Parti de Gauche:
www.pga-rhonealpes.lepartidegauche.fr 16 Juillet 2009
COMMUNIQUÉ
Le groupe Parti de gauche & apparentÉs dÉsapprouve le Soutien de la rÉgion rhône-alpes À la candidature d’aNNECY pour les J.O de 2018
Le Conseil Régional Rhône-Alpes a voté son soutien au projet d’accueil des Jeux Olympiques de 2018 à Annecy les 8 et 9 Juillet dernier. Les élus du groupe Parti de Gauche & Apparentés n’ont pas souhaité entériner cette démarche et se sont prononcés contre le soutien de la candidature de la ville d’Annecy.
D’abord le groupe PG&A note qu’aucun dossier complet et détaillé ne permet de prendre une décision éclairée.
A cela s’ajoute le fait que des communiqués émanant de la Région ont indiqué qu’elle soutenait sans réserves les villes candidates (Grenoble et Annecy), sans que jamais le Conseil Régional n’est été consulté. Défendre à tout prix la candidature d’Annecy sous prétexte que cette ville se situe en Rhône-Alpes n’a, dans ces conditions, aucun sens.
Le débat qui se pose est-il pour ou contre les Jeux Olympiques ? Nous ne le croyons pas. Des rencontres amateurs, fraternelles et sportives entre les peuples où chacun se connaît et se reconnaît nous paraissent être de bon augure, et ce quelle que soit leur localisation. Mais est-ce cela aujourd’hui « l’esprit des Jeux » ?
Hélas non : Marchandisation du sport, performance à tout prix, développement envisagé dans une logique concurrentielle entre les territoires, aucune visibilité à moyen et long termes en matière d’aménagement du territoire, empreinte écologique inconnue, impact environnemental non évalué, investissements publics faramineux sans lendemain, pilotage de la candidature opaque…
Comment parler de véritable développement durable et garantir la mise en œuvre de l’intérêt général dans pareille situation ?
Le Conseillers Régionaux du groupe Parti de Gauche & Apparentés estiment donc qu’il aurait été bien plus raisonnable d’attendre que la candidature soit validée et que nous accompagnions ensuite les infrastructures relevant effectivement de l’intérêt général et des priorités régionales dans la mise en œuvre de nos compétences. Au passage cela aurait permis d’économiser 2,5 millions d’euro, en ces temps où les crédits publics sont rares, cela n’est pas négligeable.
Pour l’ensemble de ces motifs, le groupe PG&A a voté contre cette délibération.
Bernard Accoyer:
En avant toutes! La candidature annécienne pour être la ville présentée par la France dans la course aux jeux olympiques 2018 se prépare à entrer dans une nouvelle phase. Jusqu'ici, c'est le travail de l'ombre qui primait. Place maintenant aux opérations destinées à recueillir un large soutien populaire (lire ci-dessous)... et à la mise en avant des soutiens les plus efficaces, destinés à valoriser le dossier.
Hier, c'est le député-maire d'Annecy-le-Vieux qui décidé de (re)déclarer, avec vigueur, sa flamme aux jeux. «En temps qu'élu de Haute-Savoie et que maire d'une commune de l'agglomération annécienne je soutiens totalement cette initiative pour la candidature aux jeux olympiques de 2018. Le département s'y est associé, il est normal que le le fasse à mon tour» a-t-il souligné en exclusivité pour Le Dauphiné Libéré. Bien sûr pas question pour l'élu ancilevien de s'exprimer dans ce dossier en temps que président de l'assemblée nationale. «À ce titre, je dois garder une certaine neutralité» rappelle-t-il.
L'impact des jeux
Mais, pour les observateurs, difficile de ne pas voir tout le poids politique d'un tel
personnage engagé derrière Annecy. Surtout lorsque l'on sait qu'en face dans le camp niçois, l'ancien ministre Christian Estrosi ne se prive pas de faire du buzz autour de la singulière candidature de sa cité balnéaire.
Bien sûr, avec diplomatie, Bernard Accoyer se garde bien de présenter son engagement comme une réponse à celui du maire de Nice, également membre de l'UMP. Tout juste glisse-t-il au passage sur les difficultés «d'accès» aux stations des Alpes-Maritimes et acquiesce-t-il lorsque l'on évoque «le réchauffement climatique», qui risque de rendre délicate l'organisation de jeux d'hiver dans les Alpes du - très grand - sud.
