Comité Anti Olympique d'Annecy

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petit rappel sur le réchauffement climatique

Pour vous familiariser et familiariser vos enfants avec l'effet de serre. http://climcity.cap-sciences.net/#h
 
La modélisation climatique est-elle fiable ?

La modélisation climatique ne repose pas sur un seul outil mais sur 23 modèles différents.

Le GIEC expertise et synthétise les recherches de tous les laboratoires du monde sur le sujet.

Ces laboratoires travaillent en toute indépendance les uns des autres. Leurs modélisations pourtant coïncident.

 

Certes des périodes de glaciation et de réchauffement ont régulièrement lieu, mais nous sommes en fin de période interglaciaire, et la température devrait redescendre depuis dix ans, pourtant jamais une accélération de ce type n’a été constatée.

 

PARIS (AFP) - 24/11/5 - Les niveaux de gaz carbonique, le principal coupable du réchauffement de l'atmosphère, sont actuellement 27% plus élevés qu'à n'importe quel moment au cours des 650.000 dernières années, a déterminé une équipe de chercheurs internationaux dans une étude publiée jeudi.
Cette étude, qui repose sur l'analyse de carottes de glace extraites des zones les plus hostiles de l'Antarctique, semble démontrer le rôle majeur de l'homme dans les récentes modifications du climat de la planète, objet de la conférence internationale qui s'ouvre lundi à Montréal (Canada).650000 ans = 6 périodes de glaciation+ interglaciaires.

Les gaz à effet de serre en hausse de 20% depuis 1990, cela n’est jamais arrivé. Peut être avez vous entendu parler au journal télévisé de 13h sur france 2 le 21/01/09 d'une plaque de banquise  16 000 km² qui est entrain de s'effondrer.

La modélisation  est donc réaliste.
 

Que se passe t-il ?

pour la période 2020-2029 la messe est dite : on notera que les évolutions régionales pour 2020-2029 sont relativement indépendantes des scenarii, ce qui signifie que nos actions (nécessaires) à partir d'aujourd'hui seront surtout bénéfiques pour limiter la dérive climatique après 2030, mais n'auront quasiment pas d'impact sur le changement qui va de toutes façons arriver d'ici à 2030,

cela chauffe plus vite sur les continents que sur les océans, à cause de l'inertie thermique plus importante de ces derniers, et à cause de la circulation thermohaline qui "enfouit" une partie de la chaleur de l'océan de surface dans les profondeurs,

cela chauffe particulièrement vite près du pole Nord, à cause d'effets amplificateurs divers,

le Nord de l'Atlantique Nord a cependant tendance à moins chauffer que le reste de l'Atlantique Nord, conséquence du ralentissement attendu de la circulation Nord-Atlantique,

même avec des émissions qui restent constantes au cours du 21è siècle, la France "encaisse" 3 °C d'élévation de température moyenne

Exactement comme cela est attendu pour l'avenir, les températures ont plus augmenté la nuit que le jour au-dessus des continents,

Les précipitations ont varié, de manière contrastée, mais là aussi en accord global avec ce qui est attendu pour le 21è siècle : Une des conclusions fortes du dossier climatique est que la température moyenne au niveau du sol va augmenter si la concentration de l'atmosphère en gaz à effet de serre augmente. Mais de combien ? On entend parler ici d'une fourchette de 1,5 à 6 °C à l'horizon du siècle.

Les échanges d'eau entre la surface et l'atmosphère vont augmenter (cf. schéma ci-dessous). Cela peut s'expliquer assez simplement (même sans modèle !) : un air globalement plus chaud peut contenir plus de vapeur d'eau, et donc l'évaporation augmentera. Comme la vapeur d'eau ne s'accumule pas dans l'atmopshère, tout ce qui monte doit redescendre, et donc une évaporation accrue engendrera globalement plus de précipitations (et du reste pendant les périodes glaciaires, durant lesquelles le climat est plus froid, il fait beaucoup plus sec). Cela signifiera qu'il va pleuvoir plus souvent, ou....plus fort (avec une augmentation du risque d'innondations dans ce dernier cas)

Les conséquences

 

Fortes précipitations et inondations dans beaucoup de régions, Nombre record d'ouragans meurtriers

