Le 1 er juillet, Presstalis sera dévenue une SAS
détenue à 100 % par les éditeurs de presse. La messagerie
attend maintenant de savoir si les quotidiens vont la quitter.
C'est
fait. Le groupe Lagardère a cédé ses 49 % de Presstalis, avec effet
immédiat (et non « au 1 er juillet » comme cela nous
avait été indiqué précédemment). Le conseil de gérance de la messagerie de
presse, qui s'est tenu hier, a entériné cette cession pour un euro symbolique.
L'opération était prévue depuis fin mai 2010, en vertu d'un accord conclu
entre Lagardère et les éditeurs de presse dans la foulée du rapport Mettling
sur l'avenir de la messagerie. A compter du 1 er juillet,
Presstalis, qui deviendra une SAS, sera détenue par deux coopératives, l'une de
magazines (qui en possédera 75 %) et l'autre de quotidiens (pour les
25 % restants). La répartition des deux coopératives au capital a été
déterminée en fonction du chiffre d'affaires apporté à la messagerie.
Lagardère, opérateur historique de Presstalis (ex-NMPP), abandonne aussi de
fait son pouvoir de nomination du directeur général. Anne-Marie Couderc,
actuelle dirigeante, verra donc son mandat s'achever fin juin. Sur demande des
éditeurs, elle devrait être nommée présidente de la nouvelle SAS, dont son
adjoint, Vincent Rey, deviendrait directeur général. Avenir encore incertain Contrairement à ce qui était attendu, le conseil de gérance ne s'est toutefois pas prononcé sur les grandes options stratégiques. Les gérants et la direction attendent les résultats de l'étude de PwC, et surtout celle demandée par le SPQN (Syndicat de la presse quotidienne nationale) au cabinet Kurt Salmon. Ce dernier a été chargé d'étudier l'hypothèse d'une sortie des quotidiens nationaux de Presstalis, qui aboutirait à leur distribution par la presse quotidienne régionale. L'avenir de la messagerie dépendra évidemment de la décision qui sera prise. Dans la foulée, Presstalis étudiera l'hypothèse d'une alliance commerciale ou capitalistique avec un nouveau partenaire. Elle espère être fixée d'ici à fin juin. ANNE FEITZ, Les Echos Revenir à la page d'accueil |

