La sécurité informatique
(paragraphes essentiellement repris
de l’encyclopédie informatique libre CommentCaMarche, page
http://www.commentcamarche.net/secu/secuintro.php3 et suivantes)
La
sécurité informatique, d'une manière générale, consiste à assurer que
les ressources matérielles ou logicielles d'une organisation ou d’un
poste seul sont uniquement utilisées dans le cadre prévu. La sécurité
informatique consiste généralement en quatre principaux objectifs :
- L'intégrité, c'est-à-dire garantir que les données sont bien celles qu'on croit être
- La confidentialité, consistant à assurer que seules les personnes autorisées aient accès aux ressources
- La disponibilité, permettant de maintenir le bon fonctionnement du système informatique
- La non répudiation, permettant de garantir qu'une transaction ne peut être niée
Les virus et les codes cachés
Les virus
Un
virus est un petit programme informatique situé dans le corps d'un
autre, qui, lorsqu'on l'exécute, se charge en mémoire et exécute les
instructions que son auteur a programmé. Le véritable nom donné aux
virus est CPA soit Code Auto-Propageable, mais par analogie avec le
domaine médical, le nom de "virus" leur a été donné.
Le
champ d'application des virus va de la simple balle de ping-pong qui
traverse l'écran au virus destructeur de données, ce dernier étant la
forme de virus la plus dangereuse. Ainsi, étant donné qu'il existe une
vaste gamme de virus ayant des actions aussi diverses que variées, les
virus ne sont pas classés selon leurs dégâts mais selon leur mode de
propagation et d'infection. On distingue ainsi différents types de virus
:
les vers sont des virus capables de se propager à travers un réseau
les
troyens (chevaux de Troie) sont des virus permettant de créer une
faille dans un système (généralement pour permettre à son concepteur de
s'introduire dans le système infecté afin d'en prendre le contrôle)
les
bombes logiques sont des virus capables de se déclencher suite à un
événement particulier (date système, activation distante, ...)
Depuis
quelques années un autre phénomène est apparu, il s'agit des canulars
(en anglais hoax), c'est-à-dire des annonces reçues par mail (par
exemple l'annonce de l'apparition d'un nouveau virus destructeur ou bien
la possibilité de gagner un téléphone portable gratuitement,...)
accompagnées d'une note précisant de faire suivre la nouvelle à tous ses
proches. Ce procédé a pour but l'engorgement des réseaux ainsi que la
désinformation.
Concept d’antivirus
Un
antivirus est un programme capable de détecter la présence de virus sur
un ordinateur et, dans la mesure du possible, de désinfecter ce
dernier. On parle ainsi d'éradication de virus pour désigner la
procédure de nettoyage de l'ordinateur. Il existe plusieurs méthodes
d'éradication :
La suppression du code correspondant au virus dans le fichier infecté ;
La suppression du fichier infecté ;
La mise en quarantaine du fichier infecté, consistant à le déplacer dans un emplacement où il ne pourra pas être exécuté.
Les vers
Un
ver est un programme qui peut s'auto-reproduire et se déplacer à
travers un réseau en utilisant les mécanismes réseau, sans avoir
réellement besoin d'un support physique ou logique (disque dur,
programme hôte, fichier ...) pour se propager; un ver est donc un virus
réseau. Les vers actuels se propagent principalement grâce à la
messagerie (et notamment par le client de messagerie Outlook) grâce à
des fichiers attachés contenant des instructions permettant de récupérer
l'ensemble des adresses de courrier contenues dans le carnet d'adresse
et en envoyant des copies d'eux-mêmes à tous ces destinataires. Ils se
déclenchent lorsque l'utilisateur destinataire clique sur le fichier
attaché.
Il est simple de se protéger
d'une infection par ver. La meilleure méthode consiste à ne pas ouvrir
"à l'aveugle" les fichiers qui vous sont envoyés en fichier attachés.
Ainsi, tous les fichiers exécutables ou interprétables par le système
d'exploitation peuvent potentiellement infecter votre ordinateur. Les
fichiers comportant notamment les extensions suivantes sont
potentiellement susceptible d'être infectés : exe, com, bat, pif, vbs,
scr, doc, xls, msi, eml. Pour tous les fichiers dont l'extension peut
supposer que le fichier soit infecté (ou pour les extensions que vous ne
connaissez pas) n'hésitez pas à installer un antivirus et à scanner
systématiquement le fichier attaché avant de l'ouvrir.