Déperdition d'ozone accrue au-dessus de l'Antarctique et de l'Arctique

Le recul des glaces de mer dans l'Arctique s'accélère, Sauf réduction des rejets de CO2, l'Arctique fondra d'ici un siècle

Canicules "cinq fois plus nombreuses" en France dans quelques décennies

Hausse moyenne du thermomètre au XXIème siècle "de 2 à 4 degrés en hiver et de 4 à 7 degrés en été" en France

Canicules, inondations et sécheresses, d'une durée relativement longue et affectant une superficie importante

Des milliers d'espèces marines sont menacées par le réchauffement de la planète en raison de l'acidification croissante des océans

Entre 1985 et 2025 plus d’espèces animales auront disparues que durant les 65 millions d’années précédentes.

la fonte du permafrost sibérien pourrait accélérer le réchauffement climatique et nous mener à la catastrophe planétaire...

50 millions de "réfugiés environnementaux" d'ici 2010

l'Arctique n'aura plus de glace pendant la saison d'été bien avant la fin de ce siècle", a-t-elle ajouté.

En 2001, le dernier rapport de ce groupe d'experts de l'ONU prévoyait une augmentation moyenne planétaire de 1,4 à 5,8 degrés en 2100 par rapport à 1990, selon les scénarios.

La surexploitation de la planète cause un réchauffement qui pourrait entraîner une disparition de l'homme.

Mais on ne fait pas ce qu’il faut ?

 

Non, on ne fait pas ce qu’il faut. Non seulement les objectifs qu’on se donne sont insuffisants, mais on ne se donne même pas les moyens de les atteindre.

 

Les objectifs sont insuffisants :

Les objectifs de Poznan sont 20% de réduction des émissions (30% s'il y a une entente à Copenhague), 20% d'énergies renouvelables et 20% d'amélioration de l'efficacité énergétique.

Hors, le monde doit diviser par deux ses émissions de gaz à effet de serre d’ici 2050, la France doit diviser les siens par quatre. Comment réduire nos émissions de 75% d’ici 2050 si on ne projette que de les réduire de 20% d’ici 2020 ?

 

On ne se donne pas les moyens d’atteindre nos objectifs

Est-ce cohérent de parler de 20% d’énergie renouvelables et de 20% d’amélioration de l’efficacité énergétique tout en rêvant de 3 à 5 EPR en 2020 ?

Est-ce cohérent de parler de 20% des gaz à effet de serre et :

- d’autoriser des pays modernes à produire leur électricité quasiment uniquement au charbon ?

- de créer des droits payant à polluer dans les pays pauvres les empêchant ainsi de se développer ?

- De revenir sur le gel de trois projets d’autoroute en France pour relancer l’économie ?

- De remplacer pour relancer l’économie le "superbonus" de 300 € instauré l'an dernier, qui concernait  la mise à la casse d'un véhicule de plus de 15 ans et l'acquisition d'une voiture émettant moins de 130 g/km de CO2 par la Sarkozette qui permet l’achat d’une voiture émettant 160g, et la possibilité de mettre à la casse une voiture de 10ans , je n 'en voit pas l'intérêt puisqu'il y a 15 an s les filtres a particules et pots catalytiques existaient déjà et produire des voitures neuves et détruire celles ci va polluer.

 

On ne se donne pas les moyens d'atteindre nos objectifs en organisant tous les deux ans des jeux olympiques dont ceux  d'hiver produisent plus de 400 000 tonnes de gaz à effet de serre non compensés.

 

Selon l’OCDE, les changements climatiques menacent le secteur des sports d’hiver en Europe

 

13/12/2006 - D’après les relevés historiques existant, plusieurs régions des Alpes ont connu leur mois de novembre le plus chaud, ce qui a retardé l’arrivée de la neige de plusieurs semaines et inquiète les professionnels du tourisme d’hiver. Tandis que les premiers flocons tombent sur les pentes, des questions se posent : cet automne particulièrement doux était-il une exception ou annonçait-il les effets des changements climatiques ? Quelle est la sensibilité des Alpes à de tels changements ?

