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*Notez que le Comité Logement du Plateau Mont-Royal se dissocie de toutes opinions, affirmations, erreurs, etc., qui peuvent se retrouver dans ces articles. Ceux-ci ne représentent que l'idée et l'opinion de leur auteur. Pour toutes questions ou problèmes, veuillez communiquer avec le Comité Logement Plateau Mont-Royal au (514)527-3495. |
publié le 10 avr. 2012 13:11 par clplateau@yahoo.ca
Le recours aux tribunaux et à la violence
policière pour saboter le mouvement des étudiants contre
la hausse des frais de scolarité a été
dénoncé par les trois associations étudiantes et
leurs alliés. Ils ont souligné qu'il faut une solution
politique au problème politique que sont la hausse des frais de
scolarité et le droit à l'éducation pour tous.
Le 29 mars, le juge Jean Lemelin de la Cour
supérieure du Québec a ordonné la levée des
lignes de piquetage étudiant au collège d'Alma, disant
que « la légalité de cette grève est
douteuse » et qu'un tel moyen de pression relève des
« lois du travail ». Une étudiante du cégep
avait demandé une injonction. Le juge a ajouté «
qu'il y a lieu de s'interroger sérieusement sur les droits des
étudiants (...) qui souhaitent poursuivre leurs études et
terminer leur année scolaire en toute liberté ».
Les étudiants d'Alma ont
tenu à dénoncer ce recours aux tribunaux. « Les
étudiants et étudiantes du cégep d'Alma ont
démocratiquement et majoritairement choisi la grève, et
il est totalement inacceptable qu'un tribunal se permette d'annuler ce
choix. Nous sommes en colère et nous allons le faire savoir !
», a déclaré Émile Duchesne,
président de l'Association étudiante du Collège
d'Alma (AÉCA).
Le 2 avril, les étudiants de l'Université
Laval ont dû céder le passage à un étudiant
qui désirait suivre son cours d'anthropologie, et ce,
après que la Cour supérieure du Québec lui ait
accordé une injonction interlocutoire provisoire. La semaine précédente, un étudiant
en droit de l'Université de Montréal a perdu une cause
semblable.
Le 5 avril, l'Université du Québec
à Montréal a obtenu une injonction pour empêcher
tout piquetage devant ses portes.
Loin de condamner ce recours aux tribunaux, la ministre
de l'Éducation a déclaré que ces recours
représentent un moyen légitime pour les étudiants
en faveur de la hausse d'assister à leurs cours et qui
prédit des « semaines d'enfer » à ceux qui
voudront sauver leur diplôme.
Ce qui est particulièrement scandaleux dans cette
réaction du gouvernement est qu'il refuse toute discussion avec
les étudiants du post-secondaire, dont près de la
moitié sont toujours en grève générale. Le
premier ministre se contente de répéter des platitudes
par l'intermédiaire des médias et prétend
effrontément être « ouvert à la discussion
».
Cette «ouverture à la discussion» se
traduit en pratique par faire l'oreille sourde à 200 000
étudiants dans les rues de Montréal, le recours aux
tribunaux pour faire des difficultés aux associations
étudiantes et une propagande unilatérale qui
répète sans relâche que «les étudiants
doivent faire leur part» tandis que le gouvernement agit
«au nom des contribuables». Il est particulièrement
condamnable à cet égard, vient-on d'apprendre, que lors
de la manifestation historique du 22 mars, le gouvernement Charest a eu
recours à des firmes de relations publiques, expertes en
manipulation médiatique pour contrer le message des
étudiants à la population. Il est allé
jusqu'à acheter les mots clés «grève 22
mars» et «manifestation 22 mars» pour que le site du
ministre de l'Éducation sur les frais de scolarité soit
en tête de tous les moteurs de recherche. Cela a
coûté 50 000 $ aux contribuables québécois.

1er mars à
Québec
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Lorsqu'elle a été confrontée au
fait que le gouvernement avait utilisé les fonds publics pour
ces manœuvres de relations publiques contre les étudiants au
lieu de s'asseoir avec eux, la ministre de l'Éducation Line
Beauchamp a répliqué : « Je vais profiter de la
question du député pour lancer ce message à
l'ensemble des étudiants du Québec. Ils doivent
réaliser qu'ici, dans cette enceinte de l'Assemblée
nationale, une enceinte démocratiquement élue. Et c'est
important de respecter cette démocratie, à l'encontre de
ce que dit un des leaders étudiants qui dit que le salut ne
passe plus par les urnes. Dans l'enceinte de cette Assemblée
nationale, il y a une majorité de députés qui sont
pour une hausse de droits de scolarité : la coalition de M.
Legault, le Parti libéral du Québec et le Parti
Québécois. La chef de l'opposition l'a confirmé la
semaine dernière. Voici ce que dit la démocratie au
Québec : Une hausse de droits de scolarité, ça
assure une juste part de contribution de la part de l'étudiant
à son diplôme universitaire québécois. C'est
dans un contexte où on doit assurer la qualité de ce
diplôme. »
Le 4 avril, le Service de police de la Ville de
Montréal a procédé à une autre arrestation
de masse : 76 étudiants ont été
arrêtés sans aucune raison légitime, et ce, sans
que le gouvernement ne dise un mot. « Une telle intervention du judiciaire dans le
champ du politique est extrêmement inquiétante. Cela
contribue à jeter de l'huile sur le feu », déclare
Gabriel Nadeau-Dubois, co-porte-parole de la CLASSE. « La
décision de faire la grève doit être prise
collectivement et démocratiquement. Il est regrettable que les
tribunaux viennent trancher ce débat. Allons-nous assister
à une recrudescence des recours légaux dans les campus en
grève ? » « Le grand responsable de cette situation, c'est
le gouvernement libéral. Au lieu de laisser les étudiants
et les étudiantes se déchirer devant les tribunaux, il
devrait prendre ses responsabilités et ouvrir un
véritable dialogue avec les organisations étudiantes
», conclut le porte-parole de la CLASSE.
« La grève étudiante est un dossier
politique; avec des injonctions, on ne fait qu'empirer la situation.
