L'OLP dénonce un guide de randonnée israélien "incitant à la violence" TF1 le 27 Avril 2012 10h57 Le négociateur palestinien Saëb Erakat a
condamné un guide de randonnée diffusé par Israël comme "incitant à la
violence contre les Palestiniens", l'ouvrage recommandant "à ses
citoyens de se munir d'armes lors de randonnées près de villages
palestiniens en Cisjordanie". Israël autorise des colonies, les Palestiniens y voient une réponse à Abbas Le gouvernement
Netanyahu a en outre décidé de demander à la Cour suprême un sursis à la
démolition d'une trentaine d'habitations de la colonie sauvage
d'Ulpana, près de Ramallah, en Cisjordanie, construites sur des terres
privées palestiniennes, le temps de trouver une solution juridique pour
les préserver.
Israël a autorisé mardi trois colonies sauvages, une décision condamnée par le président palestinien Mahmoud Abbas qui attend un arrêt de la colonisation pour reprendre les négociations de paix. Le gouvernement israélien a autorisé a posteriori les colonies de Bruchin (350 habitants), Rechelim (240 habitants), dans le nord de la Cisjordanie et Sansana (240 habitants), dans le sud du territoire palestinien. Un comité ministériel ad hoc a "décidé de formaliser les statuts de trois communautés établies dans les années 90 à la suite de décisions de gouvernements précédents", a indiqué le bureau du Premier ministre Benjamin Netanyahu. "La décision ne change pas la réalité sur le terrain" et n'implique pas l'établissement "de nouvelles colonies ni l'extension de colonies existantes", a affirmé un responsable israélien. "La décision de légaliser trois colonies sauvages est la réponse prévue à la lettre du président Abbas au Premier ministre Netanyahu", a déclaré à l'AFP le porte-parole de M. Abbas, Nabil Abou Roudeina. Dans un communiqué, le gouvernement palestinien a "condamné la poursuite par Israël du développement de la colonisation", ainsi que "la +légalisation+ d'enclaves de colonisation", affirmant qu'elle "détruit les chances de paix et d'une solution à deux Etats". M. Netanyahu a reçu le 17 avril une lettre de M. Abbas exigeant pour reprendre les négociations de paix une série d'engagements, dont la reconnaissance des lignes de 1967 comme base de discussions et le gel de la colonisation. Le Premier ministre israélien doit répondre "dans les deux semaines". Mais les responsables palestiniens anticipaient une réponse négative en s'apprêtant à relancer leurs démarches aux Nations unies. "La question de la lettre palestinienne et de la réponse israélienne ne doit pas être surestimée, car nous connaissons la réponse israélienne", avait souligné lundi une dirigeante de l'Organisation de libération de la Palestine (OLP), Hanane Achraoui. "La prochaine étape devrait être l'Assemblée générale de l'ONU", habilitée à accorder à la Palestine le statut d'Etat non membre, a-t-elle estimé. Le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon s'est déclaré "profondément troublé" et déçu par la décision d'Israël, selon son porte-parole. Les Etats-Unis se sont dits eux "préoccupés". La porte-parole du département d'Etat, Victoria Nuland, a rappelé que Washington était opposé aux activités de colonisation en Cisjordanie et déclaré que les Etats-Unis allaient demander à Israël, via leur ambassade à Tel-Aviv, des "clarifications". "La France condamne cette prétendue légalisation qui envoie un signal très négatif, contraire aux intérêts de la paix dans la région", a également réagi le porte-parole du ministère français des Affaires étrangères Bernard Valero. Le chef de la diplomatie jordanienne Nasser Jawdeh a "condamné les activités de colonisation israéliennes ainsi que toute action unilatérale", lors d'entretiens à Amman avec l'émissaire américain David Hale. "C'est la première fois depuis 1990 que le gouvernement d'Israël décide de l'établissement de nouvelles colonies", a relevé Hagit Ofran, une responsable du mouvement israélien anticolonisation "La Paix maintenant". Le gouvernement Netanyahu a en outre décidé de demander à la Cour suprême un sursis à la démolition d'ici le 1er mai d'une trentaine d'habitations de la colonie sauvage d'Ulpana, près de Ramallah, en Cisjordanie, construites sur des terres privées palestiniennes, le temps de trouver une solution juridique pour les préserver. Aux yeux de la communauté internationale, toutes les colonies sont illégales, qu'elles aient ou non été autorisées par le gouvernement israélien. Plus de 340.000 colons israéliens habitent en Cisjordanie et plus de 200.000 dans des quartiers de colonisation à Jérusalem-Est. Combien de murs pour maintenir l'occupation sioniste de la Palestine ? ISM, par Par Franklin Lamb, 22 avril 2012 Il se peut que des chercheurs aient à remonter au 3ème siècle avant JC et au début du 17ème siècle pour trouver un régime qui élève avec autant de frénésie des murs et des barrières pour chercher désespérément à conserver des terres volées, comme nous, au Liban, en serons bientôt témoins au sud du pays. Il faut remonter en 221 avant JC, quand l'empereur Qin Shi Huang a ordonné la construction d'un mur pour garder les prises territoriales de la Chine contre les revendications du peuple Xiongnu de Mongolie, qui affirmait que les Chinois les leur avaient volées.
