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Montréal, le 27 janvier 2012

Diffusion immédiate

Une augmentation abusive de loyer, pas question!

« Pour freiner les hausses de loyer, les locataires doivent absolument refuser les augmentations abusives de loyer. C’est un droit! ». En ce sens, le Comité Logement du Plateau Mont-Royal recommande aux locataires de l’arrondissement d’examiner attentivement toute hausse de loyer supérieure aux indices publiés par la Régie du logement, et les incite à refuser toute augmentation jugée abusive.

Le CLPMR est principalement inquiet pour les locataires dont le logement est chauffé au mazout.  Avec un taux d’ajustement de 3,6%, les hausses risquent d’être très salées. « C’est d’autant plus injuste que les locataires n’ont pas la possibilité d’obtenir une diminution de loyer lorsque les dépenses des propriétaires diminuent ou que les taux d’ajustement sont négatifs » dénonce le Comité Logement.

Le Comité Logement est également inquiet de la situation que les locataires subissent actuellement. Selon les dernières données (décembre 2011) de la Société canadienne d’hypothèques et de logement, un deux chambres à coucher coûte en moyenne 818 $ et un trois chambre à coucher 1063 $. «C’est facile de demeurer sur Plateau avec des loyers aussi élevés. Cela fait plusieurs années que les loyers augmentent de façon démesurée. C’est pour ça que ça prend un contrôle universel et obligatoire des loyers», clame l’organisme.

Le CLPMR rappelle que les locataires ont le droit de refuser une hausse de loyer et peuvent demeurer dans leur logement. Beaucoup de locataires croient qu’un refus entraîne nécessairement un déménagement. Or, c’est faux. Les locataires ont un mois à compter de la réception de l’avis pour refuser la hausse ou toute modification proposée au bail. Par crainte de représailles, le Comité Logement constate que les locataires exercent peu ce droit. « C’est dommage parce que nous estimons que près de neuf locataires sur dix reçoivent une augmentation abusive de loyer».

La hausse est-elle abusive : comment évaluer ?

Afin de calculer la hausse de loyer, le locataire doit disposer de certaines informations Outre le taux d'ajustement de la Régie (pour un logement non chauffé 0.6%, pour un logement chauffé à l'électricité 0,7%, au gaz 0,0% ou au mazout 3,6%), les locataires doivent connaître la variation des taxes foncières et le montant des travaux majeurs effectués dans le logement et/ou l'immeuble. Il est vrai qu’il peut être difficile pour des locataires de statuer sur une augmentation de loyer. Le Comité Logement du Plateau Mont-Royal invite les locataires à communiquer avec eux afin d'être soutenus dans leurs démarches.

La Régie du logement prône la négociation au dépend de l’application des règlements. 

Le Comité Logement dénonce le manque de leadership de la Régie du logement en matière de droit au logement et de contrôle des loyers. D’emblée, la Régie préconise la négociation alors que les variations moyennes qu’elle publie sont valables. « Pourquoi une telle approche se demandent les groupes de défense des droits des locataires si, en fixation, c’est le résultat de la grille de calcul de la Régie qui détermine l’augmentation?» a soutenu le CLPMR. « Puisque la Régie connaît très bien le rapport de force entre locataires et propriétaires, son plaidoyer pour la négociation est d’autant plus déconnecté de la réalité. » Selon l’organisme, il faut un contrôle obligatoire et universel des loyers afin de protéger adéquatement les locataires. Le Comité Logement entend porter cette demande au ministre responsable de l’habitation, Laurent Lessard, cet hiver.

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Montréal, le 25 octobre 2011

Campagne d’appui pour du logement social sur le Plateau Mont-Royal :

Des citoyenNEs interpellent le maire Gérald Tremblay et la Ville de Montréal

Montréal, le 25 octobre 2011- Le Comité Logement du Plateau Mont-Royal (CLPMR) et les requérantEs des comités Fous du Logis et de la Voie Libre portent quatre revendications et interpellent la Ville de Montréal et le maire Tremblay :

  1. Que la Ville de Montréal acquière et réserve le terrain de la STM pour le développement exclusif de logements sociaux et d’équipements collectifs;
  2. Que la Ville de Montréal réserve le terrain de la Voirie municipale Saint-Grégoire exclusivement pour le développement de logement social ;
  3. Que la Ville de Montréal se dote d’un programme d’acquisition de terrains et d’immeubles dans le but de les réserver et par conséquent, répondre aux besoins présents et futurs en matière de logement social;
  4. Que la Ville de Montréal appuie nos demandes adressées aux gouvernements du Québec et d’Ottawa pour un financement adéquat en matière de logement social et ce à la hauteur des besoins exprimés

Par ces revendications, nous exigeons que le maire Tremblay et la Ville de Montréal démontrent par des gestes concrets une volonté politique de répondre aux besoins des ménages locataires du Plateau depuis longtemps exprimées. 

Campagne locale : un objectif ambitieux.

Le CLPMR et les requérantEs de logement social lancent, ce matin, une vaste campagne locale de recherches d’appuis auprès des residantEs du Plateau Mont-Royal, des groupes communautaires et des acteurs sociaux du quartier.

En ce sens, le CLPMR et ses alliés lancent une pétition ayant comme objectif la signature de 17 290 personnes. Ce chiffre représente le nombre de ménages locataires consacrant le tiers et plus de leurs revenus au coût du loyer.

Cette campagne locale s’échelonnera jusqu’au printemps 2012. Elle culminera par l’organisation d’une journée festive sur le thème du logement social, en juin 2012.

Au cours des prochains mois, l’organisme et les requérantEs sillonneront les rues du quartier afin de recueillir le maximum d’appuis auprès des citoyens et citoyennes du Plateau. Nous rechercherons également l’appuie d’organismes, d’acteurs sociaux et de personnalités publiques à notre campagne locale pour le logement social.

