publié le 22 déc. 2009 02:40 par Continuite LKP
Invitation
Réunion débat sur le mouvement conduit par LKP depuis 10 mois en Guadeloupe et les autres mouvements dans la Caraïbe Kolektif 5 fevryé (K5F) en Martinique, Front pour l’Avenir de la Guyane (FPAG), CIE-H en Haïti
Samedi 12 décembre 2009 à 17h00 87, rue du Faubourg-Saint-Denis, 75010 Paris Local du Parti Ouvrier Indépendant (M° Château-d’Eau)
Projection d’un DVD sur les 44 jours de grève générale en Guadeloupe
Débat animé par un responsable de Travayé é Péyizan, membre du LKP, avec la participation de CLKP
Lettre de Travayé é Péyizan
Les états généraux du gouvernement français n'étaient bel et bien qu'une tentative pour reprendre la main face à l’ébranlement de l’empire colonial occasionné par le mouvement en cours depuis plus de 10 mois. Une démarche pour mettre en place une "gouvernance réorganisée du colonialisme".
En effet, dans son discours du 6 novembre 2009 à l'intention des "Outre-Mer", les dernières colonies de la France, en conclusion de ses états généraux, le président français ne s'est pas adressé aux travailleurs, ni à la jeunesse, ni au peuple de ces pays. Il n'a donc pas répondu aux revendications. Il n'a donc pas répondu à la plate-forme de LKP. La seule fois où il y a fait allusion, c'était pour proférer des menaces. Sachant qu'il n'apporterait aucune réponse satisfaisante pour les travailleurs, pour la jeunesse, il a commencé par dépêcher plus de 800 gardes mobiles supplémentaires en Guadeloupe depuis un mois, de même que les services de la Direction de la Surveillance du Territoire (DST). Il a renforcé son appareil judiciaire répressif ; c'est ainsi que quatre substituts supplémentaires ont été nommés aux côtés des procureurs de Pointe-à-Pitre et de Basse-Terre. Au lieu de mettre en place un plan d’urgence pour l’emploi, la formation et l’insertion de la jeunesse, comme prévu dans l’Accord du 4 mars 2009 qui a suspendu la grève de 44 jours, il a mis en place un plan de répression contre les jeunes.
Après des syndicalistes de l'UGTG, de ses avocats, voilà que la répression anti-syndicale frappe d'autres délégués, deux dirigeantes de l'UNSA, membres très actives de LKP, une déléguée de l’UGTG, toutes les trois menacées de licenciement pour leurs activités syndicales au sein de leurs entreprises.
Le président français s'est adressé aux patrons pour leur faire des cadeaux supplémentaires, des millions pour les patrons véreux de l'hôtellerie qui font tout pour casser la convention collective du secteur, prétextant de mauvais résultats à cause de la grève générale de 44 jours. Les travailleurs du Club Méditerranée sont mobilisés avec l'UGTG et la CGTG (syndicats majoritaires) pour faire casser un accord signé en ce sens par un syndicat minoritaire.
Il n'a pris aucune disposition même pour diminuer les rentes de situation des békés qui génèrent la pwofitasyon. C'est la pérennisation de l'économie de plantation qui perdure depuis 400 ans.
Il s'est adressé aussi aux élus dits légitimes, à ceux qui garantissent le maintien du système colonial, qui font fonctionner les institutions coloniales dans nos pays, en leur demandant de renforcer la promotion de la France dans leurs régions géographiques, de renforcer le rôle de vitrine de la France. Pour l'exemple, sachez qu'un port en eau profonde est en construction en Guadeloupe qui doit servir de port de redistribution dans les Caraïbes des marchandises importées de France et d'Europe.
La secrétaire d’Etat aux Colonies qui vient d’être « élevée » au grade de ministre pour la circonstance, en campagne électorale en Guadeloupe (elle se présente aux prochaines régionales), n’a fait que confirmer tout cela. A la délégation de LKP qu’elle avait invitée, samedi matin 14 novembre, dans le cadre du Comité de suivi du Protocole d’Accord du 4 mars, elle n’a apporté aucune réponse sur le non respect des engagements pris par l’Etat. Par contre, elle n’a pas oublié de proférer des menaces. Il faut ajouter qu’en plus du dispositif policier et répressif mis en place, des hélicoptères tournent presque 24 heures sur 24 dans le ciel guadeloupéen depuis quelques semaines.
