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Méditerranée : la lutte anti-terroriste réunit les ministres de l'Intérieur Article publié le 22/05/2008 -Ver Fonte La ministre française de l'Intérieur, Michèle Alliot-Marie participe ce jeudi en Mauritanie à une réunion des ministres de l'Intérieur de la Méditerrannée occidentale (CIMO) sur la drogue, le terrorisme et la présidence française de l'Union européenne. Sont représentés à cette treizième conférence, la France, le Portugal, l'Espagne, l'Italie, Malte, le Maroc, l'Algérie, la Libye, la Tunisie et évidemment, la Mauritanie. Le Mali, le Sénégal et le Niger sont invités à la rencontre comme observateurs. Avec notre envoyé spécial à Nouakchott, Olivier Chermann Pour l’ouverture officielle de la 13e conférence des ministres de l’Intérieur de la Méditerranée occidentale, le président mauritanien a tenu à réaffirmer sa volonté de lutter contre le terrorisme ; lutter contre la mouvance islamiste qui a frappé durement en décembre dernier, en tuant quatre ressortissants français, quatre touristes assassinés par des hommes se revendiquant d’al-Qaïda Maghreb. Cette lutte contre le terrorisme est l’une des priorités de cette conférence qui réunit pour les pays africains, les ministres de l’Intérieur libyen, algérien, tunisien, marocain et bien sûr mauritanien. Michèle Alliot-Marie, au cours de son entretien avec le président mauritanien Abdallahi, a tenu à lui réaffirmer le soutien de la France dans cette lutte contre le terrorisme. La ministre française de l’Intérieur a également insisté sur la nécessité d’échange de renseignements et d'information, notamment avec la police mauritanienne. Le président Abdallahi lui a enfin indiqué que son pays avait réellement pris connaissance du danger réel que représentait al-Qaïda Maghreb pour la Mauritanie, mais aussi et surtout pour les ressortissants étrangers.
Une convergence de vue s’est dégagée autour des défis qui se posent dans ces domaines et la nécessité de conjuguer les efforts pour s’en occuper le plus vite et le plus efficacement possible. « En dépit des progrès accomplis, les défis restent importants et la nécessité de consolider et de renforcer la coopération entre les pays de la Méditerranée occidentale au plan de la lutte contre le terrorisme, le crime organisé, le trafic de drogue, les migrations irrégulières et la protection civile demeure un impératif majeur pour le développement économique et social des Etats de la zone", a déclaré le ministre mauritanien de l’Intérieur, Mohamed Yehdhih Ould Mokhtar El Hassen, à l’ouverture de la conférence. Pour lui, le renseignement, l’alerte et l’intervention constituent l’axe principal autour duquel doit s’organiser la coopération entre les pays du forum composé de la France, de l’Espagne, du Portugal, de l’Italie, de Malte, de la Mauritanie, du Maroc, de l’Algérie, de la Libye et de la Tunisie. Face à ces menaces, la ministre française de l’Intérieur, de l’outre-mer et des collectivités territoriales, Michèle Alliot Marie, préconise la mise en place d’un Secrétariat permanent « léger » afin d’assurer le suivi et l’évaluation de l’exécution des décision des conférences des ministres de l’Intérieur de la Méditerranée occidentale (CIMO). « Tous les Etats de la zone partagent les menaces de ces phénomènes dont aucun pays au monde n’est à l’abri », a-t-elle relevé, estimant que les dix membres du Forum 5+5 doivent se servir de ce cadre "informel et opérationnel" pour coordonner les efforts et agir ensemble en vue de relever les défis de l’heure. L’ouverture de la conférence a eu lieu en présence du ministre malien de l’Intérieur et de l’ambassadeur du Sénégal à Nouakchott en tant qu’observateurs.
