Comité Anti Olympique d'Annecy

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Les associatifs et politiques ont dit

Position des Verts
Les JO d’Hiver 2018 ne pourront pas être écologiquement et socialement soutenables

Motion adoptée par le CNIR des 21 et 22 mars 2009

Le Conseil National Olympique et Sportif Français (CNOSF) vient de choisir de porter la candidature d’Annecy à l’organisation des Jeux Olympiques d’Hiver de 2018.

Quatre Villes françaises étaient pré-candidates : Annecy, Grenoble, Nice et Pelvoux. En dépit de la rhétorique du "rêve", du "consensus" et de la "ferveur populaire" agitée par les promoteurs des candidatures, partout de nombreux habitants ont exprimé leur scepticisme. Les Verts et leurs élus ont également fait part de leurs critiques fortes.

Le Comité International Olympique (CIO) n’est pas à la hauteur de l’idéal qu’il défend : népotisme, corruption, uniformisation des cultures et indifférence morale semble constituer sa boussole. En témoigne la sélection de la Chine pour les olympiades de 2008 et celle de la Russie pour les JO d’hiver de 2014 ; deux régimes régulièrement interpellés pour leur mépris des Droits de l’Homme. A bien des égards, le CIO a détourné les valeurs du sport : valorisation de la concurrence, laxisme face à la fraude et au dopage, encouragement à un usage extrême du corps humain, perversion des évènements sportifs par le spectacle, l’argent et l’ingérence des sponsors (au 1er rang desquels Coca-Cola, Mc Donalds, Visa), croissance continue de l’encadrement policier et des atteintes aux libertés publiques lors des jeux.

Le CNOSF n’a, pour sa part, rien à lui envier : Guy Drut, membre du CIO et du CNOSF, et Henri Sérandour, le président depuis 1993, tous deux condamnés pour prise illégale d’intérêt.

Pour toutes ces raisons, Les Verts souhaitent une réforme en profondeur de ces deux instances. Une réforme qui leur permettrait de renouer avec l’esprit de transparence, de fraternité et de démocratie qu’ils revendiquent par ailleurs.

De plus, les critères de sélection des candidatures à l’organisation des JO, imposées par le CIO, sont incompatibles avec la nécessaire reconversion écologiste :

-  A l’inverse des déclarations volontaristes de façade du CIO, l’impact sur l’environnement d’une candidature n’est toujours créditée que du coefficient le plus faible dans le barème de sélection et n’est absolument pas discriminant. Ainsi, bien qu’en matière de protection de l’environnement son dossier était le moins exigeant, Sotchi s’est vue accordée l’organisation des JO d’hiver de 2014. Et aujourd’hui, dans des réserves naturelles et des zones de conservation fédérale, une ville entière sort du sol avec son lot de déforestation et de pollution. Les espaces naturels protégés et les lois environnementales pèsent peu face aux impératifs du gigantisme des JO.

-  Pour pouvoir prétendre au titre de "ville candidate", la ville en compétition doit s’engager à fournir un minimum de 22 800 chambres, en hôtel de 3 à 5 étoiles. Aucune des villes françaises en lice n’a une capacité hôtelière globale supérieure à 10 000 chambres. Elles ne pourront donc être retenues qu’au prix d’une urbanisation massive et hâtive de leurs alentours, quitte à sacrifier un cadre naturel déjà contraint et à susciter une spéculation immobilière virulente.

En effet, dans la région de Turin, dernière ville organisatrice des JO d’hiver, le m² est passé de 2600 à 5000 euros entre 2004 et 2007. La plupart des infrastructures bâtis pour l’occasion, véritables "cathédrales dans le désert" (d’après Legambiente), sont aujourd’hui à l’abandon et font peser sur les communes concernées une pression financière insoutenable : gares, parkings, tremplins laissés en friche, équipements et pistes géantes dont l’usage post-olympique est illusoire. De plus, en seulement deux semaines, les olympiades de Turin ont consommé autant d’eau qu’une ville de 600 000 habitants et autant de gaz qu’une ville de 3 500 habitants pendant un an. Ces données font mentir ceux pour qui "les JO du XXIème siècle sont propres et durables".