Non, ce que l'élu haut-savoyard préfère mettre en avant, c'est l'impact local que pourraient avoir les jeux sur la Haute-Savoie. «Ce sont les grands projets de ce type qui peuvent permettre des développements économiques pour l'avenir martèle-t-il. Je m'engage parce que l'on manque d'infrastructures et que je pense que les Jeux sont capables de nous faire avancer dans plusieurs dossiers.» À ce titre, le maire d'Annecy-le-Vieux évoque évidemment le chantier de la départementale 1508, le projet de doublement du contournement routier d'Annecy ou encore le percement du tunnel sous le Semnoz. «Même l'A41 nord, bientôt ouverte, peut-être considérée comme une première pierre de ce dossier» remarque-t-il.
Quant à la "philosophie de la candidature", mise en exergue depuis le début par le maire d'Annecy, Jean-Luc Rigaut, elle est également de nature à séduire son homologue ancilevien. «Des JO respectueux de l'environnement sont une priorité, explique-t-il. Ils devront se dérouler avec un bilan carbone équilibré. Il faudra aussi porter une attention majeure au coût de ces jeux, qui devront se dérouler sans excès. Le dossier devra se caractériser par des dépenses maîtrisées et l'utilisation d'infrastructures déjà existantes.»
Bernard Accoyer confirme ainsi son engagement derrière la ville d'Annecy et le département de la Haute-Savoie qui avancent main dans la main dans ce dossier. En partageant une vision commune basée sur des JO raisonnables. À mille lieues du gigantisme promis par d'autres.
Paru dans l'édition 74D du 15/11/2008 (75050) Dauphiné Libéré
Pourquoi les JO sont anachroniques: le réchauffement s'accélère plus vite que prévu
Des centaines de scientifiques réunis au Danemark pour faire le point sur le changement climatique ont averti jeudi que le réchauffement s'accélère plus vite que prévu et menace de provoquer des bouleversements "irréversibles" pour la planète.
Quelque 2.000 climatologues ont achevé jeudi à Copenhague une conférence de trois jours visant à actualiser les données scientifiques du rapport du Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC) publié en 2007. Le document sera présenté aux décideurs politiques lors d'un sommet crucial qui se tiendra à Copenhague en décembre prochain avec l'objectif de conclure un nouveau traité sur les gaz à effet de serre en remplacement de celui de Kyoto qui expire en 2012.
Les chercheurs ont dressé un constat alarmant. Les prévisions les plus pessimistes du GIEC, voire même pire, "se réalisent", ont-ils souligné dans un communiqué. "Il y a un risque important que beaucoup de ces tendances s'accélèrent, menant à un risque accru de changements climatiques brutaux ou irréversibles."
Le rapport 2007 prédisait une hausse du niveau de la mer entre 18 et 58 centimètres d'ici la fin du siècle, un phénomène qui pourrait contraindre des millions de personnes à quitter leur foyer. Mais selon de nouvelles données, l'élévation du niveau de la mer pourrait en fait atteindre de 50cm à un mètre, sous l'effet notamment de la fonte des glaces polaires.
"Des observations récentes montrent que les sociétés sont très vulnérables à des niveaux même modestes de changement climatique, les pays et communautés pauvres étant particulièrement exposés", précise le communiqué.
Les climatologues notent que les décideurs politiques ont déjà à leur disposition des outils pour lutter contre les émissions de gaz à effet de serre. Mais ces instruments "doivent être mis en oeuvre largement et de manière vigoureuse afin de réaliser les transformations sociétales nécessaires pour décarboner les économies".
"Nous savons d'après les données scientifiques que le changement climatique est une réalité et qu'il aura des effets nuisibles sur l'économie dans le monde entier", a déclaré le Premier ministre danois Anders Fogh Rasmussen, qui a assisté à la conférence. "Nous avons donc besoin d'un accord (...) cette année", a-t-il ajouté en allusion au sommet de décembre sur un traité post-Kyoto.