Vue sur la colonie sioniste de Metula depuis le village libanais de Kfar Kila, situé le long de la "Ligne Bleue", frontière entre le Liban et la Palestine occupée. Les premier et arrière plans sont à l'intérieur du territoire libanais. Selon la FINUL, les forces sionistes
d'occupation veulent remplacer cette clôture de barbelés par un mur de
5m de haut. Le Hezbollah et les Libanais locaux brocardent cette
dernière provocation. ![]() La nouvelle clôture le long de la frontière avec l'Egypte, près de la station balnéaire d'Eilat, sur la Mer Rouge. Le tout dernier mur frontalier d' Israël suivra celui qui a été érigé le long des 240km de ligne de démarcation entre les déserts du Sinaï et du Néguev, un projet qui devrait être terminé à fin 2012. Une fois que le mur de Kfar Kila sera achevé, Israël sera presque complètement enfermé par des clôtures de barbelés ou de béton, ne laissant que la frontière sud avec la Jordanie entre la Mer Morte et la Mer Rouge sans barrière physique. Mais elle aussi pourrait être murée à l'avenir, selon Shenker. D'après lui, ce serait en raison de l'instabilité en Jordanie et de son gouvernement de plus en plus branlant. Encore un autre mur, d'environ 11km depuis la Méditerranée le long de la frontière sud rejoindra la clôture qu' Israël a déjà construite autour de Gaza. Ce mur court sur 50km, avec une zone tampon interdite aux Palestiniens, et s'étend sur près d'un 1km à l'intérieur de l'étroite Bande de Gaza, emmurant les meilleures terres agricoles palestiniennes. Cette "guerre sécuritaire" a bouclé les Palestiniens à l'intérieur de Gaza mais n'a pas empêché la capture trans-frontalière du soldat Gilad Shalit en 2006. Le long de la frontière Palestine-Liban, Israël a construit une clôture dans les années 1970 après avoir été bouté hors du Liban en 2000 après 22 ans d'occupation. Cette barrière n'a pas empêché le Hezbollah, dans une embuscade trans-frontalière en 2006, de capturer 2 soldats israéliens pour négocier une échange de prisonniers. Pas plus qu'elle n'a empêché le Hezbollah de tirer des milliers de roquettes pendant les 33 jours consécutifs de guerre en représailles au bombardement israélien sur la plus grande partie du Liban sud. Et les "murs de protection" poussent comme les champignons après la pluie. A l’extrême est du Liban, une barrière israélienne a été construite sur la ligne de cessez-le-feu tracée à la fin de la guerre d'Octobre 1973, qui court entre les Hauts du Golan, qu' Israël occupe illégalement depuis près de 45 ans, et la Syrie.
C'est par là que des centaines de manifestants pro-palestiniens sont entrés en Palestine occupée en mai dernier, dans le Golan et le long de la frontière libanaise. Plus d'une douzaine de personnes ont été tuées et des centaines ont été blessées lorsque les forces sionistes ont ouvert le feu sur des civils non armés. A Quneitra, un passage, maintenant sous le contrôle des Nations-Unies, permet la circulation du personnel des Nations-Unies, des camions de pommes, de quelques étudiants druzes et de l'occasionnelle mariée syrienne en blanc.
