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G - Suivi de chantier (la toiture)

La toiture

 

Etape 9 : La charpente

 

Les vocables de la charpente. Voir aussi Etape 8 :


Chevrons : une pièce de bois de section rectangulaire (bois carré) soutenue par les pannes (faîtières, intermédiaires, sablières). Pour les couvertures en tuiles, les chevrons supportent les liteaux.


Contrefiche : une pièce de bois oblique (madrier). Elle  part du pied de l’entrait en appui sur le poinçon et se dirige vers l’arbalétrier situé à environ 1,5m de la panne faîtière.


Contreventement : une pièce de bois oblique (madrier) solidarisant la panne faîtière et le poinçon.


Jambe de force : une pièce de bois oblique (madrier) prenant appui sur le poutre et support l’entrait. Elle est dite transversale du côté du mur pignon, et longitudinale du côté du mur gouttereau.


Liteau : une pièce de bois de grande longueur et de quelques centimètres de section qui est clouée sur les chevrons. L’ensemble des liteaux est appelé le lattis. Il supporte les tuiles.


Panne : est une pièce de bois de section rectangulaire (madrier) qui relie les murs pignons ou les fermes des deux côtés. Elle supporte les chevrons.

La panne prend son nom suivant sa position sur la charpente:


Panne faîtière, elle se trouve au plus haut sommet du toit (faîte)

Panne sablière, elle se trouve en bas de la pente sur le mur gouttereau.

Panne intermédiaire, elle se trouve entre la panne faîtière et la panne sablière. Un versant de toiture peut comporter plusieurs pannes intermédiaires suivant la couverture choisie, la pente de la toiture, et la forme du toit.

Solive : une pièce de bois (bois carré) qui relie les pannes entre eux. La distance entre deux solives doit être régulière et dépend de la couverture choisie. (cf:Photo #18b).


La charpente est la pièce maîtresse d’une toiture. Toutes les mesures doivent tenir compte du poids de la couverture, de la pente et le type de toit choisi.

Le matériel le plus utilisé en terme de maison d’habitation est le bois, viennent ensuite l’acier, le métal et le béton armé pour les toit-terrasses.

 

a) Poids de la couverture : la distance de la panne, des solives, et des chevrons doit être bien calculée pour pouvoir supporter le poids de la couverture choisie. On sait par exemple que les tuiles sont plus lourdes que les tôles ondulées ainsi une charpente pour une couverture en tuile doit être renforcée par rapport à une charpente pour une couverture en tôle.

 b) La pente du toit : généralement la pente est entre 10 à 45 % suivant l’architecture de la construction et aussi suivant le climat de la région.

La charpente est la pièce maîtresse d’une toiture. Toutes les mesures doivent tenir compte du poids de la couverture, de la pente et le type de toit choisi.

Le matériel le plus utilisé en terme de maison d’habitation est le bois, viennent ensuite l’acier et le béton armé pour les toit-terrasses

Dans les régions venteuses (bord de mer), le toit est plus pentu entre 20 à 30%. Avec la construction moderne, on trouve même des pentes nulles ou de 1% à 3%. Cette forme de toit s’appelle toit-terasse.

 

Comment calculer le faîte pour une pente définie ?

 Exemple : Si la largeur de la construction est de 6m et la pente choisie 20%. Cela veut dire que la pente est de 20 cm pour chaque mètre.

Formule : 20 cm x 6 m = 1,20 m ou 120 cm.

                      1m

 Ainsi l’élévation du mur pignon partant de l’arase du chaînage horizontal vers la faîte est de 120 cm. Cette mesure correspond à la longueur du poinçon. Pour un toit à un versant, ce sera le mur gouttereau qui va être élevé à cette hauteur.