Au mois de juin 2012, les résidants et résidantes du Plateau ainsi que tous ceux et celles appuyant notre démarche seront invitéEs à participer à une grande journée d’action et de fête autour de ce thème.

 Une crise du logement qui dure et qui dure!

Le logement social est une des réponses et une des solutions concrètes aux problèmes que vivent les ménages locataires du territoire.

Il est clair que la crise du logement frappe durement les ménages locataires du Plateau.

Par exemple, le loyer moyen des logements locatifs a augmenté de plus de 20% sur le Plateau entre 2005 et 2010 et qu’en 2010, le coût moyen d’un 4 ½ était de 803 $ par mois et de 1057 $ pour un 5 ½; 17 290 ménages locataires de l’arrondissement, soit un peu plus de 4 ménages sur 10 (43,3%), consacrent plus du tiers de leurs revenus au logement et que parmi ces derniers, 9 555 déboursent plus de la moitié de leurs revenu au loyer; en octobre 2010, le taux de disponibilité des 4 ½ étaient de 1.1% et des 5 ½ avoisinent 0%. [1]

L’ambitieuse campagne n’a d’égal qu’à la teneur de nos demandes politiques. Selon nous, la Ville de Montréal a les moyens d’adopter un programme d’acquisition et de réserve de terrains afin de répondre aux besoins exprimés par les requérantEs du Plateau et également des autres quartiers à Montréal.

Afin de réaliser nos projets de logements sociaux, il nous semble important que la Ville appuie aussi nos demandes que nous adressons au gouvernement du Québec pour 50 000 logements sociaux en cinq ans et au gouvernement canadien pour 2 milliards de dollars par année.

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Pour plus amples informations: Simon Dumais (514) 527-3495 ou (514) 889-2401

[1] Source : SCHL; Rapports sur le logement locatif, octobre 2006 et décembre 2010.

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Montréal, le 29 juin 2011


SPÉCULATION SUR LE PLATEAU : LOCATAIRES 1 / PROPRIÉTAIRES 0

En février dernier, des locataires de la rue Garnier faisaient la manchette après avoir décidé de résister à leur éviction. Contre toute attente, leur propriétaire, un spécialiste du contournement du moratoire sur la conversion des logements en condos, s'est désisté devant la Régie. Ces locataires n'auront donc pas à déménager cette année, mais leur une victoire a un goût amer. L’immeuble est déjà en vente. Le prochain propriétaire pourrait ne pas se gêner pour tenter une manœuvre similaire l'an prochain.  Les locataires ont gagné une manche mais la partie n’est pas jouée pour autant.

Paule Lespérance, organisatrice communautaire du Comité logement Plateau Mont-Royal explique le phénomène : « Des spéculateurs achètent des immeubles sur le Plateau et chassent les locataires par tous les moyens possibles et imaginables (sommations de partir, harcèlement, menaces, offres d'argent, avis d'éviction ou de reprise de logement, etc.). L’immeuble vide est revendu à la pièce et aux gros prix, sous forme de condos indivis.»

Depuis cette première affaire largement médiatisée, des dizaines de locataires sont sortis de l'ombre. Ils sont tous victimes de pratiques similaires. Pour la plupart d'entre eux, conserver leur logement un an de plus a été le fruit d'un âpre combat, toujours à recommencer. Pascal Lapointe fait partie de ces locataires. Il sera bientôt le seul locataire résidant dans son immeuble. « Mon propriétaire a déjà commencé à vendre au moins un des logements de mes ex-voisins en condos. Impossible de dire combien de temps encore je pourrai tenir le coup. » Alain Solowy, son voisin de quelques rues, en est à sa deuxième tentative de reprise de logement: il a gagné l'an dernier devant la Régie, et cette année tout a été à recommencer... « Ma propriétaire est une spéculatrice chevronnée, elle m'a eu à l'usure ».

C'est afin d'éviter ces drames humains et de protéger le parc de logements locatifs qu'a été instauré un moratoire sur la conversion des logements en condos sur le territoire montréalais en 1975. Mais depuis, les spéculateurs ont développé tant d'astuces pour le contourner qu'il est devenu complètement caduc. « Les annonces de condos indivis à vendre dans des immeubles à vocation locative foisonnent sur internet, et les associations de promoteurs immobiliers donnent des formations sur les manières les plus simples et rapides de contourner le moratoire. Ils ne se cachent même pas pour le faire » constate Mme Lespérance. « À ce rythme, dans quelques années Montréal se sera vidé de ses ménages locataires. »

Les locataires du Plateau Mont-Royal se sont réunis afin de ne plus être seuls face aux spéculateurs déterminés à les déraciner de leur quartier. À quelques jours du premier juillet, ils se déclarent solidaires avec les locataires forcés de déménager et appellent à se serrer les coudes face aux pratiques de leurs propriétaires qui cherchent à les chasser de leur logement. Ensemble, ils réclament des changements législatifs pour protéger le parc locatif, tels que l’inclusion de la copropriété indivise et de la copropriété divise à l’horizontale au moratoire sur la conversion des logements en condos, tout comme une vigilance accrue de la Régie du logement dans les cas d’éviction et de reprises de logement.

Pour plus d’informations, contactez:

Sylvie Lapointe, locataire de la rue Garnier : 514-522-5021

Paule Lespérance : Organisatrice communautaire au Comité Logement du Plateau Mont-Royal :514-527-3495








Montréal, le 22 mars 2011

 Diffusion immédiate

Aux responsables des salles des nouvelles

Montréal, le 22 mars 2011 – Des jeunes familles, des cheffes de familles monoparentales, des artistes, des personnes seules, des personnes de communautés culturelles, des locataires expulsés: tous citoyenNEs ou exilés du Plateau Mont-royal sont à la recherche d’un logement social ou encore, pour plusieurs familles, sont dans l’attente d’une place en centre de la petite enfance sur le territoire de l’arrondissement.