Un peu plus tôt jeudi, l'économiste Nicholas Stern, auteur d'un rapport pour le gouvernement britannique sur le coût du changement climatique, a déclaré à la conférence que la crise représentait une opportunité pour développer une économie moins consommatrice d'énergie. "Nous devons poser les fondements d'une croissance faiblement carbonée", a-t-il affirmé. AP
Associated press
JO 2018 : les opposants haussent le ton
Actualités / Autres Sports - le 10 mars 2009 à 16h31
Par Thomas HETEAU
Le 18 mars prochain, le Comité national olympique et sportif français (CNOSF) désignera la ville française candidate à l’organisation des Jeux olympiques d'hiver de 2018. Annecy, Grenoble, Nice et Pelvoux-les Ecrins sont en compétition. Mais dans chacune des villes, les opposants se multiplient. Dossier.
J-8 pour les quatre villes candidates à l’organisation des Jeux olympiques et Paralympiques d'hiver de 2018. Le mercredi 18 mars, le CNOSF désignera le dossier retenu pour représenter la France devant le Comité international olympique (CIO). Mais alors que les municipalités d’Annecy, Grenoble, Nice et Pelvoux se lancent dans d’importantes campagnes de communication, ces JO 2018 version française comptent de plus en plus d’adversaires.
Trop coûteux, trop d’impacts sur l’environnement…en pleine crise économique et à l’ère du "tout-écolo", les arguments font mouche. Tant et si bien que les opposants à ces quatre candidatures se multiplient. Mercredi 4 mars, une "Journée de refus solidaire des Jeux olympiques" a même été organisée, au même moment, dans les quatre villes candidates. Que l’on soit à Grenoble, Nice, Annecy ou Pelvoux, le slogan est le même : "moins vite, moins haut, moins fort". Pourquoi certains s’opposent à l’organisation de ces JO en France ? Comment tentent-ils de mobiliser les foules ? Les réponses dans notre dossier : JO 2018, les opposants haussent le ton.
Annecy
À l’instar des autres candidates, la ville d’Annecy multiplie les manifestations pour promouvoir son dossier. Le vendredi 13 mars, l'association Roll'n'cy organisera une randonnée roller spéciale JO 2018. Mais comme les autres villes, la candidature annécienne ne fait pas l’unanimité. "Bénévole aux JO d'Albertville en 1992, j'ai vu les apports, les excès et les dérives des JO, je crois que nous avons mieux à faire aujourd'hui avec l'argent public", déclare ainsi Brigitte Chambéry sur le site Internet du Comité Anti-Olympique d'Annecy (CAO).
Selon le CAO, le dossier de la Venise des Alpes est tout simplement "mal ficelé" : "On nous promet un coût de candidature de 16 millions d'euros si le projet va en finale, mais malheureusement on constatera déjà un dérapage fin mars avec 1,4 millions d'euros au lieu de 1 millions. Soit 40% de dépassement au début du projet". Comme les anti-JO des autres villes, le CAO d'Annecy déplore l’impacte environnemental d’un tel événement et parle même de "pollution colossale. "Des JO d'hiver c'est la consommation en eau d'une ville de 600 000 habitants sur la même période", détaille le CAO. Lancé début 2009, le Comité Anti-Olympique d'Annecy "diffuse également une pétition sur les marchés et sur Internet, qui a recueilli plus de 1200 signatures en quelques jours".

CHAMONIX
Dépassement budgétaire de 7M€ pour la télécabine de Planpraz
par La Rédaction du DL | le 28/02/09 à 06h30
Ce fut le plus gros chantier et le plus gros investissement de remontées mécaniques en France pour cette saison. La nouvelle télécabine de Planpraz sur le domaine du Brévent, qui doit être inaugurée samedi 7 mars par le ministre Éric Woerth, aura coûté, avec les aménagements de ses abords, près de 7 millions d'euros de plus que prévu. Soit un montant global approchant les 20 millions d'euros. Un dépassement de plus de 50 % qui a suscité les interrogations des actionnaires, la Compagnie des Alpes ou encore la commune de Chamonix, via la société d'économie mixte qui porte ses parts. Hier, le conseil d'administration de la Compagnie du Mont-Blanc (CMB), l'opérateur des domaines chamoniards, s'est réuni dans un climat plutôt frisquet. La direction de la CMB s'est refusée à tout commentaire.