 

c) le type de toit : les plus courants et les plus faciles à mettre en œuvre sont le toit à un versant (appentis) et le toit à deux versants, viennent ensuite le toit-terrasse, le toit à la mansart ou à l’italienne…

 Note :

L’avant-toit : La partie qui déborde et fait saillie hors du mur. Sa taille dépend de l’architecture. C’est la longueur des chevrons qui va être allongée. La planche de rive va être fixée au bord de chaque chevron pour qu’on puisse accrocher les gouttières plus tard. (cf:Photo #18d)


Planche de rive : Une planche en bois qui sert de bordure pour tous les côtés de la charpente. Les gouttières seront fixées sur la planche de rive du côté mur gouttereau. Les lambrequins et les moulures seront fixés sur la planche de rive du côté mur pignon. (cf:Photo #18e)


Lambrequin :Ornement en bois ou en tôle ajourés fixés sur les planches de rive. Il est d’habitude peint en blanc.(cf:Photo #18f)


Moulure : Ornement en bois de grande longueur et fin (largeur de 4 cm environ). Il peut être en relief ou en creux et taillé à même le bois pour former des lignes. Il fixe et cache l’extrémité de la couverture en tôle/les lambrequins sur la planche de rive du coté mur pignon en générale. (cf:Photo #18f)

Une fois que la charpente est fixée, il faut procéder à la protection des bois qui constituent la charpente.

 Comment protéger le bois ?

Le bois peut se dégrader facilement dû au climat, au changement de température et surtout les insectes et les champignons. Dans la mesure du possible, les bois de la charpente doivent être traités au préalable, ils doivent être bien sec avant d'être posé.

Le plus courant est de mettre des produits comme le xylophène, le cryptogil. Il y a ceux qui utilisent l’huile de vidange moteur, le gasoil et parfois du goudron. L’important est que le bois soit bien imprégné de produits pour qu’il dure dans le temps.



Etape 10 : La couverture

 La couverture la plus utilisée est le T.O.G (Tôle Ondulées Galvanisées). Les tuiles traditionnelles sont encore en lice mais c’est dernier temps, les tuiles modernes comme le Redland attirent de plus en plus d’adeptes.

A titre de rappel, il est important de choisir le type de couverture dès la conception du plan. Cela pour que la couverture remplira sa fonction. «  Protéger la construction contre les intempéries ».

 a)Les T.O.G :

Dans la région d’Analamanga, les TOG sont disponibles sur commande pour toutes longueurs jusqu'à 12m. Cela évite de superposer les feuilles de tôles comme auparavant.

 La plupart des fournisseurs livrent les marchandises (les TOG +les accessoires) sur chantier. Seulement la commande doit être faite une semaine avant. Il suffit qu’on leur fournisse la mesure ou si possible le plan de la charpente, ils se chargeront du reste.

Il ne vous reste que de poser la couverture une fois livrée.(cf:Photo #19)

 Note :

La largeur des T.O.G est soit 0.90 cm soit 1.10 cm. Ce sont les seules mesures disponibles sur le marché. Vous avez plus de choix sur l’épaisseur ( entre 18/100 jusqu’à 70/100), la couleur, la forme.

 Pour la pose, veillez à superposer les tôles au moins sur une onde pour faciliter sa fixation sur les pannes.

 S’il est vraiment nécessaire de superposer les tôles sur la longueur (recouvrement transversal), il faut au moins 15cm à 20 cm.

Pour assurer l’étanchéité de la couverture, il est conseillé d’utiliser des pointes tôles avec des rondelles.

 

b) Les tuiles traditionnelles :

Les tuiles peuvent être plates (cf:Photo #20a)qui une fois posées ressemblent aux écailles d’où le nom : «  Tuiles écaillées ». Elles sont surtout utilisées dans les régions des Hauts-plateaux car elles vont bien avec l’architecture traditionnelle. Elle doit être bien cuite, et sa teneur en argile doit être élevée pour qu’elle soit dure et ne se casse pas facilement. Elles sont disponibles dans les briquetteries (Sabotsy Namehana, Andoharanofotsy…)

 Note :

La taille d’une tuile est de 24cm sur 14 cm d’une épaisseur de 8mm à 15 mm. Elles pèsent environ entre 40 à 45 kg/m².