- Zerhouni : “Les médias doivent s’impliquer” - Entretien Zerhouni-Rubalcaba Les travaux de la 13e Conférence des ministres de l’Intérieur des pays de la Méditerranée occidentale (CIMO) se sont déroulés, jeudi dernier, à Nouakchott (Mauritanie). M. Zerhouni a également plaidé pour l’implication des médias dans la lutte contre le terrorisme. "Si, jusqu'à ce jour, notre action s'est concentrée sur les traitements essentiellement sécuritaires du phénomène terroriste, il me semble que nous ne devrions pas négliger la nécessité des actions aux plans médiatique et de la communication", a-t-il dit devant les ministres de l’Intérieur des pays des 5+5. Déclaration de Nouakchott Entretien Zerhouni-Rubalcaba Zerhouni : “Les médias doivent s’impliquer”
Zerhouni at the meeting of Interior Ministers of the Mediterranean Fonte: vide texto Interior ministers of western Mediterranean, members of the 5 +5 group, announced that they have reached a common strategy in the fight against terrorism, which includes the strengthening of cooperation between law enforcement, exchange of information related to terrorist activities, coordination of efforts in the fight against cyber-terrorism and cyber-crime, and the fight against money laundering and drug trafficking. Interior ministers of the group are committed at their 13th congress held in the Mauritanian capital Nouakchott, to facilitate the free movement of persons within the legal framework, in order to combat illegal migration, in addition to the study of a project that includes a network of communication between the security services involved in maritime and port security. The Interior Minister Nourredine Yazid Zerhouni insisted at the congress on the need to consider mechanisms to cope with the proliferation of web sites that call for terrorism and extremism. He also mentioned the development of a common plan of communication, in order to respond to the psychological warfare carried out by terrorist groups. Zerhouni has called in this context to involve the media in the fight against terrorism, indicating that the Algerian experience has shown that the treatment is not only security.
Les experts du Forum 5+5 se sont réunis mercredi à Nouakchott où ils préparent la 13ème conférence de leurs ministres de l’Intérieur, prévue jeudi dans la capitale mauritanienne. La 13ème conférence devra débattre notamment de la lutte contre le terrorisme et le crime organisé, de la circulation des personnes, de la lutte contre les migrations irrégulières et de la protection civile. « Les dirigeants et les peuples de notre région aspirent à vivre le jour où le terrorisme connaîtra un recul, quelque soit ses prétextes, laissant la place à la tolérance et à la prévalence de la paix », a indiqué un chargé de mission au ministère de l’intérieur de Mauritanie, Mohamed Ould Ahmed Salem Ould Mohamed Raré, en sa qualité de président de la réunion des experts. Ould Mohamed Raré qui s’exprimait à l’ouverture de la réunion a affirmé que les dirigeants et les peuples de la zone 5+5 « adhèrent au principe de la complémentarité des efforts entre le Nord et le Sud en faveur du bien-être de tous, de la prospérité, de la disparition de la migration clandestine et de la dynamisation d’une coopération constructive entre les services de l’état civil au sein de notre zone ». Il a appelé les participants à tout mettre à contribution pour élaborer un projet de stratégie globale à même de relever les défis de la sécurité, de l’immigration clandestine et du terrorisme. Pour sa part, la présidente sortante des réunions des experts, Geneviève Bourdin, conseillère technique au cabinet du directeur général de la Police française, a salué la « réactivité des autorités mauritaniennes face aux nouveaux défis qui menacent la sécurité de notre zone ». Selon elle, cet espace de concertation qui