Mais la mobilisation se poursuit. Les meetings se poursuivent et sont toujours aussi populaires, de même que les Liannaj a Pawol. Plus de 2000 personnes avaient accompagné LKP à la préfecture de Basse-Terre où se tenait la rencontre avec la ministre. Elles sont parties en manifestation spontanée dans les rues de la ville à l’annonce du résultat de la rencontre. Un appel à une grève générale d’avertissement a été lancé pour le mardi 24 et le mercredi 25 novembre 2009.
Pointe à Pitre, le 20 novembre 2009
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publié le 26 avr. 2009 04:25 par Continuite LKP
Continuité Liyannaj Kont Pwofitasyon
MANIFESTATION VENDREDI 1er MAI 2009
à 14 heures Place Denfert Rochereau
Pour le respect de l’accord « Bino » !
Les travailleurs de Guadeloupe, de Martinique, de la Guyane et de la Réunion ont conduit une grève très dure pendant plusieurs semaines contre le système de « pwofitasyon » qui provoque un coût de la vie exorbitant, et maintient une économie et des rapports sociaux de type colonial dans les DOM. Résolument constructif, ces mouvements populaires ont confectionné démocratiquement et dans l’unité une plate-forme de revendications légitimes permettant d’apporter des solutions concrètes dans l’ensemble des secteurs de la société locale.
Alors que les accords conclus dans chacun des DOM ne sont toujours pas honorés, le gouvernement dans une fuite en avant de « l’arbitraire colonial », vient, par le ministère de M. Hortefeux, de sortir un arrêté scélérat amputant l’article V de l’accord « Bino » qui permettait la convertibilité au terme de trois ans de prise en charge de la région, du département et de l’Etat.
En amputant de son article V l’accord « Bino » le Gouvernement par ses ministres Alliot-Marie, Jégo, Hortefeux, et le premier d’entre eux Fillon, a violé les accords signés par les partenaires sociaux le 26 février dernier au bout de 44 jours de lutte et de mobilisation exemplaires et porté gravement atteinte pour la première fois dans l’histoire sociale française à la jurisprudence du droit du travail en matière de signature d’accord de fin de conflit !
Par cette décision scélérate de complaisance à l’égard du MEDEF Guadeloupéen, le Gouvernement instaure volontairement une disparité salariale et une injustice sociale « illégale » au détriment de 30 000 travailleurs pourtant concernés par l’extension.
C’est inacceptable !
Contre les Etats-Généraux !
Les départements d’Outre-Mer viennent de connaître probablement l’une des plus grandes crises de leur histoire en particulier en Guadeloupe à l’initiative du LKP, en Martinique avec le Collectif du 5 février, en Guyane avec le MKL et à la Réunion avec le COSPAR …
Des mobilisations historiques et exemplaires compte tenu du caractère pacifique et de la maîtrise avec laquelle les militants se sont employés à organiser des manifestations qui ont recueilli l’approbation totale de la population et pour la première fois une participation tellement massive que rapportée à la France hexagonale on approcherait les 15 millions de participants.
Plus qu’une absurdité, ces états généraux constituent une véritable supercherie …
Apporter une réponse politicienne à une exigence économique et sociale concrète n’a vocation qu’à pérenniser « une économie de plantation », ce que la LODEOM, loi sur le développement de l’outre-mer vient confirmer dans ses dispositions qui ne tiennent aucunement compte des faits, notamment par l’évidente politique de monopolisation du pouvoir et des réseaux économiques, fonciers et financiers entre les mains d’une infime minorité béké actrice principale de la « pwofitasyon » !
Comment peut-on faire croire que l’injonction sarkozyenne d’Etats Généraux peut remplacer plusieurs semaines de grève, de débats, de négociations et de décisions concrétisés par des accords contractuels entre la région, le département, le préfet, les syndicats et associations et le patronat ?
Combien de temps durera la manipulation de l’opinion publique sur les véritables responsables des conséquences économiques et sociales au terme de ces nombreux jours de grève qui ne peuvent être mis qu’à l’actif d’un Président de la république et sa cour ministérielle qui ont volontairement laissé pourrir la situation afin de diviser un mouvement soudé et un peuple solidaire ?
Contre la politique anti-sociale et colonialiste du gouvernementale Sarkozy !
