publié le 22 déc. 2009 02:44 par Continuite LKP
Gwadloupéyen toujou
doubout oka pou 2010 osi.
LKP é Pep Gwadloup ké lévé oka.
Gwadloupéyen, tansyon, moman a nwèl é joudlan sé
bèl moman solidarité, moman sanblé a fanmi é zanmi,
sanblé pou kenbé mès é labitid an nou…
Men tansyon sé moman otila lé pwofitan ka pwofité
toubolman. Nou paka pèd on fil…
Wi, Travailleurs, Peuple de Gwadloup, voilà déjà un an joupoujou, que nous avons déployé notre LKP, notre unité, notre solidarité, et avons déjoué tous les pronostics qui ne nous donnaient que quelques jours pour exister.
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Yo té prévwa l’explosion et la dislocation du LKP…davwa pou yo, konplo a nèg sé konplo a chyen.
-
Yo té prévwa la division et la lutte d’influence au sein du LKP, davwa pou yo, jamais les 48 organisations à l’initiative de cet extraordinaire rendez-vous n’auraient pu s’entendre et convenir ensemble tout ce que nous avons construit en un an…
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Yo té prévwa que les Travailleurs et les Gwadloupéyen n’auraient pas adhéré au LKP, davwa dapré yo, rapidement ils se seraient rendu compte que le mouvement ne saurait pas arrêter la pwofitasyon.
Joudijou yo pri…Ki yo vlé, ki yo pa vlé…
LKP la !
Wi, LKP une organisation, une vision stratégique et tactique de la lutte, un état d’esprit adossé à un peuple en marche pour plus de conscience, plus de liberté, plus d’authenticité, et plus d’autorité existe bel et bien !
Wi, LKP avec son chant, ses couleurs, son bik, des leaders reconnus, une plate-forme de revendications est toujours en mouvement.
Wi, LKP la é la pou bon avec des initiatives, de la création, des temps de débat, des meetings massifs, des déboulés dans toutes les rues de Gwadloup, ses liyannaj a pawol, ses bokantaj entre les générations.
Wi, LKP se renforce, a rassemblé les jeunes et le JKP (Jénès Kont Pwofitasyon), les chefs d’entreprises, les personnes handicapées, les conseillers municipaux pour dire et parler Gwadloup.
Wi, LKP est fier des centaines d’Accords signés dans les entreprises pour l’application de l’Accord Jacques BINO, des accords signés avec les commerçants, les importateurs-distributeurs, les banques, les vendeurs de piès a vwati, les collectivités, la téléphonie, les boulangers et l’Etat pour faire reculer la pwofitasyon.
Wi LKP, avec les Rencontres Internationales des mouvements du Collectif du 05 février de Martinique et le Front pour l’Avenir de la Guyane, les rencontres en Haïti, aux USA, en France, en Corse pour transmettre aux Peuples et aux Travailleurs en mouvement comment notre lutte et leur lutte contribuent à l’affaiblissement de l’exploitation coloniale et capitaliste…est notre chaltouné !
Wi Gwadloupéyen, nous devons être fiers d’avoir osé à la face du monde, sous les projecteurs du monde entier, nous liyanné pour donner aux sans voix,
aux opprimés, aux derniers colonisés de la France, lontan lontan plus de voix.
Fiers de rythmer enfin la vie dans cette colonie départementalisée, où elle ne se limitait tant pour les jeunes que pour les moins jeunes qu’à mener pèlerinage sur pèlerinage dans les allées des centres commerciaux, à siwoté tout la sentjouné, à nous abrutir devant la télévision ou encore à pentiré syel é ba lari chenn…
Fiers d’être tout simplement des Gwadloupéyen, respectables et respectés parce que nous savons dorénavant qui nous sommes et avons décidé de dire ce que nous voulons pour nous.
Heureux finalement, d’être en liyannaj avec notre culture, notre mode de vie, notre histoire, notre pays, l’un des plus beaux pays de la Caraïbe, riche de ses diversités ethniques, culturelles et environnementales..
Nous avons gagné ! Davwa nous nous construisons en mouvement, en dynamique, dans la rue. Nous avons repris la parole, notre parole, pas celle que voudrait nous inculquer le maître blanc, ni celle des nèg a blan é dé nèg a talan, ni celle des hémicycles qui ne disposent finalement que de compétences pour nous enfermer dans la dépendance économique, la pauvreté culturelle et la négation de soi…
Yo pèd – Nou paka pran dlo mousach pou lèt !
Yo, les békés et leur MEDEF, détwa élus et leurs Assemblées, appelées pompeusement majeures, l’administration française avec ses manblo, sa justice, son système scolaire, ses percepteurs et ses huissiers,
Yo, les préfets et ministres des colonies, avec leurs Etats Généraux, leur Plan Corail, leur Agora 2030, leur Penchard et leur Président Sarkozy.
Yo pri an lagli a LKP, incapables de bouger, incapables de mentir, incapables de manipuler, incapables d’acheter les consciences, davwa nous savons définitivement adan on kalbas, sé dé kwi ki ni.
Alors que leur reste-il ?…la répression pour tenter de nous intimider, de nous museler. Et ainsi pensent-ils réinstaller les pwofitan devant leurs tiroirs caisses. D’ailleurs depuis le discours de Sarkozy le 06/11 dernier, depuis la promotion de Man Penchard au grade de Ministre et la nomination du Préfet Fabre, plus aucune discussion avec l’Etat Français. Avec les états généraux à yo, yo fin épi nou.
Wi, Gwadloupéyen, notre révolte de cette année 2009, organisée par le LKP, est un temps, un moment an siyaj à la lutte de nos héros d’Octobre 1801 et de Mai 1802, en écho à celle des militants politiques et syndicaux des années 1910, 1925, 1952, de 1967 à nos jours, an fil de celle des militants de la culture que sont aujourd’hui encore, les slameurs, les peintres, les musiciens et les chanteurs de gwo ka, les jeunes du hip-hop, de la dance-hall, du rap …., et les Mas a po.
Wi Gwadloupéyen, LKP, liyannaj de parcours, d’expériences, de compétences, de revendications, portées par de dizaines de milliers d’entre nous est en somme un chemin, un passage obligé, le début de l’éclosion du Peuple de Gwadloup.
Pourtant ils espèrent encore, kon malpapay, nous enlever notre création et nous priver de ce formidable moment de notre histoire ?
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Comment pensent-ils encore effacer de notre mémoire les mensonges, les magouilles, les faiblesses qu’ils nous ont affichés durant les négociations au Word Trade Center à Jarry ?
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Pourquoi pensent-ils que nous oublierons le kourialakous du Préfet le 25 janvier, du Ministre Jégo le 08 février,
Nou pé ké oubliyé l’assassinat de Jacques BINO le 18 février, nos marches du 14 février au Moule, du 20 février autour de la Place de la Victoire de Pointe-à-Pitre et nos toutes dernières démonstrations du 03 octobre et du 25 novembre..
Awa, nou péké fè dèyè
Travailleurs, Peuple de Gwadloup, nou ja pran chimen a dignité, AYEN PÉ KÉ KON AVAN
Annou pran mo,
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YONN : Nwèl é Joudlan 2009 ké nwèl é joudlan o ka…Nou ka manjé é bwè sa ki tan nou.
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DÉ : Osito yo ogmanté ésans la, nou ka sanblé douvan Bik a LKP pou nou pran balan.