regroupe des pays africains et européens a permis d’enregistrer des « avancées significatives sur la voie de la lutte contre le terrorisme et l’immigration clandestine ». La Mauritanie qui n’est pas riveraine de la Méditerranée doit son adhésion à ce forum à son statut de point de transit vers l’Europe d’immigrés illégaux partis des pays d’Afrique subsaharienne et de stupéfiants provenant de l’Amérique latine. A cela s’ajoutent les craintes européennes face à la menace terroriste en Mauritanie où des groupes salafistes ont tué en décembre 2007 quatre touristes français et attaqué au mois de février 2008 l’ambassade d’Israël à Nouakchott. Le Forum 5+5, connu aussi sous l’appellation de Conférence des ministres de l’Intérieur de la Méditerranée occidentale (CIMO), regroupe les cinq pays de l’Union du Maghreb arabe (UMA), à savoir la Mauritanie, le Maroc, la Tunisie, l’Algérie et la Libye, et 5 autres pays européens riverains de la Méditerranée occidentale qui sont l’Espagne, la France, l’Italie, le Portugal et Malte. Cet ensemble créé en 1995 à Tunis a pour objectif d’oeuvrer pour la prospérité de la zone, le rapprochement entre ses peuples et sa protection contre les défis de l’heure. 13E CONFÉRENCE DES MINISTRES DE L’INTÉRIEUR MÉDITERRANÉENS Il s’agit de cerner les raisons profondes de ce phénomène qui exige une action commune. La lutte contre le terrorisme, le crime organisé et l’immigration clandestine seront au menu de la 13e Conférence des ministres de l’Intérieur de la Méditerranée occidentale (Cimo) qui s’ouvrira jeudi à Nouakchott (Mauritanie). Cette réunion sera précédée, demain, par une rencontre d’experts, a annoncé hier, le ministère mauritanien de l’Intérieur. La 13e Conférence de la Cimo entre dans le cadre du dialogue 5+5, forum d’échanges politiques informels regroupant des ministres de l’Intérieur des dix pays riverains du bassin occidental de la Méditerranée, à savoir les cinq pays de l’Union du Maghreb arabe (Algérie, Libye, Maroc, Mauritanie, Tunisie) ainsi que cinq pays de l’Union européenne (Espagne, France, Italie, Malte et Portugal). Lors de la 12e Cimo qui s’était tenue à Nice (sud de la France) en mai 2006, les ministres avaient, notamment, convenu de développer la coopération contre l’immigration illégale en prenant en compte l’ensemble des routes migratoires. La première recommandation concerne les échanges d’information et de renseignements utiles sur les pratiques des organisations du crime organisé. Un travail de titan au vu de l’étendue du territoire qui couvre les dix pays de la Cimo (plus de 257 millions d’habitants.) Les dix pays de la région ont réaffirmé leur détermination à oeuvrer de concert pour concrétiser les recommandations du Sommet des chefs d’Etat et de gouvernement du dialogue 5+5. La lutte contre la migration clandestine nécessite, selon les experts «de cerner les raisons profondes de ce phénomène et exige une action commune et une coopération consensuelle en matière de développement dans les pays d’origine et les pays d’accueil». Mais ce dossier se heurte à la question des centres «de détention» tant désirés par l’Europe mais qui rencontrent des réticences chez les pays de la rive Sud de la Méditerranée. L’Algérie a opté pour le centre d’attente dans le cadre de la loi sur la circulation des étrangers. Le ministre de l’Intérieur et des Collectivités locales, M.Yazid Zerhouni, a affirmé que notre pays n’a rien concédé à l’Europe en procédant à la création de ces centres dans le cadre de la lutte contre l’immigration clandestine. «La vision qu’ont les Européens sur ce projet est totalement différente de l’esprit du projet que l’Algérie compte mettre en oeuvre. Je tiens à réitérer que notre démarche n’a rien à voir avec les centres de détention proposés par nos voisins de la rive Nord méditerranéenne, principalement par la France et l’Espagne», a-t-il déclaré à la presse, en marge de la présentation dudit projet. Le ministre explique que les centres en question vont permettre aux autorités algériennes d’héberger provisoirement les immigrants illégaux en vue d’accomplir les formalités pour leur conduite à la frontière ou leur rapatriement vers le pays d’origine. Achira MAMMERI