Les chevaux de Troie
On
appelle "Cheval de Troie" (en anglais trojan horse) un programme
informatique effectuant des opérations malicieuses à l'insu de
l'utilisateur. Le nom "Cheval de Troie" provient de la légende narrée
dans l'Iliade (de l'écrivain Homère) à propos du siège de la ville de
Troie par les Grecs. Un cheval de Troie (informatique) est donc un
programme caché dans un autre qui exécute des commandes sournoises, et
qui généralement donne un accès à la machine sur laquelle il est exécuté
en ouvrant une porte dérobée (en anglais backdoor), par extension il
est parfois nommé troyen par analogie avec les habitants de la ville de
Troie.
A la façon du virus, le cheval
de Troie est un code (programme) nuisible placé dans un programme sain
(imaginez une fausse commande de listage des fichiers, qui détruit les
fichiers au lieu d'en afficher la liste). Un cheval de Troie peut par
exemple
voler des mots de passe ;
copier des données sensibles ;
exécuter tout autre action nuisible ;
…
Pire,
un tel programme peut créer, de l'intérieur de votre réseau, une brèche
volontaire dans la sécurité pour autoriser des accès à des parties
protégées du réseau à des personnes se connectant de l'extérieur.
Un
cheval de Troie n'est pas nécessairement un virus, dans la mesure où
son but n'est pas de se reproduire pour infecter d'autres machines. Par
contre certains virus peuvent également être des chevaux de Troie,
c'est-à-dire se propager comme un virus et ouvrir un « port » sur les
machines infectées !
Détecter un tel
programme est difficile car il faut arriver à détecter si l'action du
programme (le cheval de Troie) est voulue ou non par l'utilisateur. Une
infection par un cheval de Troie fait généralement suite à l'ouverture
d'un fichier contaminé contenant le cheval de Troie et se traduit par
les symptômes suivants :
activité
anormale du modem ou de la carte réseau : des données sont chargées en
l'absence d'activité de la part de l'utilisateur ;
des réactions curieuses de la souris ;
des ouvertures impromptues de programmes ;
des plantages à répétition ;
Pour
se protéger de ce genre d'intrusion, il suffit d'installer un firewall,
c'est-à-dire un programme filtrant les communications entrant et
sortant de votre machine. Un firewall (littéralement pare-feu) permet
ainsi d'une part de voir les communications sortant de votre machines
(donc normalement initiées par des programmes que vous utilisez) ou bien
les communications entrant. Toutefois, il n'est pas exclu que le
firewall détecte des connexions provenant de l'extérieur sans pour
autant que vous ne soyez la victime choisie d'un pirate. En effet il
peut s'agir de tests effectués par votre fournisseur d'accès ou bien un
pirate scannant au hasard une plage d'adresses IP.
Pour les systèmes de type Windows, il existe des firewalls non payants très performants :
Si
un programme dont l'origine vous est inconnue essaye d'ouvrir une
connexion, le firewall vous demandera une confirmation pour initier la
connexion. Il est essentiel de ne pas autoriser la connexion aux
programmes que vous ne connaissez pas, car il peut très bien s'agir d'un
cheval de Troie.
En cas de récidive,
il peut être utile de vérifier que votre ordinateur n'est pas infecté
par un troyen en utilisant un programme permettant de les détecter et de
les éliminer (appelé bouffe-troyen). C'est le cas de The Cleaner,
téléchargeable sur http://www.moosoft.com.
Les hoaxes
On
appelle hoax (en français canular) un courrier électronique propageant
une fausse information et poussant le destinataire à diffuser la fausse
nouvelle à tous ses proches ou collègues. Ainsi, de plus en plus de
personnes font suivre des informations reçues par courriel sans vérifier
la véracité des propos qui y sont contenus. Le but des hoax est simple :
provoquer la satisfaction de son concepteur d'avoir berné un grand
nombre de personnes.
Les conséquences de ces canulars sont multiples :
L'engorgement des réseaux en provoquant une masse de données superflues circulant dans les infrastructures réseaux ;
Une
désinformation, c'est-à-dire faire admettre à de nombreuses personnes
de faux concepts ou véhiculer de fausses rumeurs (on parle de légendes
urbaines) ;
L'encombrement des boîtes aux lettres électroniques déjà chargées,
La perte de temps, tant pour ceux qui lisent l'information, que pour ceux qui la relaye ;
La dégradation de l'image d'une personne ou bien d'une entreprise,
L'incrédulité : à force de recevoir de fausses alertes les usagers du réseau risquent de ne plus croire aux vraies.