-  Une candidature aux JO coûte en moyenne autour de 25 millions d’€ (Paris 2012 et prévisions officielles Grenoble 2018, 35 millions pour Munich 2018), essentiellement consacrés au lobbying, aux réceptions fastueuses et autre frais de propagande. La France n’ayant quasi aucune chance d’être retenue, cette candidature est une complaisance à l’égard des instances olympiques qui ont besoin de l’argent des pays candidats. Un gaspillage d’argent public, sans compter les dépenses qui ont déjà eu cours pour l’étape de « pré-requérant ». Dans les villes candidates, on assiste à une augmentation massive de la fiscalité locale en 2009, à Grenoble (+13% ) et à Nice (+ 15%).

Du coté des villes en compétition, les candidatures ont été tenues à l’écart du débat public, les obligations démocratiques étant réduits à un simple exercice protocolaire. Il est pourtant indispensable que les habitants, les premiers concernés, soient associés à un projet urbain d’une telle ampleur. Ces candidatures ont par ailleurs servi de prétexte à la résurgence d’anciens projets routiers, autoroutiers ou aéroportuaires (tels que la LGV Aix-Nice, la Rocade nord à Grenoble, le contournement routier à Annecy qui détériore des alentours du lac) à l’heure où il faudrait concentrer l’argent public sur la préparation de l’ère post-pétrole.

L’attrait touristique des Alpes se tarit. Les promoteurs des candidatures -milieux économiques ou élites politiques- parient sur l’organisation de Jeux Olympiques pour ranimer l’image de marque de cette zone. Mais le réchauffement climatique est deux fois plus rapide dans les Alpes qu’ailleurs, et ce territoire sera très touché à court terme selon la dernière carte du GIEC. Qu’en sera-t-il de l’enneigement en 2018 ? Les conditions climatiques obligent les stations à utiliser une batterie de canons pour créer de la neige artificielle, dégradant un peu plus l’eau et les sites. Les collectivités et les politiques doivent revoir leurs priorités pour nos montagnes pour un autre mode de développement, un tourisme à la fois responsable et intégré. Celui-ci est, en effet, le seul capable de maintenir une activité économique durable : valoriser les pratiques douces et développer les emplois non saisonniers, recréer des circuits courts de consommation pour garantir une activité locale de production agricole, respecter les terres agricoles, préserver le cycle de l’eau, imaginer la diversification des stations, soutenir la conversion vers des doubles activités pastorales et touristiques, mieux protéger ces espaces naturels contraints et fragiles. Est-il décent et responsable de proposer une candidature dans le contexte de crise généralisée et aggravée actuel ? Londres 2012 et Vancouver 2014 regrettent amèrement de s’être lancées dans ce projet : le budget de Londres est passé de 5 milliards d’euros lors de sa sélection à 11 milliards d’euros aujourd’hui. Du fait de la rétraction des fonds privés, toutes les constructions en cours sont revues à la baisse, notamment en terme de qualité. A Vancouver de même, les deux principaux investisseurs privés se sont retirés, obligeant la municipalité à recourir en urgence à des pouvoirs d’exception afin d’emprunter près de 415 millions de dollars. Des enseignements doivent être tirés des exemples de Turin, Londres ou Vancouver : des JO sobres et écolos, au vu des critères de sélection du CIO, n’existent pas. Les Verts promeuvent le sport pour tous et les événements sportifs fédérateurs. Les JO du 21ème siècle sont encore à inventer : loin des magouilles du CIO, du sport spectacle et des risques du dopage, des intérêts privés des sponsors qui n’ont que faire des problématiques environnementales, sociales et démocratiques. Nous devons concevoir des jeux qui réunissent les peuples, les sportifs amateurs et professionnels, valorisent les épreuves handisports, et soient un plaisir pour tous les participants. Si le projet a été dévoyé, l’imaginaire olympique reste. Mais tant que le CIO n’évoluera pas, nous refuserons la logique actuelle des Jeux Olympiques.