Le Gouvernement croit pouvoir museler les salariés en lutte pour la protection de leur emploi, de leur pouvoir d’achat , du droit de grève et du respect du droit syndical, contre les licenciements massifs, la délocalisation des usines, la protection des stocks options et des salaires des banquiers et du haut patronat « ici » ; et « là bas », Outre Mer, pouvoir utiliser les vieilles méthodes d’intimidations coloniales tantôt paternalistes tantôt répressives !
Le CLKP - Continuité Liyannaj Kont Pwofitasyon - appelle l’ensemble des Travailleurs de France de l’Outre Mer à refuser l’injustice sociale et à se mobiliser massivement pour exiger une pleine et entière égalité sociale et salariale dans l’hexagone et dans les DOM ainsi que le respect des accords négociés et signés.
Le 1er mai 2009 : Hexagone, Guadeloupe, Martinique, Guyane, Réunion Territoires d’Outre-Mer même combat !
Paris le 24 avril 2009
_ Contacts porte-paroles CLKP : 06 87 25 65 58 / 06 60 84 88 55
_ Contact Presse : 06 80 06 79 93
Site : http://continuitelkp.new.fr mail : continuitelkp@gmail.com |
publié le 13 mars 2009 03:05 par Continuite LKP
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mis à jour : 13 mars 2009 03:20
]
Le développement en Europe, dès la fin du XVIIIe siècle, de la culture de la bet-terave à sucre provoque, au sein des colonies françaises, une surproduction du sucre issu de la canne, qui pénalise les producteurs coloniaux.
Ces derniers, désormais contraints de se moderniser pour survivre, se constituent en lobby colonial, comptant des planteurs et des négociants des ports métro-politains, farouchement opposés à toute idée de remise en cause de leurs privilèges, ainsi qu'à toute évolution sociale.
Ce refus se manifeste notamment par le combat mené par les colons afin d'empêcher toute égalité de droits entre les Blancs et les Libres de couleur, ainsi que par la répression des tribunaux.
Parmi ces victimes, Cyrille Bissete, libre de couleur, est condamné, à la suite de la publication d'une brochure dénonçant en détail les injustices subies par les esclaves, au banissement à perpétuité de la Martinique, puis, après un appel et un pourvoi en cassation, à 10 ans de bannissement des colonies françaises.
L'abolition de l'esclavage en Guadeloupe, Martinique et Guyane, respectivement les 27 mai, 22 mai et 10 juin 1848 -cette dernière ne prenant effet que le 10 août 1848-, accorde aux anciens esclaves la citoyenneté politique mais pas de répa-ration financière ou foncière, et accorde aux colons propriétaires d'esclaves une indemnité, pour les dédommager de la perte de leur outil de travail. Elle interdit également formellement à tout français de posséder, d'acheter ou de vendre des esclaves, de participer soit directement, soit indirectement à tout trafic ou exploitation de ce genre.
Pour répondre à ce problème de main d'oeuvre, les autorités, à l'appel des colons, organisent de nouveaux flux migratoires, principalement en provenance d'Inde et d'Afrique. Ces migrations sont vivement critiquées par les anglais, qui dénoncent une nouvelle traite négrière déguisée.
les immigrés étant très peu rémunérés, la naissance d'une nouvelle bourgeoisie issue des anciens libres de couleur et des anciens esclaves entraîne chez les groupes sociaux encore dominants, endogamie (choix du conjoint dans la même famille ou dans le même clan) et ségrégation de fait, éloges de qualités qui leur seraient représentatives, racialisation du discours.
Le fort élan patriotique exprimé par les antillo-guyanais au cours de la 1ère guerre mondiale - 31 000 -trente et un mille- soldats provenant des vieilles colonies, se-lon un rapport du Ministère des colonies de juillet 1918 - est récompensé par l'ar-mée française à coups de vexations, comportements discriminatoires et retards parfois très importants -près de dix ans après- dans le versement des pensions.