Nouakchott - Le ministre de l’Intérieur, M. Chakib Benmoussa, a appelé, jeudi à Nouakchott, à la mise en place de réseaux administratifs de coordination entre les pays membres du groupe 5+5, regroupant les administrations en charge de la sécurité, de la lutte contre le terrorisme et le crime organisé et les départements concernés par la circulation des personnes, la migration, la protection civile, ainsi que les collectivités locales. Intervenant devant la 13è Conférence des ministres de l’Intérieur de la Méditerranée occidentale, qui se tient dans la capitale mauritanienne, M.Benmoussa a indiqué qu’une coopération efficiente aux plans régional et international rend nécessaire la création d’un tel cadre, dans la perspective d’une coordination entre les stratégies des différents pays, aussi bien celles se rapportant à la sécurité, à la lutte contre le terrorisme et au trafic de drogues, que celles concernant la lutte contre la migration clandestine, la protection civile, ainsi que le développement des collectivités locales. Le ministre de l’Intérieur a également proposé la mise en place de mécanismes flexibles et pratiques pour assurer le suivi des questions et problématiques posées aux pays appartenant à l’espace 5+5, tout en confiant le rôle central à l’un de ces pays concernant chacune des questions posées. Il a mis l’accent sur la nécessité d’une coordination globale et à long terme pour lutter contre le terrorisme à travers l’élaboration de stratégies globales comprenant les dimensions sécuritaire, sociale, politique, religieuse et pédagogique de ce phénomène. Le ministre a, en outre, évoqué la prolifération des opérations de trafic des drogues dures et l’apparition de nouveaux réseaux qui transitent désormais par l’Afrique de l’Ouest pour gagner les marchés consommateurs, insistant sur la nécessité de conjuguer les efforts pour faire face à ce fléau. Il a appelé à la mise en oeuvre des recommandations et accords adoptés au niveau du dialogue 5+5 au sujet de la circulation des personnes et de la lutte contre la migration illégale. Le ministre de l’Intérieur s’est aussi prononcé pour un renforcement de la coopération dans le domaine de la protection civile pour faire face aux catastrophes naturelles, tels que les tremblements de terre, les inondations, les épidémies et les incendies et pour la promotion du développement local à travers la coordination dans les domaines des collectivités locales. M. Benmoussa a, par ailleurs, exprimé ses profonds remerciements aux autorités mauritaniennes pour l’initiative qu’elles ont prise en invitant les Etats du Mali et du Sénégal à assister aux travaux de la 13è Conférence des ministres de l’Intérieur de la Méditerranée occidentale.
Les participants à la 13è Conférence des ministres de l'Intérieur de la Méditerranée occidentale, tenue à Nouakchott, ont affirmé, jeudi à l'issue de leurs travaux, la volonté de leurs pays d'accélérer la mise en place d'une stratégie unifiée pour la lutte contre le terrorisme partant d'une analyse approfondie du danger du terrorisme et de ses mutations. Ils ont appelé à la création d'un centre de lutte contre le trafic de drogue dans la région de la Méditerranée occidentale. Dans ce cadre, le ministre de l'Intérieur, M. Chakib Benmoussa, a préconisé la mise en place de réseaux administratifs de coordination entre les pays membres du groupe 5+5, regroupant les administrations en charge de la sécurité, de la lutte contre le terrorisme et le crime organisé et les