Connaître l'histoire de "l'Autre" 1ère étape : Travail en atelier interculturels l’après-midi en salle informatique. Soit 6 ateliers autour de 6 thèmes suivants : (environ 1h 30)
2ème étape : La mise en commun :
On a divisé les élèves en trois groupes :
On a procédé pendant le cours à trois étapes :
| Un regard sur le cours commun Une histoire partagée autour des années 60
L'apport des modes, de la musique, des mœurs... en provenance surtout du monde anglo-saxon ont influencé fortement la génération issue du baby-boom, des deux côtés du rideau de fer. Seule la Roumanie semble faire exception marquée par un communisme brutal et répressif. Cependant les aspirations à la liberté ne prennent pas partout le même sens. En Pologne et en Hongrie même si la marge de manœuvre est étroite la liberté veut dire concrètement se libérer de la domination soviétique et de la dictature communiste. En Espagne malgré la dictature on regarde de l'autre côté des Pyrénées alors que les touristes français et d'Europe du nord affluent sur la Costa Brava. En France et en Italie c'est au cœur d'une croissance économique sans précédent que les jeunes contestent la société de consommation, remettent en question la "culture de papa" et rêvent d'un autre monde. Le point culminant étant l'année 1968. Ce cours commun a répondu à un défi que nous avons essayé de relever, un regard croisé qui insiste sur l'imbrication des histoires, sur les partages, sur les représentations différentes d'une même réalité, sur les différences des mots, des sens, voir même des désaccords. Nos élèves qui n'ont pas connu la chute du Mur de Berlin semblent bien loin de cette époque et ont du mal à s'approprier les idéologies de ce temps, cependant ils ont été sensibles à cette approche, il l'ont parfois abordé avec humour et bienveillance. D'abord parce que "les années 60" les amènent à s'interroger sur la vie de leurs parents mais aussi à porter leur regard sur une Europe et un monde dont l'héritage laisse encore quelques traces. Penser une histoire commune sans gommer nos différences, sans tomber dans la nostalgie d'un monde perdu ou mythique permet de se projeter comme le souligne une élève vers "un futur commun" dans une Europe dont les chemins restent encore longs pour connaître l'histoire de ses peuples qui, quoi qu'il arrive -comme dans une famille- restera notre communauté de destin. Daniel Micolon (Mai 2011). Réunion d'harmonisation pour préparer le cours commun d'histoire |