Aujourd’hui, ces citoyenNEs décident de se regrouper, de faire front commun et de former une coalition : La Coalition des requérantEs d’institutions et de logement social, la CRILS.

 

Qui sommes-nous et que demandons-nous?

La Coalition rassemble plusieurs comités de requérantEs de logement social et d’équipements collectifs. Concrètement, les membres de la Coalition sont d’abord et avant tout des groupes porteurs de projets de coopératives, d’organismes sans but lucratif en habitation et, entre autres, de projets de Centre de la Petite Enfance.

Ce sont les groupes La Familiale pour un projet de coopérative de solidarité, la Coopérative Marie-Anne pour une deuxième phase de développement, la Coopérative d’habitation Mile-End, pour des artistes,  les comités de requérantEs Les Fous du Logis et La Voie Libre pour des projets de coopératives et d’OSBL et le Centre de la petite enfance, le CPE Villeneuve. Ces groupes, totalisant plus de 500 ménages locataires du Plateau Mont-Royal, désirent améliorer de façon positive leurs conditions de logement et ce, par la construction de vastes complexes de logement social, en plus d’assurer à leurs enfants une place en garderie publique par la réalisation d’un nouveau CPE (Centre de la petite enfance). Pour la Coalition, il est clair que le manque de places en CPE est énorme sur le Plateau et c’est pourquoi elle revendique la construction de cet équipement collectif.

Pour y arriver, les groupes de la Coalition ont ciblé des terrains et immeubles publics appartenant à la Ville de Montréal[1]. Fort des appuis de la Corporation de développement communautaire du quartier Action Solidarité Grand Plateau CDC-ASGP et du Front d’action populaire en réaménagement urbain, le FRAPRU, la Coalition revendique que les terrains et immeubles publics soient réservés exclusivement pour le développement de logement social et d’équipements collectifs.

Pour les membres de la Coalition, cette réserve de terrains et d’immeubles publics est la seule façon de répondre aux différents besoins de la communauté du Plateau Mont-Royal et également un moyen tangible de préserver la mixité sociale.

Ces requérantEs revendiquent donc que le terrain de la Voirie municipale Marie-Anne (42 unités), le terrain de la Voirie municipale St-Grégoire (150 unités) , l’immeuble public de l’ancienne École des Premières lettres (100 unités+ 80 places en garderie), le terrain de la Société de transport de Montréal (250 unités), et le terrain du stationnement situé au coin des rues Drolet et Villeneuve (20 unités) ainsi que le terrain du 5655 avenue de Gaspé (30 unités) soient réservés pour des projets totalisant prés de 600 logements sous forme de coopératives, d’OSBL en habitation et d’équipements collectifs.

Une absence de volonté politique

Depuis plusieurs années, ces citoyenNEs, ces locataires, ces familles mènent des actions pour faire avancer la cause du logement social et de la mise en place d’un centre de petite enfance et exigent de la part de la Ville de Montréal des réponses concrètes à leurs demandes.

Selon la Coalition, la Ville de Montréal manque de volonté politique claire en matière de logement social ou de place en CPE en ne s’attardant qu’à rentabiliser financièrement ses propriétés. D’un autre côté, cela vient contredire les promesses de la politique familiale de la ville qui affirment, entre autres, que la présence des jeunes familles est nécessaire pour maintenir un dynamisme démographique et une qualité de vie locale

 Des besoins de plus en plus pressants

En effet, en 2006, Statistique Canada évaluait que 43,1% des ménages locataires du Plateau, soit 17 290, consacraient 30% et plus de leurs revenus au logement. Que de ce nombre, 9555 en déboursaient 50% et que 5050 engloutissaient 80% et plus de leurs revenus au logement. Pour la Coalition, ces proportions augmenteront substantiellement dans les prochaines années en raison, entre autres, de la hausse vertigineuse de la taxe foncière, de la spéculation immobilière et de l’accélération du processus de gentrification du quartier.

De plus, en novembre 2010, la Société canadienne d’hypothèques et de logement (SCHL) évaluait que le coût des logements de l’arrondissement a grimpé de 30% en 10 ans et que le taux de vacances était 1.7%.

Au-delà des statistiques, il nous semble important de noter que des drames humains sont souvent le lot de centaines de locataires. Pour Nancy Crousette étudiante et membre du groupe La Familiale : «j'habite un 4 et demi avec mes trois enfant de 8 ans, 6 ans et 5 ans. C’est vraiment très petit comme logement. Je n'ai pas de salle à dîner et je dors au salon puisque je laisse les chambres à mes enfants. Donc, je mange, je dors et je relaxe dans mon salon. Toute une vie diriez-vous! En plus je vis dans un immeuble qui n'est pas rénové, où les fenêtres date de la construction et où je n'ai pas non plus d'entrée laveuse/sécheuse. Mon logement représente près de 50% de mes revenus. Mes enfants et moi aimons ce quartier et nous voulons continuer d'y vivre. Nous avons besoin d'un milieu  de vie qui correspond aux besoins de bases grandissants de tous les membres de notre famille dans notre quartier, le Plateau Mont-Royal.»

 Bataille à plus long terme

La Coalition s’adresse donc à la Ville de Montréal, au responsable à l’habitation M. Michael Applebaum ainsi qu’au maire M. Gérald Tremblay afin que des projets de logements sociaux et d’équipements collectifs puissent voir le jour sur le territoire du Plateau.

Pour la Coalition, la Ville de Montréal doit dépasser l’étape de la parole et poser des gestes concrets afin de démontrer une réelle volonté politique en faveur des jeunes familles, des cheffes de familles monoparentales, des artistes, des personnes seules, des personnes de communautés culturelles, des locataires expulsés qui veulent demeurer sur le territoire du Plateau Mont-Royal. Car, pour la Coalition, seul le développement de projets de coopératives d’habitation et d’Organismes sans but lucratif en habitation répond à cette priorité de quartier : vivre et demeurer sur le territoire du Plateau Mont-Royal.