La seconde guerre mondiale voit quant à elle les conseils municipaux, élus, remplacés par des conseils municipaux nommés, au sein desquels figure une majorité de conseillers issus de l'oligarchie terrienne et industrielle blancs-pays en Guadeloupe, békés en Martinique. L'Amiral Robert en Martinique, et le Gouverneur Sorin, en Guadeloupe, instaurent dans les colonies un climat de terreur : chasse aux résistants, censure de la presse et de l'information .... Paul Valentino, conseiller général en Guadeloupe, est ainsi déporté aux Îles du Salut en Guyane pour son adhésion à la dissidence. Les Vieilles Colonies obtiennent avec la loi du 19 mars 1946, après deux siècles de revendications assimilationnistes, le statut de département français. Cependant, moins de 10 ans après, le désenchantement est total. Malgré la loi du 49 mars 1946, la Martinique est un faux département. Elle demeure un pays dont les caractères économiques, sociaux, politiques et culturels sont typiquement coloniaux... Les colonialistes français, qui sont habiles à masquer les injustices et les inégalités, déclarent que la Martinique n'est plus une colonie. Les faits prouvent le contraire... (Publication de la Fédération martiniquaise du Parti communiste, janvier 1956). En France hexagonale, l'affaire du sang contaminé, révélée en 1991, a donné lieu à une enquête et à des mises en examen.
En Guadeloupe et en Martinique, l'utilisation du chlordécone, pourtant interdit aux Etats-Unis dès 1976 et en France hexagonale en 1990, ne l'a été officiellement qu'en 1993, après de nombreuses dérogations accordées aux lobbies bananiers, et a continué d'être utilisé jusqu'aux années 2005-2007. A ce jour, aucun procès ni enquête n'a été ouvert. En France hexagonale, l'affaire des écoutes téléphoniques illégales, réalisées par l'Elysée entre 1983 et 1986, s'est conclue le 9 novembre 2005 par 7 condamnations devant le tribunal correctionnel de Paris. En Guadeloupe, l'affaire Aristide, du nom de Maitre Sarah Aristide, qui a permis de mettre à jour les écoutes illégales dont a été victime l'avocate, a été le théâtre de nombreux blocages, notamment par le désir du Procureur de classer l'affaire. Classement heureusement refusé par la cour d'appel de Basse-Terre. En France hexagonale, les propos exprimés par M. Jacques Chirac au dîner-débat du RPR à Orléans le 19 juin 1991, concernant le bruit et l'odeur des musulmans et des noirs, polygames, qui gagnent 50 000 F de prestations sociales, sans naturellement travailler, ont donné lieu à une plainte portée par le MRAP pour incitation à la haine raciale. Le MRAP a été débouté, les magistrats estimant que ces propos ne constituaient que des attaques vagues et générales, insuffisantes pour caractériser la diffamation raciale, et qu'à supposer qu'elles constituent des expressions outrageantes, elles ne visaient pas une personne ou un groupe de personnes suffisamment déterminé. En France hexagonale, le Discours de Dakar prononcé par M. Nicolas Sarkozy le 26 juillet 2007, sous la plume de M. Henry Guaino, associe indifféremment tous les africains, quels que soient leurs nationalité, profession, ou mode de vie, sous le vocable de paysan africain, qui depuis des millénaires, vit avec les saisons, dont l'idéal de vie est d'être en harmonie avec la nature, qui ne connait que l'éternel recommencement du temps rythmé par la répétition sans fin des mêmes gestes et des mêmes paroles (...)", qui "jamais (...) ne s'élance vers l'avenir et à qui jamais il ne (...) vient à l'idée de sortir de la répétition pour s'inventer un destin. A ce jour, aucune enquête judiciaire n'a été ouverte.
En France hexagonale, les propos de M. Alexis Brézet, directeur de la rédaction du Figaro, qui a affirmé sur le plateau de C dans l'air sur France 5, sans fournir de preuve, que le LKP, et plus particulièrement l'UGTG, est une organisation qui possède des méthodes parfois expéditives pour collecter des fonds -visite au sein des entreprises avec des barres de fer-, n'ont fait l'objet d'aucune enquête judiciaire. En France hexagonale, les propos de M. Frédéric Lefebvre, porte-parole de l'UMP, sur RMC, comparant les membres du LKP à des tontons macoutes effectuant des opérations de type mafieuses, n'ont fait l'objet d'aucune enquête judiciaire. Le seul point commun existant entre une partie des membres du LKP et la milice paramilitaire au service de François puis Jean-Claude Duvalier en Haïti, est qu'ils sont noirs et caribéens.