Les Verts, réunis en CNIR les 21 et 22 mars 2009 :

-  demandent le retrait de la candidature française aux Jeux Olympiques de 2018
-  demandent une réforme des instances olympiques, permettant d’en faire enfin des institutions pleinement transparentes
-  souhaitent que les Verts européens et la coordination des Verts mondiaux engagent une réflexion approfondie sur les instances et les Jeux olympiques.

 

 
 
 

Cran-Gevrier, le 18 mars 2009  CGT
Jeux Olympiques d’Hiver 2018
Mauvais départ…
… Alors que la fabrication de skis SALOMON a disparu du
département avec son lot de licenciements
… Alors que les salarié(e)s de DYNASTAR sont frappés de plein fouet
par le chômage technique (2 mois) et sont sous la menace d’un plan de
licenciement
Monsieur le Maire d’Annecy parade pour les Jeux Olympiques de 2018,
porteur d’une paire de skis de marque ATOMIC (D.L. du 18/03/2009)
Pour la CGT, cette attitude est choquante.
En effet si les sites, le lac, les montagnes sont des atouts pour la
candidature, « oublier » les atouts économiques industriels et humains
du département dénote d’un état d’esprit qui ne peut qu’inquiéter…
A moins qu’une nouvelle fois, la rengaine du « tout tourisme » ne soit
reprise.
Un moyen comme un autre pour tenter de cacher la crise sociale qui
frappe durement les salarié(e)s et la population de Haute-Savoie.
Union Départementale CGT – 29 rue de la Crête – BP 55 – 74 963 CRAN GEVRIER
Tel. : 04.50.67.91.64 – Fax : 04.50.67.09.45 – cgt.haute-savoie@wanadoo.fr - http://cgt74.over-blog.com

 

 

Mountain Wilderness France s'oppose à l'organisation des J.O. d'hiver de 2018 dans les Alpes Françaises


4 villes des Alpes françaises, Annecy, Grenoble, Nice et Pelvoux, sont actuellement en course pour être candidates à l'organisation des Jeux Olympiques d'hiver de 2018.

Quelle que soit la ville finalement retenue, Mountain Wilderness France considère que la tenue d'un tel évènement dans les Alpes Françaises n'est pas acceptable.

Selon la ville choisie, les Jeux Olympiques pourront nécessiter :
- pour les compétitions, des nouvelles infrastructures impactantes pour l’environnement en montagne, qui deviendraient inutiles et obsolètes dès les épreuves terminées.
- pour accueillir les visiteurs, des programmes immobiliers de luxe dans les stations, qui s'accompagneront forcément du développement des domaines skiables au détriment des zones de montagne vierges selon le cercle vicieux "nouveaux lits, nouvelles pistes".

Ainsi les conséquences des jeux de Grenoble 1968 et Albertville 1992 sont bien visibles dans les massifs.

Certes les projets de villes candidates promettent aussi l'amélioration du réseau des transports en commun dans les vallées concernées. Mais celle-ci est de toute façon indispensable dans le contexte actuel : sa réalisation devrait être prioritaire et ne devrait pas être conditionnée à la tenue des jeux dans les Alpes.

Pendant la durée des Jeux, des milliers de personnes, athlètes, accompagnateurs, ou spectateurs seront concentrés sur les sites des épreuves. L'impact écologique en termes de déplacements, de consommation de ressources, de productions de déchets etc. ne sera pas supportable pour le milieu naturel montagnard.

De plus Mountain Wilderness considère que les Jeux Olympiques font la promotion exclusive d'activités sportives artificielles, élitistes et déconnectées de l'environnement de montagne, à l'opposé de pratiques responsables et respectueuses du milieu défendues par notre association.

Enfin, Mountain Wilderness considère que le modèle de développement qui permettrait aux Alpes d'être une « Montagne à Vivre » au XXIème siècle n'est pas compatible avec celui des Jeux Olympiques. Nous croyons à une montagne dont la plus grande richesse est son environnement préservé, vivant toute l'année d'un ensemble d'activités économiques durables, dont l'accueil touristique n'est qu'une composante.

