Elodie Baget Doctorante de l’IHPST (Institut
d’Histoire et de Philosophie des Sciences et des Techniques) La conception darwinienne des
émotions (Poster) La notion d’émotion
connaît aujourd’hui un regain d’intérêt avec l’essor des neurosciences
et l’évolution des techniques d’imagerie médicale qui mettent
en perspective son importance dans les processus de raisonnement et
de décision. En tant qu’interface entre l’individu et son environnement
naturel et social, elle soulève également nombres de questions philosophiques
sur la caractérisation de l’action et de l’identité individuelle
ou personnelle. L’étude des émotions est pourtant loin d’être
contemporaine. Dès la fin du 19ème s. Darwin faisait des
émotions l’objet central de son ouvrage intitulé L’Expression
des émotions chez l’homme et chez les animaux (1874).
Nicolas Brault Il a travaillé sur "le statut
épistémique de la théorie de Darwin". Actuellement enseignant en prépa Médecine. L'éternel retour de l'Intelligent Design L'argument du dessein
intelligent resurgit aujourd'hui à la faveur des controverses
entre les créationnistes et les évolutionnistes. Il
s'agit dans cet exposé de montrer que cet argument, utilisé
par les créationnistes contemporains pour prouver la fausseté
de la théorie de Darwin, a déjà été
opposé à Darwin par ses contemporains au motif que les variations ne pouvaient se faire au hasard
et qu'on ne pouvait laisser l'évolution se faire de façon
purement mécanique car le hasard ne permettrait pas de
rendre compte de l'adaptation. Pierrick Bourrat Eric Charmetant Maître-assistant en philosophie, Centre Sèvres – Facultés jésuites de Paris Le
jeune Darwin et l’éthique : la cristallisation de ses idées maîtresses
dans les années 1838-1840 Les réflexions de Charles Darwin sur la place de l’homme dans la nature et sur une approche naturaliste de la morale, loin d’être un domaine secondaire et tardif à côté de sa théorie de l’évolution, prennent déjà nettement forme, à partir de 1838, en des intuitions qui seront reprises et développées dans La Filiation de l’homme (1871). Ce poster présentera les sources et les idées maîtresses de Darwin dans sa réflexion sur la moralité humaine à la fin des années 1830.
Florian Cova Psychologie morale et éthique évolutionniste Clementine Delan-Forino Origines de la vie Elie Desmond doctorant. Unité de Biologie Moléculaire du Gène chez les Extrêmophiles, Institut Pasteur. La phylogénie
moléculaire et l'arbre universel du vivant Tout au long
de son histoire, l'homme a recherché des moyens d'établir
l'ordre naturel des êtres vivants. Jusqu'au 18ème siècle
les classifications naturelles se fondent sur la ressemblance globale
des organismes, notamment sur les plans d'organisation. Tout change
au 19ème siècle lorsque Charles Darwin présente
sa théorie de l'évolution et de la sélection
naturelle : désormais les classifications reposent sur
l'histoire évolutive des espèces. L'avènement de
la biologie moléculaire au 20ème siècle avec
l'obtention de séquences de macromolécules biologiques
permet aujourd'hui aux biologistes d'aborder la classification du
vivant par la construction d'un arbre « phylogénétique »
universel des espèces. Celui-ci inclut la vaste diversité
des organismes microscopiques (bactéries, archées et
eucaryotes unicellulaires) et permet de commencer à
reconstruire le mystérieux ancêtre commun à toute
la vie actuelle sur Terre.