Vu ce contexte, le collectif Continuité LKP
- apporte son soutien inconditionnel à Monsieur Elie Domota, soumis à une enquête judiciaire, pour ses propos tenus le 6 mars 2009 sur le plateau de RFO Guadeloupe : Soit ils appliqueront l’accord, soit ils quitteront la Guadeloupe …. Nous sommes très fermes sur cette question là. Nous ne laisserons pas une bande de békés rétablir l’esclavage. - demande une mobilisation massive des antillo-guyanais vivant dans l'hexagone afin que les personnes ayant participé au mouvement en cours dans nos régions, ou l'ayant soutenu, ne soient pas réprimées par des condamnations judiciaires héritées d'une période qui n'est manifestement pas révolue.
- tient à rappeler que certaines des personnes qui aujourd'hui cherchent à porter le discrédit sur le LKP et le mouvement qu'il a initié, sont les mêmes personnes qui, tout au long des négotiations, n'ont cessé de répéter que ces revendications étaient totalement fondées et légitimes.
sources :
- Histoire Géographie Antilles Guyane, Hatier International, 2006
- Wikipedia, Cyrille Bissette, http://fr.wikipedia.org/wiki/Cyrille_Bissette
- Wikipedia, Chlordécone, http://fr.wikipedia.org/wiki/Chlord%C3%A9cone
- CaribCreole, L'affaire Aristide embarasse la Justice coloniale
http://www.caribcreole1.com/news/guadeloupe/1,445,24-07-2008-l-affaire-aristide-embarrasse-la-justice-coloniale.html
- UGTG, affaire des écoutes téléphoniques de Maître
Sarah Aristide,
http://ugtg.org/article_451.html
- Elysée, Allocution de M. Nicolas Sarkozy, Président
de laRépublique, prononcée à l'Université de Dakar,
http://www.elysee.fr/elysee/elysee.fr/francais/interventions/2007/juillet/allocution_a_l_universite_de_dakar.79184.html
- Le bruit et l'odeur (discours de Jacques Chirac),
http://fr.wikipedia.org/wiki/Le_bruit_et_l'odeur_(discours_de_Jacques_Chirac)
- L'Humanité, LES « ODEURS » ET CHIRAC : LA JUSTICE NE SENT RIEN,
http://www.humanite.fr/1992-02-27_Articles_-LES-ODEURS-ET-CHIRAC-LA-JUSTICE-NE-SENT-RIEN
- Le Point, Les "réponses" de Jégo à la Guadeloupe et à la Martinique,
http://www.lepoint.fr/actualites-politique/interview-les-reponses-de-jego-a-la-guadeloupe-et-a-lamartinique/917/0/314633
- BWorld Connection, Jeudi 05 Mars 2009 JT télé
Guadeloupe
http://bworldconnection.com/medias.html?idA=237&rub=M%E9dias
- C dans l'air, Guadeloupe - le LKP, maître de
l’île
http://www.france5.fr/c-dans-lair/indexfr.php?page=resume&id_rubrique=1100
- Le Point, Guadeloupe : Lefebvre assimile le LKP aux
"tontons macoutes",
http://www.lepoint.fr/actualites-societe/guadeloupe-lefebvre-assimile-le-lkp-aux-tontons-macoutes/920/0/323380
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publié le 13 mars 2009 02:51 par Continuite LKP
Continuité Liyannaj Kont Pwofitasyon
Communiqué
Le CLKP, Continuité Liyannaj Kont Pwofitasyon, apporte un soutien
indéfectible à Elie Domota, au LKP ainsi qu’à toute la population de
Guadeloupe qui au bout de 44 longs jours ont gagné leur combat pour la conquête
d'un espace définitivement citoyen.
Le CLKP soutient toutes les populations
des Outre-Mers dans leurs combats pour que l'Etat leur applique enfin son
principe fondamental d'Egalité Effective.
Le CLKP remercie la Communauté Nationale,
solidaire à 78% des luttes en Outre –
Mer, qui manifeste son opposition au maintien sournois d’une France à deux
vitesses dont nous pouvons témoigner.
Le CLKP condamne sans appel le MEDEF qui,
en Outre-Mer, avance masqué derrière le Parquet de Pointe -à –Pitre, pour
tenter de décrédibiliser des accords historiques, sous une accusation
mensongère de racisme à l'encontre du LKP
à travers son porte-parole Elie DOMOTA.
L’action du
procureur de la République est inadmissible parce que anti-républicaine car
celui-ci inverse les rôles entre victimes et bourreaux. C’est précisément,
parmi les békés, composante principale de ce patronat féodal, héritier des
pratiques de la traite négrière qu’on
retrouve ceux qui pratiquent le racisme,
par un développement séparé depuis plus de 400 ans, par la confiscation en
grande partie des terres et des biens de production bien que grassement
indemnisés par le décret Schoelcher du
27 avril 1848.