Les grèves étudiantes des dernières années
ont toujours été considérées comme un droit
fondamental et ça doit continuer », souligne pour sa part
Léo Bureau-Blouin, président de la
Fédération étudiante collégiale du
Québec (FECQ).
Réagissant à l'injonction accordée
à l'étudiant de l'Université Laval par le juge
Bernard Godbout de la Cour supérieure du Québec, le
président de la Fédération nationale des
enseignantes et enseignants du Québec (FNEEQ) dit
s'inquiéter vivement des conséquences qu'aura ce
jugement. « La bataille engagée par le mouvement
étudiant pour contrer la hausse des droits de scolarité
est sociale et hautement politique. Nous déplorons que le
débat se transpose devant les tribunaux qui répondent
à la pièce à des demandes individuelles, au
détriment de décisions prises collectivement »,
affirme Jean Trudelle. « Ce n'est pas la première fois dans
l'histoire du Québec que les tribunaux tentent d'étouffer
la mobilisation populaire, mais cela n'a jamais fonctionné. Que
ce soit à Alma ou ailleurs, nous ne laisserons aucune cour
brimer la volonté démocratique des étudiants et
des étudiantes du Québec », affirme Gabriel
Nadeau-Dubois, rappelant que la Coalition se battra contre toute
requête juridique visant à empêcher la grève
étudiante ou le piquetage. « La judiciarisation et le recours à la
force policière pour réprimer les droits des
étudiantes et étudiants de s'exprimer et de manifester
visent à discréditer les jeunes. Ces méthodes ne
font que compliquer le dénouement du litige et sont
préoccupantes dans une société démocratique
», de dire Denise Boucher vice-présidente de la CSN. Il est clair pour tout le monde que ce recours aux
tribunaux et la violence policière visent à
décourager les étudiants. L'intensification des actions
démontrent que la manière forte, qui est devenue la
marque de commerce des champions des politiques antisociales et
antinationales que sont le gouvernement Charest et le gouvernement
Harper au Canada, ne fait que porter sur la place publique la
légitimité des politiques qu'ils appliquent envers et
contre tous.
Serge Lachapelle |
publié le 21 nov. 2011 13:38 par clplateau@yahoo.ca
Dans un communiqué de presse frisant l'euphorie, la Ville
de Montréal vient d'annoncer la construction de trois mégaprojets
immobiliers au centre-ville de Montréal. Les trois projets soient la
Place University Saint-Jacques, la Tour Avenue des Canadiens et la Tour
Union totaliseront des investissements de près de 580 M$.
"Ces trois projets majeurs reflètent l'intérêt suscité par le
centre-ville de Montréal et témoignent des efforts déployés par notre
administration pour appuyer son développement. C'est avec de tels
projets ainsi qu'une vision à long terme que le centre-ville de Montréal
bouge, s'enrichit, se développe et se positionne comme un pôle
innovateur " a déclaré le maire de Montréal, Gérald Tremblay.
Le communiqué continue sur cette lancée. "Ces projets témoignent de
la confiance des investisseurs dans le dynamisme de Montréal, incluant à
la fois des espaces commerciaux et résidentiels, ils permettent
également de poursuivre les efforts de développement de la mixité des
usagers du centre-ville."
"En plus d'être structurant pour le sud du centre des affaires, ce
projet contribuera à consolider les abords du Vieux-Montréal et aura un
impact positif sur le dynamisme du secteur, notamment grâce à la
présence des nouveaux résidants."
Mais il y a un hic et il est de taille, le projet qui totalisera près
1600 nouveaux logements ne prévoit aucun logements sociaux et
abordables. La Stratégie d'inclusion de logements abordables de la Ville
adoptée il y a six ans stipule que tout nouveau projet résidentiel doit
comporter 15 % de logements sociaux et 15 % de logements abordables.
Lors d'un point de presse tenu le 10 novembre, la Table interaction
Peter Mc Gill, Habiter Ville-Marie et la Table de concertation du
Faubourd Saint-Laurent a déploré le fait que sur 6500 logements
construits dans l'arrondissement de Ville-Marie entre 2005 et 2010, on
ne comptait que 380 logements sociaux, soit l'équivalent de 5,8%. "Plusieurs projets ont été élaborés, par le passé, en appliquant la
Stratégie d'inclusion avec succès, ont-ils fait valoir. Des accords de
développement ont été signés avec des grands promoteurs, comme ce fut le
cas des projets de redéveloppement de la Maison de Radio-Canada, dans
Ville-Marie, du complexe Namur Jean-Talon, dans Côte-des-Neiges, ou des
terrains du CP, dans le Sud-Ouest."
De plus, les organismes soulignent que ces trois projets qui sont sur le
point d'être adoptés en 2e lecture par le Conseil d'arrondissement de
Ville-Marie et qui comportent pourtant des dérogations au règlement de
zonage n'ont fait l'objet d'aucun processus de consultation crédible et
exhaustif devant l'Office de consultation publique de Montréal.
Mis sur la défensive pour ce qui doit être considéré comme une violation
du droit au logement, le maire de Montréal a déclaré le 10 novembre
lors de la séance du conseil d'arrondissement de Ville-Marie: "Dans un
contexte économique et financier qui est difficile", la Ville de
Montréal n'a pas les moyens de lever le nez sur un investissement de 580
millions de dollars, ainsi que sur "les taxes foncières
additionnelles pour l'arrondissement et pour la ville centre" que
paieront les futurs occupants des 1600 unités de logement. La question
qu'on serait en droit de lui poser est si la situation économique est
difficile pourquoi ne pas s'assurer de fournir des logements de qualité à
prix abordable pour les plus vulnérables.
La suite de ces propos démontre que ce qui est un droit fondamental pour
la vaste majorité de la population n'est qu'un énoncé de principe pour
les partisans de l'agenda antisocial. "Il y a des projets qui sont
plus aptes (au logement social et abordable) et qui compensent pour
d'autres projets où il n'y en a pas" mais il a promis de "faire
tout ce qui est humainement possible" pour arracher un montant
compensatoire des mains des trois promoteurs derrière les projets
immobiliers.