départements concernés par la circulation des personnes, la migration, la protection civile, ainsi que les collectivités locales. Intervenant devant cette Conférence, M. Benmoussa a également proposé l'établissement de mécanismes flexibles et pratiques pour assurer le suivi des questions et problématiques posées aux pays appartenant à l'espace 5+5, tout en confiant le rôle central à l'un de ces pays concernant chacune des questions posées. Pour sa part, la ministre française de l'Intérieur, Mme Michèle Alliot Marie a proposé la création d'un secrétariat permanent de la conférence pour l'application des décisions prises lors des réunions du groupe. Le ministre mauritanien de l'Intérieur, M. Mohamed Yehdhih Ould Moctar El Hacen a souligné, de son côté, les dangers du terrorisme et de la migration clandestine, mettant en exergue les efforts déployés par son pays pour lutter contre ces phénomènes. Le terrorisme est devenu un phénomène global qui exige, pour le juguler, la conjugaison des efforts dans le cadre de ce forum, a-t-il ajouté. D'autre part, les ministres participant à la 13ème réunion de Nouakchott ont décidé de soutenir les efforts de développement et d'encourager les investissements étrangers directs dans les pays du sud en vue de mettre un terme à l'afflux des migrants. Ils ont également décidé le renforcement des systèmes de contrôle au niveau des frontières et d'oeuvrer pour la lutte contre les réseaux spécialisés dans le trafic d'êtres humains au niveau des pays de transit. Les ministres ont considéré que la coopération décentralisée revêt une grande importance dans l'enrichissement des échanges humains dans le cadre du renforcement du développement économique et social au service de l'intérêt des populations locales, appelant à une coopération directe entre les Collectivités locales des pays partenaires dans les domaines d'intérêt commun. Sur le plan de la protection civile, les ministres ont insisté sur la nécessité de la promotion du dialogue, d'échange d'expériences, de développement des mécanismes de protection en cas de crise ou d'actes terroristes et la mise en place d'un système d'assistance mutuelle et d'intervention rapide. http://www.rfi.fr/actufr/articles/101/article_66575.asp
Avec notre envoyé spécial à Nouakchott, Olivier Chermann Après une pause en 2007, la CIMO, la Conférence des ministres de l’Intérieur des pays de la Méditerranée occidentale, s’est véritablement relancée à Nouakchott. A l’occasion de ce XIIIe sommet, les ministres ont réaffirmé leur volonté de lutter contre le terrorisme, qui selon tous les participants, ne se limite plus du tout à un seul pays, mais qui est devenu un terrorisme de zone. L'AQMI, la branche d’al-Qaïda Maghreb islamique, est très mobile, et est présente dans tout le Sahel. Pour lutter contre ce fléau, les ministres ont donc décidé d’accentuer leur coopération policière, et les échanges de renseignements entre différents services. Au cours de ce sommet, à l’initiative de la France, il a aussi été décidé de développer un groupe de suivi de cette conférence, avec des experts pour justement mieux connaître ces réseaux islamistes. Pour lutter conter le trafic de drogue, la création d‘un centre en Méditerranée a été actée, avec une augmentation de la surveillance de l’espace maritime. Ce centre devrait être opérationnel avant la fin de l’année, à Toulon. Il ne reste plus qu’à finaliser les derniers détails politiques entre Rome et Paris. Enfin au niveau de la sécurité civile, des exercices de formation et des opérations conjointes entre les pays européens et ceux du Maghreb seront organisés Les ministres de l'Intérieur des dix pays de la Conférence intergouvernementale de la Méditerranée occidentale (CIMO) se sont mis d'accord aujourd’hui à Nouakchott pour renforcer leur lutte contre le terrorisme et la criminalité organisée.