A quelques kilomètres au nord de Quneitra, se trouve Shouting Hill, où des familles druzes du Golan crient leurs salutations, par-dessus la barrière, à leurs familles en Syrie. En allant vers le sud à travers des champs et des collines pleines de mines, la ligne de cessez-le-feu de 1973 est bordée de bases militaires israéliennes, de zones militaires fermées et des carcasses de chars des batailles passées, jusqu'à ce qu'elle se connecte à la frontière avec la Jordanie. Elle rejoint alors un des premiers murs d' Israël, construit à la fin des années 1960, qui s'étend maintenant pratiquement du Lac de Tibériade à la Vallée du Jourdain et à la Mer Morte. La plus grande partie de cette ligne n'est pas une frontière d'Israël, mais plutôt une barrière qui sépare la Jordanie de la Cisjordanie sous occupation israélienne. A environ un tiers de ce tronçon, vers le sud, la barrière rejoint l'énorme mur infâme de fer et d'acier de Cisjordanie . Celui-ci court le long et à l'intérieur de la ligne d'armistice de 1949, engloutissant des hectares de terre agricole palestinienne, coupant à travers les communautés et séparant les fermiers de leurs champs et de leurs oliviers. Comme pour ses 18 autres murs et barrières, le régime sioniste affirme que c'est simplement une mesure sécuritaire, mais beaucoup pensent qu'il marque les limites d'un futur Etat palestinien, dévorant 12% supplémentaires de Cisjordanie . Environ un-tiers de ses 750km sont terminés, principalement sous la forme d'une clôture en acier avec de grandes zones d'exclusion des deux côtés. Le tracé actuel isole 8,5% du territoire cisjordanien et 27.520 Palestiniens du côté "israélien" du mur et 3,4% du secteur (avec 247.800 habitants) est complètement ou partiellement encerclé.
Deux murs israéliens similaires, celui de la Bande de Gaza et le mur de 7 à 9 mètres qui sépare Gaza de l'Egypte (temporairement mis à terre le 23 janvier 2008), qui est actuellement sous contrôle égyptien, sont aussi largement condamnés par la communauté internationale. Revenant au dernier projet de mur, le régime sioniste contrecarre de plus en plus les discussions, séances, visites et expressions de solidarité avec les Palestiniens, et même la vision de son Etat-caserne depuis le sud du Liban. Couper une vue qui a émerveillé les gens à travers l'histoire représente la continuation de son isolement et de sa xénophobie. Suite à la réunion conjointe à Kkar Kila évoquée ci-dessus, le major-général Serra, de la FINUL, a déclaré : « L'objectif annoncé de la rencontre était d'aider Israël à mettre en place des mesures de sécurité supplémentaires le long de la Ligne Bleue dans la zone de Kfar Kila, afin de minimiser la portée des tensions sporadiques ou de tout malentendu qui pourrait conduire à une escalade de la situation." En fait, c'est certainement l'inverse qui va se produire. Lors d'une visite récente au camp palestinien de Ahmad Jibril dans la Vallée de la Bekaa, et de discussions avec des groupes salafistes à Saida, il est clair que le mur va probablement devenir une cible d'entraînement de tirs et contraindra la FINUL et le Hezbollah à déployer leurs efforts pour maintenir la frontière calme. Dans un commentaire cinglant paru dans le Yediot Ahronoth, le journal le plus vendu d'Israël, l'analyste de la défense Alex Fishman a écrit récemment : "Nous sommes devenus une nation qui s'emprisonne elle-même derrière des clôtures, et qui se tapit, terrifiée, derrière des boucliers défensifs." C'est devenu, dit-il, une "maladie mentale nationale." Source : Al Manar Traduction : MR pour ISM Votez contre un nouvel accord entre l’Union européenne et Israël Média Palestine le vendredi 20 avril 2012. Signez la pétition (qui sera envoyée à 40 euro-députés) contre l’accord sur l’évaluation de la conformité et de l’acceptation