Tout cela démontre encore une fois que les partisans du programme
prosocial ne peuvent attendre les quelques miettes qui retomberont de la
table du festin. Ce qui est à l'ordre du jour c'est l'élaboration du
programme prosocial dans le cadre de la lutte quotidienne pour la
reconnaissance des droits de tous et toutes.
Montréal a besoin d'une direction prosociale !
Serge Lachapelle |
publié le 26 oct. 2011 14:01 par clplateau@yahoo.ca
Congrès du Parti libéralPrès d'un millier de manifestants dénoncent l'ordre du jour antisocial des libérauxSamedi
le 22 octobre, près d'un millier de manifestants provenant de tous les
coins du Québec ont répondu à l'appel de la Coalition opposée à la
tarification et à la privatisation des services et de la Coalition
régionale de Québec-Chaudière-Appalaches et manifesté à l'occasion du
Congrès du Parti libéral du Québec qui se tenait au Centre des congrès
de Québec. Au premier rang on retrouvait les étudiants, les travailleurs
ainsi que les activistes oeuvrant pour la reconnaissance des droits de
tous et toutes. Les pancartes et bannières et discours qui dénonçaient
le caractère anachronique, antisocial et anti-peuple des politiques
libérales traduisaient on ne peut mieux la colère de la population. Avec
la bannière de tête « Rouge de colères contre les libéraux », les
manifestants ont marché dans les rues du Vieux-Québec pour se rendre en
un premier temps devant les bureaux du ministère de l'Éducation. Inutile
de dire que le cortège a été salué par les nombreux résidents. Devant
le ministère de l'Éducation, Simon Gosselin de la Table de concertation
étudiante du Québec (TACEQ) a dit : « Nous sommes ici pour rappeler que
l'éducation n'est pas que l'affaire des étudiants, elle concerne toute
la société. » Il a souligné l'importance d'un système d'éducation
accessible à tous et toutes pour la construction d'un Québec moderne. Pour
sa part, Gabriel Nadeau-Dubois, porte-parole de l'Association pour une
solidarité syndicale étudiante (ASSÉ) a affirmé que : « Le gouvernement
Charest tente de nous faire croire que la reprise économique et le
retour à l'équilibre budgétaire passent par les compressions et la
privatisation de nos services publics. Avec la taxe santé et la hausse
des tarifs comme les frais de scolarité et l'hydroélectricité, ce
gouvernement choisit des mesures qui augmentent les inégalités sociales.
» Finalement, la porte-parole de la Coalition Québec
Chaudière-Appalaches opposée à la tarification et à la privatisation des
services publics, Valérie Plante Lévesque, elle-même étudiante, a
mentionné que : « La nouvelle hausse radicale des frais de scolarité
annoncée dans le dernière budget est la goutte d'eau qui a fait déborder
le vase. Au-delà des étudiants et étudiantes, c'est toute la population
qui sera affectée puisque la hausse entrave l'accessibilité financière
aux études pour toutes les classes sociales, c'est carrément le droit à
l'éducation qui est menacé. » Puis le cortège s'est dirigé devant
le Centre des congrès. Le sourire arrogant des délégués accompagnés des
représentants des médias monopolisés, protégés par un imposant
déploiement policier, ne pouvait mieux témoigné de la marginalisation
politique des libéraux. « Nous défendons le bien commun contre l'appétit
de quelques uns ! », ont scandé les manifestants. Pour les plus
vulnérables, le maintien des services publics est une question de vie ou
de mort, a ajouté un autre étudiant. Comme l'a dit Ann Gingras,
présidente du Conseil central de Québec et de Chaudière-Appalaches de la
CSN : « La richesse est produite par nous. Nous sommes le peuple du
Québec. » Traduisant la détermination et la confiance des
manifestants, Léo Bureau-Blouin président de la Fédération étudiante
collégiale du Québec a conclu en affirmant : « Nous sommes l'avenir du
Québec. » Il a demandé aux manifestants de ne pas serrer pancartes et
bannière et de se préparer pour la grande manifestation étudiante du 10
novemb re.
Serge Lachapelle |
publié le 11 oct. 2011 07:14 par clplateau@yahoo.ca
[
mis à jour : 13 oct. 2011 13:52
]
Une autre tournée couronnée de succès pour le FRAPRUC’est par
une manifestation regroupant près d’un millier de personnes provenant de
tous les coins du Québec que les activistes du Front d’action populaire
en réaménagement urbain ont mis un terme à la Caravane pour le logement
social le 9 octobre en après-midi à Montréal. La manifestation a débuté
dans le quartier de Parc Extension, l’un des plus pauvres du Canada.
Inutile de dire qu’ils ont été accueillis à bras ouverts par les
résidents dont plusieurs se sont joints au cortège. Les
activistes se sont dirigés vers la célèbre clôture qui sépare leur
quartier de Ville Mont-Royal, une des municipalités les plus riches de
l’Île de Montréal. La déclaration qui expliquait leurs revendications a
également été bien accueilli par les résidents de ce quartier. François
Saillant, coordonnateur du FRAPRU a tenu a expliqué pourquoi c’est à
Ville Mont-Royal que la Caravane s’est terminée: « Les gouvernements
tant fédéral que provincial tentent de nous convaincre qu’ils n’ont pas
les moyens de répondre favorablement à nos demandes. En traversant la
clôture séparant la pauvreté de Parc Extension de la richesse de Ville
Mont-Royal, nous avons voulu démontrer qu’il y a de l’argent au Québec,
mais il faut avoir la volonté politique d’aller la chercher ». Deux
des participantes à la Caravane en ont dressé un bilan très positif.
