinture, sculpture, danse, théâtre et concerts...
à Vieille-Eglise en Yvelines, près de Rambouillet.
organisé par L'équipe du Printemps des artistes et l'association Danse la Vie. Petite restauration sur place et soleil sont prévus !
Idéal pour un week-end en famille...
Programme complet sur le site  : http://danselavie.com/

A cette occasion, entre autres :
à 19h30, 
Martine Vialatte  jouera la troisième sonate pour piano de Beethoven dans une interprétation inédite !
Quant à moi, à 20h, je ferai partie d'un atelier d'improvisation.

Souhaitant vivement votre présence
Dominique

Micro-sommeils

Assez différents des récits habituels de rêve, ces textes tentent de décrire ce qui se passe psychiquement lors de certaines siestes courtes, de celles qui ne dépassent pas deux minutes... ou même de celles qui durent une seconde !
C'est donc une forme d'expérience d'écriture conjuguant onirisme et poésie.
Non, le but n'est pas d'ensommeiller le lecteur, d'ailleurs ces textes sont très courts !

Micro-sommeil N°14

publié le 2 juil. 2009 13:29 par Dominique Fenies   [ mis à jour le·26 juil. 2009 08:41 ]

2009/04/19

Sans le vouloir, je me suis endormi sur le canapé ;   j’ai rêvé que je faisais partie de l’équipage d’un bateau. Grande taille, mais quand même pas un paquebot... Le pari était qu'il fallait, pour pouvoir descendre à terre après avoir bourlingué, le « réduire ». Il y avait pour cela des sortes de tubes verticaux élaborés, des broches en forme de pattes de crevettes qui montaient du pont, à hauteur d’homme. Je n’arrivais pas à croire que notre bateau passerait par là, mais le « capitaine » me l'assurait absolument « et même par une seule broche » ajoutait-il « c’est possible » !

Oui, tout le bateau allait passer par là, et de l’autre coté, c’était la réalité, le monde habituel, le hors rêve.

D’un côté, je me disais (et je me voyais) commencer à réduire le bateau, planche par planche, pour le faire passer par le trou - travail bien long, colossal même (que j’étais par ailleurs persuadé d’avoir déjà effectué il y a longtemps, c’était présent dans mes souvenirs…) En même temps, je me disais : hum, cela peut se faire aussi en un clin d’œil, comme le dit le capitaine…

Un clin d’œil... et je me réveille.


Micro-sommeil N°13

publié le 21 mai 2009 14:43 par Dominique Fenies   [ mis à jour le·26 juil. 2009 08:43 ]

2009/01/09

Je viens de lire un passage d’un livre sur le cerveau « bicéphale » de nous les hominidés ! En quoi cela sépare dramatiquement notre vie intellectuelle de notre vie émotionnelle…

Au fur et à mesure que je me détends dans le lit, à la limite du sommeil, survient en moi la réflexion-constatation que je voyage souvent dans l’abstraction, dans des nébuleuses à la fois intellectuelles et artistiques. Le fait d’imaginer et réfléchir à une composition musicale dont j’ai déjà les bribes, par exemple, me donne du plaisir, mais un plaisir créatif et prospectif, au delà de toute émotion, un plaisir pour ainsi dire neutre émotionnellement parlant…

Mais le fait que je prenne soudainement conscience, dans mon endormissement, de ce qu’une émotion a priori neutre me donne en général comme plaisir, me procure tout à coup et bizarrement une grande émotion ! Et comme à l’instant où je la ressens, je la vis, je ne suis plus dans la cause de ce qui  me donne habituellement un plaisir plus ou moins étale par la pensée… Non, lorsque je vis cette émotion, elle me submerge, je ne sais pas où et comment elle agit en moi, je ne peux que la vivre, sans rien en comprendre, et je ne peux ni la garder, ni la maîtriser : le corps est entré en jeu, sans doute piqué au vif par la conscience… Il me vient alors un ressenti très fort mais en réalité fugace, une joie immense dont je ne peux rien faire sauf en être bouleversé.

Le fait d’être livré à cette conscience là me réveille. Je crois bien que j’ai volé de la joie au réservoir de l’être...


Micro-sommeil N°11

publié le 21 mai 2009 14:07 par Dominique Fenies   [ mis à jour le·9 juin 2009 13:20 ]

2008/10/07

Percevoir ce que sont les bruits, les sons, les mouvements, et les défaire – ils glissent – ce sont des marshmallows, des bouts de guimauve mauve, ils s’arrondissent, ils s’effacent, se désintègrent comme des bulles, en des « pops » silencieux.

Puis, percevoir ce que sont les silences, ou mieux, ce qu’est le silence : de petits trains de moments sans bruits, transparents, fragiles.

Les défaire aussi, pour découvrir ce qu’il pourrait y avoir au-delà du silence, avant que je ne m'endorme tout à fait.

Si je m’endors vraiment trop, je découvrirai ce qu'il y a au delà du silence, mais ne m'en souviendrai pas !


Micro-sommeil N°10

publié le 21 mai 2009 14:04 par Dominique Fenies   [ mis à jour le·2 juin 2009 14:12 ]

2008/06/25

Je m’endors dans une position malcommode, sur le côté, avec l’un de mes bras sous mon corps, l’autre sous la tête ; je suis tellement fatigué que j’ai la flegme de bouger…

Alors je me dis tout en m’endormant : tant pis, je vais essayer de me décontracter dans cette position ; pour cela, je mémorise le bout de phrase suivant « avoir conscience de moi-même, de ma disposition, essayer de m’en rappeler ». 