Mais cette bataille ne pourra pas faire l’économie d’une lutte plus globale. En ce sens, la Coalition entend également supporter la lutte pour un financement décent du logement social au gouvernement du Québec. Pour la Coalition, le dernier budget du ministre Bachand qui n’alloue que 2000 unités pour l’année 2011/2012 est loin de répondre aux besoins des quartiers centraux de Montréal, et plus particulièrement celui du Plateau.

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Pour plus d’informations

Simon Dumais (514) 889-2401

 



[1] Ces terrains et immeubles publics sont situés géographiquement dans le quartier :  le terrain de la Voirie municipale Marie-Anne et situé au coin des rues Marie-Anne et de Bullion, le terrain de la Voirie municipale St-Grégoire est situé au coin des rues Christophe-Colomb et St-Grégoire, l’immeuble public de l’ancienne École des Premières lettres est situé sur l’avenue de Gaspé, au nord de la rue Laurier, le terrain de la Société de transport de Montréal est situé sur l’Avenue Mont-Royal entre les rues Fullum et Franchère, le terrain du stationnement est situé au coin des rues Drolet et Villeneuve et le terrain également revendiqué est situé au 5655 avenue de Gaspé.


Cartes de souhait pour MM. Alan DeSousa et Applebaum

publié le 17 janv. 2011 11:40 par clplateau@yahoo.ca

366 cartes de souhait pour MM. De Sousa et Applebaum : des citoyenNEs et des requérantEs du Plateau revendiquent des terrains et immeubles publics!

 

Montréal, 17 décembre 2010 – Aujourd’hui, des requérantEs de logement social regroupés au sein de plusieurs comités du Plateau remettront plus de 300 cartes de souhait pour le temps des fêtes et l’année 2011 à Monsieur Alan De Sousa, membre du comité exécutif, responsable du développement durable  et du développement économique, et Monsieur Michael Applebaum, Vice-président du comité exécutif et responsable à l’habitation responsable du comité exécutif à la ville de Montréal. (voir son titre exact).

 

Ces cartes de souhait ont été signées par des requérantEs de logements sociaux et des citoyenNEs du Grand Plateau. Leurs vœux sont que MM. Alan De Sousa et Michael Applebaum réservent les terrains et immeubles publics de l’arrondissement exclusivement pour des projets de logements sociaux et d’équipements collectifs.

 

Ces signatures sont l’expression de différents projets portant les noms de Coopérative Mile-End, Coopérative La Familiale, Coopérative Marie-Anne Phase 2, Les Fous du logis, La Voie Libre et Les Ateliers Quartier Général. Ainsi que le Centre de la Petite enfance Villeneuve.

 

 

Des projets de logements sociaux : C’est pas ce qui manque sur le Plateau !

 

Plusieurs terrains et immeubles publics sont visés par les groupes. Voici un exemple de leur potentiel : l’École des Premières Lettres, environ 100 unités, le terrain de stationnement situé aux coins des rues Drolet et Villeneuve, environ 20 unités, le terrain du 5655 avenue de Gaspé, environ 60 unités, la Cour de voirie municipale Marie-Anne, environ 30 unités, la Cour de voirie municipale St-Grégoire, environ 150 unités et le terrain de la Société de transport de Montréal pour environ 250 unités.

 

Des logements sociaux pour des besoins criants et pour rester sur le Plateau

 

Sur le territoire du Grand Plateau, plus de 600 ménages locataires sont en attente d’un logement en HLM et plus de 1000 requérantEs revendiquent des projets de coopératives d’habitation et d’organismes sans but lucratif.

 

Pour ces citoyenNEs, l’attente d’une orientation claire de la part de la Ville de Montréal à ce sujet s’étend depuis près de 5 ans. «Avoir de la difficulté à arriver au bout du mois parce que le loyer est trop cher, ne pas avoir l’assurance que l’an prochain le loyer ne sera pas trop augmenté, devoir s’entasser dans le logement avec mes enfants, voici quelques exemples de mon lot quotidien», nous dit une locataire en attente d’un logement social depuis plusieurs années.

Certains locataires ne peuvent tout simplement pas soutenir de telles conditions et se voient forcer de quitter leur quartier, un lieu d’appartenance avec ses réseaux sociaux et ses ressources (CPE, écoles, organismes communautaires, etc.).

 

Selon le recensement 2006 de Statistique Canada, le Grand Plateau est composé de 41 070 ménages locataires. De ce nombre, 17 290 consacrent le tiers et plus de leur revenu et parmi ceux-ci, 9 555 doivent y sacrifier 50% et plus et 5050 y engloutissent 80% et plus. Quant aux loyers dans l’arrondissement, ils ont fait un bond substantiel de 7,5% entre 2009 et 2010, passant de 711 $ qu’il était en octobre 2009 à 764 $ en octobre 2010. Quant aux logements pour famille, le coût moyen d’un logement d’un 2 chambres à coucher est évalué à 803 $ en octobre 2010 et à 1057$ pour un 3 chambres à coucher pour la même période.

 

Des revendications à la hauteur des besoins

 

Ces projets de coopératives et d’organismes sans but lucratif en habitation s’inscrivent dans le cadre de la campagne  de mise en chantier de « 1 000 logements sociaux sur 5 ans » portée par le Comité logement Plateau Mont-Royal et soutenue également par Action Solidarité Grand Plateau. En collaboration avec le Front d’action populaire de réaménagement urbain (FRAPRU), le Comité presse aussi les gouvernements du Québec et du Canada d’investir massivement dans le développement de nouveaux logements sociaux. 