Elles ont pu constater que leur lutte pour la reconnaissance du droit au
logement s’étend maintenant à l’ensemble du Québec. Elles ont souligné
que cette Caravane qui est le projet le plus ambitieux entrepris par le
FRAPRU depuis sa fondation les ont renforcé dans leurs convictions et
leurs déterminations. Partie le 3 octobre, la Caravane, composée
de 80 personnes, a parcouru 3200 kilomètres pour revendiquer que les
gouvernements fédéral et québécois unissent leurs efforts pour financer
50 000 nouveaux logements sociaux sur une période de cinq ans. Elle
visait aussi à convaincre le gouvernement conservateur de Stephen Harper
d’assurer l’avenir de 127 000 logements sociaux existant, menacés par
la fin prochaine des subventions qu’Ottawa leur verse depuis des
décennies. Mentionnons que les participants à la Caravane ont organisé
des actions ou des interventions publiques dans 24 villes de 12 régions
administratives du Québec aussi éloignées l’un de l’autre que l’Abitibi
et la Côte-Nord ou le Bas-Saint-Laurent et l’Outaouais. Ils ont été
particulièrement scandalisés par l’ampleur que prend la crise du
logement chez les autochtones et les Inuits.. Ils ont invités les
gouvernements à agir immédiatement. Pour les activistes du
FRAPRU, toutes les formules de logement social ont leur place, compte
tenu de l’ampleur et de la diversité des problèmes d’habitation, ce qui
inclut les coopératives d’habitation, les logements gérés par les
organismes sans but lucratif, mais aussi des HLM dont le besoin est
urgent. Sur les 50 000 logements sociaux réclamés par le FRAPRU durant
sa Caravane, 20 000 devraient, à son avis, être des HLM. On a également
mis de l’avant une nouvelle revendication soit la rénovation du parc
vieillissant de logements sociaux au Québec, en particulier de ses 73
452 Habitations à loyer modique (HLM). Ce qui est clair pour tous
et toutes c’est que le marché privé de l’habitation ne se montre
nullement intéressé par la construction de logements sociaux. C’est donc
à l’État en tant que garante du bien commun qu’il appartient de
garantir le plein respect du droit au logement et ce par la construction
intensive de logements sociaux. Le logement est un droit !Exigeons des mesures concrètes pour sa pleine réalisation ! Serge Lachapelle |
publié le 28 sept. 2011 12:51 par clplateau@yahoo.ca
Le FRAPRU reprend la route pour le logement social
Préoccupé par l'avenir du logement social, les activistes du Front d'action populaire en réaménagement urbain reprendront la route le 3 octobre 2011, Journée mondiale de l'Habitation, afin d'interpeller les gouvernements fédéral et québécois quand à leurs responsabilité face au droit au logement. Du 3 au 9 octobre, deux convois composés de plusieurs dizaines de militants et militantes silloneront les routes du Québec. La Caravane Sur la route pour le logement social se terminera par une grande manifestation nationale à Montréal, le dimanche 9 octobre.
La préoccupation des activistes est on ne peut plus légitime. Dans son budget du 17 mars dernier, le gouvernement Charest a annoncé pour 2011-2012 la construction de 2 000 nouveaux logements sociaux soit 1000 logements de moins que ce que le premier ministre du Québec s'était formellement engagé à financer à chaque année pendant cinq ans, lors de la campagne électorale de 2008 et qu'il a effectivement fait durant les deux premières années de son mandat. On se rappellera que selon la Société canadienne d'hypothèque et de logement (SCHL), 260 700 ménages locataires ont des besoins impérieux de logement au Québec
Quant à la décision du gouvernement Harper de mettre fin au Plan économique du Canada, elle signifie la perte de 500 millions $ par an versés au cours des deux dernières années pour la rénovation et l'amélioration des logements sociaux existants.
Une menace encore plus grande commence à se manifester, soit la fin totale du financement à long terme accordé par le fédéral pour des logements sociaux réalisés avant 1994. Au Québec, on parle de plus de 125 000 logements sociaux, dont la plus grande majorité sont des logements coopératifs et sans but lucratif et la totalité des HLM.
Le gouvernement fédéral n'avait accepté d'accorder un tel financement pour une période limitée correspondant à la durée des hypothèques, soit 25, 35 ou 50 ans selon le cas. Les ententes signées à cet effet ont déjà commencé à se terminer. À l'échelle canadienne, le nombre de logements bénéficiant d'ententes à long terme est passé de 630 000 en 2006 à 613 500 en 2010. La SCHL prévoit qu'il chutera à 540 800 en 2015. La baisse se poursuivra par la suite, le nombre de logements financés par Ottawa devant tomber à 0 au début des années 2030.
Inutile de dire que ce retrait des fonds fédéraux aura des impacts considérables. Les locataires à faible revenu des coopératives et des logements sans but lucratif relevant directement de la SCHL perdront l'aide financière qui leur permets de payer un loyer adopté à leur revenu. Ceci mènera également à des hausses marquées de loyer et peut-être le départ des locataires qui seront remplacés par d'autres ayant davantage les moyens de payer les loyers demandés.
Quant aux autochtones leurs conditions de logement sont scandaleuses. En se basant sur les données du recensement de 2006, la SCHL évalue que, sur les 2400 ménages inuits du Nunavik, dans le Grand nord québécois, 1300 sont aux prises avec des besoins impérieux de logement, soit un pourcentage effarant de 53,5%. Le surpeuplement des logements y est extrême, ce qui entraîne leur dégradation accélérée et aggrave les problèmes sociaux, dont la violence domestique.
Les conditions de logement dans les réserves autochtones sont elles aussi déplorables. L'Assemblée des Premières Nations du Québec et du Labrador a mené une étude révélant que 33 % des logements y étaient surpeuplés.(1) Dans une autre étude récente sur les conditions de logement dans les territoires visés par le Plan Nord (2), soit la Côte-Nord et la région de la Baie James, la Société d'habitation du Québec a évalué que 29 % des logements avaient besoin de réparations majeures en 2006.
Enfin, une étude de Statistiques Canada publiée en décembre 2009 (3) montre que 21 % de la population autochtone vivant à Val d'Or habite dans des logements surpeuplés et 17 % dans des logements nécessitant des réparations majeures. Ces pourcentages sont respectivement de 0,5% et 7 % parmi les nons-autochtones de cette municipatlité de l'Abitibi. Selon le Regroupement des centres d'amitié autochtones du Québec, le problème de l'itinérance autochtone en milieu urbain prend de l'ampleurs à Montréal, Québec, Sept-Îles, Val d'Or, Joliette, La Tuque, Chibougamau oue encore Senneterre.