Nous
récusons cette accusation mensongère et nous témoignons de notre entière
solidarité à Elie Domota, en faisant
notre ses justes propos que nous endossons, sans hésitation.
Nous appelons les
Guadeloupéens, Martiniquais, Guyanais et Réunionnais et toutes les autres
composantes de la société française, à venir nombreux comme le 21 février,
témoigner leur solidarité, en manifestant en tête du cortège Parisien,
le 19 Mars prochain, à 14 h, de République à Nation,
Sous la bannière du CLKP
-Continuité Liyannaj Kont Pwofitasyon...
Paris le 13 mars 2009
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publié le 9 mars 2009 13:53 par Continuite LKP
Antilles: rassemblement de soutien au LKP à Paris
[ 07/03/09 - 18H55 - AFP ]
© AFP - Jacques Demarthon 
Quelques centaines de sympathisants du
collectif Continuité LKP (CLKP), basé en métropole, se sont rassemblés
samedi à Paris et ont dénoncé la "non signature" par le Medef de
l'accord sur les hausses de bas salaires conclu en Guadeloupe, a
constaté une journaliste de l'AFP.
"L'accord en lui-même est extraordinaire parce
qu'il remet en question des fondements coloniaux de la société
guadeloupéenne", a déclaré à l'AFP Rovelas Josse, membre du CLKP,
organisateur de ce rassemblement qui a réuni 200 personnes place de la
République, selon la préfecture de police.
"Mais il a un point faible, la non signature
de Medef qui empêche une grande partie des travailleurs de Guadeloupe
d'en bénéficier", a-t-il ajouté. "Il n'y a pas de raison que le Medef
fasse le rigolo alors qu'on vient de lui donner de l'argent, puisqu'il
y a des banques dans le Medef".
Il a estimé que les incidents survenus dans la
nuit de vendredi à samedi en Martinique avaient été "provoqués et
instrumentalisés par le Medef des békés et les békés en général".
© AFP - Jacques Demarthon 
Un porte-parole de Lutte ouvrière, associée au
CLKP, Jean-Pierre Mercier, a jugé "absolument intolérables les
provocations du patronat, des békés et l'intervention des forces de
l'ordre face à des revendications justes".
Lors du rassemblement, Charles Dagnet,
président de la "fédération européenne des outre-mers", a qualifié au
micro de "scandaleux" les propos de Frédéric Lefebvre, porte-parole de
l'UMP, qui assimile "un combat historique aux actions des tontons
macoutes".
"Au moment où les choses semblent avancer dans
le bon sens il fait des déclarations provocatrices. C'est
inacceptable", a-t-il déclaré. LesEchos |
publié le 1 mars 2009 10:55 par Continuite LKP
Après
notre grande manifestation du Samedi 21 Février, nous envisageons de
remettre une pétition à l'Elysée sous forme de Lettre ouverte au
président de la République.
Pour plus d'informations veuillez vous rendre sur la rubrique "Petition Cantinuité LKP dans le menu de gauche.
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publié le 19 févr. 2009 22:00 par Continuite LKP
MANIFESTATION SAMEDI 7
MARS 2009
à 14 heures
de République à Nation
Les travailleurs de Guadeloupe et de Martinique sont en
grève depuis plusieurs semaines en raison du paroxysme de la pwofitasyon atteint sur le
coût de la vie, sur la base d’une plate-forme de
revendications légitimes.
Ces méthodes d’exploitation et d’abus notoires sont
cautionnées par les différents gouvernements qui se sont succédés depuis 1946.
Le LKP et le Collectif du 5 février font le siège de
leurs régions pour faire cesser ces monopoles. Solidairement, les populations
se sont soulevées pour manifester leur mécontentement contre ces injustices qui
perdurent depuis trop longtemps.
Continuité Liyannaj Kont
Pwofitasyon créée pour
affirmer un soutien permanent à nos compatriotes, maintient un lien solidaire
actif dans l’objectif d’aboutissement des
revendications.
A ce jour, bien que des accords soient en cours de
discussion, il est important de rester mobilisés tant que ces accords ne sont pas étendus à toutes
les entreprises, tel que le prévoit la législation, n’en déplaise au MEDEF.
