HISTORIQUE
contacts/faire un don
_________________________________________________________
Au début...
L’association Compagnie Alouette/ACM Ballet a été créée en 1989 dans le but de promouvoir la danse sous toutes ses formes.
En aout 2005, elle a eu l’opportunité, dans le cadre d'une résidence d'artistes, de préparer et donner un spectacle dans un hôpital gériatrique parisien. Des répétitions quotidiennes avaient lieu dans l’auditorium et l’idée était de laisser le public (patients, visiteurs, personnel) y assister. Ces séances permettaient à chacun de suivre l'évolution du montage, mais aussi d'échanger à ce propos. La session s’est terminée par deux représentations qui, comme les répétitions, ont eu un grand succès.
Cette première immersion a
suscité chez les danseurs l’envie de développer un travail dans le cadre de l'hôpital.
Par ailleurs, les contacts pris ont permis de prévoir une série de représentations à l’occasion des
fêtes de fin d’année 2005 dans différents établissements de la région parisienne (hôpitaux de l'Assistance Publique - Hôpitaux de Paris).
Ces expériences mirent plusieurs points en évidence :
• Il est difficile, spécialement en gériatrie, de mettre en place toute représentation d’ensemble, dans la mesure où quasi chaque personne âgée demande individuellement un accompagnant. D’où un temps à prévoir, aussi bien avant qu’après un spectacle, et une énergie considérable à fournir par le personnel.
• La plupart des patients ne quittent pas leur chambre ou leur unité, donc un spectacle en salle polyvalente, lorsqu’un tel équipement existe, est vu par une faible proportion d'entre eux, parfois moins de 10%.
• En dehors des occasions particulières (fêtes), les services gériatriques souhaitent accueillir plus des actions adaptées à leurs patients, à leur chevet, que des spectacles au sens traditionnel.
... et furent le point de départ d'une réflexion...
La compagnie ACM Ballet a alors choisi d'aller à la rencontre des patients, plutôt que de les déplacer, en proposant des interventions au sein même des services.
Première étape de l'évolution
A partir de janvier 2006, nous avons commencé à organiser des répétitions publiques en petit comité, dans un lieu de vie, par exemple. Les patients découvrent quelques aspects du travail sous une forme interactive, les danseurs se prêtant au jeu des questions-réponses tout en montrant. Les réactions sont surprenantes et émouvantes : des gens prostrés qui prennent de l’intérêt, des larmes, des souvenirs qui affluent … D’une de ces séances, un responsable hospitalier nous a dit deux mois après qu’il entendait parler tous les jours.
Suite... un projet inédit
Intervenir dans les lieux de vie était un premier pas, mais la démarche laissait encore de coté de nombreux patients. D'où une nouvelle proposition, qui a recueilli un accueil enthousiaste (avec quelques sentiments de curiosité malgré tout, voire de scepticisme) de la part des responsables hospitaliers auxquels elle a été soumise. Nous avons imaginé travailler jusqu'au chevet des patients.
Créer puis présenter des formes chorégraphiques adaptables à tous les espaces, et qui investissent les services, les couloirs, les chambres, autant de lieux où la danse spectacle n'avait pas sa place.
Il restait à trouver des moyens financiers et à passer à la réalisation.
De la théorie à la pratique
Le financement a été apporté par le Fonds Social Européen, dont une subvention nous a permis de concrétiser ce projet dans six hôpitaux de l'Assistance Publique - Hôpitaux de Paris entre avril et septembre 2006.
En six mois, nous avons touché plus de 1400 personnes hospitalisées, auxquelles il faut adjoindre tous les acteurs de la communauté hospitalière, vers lesquels l'action était aussi dirigée.
Ces coups d’essai ont rapidement convaincu, et permis à l'association d’obtenir le soutien de la Région Ile de France, de la Mairie de Paris, de la RATP pour communiquer, du Centre National de la Danse pour le prêt de studios de répétition, de fondations. L'action pouvait se poursuivre. Tous les hôpitaux qui avaient reçu les danseurs pendant la période FSE ont souhaité de nouvelles interventions. Se sont également joints à eux d’autres établissements.




