Les questions sont classées en fonction du moment où elles nous ont été posées : 1. Question : Peut-on s’inscrire en Auto-entrepreneur maintenant et bénéficier de l’ACCRE NACRE quelques mois après via Pôle Emploi ? Réponse : A compter du 1er mai 2009, afin de
permettre le cumul des avantages de l'ACCRE (dispositif d'exonération de
charges sociales) et du régime de l'auto-entrepreneur, de nouvelles mesures
sont venues renforcer le dispositif d'aide à la création d'entreprise. A noter que les modalités d´application de l´Accre diffèrent en fonction de la date de déclaration de l´activité de l´auto-entrepreneur. Si vous avez déclaré votre activité avant le 1er mai
2009, vous bénéficierez de l´exonération de charges sociales Accre dans les
conditions de droit commun. Le régime micro-social commencera, quant à lui, à
s´appliquer à l´issue de la période d´exonération. Vous pourrez, Ces taux réduits correspondent à : - 25 % du taux normal pendant les 3 trimestres suivant celui de la déclaration d´activité, - 50 % du taux normal au cours des 4 trimestres suivants, - 75 % du taux normal au cours des 4 trimestres suivants. En effet, dans ce cas, l´exonération Accre s´applique automatiquement jusqu´à la fin du 11ème trimestre suivant celui de la création de l´entreprise. (Vous trouverez plus d’information sur www.union-autoentrepreneurs.com) 2. Question : Problème des charges de location d’un atelier / local d’activités : Charge très lourde au regard du chiffre d’affaires. Peut-être que le statut d’auto-entrepreneur y trouve sa limite ? Faut-il envisager d’adopter un autre statut s’il faut louer dès le départ un local ? Réponse : Sous réserve de contraintes municipales notamment, l’auto-entrepreneur peut se servir d’un local privé à des fins professionnelles. Cependant votre activité étant limité à un chiffre d’affaires (total des encaissements) de 32.000€/an, il semble préférable que la location (coût) nécessaire à votre activité ne dépasse pas la moitié de cette somme. Pour le commerce de bien, le pallier de 80.000€/an permet de dégager un bénéfice malgré le paiement d’un loyer substantiel (12.000€ par an). La question n’est alors pas celle du local mais celle de la marge.
3. Question : Le statut d’auto-entrepreneur est-il perçu favorablement par les investisseurs et/ou les banquiers, ou cela est-il perçu comme un statut « à risque » ? Réponse : L’Union des auto-entrepreneurs (UAE) a signé le 02/06/2009 des conventions de partenariat avec l’assureur Aviva, la Banque Postale, l’Assemblée des chambres françaises de commerce et d’industrie (ACFCI) et l’Agence pour la création d’entreprises (APCE). L’objectif est de créer une plate-forme de services et de conseils destinée aux auto-entrepreneurs, à la fois pour aider ceux qui ont déjà adopté ce statut, mais aussi pour aiguiller ceux qui envisagent de devenir auto-entrepreneur. Ainsi, la Banque Postale a officialisé son engagement envers cette nouvelle génération d’entrepreneurs, puisqu’elle leur propose des services bancaires spécifiques déjà depuis mars 2009. Même chose pour Aviva qui met en avant ses assurances professionnelles adaptées aux nouveaux entrepreneurs. Ce partenariat a pour but d’apporter un gain de respectabilité au statut de l’auto-entrepreneur. Ce soutien officiel est censé rassurer le grand public, mais aussi les autres professionnels. Si un assureur reconnu s’engage à assurer les auto-entrepreneurs, c’est la preuve qu’ils font preuve de rigueur et qu’ils disposent des qualifications nécessaires pour exercer leur métier. (Source: www.lentreprise.com)
4. Question : Peut-on cumuler une activité d’auto-entrepreneur prestation de services et une activité d’auto-entrepreneur commercialisation de produit ? Si oui, quel est le maximum pouvant être facturé ? 23+80k€ ou 80K€ ? Réponse : Le seuil maximum est de 80kEUR toutes activités confondues (vente de biens et de services). Ainsi, votre chiffre d’affaire total pourra être de 80KEUR dont au maximum 32KEUR de chiffre d’affaire imputable à la vente de services.
5. Question : A quand des statistiques sur les 100.000 premiers auto-entrepreneurs ? Combien de réels pour quel Chiffre d’affaires ? Réponse : A la fin du mois d’aout dernier, l’Institut national de la statistique et des études économiques (INSEE) publiait ses derniers chiffres en matière de création d’entreprises. Selon ses relevés, 198 819 auto-entrepreneurs ont créé leur micro-entreprise depuis janvier 2009. Cependant ce chiffre ne reflète pas le nombre d’auto-entrepreneurs exerçant réellement une activité entrepreneuriale. En effet, Hervé Novelli Secrétaire d’Etat aux Petites et moyennes entreprises, a précisé dans un communiqué mi-septembre 2009 que seulement un auto-entrepreneur sur deux a déclaré une activité réelle pour la première moitié de l’année (janvier-juin 2009), avec un chiffre d’affaire trimestriel moyen de 4200€. Source ; http://www.creation-entreprise.fr / http://www.minefe.gouv.fr
6. Question : Quid du statut de l’auto-entrepreneur par rapport au statut d’intermittent du spectacle ? Réponse : Sont exclues du régime fiscal de la microentreprise (auto-entrepreneur) les activités relevant de la TVA agricole, certaines activités commerciales ou non commerciales comme la location de matériels et de biens de consommation durable, les ventes de véhicules neufs dans les autres Etats membres de l’Union européenne, les activités relevant de la TVA immobilière (opérations des marchands de biens, les lotisseurs, agents immobiliers, les opérations sur les parts de sociétés immobilières ; en revanche, la location de fonds de commerce, la location de locaux meublés ou destinés à être meublés peuvent en bénéficier), les locations d’immeubles nus à usage professionnel, les officiers publics et ministériels, la production littéraire scientifique ou artistique ou la pratique de sports lorsque les bénéficiaires ont opté pour une imposition sur la base d’une moyenne des bénéfices des deux ou quatre années précédentes, les opérations sur les marchés à terme, sur les marchés d’options négociables et les opérations sur bons d’option. Ref : Guide de l'auto-entrepreneur
7. Question : Qu’est-ce qu’un argumentaire de vente ? Un argumentaire de vente est un document qui permet à un vendeur de conduire efficacement un entretien de vente avec ses prospects. Il vise à présenter l’offre en explicitant le bénéfice potentiel pour le prospect relativement aux offres concurrentes mais aussi aux substituts. Un argumentaire de vente est parfois accompagné d’aides visuelles destinées à être utilisées au cours de l’entretien.
