Lagardère a cédé ses parts dans Presstalis pour un euro symbolique 01/06/2011

Le 1 er juillet, Presstalis sera dévenue une SAS détenue à 100 % par les éditeurs de presse.  La messagerie attend maintenant de savoir si les quotidiens vont la quitter. 

C'est fait. Le groupe Lagardère a cédé ses 49 % de Presstalis, avec effet immédiat (et non « au 1 er juillet » comme cela nous avait été indiqué précédemment). Le conseil de gérance de la messagerie de presse, qui s'est tenu hier, a entériné cette cession pour un euro symbolique. L'opération était prévue depuis fin mai 2010, en vertu d'un accord conclu entre Lagardère et les éditeurs de presse dans la foulée du rapport Mettling sur l'avenir de la messagerie. A compter du 1 er juillet, Presstalis, qui deviendra une SAS, sera détenue par deux coopératives, l'une de magazines (qui en possédera 75 %) et l'autre de quotidiens (pour les 25 % restants). La répartition des deux coopératives au capital a été déterminée en fonction du chiffre d'affaires apporté à la messagerie. Lagardère, opérateur historique de Presstalis (ex-NMPP), abandonne aussi de fait son pouvoir de nomination du directeur général. Anne-Marie Couderc, actuelle dirigeante, verra donc son mandat s'achever fin juin. Sur demande des éditeurs, elle devrait être nommée présidente de la nouvelle SAS, dont son adjoint, Vincent Rey, deviendrait directeur général.


Avenir encore incertain

Contrairement à ce qui était attendu, le conseil de gérance ne s'est toutefois pas prononcé sur les grandes options stratégiques. Les gérants et la direction attendent les résultats de l'étude de PwC, et surtout celle demandée par le SPQN (Syndicat de la presse quotidienne nationale) au cabinet Kurt Salmon. Ce dernier a été chargé d'étudier l'hypothèse d'une sortie des quotidiens nationaux de Presstalis, qui aboutirait à leur distribution par la presse quotidienne régionale. L'avenir de la messagerie dépendra évidemment de la décision qui sera prise. Dans la foulée, Presstalis étudiera l'hypothèse d'une alliance commerciale ou capitalistique avec un nouveau partenaire. Elle espère être fixée d'ici à fin juin.

ANNE FEITZ, Les Echos

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