Rapport sur les violations israéliennes des droits humains
PCHR du 9 au 15 février 2012
Les Forces d’occupation israéliennes (FOI) continuent leurs attaques systématiques contre les civils palestiniens et leurs biens dans les Territoires palestiniens occupés. Durant cette semaine du 9 au 15 février 2012 :
![]() Destruction d’une ferme d’élevage de
volailles dans l’est de la bande de Gaza à la suite d’un raid aérien
israélien qui a entraîné la mort d’un civil âgé de 71 ans.
Violations israéliennes recensées durant la semaine du 9 au 15 février 20121 - Incursions dans les zones palestiniennes et agressions contre les civils palestiniens et leurs biens en Cisjordanie et dans la bande de Gaza Jeudi 9 février Minuit, les FOI pénètrent dans Tulkarem. Elles prennent la route qui va de Tulkarem à Naplouse, à l’est de Tulkarem, posent un check-point et stoppent les véhicules palestiniens qui circulent dans les deux sens. Elles contrôlent les identités des passagers. Après quelques temps, elles se retirent. Au même moment, des FOI entrent dans Beit Qad, au nord-est de Jénine, patrouillent dans les rues quelques temps avant de se retirer. Minuit et demi, incursion aussi dans Qabatia, au sud-est de Jénine. 1 h 30, incursion dans Tubas, où l’armée pénètre dans un certain nombre de maisons et les fouille. Sont arrêtés :
2 h, incursion dans le camp de réfugiés d’al-Fawwar, au sud d’Hébron. L’armée investit la maison de Hassan Husni Mohammed Abu Radwan, 21 ans, qui est arrêté et transféré au centre de détention de Kfar Etzion, au sud-ouest de Bethléhem. 2 h 30, dans Bani Na’im, à l’est d’Hébron. L’armée opère sur le domicile de Suleiman Shehada Suleiman Tarayra, 21 ans, dans le nord du villagge, et chez Shadi Musa Tarrayra, 20 ans, dans le centre. L’un et l’autre sont arrêtés et emmenés à Kfar Etzion. 3 h, les FOI entrent dans Jabal Johar, quartier du sud d’Hébron. Elles opèrent sur la maison de Nezam Nayef Salayma et arrêtent Amin, 17 ans, fils de Salayma ; elles le transfèrent à Kfar Etzion. 9 h, incursion dans Deir Dibwan, au nord-est de Ramallah et dans Fasayel au nord de Ramallah. 9 h 30, dans Ta’anak, au nord-ouest de Jénine, où les FOI patrouillent quelques temps dans les rues. D’après les déclarations d’habitants au PCHR, le FOI sont entrées dans le village pour examiner des puits artésiens. Comme elles le font dans toute la plaine de Jénine. L’an dernier, les FOI ont comblé de nombreux puits, alléguant qu’ils avaient été creusés illégalement. 9 h 30 également, dans Saffa, à l’ouest de Ramallah. 10 h 20, dans Beit ‘Aur al-Tahta, même secteur. 11 h 45, dans Mithlon, ausud-est de Jénine. 13 h, dans al-Nabi Elias, à l’est de Qalqilya. 14 h, dans al-Jalama, au nord de Jénine. 19 h, dans al-Jiftlik, au nord de Jéricho. 20 h 40 dans al-‘Oja, au nord-est de Jéricho. 21 h 30, dans Beit Leed, à l’est de Tulkarem. 22 h, dans Anabta, à l’est de Tulkarem ; dans Arraba, au sud-ouest de Jénine. 23 h, dans Bedia et dans Masha, au nord-ouest de Salfit. Vendredi 10 février 1 h 30, incursion dans Qabatia, au sud-est de Jénine, dans al-‘Oja, au nord-est de Jéricho. 9 h, dans Beitin, au nord-est de Ramallah. 11 h, dans Kharabth al-Misbah, à l’ouest de Ramallah. 15 h, dans al-Nabi Elias, à l’est de Qalqilya, où l’armée opère sur un certain nombre de magasins dans la rue principale, puis se retire. 18 h, dans al-Zire, à l’est de Bethléhem. Les soldats restent quelques temps dans le centre du village, arrêtent certains passants pour les interroger et fouillent certains d’entre eux. Ils arrêtent 4 Palestiniens parce qu’ils auraient lancé des pierres ; ils sont transférés à Kfar Etzion. Ces Palestiniens sont :
18 h 30, incursion dans Tulkarem. Patrouilles dans les rues, puis replil de l’armée. 22 h 25, dans Beit Amin, idem. 22 h 30, dans Jalqamous, au sud-est de Jénine. 23 h, dans Deir Abu Dha’if, même secteur. Des garçons se regroupent et lancent des pierres sur l’occupant. Les soldats répliquent en lançant des grenades sonores, puis se retirent. Samedi 11 février 1 h 30, incursion dans le camp de réfugiés d’Aqabet Jaber, au sud de Jéricho. Les soldats patrouillent dans les rues en provoquant les Palestiniens, klaxonnant pour embêter les gens qui dorment. Mais des jeunes se rassemblent pour lancer des pierres sur les FOI, qui répliquent immédiatement en tirant à balles d’acier enrobées de caoutchouc, lançant des grenades sonores et des lacrymogènes sur les garçons palestiniens. 3 sont blessés par balles et beaucoup d’autres inhalent les lacrymogènes. Les blessés sont :
