|
Le syndicalisme européen réclame à la Présidence espagnole de l’UE qu’elle donne priorité à la récupération économique et à l’emploi.
La CES a remis au président du gouvernement, un large mémorandum avec les propositions du syndicalisme européen pour le prochain semestre, dans lequel ressort également la lutte contre le changement climatique et le modèle social européen. La Confédération Européenne du Syndicat a remis au président du gouvernement José Luis Rodriguez Zapatero un large mémorandum avec les propositions du syndicalisme européen pour le prochain semestre. En accord avec les centrales syndicales espagnoles – CCOO et UGT – la Confédération Européenne des Syndicats (CES) a remis au président du gouvernement d’Espagne un large mémorandum dans lequel s’analysent la situation économique, sociale et politique de l’Union Européenne, dans le contexte de la crise économique mondiale, et sont formulées également les propositions syndicales pour le semestre de la Présidence espagnole qui vient de commencer. Les quatre priorités principales qu’indique le document sont : a) Diriger l’Europe en pleine crise économique, financière et sociale pour arriver à la récupération de la remontée économique et de l’emploi. b) L’agenda du changement climatique, en tenant compte de l’échec lors des réunions de Copenhague, pour la construction d’une économie européenne verte et la transition ‘juste’ afin qu’elles soient les piliers du changement du modèle productif. c) Garantir une transition effective entre le Traité de Niza et le Traité de Lisbonne, développant les valeurs qui caractérisent ce dernier à l’économie sociale du marché. d) Faire que la liberté de circulation des entreprises et travailleurs ne soit pas utilisée pour éroder le Droit du travail européen, la négociation collective et les droits syndicaux – porte ouverte pour récentes sentences du tribunal de la justice européen -, pour laquelle on propose l’adoption d’un Protocole du Progrès Social, adjoint au Traité de Lisbonne, et la révision de la Directive sur le déplacement des travailleurs.
CCOO informe En relation avec la politique pour surmonter la crise, la CES considère qu’il faut renforcer la dimension européenne des politiques économiques, et attire l’attention sur l’erreur extrême qui serait de retirer les mesures publiques de stimulation de la demande avant que la récupération soit une réalité solide, qui pourra seulement être mesuré à partir du moment où l’emploi recommencera à être créé. Pour créer plus et de meilleurs emplois, le syndicalisme européen propose un Plan d’investissements européens pour un total annuel de 1 % du PIB pendant les trois prochaines années, en particulier en nouvelles technologies, écologiques et d’entretien et dans les services publiques fondamentaux. Le nouveau réglage des marchés financiers devra être une priorité de la Présidence espagnole. Dans ce chapitre on propose, entre autres, les mesures suivantes : - Établissement d’un impôt sur les transactions financières, - Un paquet d’actions pour terminer avec les paradis fiscaux, éviter l’évasion des impôts et restaurer la justice fiscale entre capital et travail, entre riches et pauvres, - Préparer une Directive intégrale sur la fiscalité de l’épargne, - Pousser une nouvelle proposition de la Commission Européenne pour approuver une Directive qui établisse une base commune consolidée pour les impôts aux entreprises. Entre les différentes propositions sociales et du travail contenues dans le Mémorandum de la CES, nous soulignons en plus de celles déjà mentionnées pour éviter le ‘dumping salarial et du travail’ au travers de la mobilité transfrontalière, les relatives à la sous-traitance, santé et sécurité au travail et négociations collectives transnationales. On demande à ce que soit promue l’instauration d’un instrument européen qui régule la responsabilité conjointe et solidaire des entreprises et des intermédiaires, au moins à ce qui se rapporte au paiement des impôts, les cotisations à la sécurité sociale et du t ravail. En ce qui concerne la santé et la sécurité de l’emploi, qui continue à être une des principales préoccupations syndicales, en plus de l’évaluation du Programme d’Action européen en vigueur, il est demandé à la Présidence espagnole qu’elle pousse deux normes législatives sur celles qui ont très peu progressé, celles relatives au trouble ‘musculosquelettique’ ( ?) et exposition aux substances cancérigènes, mutagènes et toxiques pour la reproduction. Sur la négociation collective transnationale, la CES pense qu’il faut aller au-delà de l’initiative de la Commission, sur la création d’un Groupe d’Experts et l’organisation d’un système de surveillance, et se poser les questions relatives à son statut juridique et procédures pour sa mise en marche. D’autres initiatives législatives auxquelles les syndicats européens s’intéressent sont celles relatives à la conciliation de la vie du travail, personnelle et familiale – transformation en directive d’accord des interlocuteurs sociaux européens sur le droit parental, et débloquement et soutien de la révision de la Directive sur les femmes enceintes, actuellement en démarche législative. La vision de la CES sur la politique des migrations c’est que l’UE devrait adopter une approche intégrale qui aurait sa correspondance législative. Il est urgent d’aborder, d’une fois, la Directive qui régule les droits des immigrants de pays tiers et que cette régulation se base sur le principe d’égalité du traitement. Dans le large chapitre du Mémorandum dédié à l’énergie et au changement climatique il ressort les propositions suivantes : - Élaboration d’un Livre Blanc sur le changement climatique, capacités du travail et de l'emploi , qui serve de base pour les négociations sur une ‘transition juste’ à une économie verte, - Création d’un Fonds européen de l’ajustement de l’emploi sur le chemin ver une économie basse en émissions de carbone, et, - Promouvoir l’adoption d’une politique énergétique européenne. Le chapitre des initiatives législatives se termine avec l’exigence que le Statut pour la Société Privée Européenne, soit de régulariser le fonctionnement des PYMES, inclus avec clarté les droits de participation des travailleurs. La CES repousse la proposition formulée par la Présidence suédoise et appuie la position approuvée par l’accablante majorité du Parlement Européen, au mois de mars. Finalement, sur les relations extérieurs et du commerce, le Mémorandum défend la nécessité des Droits Fondamentaux du Travail, définis par la OIT, et que le travail décent fassent partie des négociations et les accords commerciaux où interviendra l’UE (Rode de Doha ou accords régionaux ou subrégionaux). De plus, se refuse aux négociations commerciales bilatérales. Dans les cas des maintenues entre l’UE et la Colombie s’ajoute la dénonciation pour assassinat des syndicalistes – plus de 50 en 2009 – et autres violations des droits humains basiques et l’impunité de ces crimes. Aussi est sollicité l’inclusion d’assesseurs du travail et de l’emploi dans les principales représentations de l’UE dans le monde, dans la nouvelle configuration de son Service Extérieur. Les secrétaires internationales de UGT et CCOO terminent cette déclaration conjointe en affirmant qu’elles appuieront toutes les initiatives et activités programmées par la CES pour obtenir un maximum d’objectifs proposés dans le Mémorandum. Elles informent également que d’autres centrales participeront dans les dialogues et négociations qui se dérouleront pendant la même, dans la délégation de la confédération européenne des Syndicats. CCOO et UGT organiseront différentes activités syndicales auxquelles participeront des représentant des syndicats européens et d’autres régions du monde. Dans ces activités prévues il ressort la Conférence sur ‘la stratégie européenne 2020 et le changement du modèle productif’, les délégations syndicales UE – latino-américaine et Caraïbe et l’Union pour la Méditerranée et la conférence sur la coopération syndicale internationale de la Confédération syndicale internationale (CSI). Revenir à la page d'accueil |