Paru dans l'édition 74D du 28/02/2009 (75350) |
La voix des Allobroges
Oui au JEU à Annecy, mais sans J.O. !
N’est-ce pas parce que la ville est située dans une magnifique aire de jeux naturelle que de nombreux habitants et touristes ont choisi d’y vivre ou d’y passer ? Et oui ça nous plaît de jouer à cache-cache dans la forêt du Semnoz, de nous prendre pour un oiseau en volant depuis Planfay, de rivaliser de hardiesse sur les plongeoirs naturels du Roc de Chère…
Une comtesse aurait légué les terrains du Pâquier à la ville à condition que les enfants aient toujours le droit d’y jouer… Grand merci à elle, d’autant plus que les plus âgés ne s’en privent pas non plus. Et merci aussi aux collectivités et associations qui facilitent toutes ces activités ludiques par des initiatives et des équipements. C’est ainsi encore sur le Pâquier à l’occasion des concerts et projections en plein air que beaucoup peuvent partager le plaisir de ce festival plutôt spécialisé qu’est le festival d’animation. La fréquentation des skate-parcs et autres via ferrata révèle aussi bien de nombreux talents que l’intérêt social de ces lieux de jeux et de rencontres. Jeux sportifs, jeux d’esprit, jeux stratégiques, tout pour se prendre au jeu.
Et oui même à des jeux payants, lorsque leur coût reste raisonnable et lorsque l’appât du gain ne fait pas oublier le respect de l’environnement. Rien de scandaleux par exemple dans le fait de payer les remonte-pentes ou un droit de ski de fond sur une belle piste bien tracée. Et du fameux Pâquier, nous n’avons pas forcément envie de voir disparaître le manège et les petits chevaux à l’ancienne…
Et si certains aiment jouer en se mesurant aux autres, les occasions ne manquent pas dans le bassin annecien : combien de marathons ou autres épreuves, des plus classiques à des plus originales comme l’Ancilevienne ? Un grand savoir faire dans l’organisation sans doute, c’est bien, continuons… mais dans la convivialité.
Jouons, entraînons-nous, improvisons, créons, mesurons-nous, admirons.
Avons-nous besoin des jeux olympiques pour cela ?
De l’expérience d’autres villes, nous avons appris que se si les J.O. sont générateurs de structures, ce ne sont pas de celles qui permettront d’améliorer les conditions de logement sur Annecy. Le prestige ? La surfréquentation des rives du lac ainsi que les surenchères dans l’immobilier montrent qu’Annecy n’a pas un besoin vital d’un coup de pub…
Ce qu’apporteraient les J.O. à coup sûr à notre agglomération : encore plus de démesure financière, donc encore plus d’inégalités, toujours plus de contrôles, un renforcement de la tendance à cacher ce qui fait désordre.
Alors que ceux qui veulent développer le caractère ludique d’Annecy ne jouent pas aux Gentils Organisateurs de Joutes Olympico-mediatico-financières mais réfléchissent et nous associent à d’autres initiatives qui profitent à tous : par exemple à une 3ème piscine – parc aquatique qui ne serait pas un luxe !
Oui à des jeux dont nous restons acteurs.
Oui à des jeux dont nous maîtrisons les règles.
Oui aussi aux jeux de l’amour et du hasard…
Mais non aux jeux du cirque médiatique
Non, les jeux ne sont pas faits, refusons les J.O.
Marie-Hélène Peyret, lavoix ds Allobroges.
... Mais pas la commune
de Saint-Cergues
L'enthousiasme haut-savoyard à soutenir la candidature d'Annecy aux Jeux Olympiques 2018 n'est pas partagé à 100%. En effet, le conseil municipal d'une commune des Voirons, membre de l'agglo annemassienne, vient de se prononcer contre cette candidature. Sur 20 conseillers siégeant lors de la séance, 15 ont voté contre, 4 pour, et un s'est abstenu. Cette décision a été motivée par des raisons «environnementales et financières», c'est-à-dire que le coût des jeux serait trop élevé par rapport à ses retombées positives. Le maire Bernard Péchaubès était du côté du non.