Les FOI opèrent ensuite sur un certain nombre de maisons, remettent des convocations à Reyad Zuheir Wahdan et à Rushdi qal-Sa’i, devant les Renseignements israéliens. 2 h, incursion dans Salem, au nord-est de Naplouse. L’armée patrouille puis investit le domicile de Nasim Helmi Hamed Karkari, 40 ans, dans le centre du village. La mère de Karkari, Aysha Nayef Issa, 55 ans, ouvre la porte et les Israéliens entrent. Ils veulent emmener Nasim. Celui-ci et son épouse, Samira Fo’ad Adel Eshtaya, 37 ans, qui habitent dans un appartement au second étage de la maison familiale de Karkari, se présentent aux soldats. Ceux-ci contrôlent la carte d’identité de Nasim. Ils lui remettent alors une convocation devant les services de Renseignements israéliens au centre de détention d’Huwara, le 13 février. Les FOI quittent la maison en début de matinée. Mais l’épouse de Nasim souffre de douleurs dans le ventre. Elle est enceinte de deux mois. Elle va voir son médecin qui lui dit que dans l’affolement, elle vient de perdre son bébé. Vers 9 h le lundi 13, Nasim se présente donc devant les Renseignements de l’occupation. Un officier lui ordonne, sous la menace, de ne se lancer dans aucune activité politique. L’entretien avec l’officier de renseignements dure 30 minutes et Nasim se retrouve seul dans une pièce jusqu’à 16 h 30. Enfin, il est relâché. Il faut indiquer que Nasim vient récemment d’être libéré dans le cadre du récent échange de prisonniers. Il avait fait 9 ans dans les prisons israéliennes. La maison familiale Karkari a déjà été victime d’un raid israélien le 1er janvier dernier, 12 jours après que Nasim ait été libéré de prison. 2 h, incursion dans al-Dyouk, au nord-ouest de Jéricho, où l’armée remet une convocation devant les Renseignements israéliens à Mahmoud Hassan. 2 h également, incursion dans Jéricho, où l’armée patrouille quelques temps dans les rues de la ville puis remet des convocations devant les Renseignements à Hisham al-Jojoum et Shadi Farah Roma. 10 h 30, dans Tulkarem ; dans Jalabon, à l’est de Jénine. 12 h, dans Kafr Dan, au nord-ouest de Jénine. 15 h, dans Barqin, à l’ouest de Jénine. 16 h, dans Zabouha, au nord-ouest de Jénine, où des garçons se rassemblent, lancent des pierres sur l’occupant qui répliquent aussitôt. 20 h 20, dans Kafr Laqef, à l’est de Qalqilya. 22 h 30, dans al-Jarousheya, au nord de Tulkarem. 23 h, dans al-Jiftlik, au nord de Jéricho. Vers 23 h 10, l’aviation des FOI a tiré au moins un missile sur la maison de Musa al-Juma’a Eyada Teir dans al-Shoka village, à l’est de Rafah. Le missile a frappé une pièce couverte de tôles située dans la cour de la maison. La salle a été détruite et le feu s’est déclaré mais aucune victime n’a été signalée. Al-Teir et son épouse qui avaient l’habitude de vivre dans cette pièce, se sont réfugiés chez leur Mohammed Abu Harb. Il venait de recevoir un coup de téléphone de quelqu’un qui a dit qu’il était un membre de l’armée israélienne. Ce militaire israélien demandait à Abu Harb de prévenir ses voisins, la famille al-Teir, d’évacuer leur maison parce que les avions de guerre israéliens allaient bombarder la maison. La maison d’Abou Harb a été sérieusement endommagée. Vers 23 h 35, l’aviation des FOI tire un missile sur un hangar agricole dans al-Qarara village, au nord de Khan Yunis. Il a été totalement détruit, mais aucune victime n’a été signalée. Dans un autre crime qui montre un mépris total pour la vie des civils, les FOI ont tué, dans les dernières minutes de la journée, un vieil homme et blessé son fils dans al-Zaytoun à l’est de la ville de Gaza quand les FOI ont bombardé le lieu où ils étaient présents. Selon les enquêtes menées par le Centre palestinien pour les droits de l’homme (PCHR), à environ 23 h 50, le samedi 11 février 2012, un avion de combat israélien a tiré un missile sur une ferme d’élevage derrière le marché de l’automobile, à l’est d’al-Zaytoun banlieue Est de Gaza ville. La ferme qui se trouve à environ 3000 mètres de la frontière entre la bande de Gaza et Israël, appartient à Eyad Abdul Hadi Rajab. Abdul Karim Ibrahim al-Zaytouneya, 71 ans, qui est le gardien de la ferme ciblée, a été tué dans l’attaque En outre, Mohammed, fils d’al-Zaytouneya, a eu des contusions graves à travers le corps alors il était avec son père. L’attaque a également entraîné la mort de la majorité des volailles et autres animaux. Quant à la ferme elle a subi de lourds dommages ainsi, que la maison voisine. Vers 11 h 55, l’aviation des FOI tire un missile sur une zone cultivée dans al-Shoka village, à l’est de Rafah. La zone ciblée est située à environ 1000 mètres de la frontière avec Israël. Aucune victime n’a été signalée. Dimanche 12 février Minuit dix, les FOI entrent dans Arana, au nord de Jénine. 2 h 30, dans al-Mazra’a al-Sharqeya, au nord-ouest de Ramallah. 3 h, dans Jayyous, au nord-est de Qalqilya. L’armée patrouille dans les rues de la ville, fait irruption dans un certain nombre de maisons, confisque des téléphones portables et des ordinateurs. 3 Palestiniens sont arrêtés :