La Caravane du FRAPRU réitérera son objectif de 50 000 logements sociaux en cinq ans. Pour les activites, un tel objectif permettrait de s'attaquer à toute l'ampleur des problèmes de logement et d'itinérance, tout en contrant la pénurie de logements locatifs qui persiste dans plusieurs régions. Une partie significative de ces logements devrait également viser à répondre aux besoins des Autochtones vivant aussi bien en réserve que hors réserve, de même que les communautés inuits.
1. Secrétariat de l'Assemblée des Premières Nations du Québec et du Labrador, Les besoins en logement des Premières Nations du Québec et du Labrador, (2000 et 2006).
2. Société d'habitation du Québec, Portrait des ménages et du logement dans le secteur moyen-nord du Plan Nord du gouvernement du Québec, 2011.
3.Statistiques Canada, Profi de la population canadienne de 2006 pour Val d'Or, décembre 2006.
Serge Lachapelle
Source: Bulletin septembre-octobre 2011 Le FRAPRU frappe encore |
publié le 5 juil. 2011 07:48 par clplateau@yahoo.ca
C’est
au coin de St-Denis et René-Lévesque ancien site de la salle de
spectacle Le Medley qui sera démoli pour faire place à des unités de
condominiums que le FRAPRU a tenu le 3 juillet son point de presse pour
faire le bilan du 1er juillet, journée de déménagement. Même si
l’organisme qui oeuvre pour le droit au logement constate que le nombre
de ménages qui se sont retrouvés sans logis autour du 1er juillet a
sérieusement baissé cette année, il avertit cependant les autorités
politiques que l’embellie pourrait être de courte durée, s’ils
n’acceptent pas de hausser leurs investissements en logement social.
L’organisme
affirme que plus de 200 ménages ont fait appel à leur municipalité,
parce qu’ils étaient sans logis ou à risque immédiat de le devenir. Deux
jours après la journée des déménagements, 55 ménages ne seraient pas
encore parvenus à se loger, selon des données officielles des villes.
C’est le cas de 17 ménages de Montréal dont 5 sont hébergés par la
municipalité. Même si les données sont plus difficiles à vérifier, ce
serait aussi le cas de 16 ménages de Rouyn-Noranda, de 8 de Gatineau, de
6 de Val d’Or et de 5 de Québec. À Gatineau, un organisme
communautaire, les Oeuvres Isidore-Ostiguy, suit toujours 32 ménages
qu’il considère sans logis.
Ces chiffres n’incluent pas les
personnes qui étaient sans-abri avant le 1er juillet ou qui se sont
adressées directement à une ressource pour personnes itinérantes. Or,
les trois grands refuges de Montréal sont remplis à pleine capacité, ce
qui est inhabituel à cette période de l’année. À Québec, les refuges ont
à maintes reprises été remplis à plus de 90 % depuis le début de juin.
Le
FRAPRU considère que la principale embûche rencontrée dans la recherche
d’un logement est le coût élevé du logement. Le loyer moyen a en effet
augmenté de 36 % au Québec entre l’automne 2000 et le printemps 2011. Il
est maintenant de 695 $ par mois dans la région de Gatineau, de 694 $
dans celle de Québec et de 678 $ dans celle de Montréal.
Le
FRAPRU estime par ailleurs que la situation pourrait prochainement se
détériorer. La mise en chantier de logements locatifs a en effet
recommencé à fléchir au Québec, au cours des deux dernières années. Le
phénomène est encore plus manifeste dans la région de Montréal où
l’année 2010 a été la pire depuis 2001, avec la mise en chantier d’à
peine 2472 logements locatifs.
Sur l’île même de Montréal, 407
logements locatifs ont été mis en chantier en 2010, alors que ce fut le
cas pour 4982 unités de condominiums. C’est 12 fois moins. Cette
tendance commence à s’étendre à la région de Québec où 157 logements
locatifs ont été mis en chantier au cours du premier trimestre de 2011
contre 479 unités de condominiums.
François Saillant,
coordonnateur du FRAPRU a réitéré qu’il ne fallait pas compter sur le
marché privé pour redresser la barre : « Le condo attire davantage les
investisseurs que le logement locatif, parce qu’il y a plus d’argent à
faire de ce côté, au moins à court terme. De toute façon, le privé ne se
mettra pas à construire du logement réellement abordable. Le logement
social représente la seule façon d’y parvenir, parce qu’il est
subventionné par les gouvernements, mais aussi parce qu’il est sans but
lucratif ». Or, les gouvernements, tant fédéral que québécois, viennent
justement de réduire leurs investissements en logement social, de sorte
qu’à peine 2000 logements seront subventionnés à l’échelle du Québec en
2011-2012. C’est 1000 de moins qu’au cours des deux dernières années.
Mentionnons
également que le gouvernement québécois n’a pas renouvelé les
subventions supplémentaires accordées en 2010 pour la construction de
logements sociaux en régions et principalement en régions éloignées.
Selon le FRAPRU, cette réduction de l’aide pourrait handicaper l’offre
de logements dans des régions où le marché locatif ne répond pas à la
demande. C’est le cas en Abitibi où le taux de logements inoccupés
continue de tourner autour de 0 %, mais aussi à Sept-Îles où ce taux est
en chute libre. Il n’était que de 0,7 % au printemps 2011. Or,
seulement, trois logements locatifs y ont été mis en chantier au cours
des trois dernières années.
C’est dans ce contexte alarmant
que le FRAPRU a annoncé qu’une caravane de locataires, beaucoup plus
ambitieuse que celle organisée en février dernier, reprendrait la route
du 3 au 9 octobre prochain pour interpeller les gouvernements, en
démontrant toute l’ampleur et la diversité des problèmes de logement. La
caravane sera formée de deux contingents. Un premier partira d’Ottawa
pour se diriger vers Val d’Or, Rouyn-Noranda, Mont-Laurier,
Saint-Jérôme, Joliette, Shawinigan et Sorel. L’autre partira de Québec
pour aller vers La Malbaie, Baie-Comeau, Sept-Îles, Matane, Rimouski,
Rivière-du-Loup, Lévis, Thetford-Mines et Granby. Les deux contingents
se rencontreront à Longueuil, le 8 octobre. Des actions seront
organisées dans chacune des villes visitées. Le tout se terminera par
une grande manifestation nationale, à Montréal, le samedi 9 octobre.