des produits industriels (ACAA) entre l’Union européenne et Israël Vous pouvez la remplir ici :https://www.change.org/petitions/vo... Texte de la pétitionMadame, Monsieur, Vous serez bientôt amené à vous positionner sur le protocole additionnel à l’accord sur l’évaluation de la conformité et de l’acceptation des produits industriels ACAA entre l’Union européenne et Israël. Le rejet de cet accord est une question de crédibilité, de justice et de responsabilité. Lorsque le traité de Lisbonne est entré en vigueur, il a introduit l’obligation de cohérence entre l’action extérieure de l’Union européenne et sa politique commerciale. La position de l’Union européenne sur la question israélo-palestinienne est claire : les colonies sont illégales et constituent un obstacle à la création d’un futur État palestinien ; le blocus de Gaza est illégal et doit être levé. Or, force est de constater que la colonisation progresse et que le blocus est toujours en place. Les rapports des chefs de mission de l’UE dans les territoires occupés décrivent en détail les violations répétées des droits de l’Homme commises par Israël en Cisjordanie et en Israël, contre le peuple palestinien. Il serait incompréhensible que les députés qui nous représentent au Parlement européen ferment les yeux sur ces violations, et fassent passer les intérêts commerciaux de l’Union européenne avant ses propres engagements en matière de droits de l’Homme et de politique étrangère. La cohérence, telle qu’entérinée par l’UE dans le traité de Lisbonne, implique un rejet de cet accord commercial avec Israël et ce, tant qu’Israël ne respectera pas les obligations qui lui incombent en droit international. Les faits sur le terrain montrent que la « politique d’engagement » avec Israël menée jusqu’à présent par l’Union européenne s’est soldée par un échec. D’autres outils doivent être utilisés pour rétablir la justice. J’estime que cet accord en fait partie. Le rejet de cet accord est donc bien une question de crédibilité, justice et responsabilité. Je vous demande donc de vous y opposer. Repris du site agence média Palestine d'après : http://www.protection-palestine.org/spip.php?article11717 Les colonies juives polluent l’environnement des Palestiniens Ma’an News - mercredi 7 mars 2012 - 06h:39 ![]() Berger palestinien, en Cisjordanie , près d’une source polluée par le rejet des eaux usées - Photo : RFI/Karim Lebhour S’exprimant lors d’une conférence sur l’environnement à Salfit, le responsable des services de santé de la municipalité de Salfit a déclaré que la situation était devenue « intolérable » pour les communautés touchées par les maladies propagées par les eaux des égouts, avec même des cas de choléra. Les déchets provenant des usines dans une zone industrielle à l’intérieur d’une colonie israélienne, menacent l’agriculture de Salfit, a rappelé le gouverneur de Salfit. La colonie Barqan, près de Wadi Cana à Salfit, héberge le plus grand complexe industriel des colonies de peuplement israéliennes en Cisjordanie, a fait savoir le gouverneur Isam Abou Bakr. Il a averti que le déversement des déchets dans 11 sites autour de Salfit est devenu une cause majeure de cancer dans la région. Toutes les colonies israéliennes construites dans les territoires occupés de Cisjordanie et de Jérusalem-Est sont illégales au regard du droit international. d'après : http://www.info-palestine.net/article.php3?id_article=11881 Israël obtient la démission d'une députée britannique de son parti Médiapart le 2 mars 2012 Lady Jenny Tonge, qui siège à la Chambre des Lords en
Grande-Bretagne, a refusé de s’excuser et a préféré quitter le parti
"Libéral Démocrate" dont le chef lui demandait de revenir sur la phrase
qu’elle avait prononcé : "Israël ne pourra exister indéfiniment sous sa forme actuelle".