Pendant que les soldats arrêtent Jalal Jaber, cinq d’entre eux se mettent à tabasser son frère, Kamal, 21 ans, qui est membre du service de la Défense civile palestinienne. Kamal souffre de contusions sur tout le corps, un soldat l’ayant frappé à coups de pieds, de poings et de crosse de fusil. Ma’azouz Qaddoumi, membre de la municipalité de Jéyyous, témoigne auprès du représentant du PCHR : « Vers 3 h, le dimanche 12 février 2012, les soldats de l’occupation israélienne ont envahi le domicile de Mohammed Taher Jaber, président de la municipalité de Jayyous, après avoir fait sauter la porte extérieure, une porte métallique. Ils ont arrêté Jalal, 19 ans, le fils de Jaber. Ils ont fouillé la maison et confisquer 2 ordinateurs et 3 téléphones portables. Quand Jaber a tenté de s’y opposer, l’un des soldats l’a frappé avec la crosse de son arme dans la poitrine. Ils l’ont retenu avec son épouse à l’extérieur de la maison, dans la cour, jusqu’à 5 h. Les soldats ont investi ensuite la maison de Nader Hussam Khreish, 24 ans. Ils ont brisé une fenêtre, posé une échelle, grimpé et pénétré dans la maison. Ils ont arrêté alors Khreisha qui dormait avec son frère. Les soldats ont fouillé toute la maison et confisqué un ordinateur. Puis les soldats ont pénétré chez Umar Abdul Ra’ouf Khaled, 22 ans, et l’ont aussitôt arrêté. Ils ont fouillé son domicile et confisqué un ordinateur. La mère de Khaled, Itaf Mohammed Said Khaled, 62 ans, qui souffre du diabète et d’hypertension a été paniquée à cause de cette irruption. Son état depuis a empiré. Vers 5 h, les soldats ont empêché des habitants de se rendre à la mosquée pour les prières d’al-Fajr (du matin). Ils ont mis la ville sous couvre-feu et se sont retirés vers 5 h. » 3 h, incursion dans al-Mughir, au nord-est de Ramallah, avec fouille de nombreuses maisons et arrestations de 5 Palestiniens :
10 h, incursion dans ‘Aboud, au nord-ouest de Ramallah. 10 h 30, dans Ya’bad, au sud-ouest de Jénine. 11 h 45, dans Deir Abu Da’if, même secteur. 14 h 10, dans Tulkarem. Les soldats patrouillent et prennent position dans divers quartiers. Ils interpellent des passants et les emmènent dans l’un de leurs véhicules. Là, un officier des Renseignements israéliens les interroge. Plus tard, l’armée s’en va. 14 h 25, dans Izbat al-Tabib, à l’est de Qalqilya. Les soldats patrouillent et opèrent sur un atelier de menuiserie, interpellent les ouvriers et les interrogent. Puis l’armée se retire. 16 h 10, dans ’Azzoun, à l’est de Qalqilya. 18 h 20, dans Kafr Addik, à l’ouest de Salfit. Vers 19 h, les FOI positionnées en mer au large d’Al-Waha station dans le nord de la bande de Gaza ont arrêté deux pêcheurs palestiniens qui pêchaient à 2 miles de la côte. Les pêcheurs arrêtés sont Adham Mahmoud Abu Reyala, 22, et son frère Mohammed Mahmoud Abu Reyala, 13 ans, du camp de réfugiés d’al-Shati. 20 h, incursion dans Ya’bad, au sud-ouest de Jénine, l’armée s’intéresse à une maison en cours de construction, et se retire. 20 h 45, dans Deir Estaya, au nord de Salfit ; l’armée se retire vers 22 h 40. 20 h 50, dans Baqet al-Hatab, à l’est de Qalqilya. Les soldats patrouillent et interpellent 3 policiers palestiniens. Ils les relâchent après l’intervention du Bureau de liaison militaire palestinien. 21 h 30, dans Qalqilya. L’armée opère sur une maison et un magasin. Elle remet des convocations à Ayman Mazen Zaki Ju’eidi, 27 ans, et à Mohamed Adel Enaya, 29 ans, pour qu’ils se présentent devant les renseignements israéliens. 22 h, dans Shweika, banlieue nord de Tulkarem. L’armée commence à patrouiller dans la ville, mais des jeunes se regroupent dans le quartier d’al-Na’alwa, dans le centre, et se mettent à lancer des pierres et des bouteilles vides sur les soldats qui répliquent. 22 h 05, dans Jeet, au nord-est de Qalqilya. Lundi 13 février Une heure, les FOI entrent dans Jéricho. Elles patrouillent, en se dirigeant vers l’ouest et investissent le camp de réfugiés d’‘Ein al-Sultan. Là elles se déploient dans les rues du camp, patrouillent un moment avant de se retirer. 1 h 30, incursion dans Qalqilya. L’armée pénètre dans plusieurs maisons et arrête 3 Palestiniens :
Vers 7 h, les FOI stationnées à la frontière à l’est du camp de réfugiés al-Bureij, au centre de la bande de Gaza, ont ouvert le feu sur la vaste zone frontalière à l’est du camp de réfugiés. Les tirs se sont poursuivis pendant environ 15 minutes. Aucune victime n’a été signalée. À environ 7 h 10, les canonnières des FOI positionnées à al-Waha station, au nord-ouest de Beit Lahia, ont ouvert le feu sur plusieurs bateaux de pêche. Puis elles ont arraisonné les deux bateaux conduits par Jamal Ramadan Hassan al-Sultan, 60 ans, et son fils Fadel, 22 ans, de al-Salatin, quartier de Beit Lahia. Les deux pêcheurs ont navigué à la voile jusqu’à 500 mètres de la rive. Les FOI ont alors arrêté al-Sultan et de son fils et les ont transférés sur un bateau militaire au port d’Ashdod. Les FOI ont également confisqué les deux bateaux. 