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TWA : Nou ka liyanné lanné 1910 é lanné 2010. An Févriyé é Maws 1910, tini 100 lanné, l’Etat colonial français faisait assassiner 4 Travailleurs en grève à Saint-François et à Capesterre Belle-Eau.
-
KAT : LKP aura un an le 20 janvier 2010. Pendant 4 jours les 20, 21, 22 et 23 janvier 2010, nous serons des dizaines de milliers à renforcer notre LKP.
La lutte continue…
‘’LA GWADLOUP SÉ TAN NOU,
yo pÉkÉ fÈ sa yo vlÉ adan pÉyi annou’’
LKP, Lapwent, 16 Désanm 2009 |
publié le 1 mai 2009 02:39 par Continuite LKP
LKP - Le mois de mai sera un mois de combat ! Par Elie Domota
[...]
Il y a un certain nombre de guadeloupéens qui n’ont
toujours pas compris : dès que l’Etat français sonne la petite cloche
et dit "à table" !", ils courent s’asseoir.
Nous avons entendu les camarades en grève [1]
: Orange Caraïbes, Sodimat, Espace Clôtures, Les précaires sous
contrats aidés qui sont dans la rue..., des gens se battent pour
l’application de l’Accord BINO, les gens se battent contre leurs
conditions de travail... et pendant ce temps ils nous annoncent la
tenue d’états généraux...
Ils s’assoient pour nous dire ce qu’ils entendent faire en Guadeloupe dans les 10, 15, 20 ans ; et ils nous disent d’y venir !!!
Alors, c’est extraordinaire. Il y
a à peine quatre semaines, nous étions des racistes, nous terrorisions
les patrons et personne ne devait accepter de nous parler ou de
négocier avec nous,... et maintenant tous nous invitent avec insistance
à venir et nous exhortent à discuter... C’est vraiment extraordinaire !
Et c’est tous les jours que nous avons droit à ce cirque et à ces
invitations.
Ainsi par exemple, il y a un camarade guadeloupéen vivant en france
et qui nous a appelé il y a quelques heures pour nous dire qu’il
s’était rendu au Palais de la Mutualité en france où se tenait une
réunion des états généraux autour de Jego, Karam et d’autres membres de
l’UMP. Eh bien camarades, ils ne parlaient que d’une chose : du LKP, de
son absence, de sa volonté de pratiquer la politique de la chaise
vide ! Ils sont donc en france et ne parlent que du LKP. Mais camarades, lorsqu’on ne mange pas telle chose ou telle chose,
et lorsqu’en plus on ne s’entend pas avec celui qui organise le
repas... Même s’il venait à vous y inviter, qu’iriez vous diable y
faire ?! Qu’allez vous diable y chercher ?! Vous
ne mangez pas de la ratatouille, vous ne savez pas cuisiner la
ratatouille, vous n’appréciez pas la cuisine de votre hôte, mais vous
iriez quand même en manger, de cette ratatouille ?!
En final de compte, je l’ai aussi dit la dernière fois,
nous invitons ceux qui disposent d’une connexion internet à aller sur
le site du ministère des DOM et à y chercher le document intitulé
"stratégie de développement économique et de croissance pour l’outre
mer". Il s’agit d’un document épais qui décrit tout au long de ses 50
pages toutes les orientations que le gouvernement a déjà arrêté pour la
Guadeloupe, la Martinique, la Guyane, la Réunion et la Nouvelle
Calédonie pour les 10 ans à venir... Et pour chaque chapitre, l’argent a déjà été voté au titre de la loi de finances. L’argent est déjà là !
Mais malheureusement pour eux, au moment où ils allaient mettre
cela en route, en novembre 2008, une grève a démarré en Guyane, puis en
Guadeloupe, puis encore en Martinique, et enfin à la Réunion. Ils n’ont
donc jamais encore pu lancer leur programme. Et ce programme, ils ont mis un an à le concevoir ! 1 an ! Et aujourd’hui pour qu’ils puissent remettre leur programme en
route, il leur faut chercher une légitimité. Et cette légitimité c’est
quoi ?! Eh bien, c’est une caution populaire. Que le bon peuple vienne
et dise : eh bien, oui, faisons quelque chose... Et ils surgiront alors
pour nous affirmer : voilà ce que vous avez décidé !
Nous vous invitons donc à aller le lire ce document !
Car nous mêmes, ils nous ont berné sur ce point dans le protocole du 4
mars ! Je prendrai un premier exemple : lorsque nous avons posé le
problème de la discrimination et leur avons demandé comment se
faisait-il qu’il n’y avait rien pour favoriser la promotion de cadres
guadeloupéens dans les entreprises et les administrations... Jego nous
a répondu " j’ai vu qui exécute, j’ai vu qui dirige" [2]
. Et il a poursuivi en nous disant qu’il nous faisait la proposition
suivante : que des cadres soient formés, que l’Etat finance leur
promotion pour qu’ils puissent partir se former et se perfectionner en
france, que les frais liés à leur situation familiale soient pris en
charge, et qu’après ils pourront revenir en Guadeloupe au sein de leurs
administrations ou entreprises. Nous avons alors considéré qu’il
s’agissait d’une bonne et honnête proposition. Camarades : lisez le
document en question de novembre 2008 ! Cela y figure déjà !
De même, s’agissant du financement des intrants pour marins
pêcheurs et pour les agriculteurs. Nous avons aussi obtenu cela dans le
protocole du 4 mars... Mais cela était également déjà inscrit dans le
document de stratégie économique !
Tout simplement pour vous dire que nous sommes toujours dans leur calendrier
qu’ils sont toujours en train de nous manipuler... Bien évidemment il y
a de nombreuses choses que nous avons arraché, et le camarade Alain
Plaisir en a parlé. Mais il y a déjà plein de choses inscrites dans ce
programme STRACOM : sur le développement de la pêche, sur le
développement de l’agriculture, sur un certain nombre d’axes
stratégiques dont Jégo parle tous les jours... Ainsi j’ai vu Jégo
l’autre jour en Guyane faire mine de s’interroger pour savoir s’il
fallait développer les produits de la mer. Camarades, c’est inscrit
dans le document ! Ils ont déjà voté cet argent ! Aujourd’hui, ils ont seulement besoin de trouver un moyen pour le
tropicaliser, lui donner une couleur locale et pouvoir in fine dire :
nous avons consulté les guadeloupéens, martiniquais, guyanais... et
voilà ce qu’ils ont décidé !
Mais essayons de réfléchir deux
secondes... Ils font des Ateliers en Guadeloupe, en Martinique, en
Guyane, à la Réunion et après ils vont à Paris pour réaliser une
synthèse pour nous tous ! Cela n’est pas logique ! Normalement
ils auraient dû nous dire, puisque c’est de la Guadeloupe qu’il s’agit,
nous décidons en Guadeloupe... Pourquoi vont ils à Paris faire une soit
disant synthèse... ? Tout simplement parce que la synthèse est déjà
faite. C’est le document dont nous parlons !
La deuxième chose particulièrement
bizarre dans cette affaire et dans leur stratégie, c’est de voir
comment l’UMP tente de reconquérir sa place en Guadeloupe. Et c’est
cela qu’il faut bien comprendre. Depuis 2004, l’UMP a disparu en
Guadeloupe. Eh bien aujourd’hui, après avoir d’abord dit que les états
généraux se tenaient sur dix jours, ils nous disent que cela se fait
toujours en 10 jours mais avec une prolongation jusqu’en septembre...