C’est à l’État en tant que garante du bien commun qu’il appartient de garantir le droit au logement.
Le logement est un droit !
Exigeons des mesures concrètes pour sa pleine réalisation !
Source: Communiqué du FRAPRU
Serge Lachapelle |
publié le 29 juin 2011 10:53 par clplateau@yahoo.ca
Une nouvelle étude révèle la poursuite du profilage social à l’encontre des personnes itinérantes
par Serge Lachapelle
Le
22 juin à 13h30 le Regroupement des personnes seules et itinérantes de
Montréal (RAPSIM) a procédé au lancement de son étude Profilage social
et judiciarisation -Portait de la situation dans l’espace public
montréalais. L’événement qui a réunit plus d’une cinquantaine de
personnes dont des sans-abris s’est tenu au Parc Serge Garant, un
endroit où les sans-abris doivent composer avec le harcèlement constant.
Malgré
les affirmations de la Ville de Montréal et du Service de police de la
ville de Montréal à l’effet que la situation s’est nettement améliorée,
l’étude souligne que 60 % des intervenants du milieu de l’itinérance
estime que la situation ne s’est pas du tout améliorée dans l’espace
public. Malgré une baisse relative des contraventions, les sans-abris
témoignent de nombreux heurts avec les policiers, d’abus et de
discrimination.
Le Portrait constitue le fruit d’une enquête
réalisée par le regroupement auprès d’une quarantaine de ses organismes
membres entre les mois de décembre 2010 à mars 2011.
Parmi les autres données qui ressortent de l’enquête:
*
On constate la persistance de nombreuses pratiques de profilage social
et d’abus de différentes natures, notamment dans le métro.
*85 %
des répondants estiment que les rapports entre les personnes itinérantes
et les policiers sont négatif, c’est-à-dire mauvais (56%) et faibles
(29%).
*63 % des intervenants considèrent que la situation judiciaire des personnes itinérantes est mauvaise.
«
Au chapitre de la remise des contraventions, bien qu’elles soit
difficilement quantifiable, on souligne une certaine baisse, mais ça ne
veut pas dire qu’on ne menace plus de s’en servir ni qu’on évoque plus
la réglementation pour déplacer des personnes », rapporte Bernard
St-Jacques, organisateur communautaire au RAPSIM.
L'étude fait
suite à une réflexion tenue au RAPSIM sur les moyens de documenter les
pratiques de profilage social après la sortie d'un imposant rapport de
la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse sur
le sujet en novembre 2009. Dans le rapport, la Commission accusait la
Ville de Montréal et son Service de police (SPVM) de s'adonner à des
pratiques de profilage social. Les recommandations visaient autant les
directives policières, l'emprisonnement pour non-paiement d'amendes que
la réglementation municipale.
L'enquête réalisée se base sur les
perceptions des intervenantEs et ne constitue qu'une première étape de
collecte d'informations en vue de démontrer la situation de profilage
social de manière plus systématique. En plus de peaufiner cette démarche
de portrait dans l'année à venir, le RAPSIM a fait appel au milieu de
la recherche afin de pouvoir compter sur son appui en vue de développer
d'autres mécanismes de documentation de la situation.
L'observatoire
de l'espace public ainsi créé pourrait prendre différentes formes,
comme la mise en place de forums et d'analyses de situations données. On
pourrait aussi développer des méthodes visant à colliger les abus
commis à l'endroit des personnes et à démontrer les limites des recours
existants, à commencer par la déontologie policière. L'observation sur
le terrain, notamment dans certains lieux dits « plus chauds »,
constitue aussi une option, de même que la réalisation de nouveaux
portraits statistiques de la remise de contraventions.
« Du côté
de la recherche, Céline Bellot de l'Université de Montréal et Me
Marie-Ève Sylvestre de l'Université d'Ottawa amorceront des démarches en
vue d'un tel observatoire en partenariat avec nous, indique Bernard
St-Jacques. Les résultats de notre enquête viennent démontrer de manière
encore plus claire la nécessité de développer de nouveaux et meilleurs
outils de démonstration de la situation ».
Toute cette brutalité
et cette violence dont la mort tragique il y a quinze jours de Mario
Hamel, un sans-abri criblée de balles par trois policiers et la mort «
accidentelle »de Patrick Limoges un travailleur qui se rendait au
travail n’est pas le fruit d’un hasard malencontreux. Certains médias
monopolisés ont même poussé l’arrogance jusqu’a dire que Patrick Limoges
se trouvait au mauvais endroit au mauvais moment.
Il est le
résultat d’un programme antisocial et antinational et les tenants de ce
programme organise et utilise l’État actuel comme rempart du droit, du
privilège et du pouvoir de monopole et ce au mépris des plus vulnérables
qui sont laissés à eux-mêmes.. Ce programme se heurte au programme
prosocial auquel aspire la population et qui lutte tous les jours pour
une société moderne qui garantira les droits de tous et toutes et
surtout qui investira le peuple du pouvoir souverain de décider des
affaires économiques et politiques.
C’est la seule voie vers l’avant !
En avant pour un programme prosocial qui garantira les droits de tous et toutes ! |
publié le 13 juin 2011 11:08 par clplateau@yahoo.ca
C'est sous le thème Sur la route pour le logement social que s'est tenu du 3 au 5 juin à l'Université Laval le 31e congrès du FRAPRU. Reflet de l'ampleur qu'a prise la la crise du logement, plus de 130 délégués provenant de tous les coins du Québec ont participé au congrès, ce qui en fait le congrès avec la plus forte participation. On parle également d'un nombre record de propositions.
Comme l'a souligné la présidente du conseil d'administration, Lise Rozon le programme ambitieux que s'était donné le FRAPRU l'an passé a permis de renforcer le sentiment d'appartenance chez les nombreux membres. Elle a donné l'exemple de la participation à la Marche mondiale des femmes et la Caravane du logement social et la campagne électorale fédérale.