 

Ceci étant dit, la Ville de Montréal porte aussi une grande responsabilité dans la détérioration des conditions des ménages locataires en ne réservant pas les terrains et immeubles publics exclusivement pour des logements sociaux et d’équipements collectifs, sachant surtout que le logement social correspond à seulement 8.5% du parc de logements locatifs du  territoire du Grand Plateau.

En définitive, lorsqu’on parle de vente de terrains et d’immeubles publics, il ne s’agit pas ici de vente aux enchères… mais plutôt de redonner à la communauté un bien commun appartenant à l’ensemble des citoyenNEs de Montréal.

Du logement social pour le Grand Plateau, c’est urgent et ça presse, clament les requérantEs présentEs aujourd’hui !

 

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Pour plus d’informations, veuillez contactez M. Simon Dumais, coordonnateur du Comité logement Plateau Mont-Royal au (514) 889-2401.

90% des hausses de loyer sont abusives. Le RCLALQ réclame un « vrai » contrôle des loyers, appuyé par un registre des baux

publié le 11 nov. 2010 08:53 par clplateau@yahoo.ca


MONTRÉAL ET QUÉBEC, le 9 nov. /CNW Telbec/ - Le Regroupement des comités logement et associations de locataires du Québec, RCLALQ, dévoilait ce matin les résultats de sa compilation sur les hausses de loyer 2010.  « Les résultats sont sans équivoque », a déclaré France Emond, porte-parole du RCLALQ, « 90 % des hausses de loyer sont abusives.  Il faut un contrôle universel et obligatoire des loyers, appuyé par un registre des baux ».

Selon les données compilées par le RCLALQ, 9 locataires sur 10 ont reçu, en 2010, une hausse de loyer supérieure aux taux d'ajustement de la Régie de logement. D'après ces taux, les augmentations auraient dû être au maximum de 1%. Or, en moyenne, les locataires ont reçu des avis de hausse de loyer de 4,1%. De manière plus détaillée, on a enregistré des demandes de hausse de loyer de 4,5% en Mauricie, 4,2 % dans la région de Montréal et 3,9% dans la région de Québec.

Pas de réparation : hausses abusives malgré tout!

L'analyse révèle que 80% des hausses abusives affectent des logis qui n'ont bénéficié d'aucune réparation de la part du propriétaire. « Ce n'est pas la mise au norme du parc locatif qui justifie les hausses » a précisé madame Emond. Les propriétaires de ces logements ont refilé aux locataires des demandes de hausse de loyer de 276$ par année, alors que, si la méthode de calcul de la Régie du logement était appliquée, elles auraient été d'à peine 24$.

Les taxes foncières ne justifient pas les hausses

Même en tenant compte de la fluctuation de la valeur des taxes (foncières et scolaires), on ne peut trouver de justification aux demandes des propriétaires. Dans le cas d'augmentation de taxes, la hausse moyenne valide est de 36$/année.  Or, les propriétaires ont demandé en moyenne 276$ de hausse par année; soit une augmentation de loyer huit fois supérieure au taux d'ajustement de la Régie.

Des hausses contre les pauvres

Le RCLALQ constate que ce sont les logements abordables qui sont davantage ciblés par les propriétaires. En effet, les ménages qui paient moins de 350$ ont reçu des demandes de hausses de 5,8%, ce qui équivaut à 216$/année. « Avec des augmentations aussi salées, le nombre de logements abordables est en chute libre et ce sont les ménages à faible revenu qui en font les frais», déplore France Emond, porte-parole du RCLALQ.

Les logements chauffés : les propriétaires se moquent de la Régie du logement
Selon les scénarios de la Régie, les logements chauffés au mazout auraient dû  bénéficier d'une baisse générale de loyer de 7,9%.  Au contraire, ces ménages locataires ont plutôt reçu des avis d'augmentation de loyer.  « Les locataires se font littéralement floués! » s'est indignée Nicole Dionne, du Bureau d'animation et information logement de Québec (BAIL).  « Non seulement, les locataires qui ont des logements chauffés au mazout n'ont pas bénéficié d'une baisse mais ces ménages ont reçu des demandes d'augmentation abusive de 264 $ pour l'année.» La tendance est identique pour l'ensemble des logements chauffés, ce qui fait dire à madame Dionne « que le contrôle actuel des loyers de la Régie est tellement peu contraignant, qu'avec son caractère facultatif, il n'influence en rien le marché. »

Le RCLALQ constate que les loyers augmentent plus rapidement que les revenus des ménages et à cet égard demande au ministre responsable de l'habitation, monsieur Laurent Lessard, d'instaurer un contrôle universel et obligatoire des loyers, lequel permettrait à la Régie du logement de statuer sur toute hausse supérieure à ses taux d'ajustement.

Renseignements:

À Montréal, France Emond, 514-521-7114, 514-781-2220. À Québec, Nicole Dionne, 418-523-8365

La Régie du lentement: Le logement est un droit !

publié le 3 nov. 2010 16:53 par clplateau@yahoo.ca   [ mis à jour : 3 nov. 2010 17:10 ]

La Régie du logement doit jouer pleinement son rôle de défenseur des droits des locataires
Le 2 novembre à 11 hre, près d’une trentaine de locataires ont répondu à l’appel de l’organisme Projet Genèse et manifester devant la Régie du logement situé sur le Boulevard René-Lévesque. Il s’agissait de la 6e manifestation cette année et les organisatrices ont annoncé qu’il y aura des manifestations mensuelles tant que la Régie du logement ne jouera pas son rôle de défenseur des droits des locataires.

« Ce problème ne pourra se régler sans l’embauche de plusieurs régisseurs, une démarche qui permettra à la Régie du logement de réaliser son mandat et ainsi faire respecter la justice en matière de droit des locataires et propriétaires » a souligné Cathy Inouye, organisatrice communautaire au Projet Genèse.