Mercedes Gomez Garcia-Plata MCF, Université de Paris III, A Responsable de l'atelier « Transmission culturelle », CREC-Paris III La transmission culturelle : le cas de l'évolutionnisme en Espagne (fin XIXe - début XXe) La
transmission culturelle est un project actif et conscient d'un
travail culturel, créé et mis en forme par un agent
humain, qui n'existe pas sans un support matériel organisé
en réseaux de diffusion et de propagation. Elle est fondée
sur le mouvement et la transformation dès lors que l'espace
ciblé par l'acte de transmission (le récepteur) est
élargi et qu'il échappe au contrôle du
transmetteur. En
Espagne, le climat d'ouverture intellectuelle et politique du Sexenio
Democrático (1868-1874)
a permis la transmission des théories de Darwin en particulier
et de l'évolutionnisme en général. L'atelier
« Transmission culturelle » centre ses
recherches sur la transmission de l'évolutionnisme en Espagne
en identifiant ses différentes phases, les transmetteurs-types
et les médias utilisés, les différents
domaines d'étude affectés, ainsi que la diversité
du public concerné. L'intérêt de notre projet
consiste à montrer que la transmission de l'évolutionnisme
débouche, en tout cas en Espagne, sur une transformation, une
évolution des théories originelles. Membres de l'atelier ''Transmission culturelle'', CREC-Paris III : Eva Touboul, MCF, Lyon II - CREC, Carole Fillière, doctorante Paris III - Casa de Velázquez, , Salomé Foehn, doctorante Université de Paris III-Université Saint Andrews, Camille Lacau Saint Gulli, doctorante Université de Paris III, Adèle Muller, doctorante Université de Paris III Jean-Baptiste Grodwohl Perspectives sur l'évolution du sexe Camille Légrand doctorante, Université de Paris III-Sorbonne nouvelle Nietzsche et Darwin
Pour faire objections aux disciples de Darwin, le philosophe allemand Nietzsche aimait à plaisanter en répétant que « l'homme avait certainement plus du singe, que le singe lui-même».Dans son oeuvre de philosophe, Nietzsche s'était intéressé à la théorie de l'Evolution et avait attaqué Darwin en formulant contre lui, des hypothèses souvent fausses. Nous tenterons d'expliquer cette aversion propre à l'état d'esprit du siècle, avant de revenir sur l'influence de l'Origine des espèces dans l'hypothèse de l'Eternel retour du Même, une conception proche des théories évolutionnistes de l'équilibre ponctué. Claude Loverdo Doctorante au LPTMC- Université Pierre et Marie Curie La coopération dans un monde darwinien Dans le dilemme du prisonnier, 2 joueurs coopèrent ou pas. Un joueur n'a jamais intérêt à coopérer, quelque soit la stratégie choisie par l'autre joueur. Mais si deux joueurs coopèrent, la somme de leurs gains est plus grande que celle de deux joueurs qui ne coopèrent pas. C'est un modèle très simple d'une problématique évolutive plus générale : comment des comportements apparemment coûteux au niveau individuel peuvent être sélectionnés?
Jacob Maillet Histoires du créationnisme aux écoles. Resumé: Depuis la publication de l'Origine des Espèces jusqu'à aujourd'hui le
combat des créationnistes contre la théorie de l'évolution continue.