Avec à la clé une réunion interministérielle en octobre...
Mais en octobre, comme par hasard, qu’est ce qui commence ?! Les
élections régionales !!! Toute cette stratégie sur les états généraux
vise à permettre à l’l’UMP de se mettre en selle pour les élections
régionales !!! Et leur thème de campagne est déjà choisi : le résultat
des états généraux !!!
Et bien évidemment nous voyons toute une série
d’individus qui vont s’assoir à ces réunions des états généraux... et
qui affirment avoir des idées et des propositions...
Ainsi, dernièrement j’ai reçu un appel téléphonique de Jean Jacques JEREMIE [3]
. Je lui ai affirmé que le groupe qu’il présidait déciderait de mettre
sur pied une commission sur les massacres de mai 1967 ! Et je ne suis
pas devin ! C’est déjà décidé... Sauf que JEREMIE l’ignore encore...
(Rires de la foule). Alors comme je le lui ai dit, les autres [4]
savent que çà, nous le savons. Et maintenant ils seront tentés de dire
que cela ne se fera pas... Mais ils ont déjà décidé que c’est cela
qu’ils allaient faire... Alors un jour ils seront bien obligés de le
faire...
Et c’est la même chose pour l’atelier sur la Nouvelle
Gouvernance... Ils ont déjà décidé de fusionner le Conseil Général et
le Conseil Régional. L’UMP l’a déjà affirmé. L’Etat UMP aussi. Tout
simplement parce que l’Union Européenne a exigé que toutes les
institutions doivent être régionalisées... D’ici 2012, il faut que dans
toutes les régions de france que les départements aient disparu et
qu’ils fassent une seule assemblée...
Et où cette réforme est-elle la plus facile à initier ?! En
Guadeloupe, Martinique, Guyane, Réunion, car il s’agit déjà de régions
mono-départementales...
Les thèmes ont donc été choisis à
Paris, les gens qui y participent ont été choisis à Paris, et malgré
cela ils osent encore nous dire que ce sont nos
Etats généraux ! A pa biten annou !!! Sé biten a yo !!! Sé éta jénéwo a
yo !!! Et plus précisément, ceux de l’UMP pour lui permettre de se
présenter et de remporter les élections régionales !!! Et disons le
tout net : celui qui gagnera la bataille des élections régionales, sera
ipso facto président de l’Assemblée unique... Et le futur président de
l’Assemblée unique se croira président de la Guadeloupe...
Voilà le scénario qu’ils ont
préparé et ils ont besoin du peuple de Guadeloupe et du LKP comme
caution. Voilà donc le piège qu’ils tendent : Y aller et vous serez que
vous le vouliez ou non solidaire de toutes les décisions qui en
sortiront... Ne pas y aller et à la moindre critique que vous
exprimerez, ils vous diront que vous n’aviez qu’à y être présent.
Face à cette entourloupe, la seule
chose qui nous reste à faire c’est de poursuivre ce que nous avons
commencé ! Continuer à nous battre ! Continuer à occuper les rues !
Car Gillot et Lurel l’ont dit, camarades. Ils ont avoué que "la rue a obtenu ce que nous n’arrivions pas à obtenir..." Et pourtant ils veulent que nous y allions à leurs états généraux !!! Pour y faire quoi ?! Pour obtenir par ce biais quoi ?!
Ils ont déjà élaboré pendant une année leur stratégie de développement et de croissance pour l’outre mer (STRACOM)... Ils ont déjà voté le 9 avril 2009 leur
loi pour l’outre mer (LODEOM)... Et ils vont maintenant faire des états
généraux pour l’outre mer... : ils entendent donc défaire la loi qu’ils
viennent d’adopter, alors ?!
GILLOT a proposé 103 amendements : ils en ont retenu deux... Et
c’est lui qui aujourd’hui assure qu’il faut se rendre aux états
généraux parce que c’est quelque chose de républicain... Il invite le
peuple et le LKP à s’y rendre, mais lui n’y va pas... Parce que dans le
même temps, il organise seul ses propres Etats généraux !!! Il a ainsi
produit et diffusé un dcoument de 8 pages où il finit en demandant aux
guadeloupéens de lui adresser leurs avis par internet... pour bâtir un
projet guadeloupéen... Ce sont donc des Etats Généraux Bis... Alors pendant que Jégo fait sa petite cuisine politicienne, GILLOT
fait aussi la sienne ; tout en sachant que LUREL n’a pas encore dit
qu’il n’est pas en compétition... Lui qui assure depuis un mois vouloir
faire des assises territoriales... Ils font chacun leur petite cuisine
et au final c’est toujours nous qu’ils considèrent comme les dindons de
la farce...
Toujours nous, car pendant qu’ils cuisinent ils se chargent aussi de nous briser les reins...
Deux exemples :
Les camarades ont parlé de l’Accord BINO. Aujourd’hui
cet accord concerne environ 80 000 salariés. Sur ces 80000 salariés,
grâce aux combats menés dans les entreprises, l’Accord BINO, dit Accord
BINO initial, couvre à peu près 50000 salariés. Cela signifie que dans
les entreprises que nous avons déjà fait signer, il y a un certain
nombre de salariés qui vont percevoir 200 euro d’augmentation, qui
auront 3% ou 6% d’augmentation minimum et qui sont certains de garder
cette augmentation de salaire après la fin du bénéfice de l’Etat et des
collectivités. Cela signifie qu’à compter de l’an prochain l’entreprise
prendra en charge les 50 euros d’augmentations des collectivités et que
dans 3 ans elle prendra en charge les 100 euro d’aide de l’Etat. Voilà
ce que nous avons déjà signé pour 50000 mille travailleurs ! Le 3 avril, qu’a fait le ministère du travail ?! Ils ont pris un arrêté d’extension supprimant deux choses :
Le préambule, au motif qu’il s’agirait d’un préambule politique. Mais
ce préambule ne fait que dire la vérité : la société guadeloupéenne est
basée sur des rapports qui sont directement issues du système de
l’habitation plantation ! Sarkozy a dit exactement la même chose dans
son allocution du 19 février.
La deuxième chose qu’ils ont supprimé c’est la clause de
convertibilité de l’article 5 qui prévoit quà la fin de l’aide des
collectivités dans 12 mois et de l’aide de l’Etat dans 36 mois, c’est
le patron qui prendra en charge l’augmentation de 200 euro. Ils l’ont
supprimé !
Cela signifie que l’an prochain, en avril 2010, il y a 30000
travailleurs, ou du moins un certain nombre parmi ces 30000, qui vont
perdre 50 euro ! Et 200 euro dans 3 ans ! Ainsi l’Etat prend une
décision qui installe, qui instaure une discrimination légale : 50000
salariés certains de garder leur augmentation, et 30000 assurés de la
perdre s’ils ne se battent pas ! Il y a une deuxième chose particulièrement abominable dans cette
décision : Il y a des patrons, et particulièrement des petits patrons
guadeloupéens, qui ont signé l’accord initial qui prévoit que les
salariés garderont leur augmentation de salaire au delà de 3 ans. C’est
une punition que l’Etat et le MEDEF ont voulu leur infliger ! Car ceux
là mêmes qui n’ont jamais pratiqué lé dialogue social, qui ont refusé
d’ouvrir les négociations d’entreprises, qui n’ont jamais respecté le
droit syndical, eh bien dans 3 ans, ils n’auront rien à payer !