De ce fait, il est nécessaire que la charpente soit solide afin d’éviter l’affaissement de la toiture en raison de la charge.

Il est conseillé d’utiliser des lattes en bois de 25/40 de section pour les liteaux au lieu des lattis en bambou.


Comment poser les tuiles ?

 Pour les tuiles plates à mentonnet et à ergots, il suffit de les poser directement sur les liteaux(cf:Photo #20b).

Pour les tuiles à chevilles (tuile plate avec deux petits trous dans la partie supérieure), on les posera avec des chevilles (en bois ou en bambou) qui vont être accrochés sur le liteau.

Pour renforcer sa fixation, on peut lier les tuiles avec le liteau en utilisant du fil de fer galvanisé en les faufilant à travers les deux trous de la tuile.

Pour la  première rangée, on posera les tuiles une par une en bandes horizontales partant du mur gouttereau vers le faîte ou de la panne sablière vers la panne faîtière.

Pour la deuxième rangée, la pose est disposée en quiconce c'est-à-dire, deux tuiles de la deuxième rangée seront disposées partant du milieu d’une tuile de la première rangée.

Une partie du tuile de la première rangée sera couverte  « surface couverte » par les tuiles de la deuxième rangée et ainsi de suite. En générale 2/3 de la tuile est nécessaire pour le recouvrement. Le reste (1/3) constituera la « surface libre » ou « pureau ».  Il faut garder cette proportion pendant la pose pour éviter les fuites. Cette mesure est aussi nécessaire lors de la pose des liteaux pour former le lattis.

Une fois que la pose est finie, le faîte sera couvert par des tuiles canal (cf:Photo #20c)ou des tuiles rondes qu’on appelle  « tuile faîtière » car la base est garnie de bourrelet de mortier pour assurer l’étanchéité de la couverture.

Pour les autres types de couvertures, la plupart des fournisseurs assurent la pose et quelques fois peuvent vous former à la pose.

 

Chéneau : un canal/conduit qui collecte les eaux pluviales à la base de la toiture et qui les déverse vers les tuyaux de descente. Elle est en générale en béton et présente des bordures décoratives.

Gouttière : Petit chéneau suspendu, fixé sur la planche de rive côté mur gouttereau. Elle est en générale en zinc ou en pvc.

Pureau : ou surface libre est la partie découverte de la tuile, celle qui est apparente.


>A. Recherche du terrain

>B. Achat du terrain  >B. Achat du terrain(Suite)

>C. Mutation des biens fonciers

>D. Obtention du Permis de construire

>E. Choix de l'entrepeneur (1er partie)

>E. Choix de l'entrepeneur (suite)

>F. Ouverture du chantier

>G. Suivi de chantier (de la fondation à l'élevation des murs)

>G. Suivi de chantier (de l'élevation des murs aux toitures)

>G. Suivi de chantier (la toiture)


Etape 9 : La charpente

Photo #18a

Charpente en bois et une partie en mur





Photo #18b

Plan de charpente pour un toit en appentis

une couverture en T.O.G: Tôle Ondulée Galvanisée

(panne en madrier+solive en bois carré)






Photo #18c: Mur pignon

Charpente à deux versants(mur pignon en brique)

une couverture en T.O.G: Tôles Ondulées Galvanisées
(panne en madrier+solive en chevron)


Photo #18d:

Avant-toit




Photo #18e:

Planche de rive (rive de toit)



Photo #18f:

Lambrequin en bois(blanc) moulure en bois (vert)




Etape 10 : La couverture

Photo #19:
tôle galvabac prélaquée bleu roi, chéneau en beton, gouttière en pvc







Photo #20a:
tuile plate








Photo #20b: lattis (ensemble de liteaux en bois)








Photo #20c:
tuile canal