Particulièrement vivace aux Etats-Unis, comment le créationnisme
cherche-t-il à démontrer que Darwin avait tort? Comment la religion
peut-elle parvenir à réfuter la science? Quels arguments sont utilisés
pour soutenir une interprétation littérale de la Bible ou du Coran? Du
procès Scopes (1925) à celui de Dover (2005) une brève histoire du
créationnisme aux Etats-Unis Johannes Martens Economie et théorie evolutionniste Francesca Merlin Olivier Morin La psychiatrie darwinienne Antonine Nicoglou Darwin et la plasticité Dans cet exposé nous nous intéresserons plus spécifiquement à la notion de plasticité dans l’œuvre de Darwin. Ce terme, réputé pour être un concept de type plutôt Lamarckien apparaît pourtant à de nombreuses reprises dans son œuvre. On se demandera de quelle manière Darwin entend la notion de plasticité et si cette utilisation implique la même homogénéité dans toute son œuvre. S’agit-il d’un moyen de « dépasser » en quelque sorte le problème soulevé par la question des causes de la variation ou bien n’est ce qu’un reliquat d’un vocable récurrent de l’époque particulièrement employé par les embryologistes et les morphologistes ? Edouard Pacaud Marx lecteur de Darwin Il s'agira dans notre intervention de nous intéresser à la relation de la pensée marxienne à l'Origine des espèces. Si l'enthousiasme et les termes mêmes de Marx ont pu laisser penser que cette relation était fondamentale, pour beaucoup de commentateurs elle relèverait au contraire du mythe et ne nous révèlerait rien d'autre qu'une profonde incompréhension de Darwin par Marx sinon une tentative de récupération idéologique du premier par le second. Entre des interprétations aussi divergentes, nous tâcherons de faire la part des choses entre le mythe et la réalité. Orianne Philippe Evolution moléculaire et traitement médical La sélection naturelle, selon Dawin, stipule que les individus sélectionnés sont les plus adaptés pour survivre et se reproduire dans des environnements spécifiques. C'est sur ce concept, que j'ai décidé d'axer mon poster afin de mettre en parallèle les outils biologiques dont nous disposons actuellement, pour expliquer les mécanismes moléculaires de l'évolution et de l'adaptation des êtres vivants. Dans un deuxième temps, j'aimerai souligner l'importance que peut avoir la sélection naturelle dans les recherches actuelles telles que les maladies génétique, les réponses au traitement pharmacologique, etc. Livio Riboli Centre de Reflexions Interdisciplinaires (CRI), Faculte de Medecine Universite Rene Descartes-Paris V, Paris Laboratoire de Génétique Moléculaire, Evolutive et Médicale (LGMEM), hôpital Necker, Paris De l'évolution de la pédagogie à la pédagogie de l'évolution: quelques réflexions From the evolution of teaching to teaching evolution: some thoughts Pierre Sans-jofre L’homme de Neandertal et la théorie Darwinienne de l’évolution J.L. Voisina, P. Sans-Jofreb a UMR 5198, Département de Préhistoire, Muséum National d’Histoire Naturelle, Institut de Paléontologie Humaine, 1 rue René Panhard 75013 Paris, France b Institut de Physique du Globe de Paris, Laboratoire de géochimie des isotopes stables, 4 place Jussieu, 75252 Paris, France Les
néandertaliens (-200 000 à -33 000 ans)
constituent le premier groupe humain fossile reconnu. Leur aire de
répartition s’étend sur toute l’Europe jusqu’au
Levant. En 1856, les restes du premier néandertalien reconnu
ont été découverts dans une carrière,
près de Düsseldorf.Les
descriptions de ce fossile n’ont été traduites en
anglais qu’en 1861, soit deux ans après la publication de
Charles Darwin : L’origine
des espèces.
Nous exposons ici, d’un point de vue historique, l’arrivée
de ce fossile en Angleterre, ainsi que l’avancée des idées
transformistes puis évolutionnistes qui étaient alors
en vigueur. Par ailleurs, de nombreuses découvertes
antérieures avaient déjà montré la contemporanéité de l’homme avec des espèces
éteintes. A l’idée d’évolution animale s’est
superposée peu à peu celle de l’évolution de
l’homme, plus difficilement admise.Aujourd’hui,
l’essentiel des travaux sur les néandertaliens font appel à
l’évolution et à la sélection naturelle. Nous
abordons ainsi la question de lutte pour la vie entre l’Homo
sapiens
et son frère d’évolution face aux changements
d’environnements.