Pour ces raisons :
Le CLKP- Continuité
Liyannaj Kont Pwofitasyon- appelle l’ensemble des citoyens à manifester
Pour exiger que l’Etat prenne
ses responsabilités de faire appliquer la loi qui n’a pas vocation à
discriminer.
SAMEDI 7 MARS 2009 De République à Nation
Rendez-vous à 14H Place de la république
Le CLKP appelle tous les syndicats, associations, partis
politiques, les collectifs à manifester le samedi 7 mars dans toutes les villes
de l’hexagone, afin de soutenir les mouvements en Guadeloupe, Martinique,
Réunion et Guyane.
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publié le 16 févr. 2009 01:16 par Continuite LKP
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mis à jour : 18 févr. 2009 08:19
]
COMPTE
RENDU CONFERENCE DE PRESSE CLKP DU 14/02/09
Rappels
20/01/09 : Début du mouvement du LKP (Liyannaj Kont Pwofitasyon) en
Guadeloupe.
Edition d’une plateforme de revendications de 146 points.
Indifférence des médias nationaux en France par rapport à la
paralysie du pays, les conflits ne sont pas couverts.
31/01/09 : 1ère manifestation de soutien à
Nation, Paris, France
Yves Jego, secrétaire d’état à l’Outre Mer entame les
négociations sur place.
05/02/09 : Silence du président de la République lors du
communiqué télévisé.
Aller-retour d’Yves Jego en France.
A son retour en Guadeloupe, il restait un point de désaccord
(augmentation de 200€ des salaires minimums) mais le secrétaire d’Etat a
souhaité revoir chaque point des revendications.
Objectifs du CLKP Continuité Liyannaj Kont Pwofitasyon
Soutenir les mouvements contre la vie chère commencés en
Guadeloupe le 20 janvier et en Martinique le 5 février.
Faire entendre notre « soif d’égalité ».
Refuser une justice à deux vitesses.
Rassembler les citoyens pour soutenir les actions du LKP qui
visent à réduire les inégalités.
Appel à la dignité, au respect des droits aux Antilles.
Appel à tous les citoyens notamment à manifester le
21/02/09.
Questions de journalistes
Q1 : Quelles sont concrètement les revendications
du CLKP ?
R1 : Nous n’avons pas de revendications. Nous
nous inscrivons dans une démarche citoyenne pour soutenir les mobilisations
contre l’exploitation dans l’Outre Mer au nom des valeurs républicaines.
Q2 : Quid des contacts avec les médias ?
R2 : Des médias sollicités n’étaient pas
disponibles ou non pas répondu à notre appel. Certains d’entre eux ont souhaité
avoir un compte-rendu pour faire le relais.
Remarque : Le président de la République française a
annoncé le 13/02/09 la création d’un Conseil Interministériel sans délais. Mais
le terme « sans délai » n’arrête pas une date précise!
Yves Jégo a annoncé ce même jour, que « la République a décidé de
faire respecter le droit en Guadeloupe ».
Q3 : Quels sont les autres moyens d’action prévus
(autres que la manifestation prévue le 21/02/09) ?
R3 : Notre mobilisation en France a été
tardive. Nous devons participer à toute initiative qui va dans le sens de
la mobilisation initiée en Guadeloupe notamment par d’autres manifestations, un
peu plus de communication ou toute forme d’appel pour rompre le silence.
Un site internet du CLKP, support d’informations, est déjà
disponible : http://continuitelkp.new.fr
Q4 : Quel est votre regard sur l’appui de
« Formation Ouvrière » qui soutient la grève depuis le début ?
Cet appui est apprécié. Néanmoins, nous devons rester
vigilants et il est important de distinguer les initiatives des différents
organismes motivées par un esprit de coordination de celles qui les aideraient
à se faire connaître !
Q5 : Il faudrait associer l’ensemble des DOM à
l’action de la Guadeloupe
pour renforcer l’impact du CLKP.
R5 : Cela fait déjà partie de nos objectifs pour
faire aboutir toutes les négociations et pas uniquement en Guadeloupe :
« Respect de la dignité humaine dans l’Outre Mer et sur le territoire
hexagonal ».
Q6 : Un rendez-vous est-il prévu avec Rama Yade la Secrétaire d’état aux
droits de l’homme ?