8. Question : Comment accrocher le client : passer de la conviction à la vente effective ? Pour accrocher un client, il s'agit de lui démontrer factuelement ou émotionnellement que votre produit ou service correspond à son besoin. De ce fait, lors d'un rendez-vous client, il ne s'agit moins de dérouler votre argumentaire de vente que de mieux connaitre votre client dans le but d'adapter votre argumentaire de vente en fonction de ses besoins.
9. Question ; Avez-vous des outils de « comptabilité de base » ex : tableau de bord excel simple et efficace (Morgane) Il existe de nombreux logiciels disponibles pour les « petites » comptabilités, et plus spécifiquement pour les micro-entreprises. L’offre est particulièrement importante. Les logiciels sont disponibles en magasin ou en téléchargement direct sur Internet. Certains sont des logiciels libres et gratuits (mais ne sont pas forcement pratiques, ergonomiques et complets). D’autres sont particulièrement réussis et faciles d’accès (avec le plus souvent un service d’accompagnement téléphonique). Cependant ces solutions payantes, peuvent apparaître particulièrement onéreuses par rapport au chiffre d’affaire escompté dans le cadre de l’activité d’auto-entrepreneur. Le marché français est occupé par trois principaux acteurs : CIEL, EBP et SAGE.
Pour toute entreprise il peut-être pertinent de définir un tableau de bord en tant qu’outil de gestion permettant de suivre sa situation sur les marchés et de déterminer la qualité de son action commerciale. Pour assurer le bon fonctionnement de ce tableau de bord plusieurs conditions doivent être réunies: - information rapide (approximations possibles); - clarté et facilité d'exploitation; - les signaux doivent être facilement repérables (instaurer des codes couleurs automatiques par exemple sur excel grâce à des formules conditionnelles); - régularité de mise à jour des informations. On peut faire figurer plusieurs types d'indicateurs dans un tableau de bord: a) des indicateurs de résultats : chiffre d'affaires (au réalisé, au prévisionnel, écart entre le réalisé et le prévisionnel), bénéfices associés à l'offre, taux de notoriété spontané, taux de satisfaction (réclamations des clients), nombre de clients réputés perdus... b) des indicateurs de facteurs d'efficacité commerciale: coût d'approvisionnement d'une matière première, évolution des budgets des clients, prix de vente de la concurrence, nombre de visites effectuées... c) des indicateurs de dépenses: indicateurs permettant de suivre les dépenses engagées dans le cadre des opérations de marketing (études, tests, promotions, communications, relations publiques...). Le tableau de bord permet ainsi des rapprochements des résultats et des objectifs, des dépenses et du budget et de façon plus délicate des ressources engagées et des résultats obtenus. 10. Question : Comment se créer / trouver un fichier client ? Il existe 2 manières de se créer un fichier client : soit en incrémentant une base de données avec l’évolution de son entreprise, soit en recherchant un fichier déjà existant. En ce qui concerne l’incrémentation, l’important est de mettre en place un système de collecte de l’information (base liée à la caisse, outils informatiques de suivi, formulaire à remplir par le client en échange d’une remise ou d’une carte de fidélité). Dans le cas de la recherche d’un fichier existant, plusieurs options sont possibles. La première est d’obtenir (gratuitement ou non) une base de données commerciale existante. Cela reste difficile car ces données sont très sensibles, seul l’association directe (prise d’intérêts de l’entreprise détentrice du fichier dans votre entreprise) ou la connaissance personnelle d’un manager vous permet d’ouvrir cette porte. La seconde méthode est de mandater une entreprise spécialisée qui vous vendra directement (ou vous aidera à obtenir) un fichier client. Attention cependant à bien choisir ce mandataire et à bien exprimer vos attentes. Une troisième méthode est de servir de bases de données publiques et gratuites pour constituer votre fichier (pages jaunes ou blanches, kompass, membres d’associations, etc.) et de filtrer les informations obtenues pour créer une liste de prospects.
11. Question : Lorsqu’on est auto-entrepreneur, peut-on facturer hors de France ? Le centre des impôts des non-résidents n'est pas compétent en matière de
fiscalité des entreprises. Pour bénéficier du régime de l'auto-entrepreneur il
faut que l'activité ait lieu en France. Le principe est que les revenus sont
imposés là ou ils sont réalisés.
12. Question : Deux auto-entrepreneurs peuvent-ils s’associer afin d’utiliser le même non d’entreprise, logo, … ayant des compétences différentes et se refacturer (sous-traitance) afin de séparer à parts égales les bénéfices générés ? Par définition, il est impossible de travailler à plusieurs sous la même entité juridique et le même nom d’entreprise avec le statut d’auto-entrepreneur. Il est par contre possible, quand on est auto-entrepreneur, de faire travailler un prestataire qui a lui-même le statut d’auto-entrepreneur (solution de sous-traitance).
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