Ainsi de ce Nicolas VION par exemple, pour ne pas le nommer : 8
salariés travaillant à son hôtel, aucune élection professionnelle
d’organisée ; et bien entendu il se fout de l’Accord BINO, et dans
trois ans, une fois l’aide de l’Etat arrivée à son terme, ce ne sera
toujours pas son problème...
Voilà ce qu’a fait l’Etat français le 3 avril 2009 !!! Une
décision abominable vis à vis des patrons qui ont déjà signé et
abominable vis à vis des salariés qui n’auront pas le plein bénéfice de
l’augmentation !!! Et c’est pourquoi nous
invitons tous les salariés sans exception, ceux qui
bénéficient de l’Accord Bino initial et les autres qui en sont privés,
à chausser de bonnes chaussures et à se battre ! Comme les camarades le
font à Orange Caraïbe, à l’ASFO, comme les camarades le font dans
toutes les entreprises. Car si nous ne nous mobilisons pas, ils ne nous
entendrons pas !
Et c’est dans ce contexte qu’ils viennent nous demander
à leurs états généraux ! Ils nous traitent à coups bâton, et nous
volent, mais nous invitent à venir discuter tranquillement avec eux
dans le cadre d’états généraux. Et rappelez vous camarades, mòso Jégo la affirmait en février qu’il appartient aux partenaires sociaux de discuter entre eux pour mettre en oeuvre la politique salariale dans l’entreprise.
Car l’Etat n’avait rien à y voir, affirmait-il. Comment se fait-il
qu’aujourd’hui, au lieu de mettre les entreprises, et singulièrement
les entreprises du MEDEF face à leurs responsabilités, il leur fait
cette faveur et nous dit benoîtement que oui, dans 3 ans, l’Etat verra
si les entreprises peuvent payer.
Dans 3 ans !!! Alors que Jégo ne sait même pas s’il sera ministre
dans 6 mois. Sarkozy ni Jégo ne savent s’ils seront là en 2012 !!!
Manti a yo !!! Ils mentent !!! Car leur objectif est d’instaurer dans 3 ans le RSA !
Jodila, nous les avons forcés à prendre le RSA et à le transformer
en RSTA : un complément de revenu. Mais dans 3 ans ils entendent
remettre le RSA, une allocation basée sur des conditions familiales. Ce
n’est pas un complément du salaire, rémunération du travail, c’est une
allocation. C’est ce que nous expliquions tantôt : vous êtes deux à
travailler dans la même entreprise, sur le même poste de travail, avec
la même ancienneté..., mais votre camarade a deux enfants et vous vous
êtes célibataire, alors vous vous aurez droit à 50 euro et lui 250
euro. Car le RSA n’est pas un revenu du travail, c’est une allocation.
C’est cela qu’ils entendent réinstaurer. Toujours la même chose :
que nous restions dans l’assistanat. Alors que nous leur disons non :
rémunération du travail !!! Et c’est pourquoi cette clause de
convertibilité leur fait autant mal ! Nous l’avons déjà arraché pour
50000 salariés et nous continuons à nous battre de façon à ce qu’il y
ait une augmentation de salaire. Cette augmentation de salaire, que
vous soyez célibataire, divorcé, marié avec 1, 2, 3, ou 4 enfants, vous
y avez droit ! Mais quand c’est une allocation, il suffit qu’il y ait
un changement dans votre situation familiale pour que cette allocation
puisse disparaitre. De plus vous ne cotisez pas pour les différentes
caisses, pour les caisses de retraite...
Jégo revient donc sur ce qu’il avait dit. Car que
font-ils aujourd’hui, ces patrons qui refusent l’a clause de
convertibilité ?! Ils sont toujours dans la même philosophie : "vous
avez demandé à ce que nous augmentations les salaires des
travailleurs ? Eh bien , donnez nous l’argent !" Nous retombons à
nouveau dans l’assistanat ! Ce qu’ils ont fait lors de cette extension est donc véritablement
abominable ! C’est un peu comme s’ils tuaient une deuxième fois notre
camarade BINO...
Mais nous dirons aussi deux mots sur le chlordécone.
J’ai eu une discussion avec le camarade DURIMEL,
camarade membre de verts, qui était récemment à Paris. Il était donc à
Paris et il nous expliquait une ou deux choses à propos de
l’instruction du dossier... Nous nous souvenons qu’après plusieurs rejets, la cour d’appel de
Basse-terre avait accepté l’ouverture d’une instruction de la plainte
sur ce dossier. Qu’a fait alors l’Etat français ?! Il a commencé par
affirmer qu’il s’agissait d’un dossier nécessitant l’expertise de
nombreux spécialistes ; puis l’a adressé à Paris...
Et l’on apprend aujourd’hui, qu’entre le
transfert du dossier entre Pointe à Pitre et Paris, il y a une pièce
capitale qui... a disparu. Camarades, cette pièce a disparu... Ce qui
signifie que tout ce que les camarades ont fait durant ces 5 années est
réduit à néant...
Rappelons d’abord ce qu’est le chlordécone. Un pesticide, utilisé
dans les bananeraies ; que les américains ont interdit sur leur
territoire dès la fin des années 70 ; et que les békés - notamment les
békés martiniquais - ont alors acheté sa formule chimique pour le faire
produire et de continuer à le faire rentrer dans nos pays, avec
l’entière autorisation et complicité de l’Etat français. Puisque qu’une
autorisation de mise sur le marché leur a été octroyé - tous bords
politiques confondus, gauche, droite, CHIRAC, CRESSON - pour nous
empoisonner. Et c’est seulement en 1993, quand ils ont fini d’utiliser
tous leurs stocks que la décision a été prise d’arrêter la
commercialisation de ce poison. Et maintenant, tous les habitants de ce pays, nous sommes
chlordéconés. Nous tous : nous les vivants et nos enfants à venir ! Et
que nous disent-ils ces assassins ?! Oh vous savez, vous n’êtes pas
obligés de manger des madères tous les jours, vous n’avez qu’à en
manger deux fois par semaine tout au plus, et cela ira. Mais nous
sommes déjà empoisonnés ! Nous sommes déjà condamnés ! Nous sommes les
champions du cancer de la prostate, nous sommes les champions du cancer
du col de l’utérus et du colon... mais ça ira, ça ira...
C’est un peu comme s’ils nous invitaient à nous auto administrer
une petite cuillerée d’un raticide à échéance irrégulière... deux fois
par semaine... Pas de quoi vous tuer sur le champ, vous pourrez certes
continuer à vivre... enfin vous êtes vivants et c’st déjà cela et vous
devriez vous en féliciter... Voilà ce qu’ils nous disent. Il y a même
certains de leurs spécialistes qui nous ont assuré que nous aurions des
prédispositions génétiques, nous les habitants de Guadeloupe et de
Martinique, au cancer de la prostate !!!
Tout cela pour montrer dans quelle conditions, dans
quelle situation, et dans quel contexte ils nous parlent et organisent
des états généraux...
Nous pouvons ainsi prendre le dossier des massacres de mai 1967...