R6 : Le collectif n’a pas encore décidé quelles
autorités vont être saisies. Tout dépendra de l’évolution des négociations.
Q7 : Martine Aubry redoute l’expansion du
mouvement en France. Réactions ?
R7 : Son intervention fut tardive mais
appréciable. Le Président de la
République est resté immobile et redoute certainement une
expansion. Il a d’ailleurs fixé un rendez-vous le 18/02/09 pour répondre aux
revendications des confédérations syndicales pour l’Hexagone. Il attend
probablement cette date pour reprendre les négociations liées au pouvoir d’achat,
par rapport aux pistes proposées à l’occasion de son intervention et aux
revendications outre-mer car il y aura certainement des convergences entre
l’Outre-Mer et la
France Hexagonale. Ca lui laisse le temps de jouer le
pourrissement du mouvement aux Antilles.
Interventions diverses
I1 : La précarité est grandissante aux Antilles. Un
kilo de tomates coûte 6€, un pack d’eau 4€…
I2 : La question de la grève en Guadeloupe n’est
malheureusement pas abordée en séance plénière selon certains élus.
Mises en garde
M1 : Nous devons rester vigilants face à la
répression qui tente de se mettre en place car 8000 policiers ont été dépêchés
aux Antilles.
M2 : Attendons la mise en place de structures
légales de collecte de dons LKP afin d’éviter l’action de personnes
malveillantes qui souhaiteraient profiter de la situation.
Actions engagées
A1 : Création d’une « cellule
solidarité » : obtention d’un partenariat avec la compagnie Air
Caraïbes proposant 400 billets à tarifs réduits pour permettre l’envoi de
vivres à nos familles en difficulté.
A2 : Création d’une « cellule
rédaction » pour la mise à jour du site internet du CLKP. La date des
prochaines rencontres seront précisées sur ce site.
A3 : Préparation de la manifestation du 21/02/09
avec une demande d’autorisation pour un parcours de Montparnasse à Trocadero.
Cette manifestation devra être « digne et pacifique ».
Il faudra « s’assurer de la pérennité et de la sécurité
du mouvement ».
Remerciements
Merci à la lutte de Luc St-Eloy qui
affirme : « Nous allons défolkloriser le regard qui est porté
sur nous ». Merci aux jeunes conscients présents.
Compte-rendu rédigé par TC et AA (Continuité Jeunesse).
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publié le 15 févr. 2009 07:50 par Continuite LKP
A vos yeux, la dégradation de la situation en Guadeloupe est-elle avant tout la conséquence…
… de la gestion de la crise par le gouvernement et de son immobilisme . 61,6%
… de l'action du collectif guadeloupéen LKP et de son jusqu'au-boutisme. 30.3 %
Ni l'un, ni l'autre 5.6 %
Sans opinion . 2.4 %
Nombre de votants : 9272 |
publié le 13 févr. 2009 16:32 par Continuite LKP
L’Association
ATOME apporte son soutien total aux grévistes de la Martinique qui se sont
mobilisés à plus de 40000 dans les rues du pays défiant tous les pronostiques
ministériels.
Cette
grogne populaire qui s’exprime révèle le malaise profond du peuple Martiniquais
qui subit à la fois le diktat d’une poignée de possédants et celui d’une
gouvernance exerçant des stratégies d’antan.
La surprise était de
taille au regard de la légitimité des revendications et du nombre de
participants. La devise « l’union fait la force » est de rigueur,
faisant de cette mobilisation une action exceptionnelle.
Les
manifestants savent qu’ils peuvent compter sur le soutien des compatriotes
expatriés en dépit de l’éloignement, de l’exercice de l’ignorance de la presse
nationale et de l’indécence d’un président de la République à méconnaître dans
son intervention de communication populaire le soulèvement social qui se
déroulait dans le pays à l’heure où il prenait la parole.
Cette
indécence politique et la condescendance caractérisée des journalistes qui l’interrogeaient
ne pourra altérer ce mouvement qui annonce forcément une nouvelle ère politique
et sociale dans le pays.
Félicitations aux
militants syndicaux, associatifs, politiques etc…de braver toute logique
ministérielle ou présidentielle sur le devenir d’une terre où des milliers d’hommes
et de femmes (+ de 30000) sont au chômage, des milliers vivent de minima
sociaux et plus de 15% vivent en dessous du seuil de pauvreté.
Fôs pou péyi Matnik
Paris, le 7 février
2009
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