19 h 35, incursion dans Izbat al-Tabib, à l’est de Qalqilya ; dans ‘Asala, au sud de Qalqilya. Mardi 14 février Une heure, les FOI reviennent à Jayyous et investissent pour la deuxième fois en moins de 48 heures, le domicile de Mohammed Taher Jaber, président de la municipalité de la ville. Elles fouillent sa maison et interrogent tous les membres de la famille qui y vivent. Les FOI prétendent chercher des armes. L’épouse de Jaber, Majda Mohammed Jaber, 56 ans, souffre de dépression nerveuse et elle va devoir être hospitalisée. Déclaration de Jaber au représentant du PCHR : « Vers une heure du matin, le mardi 14 février 2012, les soldats de l’occupation israélienne ont fait un raid sur ma maison, pour la deuxième fois en moins de deux jours. Ils l’ont fouillée et ils ont endommagé une grande partie du mobilier. Ils avaient amené des chiens renifleurs. Dans le même temps, l’un des soldats me dit : "Je suis officier". Je lui demande : "Qu’est-ce que vous voulez ?". Il me répond : "Il y a des armes chez vous. Votre fils l’a reconnu et nous voulons ces armes". Il m’a ensuite menacé, si je ne luis donnais pas ces armes, d’ôter les tuiles de ma maison ou de la démolir. Je lui ai dit que nous n’avions aucune idée de la moindre arme à la maison et qu’ils pouvaient fouiller la maison autant qu’ils voulaient. Il est resté à me menacer et je lui ai dit de faire ce qu’il voulait. Durant leur présence et à cause de leurs menaces, mon épouse Majda Mohammed Jaber, 56 ans, qui souffre de dépression nerveuse, a dû être transportée à l’hôpital du Dr Darwish Nazzal. Elle souffre d’hypertension depuis le raid. Les soldats sont partis vers 4 h. Ils n’ont rien trouvé. » 4 h 30, incursion dans ‘Azzoun, à l’est de Qalqilya. L’armée patrouille dans la ville puis investit les domiciles de Rami Samih Hassan Abu Haneya, 19 ans, et Bahaa Addin Samir Slilm, 19 ans, qui viennent d’être libérés de prison dans le récent échange de prisonniers. Abu Haneya et Slim sont arrêtés. A environ 6 h 30, les canonnières des FOI positionnées au large d’Al-Waha station, au nord-ouest de Beit Lahia dans le nord de la bande de Gaza, ouvrent le feu sur plusieurs bateaux de pêche palestiniens. Elles arraisonnent le bateau de Ahmed Mohammed Zayed Mohammed, 28 ans, de al-Salatin, quartier de Beit Lahia. Ahmed était à seulement 400 mètres du rivage. Les FOI ont forcé Ahmed à prendre ses vêtements, sauter à l’eau et nager jusqu’à à leur canonnière. Ils ont amarré le bateau de pêche à la canonnière et l’ont confisqué. Ils ont transféré Ahmed au port d’Ashdod en Israël. Ahmed n’a pas encore été relâché. Mahmoud est le frère d’Ahmed. Il a déclaré qu’il a quitté la maison avec Ahmed à environ 4 h le même jour. Ils marchèrent jusqu’à ce qu’ils arrivent au local des pêcheurs sur le rivage, au nord d’Al-Waha station. Vers 5 h 45, ils ont embarqué sur 2 bateaux de pêche et navigué avec de nombreux autres pêcheurs. Quand Mohammed était de 350 mètres de la rive et Ahmed à 500 mètres, ils ont jeté les filets de pêche. Ils ont commencé à retirer les filets à environ 6 h 15. Dans l’intervalle, ils ont vu deux canonnières israéliennes venant sur eux. Mohammed et Ahmed remontent leurs filets et font route à terre se rapprochant des autres bateaux en pêche. Mohammed était à 150 mètres de la rive quand il a regardé derrière lui. Il a vu que les deux canonnières étaient à proximité de son frère Ahmed qui était à 400 mètres de la rive. Quand Mohammed est arrivé à la rive, il a vu Ahmed prendre ses vêtements, se jeter à la mer et nager vers l’une des canonnières. Les canonnières étaient seulement qu’à 10 mètres du bateau d’Ahmed. Le bateau d’Ahmed a été amarré à une canonnière qui a fait route au Nord. Il convient de noter que c’est la saison pour la pêche de la sardine et cette saison est d’une importance significative pour les pêcheurs. Les violations israéliennes ont pour objet d’empêcher l’accès des pêcheurs à leur principale source de revenus. 11 h 45, incursion dans ‘Anabta et dans Ramin, à l’est de Tulkarem. 17 h, dans Zabouba, au nord-ouest de Jénine. Quand les soldats se mettent à patrouiller, des jeunes Palestiniens se rassemblent, et lancent des pierres sur l’occupant, qui répolique aussitôt. A environ 19 h, les FOI ont ouvert le feu sur des pêcheurs à la voile à 1500 mètres au large d’Al-Soudaneya, au nord de la ville de Gaza. Les pêcheurs ont été forcés de faire route 5000 mètres vers le Sud et à attendre jusqu’au lendemain matin. Quand ils firent voile pour récupérer leurs filets, ils ont été incapables de les retrouver : chaque fois qu’ils tentaient de les relever les FOI leur tiraient dessus. Il convient de noter que les FOI ont confisqué 5 filets de pêche et déchiré 700 mètres de filets de pêche appartenant à Ibrahim Abdo Subhi Kamel, 32 ans, un pêcheur de al-Nuseirat. Par ailleurs un bateau de pêche appartenant à un membre de la famille Bakr a été touché par des balles tirées par les FOI. 22 h, incursion dans le camp de réfugiés de Nour Sahms, à l’est de Tulkarem. Mercredi 15 février 2 h, les FOI entrent dans Salem, au nord-est de Naplouse, opèrent sur la maison d’Abdul Rahman Nasouh Eshtaya, 23 ans. Elles s’emparent d’un ordinateur, et d’un portable. Puis elles arrêtent Eshtaya et le transfèrent au centre de détention d’Huwara, à l’est de Naplouse.