Résultat d’une politique antisociale mené tour à tour par les gouvernements péquiste et libéral, la Régie du logement n’est plus que l’ombre d’elle même. Pour ce qui est de son mandat, pour plusieurs activistes elle est devenue la courroie de transmission des propriétaires. Alors que les délais moyens pour une audience concernant une cause de non-paiement de loyer d’un locataire sont de 1,3 mois, les locataires doivent attendre des mois voir des années pour des problèmes qui mettent en danger leur santé.

Se référant à Madame M qui a témoigné de sa situation le mois dernier. Cathy Inouye demande: « Comment expliquer qu’une mère de famille dont l’enfant a été mordu par un rat le 21 août dernier n’a toujours pas reçu de date pour son audience ? C’est une faillite complète du système de justice, et malheureusement, nous continuons de voir de telles faillites se produire. »

Madame C, une locataire a également parlé de son expérience avec la Régie du logement. Elle attend depuis le 26 juin 2007 pour son audience à la Régie du logement. Durant ces trois années elle a dû vivre trois semaines sans eau chaude, sans parler de la présence continuelle de vermine. Son appartement présente différents autres problèmes comme des portes qui ne sont pas sécuritaires, des réparations qui n’ont pas été faites et ce malgré un jugement par la Régie en 2001. Comme si ce n’était pas assez, Madame C doit également vivre avec le harcèlement constant de son propriétaire.

Des milliers de locataires vivent actuellement dans des logements insalubres demandant des rénovations majeures. Par exemple, on estime que 46 % des logements d’Hochelaga-Maisonneuve ont besoin de rénovations importantes. L’arrondissement abrite le plus haut pourcentage de logements nécessitant des réparations majeures au Québec, soit 14,6 %. La situation est telle que l’arrondissement de Mercier Hochelaga-Maisonneuve vient de lancer une vaste inspection des bâtiments situés sur sa portion de la rue Sainte-Catherine.

Comme l’a souligné une locataire, le gouvernement doit être tenu responsable de cette grave violation des droits humains. Le gouvernement doit sortir de son mutisme et investir les montants nécessaires pour que la Régie du logement joue pleinement son rôle et réitérer que son rôle doit être de s’assurer que les droits des locataires soient  pleinement respectés.

Le logement est un droit !

Exigeons des mesures concrètes pour sa pleine réalisation !

Serge Lachapelle

Plus de 500 locataires manifestent devant les bureaux de Jean Charest, Raymond Bachand et Laurent Lessard

publié le 9 mars 2010 06:49 par clplateau@yahoo.ca

Le 23 février dernier, plus de 500 locataires ont participé à des manifestations tenues simultanément devant les bureaux du premier ministre Jean Charest à Sherbrooke, du ministre des Finances, Raymond Bachand, à Montréal et du ministre responsable de l’Habitation, Laurent Lessard, à Québec. Dans le cadre de ces actions, le Comité Logement du Plateau Mont-Royal (CLPMR) a mobilisé une dizaine de locataires et de membres.

Les manifestations, organisées par le Front d’action populaire en réaménagement urbain (FRAPRU), visaient à mettre de la pression sur le gouvernement Charest pour qu’il investisse en logement social dans le budget qu’il doit présenter à la fin mars.

Tout comme lui, le Comité Logement du Plateau réclame le financement de 50 000 logements sociaux en cinq ans sous la forme de HLM, de coopératives d’habitation et de logements sans but lucratif.

Pour le Comité Logement, «il est certain que nous crayons que le gouvernement invoque le déficit budgétaire prévu pour les prochaines années pour ne même pas donner suite immédiatement à un engagement beaucoup plus modeste signé par le premier ministre Charest lors de la campagne électorale de 2008, soit la prolongation de l’actuel programme AccèsLogis « pour cinq ans à raison d’un minimum de 3000 nouvelles unités par année, pour un total de 15 000 nouveaux logements sociaux ».

 « C’est nous qui sommes dans le trou », ont crié les locataires en référence au déficit budgétaire du gouvernement. Pour bien faire comprendre leur message, ils ont déposé leurs budgets personnels dans un trou percé dans une affiche géante sur laquelle était écrit « Pour sortir du trou : 50 000 logements sociaux ». L’affiche géante et les budgets personnels ont été remis aux bureaux du premier ministre et des ministres Bachand et Lessard.

Le CLPMR et le FRAPRU affirment que la crise économique et les hausses de loyer répétées des dernières années ont sérieusement aggravé le problème d’incapacité de payer qui obligeait déjà 203 000 ménages locataires québécois, dont 5050 ménages locataires du Plateau, à engloutir plus de la moitié de leur revenu pour se loger lors du recensement de 2006. Il en veut pour preuve le nombre de causes pour non-paiement de loyer à la Régie du logement qui a augmenté de 17,2 % depuis le début des années 2000, dont 5,1 % au cours des deux dernières années, pour atteindre le chiffre record de 46 818 en 2008-2009.

« La lutte au déficit ne doit pas se faire au détriment des personnes et des familles de plus en plus nombreuses qui n’arrivent même plus à payer leur loyer ou qui n’y arrivent que de peine et de misère, en coupant dans leurs autres besoins essentiels dont la nourriture », ont déclaré les organismes et les locataires. Le CLPMR et le FRAPRU estiment que le gouvernement lui-même aggravera ce problème s’il continue à privilégier la voie des hausses de tarifs, dont celle d’électricité résidentielle, des frais de scolarité, pour lutter contre le déficit. Le FRAPRU, qui est un des membres actifs de la nouvelle Coalition opposée à la tarification et à la privatisation dans les services publics, privilégie d’autres avenues mettant davantage à contribution les particuliers à haut revenu et les grandes compagnies.