Cela fait des années que nous demandons des comptes à l’Etat français,
pour qu’il nous dise la vérité. Et nous ne savons toujours pas ce qui
s’est passé !!! Alors qu’eux, ils le savent !!! Et alors que tous leurs
ministres, ont été décorés !!! Monsieur Messmer a reçu des décorations par
dizaines, a siégé à l’académie française.... Alors qu’il a exterminé
400000 camerounais dans les années 60, a ordonné les masscres de mai
1967 en Guadeloupe... Il a fini à l’académie française et on lui a fait
des obsèques nationales...
Monsieur Pierre BOLOTTE, qui est mort voilà bientôt 1 an. Il est
mort le 23 mai 2008 et a été enterré le 27 mai 2008... Lui aussi a été
décoré...
En fin de compte, tous nos bourreaux ont été décoré, mais à nous, ils ne disent rien...
Si ce n’est, "venez, allons discuter, nous parlerons entre nous et nous
définirons ensemble les orientations pour les 10 ou 15 prochaines
années..."
Camarades, c’est à nous de le faire ! Les discussions à avoir, c’est entre nous que nous devons les avoir...
Les thèmes de discussion qu’il doit y avoir, c’est à nous guadeloupéens
de les définir, c’est à nous de choisir avec qui nous discutons, et non
pas laisser deux trois petits "experts", deux ou trois petits
bureaucrates et des individus encravatés aller décider à notre place.
C’est ce la que nous disons et c’est cela que nous ferons ! Passer dans
toutes les communes, parler entre nous, parler aux guadeloupéens, les
grands, les petits, les blancs, les noirs, les indiens, ceux qui ont
été à l’école et ceux qui ont laissé l’école tôt... Tout le monde a
quelque chose à dire, tout le monde a une science : que l’on soit
enseignant, que l’on fasse du charbon, que l’on soit médecin ou marin
pêcheur... On a tous quelque chose à dire !!! Les
vrais états généraux, c’est donner la parole aux guadeloupéens, pour
que tous les guadeloupéens puissent parler... et non pas comme ils le
font eux kidnapper la parole ! Kidnapper la parole et donner à deux ou
trois individus qui pensent avoir la science infuse la possibilité de
parler...
Ils veulent précisément que l’on vienne à ces états
généraux pour cautionner par notre seule présence leurs projets.
Kanmawad, nou pa kay on mèd koté ! Et tous les guadeloupéens qui sont
là, s’ils connaissent des gens qui y vont, dites leur de ne pas y
mettre les pieds ! Pour ne pas se rendre complices d’une abomination
car ils déjà décidé de tout ! Parce que c’est à nous de décider de ce
qui est bon pour nous !
Ainsi, le préfet a organisé une conférence de presse
dernièrement, le jour où il était censé nous recevoir pour un premier
bilan d’étape de l’application du protocole du 4 mars. Et heureusement
que nous n’y avons pas été, car comme par hasard, toutes les fois où
ils sont censés nous recevoir, la presse est toujours massivement
invitée. Devant tous ces journalistes, il a prétendu faire un bilan du
protocole du 4 mars et dédouaner l’état. Mais la vérité c’est quoi ? La
vérité c’est que nous sommes toujours en lutte contre la SA-HLM et les
autres bailleurs sociaux . S’agissant du gel des loyers, ils
n’entendent pas l’appliquer et nous rembourser notre argent !
S’agissant de la suspension des exécutions pour l’expulsion des
locataires, ils continuent malgré leur engagement écrit !
Et dans le même temps le préfet DESFORGES claironne que tout va bien ; sa kay, sa kay.
Mais camarades nous sommes toujours en combat : ils n’entendent
rien lâcher, même pas un centime. Alain Plaisir l’a dit, même
lorsqu’ils baissent les prix, on n’arrive pas à trouver le produit qui
a baissé. Ils se défaussent en permanence. Sans compter que nous
tentons d’acheter ce qui a baissé, mais il y a d’autre chose qui n’a
pas baissé et que nous achetons forcément ; et là ils augmentent leurs
prix et leurs marges. Voilà la situation dans laquelle nous nous
trouvons. Et c’est la même chose pour les banques. Le crédit foncier
pourchasse des guadeloupéens, malgré la nomination d’un médiateur censé
se charger de cela...
Ils ont un atelier sur la rénovation du dialogue social et la
formation professionnelle... J’ai beau eu beau essayer de comprendre en
quoi ces deux thèmes pouvaient être liés ou aller de pair, je n’y suis
jamais arrivé. les membres de ce groupe n’ont qu’un rôle : nous amener
autour de la table pour cautionner la création d’un institut régional
du travail et une association régionale d’amélioration des conditions
de travail. C’est à dire, qu’à partir de ce moment là, il ne doit plus
y avoir de grève, plus besoin de syndicat. En cas de problème, il
suffirait de convoquer les membres de ces deux choses qui viendront
régler tous vos problèmes. Ils l’ont fait en Martinique, mais les
licenciement s’y poursuivent par milliers ! Et comme il y certainement
une ou deux des leurs dans la foule, prenez note du jour où je l’ai
dit : voilà ce qu’ils vont décider ! La plupart des membres de cet
atelier ne le savent encore, mais voilà ce qu’on vous dira de décider !
De même il y a un groupe sur les infrastructures, qui doit très
normalement nous parler de la création d’un nouvel hôpital de 500
millions. Sauf que ça a déjà été déjà voté... De même nous aurons une
troisième année de médecine. C’est déjà acté et décidé. Mais ils nous
le redirons dans le cadre d’un grand bilan de tous les états généraux.
Ils y rajouteront quelques éléments : grande enquête sur le
chlordécone...
Tout ce qu’ils avanceront comme
propositions et projets est déjà écrit : on prend la Loi de finances,
on prend la LODEOM, on prend le document intitulé STRACOM, on prend le
protocole du 4 mars 2009 et l’on a tout ce qui v a être dit dans les
états généraux. Et si quelqu’un venait à avancer ou proposer
quelque chose d’autre, bien entendu ils le noteront, mais ils n’auront
pas de sous pour le financer. Parce que nous le rappelons, le budget de l’état c’est quelque
chose de très simple. Il est voté dans le cadre de la loi de finances
et c’est fini ! Ils ne vont donc pas voter tranquillement de l’argent
pour nous ; ils n’en ont déjà pas pour eux !
Et je ne sais pas si vous regardez la télé comme
moi... On y voit des salariés séquestrer des patrons ; et ils ont
raison ! Aujourd’hui ils ont foutu le feu à une sous préfecture. Nous
n’avons pas vu l’ombre d’un manblo ! Pas l’ombre d’un flic !
La seule chose qu’on ait entendu, c’est que ces actes étaient
injustifiés et que le préfet entend porter plainte... Mais lorsque nous
sommes nous simplement debout dans la rue, nous avons droit aux manblo
et systématiquement des huissiers nous font convoquer au tribunal. Et
là, condamnations sauvages, astreintes astronomiques, pleuvent... La
voilà, la voilà la justice coloniale et ils nous demandent de venir
faire des états généraux... C’est se moquer de nous.
Alors camarades, la seule chose
que nous ayons à faire, les camarades ont déjà donné les dates : porter
la solidarité aux camarades en lutte dans tous les secteurs, participer
aux meetings dans les communes, et surtout participer au premier mai à
petit canal. Nous y serons en mémoire du camarade BINO et en solidarité
avec les huit jeunes emprisonnés durant deux mois alors qu’ils n’ont
rien à leur reprocher. Et en soutien à tous ceux qui défendent les
terres agricoles. Car à Gros Cap Petit Canal, ils vont prendre
40 hectares de terres agricoles pour planter des panneaux solaires.