C'est pourquoi Mountain Wilderness France affirme son opposition à l'organisation des J.O. d'hiver de 2018 dans une ville des Alpes Françaises, et appelle ses adhérents et sympathisants à se joindre aux différentes manifestations qui seront organisées dans les jours à venir dans et autour des villes candidates.

Contact presse : Vincent Neirinck - vn@mountainwilderness.fr - 04 76 01 89 08

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

JO 2018 : Position de la commune de Lathuile

A PROPOS DE LA CANDIDATURE D’ANNECY AUX JEUX OLYMPIQUES D’HIVER 2018

 

 

Les jeux olympiques sont un enjeu  important pour un département, une région, un pays, par les retombées économiques, médiatiques, sociales et sportives qu’elles peuvent représenter, s’ils sont bien préparés et gérés, sans parler de l’effet mobilisateur de toute une population, notamment dans des périodes de difficultés.

 

La demande de soutien proposée aujourd’hui vient un peu tard, puisque le processus est largement engagé, sans aucune consultation préalable des élus et citoyens du département concerné et constituera donc plutôt, une forme d’entérinement de « bonne conscience » pour les instigateurs du projet.

 

D’autre part cette candidature, apparaît très imprécise et peu transparente sur son chiffrage pour permettre une position favorable ou un soutien sans conditions.

 

LES COUTS :

 

Les coûts imprécis et pour ce que l’on peut en connaître, apparaissent exorbitants.

En effet, c’est un chiffrage de l’ordre de 250 à 300 millions d’euros qui est avancé et uniquement pour le budget des jeux, sans compter les infrastructures annexes et indispensables, non évalués.

Ce chiffrage est d’une totale imprécision et surtout sans répartition des différents postes.

Plus grave, on ne connaît pas la répartition de ces charges entre les collectivités (région, département, communes et l’Etat)

Les projets de réforme des collectivités territoriales ne permettent pas de savoir aujourd’hui, si les dotations passées seront maintenues.

Tous les J.O. d’hiver ou d’été ont connu un dépassement du budget initialement prévu.

Dans le contexte économique difficile que nous vivons et que connaît bon nombre d’habitants, il est sans doute des dossiers plus urgents à financer, sauf, à vouloir faire oublier ces difficultés par de tels spectacles !

 

PEU DE RETOMBEES ET D’EQUIPEMENTS UTILES :

 

Il faut aussi souligner que la plupart des disciplines sportives des J.O. d’hiver, concernent une élite, par le faible nombre de licenciés dans les différentes disciplines, qui sont d’ailleurs même en diminution depuis les J.O. d’Albertville. On peut et on doit donc, s’interroger sur l’intérêt et l’utilité des équipements qui seront construits et leur utilisation après les jeux, qui risquent encore de représenter des coûts pour leur adaptation ou reconversion, sans compter l’inadaptation environnementale de ces intallations.

 

Selon les instigateurs de ces J.O. d’Annecy, il y a également divergence ( notamment entre le Président du Conseil Général de la Haute-Savoie et le Maire d’Annecy ) sur les aménagements et infrastructures nécessaires que pourraient susciter ces jeux avec notamment la mise en œuvre du tunnel sous le Semnoz et l’aménagement de la R.D. 1508, pour l’un ces projets deviendraient réalités plus rapidement, pour l’autre, cela ne fait pas partie des projets directement liés aux J.O. et là aussi les chiffrages ne sont pas inclus.

 

DES SITES TRES ELOIGNES D’ANNECY :

 

Annecy et ses alentours risquent de supporter les coûts, sans disposer de réels bénéfices et retombées de l’opération, car la plupart des sites des jeux sont situés à bonne distance d’Annecy et des communes environnantes, sauf au niveau de la gêne, notamment de la circulation, surtout si rien n’est pensé ou fait sur ce point.