Ainsi, il est essentiel de suivre certains principes avant de faire circuler une information sur Internet.
Afin
de lutter efficacement contre la propagation de fausses informations
par courrier électronique, il suffit de retenir un seul concept : Toute
information reçue par courriel non accompagnée d'un lien hypertexte vers
un site précisant sa véracité doit être considérée comme non valable !
Ainsi tout courrier contenant une information non accompagnée d'un
pointeur vers un site d'information ne doit pas être transmis à d'autres
personnes. Lorsque vous transmettez une information à des
destinataires, cherchez un site prouvant votre propos.
Lorsque
vous recevez un courriel insistant sur le fait qu'il est essentiel de
propager l'information (et ne contenant pas de lien prouvant son
intégrité), vous pouvez vérifier sur le site hoaxbuster (site en
français) s'il s'agit effectivement d'un hoax (canular). Si
l'information que vous avez reçue ne s'y trouve pas, recherchez
l'information sur les principaux sites d'actualités ou bien par
l'intermédiaire d'un moteur de recherche (Google étant un des plus
fiables).
Les espiogiciels
Un
espiogiciel (en anglais spyware) est un programme chargé de recueillir
des informations sur l'utilisateur de l'ordinateur sur lequel il est
installé (on l'appelle donc parfois mouchard) afin de les envoyer à la
société qui le diffuse pour lui permettre de dresser le profil des
internautes (on parle de profilage). Les récoltes d'informations peuvent
ainsi être :
la traçabilité des URL des sites visités,
le traquage des mots-clés saisis dans les moteurs de recherche,
l'analyse des achats réalisés via Internet,
voire les informations de paiement bancaire (numéro de carte bleue / VISA)
ou bien des informations personnelles.
Les
spywares s'installent généralement en même temps que d'autres logiciels
(la plupart du temps des freewares ou sharewares). En effet, cela
permet aux auteurs des dits logiciels de rentabiliser leur programme,
par de la vente d'informations statistiques, et ainsi permettre de
distribuer leur logiciel gratuitement. Il s'agit donc d'un modèle
économique dans lequel la gratuité est obtenue contre la cession de
données à caractère personnel.
Les
spywares ne sont pas forcément illégaux car la licence d'utilisation du
logiciel qu'ils accompagnent précise que ce programme tiers va être
installé ! En revanche étant donné que la longue licence d'utilisation
est rarement lue en entier par les utilisateurs, ceux-ci savent très
rarement qu'un tel logiciel effectue ce profilage dans leur dos.
Par
ailleurs, outre le préjudice causé par la divulgation d'informations à
caractère personnel, les spywares peuvent également être une source de
nuisances diverses :
consommation de mémoire vive,
utilisation d'espace disque,
mobilisation des ressources du processeur,
plantages d'autres applications,
gêne ergonomique (par exemple l'ouverture d'écrans publicitaires ciblés en fonction des données collectées).
La
principale difficulté avec les spywares est de les détecter. La
meilleure façon de se protéger est encore de ne pas installer de
logiciels dont on n'est pas sûr à 100% de la provenance et de la
fiabilité (notamment les freewares, les sharewares et plus
particulièrement les logiciels d'échange de fichiers en peer-to-peer).
Voici quelques exemples (e liste non exhaustive) de logiciels connus
pour embarquer un ou plusieurs spywares : Babylon Translator, GetRight,
Go!Zilla, Download Accelerator, Cute FTP, PKZip, KaZaA ou encore iMesh.
Qui
plus est, la désinstallation de ce type de logiciels ne supprime que
rarement les spywares qui l'accompagnent. Pire, elle peut entraîner des
dysfonctionnements sur d'autres applications !
Dans
la pratique il est quasiment impossible de ne pas installer de
logiciels. Ainsi la présence de processus d'arrière plans suspects, de
fichiers étranges ou d'entrées inquiétantes dans la base de registre
peuvent parfois trahir la présence de spywares dans le système. Si vous
ne parcourez pas la base de registre à la loupe tous les jours
rassurez-vous, il existe des logiciels, nommés anti-spywares permettant
de détecter et de supprimer les fichiers, processus et entrées de la
base de registres créés par des spywares. Parmi les anti-spywares les
plus connus ou efficaces citons notamment :
Ad-Aware de Lavasoft.de
Spybot Search&Destroy
De
plus l'installation d'un pare-feu personnel peut permettre d'une part
de détecter la présence d'espiogiciels, d'autre part de les empêcher
d'accéder à Internet (donc de transmettre les informations collectées).