Alors oui, nous sommes d’accord pour développer les énergies
renouvelables, et donc aussi pour les panneaux solaires. Mais si l’on
souhaite implanter des panneaux solaires, faites le sur des massifs
rocheux, sur des immeubles et bâtiments ! Mais pas sur des terres
agricoles ! Car après sur quoi planterons nous nos denrées ?! Or que
font-ils ?! Ils donnent à une multinationale 40 hectares de terres
agricoles pour y planter des panneaux solaires !
Soyons donc massivement présents
au premier mai à petit canal pour leur montrer ce que c’est que les
états généraux du peuple de Guadeloupe !!! Et tout le mois de mai sera réellement un mois de combat ! Que chacun de nous chausse ses baskets, ou ses tennis !
Car nous ne les laisserons pas mettre des pompes automatiques dans les
stations services, nous ne les laisserons licencier 1500 pompistes ;
nous ne les laisserons pas licencier un millier de travailleurs de
l’hôtellerie ; nous ne les laisserons pas mettre au chômage les
contrats aidés...
Nous n’accepterons plus les
pwofitasyon avec la complicité de l’état français et d’une bande de
voleurs qui nous disent aimer la Guadeloupe ! La Gwadloup a pa pa ta
yo, la Gwadloup sé tannou kanmawad !
Mèsi kanmawad !
Elie DOMOTA,
Meeting du Palais de la Mutualité,
Mardi 21 avril 2009
UGTG.org
|
publié le 1 mai 2009 01:35 par Continuite LKP
Rapport Brissac : Au bout des révélations & du
réquisitoire, les interrogations...
Publié par La
Centrale UGTG le mercredi 29 avril 2009
Un
troisième rapport, "complémentaire" - nous dit trop modestement son
auteur...
Dans ce réquisitoire - essentiel & implacable - contre un vol à
grande échelle,
le rapporteur - également membre du CESR - attire en particulier notre
attention sur le régime fiscal et douanier étrangement dérogatoire dont
bénéficie la SARA et ses actionnaires. Mais sa démonstration vise aussi
à démonter les autres rouages d’un mécanisme digne de la mafia ; car
conçu pour spolier les guadeloupéens.
Dans tout autre pays, la succession de ces rapports, le
scandale public provoqué par les révélations successives, le trouble
social que ces pratiques véhiculent, auraient provoqué le déclenchement
d’enquêtes judiciaires et bien évidemment la démission (ou le
sacrifice) des dirigeants de cette pieuvre mafieuse an ti péyi Gwadloup.
La SARA tout comme Colette KOURY peuvent dormir
tranquilles : Son ange gardien - l'état français - via ses "services"
administratifs (DRCRF
- DRIRE) et sa justice coloniale, veille soigneusement à ne pas trop
la
déranger et à ne surtout pas laisser quelques makoutes l'indisposer...
(...) Lire
l'article
|
publié le 1 mai 2009 01:10 par Continuite LKP
Dans cette lettre le
maire de Case Pilote en Martinique* dresse un réquisitoire extrêmement sévère
vis à vis des états généraux organisés en dépit du bon sens et surtout sans
avoir tenu compte de l'avis des populations.
Pourtant ses propos
sont d’une radicalité à couper le souffle !
Les Sarkozy, Fillon, Alliot-Marie, Hortefeux, Jego et leurs kounichettes Karam
+ associations croupions serviteurs des bénéficiaires principaux de la
"Pwofitasyon" ont beaucoup de soucis à se faire pour les prochaines
semaines, mois et années...
Ils ne veulent pas comprendre que plus ne sera jamais comme avant le 20 janvier
2009, dont acte !
Les évènements qui ont été plus fort qu'eux se transformeront bientôt en un tsunami
mêlé à un cyclone et un tremblement de terre !
Guadeloupe, Martinique, Réunion, Guyane veulent sortir du féodalisme de
l'économie de plantation en imposant Respect, Dignité et Egalité Effective dans
tous les domaines !
Paris le 26 avril 2009
*Voir courrier du maire en document joint.
assoc.armada@yahoo.fr
|
publié le 10 avr. 2009 07:23 par Continuite LKP
publié le 6 avr. 2009 08:32 par Continuite LKP

Le 02 décembre 1973 naissait la Centrale syndicale UGTG : Union Générale des Travailleurs de Guadeloupe
Elie DOMOTA : Les Etats Généraux, un moyen de casser LKP !
Bonswa pèp Gwadloup,
Meeting LKP 02.04.09
Nous sommes bien contents de nous retrouver,
et surtout nous sommes bien contents que l’Etat et les patrons nous
donnent l’occasion de nous retrouver. Car si nous sommes ici ce soir, c’est aussi parce qu’il y a aujourd’hui entre 44 et 45 grèves en Guadeloupe. Nou pa konpwann - on ?!
Nous revenons de 44 jours de mobilisations, la grève générale a été
suspendue... et il y a 44 ou 45 entreprises en grève ; et il y des
grèves qui éclatent chaque jour !
Et c’est dans un tel contexte qu’ils ont dit et annoncé la semaine dernière qu’ils allaient faire des Etats-Généraux ! [1]
Et dès lors pas mal d’individus ont fait leur apparition,
pas mal de gens qui n’ont jamais honte. Car à chaque fois que l’Etat
français dit " A table !", eh ben il y a beaucoup qui courent s’assoir.
Ils ignorent ce qu’il y a au menu,
ils ne savent pas qui a cuit le repas, ils ignorent le nom des invités
et des convives... mais ils sont là, assis à table !
Nous ne serons pas très long sur ce chapitre...
nous n’avons pas encore pris de décision. car c’est samedi matin que le
LKP se réunira pour prendre une décision et dire ce qu’on en pense de
ces Etats-Généraux. Mais à titre personnel je tiens déjà à dire que je
ne mange pas n’importe quel manger, même si j’ai faim ; et que je ne
m’assieds pas à table avec n’importe qui.
Car il faut bien comprendre ce qui se passe et ce qui est en jeu, camarades. Pendant 44 jours, le peuple de Guadeloupe a fait les Etats-Généraux : nous avons posé des questions, nou monté nou désann
(nous avons longuement marché) ; le peuple de Guadeloupe a dit ce dont
il a envie et besoin, ce dont il ne veut pas ! Et pourtant, misyé SARKOZY la a tout bonnement décidé de faire faire ses Etats-Généraux et nous a dit : voilà les thèmes que j’ai choisi pour vous ! La nouvelle gouvernance, les modifications statutaires, les évolutions administratives et patiti local et patata national...
Puis on nous a dit : la formation des prix... Puis on nous a parlé
de la rénovation du dialogue social... Ils ont donc inventé toute une
série de choses pour nous et dit en substance : puisque vous protestez, voilà ce que nous allons faire !
Et ils ont alors cherché en tout premier lieu à casser le LKP ! Comment ?!
L’UGTG, la CGTG, la CTU, FO et la CFDT
(5 organisations syndicales membres du LKP) ont reçu une lettre du sous
préfet de Basse-Terre, M. Gautier nous disant que le préfet SAMUEL en
charge des Etats-Généraux nous invitait à une réunion le vendredi 20
mars à 14H00. Point ! L’UGTG a reçu cette convocation pour 14H00, FO en
a reçu une pour 14H45, la CGTG pour 15H30... Enfin, tous les 45
minutes, chaque organisation était reçue pour une "audition".