Le tourisme est une activité économique essentielle dans les pays Alpins. On dénombre chaque année entre 60 à 80 millions de touristes et quelque 160 millions de "journées skieurs" en France, Autriche, Suisse et Allemagne. D’après une nouvelle analyse de l’OCDE (la première étude internationale systématique sur les domaines skiables de l’arc alpin), les changements climatiques remettent gravement en question la fiabilité de l’enneigement dans les stations de ski et, par conséquent, menace les économies régionales qui sont tributaires du tourisme d’hiver.

Les Alpes sont particulièrement sensibles aux changements climatiques et le réchauffement récent y a été à près de trois fois supérieur à la moyenne mondiale. Les années 1994, 2000, 2002, et 2003 ont été les plus chaudes dans les Alpes au cours des cinq cents dernières années (d’après des reconstructions de haute résolution du climat de la région depuis 1500 après J-C.). Les projections des modèles climatiques font état de changements encore plus sensibles dans les décennies à venir, notamment d’une diminution de la quantité de neige à basse altitude et d’un recul des glaciers conjugué à la fonte du permafrost plus haut.

Actuellement, on considère que 90% des domaines skiables Alpins de moyenne ou grande taille, soit 609 domaines sur 666, bénéficient d’un enneigement naturel suffisant pendant au moins cent jours par an. Les 10% restants opèrent déjà dans des conditions précaires. Une hausse de la température de 1°C, de 2°C ou de 4°C à l’avenir pourrait ramener le nombre de domaines skiables jouissant d’un enneigement fiable à 500, 400 ou 200, respectivement.

Parmi les pays étudiés, c’est l’Allemagne qui est le pays le plus vulnérable, puisque qu’un réchauffement de 1°C y entraînerait une baisse de 60% du nombre de domaines skiables bénéficiant d’enneigement naturel fiable. L’Autriche (où la moitié des revenus du secteur touristique, soit 4.5% de l’économie nationale, provient du tourisme d’hiver) est légèrement plus sensible que la moyenne. La France est proche de cette moyenne et l’Italie légèrement au-dessus. C’est la Suisse qui souffrirait le moins de ces changements, mais même dans son cas, un réchauffement de 1°C ferait diminuer l’enneigement naturel de 10% et un réchauffement de 4°C diviserait par deux le nombre de pistes bénéficiant d’un enneigement fiable.

Il y aura également des "gagnants" et des "perdants", que ce soit à l’échelle des régions ou à celle des domaines skiables. Ainsi, les Alpes-Maritimes, la Styrie et le Frioul-Vénétie julienne sont beaucoup plus vulnérables que les cantons du Grisons, de Valais et la Savoie, de même, les domaines skiables à basse altitude sont nettement plus vulnérables que les autres.

Les exploitants des stations ont déjà pris des mesures pour s’adapter à l’élévation de la limite d’enneigement et au raccourcissement de la saison, mais la plupart d’entre eux recourent à la technologie au lieu de modifier leurs comportements. La neige artificielle peut être rentable pour eux, mais elle consomme beaucoup d’eau et d’énergie, et a une incidence sur les paysages et les écosystèmes. En outre, les coûts de fabrication de la neige de culture augmentent considérablement à mesure que les températures s’élèvent, et dès lors que celles-ci auront dépassé un certain seuil, fabriquer de la neige ne sera plus viable. Des revêtements de plastique peuvent protéger les glaciers, mais ils ne les empêcheront pas de fondre totalement si la tendance au réchauffement se maintient. Niveler les pentes et détourner les cours d’eau pour modifier le relief mettent l’environnement naturel en péril et accroissent les risques de crues soudaines et d’éboulements. Globalement, l’adaptation obéit aux forces du marché, qui favorisent le statu quo par rapport à des transitions qui pourraient coûter cher économiquement et politiquement à court terme.

Le rapport complet, intitulé Changements climatiques dans les alpes européennes – Adapter le tourisme d’hiver et la gestion des risques naturels, paraîtra en février 2007. Pour obtenir des informations complémentaires, les journalistes sont invités à contacter Shardul Agrawala, Direction de l’environnement de l’OCDE (tél. + 331 45 24 16 65).  

Des informations complémentaires ainsi que des résumés par pays sont disponibles à www.oecd.org/env/cc/alpes.

 

 

 

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