Les keyloggers
Un
keylogger (littéralement enregistreur de touches) est un dispositif
chargé d'enregistrer les frappes de touches du clavier et de les
enregistrer, à l'insu de l'utilisateur. Il s'agit donc d'un dispositif
d'espionnage. Certains keyloggers sont capables d'enregistrer les URL
visitées, les courriers électroniques consultés ou envoyés, les fichiers
ouverts, voire de créer une vidéo retraçant toute l'activité de
l'ordinateur ! Dans la mesure où les keyloggers enregistrent toutes les
frappes de clavier, ils peuvent servir à des personnes malintentionnées
pour récupérer les mots de passe des utilisateurs du poste de travail !
Cela signifie donc qu'il faut être particulièrement vigilant lorsque
vous utilisez un ordinateur en lequel vous ne pouvez pas avoir confiance
(poste en libre accès dans une entreprise, une école ou un lieu public
tel qu'un cybercafé).
La meilleure façon de se protéger est la vigilance :
N'installez pas de logiciels dont la provenance est douteuse,
Soyez
prudent lorsque vous vous connectez sur un ordinateur qui ne vous
appartient pas ! S'il s'agit d'un ordinateur en accès libre, examinez
rapidement la configuration, avant de vous connecter à des sites
demandant votre mot de passe, pour voir si des utilisateurs sont passés
avant vous et s'il est possible ou non pour un utilisateur lambda
d'installer un logiciel. En cas de doute ne vous connectez pas à des
sites sécurisés pour lesquels un enjeu existe (banque en ligne, ....)
Si vous en avez la possibilité, inspectez l'ordinateur à l'aide d'un anti-spyware.
Les kits de désinfection
Un
kit de désinfection est un petit exécutable dont le but est de nettoyer
une machine infectée par un virus particulier. Chaque kit de
désinfection est donc uniquement capable d'éradiquer un type de virus
particulier voire une version particulière d'un virus. Les utilitaires
de désinfection ne remplacent en rien l'action d'un logiciel antivirus.
En effet l'antivirus a un rôle préventif, afin d'intercepter le virus
avant l'infection de la machine. Toutefois en cas d'infection, les kits
de désinfection vous permettront de prendre des mesures correctives pour
éradiquer le virus !
Pour éradiquer un
virus présent sur votre machine, pourvu que vous sachiez quel virus a
infecté votre système, la meilleure méthode consiste tout d'abord à
déconnecter la machine infectée du réseau, puis à récupérer le kit de
désinfection adhoc. Puis il s'agit de redémarrer l'ordinateur en mode
sans échec (hormis pour WindowsNT) et de lancer l'utilitaire de
désinfection.
D'autre part, certains
vers se propagent par l'intermédiaire d'une faille de sécurité de
Microsoft Internet Explorer, ce qui signifie que vous pouvez être
contaminé par le virus en naviguant sur un site infecté. Pour y remédier
il est nécessaire de télécharger le patch (correctif logiciel) pour
Microsoft Internet Explorer 5.01 et supérieur. Ainsi, veuillez vérifier
la version de votre navigateur et télécharger le correctif si nécessaire
:
http://www.microsoft.com/windows/ie/download/critical/Q290108/default.asp
Pour télécharger les utilitaires: www.commentcamarche.net/virus/desinfection.php3 ou www.secuser.com
Autres problèmes de sécurité : les attaques
Tout
ordinateur connecté à un réseau informatique est potentiellement
vulnérable à une attaque. Sur Internet des attaques ont lieu en
permanence, à raison de plusieurs attaques par minute sur chaque machine
connectée. Ces attaques sont en réalité généralement lancées
automatiquement à partir de machines infectées (virus, chevaux de Troie,
vers, etc.), à l'insu de leur propriétaire et plus rarement par des
pirates informatiques. C'est la raison pour laquelle il est absolument
impératif d'installer un pare-feu afin de faire barrière entre
l'ordinateur et le réseau.