2 - Usage d’une force démesurée contre les manifestations pacifiques protestant contre les activités de colonisations et la construction du mur d’annexion Durant la dernière semaine les FOI ont continué d’user de violences contre les manifestations pacifiques organisées par les civils palestiniens et les militants des droits de l’homme, internationaux et israéliens, pour protester contre la construction du mur et la colonisation en Cisjordanie, et l’instauration d’une zone tampon dans la bande de Gaza. 6 Palestiniens, dont 3 membres de la presse et Abdullah Mahmoud Mohammed Abu Rahma, coordinateur du Comité populaire contre le mur et les colonies, ont été blessés. En outre, des dizaines de manifestants ont inhalé les lacrymogènes lancés par l’occupant. Bil’in, à l’ouest de Ramallah : après les prières du vendredi 10 février, Palestiniens, militants internationaux et israéliens manifestent comme chaque semaine, dans la non-violence, contre la construction du mur d’annexion et en soutien à Khader Adnan Musa, prisonnier palestinien en grève de la faim depuis le 17 décembre dans une prison israélienne. Ils lèvent un drapeau palestinien et des portraits d’un député du CLP emprisonné, Marwan al-Barghouthi, du prisonnier Khader Adnan et d’Ashraf Abu Rahma, prisonnier palestinien qui militait beaucoup dans les manifestations non violentes à Bil’in. Ils appellent à la fin de la division politique entre Palestiniens et à la libération de tous les prisonniers palestiniens actuellement dans les geôles israéliennes. Ils se dirigent vers les terres palestiniennes dont la Haute Cour israélienne a ordonné le retour à leurs propriétaires palestiniens. Les soldats présents sur le secteur tirent sur les manifestants. Abdullah Mahmoud Mohammed Abu Rahma, coordinateur du Comité populaire contre le mur et les colonies, prend une balle dans la jambe gauche. D’autres Palestiniens souffrent de contusions après les coûps portés par les soldats de l’occupation. Issa Halim, 24 ans, souffre de fractures dans le bras droit et a été hospitalisé au centre médical Palestine. Al-Nabi Saleh, au nord-ouest de Ramallah : après les prières du vendredi, le 10 février, Palestiniens, militants internationaux et israéliens manifestent, comme chaque semaine, dans la non-violence, contre la construction du mur d’annexion et les colonies, et en soutien du prisonnier Adnan Khader. Ils brandissent des drapeaux palestiniens et des portraits de Khader et d’autres prisonniers. Ils se dirigent vers la porte érigée par les FOI à l’entrée du village, qui conduit aux terres palestiniennes que les colons de la colonie Halmish convoitent. Les soldats, qui se sont largement déployés dans le secteur depuis le matin, tirent sur les manifestants qui veulent se rendre sur ces terres. 2 Palestiniens (dont le PCHR garde les noms) sont blessés. En outgre, un protographe du New York Times est touché par une grenade lacrymogène dans l’épaule droite, idem pour le cameraman de la Chaîne turque TRT dans le dos. Ni’lin, à l’ouest de Ramallah : vendredi 10 après la prière, la manifestation non violente hebdomadaire des Palestiniens avec des internationaux est organisée contre le mur d’annexion en soutien au prisonnier Khader. Ils appellent à la réconciliation entre Palestiniens, à l’adhésion aux droits inaliénables des Palestiniens et à la résistance à l’occupation. Ils sont agressés par l’occupant quand ils arrivent près du mur d’annexion. Kafr Qaddoum, au nord-est de Qalqilya : ce même jour, après la prière, des dizaines de Palestiniens et d’internationaux manifestent contre la fermeture de l’entrée Est du village, comme chaque semaine et dans la non-violence. Les manifestants se dirigeant vers l’entrée, l’armée les attaque. Baker Mohammed Abdul Haq, 21 ans, de Naplouse, qui est journaliste de la TV locale de Naplouse, est touché par une grenade lacrymogène dans le ventre. En outre, nombre de manifestants, dont un journaliste français, inhalent les lacrymogènes. Baker Mohammed Abdul Haq relate les faits au PCHR : « Alors que, pour ma profession, je couvrais la manifestation non violente à Kafr Qaddoum, au nord-est de Qalqilya, dans l’après-midi du vendredi 10 février, les FOI positionnées à l’entrée Est de Qaddoum ont lancé sur nous de nombreuses grenades lacrymogènes. J’ai été touché par une grenade en tir direct dans le ventre. Je portais un gilet pare-balles, mais j’ai tout de même perdu conscience. On m’a porté dans un autre secteur où j’ai reçu les soins nécessaires, sur place. J’ai été alimenté en oxygène et j’ai repris conscience, et me suis senti mieux. » Kafr Addik, à l’ouest de
Salfit : vendredi 10 février, des Palestiniens organisent une
manifestation non violente dans le village. Ils marchent dans les rues
pour protester contre les mesures prises par les forces d’occupation
israéliennes qui vont défigurer la zone archéologique de Deir Sam’an, à
l’est de Kafr Addik, pour pouvoir confisquer la zone. Les manifestants
marchent vers ce secteur et quand ils y arrivent, les FOI tirent à feu
nourri des lacrymogènes et des bombes sonores. Nombre de manifestants
inhalent les gaz.