(Correspondance Nouakchott) La capitale mauritanienne est en effervescence. Pour cause, elle doit accueillir les ministres de l’Intérieur des pays membres du Forum 5+5. Ces responsables qui se réunissent ce jeudi 22 mai à Nouakchott discuteront entre autres de l’immigration clandestine, de la lutte contre le terrorisme, et de la drogue. Il est à noter que cette rencontre, la 13ème depuis la création de ce forum, regroupera les ministres de l’Intérieur des cinq pays de l’Union du Maghreb arabe (UMA), à savoir la Mauritanie, le Maroc, la Tunisie, la Libye et l’Algérie et cinq autres pays d’Europe du Sud : la France, l’Espagne, l’Italie, le Portugal et Malte. Cette réunion intervient au moment où les présumés terroristes salafistes, auteurs notamment de l’assassinat de quatre touristes français en décembre dernier, doivent être déférés devant le procureur de la République de Nouakchott. Il est sûr que les derniers évènements liés à des actes terroristes vécus tout dernièrement en Mauritanie sont pris au sérieux dans les pays d’Europe du Sud (France et Espagne surtout). C’est également le cas pour le Maroc et l’Algérie, confrontés depuis quelques années à ce fléau qui prouve encore une fois que nul pays n’en est à l’abri et que la coopération internationale est une des voies les plus sûres pour en venir à bout. Par ailleurs, les récentes prises record de drogue en Mauritanie et au Maroc notamment, indiquent que l’Ouest africain et l’Afrique méditerranéenne sont devenus un cadre propice pour l’écoulement de la drogue en provenance de l’Amérique latine à destination de l’Europe. Côté migration, la piste Mauritanie-Espagne a particulièrement fait parler d’elle entre fin 2005 et début 2006 lorsque les autorités marocaines ont renforcé leur surveillance maritime au niveau du Détroit de Gibraltar. Ainsi des dizaines voire des centaines de candidats à l’émigration clandestine vers les Îles Canaries ont envahi les côtes mauritaniennes, particulièrement vulnérables. Mais c’est surtout au niveau de Nouadhibou et Nouakchott que les départs se feront. Embarqués dans des barques de fortune, la majorité de ces aventuriers périront en haute mer suite à différentes avaries. Face à la montée de ce phénomène et sous la pression des organisations européennes et internationales des droits de l’homme, l’Espagne, appuyée par l’Union européenne, a entrepris des négociations avec la Mauritanie qui ont conduit à la conclusion, en novembre 2006, d’un accord sur le contrôle des flux migratoires entre les deux pays. Par ailleurs, l’Espagne a également fait don à la Mauritanie de trois vedettes de surveillance maritime alors que la Garde civile espagnole a dépêché un officier de liaison installé en permanence à Nouadhibou. Il a lieu de souligner que cette rencontre est le prélude, entre autres, à la création de l’Union Euro-méditéranéenne si chère au Président Sarkosy. Doublement des effectifs de la police et de la gendarmerie en 5 ans 4 milliards d’euros pour la sécurité http://WWW.LEJOURDALGERIE.COM/Editions/240508/Rubriques/evenement.htm#1 Le renforcement des effectifs et des moyens de sécurité dans les deux corps constitués Dgsn et gendarmerie nationale coûte à l’Etat la bagatelle de quatre milliards d’euros. C’est le montant dont a fait part ce jeudi le ministre de l’Intérieur et des collectivités locales, Noureddine Yazid Zerhouni a l’occasion de sa participation a la 13e Conférence internationale des ministres de l’Intérieur des pays de la Méditerranée occidentale (CIMO). Une rencontre qu’a abritée la capitale mauritanienne, Nouakchott, et à laquelle ont pris part les cinq pays de la rive sud de la Méditerranée (Algérie, Maroc, Tunisie, Libye et Mauritanie) et de cinq autres du Nord (France, Italie, Espagne, Portugal et Malte). La CIMO est une «occasion d’échanger les points de vue, d’évaluer et d’analyser la situation de notre région en Méditerranée occidentale pour tout ce qui concerne essentiellement les problèmes de sécurité» a fait savoir M. Zerhouni dès son arrivée mercredi dernier à l’aéroport international de Nouakchott. Par ailleurs et pour revenir au montant de quatre milliards d’euros annoncé par le ministre algérien de l’Intérieur et des collectivités locales, cette somme est déployée dans le cadre d’un programme initié par le gouvernement sur une période de cinq années, soit de 2006 à 2010. L’objectif à atteindre, selon toujours M. Zerhouni, est de parvenir à doubler les effectifs de la sécurité relevant