On appelle «attaque réseau»
l'exploitation d'une faille (du système d'exploitation, d'un logiciel
communiquant par le réseau ou bien même de l'utilisateur) à des fins non
connues par la victime et généralement préjudiciables. Le but peut être
de différentes sortes :
- obtenir un accès au système
- obtenir des informations personnelles sur l'utilisateur
- récupérer des données bancaires
- s'informer sur l'organisation (entreprise de l'utilisateur, etc.)
- faire dysfonctionner un service
- utiliser le système de l'utilisateur comme «rebond» pour une attaque
- utiliser
le système de l'utilisateur comme serveur FTP, lorsque le réseau sur
lequel il est situé possède une bande passante élevée
Types d'attaques
Les
attaques réseau consistent généralement à exploiter une vulnérabilité
du système d'exploitation ou de l'une de ses applications en envoyant
une requête spécifique, non prévue par son concepteur, ayant pour effet
un comportement anormal conduisant parfois à l'accès au système tout
entier.
Pour autant les erreurs de
programmation contenues dans les programmes sont habituellement
corrigées assez rapidement par leur concepteur dès lors que la
vulnérabilité a été publiée. Il appartient alors aux administrateurs (ou
utilisateurs personnels avertis) de se tenir informé des mises à jour
des programmes qu'ils utilisent afin de limiter les risques d'attaques.
D'autre
part il existe un certain nombre de dispositifs (pare-feu, systèmes de
détection d'intrusions, antivirus) permettant d'ajouter un niveau de
sécurisation supplémentaire.
Enfin dans
la majeure partie des cas le maillon faible est l'utilisateur lui-même !
En effet c'est souvent lui, par méconnaissance ou dupé par un
interlocuteur malicieux, qui va exécuter un fichier vérolé, donner des
informations personnelles ou bancaires, etc. Ainsi, aucun dispositif de
protection ne peut protéger l'utilisateur contre les arnaques, seuls bon
sens, raison et un peu d'information sur les différentes pratiques
peuvent lui éviter de tomber dans le piège !
Le hacking
Le
terme «hacker» est souvent utilisé pour désigner un pirate
informatique. Les hackers ayant l'intention de s'introduire dans les
systèmes informatiques recherchent dans un premier temps des failles,
c'est-à-dire des vulnérabilités nuisibles à la sécurité du système, dans
les protocoles, les systèmes d'exploitations, les applications ou même
le personnel d'une organisation ! Les termes de vulnérabilité, de brèche
ou en langage plus familier de trou de sécurité (en anglais security
hole) sont également utilisés pour désigner les failles de sécurité.
Pour
pouvoir mettre en oeuvre un exploit (il s'agit du terme technique
signifiant exploiter une vulnérabilité), la première étape du hacker
consiste à récupérer le maximum d'informations sur l'architecture du
réseau et sur les systèmes d'exploitations et applications fonctionnant
sur celui-ci.
Une fois que le hacker a
établi une cartographie du système, il est en mesure de mettre en
application des exploits relatifs aux versions des applications qu'il a
recensées. Un premier accès à une machine lui permettra d'étendre son
action afin de récupérer d'autres informations, et éventuellement
d'étendre ses privilèges sur la machine.
La
dernière étape du hacker consiste à effacer ses traces, afin d'éviter
tout soupçon de la part de l'administrateur du réseau compromis et de
telle manière à pouvoir garder le plus longtemps possible le contrôle
des machines compromises.
Attaques par rebond
Lors
d'une attaque, le pirate garde toujours à l'esprit le risque de se
faire repérer, c'est la raison pour laquelle les pirates privilégient
habituellement les attaques par rebond (par opposition aux attaques
directes), consistant à attaquer une machine par l'intermédiaire d'une
autre machine, afin de masquer l'adresse IP réelle du pirate et
d'utiliser les ressources de la machine servant de rebond. Cela montre
l'intérêt de protéger son réseau ou son ordinateur personnel, car
celui-ci se retrouve «complice» contre son gré de l'attaque et en cas de
plainte de la victime, la première personne interrogée sera le
propriétaire de la machine ayant servi de rebond.
Avec
le développement des réseaux sans fils, ce type de scénario risque de
devenir de plus en plus courant car si le réseau sans fils est mal
sécurisé, un pirate situé à proximité peut l'utiliser pour lancer des
attaques !