Puis je m’envole littéralement dans le sommeil, avec cette phrase en moi qui essaie de produire ses effets, tentant de me détendre à différents niveaux, à différentes couches de profondeur (le corps, l’énergie, la pensée…) ; mais  à un moment donné, à un certain niveau, apparaît une contradiction.

Me souvenir de cette phrase me demande un effort, et cet effort est en contradiction avec le contenu de mon « mantra », qui est de me décontracter. Je ne peux pas être concentré sur ma phrase et me décontracter le cerveau en même temps !

Cette contradiction m’éjecte du sommeil – je m’étais endormi un court instant -, tandis que je me surprends à répéter encore cette phrase qui me dit d’être conscient de mon être et de ma position spatiale.


Micro-sommeil N°8

publié le 18 mai 2009 14:11 par Dominique Fenies   [ mis à jour le·21 mai 2009 13:54 ]

2007/12/12

Chaque idée qui survient quand je m’endors est un immeuble qui pousse, et chaque pensée une courbe ascendante extraite d’un histogramme de statistiques, dont la base serait une sorte de lentille, de pastille oblongue.

Une courbe/pensée raconte que «tous les immeubles auront poussé quand je serai endormi ».

Les immeubles font « poups » ou bien « chtipch » quand ils s’élèvent pour remplir la surface de la pastille du sommeil. Mais le bruit qui les fait survenir est aussi celui que je crée, ne voulant pas m’endormir, pour les faire diminuer et disparaître, me permettant alors de retrouver en un instant le chemin du réveil.


Micro-sommeil N°6

publié le 17 mai 2009 06:16 par Dominique Fenies   [ mis à jour le·18 mai 2009 14:12 ]

2007/01/15

Je m’endors un peu, et je rêve d'un aspirateur pour les pensées inutiles du cerveau.

Mais cet aspirateur produit rapidement un bourdonnement caractéristique comparable au ronflement d'un dormeur – est-ce moi ? -  car, à tout le moins, cet aspirateur est alimenté par le cerveau, dont les pensées inutiles, lorsque l'on entre dans leur petit monde quantique/profusionnel, bourdonnent comme des abeilles sur la crête d’une colline…

…d'un pays extraordinaire, où l'on s'endormirait sans jamais se poser de questions.


Micro-sommeil N°5

publié le 17 mai 2009 05:56 par Dominique Fenies   [ mis à jour le·21 mai 2009 13:47 ]

2006/11/12

Je partais dans des pensées de liberté et d’apaisement, de compensation et de soulagement, que procurent généralement les prémices du sommeil, quand je me rendis compte que justement, ces sensations-là au sujet de mes pensées étaient déjà le sommeil lui-même, le parfum de son essence, et que donc, sans nul doute, je dormais déjà...

...ce qui me réveilla en une bouffée de joie qui étincela un instant depuis sa profondeur sur un bout de surface de mon conscient, avant de disparaître.


Micro-sommeil N°4

publié le 17 mai 2009 05:44 par Dominique Fenies   [ mis à jour le·21 mai 2009 14:09 ]

2005/12/23

Je suis en voiture, à l’arrière, je songe, je me détends, je sens que je vais m’endormir… J’ai un peu de mal à saisir quel est « l’objet de la problématique de ma pensée » (je vois comme une pince qui voudrait attraper de la fumée), problématique qui s’approcherait de  «comment je pourrais être plus efficace dans ma pensée… »

Or je réalise que l’objet de la problématique de ma pensée, et même de ma vie toute entière, c’est justement maintenant qu’il se joue, à l’instant même où j’y pense, à savoir : c’est mon incapacité à saisir cet objet, autrement dit, à me concentrer sur ce qui m’empêche de me concentrer...

Et je me réveille…

Je voulais me concentrer sur la concentration et je n’y arrivais pas !


Micro-sommeil N°3

publié le 17 mai 2009 03:59 par Dominique Fenies   [ mis à jour le·17 mai 2009 04:00 ]

2004/02/05

Je ne voulais pas m’endormir, juste me reposer quelques instants… Or je m’endors avec la pensée que je dois d’abord calmer mes pensées pour pouvoir vraiment me reposer, ne serait-ce qu’un court instant… En même temps que j’ai cette pensée, je me dis à moi-même : il faut que tu calmes tes pensées d’abord Dom Dom ! Et je réalise, tout en me réveillant déjà, que j’ai finalement eu le raisonnement suivant :

Si je pouvais certes ralentir la façon dont je me disais à moi-même « calme tes pensées » je ne pouvais pas réussir  - c’était impossible ! – à ralentir la pensée originale qui m’avait fait penser cela… car le processus même de la pensée avait été instantané. Bigre, on ne peut pas calmer une pensée en diminuant sa vitesse !


Micro-sommeil N°2

publié le 17 mai 2009 02:39 par Dominique Fenies   [ mis à jour le·21 mai 2009 13:49 ]

2000/07/08

Je pars en moi-même, et j’essaye de ne pas m’oublier... J’ai cependant la vaste impression que c’est quand je m’oublie que je peux partir ! En réalité, je pars quelques secondes, puis je me rappelle vaguement que je ne devais pas partir, et donc je reviens avec une bribe du grand tout, qui se traduit dans ma pensée, puis en mots instantanément, comme naissant au bout de mes lèvres, par :

« La mémoire ne sert à se rappeler que ce qu’on a pas vraiment appris en profondeur… »

Ah bon…

Comme je n’ai pas beaucoup de mémoire, je me répète cette phrase dans la bouche, pour m’en souvenir, avant de risquer m’endormir de nouveau, et rater la station de métro où je dois descendre.


‹ Préc.    1-10 sur 11    Suiv. ›