L'ambassadeur d'Israël en Grande-Bretagne avait protesté, et le lobby sioniste était tout de suite monté au créneau, tronquant la phrase prononcée pour la présenter comme une menace. Mais Lady Tonge a envoyé promener Nick Clegg, le chef de son parti, quand ce dernier a exigé d’elle qu’elle s’excuse. Elle au contraire redit qu’elle "protestait contre le traitement infligé aux Palestiniens à Gaza et en Cisjordanie, de même que celui subi par les Arabes israéliens". Lors d’un meeting à l’université du Middlesex la semaine dernière, elle avait déclaré très précisément: "Israël ne restera pas indéfiniment dans sa forme actuelle. Un jour, les Etats-Unis en auront marre de verser 70 milliards de livres sterling par an à Israël pour soutenir un porte-avions américain au Moyen-orient, c’est à dire Israël. Un jour, le peuple américain dira au lobby israélien aux USA : trop, c’est trop." Ajoutant "Israël perdra son soutien et récoltera ce qu’ils ont semé". Jenny Tonge a précisé que ces commentaires étaient en outre prononcés dans un contexte où un groupe de sionistes avait éructé des obscénités pendant toute la réunion à l’égard des intervenants jusqu’au moment où les vigiles avaient dû les faire sortir de la salle. Elle a exprimé sa ’déception de voir la direction de son parti céder en permanence aux pressions du lobby israélien, en dépit du fait qu’Israël viole le droit international, les Conventions de Genève et les droits de l’homme.’ Et a estimé que "tant que les politiques se conduiront de la sorte, c’est aux citoyens qu’il reviendra de mener ce combat." Jenny Tonge est sensible depuis longtemps aux drames de la Palestine, elle est connu entre autre pour avoir dit en plein parlement UK que ’si elle était Palestinienne, il se pouvait fort bien qu’elle se serait fait kamikaze elle-même’. Son soutien verbal aux Palestiniens lui a déjà couté des postes par le passé, mais cette fois-ci le Lobby sioniste a eu raison d’elle, et pourtant ses propos ne furent qu’une répétition de ce que Ehud Olmert lui-même et tant d’autres ont déjà dit. Si vous souhaitez remercier Lady Tonge, vous pouvez lui envoyer un mail à : tongej@parliament.uk Combattre le racisme et la discrimination Femmes, Paix et Sécurité 28 février 2012 Campagne contre une loi sur la citoyenneté qui détruit des familles palestiniennes : courrier de nos amis israéliens qui se battent pour l'égalité des droits Chers amis, Isha L'Isha, le centre féministe de Haïfa avec son projet « Femmes, Paix et Sécurité » a l’intention de se joindre à la campagne internationale pour combattre la loi sur la citoyenneté qui rend la vie de milliers de familles impossible. Quiconque a envie de coordonner la campagne dans un pays spécifique est prié de m’écrire sur : hsafran10@hotmail.com Nous avons déjà des partenaires aux Pays-Bas aux US et en Italie. A vous, en paix, Hannah------ Chers amis, Faisant partie de notre campagne pour combattre la dernière loi israélienne raciste sur la citoyenneté, nous (ma famille et les amis Abir Kopty, Salim Abu Jabal, et Habib Siman) avons lancé ce petit film de 7 minutes, pour dire au monde ce que peut détruire le racisme israélien : une famille ! Il y a un mois, je vous ai envoyé ma Lettre ouverte et je l’ai diffusée par email, je voudrais vous demander de diffuser aussi cette vidéo (sous-titrée anglais) comme faisant partie de notre contribution pour combattre le racisme et la discrimination. Je compte sur votre aide, svp faites savoir au monde, nous ne nous tairons pas, et le racisme finira dans les poubelles de l’histoire ! Nous y croyons vraiment, faites que cela se passe… Bien à vous, Taiseer, Akkasous titré anglais Aux défenseurs du Grand Israël Info palestine - Rudi Barnet - jeudi 9 février 2012 - 06h:31 ![]() Commémoration
de la Nakba, 15 mai 2011 - Les violences et tortures délibérées
pratiquées par les troupes israéliennes d’occupation contre les
Palestiniens, sont non seulement tolérées, mais elles ont été de tout
temps pratiquées, encouragées et institutionnalisées - Photo :
Stoptheviolence.eu