Frédérique Théry
Préhistoire(s) du concept d'évolution La théorie de l'évolution des espèces n'est bien souvent associée qu'au nom évocateur de Charles Darwin. Certains connaissent les modalités et extensions de cette théorie sur lesquelles est basée la recherche en biologie actuelle. Plus rares sont ceux qui ont une vision claire de l'histoire des idées sur l'évolution. Je me propose ici de dresser un aperçu de la diversité des théories échafaudées afin rendre de compte de la transformation, ou au contraire de la fixité des espèces : des opinions des philosophes de l'antiquité grecque sur le monde vivant à l'apport de la biologie moléculaire aux connaissances sur l'évolution, des théories fixistes de Linné et Cuvier à la théorie synthétique de l'évolution, de nombreux thèmes seront développés afin de donner un aperçu de la complexité du développement des idées en rapport avec la transformation des espèces.
Institut d'Histoire et Philosophie des sciences et des techniques, (Paris 1/ENS/CNRS) + EVOCOG (Universidad de las Islas Baleares) L'expression des émotions comme exemple d'une psychologie darwinienne. Avec la publication de L'expression des émotions chez l'homme et les animaux en 1872, Charles Darwin pose l'un des fondements de l'étude moderne de la psychologie dans un programme de recherche qui continue encore aujourd'hui avec des représentants tels que Paul Ekman et son étude des universaux de l'expression émotionnelle humaine. La contribution de Darwin en psychologie, si importante qu'elle puisse être sous un angle historique, diffère pourtant dans quelques aspects importants de ce qu'aujourd'hui on considère une "psychologie évolutionniste". Dans cette contribution je fais ressortir les divergences qui me semblent les plus importantes entre le moment historique de 1872 en psychologie et la ''psychologie darwinienne'' actuelle. Jean-Luc Voisin
L’homme de Neandertal et la théorie Darwinienne de l’évolution J.L. Voisina, P. Sans-Jofreb a UMR 5198, Département de Préhistoire, Muséum National d’Histoire Naturelle, Institut de Paléontologie Humaine, 1 rue René Panhard 75013 Paris, France b Institut de Physique du Globe de Paris, Laboratoire de géochimie des isotopes stables, 4 place Jussieu, 75252 Paris, France Les néandertaliens (-200 000 à -33 000 ans) constituent le premier groupe humain fossile reconnu. Leur aire de répartition s’étend sur toute l’Europe jusqu’au Levant. En 1856, les restes du premier néandertalien reconnu ont été découverts dans une carrière, près de Düsseldorf. Les descriptions de ce fossile n’ont été traduites en anglais qu’en 1861, soit deux ans après la publication de Charles Darwin : L’origine des espèces. Nous exposons ici, d’un point de vue historique, l’arrivée de ce fossile en Angleterre, ainsi que l’avancée des idées transformistes puis évolutionnistes qui étaient alors en vigueur. Par ailleurs, de nombreuses découvertes antérieures avaient déjà montré la contemporanéité de l’homme avec des espèces éteintes. A l’idée d’évolution animale s’est superposée peu à peu celle de l’évolution de l’homme, plus difficilement admise. Aujourd’hui, l’essentiel des travaux sur les néandertaliens font appel à l’évolution et à la sélection naturelle. Nous abordons ainsi la question de lutte pour la vie entre l’Homo sapiens et son frère d’évolution face aux changements d’environnements.
Héctor Zenil Doctorant en informatique fondamentale et philosophie de la science
(Paris 1 -IHPST-/Lille 1 -LIFL-) travaillant sur l'approche
algorithmique de l'aléatoire. "Vers une théorie algorithmique de la vie? De Darwin à Chaitin" Les idées de Charles Darwin ont contribué à développer de nouvelles techniques au sein de l'informatique fondamentale (algorithmes génétiques, programmation évolutive, parmi d'autres). Plus récemment, Gregory Chaitin, l'un des fondateurs de la théorie algorithmique de l'information a repensé la vie en termes de programmes de calcul sujets aux forces de l'évolution naturelle, ce qui pourrait ouvrir un champ tout nouveau pour essayer de comprendre la vie et la nature en termes algorithmiques. Nous allons exposer et développer, avec le soutien de Chaitin lui-même, ses idées inspirées par le travail de Darwin pour nous demander: la vie, est-elle un programme de calcul?
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