Communiqué de Presse - Des terrains municipaux pour le logement social dans le Plateau

publié le 8 févr. 2010 08:43 par clplateau@yahoo.ca   [ mis à jour : 8 févr. 2010 08:52 ]

 
 
 
 
 
Lundi, 1er février 2010

À la direction de l’information

La Corporation de développement communautaire /Action Solidarité Grand Plateau (CDC/ASGP), Amir Khadir et le maire Luc Ferrandez réclament des terrains municipaux pour le logement social dans le Plateau

Lundi 1er février, Montréal

– Afin de répondre à l’immense besoin en logement social de la population du Plateau Mont-Royal, la Corporation de développement communautaire Action Solidarité Grand Plateau1, Amir Kadhir, député de Mercier et Luc Ferrandez, maire de l’arrondissement du Plateau Mont-Royal ont interpellé aujourd’hui en conférence de presse la Ville de Montréal, plus particulièrement le maire Tremblay ainsi que le gouvernement du Québec.

Selon Simon Dumais, coordonnateur du Comité du logement du Plateau Mont-Royal : « Pour que nous puissions réaliser notre grand chantier de 1000 logements sociaux pour les cinq prochaines années, il faut que la Ville de Montréal réserve en priorité les terrains et immeubles publics qui lui appartiennent pour des usages sociaux et collectifs. C’est la première chose à faire»

De nombreux projets de coopératives et d’OSBL en habitation à l’initiative de citoyenNEs et d’organismes communautaires pour répondre à l’immense besoin de logements sociaux se butent à l’absence de terrains ou d’édifices disponibles dans le Grand Plateau, dont le territoire est très densément occupé. «L'augmentation rapide de la richesse foncière sur le Plateau ces dernières années a permis à la ville centre de bénéficier d'augmentations substantielles de revenus. Il est tout à fait normal dans les circonstances qu'elle accepte maintenant la vente des trois terrains à la communauté sur lesquels on peut encore construire du logement social. En plus d'être un geste responsable en matière de logement, ce serait un juste retour d'ascenseur du point de vue fiscal» déclare Luc Ferrandez, qui précise :«Nous disons simplement qu’il est temps d’accorder priorité au logement social.»

Depuis 2005, la CDC et le milieu local revendiquent le développement de logements sociaux et de projets collectifs sur ces sites : le terrain de la voirie municipale, situé au coin des rues Marie- Anne et De Bullion pour la phase 2 de la Coopérative d’habitation Marie-Anne (40 unités); le terrain de la Société de transport de Montréal (STM), situé aux coins des rues Mont-Royal et Fullum, pour des projets novateurs de 200 à 250 unités de logement social et le site de l’École des Premières Lettres, situé sur la rue De Gaspé pour la coalition formée de la Maison Parent- Roback, les Ateliers Quartier Général (ateliers de production pour les artistes) et le projet de coopérative d’habitation Mile-Art (60 unités) et le CPE Villeneuve.
 

Pour Loraine Decelles, présidente de la Corporation «il est important que la Ville de Montréal agisse ainsi car ces projets sont structurants pour le Grand Plateau. Ils s’inscrivent dans une démarche de développement que l’on veut juste, équitable et solidaire autant pour le Mile-End, le nord de l’arrondissement que pour l’Est du Plateau. Il n’est pas question que des promoteurs immobiliers privés se portent acquéreur de ces terrains et immeubles publics. Ce serait contraire aux intérêts et aux besoins du quartier» ajoute Mme Decelles.

Simon Dumais précise que : « Les besoins de logements sociaux sont énormes. sur le territoire de l’arrondissement . En 2006

2, 17 290 ménages locataires du Grand Plateau, soit 42.1%, déboursent plus du tiers de ses revenus pour se loger. De ce nombre, 9 555 en consacrent plus de la moitié et 5 050 y engloutissent plus de 80% de leur revenu. Pour M. Dumais « les locataires du Plateau n’ont plus les moyens de payer d’avantage. Et avec des augmentations du loyer se situant entre 15 et 30 % au cours des trois dernières années, ils n’ont plus les moyens de demeurer dans le quartier. »

Pour garantir le droit au logement au nombre grandissant de locataires à faible et à modeste revenus, Amir Khadir invite le gouvernement du Québec à garantir un investissement soutenu dans le logement social, conformément à la promesse du Parti libéral de financer 3000 logements par années sur 5 ans! « On ne peut pas planifier un chantier aussi vital à la relance de l’économie en crise au Québec, en attendant chaque année l’annonce du Ministre des finances.»

Les milieux communautaire et politique du Plateau exigent aussi que le maire de Montréal revienne sur sa décision d’offrir en option d’achat, pour une période de cinq ans, le terrain de la voirie municipale Mentana (aux coins des rues Christophe-Colomb et St-Grégoire) à un promoteur privé d’habitation.

Pour Robert Manningham, directeur des Ateliers Habitation Montréal, «Cette décision politique est inadmissible car, elle a été prise avant le déclenchement des dernières élections municipales, en pleine période estivale, sans consultation avec le milieu, et ce terrain public était connu et ciblé de tous pour des projets de 150 unités de logement social sous forme de coopératives ou d’Organismes sans but lucratif d’habitation.»En revenant sur sa décision, la Ville de Montréal voudra démontrer qu’au Plateau, il est possible d’y vivre et d’y demeurer et ce, pour les locataires les plus vulnérables et les laissés pour compte. En contrepartie, ajoute-t-il, une offre de logement privé fera pression sur ces locataires déjà aux prises avec de sérieux problèmes de logement.

Lorraine Decelles conclue que « Ces projets de logements sociaux et collectifs favorisent et consolident la mixité sociale que l’on observe sur le territoire du Grand Plateau. Il est important que la Ville de Montréal démontre une certaine volonté politique de lutter contre la pauvreté et l’exclusion sociale. La réserve de terrains et d’immeubles publics est une réponse à cet état de fait.»