Ils ont fait la même chose avec les partis politiques : UMP, PS, GUSR...
LKP et le peuple de Gwadloup ont
posé des problèmes ; mais ce qu’ils cherchent à faire aujourd’hui c’est
de casser la légitimité du peuple et de casser la légitimité du LKP !
A réception de ce courrier nous nous sommes dit qu’il y
avait un sérieux problème. Comment ces messieurs pouvaient nous appeler
à une rencontre et pas les autres ?! Nous avons donc décidé de ne pas
nous y rendre !
En ne nous voyant pas, SAMUEL et DESFORGES
(actuel préfet de Guadeloupe) nous ont alors appelés. Nous lui avons
dit qu’il y avait un problème : nous avons reçu nous convoquant à une
réunion à 14H00. Point. Nous n’allons pas à des réunions de la sorte !
Nous ne souffrons pas de réunonite ! Lorsque nous recevons un courrier
nous invitant à une réunion, il faut pour que nous nous déplacions que
nous sachions au moins qui a convoqué, sur quoi et pour quoi. Et nous avons dit à SAMUEL que si justement ils avaient un minimum
de respect pour le peuple guadeloupéen, ils nous auraient adressé un
véritable courrier nous disant qui il était (lui SAMUEL), qui
l’accompagnait, qui l’avait missionné, dans quel cadre et pour faire
quoi, et ce que c’est que les Etats-Généraux... ! De nous l’expliquer
avant que nous ne venions à une réunion en petit comité !!!
Sa réponse a été de nous que oui, il était d’accord pour recevoir
le LKP mais que malheureusement il ne le pourrait pas car il s’en
allait en Martinique avec JEGO ! Et qu’il allait demander au préfet
(pourtant assis à ses côtés lors de l’échange téléphonique) de nous
écrire et de nous recevoir si nous le souhaitions !
Le préfet nous a donc adressé un courrier samedi dernier
(28 mars 2009) nous disant ce qu’étaient que les Etats-Généraux, qu’il
y avait 8 thèmes, et nous indiquant qu’il était prêt à nous recevoir
lorsque nous le souhaitions. Nous lui avons répondu que nous lui ferions connaître notre
position la semaine prochaine... Puisque c’est samedi que nous
analyserons la situation.
Mais en attendant,
comment peut-on comprendre qu’après tant de problèmes soulevés par
nous, qu’avec tous les problèmes qui se posent en Guadeloupe
aujourd’hui, on puisse trouver des Guadeloupéens pour aller s’assoir
dans des ateliers des Etats-Généraux et qui souhaitent faire des
Etats-Généraux en 10 JOURS ! Car c’est exactement ce qu’ils font !
Ils ont prévu de se rassembler la semaine prochaine entre eux pour
savoir ce qui se passe en Guadeloupe ! Puis la semaine du 13 ils
comptent dresser un état des lieux ! Ils comptent discuter entre eux et
après, mòso SARKOZY la (le fier à bras
de SARKOZY) viendra dans la semaine du 20 avril 2009 pour ouvrir
officiellement les Etats-Généraux et pour faire des consultations
publiques ! Et cela s’achèvera à la dernière semaine du mois de mai...
puisque les élections européennes vont démarrer après. Et lorsqu’il y a
des élections européennes, il ne doit rien y avoir d’autre, puisqu’on
est précisément en période électorale. Cà, nous le savons tous.
Cela signifie qu’en 10 JOURS
(avec Pâques, 1er Mai, 8 Mai) ils vont faire les Etats-Généraux de la
Guadeloupe : la plus grande consultation du peuple dans l’histoire de
la Guadeloupe, qui n’a jamais encore eu lieu et qui décidera de
l’avenir de ce peuple. En 10 JOURS !!! Voilà ce qu’ils nous proposent !!!
Et bien évidemment, on entend deux ou trois venir nous dire : Ah
oui, c’est une chance historique ! Il faut la saisir ! Il ne faut pas
que vous pratiquiez la politique de la chaise vide, sinon on dira de
vous que vous n’êtes qu’une bande de voyous !... Comme l’affirme aujourd’hui Patrick KARAM qui a couilloné les
Martiniquais, Guadeloupéens et Guyanais du temps où il était président
du Collectif DOM. Aujourd’hui plus personne ne veut en entendre parler
ni même le voir, même pas en photo ! Il a dans cette interview dit
qu’il connait l’UGTG et qu’effectivement, il avait eu l’occasion de
venir à notre local. Mais nous lui disons de ne plus jamais y foutre
les pieds ! Et que si jamais il s’aventurait à gravir les 48 marches
qui conduisent à notre local, il aurait à les redescendre la tête en
avant ! Car nous ne fréquentons ni les minables ni les dirigonflistes (opportunistes qui vont à la soupe - au riz) ! [2]
Tout cela pour dire qu’il suffit à l’Etat de sonner la
cloche du repas pour trouver des gens qui vont s’assoir là et qui nous
disent : Non, non, c’est une chance historique, il faut y venir !
Toutes les décisions qui vont être arrêtées dans les Etats-Généraux sont déjà prises !
Camarades, il nous suffit de prendre un un exemple : Il
y a un chantier [atelier] dirigé par le président du Conseil Economique
& Social Régional (CESR), Misyé Jocelyn JALTON ! [3]
Le nom de cet atelier est : "La rénovation du dialogue social & la formation professionnelle". Deux thèmes qui déjà ne vont pas du tout ensemble ! Mais c’est bien évidemment un traquenard. Car tout le monde sait que la formation professionnelle est une
question pour laquelle se battent toutes les organisations, et
particulièrement les organisations syndicales, membres du LKP... Mais
comme ils veulent à tout prix nous enchainer dans le dialogue social,
ils ont fait le choix de nous inviter à parler de la formation
professionnelle pour tenter de nous brècher (hameçonner). Utiliser donc le thème de la formation professionnelle comme appât pour faire avancer le dialogue social...
Et comme depuis 4 ans ils nous proposent de créer une Association de Promotion du Dialogue Social [4]
... Ils veulent voir comment ils arrivent à casser les grèves ici ;
comme ils l’ont fait en Martinique, tout en sachant qu’il n’y a jamais
eu autant de licenciements en Martinique que depuis la création de
cette association...
la deuxième chose qu’ils veulent mettre en place c’est un Institut Régional du Travail
Et la troisième chose qu’ils entendent créer c’est, là aussi comme
en Martinique, une Agence Régionale pour l’Amélioration des Conditions
de Travail ... Ainsi en cas de problème dans une entreprise, les
salariés, point besoin de faire grève, point besoin de syndicat : il
suffirait de saisir l’ARACT, qui viendra faire une médiation dans
l’entreprise. Plus besoin de syndicat, finissons en avec cette culture
syndicale et de la grève...
Voilà ce qu’ils veulent faire,
voilà leur conception du Dialogue social ! C’est cela que cet atelier
est chargé de prendre comme décision : La création d’un IRT, dune APDS,
et d’une ARACT !
Leur invitation aux syndicats, aux travailleurs et au
peuple de Guadeloupe ne vise qu’à légitimer leurs décisions ! Afin
qu’ils puissent dire : vous étiez là ! Et pour le cas où vous veniez à
dire demain que vous n’êtes pas d’accord... Les conclusions écrites de
leurs synthèses, ateliers et chantiers commenceront par la phrase
suivante : "Les participants - noms des participants - ont décidé de..." ! Vous n’étiez peut-être pas d’accord, mais vous étiez bien là !