8 civils palestiniens, dont 4 membres de la presse, et un député du CLP, le Dr Mustafa al-Barghouthi, ont été blessés.
4 membres de la presse et un certain nombre de manifestants sont blessés. Le représentant du PCHR sur place n’a pu donner les informations sur certains blessés, car ceux-ci venaient d’autres secteurs et aucun n’a été transféré dans un hôpital ou centre médical. Beaucoup de manifestants ont respiré les lacrymogènes. Les membres de la presse blessés sont :
2 manifestants sont blessés et transférés au centre médical Palestine, à Ramalllah :
Voir aussi :
Bande de Gaza
Cisjordanie La Cisjordanie est toujours bouclée, les restrictions aux déplacements des Palestiniens ont même par endroits été durcies. Jérusalem : les FOI maintiennent leurs restrictions sévères aux déplacements palestiniens pour entrer et sortir de la cité. Des milliers de Palestiniens, de Cisjordanie et de la bande de Gaza, n’ont toujours pas accès à Jérusalem. Qalqilya :
Tulkarem :
Salfit :
Les autorités israéliennes poursuivent leurs efforts persistants pour créer une majorité juive à Jérusalem-Est et expulser les civils palestiniens hors de la ville.
Selon les informations disponibles à la Fondation Al-Aqsa pour la Dotation et le Patrimoine, l’immeuble va se monter sur un terrain confisqué de 5420 m², mais la surface totale de l’immeuble avec ses quatre niveaux, outre les annexes, sera de 16 032 m². Il participe de la tentative de créer une majorité juive à Jérusalem, un étage servira à exposer des antiquités et le rez-de-chaussée servira de parking avec une capacité de 250 voitures. Il inclura aussi une section touriste consistant en un centre d’informations, des classes d’éducation, des expositions, une salle de conférence, un magasin d’antiquités, un lieu de restauration et des bureaux de direction. Il comprendra en outre une section recherches consistant en une bibliothèque, des salles de réunions et des bureaux pour guides. La Fondation Al-Aqsa indique que deux tunnels vont être
creusés. Le premier partira de l’immeuble en question et se dirigera
vers le nord. Il passera sous la Porte Mughrabi dans le mur de la
vieille de Jérusalem et sous l’esplanade du Mur Al-Buraq. Le second se
dirigera vers le sud-est et passera sous ce que l’on appelle le « Centre
pour les visiteurs de la cité de David » et sous les palais du califat
d’Umayyad, au sud de la mosquée d’Al-Aqsa, récemment transformés en
bâtiments pour le prétendu temple de Salomon. La Fondation a déclaré que
le plan détaillé pour construire ledit immeuble est une traduction d’un
plan général et s’intègre dans des plans plus complets pour créer une
majorité juive autour de la mosquée al-Aqsa, spécialement dans les zones
sud-ouest et sud-est.
(A suivre)
d'après : http://www.info-palestine.net/article.php3?id_article=11808 Rapport OCHA : « le nombre de démolitions de maisons a doublé en 2011 » Saed Bannoura - Imemc et Agences
publié le dimanche 2 octobre 2011. Le Bureau des Nations-Unies pour la coordination des affaires humanitaires (OCHA - http://www.unocha.org/) dans les Territoires palestiniens occupés signale que les démolitions israéliennes des maisons palestiniennes ont doublé en 2011 comparées à 2010.