Ingénierie sociale
Le
terme d'«ingénierie sociale» (en anglais «social engineering») désigne
l'art de manipuler des personnes afin de contourner des dispositifs de
sécurité. Il s'agit ainsi d'une technique consistant à obtenir des
informations de la part des utilisateurs par téléphone, courrier
électronique, courrier traditionnel ou contact direct. L'ingénierie
sociale est basée sur l'utilisation de la force de persuasion et
l'exploitation de la naïveté des utilisateurs en se faisant passer pour
une personne de la maison, un technicien, un administrateur, etc.
La
meilleure façon de se protéger des techniques d'ingénierie sociale est
d'utiliser son bon sens pour ne pas divulguer à n'importe qui des
informations pouvant nuire à la sécurité de vos biens ou de votre
entreprise.
Le scam
Le
«scam» («ruse» en anglais), est une pratique frauduleuse d'origine
africaine, consistant à extorquer des fonds à des internautes en leur
faisant miroiter une somme d'argent dont ils pourraient toucher un
pourcentage. L'arnaque du scam est issue du Nigéria, ce qui lui vaut
également l'appellation «419» en référence à l'article du code pénal
nigérian réprimant ce type de pratique.
L'arnaque
du scam est classique : vous recevez un courrier électronique de la
part du seul descendant d'un riche africain décédé il y a peu. Ce
dernier a déposé plusieurs millions de dollars dans une compagnie de
sécurité financière et votre interlocuteur a besoin d'un associé à
l'étranger pour l'aider à transférer les fonds. Il est d'ailleurs prêt à
vous reverser un pourcentage non négligeable si vous acceptez de lui
fournir un compte pour faire transiter les fonds.
En
répondant à un message de type scam, l'internaute s'enferme dans un
cercle vicieux pouvant lui coûter plusieurs centaines d'euro s'il mord à
l'hameçon.
Introduction au phishing
Le
phishing (contraction des mots anglais «fishing», en français pêche, et
«phreaking», désignant le piratage de lignes téléphoniques), traduit
parfois en «hameçonnage», est une technique frauduleuse utilisée par les
pirates informatiques pour récupérer des informations (généralement
bancaires) auprès d'internautes.
La
technique du phishing est une technique d'«ingénierie sociale»
c'est-à-dire consistant à exploiter non pas une faille informatique mais
la «faille humaine» en dupant les internautes par le biais d'un
courrier électronique semblant provenir d'une entreprise de confiance,
typiquement une banque ou un site de commerce. Le mail envoyé par ces
pirates usurpe l'identité d'une entreprise (banque, site de commerce
électronique, etc.) et les invite à se connecter en ligne par le biais
d'un lien hypertexte et de mettre à jour des informations les concernant
dans un formulaire d'une page web factice, copie conforme du site
original, en prétextant par exemple une mise à jour du service, une
intervention du support technique, etc.
Loterie internationale
Vous
recevez un courrier électronique indiquant que vous êtes l'heureux
gagnant du premier prix d'une grande loterie d'une valeur de plusieurs
(centaines de) milliers d'euro. Pour empocher le pactole il suffit de
répondre à ce courrier. Après une mise en confiance et quelques échanges
de courriers, éventuellement avec des pièces jointes représentant des
papiers attestant que vous êtes bien le vainqueur, votre interlocuteur
vous expliquera que pour pouvoir toucher la dite somme, il faut
s'affranchir de frais administratifs, puis viennent des frais de douane,
des taxes diverses et variées,… C'est de cette façon que ces
cybertruands arrivent à extorquer des milliers d'euros à des internautes
dupes de cette supercherie.
Le spam
Depuis
que le World Wide Web existe, les ressources se sont démocratisées et
le flux d'informations circulant sur le réseau des réseaux n'a cessé
d'augmenter. Cependant le contenu de ces informations n'a pas toujours
évolué dans le bon sens et de nombreuses personnes ont vite compris
comment se servir abusivement de ces ressources... On appelle «spam» (le
terme de pourriel est parfois également utilisé) l'envoi massif de
courrier électronique à des destinataires ne l'ayant pas sollicité.
