De l’élévation des murs aux toitures Maintenant que tous les murs sont élevés il faut procéder à la consolidation de la construction. Cela en remplissant tous les espaces vides de maçonnerie par du béton armé.
Les chaînages verticaux et horizontaux : Comme son nom l’indique c’est une sorte de ceinture qui sert avant tout à contribuer à la stabilité et à la consolidation du bâtiment, d’éviter que les murs ne s’écartent, de réduire ainsi les risques de fissuration ou d’affaissement et de résister aux efforts de traction. Note : - Les chaînages verticaux et horizontaux sont exigés surtout pour les murs inférieurs à 22 cm. Ils restent optionnels pour les murs de 33 cm et plus. Toutefois, un mur 22 cm avec chaînages en béton est plus solide qu’un mur de 33 cm sans chaînages. - Le calcul des ferraillages et du béton pour le chaînage doit faire l’objet d’une étude précise pour que la construction soit aux normes et est solide. - Pour le décoffrage, on démontera des faces latérales et verticales d’abord après deux à trois jours du coulage de béton au plus tôt. L’enlèvement des étais doit attendre au moins une semaine, de préférence entre deux à trois semaines. Pour les poutres, voûtes, hourdis de grande portée, il vaut mieux attendre plus d’un mois. Cette durée doit être prolongée dans des régions tempérées. Dans tous les cas, pour que la prise du béton soit meilleure, le décoffrage doit attendre le plus longtemps possible. Etape 7 : Chaînage vertical et horizontal Le Chaînage vertical (cf: Etape 4) en continuité avec celui de la fondation doit être effectué une fois que les murs sont élevés. Les espaces laissées entre chaque coin lors de l'élévation des murs doivent être aussi comblées par des poteaux en béton armé (cf:Photo #12). Le chaînage vertical va rencontrer le Chaînage horizontal et/ou des
poutres en hauteur ( cf: Photo #13) Que la maison soit basse ou avec une étage, le chaînage horizontal est aussi nécessaire pour consolider la construction. Pour une maison à étage, le chaînage horizontal sera le support du plancher et permet aussi l’élévation du mur de la première étage tout comme le linteau permet de continuer l’élévation des murs sur les ouvertures. Pour une maison basse, le chaînage horizontal sera
le support de la charpente surtout pour les toitures à plus de deux versants. Il reste optionnel pour les maisons avec un toit en appentis .
Toit en appentis : un toit à un versant, communément appelée « tafo garage » en malgache. Une coté du mur est plus élevé que le mur opposé. Photo #12 : Linteau +auvent en beton; poteaux, chaînage horizontal Photo #14 : Chaînage chaînage vertical/chaînage d'angle Etape 8 : Elévation des murs au dessus du Chaînage horizontal et/ou les poutres
Pour une maison à étage, l’élévation des murs est le même que pour l’ Etape 4 à l’ Etape 7. Cette fois-ci l’arase sera le chaînage horizontal ou les poutres. Seulement si le plancher sera en bois, il faut laisser une espace (le taille d’un madrier) entre les briques tous les 40 cm à 60 cm suivant votre plan.( cf: Photo #15) L’élévation de tous les murs s’arrête aussi une fois que l’hauteur sous plafond est atteinte.Poutre : une pièce longue horizontale (en béton, en bois massif) qui sert à joindre deux piliers/poteaux. La poutre peut remplacer le mur porteur (mur de refend) et peut supporter par conséquent le plancher ou la charpente. Elle prend appui sur les murs porteur ou sur les poteaux/piliers/chaînage vertical. ( cf: Photo #16) La poutre est une extension du linteau par définition, sa portée est supérieure à 2 m de long.
Dans le cas où le toit est en appentis. L’élévation d’un côté du mur va continuer suivant la pente du toit. Le mur le plus élevé constituera le faîte du toit. Le mur de ce côté est aussi appelé le mur haut. Sa hauteur est toujours supérieure à celle du mur gouttereau pour faciliter l’évacuation des eaux de pluies. Pour un toit à deux versants, il y a deux choix. *Choix 1 : Toutes les pièces de la charpente soient en bois ou en métal, l’élévation du mur s’arrête à l’étape 7. La charpente sera fixée directement sur le chaînage horizontal. *Choix 2 : Une partie de la charpente sera en bois ou en métal, le reste sera constitué de mur. Ce mur sera de forme triangulaire et servira à recevoir les éléments en bois ou en métal de la charpente. L’élévation du mur sera donc en forme triangulaire et suivant la pente de la toiture. Ce mur triangulaire est appelé « pignon ». L’entrait est remplacé par le chaînage horizontal ou la poutre ; l’arbalétrier par l’élévation des murs et le poinçon par un poteau ou un pilier ou par l’élévation du mur comme pour l’arbalétrier. Arbalétrier : une pièce de charpente en bois ou en métal placée en oblique pour supporter les pannes. Pour un toit à deux versants, chaque arbalétrier sera incliné suivant la pente du toit, se rencontrera en haut (le faîte) pour former un « V » à l’envers. Les deux arbalétriers formeront un triangle avec l’entrait que constitue la base du triangle. Echantignole : une petite pièce de bois permettant la fixation des pannes intermédiaires sur l’arbalétrier dans une charpente en bois. La panne intermédiaire est posée directement sur les murs pignons. Entrait : une pièce de bois ou métal de la charpente placée horizontalement pour maintenir l’écartement des arbalétriers. Poinçon : une pièce verticale en bois ou en métal qui joint l’entrait au faîtage du toit. C’est la médiane du triangle formé par les deux arbalétriers et l’entrait. Faîte : la ligne de rencontre haute de deux versants d’une toiture. Photo #15 : Elévation des murs au dessus du chaînage horizontal, espace vide pour les planchers Photo #17 : Dessin simplifié d'une ferme de charpente >B. Achat du terrain >B. Achat du terrain(Suite) >C. Mutation des biens fonciers >D. Obtention du Permis de construire >E. Choix de l'entrepeneur (1er partie) >E. Choix de l'entrepeneur (suite) >G. Suivi de chantier (de la fondation à l'élevation des murs) >G. Suivi de chantier (de l'élevation des murs aux toitures) >G. Suivi de chantier (la toiture) |