Voilà leur manière de fonctionner ! Car
bien évidemment ils nous prennent pour des couillons, car bien
évidemment ils prennent les Guadeloupéens pour un peuple d’imbéciles ! Car ces gens là fonctionnent selon le même principe que celui dicté par un de nos proverbes : Kon malpwop ki vwè térinn nèf ! (excités comme les malpropres à la vue d’une bassine neuve). C’est exactement ce qui se passe !
C’est pourquoi nous profitons pour lancer un appel à
tous ces gens aussi afin de leur dire : Essayons de nous respecter un
tant soit peu ! Essayons d’avoir au moins un minimum de respect envers
les Guadeloupéens ! Cessons de nous précipiter toutes les fois où on
nous donne à manger ! Cuisons nous même notre repas ! Aimons un peu
notre pays ! Décidons ensemble de ce qu’il faut à notre pays ! Car il
est inadmissible que l’on veuille de nouveau décider pour nous ! Car ce
qu’il y a d’important c’est ce dont nous nous avons envie ; et non pas
ce dont les autres ont envie pour nous !
Et à ceux qui seraient tentés de dire qu’il y aura du
désordre, nous tenons à les rassurer : il n’y aura jamais plus de
bordel qu’il n’y en a eu hier et aujourd’hui, car ce pays il y a
longtemps qu’il est en bordel ! Et c’est à nous précisément de le
remettre bien !
Deux mots sur l’Accord Jacques BINO
Le jeudi 26 février dernier, un accord était signé par
6 organisations patronales. Cela représentait à peu près entre 17 et 20
mille salariés.
Camarades, depuis le 26 février, les camarades des
différents syndicats - qu’il s’agisse de FO, de la CGTG, de l’UGTG, de
la CTU, de la CFDT, CFTC, FSU... - s’activent sur le terrain des luttes
sociales pour que les patrons signent l’accord Bino.
Et aujourd’hui, c’est plus de 25000 salariés supplémentaires qui y ont droit !
Cela fait au total plus de 45000 salariés concernés, bénéficiaires en
Guadeloupe ; et ceci, dans tous les secteurs d’activité : cliniques
privées [5]
, sécurité privée, hôtellerie, grande distribution, Banques,
Immobilier... Autant d’entreprises adhérentes du MEDEF ! Ils ont signé
car nous leur avons clairement signifié que s’ils ne signaient, les
travailleurs resteraient engrève chez eux. Et que s’ils venaient à
ouvrir malgré tout avec la complicité de l’Etat et de ses manblos,
aucun Guadeloupéen n’entrerait y acheter !
Et disons le haut et fort :
Aujourd’hui nous restons sur cette même position ! Nous resterons en
grève totale et générale tant qu’ils n’auront pas tous signé l’Accord Jacques BINO !
Et nous leur disons tout aussi fort afin qu’ils puissent l’entendre
jusqu’au ministère : demain, vendredi 3 avril 2009, ils réunissent à
nouveau une commission sur l’extension de l’Accord BINO.
Camarades salariés, nous ne comptons pas sur leur extension ! C’est le
MEDEF qui dicte à l’Etat sa politique et qui décide de ce que le
gouvernement décidera ! S’ils veulent faire l’extension, ils
commenceront par retirer le préambule, car ils n’aiment pas lire ou entendre la vérité.
Et ils enlèveront aussi l’article 5 portant la clause dite de
convertibilité ; afin que dans un an nous perdions 50 euro et 200 euro
dans trois ans !
Cela signifie camarades que
quelque soit la décision qu’ils prendront demain, nous devons nous
mettre en grève partout où ils n’appliquent pas l’Accord BINO !
Publié par La Centrale UGTG le vendredi 3 avril 2009
Mis à jour le samedi 4 avril 2009
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publié le 6 avr. 2009 08:12 par Continuite LKP
DECLARATION
LKP
A
propos des etats genaraux
Ki diab « états généraux » Ésa !!!!!!!
C’est la grève générale et le mouvement populaire historique des
journées de Décembre, Janvier, Février et Mars 2009 kont pwofitasyon qui a
conduit l’État Français à organiser leurs
dits « états généraux » en
Guadeloupe, avec l’arrière pensée de briser la dynamique LKP.
LKP déclare : Pon «états généraux» ne peut être dicté au Peuple
Guadeloupéen.
C’est :
-
De paris que M. Sarkozy a
lancé ses « états généraux.
-
De Paris que M. Sarkozy a
désigné son coordinateur central.
-
De Paris que M. Sarkozy a
désigné ses personnalités référents.
-
De Paris que M. Sarkozy a
établi le mode de fonctionnement de ses états généraux, y compris dans les
détails (ateliers, sujets, chefs d’atelier, calendrier, etc.)
-
De Paris... ou plutôt...
à Paris que se fera la synthèse de ces discussions de salon !
LKP refuse d’être la caution sociale, économique, politique et
culturelle de Monsieur Sarkozy et de ses relais en Guadeloupe. Yo ja désidé biten a yo.
Nous déclarons que les
« états généraux » du Peuple Guadeloupéen
ont débuté depuis le 5 décembre 2008, que la plate-
forme de revendications en 146 points et dix thèmes constituent le début du
vaste chantier sur l’état des lieux, le
diagnostic de notre société en mal-développement, caractérisée par des
inégalités basées sur une pwofitasyon qui perdure depuis plus de quatre cent ans.
Après les avancées sociales arrachées de haute lutte par
plus que 44 jours de mobilisation de masse dans les rues, un immense espoir de
changement s’est levé chez les Travailleurs
et le Peuple de Guadeloupe.
LKP entend concevoir
avec le Peuple en mouvement de nouveaux rapports économiques et sociaux, pour passer d’une
économie de plantation d’import-distribution à une économie de production
tournée prioritairement vers la satisfaction des besoins du Peuple Guadeloupéen.
Une Guadeloupe
avec des femmes et des hommes capables d’inventer
une nouvelle société.
Aussi, nous devons notamment, avancer vers l’autosuffisance
alimentaire, œuvrer pour le plein emploi, assurer la justice fiscale, protéger
notre environnement, promouvoir un système d’éducation et de formation
répondant aux besoins de la jeunesse, de son épanouissement et continuer à
affirmer notre identité culturelle.
Nous devons favoriser
une réelle expression démocratique de tous les Guadeloupéens, respectant le
droit du Peuple Guadeloupéen à se donner la forme et le calendrier
d’émancipation qu’il désire.
Seule la poursuite des luttes de masse, conduite par la
classe des travailleurs conscients et organisés, fondée sur un programme né de
ses propres besoins, aspirations et revendications pourra répondre aux
espérances du Peuple.
Ce combat ne peut être mené victorieusement sans la
participation de l’ensemble de la jeunesse et du Peuple. LKP se situe résolument
dans cette logique.
ANNOU SANBLÉ pour nos propres revendications et aspirations.
La Gwadloup sé tannou,
La Gwadloup sépa ta yo ;
Yo
péké fè sa yo vlé an péyi an nou
Manten,
04.04.09
|
publié le 30 mars 2009 04:20 par Continuite LKP
publié le 23 mars 2009 10:20 par Continuite LKP
publié le 15 mars 2009 04:37 par Continuite LKP
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