Elle a invité tous les délégués à participer pleinement aux délibérations <car c'est ces échanges qui nous permettront d'établir l'ordre du jour pour l'année à venir>.
Par la suite, le coordonnateur du FRAPRU, François Saillant a pris la parole. Il a souligné entre autre que les revendications ambitieuses mise de l'avant ont permis de contribuer à la lutte globale contre les projets antisocials du gouvernement Charest.
Il a dressé au bilan très positif de la Caravane pour le logement social qui a littéralement transformé les participants. <Elle a montré a-t-il ajouté que le FRAPRU est un regroupement national qui rejoint l'ensemble du Québec.
Il a parlé du recul de la lutte pour le droit au logement sous le gouvernement conservateur au et le gouvernement Charest. Il s'est empressé d'ajouter que ce recul ne voulait pas dire que nos actions n'avaient rien donné. Bien au contraire, nous devons être fier de ce que nous avons accompli.
Le communiqué émis pour l'occasion résume bien la mise en contexte qu'a présenté le coordonnateur du FRAPRU. <La question est d’autant plus cruciale qu’Ottawa a, au cours de la dernière année, cessé ses investissements dans de nouveaux logements sociaux et que ce sont les logements sociaux existants qui sont maintenant menacés. Par le passé, le gouvernement fédéral a en effet accepté de financer, pour des périodes variant entre 25 à 50 ans, la construction, le fonctionnement et l’entretien de 120 000 logements sociaux, sous la forme de HLM, de coopératives d’habitation et de logements sans but lucratif. Or, ce financement prendra fin dans les toutes prochaines années, dans certains cas, aussi tôt qu’en 2012. Les locataires à plus faible revenu qui habitent ces logements pourraient se retrouver avec de fortes hausses de loyer, l’aide fédérale ayant jusqu’ici servi à leur assurer un loyer ne dépassant pas 25 % de leur revenu.
Quant au gouvernement du Québec, dirigé par Jean Charest, il a renié un engagement formel pris lors de la campagne électorale de 2008, en diminuant de 3000 à 2000 le nombre de logements sociaux qu’il finance annuellement. Même si le dernier budget du ministre des Finances, Raymond Bachand, laissait entendre que ce recul serait compensé par le Plan Nord, il a depuis été confirmé que celui-ci ne permettra que la construction de 500 logements en 5 ans dans les communautés inuits. Bref, le manque à gagner demeure presque entier.>
Quant à la réforme de la Régie du logement qu'a promise le gouvernement Charest et qui est réclamée depuis des années par les activistes du droit au logement et le nouveau règlement quant à l'attribution des HLM il a invité à la vigilance.
À la demande des délégués, la journée s'est terminée par une conférence sur les conditions de logement des peuples autochtones donnée par Daniel Latouche, représentant de l'Assemblée des Premières nations du Québec et du Labrador. Comme l'a souligné le représentant la crise dure depuis 2000 et demande une solution et ce d'autant plus de plus de 50% des autochtones sont âgés de moins de 25 ans.
Les besoins en logement nouveau pour résoudre la crise sont de 8 800. Les besoins en rénovation touchent près de 5 000 logements. Il y a également nécessité de décontaminer 1 700 logements envahit par les moississures et 87 touchés par la vermiculite (un isolant qui peut contenir des fibres d'amiante. Pour résoudre la crise du logement chez les peuples autochtones on parle d'un investissement d'un milliard 500 millions dont un milliard en nouvelles unités.
Il a également parler de l'importante revendication des autochtones qui demande que le dossier du logement leur soit remis.
Les ateliers thématiques dont un sur la dérive sécuritaire au Canada et la crise du logement à Winnipeg ont aussi été très appréciés.
Malgré l`élection d'un gouvernement majoritaire conservateur et la poursuite de l'agenda antisocial du gouvernement Charest les délégués étaient très confiantss et enthousiaste de cette confiance qui ne peut naître que de la lutte commune pour l'affirmation de ses droits. Les nombreuses résolutions qui visent à mettre la pression sur les gouvernement fédéral, provincial et municipal démontrent que l'année qui vient sera également très occupée.
À la grande joie des délégués, on a décidé qu'une autre caravane pour le logement social se mettra en branle à travers le Québec à l'automne 2011. On a également réitéré la demande pour 50 000 logements sociaux en 5 ans incluant un nouveau programme de HLM.
Tous les délégués ont quitté le congrès déterminé à voir leurs justes revendications pleinement satisfaites. Preuve de cette détermination, plusieurs d'entre eux étaient au premier rang de l'action contre la Conférence de Montréal dès le lendemain pour dénoncer l'agenda antisocial de l' <élite politique et économique>et ce avec le plein appui du gouvernement Charest. |
publié le 19 avr. 2011 11:34 par clplateau@yahoo.ca
Le logement est un droit ! Des milliards pour le logement, pas pour l'armement Le
13 avril, les membres du Front d'action populaire en réaménagement
urbain (FRAPRU) ont mené deux actions pour réclamer des milliards pour
le logement pas pour l'armement. À 10h 15, une dizaine d'entre eux ont
occupé les bureaux de campagne du ministre Christian Paradis, lieutenant
québécois de Stephen Harper à Thetford Mines. Plus d'une centaine
d'autres ont tenu une militante action devant les bureaux électoraux du
candidat vedette du Parti conservateur, Lawrence Cannon, dans le
secteur Buckighmam, à Gatineau. 
Aux deux endroits, les manifestants ont tapissé les affiches conservatrices d'auto-collants sur lesquels on pouvait lire: <Un F-35 = 6 400 logements sociaux >. Pour le FRAPRU, il est impensable que le gouvernement conservateur s'apprête à acheter 65 avions de combat F-35 alors que les investissements fédéraux pour la construction de logements sociaux sont tombés à 0$, une première en dix ans. Selon le directeur parlementaire du budget, Kevin Page, le coût d'achat et d'entretien de ces appareils atteindra 29,3 milliards $, soit une moyenne de 450,7 millions $ par F-35. Selon le FRAPRU, avec le prix payé pour un seul avion Ottawa pourrait subventionner 6 400 logements sociaux. 