Rapport OCHA :
Source : http://www.imemc.org/article/62159 d'après : http://www.protection-palestine.org/spip.php?article11148 publié le jeudi 29 septembre 2011. La violence est venue, mais des colons et de l’armée d’occupation !!! Durant cette semaine du 22 au 28 septembre 2011 :
1 - Incursions dans les zones palestiniennes et agressions contre les civils palestiniens et leurs biens en Cisjordanie et dans la bande de Gaza Vendredi 23 septembre [...] A Qasna, au sud-est de Naplouse Dans l’après-midi, les FOI tuent un civil palestinien et en blessent 7 autres alors qu’elles font irruption dans le village de Qasra, au sud-est de Naplouse, pour assurer la protection d’un groupe de colons israéliens qui mènent une opération sur les terres du village. Selon l’enquête conduite par le PCHR, vers 13 h 10, après les prières du vendredi, des Palestiniens de Qasra remarquent qu’un groupe de colons israéliens de la colonie Yish Kodish pénètre dans le secteur d’al-We’ar (Al-Marah 2) dans le sud du village. Les colons qui tiennent des drapeaux israéliens se rassemblent sur un terrain appartenant au Dr Samir Mustafa Ibrahim Hassan, originaire de Qasra mais qui vit actuellement à Jérusalem occupée. Les Palestiniens se regroupent et marchent en leur direction. Quand les Israéliens qui sont à l’intérieur d’une tente - montée sur une colline (à Al-Marah 2) à près de 100/120 mètres des colons - voient les Palestiniens se regrouper, 7 soldats sortent de la tente et installent un check-point. Les colons se rassemblent à 40 mètres derrière les soldats. Les soldats ordonnent aux Palestiniens de retourner au village, mais ceux-ci refusent et exigent que les colons quittent leurs terres. Une dispute éclate entre les soldats et les Palestiniens. Quelques minutes plus tard, arrivent des renforts. Un officier descend de l’un des véhicules et demandent aux soldats de laisser deux minutes aux Palestiniens pour quitter le secteur. Il donne comme instruction aux soldats de tirer des lacrymogènes sur les Palestiniens s’ils n’obéissent pas. Les Palestiniens refusent d’obéir aux ordres de l’occupant. Aussitôt, les FOI les attaquent et lancent plus de 50 grenades lacrymogènes sur eux. Les Palestiniens se retranchent alors vers la maison la plus proche du village. De nouveaux renforts israéliens arrivent et s’affrontent aux Palestiniens qui lancent des pierres sur l’occupant. Il en advient un sérieux accrochage près d’al-Dowwar et al-Khazan, dans le sud de Qasra. L’affrontement se poursuit pendant trois heures, les FOI tirant à balles caoutchouc sur les civils palestiniens. Vers 16 h 20, les FOI lancent un grand nombre de lacrymogènes sur les manifestants près d’al-Khazan, une est lancée à tir tendu directement sur un manifestant qui est blessé. Le Palestinien blessé est Isam Kamal Abed Badran, 37 ans. Il est touché d’une balle qui pénètre dans son côté droit et ressort par l’épaule gauche. Il est emmené à l’hôpital Rafidya à Naplouse où il décède en dépit des tentatives des médecins pour lui sauver la vie. 7 autres civils, dont un mineur, sont blessés dans les affrontements : Hamza Yousef Hassan, 25 ans, blessé d’une balle caoutchouc reçue dans l’oreille gauche ; Sadiq Mohammed Farah, 21 ans, blessé d’une balle dans le cou ; Mohammed Ammar Oudeh, 16 ans, qui souffre de brûlures au ventre, touché directement par une grenade lacrymogène ; Jawad Shaher Hassan, 18 ans, blessé d’une balle dans une main ; Rami Yousef Fayez, 38 ans, également blessé dans une main ; Samer Mohammed Kharyoush, 22 ans, blessé d’une balle dans le bassin, Yousef Mohammed Misbah, 20 ans, blessé de deux balles dans les jambes. Alors que se déroule l’attaque des colons israéliens à Qasra, les soldats torturent deux jeunes hommes, et laissent les colons leur lancer des pierres. Dans son témoignage au PCHR, ‘Ammar Samer Masammer, 18 ans, déclare : « Après la prière du vendredi 23 septembre, alors que je me trouve à la maison, dans le secteur d’al-Kazan, dans le sud de Qasra, au sud de Naplouse, j’entends les haut-parleurs des mosquées du village appeler la population à se rendre à al-We’ar et Bassilta, des zones dans le sud du village, des colons israéliens s’en prenant à des cultures. Immédiatement, je me dirige vers les zones indiquées avec d’autres hommes. Quand j’y arrive, je vois 17 à 20 colons en train d’arracher des arbres qui appartiennent à Bahjat Fawzi Hassan. Quand ils nous aperçoivent, les colons nous lancent des pierres, et nous, nous répondons. Bientôt, 2 soldats arrivent et s’arrêtent derrière nous. Les soldats descendent et nous encerclent. Ils m’attrapent, avec Fat’hi Fayez Hassan, 14 ans. Ils me forcent à m’asseoir à terre et me passent les menottes. Immédiatement, je vois un colon arriver sur moi et ramasser une pierre. Je me rends compte qu’il a l’intention de me la jeter. J’essaie de me lever, mais un soldat me frappe à la tête avec la crosse de son fusil. Le colon s’approche de moi et me frappe à l’œil droit avec la pierre. Du sang me couvre le visage. Les soldats me repoussent vers le sol et se mettent à me taper violemment. Bientôt, un soldat me pousse vers une jeep et me pousse à l’intérieur. Les soldats alors amènent l’autre jeune dans la jeep et le frappent avec violence lui aussi. Ils nous emmènent vers les collines. Là, ils nous sortent de la jeep. Et nous frappent. » 2 - Usage d’une force démesurée contre les manifestations non violentes protestant contre la colonisation et la construction du mur d’annexion « La 194 est l’État de Palestine » Durant la dernière semaine, les FOI ont continué d’user de violence contre les Palestiniens, militants internationaux et israéliens des droits de l’homme, qui organisent des manifestations non violentes en Cisjordanie, contre la colonisation et la construction du mur d’annexion. 