Paru dans l'édition 74D du Daupiné libéré 23/01/2009 (75514)
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LA BALEINE
DES LACS d’ANNECY & du
LEMAN
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Si les JO d'Atlanta en 1996 ont été les jeux de « coca-cola », à n'en pas douter, les JO
d'Annecy seront ceux d' « Evian », il n'y a qu’à observer le logo de la candidature de la
ville. Nous dire qu'ils seront des jeux olympiques Zéro Emission de CO2 est un
leurre ... ce seront, une fois encore, les jeux du fric pour assouvir les caprices indécents
des élus du département en cette période de crise, à un avenir incertain, alors que
l’urgence est ailleurs ... Nous constatons ne politique spectacle et médiatique identique à
celle du gouvernement actuel.
Les Amis de la Terre74
s'étonnent d'ailleurs de l'euphorie générale provoquée par cette
candidature et du peu d'opposition. La seule audible se contente de proposer un
Référendum local ... dont on connaît la valeur (proche de zéro). Nous ne nous prononcerons
pas sur les gains économiques potentiels, tant les pertes risquent d'être considérables ! La
population mettra obligatoirement la main au porte-monnaie pendant des années pour payer
ces J.O ! Demandez donc aux Savoyards...aux Isérois qui refusent actuellement une nouvelle
candidature de Grenoble pour 2018 ...
- lire la suite de l'article: http://www.amisdelaterre74.org/spip.php?article95
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- 6 milliards d’autres : une exposition humaine soutenue par une banque aux projets controversés avec Yann Arthus Bertrand
6milliardsdautres.org
- “Pourquoi ne pas avoir demander aux habitants de l’île de Sakhalin, ce qu’il pense du projet pétrolier et gazier de Sakhaline II en Russie, financé par BNP Paribas, qui a été condamné par un tribunal russe notamment pour violation des lois environnementales nationales ?“
Après la Terre vue du ciel, Yann Arthus Bertrand a décidé de s’approcher plus près en partant à la rencontre de quelques milliers de personnes. 40 questions posées à des personnes à travers le monde. Un recueil d’expériences de philosophie de vie, de vision du monde partagée avec des hommes et des femmes d’horizons différents. 5000 hommes et femmes qui nous racontent leurs vies, leurs bonheurs, leurs drames, la vie, la mort…à rencontrer à Paris, au Grand Palais. Pour supporter cette opération de grande ampleur, le projet a recueilli le soutien de plus d’une dizaine d’entreprises. Le plus important celui de BNP Paribas, vient ternir quelque peu une exposition touchante, pleine d’humanité.4 ans de tournage, 6 reporters, 40 questions, 75 pays sillonnés, 150 spots de télévision, 288 pages de catalogue d’exposition, 300 portraits et 485 minutes réunis dans un coffret de 3 DVD. Entre 50 et 300 interviews ont été menées par pays, en cherchant la plus grande diversité possible des personnalités tout en restant représentatif de la population du pays.
Un choix de mécène peu scrupuleux
Vidéos-projections, billets d’avion, sonorisation, billetterie, communication, tous sont là pour soutenir le projet, de Samsung à JC Decaux, en passant par Air France ou encore Le Grand Palais. Le projet a su retenir le soutien financier et technique de nombreux acteurs privés mais aussi publics tels que les Nations Unies et Médecins du Monde. Le grand mécène de l’opération, BNP Paribas compte bien mettre en avant cette opération pour s’afficher comme la « banque d’un monde qui change ». GoodPlanet ne semble ici pas très avisé des placements dans des projets très controversés de son principal financement. A
Aucune séquence tournée au Laos. Est-ce parce que BNP Paribas vient de décider de financer le projet d'expansion du barrage de Theun-Hinboun, au Laos ? Sa construction serait caractérisée selon le quotidien britannique The Guardian par des impacts environnementaux et sociaux massifs. Le projet d'expansion du barrage de Theun-Hinboun se situe dans un des pays les plus pauvres de l'Asie du Sud-Est. Sa construction entraînerait le déplacement forcé de plusieurs milliers de villageois. Nous aimerions aussi écouter leur témoignage sur le sujet.