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Pour de plus amples informations; Simon Dumais, bureau (514) 527-3495 cellulaire : (514) 889-2401

1 CDC des quartiers Saint-Louis, Mile-End, Plateau Mont-Royal et Milton Park.

2 Données recensées par Statistiques Canada, 2006;

Communiqués de presse - Bilan campagne électorale

publié le 12 nov. 2009 11:27 par clplateau@yahoo.ca   [ mis à jour : 18 nov. 2009 07:03 ]

Montréal, le 30 octobre 2009

 
 
 

Aux directions des Salles de nouvelles

Aux journalistes

Diffusion immédiate

Engagements politiques des partis en matière de logement social sur le Plateau Mont-Royal

« Un bilan mi-figue mi-raisin »

Montréal, le 30 octobre 2009 ---- Le Comité Logement du Plateau Mont-Royal (CLPMR) déplore l’absence d’engagement politique ferme chez l’équipe de Michel Labrecque/Tremblay d’Union Montréal et chez Vision Montréal de l’équipe Vaillancour/Harel. Par ailleurs, le CLPMR reconnaît l’effort de certains engagements en matière de logement social tout en signalant que ceux-ci sont nettement insuffisants en regard aux demandes initiales de l’organisme. Le CLPMR espère que les engagements politiques pris par Ferrandez/Bergeron de l’équipe de Projet Montréal se traduiront concrètement sur le terrain si cette équipe est élue le 1er novembre prochain.

Pour Simon Dumais, coordonnateur du CLPMR, «…l’équipe de Michel Labrecque manque de volonté politique dans la réalisation de logement social sur le territoire du Plateau Mont-Royal. En effet, M. Labrecque n’a pris aucun engagement durant la campagne électorale quant au nombre de réalisations pour les prochaines années et ce, bien que l’équipe Tremblay promet de réaliser 5 000 logements sociaux sur cinq ans, pour tout Montréal. Nous avons l’impression que M. Labrecque a baissé les bras face aux besoins des locataires du Plateau. Et il est également inadmissible que cette équipe ne soit pas revenue sur la décision d’offrir en option d’achat le terrain de la voirie municipale Mentana/St-Grégoire à un promoteur privé. L’équipe Labrecque a alors manqué la chance de réaliser des projets de 150 unités de logement social et communautaire», ajoute M. Dumais.

Selon le CLPMR, il est important de souligner l’effort de l’équipe de Guillaume Vaillancourt d’avoir chiffré le nombre d’unités à 500 avec l’objectif d’en réaliser 800. «C’est un pas dans la bonne direction mais on est loin du compte, constate M. Dumais. C’est insuffisant quand on pense que les groupes du quartier mènent une bataille pour la réalisation de  1000 logements sociaux d’ici les cinq prochaines années».

D’autre part, on doit reconnaître chez l’équipe Vaillancourt d’avoir mis de l’avant certains moyens pour arriver à développer du logement social sur le Plateau (réserve de terrains publics, un fonds local alloué au logement social et abordable, etc.). Néanmoins, M. Dumais s’interroge sur la crédibilité de ces engagements quand on remarque qu’au niveau montréalais, la cheffe, Louise Harel, n’a pris aucun engagement en ce sens. De plus, on constatera qu’il règne encore une confusion entre le logement social et le logement abordable au sein de ce parti. L’équipe Harel peut bien affirmer que sous son règne, elle veut réaliser 10 000 logements sociaux et abordables sur cinq ans; il n’y a rien dans son programme au fait qu’il faut réclamer beaucoup plus des gouvernements supérieurs pour pouvoir réaliser du logement social d’une telle ampleur. C’est là où le bât blesse».

Enfin, M. Dumais souligne que Vision Montréal n’a pas plus de courage politique que le parti précédant en annonçant que l’annulation de l’option d’achat de la Voirie municipale Mentana/St-Grégoire à un promoteur privé est faisable si elle s’avérait raisonnable d’un point de vue financier.  «Cette position politique indique clairement que là-aussi, on manque de volonté ferme à s’opposer à la «gentrification» de nos quartiers et à la spéculation immobilière. Encore une fois, les locataires du Plateau en feront les frais».

Enfin, le CLPMR constate que les engagements politiques de l’équipe Ferrandez/Bergeron de Projet Montréal répondent à ses demandes de logement social en terme d’unités à réaliser, de réservation exclusive des terrains publics au développement de logement social et d’équipements collectifs, de constitution  d’une nouvelle réserve foncière et de pressions auprès de Québec et d’Ottawa pour augmenter le financement alloué au logement social. De plus, l’équipe Ferrandez s’engage fermement à annuler l’option d’achat du terrain de la voirie municipale Mentana/St-Grégoire à un promoteur privé.

Toutefois, Simon Dumais trouve décevant que, M. Richard Bergeron, chef de Projet Montréal ait pris l’engagement verbal de vouloir réaliser 21 000 logements sociaux au cours des cinq prochaines années au débat organisé par le FRAPRU sur l’habitation au mois de septembre dernier alors que, sur papier, l’équipe de Projet ne s’engage à en réaliser que 6 000 pour la même période. Bref, les locataires et les groupes espèrent que cette confusion ne s’installera pas sur le Plateau. En somme, les groupes et locataires devront être très vigilants à l’égard de ce parti s’il est élu le 1er novembre prochain.

En conclusion, le CLPMR, les groupes du quartier et particulièrement les locataires seront actifs au lendemain du 1er novembre prochain. Les besoins des locataires et des mal-logéEs, victimes de la crise du logement, demandent des efforts et de la volonté politique de la part des éluEs. Nous serons partenaires dans la mesure où le parti élu saura répondre positivement à nos demandes.

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Pour toutes informations,

Simon Dumais (514) 889-2401 ou (514) 527-3495                   

Coordonnateur du CLPMR                                                       

 

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