 

CONCLUSION :

 

Pour toutes ces raisons, la plupart liées à l’absence de transparence économique et financière du projet, il m’apparaît que ces jeux olympiques sont totalement inadaptés, n’étant pas intégrés dans un contexte sportif, économique et social qui aurait pu constituer un véritable levier pour le rayonnement de la France et du département de la Haute-Savoie avec un réel aménagement du territoire pour le développement du sport et la cohésion nationale.

Enfin les dépenses et la gabegie financière sans retombées économiques et sociales des jeux d’une manière générale, dénaturent l’objectif et la valeur des jeux olympiques.

 

Robert MARECHAL
 
La commune de Saint-Cergues

L'enthousiasme haut-savoyard à soutenir la candidature d'Annecy aux Jeux Olympiques 2018 n'est pas partagé à 100%. En effet, le conseil municipal d'une commune des Voirons, membre de l'agglo annemassienne, vient de se prononcer contre cette candidature. Sur 20 conseillers siégeant lors de la séance, 15 ont voté contre, 4 pour, et un s'est abstenu. Cette décision a été motivée par des raisons «environnementales et financières», c'est-à-dire que le coût des jeux serait trop élevé par rapport à ses retombées positives. Le maire Bernard Péchaubès était du côté du non.

La FRAPNA, qui travaille pour le long terme dans l’expertise naturaliste et territoriale et
l’action pédagogique, n’a pas vocation à se prononcer pour ou contre la candidature
d’Annecy ou de Grenoble aux jeux olympiques d’hiver de 2018.

Elle observe toutefois, sur un plan général, que les jeux :
- sont devenus un business mettant en exergue autant de nationalisme et de chauvinisme
que d’authentique émulation sportive,
- sont une manifestation à haut risque impliquant des moyens de sécurité exorbitants
et des entraves à la liberté d’accès aux sites concernés,
- provoqueront inévitablement une flambée de carbone en dépit des intentions vertueuses
et des économies marginales annoncées,

- laisseront une dette lourde dépassant toute prévision à la charge des générations présentes
et futures.

Elle observe aussi, pour la région et les départements, que les jeux :
- sont un accélérateur de développement dans une région bénéficiant déjà d’une dynamique
forte qui ne va pas sans impacts lourds sur les espaces naturels et agricoles
ainsi que sur la biodiversité,
- provoqueront malgré l’utilisation des équipements existants des travaux importants
destructeurs de milieux naturels et des paysages tant pour les infrastructures d’accès
que pour l’aménagement des sites,
- induiront immanquablement et banaliseront au delà de la période des manifestations,
l’utilisation des transports aériens que les pouvoirs publics n’auront ni la volonté ni les
moyens de maîtriser.

Instruite par les démarches environnementales des stations, certes louables mais qui relèvent
de la cosmétique, eu égard aux profondes dégradations occasionnées aux paysages
et aux milieux, la FRAPNA met en garde contre l’argumentaire selon lequel les JO seraient
l’occasion d’avancées significatives pour le traitement écologique des projets et
l’amélioration des transports publics. Elle fait davantage confiance pour cela, bien au delà
d’un événement éphémère et médiatisé, aux perspectives inscrites dans la durée par les
lois d’application des accords du Grenelle de l’Environnement.

Le Conseil d’Administration de la FRAPNA Haute-Savoie

 

 

 

Les Verts Savoie: Candidature d’Annecy au JO

 

Argumentation développée devant la presse

par Pierre Viguié Secrétaire Régional des VRS

Le samedi 24 janvier

 

 

1. Les verts dénoncent depuis toujours les dérives des jeux olympiques 

 

« Les Verts n’oublient pas les dérives des jeux olympiques modernes qui riment aujourd’hui surtout avec l’uniformisation des cultures, la prééminence des intérêts financiers, le problème lancinant du dopage et une compétition détournée qui va parfois jusqu’à la haine entre les peuples qui s’affrontent par sportifs interposés mais ils gardent aujourd’hui l’espoir que les jeux olympiques de 2012à venir pourront renouer avec les idéaux de fraternité, d’échange et de dialogue entre les peuples, d’amitié et de paix portés à sa création par l’olympisme et dont ils se sentent proches. »

Cécile Duflot - Porte Parole 2005

 

« Les Verts appellent de leurs vœux une réforme du comité national olympique et de son homologue du CIO. Ces comités doivent cesser d’être une aristocratie garante des intérêts de l’argent plutôt que des intérêts des valeurs qu’il est censé porter.