18 Palestiniens (dont 6 mineurs) et militant français, ont été blessés. De plus, des dizaines de manifestants ont subi l’inhalation des lacrymogènes ou pris des coups par les soldats de l’occupation. Bi’lin, à l’ouest de Ramallah : le vendredi 23 septembre après la prière, Palestiniens, militants internationaux et israéliens organisent la manifestation hebdomadaire non violente contre le mur d’annexion. Ils lèvent des drapeaux palestiniens et scandent des slogans appelant à la fin de l’occupation et du mur d’annexion, et à la libération de tous les prisonniers palestiniens. De plus, les manifestants chantent « La 194 est l’État de Palestine » et lâchent des ballons et des cerfs-volants aux couleurs du drapeau palestinien. Ils brandissent des banderoles appelant le monde à reconnaitre l’État de Palestine et des drapeaux du soulèvement libyen, de même qu’un drapeau américain sur lequel le mot VETO est écrit. Ils se dirigent tous vers la terre palestinienne dont la Haute Cour israélienne a ordonné le retour à ses propriétaires palestiniens. Quand ils arrivent à la réserve naturelle (Abu Lemon), les manifestants longent le mur et lâchent des ballons et des cerfs-volants. Ils se servent aussi de mégaphones pour demander aux colons israéliens de la colonie Mitiyaho Mizrach d’en partir. Les soldats israéliens postés dans le secteur tirent sur les manifestants, à balles caoutchouc, lancent des grenades lacrymogènes et assourdissantes. De nombreux manifestants inhalent les lacrymogènes. Ni’lin, à l’ouest de Ramallah : vendredi 23 septembre, après la prière, les Palestiniens avec des internationaux se dirigent en manifestation non violente vers le mur en construction sur les terres du village. Ils scandent des slogans appelant les Palestiniens à la réconciliation, à s’engager pour les droits inaliénables des Palestiniens et dans la résistance à l’occupation. De plus, ils chantent, « La 194 est l’État de Palestine » et d’autres slogans contre le président américain et son discours aux Nations-Unis qui défend l’occupation israélienne. Les manifestants sont agressés par les troupes israéliennes postées près du mur. Les soldats tirent à balles caoutchouc, lancent des bombes sonores et des lacrymogènes, que de nombreux manifestants respirent. Nabi Saleh, au nord-ouest de Ramallah : vendredi 23 septembre, après la prière, même manifestation contre la confiscation de terres palestiniennes et la colonisation. Palestiniens, militants internationaux et israéliens lèvent des drapeaux palestiniens, scandent des slogans contre les USA, appellent à la fin de l’occupation et chantent, « La 194 est l’État de Palestine ». Alors qu’ils arrivent sur les terres convoitées par les colons de la colonie Halmish, l’armée attaque. Jihad Mohammed Tamimi, 22 ans, est blessé d’une balle dans la tête, et un militant français, Chris Hoppy, 38 ans, reçoit une grenade lacrymogène dans la jambe droite. Tous les deux sont transportés au centre médical Palestine à Ramallah pour y recevoir des soins. Beaucoup de manifestants inhalent les lacrymogènes ou reçoivent des coups par l’occupant. Camp de réfugiés de Qalandya, au nord de Jérusalem : vendredi 23 septembre, après la prière, des Palestiniens de Ramallah et al-Bireh, avec des défenseurs des droits humains, organisent une manifestation non violente à l’entrée du camp de réfugiés de Qalandya pour soutenir la démarche de la direction palestinienne pour la reconnaissance de l’État palestinien par les Nations-Unies. Ils se dirigent vers le check-point de Qalandya. Là ils font brûler des pneus, et lancent des pierres et des bouteilles vides sur les soldats de l’occupation. 17 Palestiniens, dont 6 mineurs, sont blessés et transportés au centre médical Palestine à Ramallah. En outre, de nombreux manifestants respirent les lacrymogènes. [...] 4 - Colonisation et agressions des colons contre les civils palestiniens et leurs biens [...] Ce même jour (27 septembre), la Commission urbanisme et construction israélienne du district approuve un projet de constructions pour 1100 logements dans la colonie Gilo, au sud de Jérusalem. Le projet inclut la pose d’un trottoir, la construction d’une école, de bâtiments publics, et d’une zone industrielle. Le ministre israélien de l’Intérieur a publié un communiqué de presse ce mardi 27 septembre déclarant que la Commission avait approuvé le projet, soumis à avis pendant 60 jours. Selon Ahmed Sab Laban, chercheur sur les questions de la colonisation, les logements seront montés sur une surface de 620 dunums (62 ha), et ils ne constituent que la première étape d’un plan plus vaste, avec lequel s’ajouteront ultérieurement 600 autres logements. Il faut indiquer que la construction de 942 logements a déjà été approuvée en août dernier. Rapport complet sur : http://www.info-palestine.net/artic... d'après : http://www.protection-palestine.org/spip.php?article11141 |


Samedi
11 février 2012, vers 13 h, des dizaines de Palestiniens et des membres
des familles des prisonnniers dans les geôles israéliennes se
rassemblent pour manifester, dans la non-violence, pour soutenir le
prisonnier palestinien Adnan Khader. Le mouvement des étudiants de
l’université de Birzeit appelle à la maniffestation. Les manifestants se
dirigent vers la prison Ofer, puis vers la porte de la prison. Les FOI
ont fermé la porte. Avant que les manifestants n’y parviennent, les FOI
tirent des balles d’acier enrobées de caoutchouc et des balles de métal,
et lancent des lacrymogènes et des bombes sonores sur les manifestants,
lesquels répliquent en lançant des pierres sur les FOI.