de la police et de la gendarmerie ainsi que les moyens mis à leur disposition. «Ces sacrifices consentis, et qui constituent d’importantes ressources prélevées sur nos programmes de développement, sont également une contribution supplémentaire de l’Algérie au service de la sécurité collective de la Méditerranée occidentale» a affirmé M. Zerhouni à l’adresse de ses homologues autour de la 13e réunion de la Cimo ou ce qui est appelé communément la réunion des 5+5. En effet, la consécration par l’Etat algérien de la faramineuse somme de quatre milliards d’euros à verser dans le domaine de la sécurité confirme d’abord cette prise de conscience de la part des pouvoirs publics en rapport avec la prolifération de différentes formes de la criminalité, notamment celle dite organisée. Ensuite, il est admis chez les experts en charge du volet sécuritaire que s’il y a progression de la criminalité en général et accroissement des filières du crime organisé en particulier, ce genre de fléaux ne sont en réalité que le prolongement presque naturel du terrorisme dans sa définition en tant que phénomène transnational. L’Etat algérien est donc déterminé à anéantir de tels fléaux aux conséquences gravissimes en multipliant d’une part les effectifs de sécurité, et en modernisant, d’autre part, les moyens de lutte. Il va sans dire que l’Algérie est reconnue comme étant «championne de la sécurité en Afrique du Nord et au-delà» de la part de la première puissance du monde, les Etats-unis en l’occurrence. L’expérience algérienne en matière de sécurité est aussi sollicitée par d’autres pays, à l’instar de la France et de la Russie. D’autre part, M. Zerhouni a indiqué que la Déclaration finale adoptée lors de la 13e Conférence des ministres de l’Intérieur des pays de Méditerranée occidentale (CIMO ou 5+5), réunis ce jeudi à Nouakchott, devra être complétée par la proposition algérienne portant sur la nécessité d’impliquer les médias dans la lutte antiterroriste. «Cela doit se traduire par une mobilisation volontaire des médias lourds, Internet, la presse et toute la communauté de l’information», a-t-il précisé. Et d’ajouter : «Il est incontestable que certaines fausses idées reçues soient développées et entretenues dans les sociétés européennes et occidentales telles que Islam égale terrorisme et l’Islam est antinomique de la démocratie», a-t-il dit. Le ministre algérien de l’Intérieur a en outre qualifié de «campagne non productive» la campagne du foulard islamique qui a d’ailleurs apporté des justificatifs supplémentaires aux extrémistes. De même, l’affaire des caricatures ne peut être interprétée, a-t-il noté, que comme une «provocation gratuite» à l’adresse du monde musulman. Par Karim Aoudia
Mauritania meeting discusses terror Interior Ministers in the Western Mediterranean region have been pressured by the urgent need to jointly combat "an alarming terrorism situation" in the whole of North Africa. It was against this background that the ministers converged on the Mauritanian capital Nouachott to brainstorm on ways and means of containing the increasing pace of terrorism attacks in the region. This has turned the entire North Africa into a terror zone, thus chasing tourists and investors from visiting. By staff writer © afrol News De Kerchove also said that the EU should add the sub-Saharan region of Sahel to the list of African regions in which the EU is particularly involved in combating terrorism. The call follows evidence of “a growing threat” to the region from drugs and arms trafficking and “clear links” with terrorist groups active in North Africa. “An EU initiative in the Sahel region is becoming an urgent necessity in order to arrest a development which threatens to spread rapidly,” he said.
2008-05-23 North African and southern European countries will jointly combat terrorism, drug trafficking and illegal immigration by sharing intelligence, the 10-nation Western Mediterranean Interior Ministers' Conference (CIMO) announced Thursday (May 22nd) in Nouakchott. The ministers also pledged to facilitate legal migration. French Interior Minister Michele Alliot-Marie also met on the sidelines of the conference with Mauritanian President Sidi Mohamed Ould Cheikh Abdallahi. Their talks focused on bilateral co-operation on security issues and the fight against international terrorism, AMI reported. COMUNICADO DE IMPRENSA DO GOVERNO DO REINO DE ESPANHA Ver texto integral aqui | |||||||||||||||||||||||||||||||