Le
spam consiste à envoyer des e-mails en grand nombre (souvent de type
publicitaire) à des destinataires dont les adresses ont été récupérées
au hasard sur Internet. Le mot "spam" provient du nom d'une marque de
jambonneau commercialisée par la compagnie L'association de ce mot au
postage excessif provient d'une pièce des Monty Python (Monty Python's
famous spam-loving vikings) qui se déroule dans un restaurant viking
dont la spécialité est le jambonneau "spam". Dans ce sketch, alors qu'un
client commande un plat différent, les autres client se mettent à
chanter en choeur "spam spam spam spam spam ..." si bien que l'on
n'entend plus le pauvre client ! Les personnes pratiquant l'envoi massif
de courrier publicitaire sont appelées "spammers", (en français
spammeurs), un mot qui a désormais une connotation péjorative !
Le
but premier du spam est de faire de la publicité à moindre prix par
"envoi massif de courrier électronique non sollicité" (junk mail) ou par
"multi-postage abusif" (EMP). Les spammeurs prétendent parfois, pour
leur défense, que le courrier est facile à supprimer et qu'il est par
conséquent un moyen écologique de faire de la publicité.
Les
spammeurs collectent des adresses électroniques sur Internet (dans les
forums, sur les sites Internet, dans les groupes de discussion, etc.)
grâce à des logiciels (appelés robots) parcourant les différentes pages
et stockant au passage dans une base de données toutes les adresses
email y figurant. Il ne reste ensuite au spammeur qu'à lancer une
application envoyant successivement à chaque adresse le message
publicitaire.
Le principal inconvénient
du spam est l'espace qu'il occupe dans les boîtes aux lettres des
victimes et la bande passante qu'il gaspille sur le réseau Internet, le
rendant moins rapide. Cela induit également des coûts de gestion
supplémentaires pour les fournisseurs d'accès à Internet (FAI):
mise en place des systèmes antispam,
sensibilisation des utilisateurs,
formation du personnel,
ressources supplémentaires (serveurs de filtrage, etc.)
Du
coup ces frais supplémentaires se répercutent sur les abonnés, de par
le prix supplémentaire de l'abonnement, et du temps perdu
inutilement...
La chose la plus
importante est de ne pas répondre à ces abus, cela ne ferait qu'empirer
les choses, et rentrer dans le même jeu que les spammers. Il ne faut
donc pas:
Menacer les spammers (cela ne ferait que les énerver)
Bombarder les spammers de courrier électronique
Pirater le site des spammers
Utiliser le spamming contre les spammers (dépourvu de bon sens...)
Utiliser toute attaque
Le Mail Bombing
Le
mail bombing consiste à envoyer plusieurs milliers de messages
identiques à une boîte aux lettres électroniques afin de la saturer. En
effet les mails sont stockés sur un serveur de messagerie, jusqu'à ce
qu'ils soient relevés par le propriétaire du compte de messagerie. Ainsi
lorsque celui-ci relèvera le courrier, ce dernier mettra beaucoup trop
de temps et la boîte aux lettres deviendra alors inutilisable...
Les solutions au mail bombing sont les suivantes :
Posséder
plusieurs boîte aux lettres : une principale que vous ne divulguez
qu'aux personnes dignes de confiance, et une à laquelle vous tenez
moins, utilisée par exemple pour s'inscrire à des services en ligne sur
Internet ;
Installer un
logiciel anti-spam qui interdira la réception de plusieurs messages
identiques à un intervalle de temps trop court.
Les exploits
Un
«exploit» est un programme qui «exploite» une vulnérabilité dans un
logiciel spécifique. Chaque exploit est spécifique à une version d'une
application car il permet d'en exploiter les failles.
Le Denial Of Service
Les
attaques par «Denial Of service» (souvent abrégé en DoS, en français
"Déni de service") consistent à paralyser temporairement (rendre
indisponible pendant un temps donné) des serveurs afin qu'ils ne
puissent être utilisés et consultés. Les attaques par déni de service
sont un fléau pouvant toucher tout serveur d'entreprise ou tout
particulier relié à Internet. Le but d'une telle attaque n'est pas de
récupérer ou d'altérer des données, mais de nuire à la réputation de
sociétés ayant une présence sur Internet et éventuellement de nuire à
leur fonctionnement si leur activité repose sur un système d'information
en l'empêchant de fonctionner.
Autres points concernant la sécurité informatique
Introduction aux cookies
Quels
sont ces étranges gâteaux qu'un site Internet vous a sûrement déjà
proposé? La plupart du temps un serveur vous propose de placer un
cookie, vous ignorez ce terme et cliquez sur "OK" sans vous préoccuper
de son devenir. Ce cookie est en fait un fichier qui est stocké sur
votre disque et qui permettra que le serveur vous reconnaisse la
prochaine fois que vous revenez sur le site de telle façon à connaître
vos préférence (par exemple les options que vous aurez coché) pour vous
éviter de les ressaisir.