Pourquoi ne pas avoir demander aux habitants de l’île de Sakhalin, ce qu’il pense du projet pétrolier et gazier de Sakhaline II en Russie, financé par BNP Paribas, qui a été condamné par un tribunal russe notamment pour violation des lois environnementales nationales ?
L’exposition tente ici de donner une autre image à BNP Paribas qui déclare avoir soutenu le projet depuis l’origine animé par des valeurs éthiques et sociales fortes. « Il ne peut y avoir progrès sans respect de la biodiversité », nous explique les représentants de la société. Espérons donc que l’exposition fera rapidement évoluer une banque pleine de dualité dans ses propos et dans ses actes.
Les ambitions du projet
Après avoir survolé notre planète il y a 15 ans, fascinés par son infinie beauté, Yann Arthus Bertrand, président de l’association GoodPlanet et auteur du livre « La Terre vue du ciel », a décidé de porter ce projet avec un concept simple : aller à la rencontre des 6 milliards d’habitants de la planète, écouter leurs témoignages, partager avec eux ». Animés par une double volonté, Sibylle d’Orgeval, et Basptiste Rouget-Luchaire et les autres reporters ont voulu dresser un portrait aussi sensible que respectueux tout en permettant à chacun de partager son vécu, ses envies, ses rêves et ses peurs. L’autre motivation était de pouvoir offrir ces précieux témoignages, de pays voisins ou de l’autre bout du monde au plus grand nombre.
Les réalisateurs ont fait le choix de ne jamais faire apparaître le journaliste à l’image. Regard caméra, l’interviewé s’adresse directement à ces futurs téléspectateurs. Ce rapport direct crée le but recherché : un rapport d’intimité. La grande qualité de l’image, et du son permet de visualiser de près les traits de visage et d’expression de la personne. Le spectateur peut « recevoir » ces témoignages plus facilement.
Le journaliste qui interroge l’interlocuteur a le choix entre une série de 40 questions, « Etes vous heureux ? Qu’est ce que le bonheur pour vous ? », « quel a été votre dernier fou rire ? », « vous sentez vous libre ? », « que représente l’argent pour vous ? ». Les réponses sont touchantes, émouvantes, pleines de sincérité et de bon sens, parfois similaires d’un bout à l’autre de la planète du pêcheur malien à l’ouvrier brésilien, au curé allemand ou au réfugié rwandais. Vous pourrez rencontrer tous ces personnages jusqu’au 12 janvier au Grand Palais.
Pour plus d’informations, consulter :
- Le site du Grand Palais
Banque : où placent-elles votre argent ?
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- “Les épargnants doivent savoir ce qui se passe avec leur argent, nous ne pouvons ignorer aujourd'hui comment est utilisée notre épargne“
L’association les Amis de la Terre a analysé (en collaboration avec l’association CLCV), les impacts environnementaux et sociaux des différentes activités des grandes banques françaises. Elle a publié un guide : ‘Environnement : comment choisir ma banque’ afin d’informer les citoyens de l’utilisation qui est faite de l’argent, et encourager les banques à modifier leurs pratiques. Ceci sera t'il persuasif dans un monde où la crise financière mine les places de marché et inquiète les consommateurs ?
Jusqu’alors, lorsqu’une personne allait ouvrir un compte en banque, elle comptait plus souvent sur les taux de rémunération, la sympathie du banquier ou encore l’emplacement géographique de la banque pour faire son choix sans réellement se soucier des placements effectués avec l’argent déposé. Et pourtant, 90% de l’argent placé en banque va être investit dans le circuit économique. Mais pour financer quoi ? La production de bombes à sous-munitions ? Des armes à l’uranium ? Le projet pétrolier de ‘Kashagan’ au Kazakhstan ? De plus en plus, les Français s’interrogent et se préoccupent de ce que leurs banques font de leur argent. L’association Les amis de la Terre ont publié pour la première fois en France, un guide sur l’engagement des banques françaises pour inciter les éco-citoyens à choisir une banque plus écologique ou faire pression sur leurs banques.
suite de l'article: http://www.developpementdurable.com/economie/2008/12/A477/dossier-banques-les-investissements-ethiques-a-lheure-de-la-crise.html