Quant à la réduction de la pollution tant promise par le gouvernement chinois, c’est une vaste plaisanterie... Autant dire que non seulement la santé des athlètes reste particulièrement exposée dans une ville qui est une des plus polluées du monde, mais qu’aucun changement à moyen terme n’est même amorcé.

Anne Sourys Porte-Parole 2008

 

Les Conseillers Régionaux Verts où Jean-Louis Molié Maire-Adjoint Vert de l’agglomération d’Annecy ont chaque fois repris cette argumentation pour refuser de financer ces dossiers de candidature pour les JO d’hiver 2018.

 

2. La mobilisation de tous les élus haut-savoyards pour défendre le « rêve » des jeux olympiques d’hiver en 2018 n’est qu’une manœuvre pour tenter de masquer, une fois de plus, leur manque permanent de courage politique :

 

  • le manque de courage d’engager enfin un programme visant à combler le retard abyssale du département en matière de logement social : retard qui non seulement est lourd de conséquences en terme social… mais aussi en terme économiques, comme l’ont admis depuis quelques années, les responsables économiques.  

 

  • Une philosophie totalement dépassée en matière de transport: depuis des décennies les élus haut-savoyards s’enorgueillissent de nos autoroutes, qu’ils sont allés jusqu’à préfinancer, et laissent péricliter les transports collectifs… ils n’ont jamais rien fait pour que l’on ait la moindre amélioration de la desserte ferroviaire.

 

Or la Haute-Ssavoie manque cruellement d’un vraie desserte ferroviaire d’Annecy et d’une liaison moderne Annecy/La Roche/Annemasse, qui s’impose d’autant plus aujourd’hui que le CEVA va voir le jour… C’est une tromperie délibérée que de vouloir faire croire que les JO de 2018 vont régler ce problème,… il faut s’y attaquer dès maintenant… 

 

  • le refus d’anticiper face au réchauffement climatique et à ces impacts catastrophiques sur l’économie touristique.

 

Ce qui nous inquiète, ce n’est pas seulement qu’il risque de n’y avoir pas de neige en 2018, même si on augmente dangereusement l’équipement en matière de neige de culture de certains sites.

 

C’est surtout qu’au moment où il faudrait s’engager résolument dans une reconversion de nos « usines à ski », en des stations touristiques de montagne fréquentées toute l’année, on s’engage dans une vaste campagne de communication et de mobilisation autour de l’idée que la Savoie ce serait la « patrie du ski »… et bien c’est malheureusement faux… et nous savons tous que cela le sera encore plus d’ici 10 à 20 ans… aussi c’est totalement suicidaire de se bander ainsi les yeux… et ceux de nos concitoyens.  

C’est d’un plan départemental d’aide à la reconversion de nos stations touristiques, dont on a d’ores et déjà besoin, en ne se limitant pas aux seules stations de basse altitude.

 

 

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En conclusion …et si j’en crois ce que j’ai entendu sur ce qui se dit à l’intérieur des Vers en région Savoie : la quasi-totalité des adhérents Verts sont sur cette position, et d’ailleurs beaucoup d’entre-eux s’engagent dans les collectifs qui agissent pour dénoncer ces dérives et s’opposer à cette attitude des élus Haut-savoyards.