On se rappellera que depuis le 1er avril dernier, le gouvernement fédéral ne consacre plus un sou à la construction de logements sociaux, avec la fin simultanée des mesures en habitation comprise dans le Plan économique du Canada et de l'Initiative de logement abordable.
Le FRAPRU considère la fin de ces minces investissements d’autant plus inadmissible que ses effets viendront s’ajouter à ceux que continue d’engendrer le retrait, depuis 17 ans, du financement à long terme de logements sociaux par le gouvernement fédéral. L’organisme évalue à 60 000 le nombre de logements qui ont été perdus en raison de ce retrait décidé par les conservateurs de Brian Mulroney en 1993 et poursuivi par tous les gouvernements qui se sont succédés à Ottawa. Il en arrive à ce résultat effarant en soustrayant les 36 217 logements sociaux financés au Québec entre 1994 et 2011, que ce soit ou non avec des fonds fédéraux, des 96 250 unités qui auraient pu se réaliser si Ottawa avait seulement poursuivi le financement à long terme de logements sociaux au même rythme qu’auparavant.
Il estime que ce retrait a fait perdre autour de 34 000 logements sociaux dans la seule région métropolitaine de Montréal. La perte se chiffre à 5300 logements à Québec, 2200 à Gatineau, 1400 logements à Sherbrooke et Trois-Rivières, ainsi que 1000 à Saguenay.
Le coordonnateur du FRAPRU, François Saillant a dénoncé l'absence complète de référence aux problèmes de logements, d'itinérance et de pauvreté dans la plate-forme du Parti conservateur dévoilée le 8 avril: < Le silence du Parti conservateur révèle tous le mépris de Stephen Harper pour le respect du droit au logement. Il en dit long sur son absence totale de considération pour les 982 000 locataires qui ont des besoins pressants de logement au Canada et les 150 000 à 300 000 personnes qui y sont sans abri>.
Pour le FRAPRU, l'ampleur des problèmes de logement et d'itinérance nécessite des investissements de 2 milliards $ par année dans de nouveaux logements sociaux.
Les prochaines actions se tiendront le 19 avril et ce dans le cadre de la Journée pancanadienne d’action pour le logement social. À Montréal et Rimouski, on invite les manifestants à se rassembler devant les les bureaux de recrutement de l’armée.
Source: Communiqués du FRAPRU
Serge Lachapelle |
publié le 15 mars 2011 10:48 par clplateau@yahoo.ca
Montréal, le 09 mars 2011 - Le Front commun des personnes assistées sociales
du Québec (FCPASQ) a procédé cette semaine au
lancement de la 38e Semaine de la dignité des personnes
assistées
sociales. Elle aura pour thème « L'aide sociale,
c'est pas un choix, citoyens, citoyennes on y'a
droit ! » Des activités auront lieu un peu
partout à travers
le Québec du 2 au 8 mai. Un grand rassemblement se
tiendra à Québec le 4 mai.
Reflet de cette société en
décrépitude, les personnes assistées sociales sont
la cible des pires attaques et voient leur vie réduite à
une quête quasi animale de tous les instants
pour la survie. Les médias monopolisés alimentent les
préjugés avec des reportages à sensations qui les
présentent comme des profiteurs. Même le gouvernement qui
devrait
pendre soin des plus vulnérables participe à cette
campagne. Les personnes assistées sociales ont encore à
l'esprit la déclaration de l'ancien ministre Sam Hamad qui
avait
déclaré que les assistés sociaux étaient
bien, car ils avaient tout de payé.
L'infâme Loi
sur l'aide aux personnes et aux
familles adoptée en 2005, cette aide de dernier recours
est en
soi une attaque contre les plus vulnérables. Elle est
versée
par le biais de trois principaux programmes. Le Programme
Solidarité sociale s'adresse à ceux et celles qui ont une
maladie reconnue par les critères du ministère de
l'Emploi
et de la Solidarité sociale, ce qui les rend inapte au travail
bénéficiant d'une prestation plus élevée.
Ce sont les bons pauvres .Le Programme Aide sociale, pour les personnes
aptes à l'emploi par le gouvernement et ce même si elles
sont exclues par le marché du travail étant donné
qu'elles ne correspondent pas aux exigences de productivité du
marché. Ce sont les mauvais pauvres. Même le
ministère reconnaît qu'il y a seulement 8.5 % des
personnes considérées aptes à l'emploi qui
pourrait réellement obtenir
à court terme. Le Programme Alternative jeunesse pour les
adultes de 18 à 24 ans qui répondent à
des critères bien spécifiques. La ministre met
également en
application des programmes d'aide à l'emploi mais les personnes
n'ont aucun droit reconnu d'avoir accès à ces programmes,
cela dépend du bon vouloir des agents et des
enveloppes budgétaires.
Comme le souligne le FCPASQ, la dignité est un
droit reconnu dans notre Charte des
droits et libertés de la
personne qui dit « tous les êtres humains sont
égaux
en valeur et en dignité » et que « le
respect de la dignité de l'être humain (...) constitue
le fondement de la justice et de la liberté et de la
paix ». L'article
4 de cette Charte stipule que « toute personne a droit
à la sauvegarde de sa dignité, de son honneur et de sa
réputation ». Pour le FCPASQ, tous les
Québécois et Québécoises devraient jouir de
ce droit.
Les personnes assistées sociales ont compris
depuis longtemps que leur dignité passe par le refus de leur
négation du droit d'être. C'est pour cette raison qu'ils
sont de
toutes les luttes pour un programme pro-social.
Dans un témoignage tiré du document Femmes
assistées sociales, elles sont très claires.
« Nous avons aussi notre fierté, notre
débrouillardise, notre créativité, notre
courage et notre volonté de sortir de la pauvreté. Nous
sommes des combattantes. Nos luttes quotidiennes pour la survie et nos
gestes pour joindre les deux bouts montrent
notre détermination à nous en sortir. Nous voulons vivre
et contribuer à la société par notre implication
sociale. »
Les
attaques contre les plus vulnérables doivent cesser
immédiatement !
Un revenu décent pour tous et toutes !
Luttons pour un programme prosocial ! Serge Lachapelle |
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