Le problème de
ces cookies est qu'ils contiennent des informations vous concernant. En
effet, lorsque vous vous connectez à un site personnalisable, celui-ci
va vous poser quelques questions afin de dresser votre profil, puis
stocker ces données dans un cookie. Selon le site sur lequel vous vous
connectez cela peut être à votre avantage ou non...
En
effet, si vous vous connectez sur le site d'un magasin permettant
d'acheter en ligne, il pourra, par le biais d'un questionnaire,
connaître vos goûts et vous proposer des articles pouvant vous
intéresser. Par exemple, en sachant si vous êtes un homme ou une femme
il pourra vous aiguiller directement au rayon approprié pour vous faire
économiser du temps (et surtout pour mieux vendre), et s'il sait que
vous êtes amateur de tennis il vous proposera les derniers articles en
la matière. En revanche, refusez de céder des informations sur vous à un
site ne vous inspirant pas confiance... il n'a aucune raison de
collecter des informations vous concernant.
En
réalité un cookie n'a rien de dangereux en soi car c'est le navigateur
qui le gère en écrivant des valeurs dans un fichier de type texte.
D'autre
part, les données stockées dans un cookie sont envoyées par le serveur,
ce qui signifie qu'il ne peut en aucun cas contenir des informations
sur l'utilisateur que celui-ci n'a pas donné, ou en d'autres termes: le
cookie ne peut pas collecter des informations sur le système de
l'utilisateur.
Ces cookies sont
généralement stockés dans un fichier cookies.txt. Vous pouvez par
exemple le mettre en lecture seule pour ne plus être ennuyé par les
serveurs vous les proposant.
Introduction aux processus
Dans
un souci de modularité, Windows est architecturé en services
(processus) fonctionnant en arrière-plan. Il est possible d'afficher la
liste des processus en cours dans le gestionnaire des tâches en appuyant
simultanément sur CTRL+ALT+Suppr, puis en cliquant sur l'onglet
Processus. La fenêtre affiche alors la liste des processus en cours
d'exécution et les ressources qui leur sont allouées.
Parmi
ces processus un grand nombre sont des processus système faisant partie
intégrante de Windows et certains correspondent à des applications
tierces. Ainsi lorsque le système d'exploitation semble "ramer" il peut
être intéressant de déterminer quel est le processus consommant le plus
de ressources.
D'autre part la présence
de vers, virus, chevaux de Troie, spywares, et AdWares sur le système
est généralement trahie par la présence de processus suspects, c'est la
raison pour laquelle ils prennent souvent un nom proche d'un processus
système réel afin de passer inaperçu (par exemple system32.exe au lieu
de system32.dll, isass.exe au lieu de lsass.exe).
A
l’heure actuelle, un antivirus n’est plus suffisant pour gérer les
problèmes d’insécurité relatifs à Internet et l’informatique. Tout
utilisateur qui veut naviguer avec un bon niveau de sécurité devra
installer sur sa machine :
- Un antivirus ! (nous conseillons Antivir, gratuit)
- Un firewall ! (nous conseillons ZoneAlarm)
- Un
logiciel antispam ou un logiciel de messagerie qui gère le spam, ou
activer les options antispam du fournisseur de messagerie
- Un logiciel antispyware (nous conseillons Spybot Search&Destroy)
Microsoft
a longtemps été critiqué pour la sécurité de ses produits. Avec Windoxs
XP, Microsoft vous propose des solutions de sécurité de base sous forme
de firewall et de mises à jour automatiques:
- Si vous ne
possédez pas de firewall, vous pouvez utiliser celui de Windows XP. Il
est toutefois extrêmement moins moins performant qu'un firewall
professionnel, ou même moins que le firewall ZoneAlarm dans sa version
non professionnelle (non payante).
- Tous les x jours,
les mises à jour automatiques de Windows vous proposent des correctifs
pour réparer les failles de sécurité de vos logiciels, des "Service
Pack" pour mettre à jour certains logiciels, des outil de suppression de
virus (qui ne remplacent pas un bon antivirus).
Il est
utile de se tenir au courant des stratégies de sécurité proposées par
Windows. Il est toutefois préférable de les renforcer par des solutions
personnelles adaptées.