Paru dans l'édition 74D du 23/01/2009 (75514)
 
 
 
 
La position des Verts Savoie : "contre les Jeux"
 
Pour la région, mais contre les Jeux. «Les JO actuels, ceux du gigantisme, du dopage, ne nous satisfont pas. Aussi nous n'y sommes pas favorables, où qu'ils se fassent. C'est une manière pour les élus de promettre du rêve au lieu de passer à l'action, a estimé Pierre Vigué. Les Jeux ne vont pas régler les problèmes du logement social et des transports en commun.»
Le dauphiné libéré 25/01/2009
 
 

Communiqué de presse du 21 janvier 2009 - Les Verts de Grenoble, Les Verts de Nice, les Verts des Hautes-Alpes

Les JO d’Hiver 2018 ne pourront pas être écologiquement et socialement soutenables

Ce mercredi 21 janvier 2009, les 4 villes françaises candidates à l’organisation des JO d’Hiver de 2018 présentent leur dossier au Comité National Olympique et Sportif Français (CNOSF). Vus les critères du CIO nous affirmons que ces JO d’Hiver 2018 ne pourront être écologiquement et socialement soutenables.

Les Jeux Olympiques d’hiver ont un impact insupportable sur l’environnement :

Où qu’ils soient organisés les jeux olympiques d’Hiver nécessitent la construction d’infrastructures lourdes dans des territoires montagnards par définition fragiles et contraints : nombreuses routes d’accès, grands centres hôteliers, imposantes remontées mécaniques, batteries de canons à neige pour faire face au réchauffement climatique, cycle de l’eau perturbé. Cette vision des stations de moyenne et haute montagne comme de grands parcs d’attractions est en contradiction avec le développement d’un « éco-tourisme » plus respectueux de l’environnement et financièrement accessible au plus grand nombre. Ce type de tourisme « doux » est actuellement en plein développement dans les Alpes.

L’organisation des jeux est un véritable gouffre financier :

Pour convenir aux critères de sélection du CIO, nos villes devraient s’endetter pour longtemps Qui dit endettement public massif, dit raz de marré de la fiscalité locale, comme c’est déjà le cas à Grenoble (+13% en 2009) et à Nice (+ 15% en 2009). Un seul exemple suffit : le CIO exige de la ville hôte 22 800 chambres en hôtels 3 à 5 étoiles. Selon les offices du tourisme respectifs, Grenoble détient moins de 4 000 chambres, Annecy 4 100, Nice moins de 10 000. Notons par ailleurs qu’une candidature coute au minimum 20 millions d’€. Au vue de l’actuelle crise économique, sociale et écologique, il est indécent et politiquement irresponsable de vouloir défendre un si couteux show télévisuel.

Le milieu de l’olympisme fonctionne de manière opaque et sans aucun contrôle :

La France n’a quasiment aucune chance d’être retenue. Cette candidature française est une candidature de complaisance à l’égard des instances internationales olympiques qui ont besoin de l’argent des pays candidats. Le CIO a d’ailleurs toujours refusé de se soumettre à un quelconque contrôle, sous l’égide de l’ONU par exemple. Ces membres sont cooptés et prennent des décisions, comme la dernière en attribuant les JO à Sotchi, sur des critères souvent inavouables… D’ailleurs la création et la forte audience des comités anti-olympiques dans les villes candidates démontrent la non-adhésion des populations concernées.

Les Verts promeuvent le sport pour tous, et les événements sportifs qui fédèrent les hommes tout autour de la planète. Les JO du 21ème siècle sont encore à inventer : loin des magouilles du CIO, loin du sport spectacle et des risques du dopage, loin des intérêts privés des multinationales sponsors qui n’ont que faire des problématiques environnementales, sociales et démocratiques. Il est possible d’organiser des jeux qui rassemblent les peuples, réunissent les sportifs amateurs et professionnels, valorisent les épreuves handisports, et soient un plaisir pour les participants comme pour les spectateurs. Si le projet a été dévoyé, l’imaginaire olympique reste enthousiasmant. Mais tant que le CIO n’évoluera pas, nous refuserons la logique actuelle des Jeux Olympiques.

 Pour les Verts de Grenoble, Xavier ROBICHON et Thierry CHASTAGNER - Co-présidents
 Pour les Verts de Nice, Mari-Luz NICAISE et Rémi GAECHTER - élus municipaux
 Pour les Verts des Hautes-Alpes, Marie TARBOURIECH - porte-parole
 Rénée Poussard, conseillère régionale verte de Haute-Savoie (région Rhône-Alpes)