Cher militant de notre grand projet, Tout va bien, l’avenir s’annonce radieux ! Après plus de 60 ans d’efforts, notre conquête du territoire palestinien sera bientôt complète. Le plan de nettoyage ethnique que nous avions élaboré et lancé en 1948 est en bonne voie de finition. Avec le soutien actif des USA, notre indéfectible allié, et la collaboration silencieuse des pays européens, nous sommes devenus - et de loin - la plus grande puissance militaire du Moyen-Orient et la 6ème puissance nucléaire du monde ! Ces soutiens des occidentaux sont parfois décriés alors qu’ils sont totalement légitimes et justifiés... Il aurait en effet été scandaleux de ne pas les voir soutenir l’œuvre civilisatrice d’autres occidentaux ! Dernière bonne nouvelle : la préparation de l’attaque contre les mécréants iraniens, s’accélère... Pas question qu’un autre Etat que nous développe le nucléaire, même civil, au Moyen-Orient ! Tout va bien, donc ! Cependant, la perfection n’étant pas de ce monde, il faut bien constater une certaine réticence de l’opinion publique internationale à approuver le développement de notre œuvre colonisatrice et reconnaître notre rôle moteur dans la défense de l’Occident. Devant ces critiques absurdes et hostiles, il est primordial que chaque sioniste se mobilise pour modifier la vision négative d’Israël qui se répand actuellement et fasse taire ceux qui osent nous blâmer ! Comme vous le savez, de nouveaux moyens financiers ont été dégagés par notre gouvernement pour soutenir cette campagne de réhabilitation et donner à nos antennes de propagande les armes pour écraser toute velléité de s’opposer à notre suprématie. (1) Comme sioniste, n’oublions jamais que notre seule véritable patrie est Israël... et que tout sioniste doit remplir son rôle de lobbyiste dans le pays où il réside ! Tout va bien ! Afin de mieux épauler nos militants dans cette croisade, il est nécessaire de leur donner quelques outils pour museler les critiques et étouffer les révélations nuisibles au sionisme : les informations qui suivent doivent vous permettre de clouer le bec à ceux qui ont l’arrogance de contester. Mais les mensonges et calomnies utilisés par nos ennemis antisémites pour délégitimer notre mouvement étant très nombreux, nous n’aborderons ici que quelques thèmes... pour cette fois ! Mais avant tout, n’oubliez pas que tout antisioniste est un antisémite ! Martelez ce slogan à toute occasion, qu’il devienne une évidence pour le citoyen lambda... Ainsi il ne verra pas l’absurdité et le ridicule de l’expression (suivant cette logique... antinazi = anti Allemand, anticommuniste = anti Russe, antifranquiste = anti Espagnol, etc). A propos du sionisme Depuis la fondation de notre mouvement à la fin du XXème siècle, les critiques n’ont pas manqué et des traîtres comme Albert Einstein et Hanna Arendt ont même osé, en compagnie d’une bonne vingtaine d’intellectuels juifs renégats, affirmer que notre idéologie était fasciste. (2) Heureusement, personne ne les a écoutés. Ainsi nous avons pu occulter l’image de conquérants et continuer à nous poser en victimes. Là, Ben Gourion a été génial ! Lui qui, en 1942 ( !), disait que "le désastre qu’affronte le Judaïsme européen n’est pas mon affaire !" a su merveilleusement utiliser le sentiment de culpabilité provoqué par le génocide hitlérien pour emporter le morceau à l’ONU. Certains, tel Norman Finkelstein (encore un traître) (3), ont dénoncé cette utilisation du massacre à des fins politiques... Méprisez-les ! Et si on vous casse les pieds avec le soi-disant problème des survivants de l’Holocauste qui vivent en Israël sous le seuil de pauvreté (± 200.000), rappelez les paroles du rabbin Yosef Ovadia : C’est la punition de Dieu pour leurs péchés ! Si notre grand rabbin le dit, c’est que c’est ainsi ! Tout va bien ! Vive Ben Gourion ! Grâce à lui et à ses compagnons, le mythe de la petite nation pacifique obligée de se défendre contre des Arabes sanguinaires a pu se propager ! Ce statut nous a permis de dédaigner les lois internationales, de snober les résolutions de l’ONU et les condamnations du tribunal de La Haye sans entraîner la moindre sanction contre nous. Comme disait notre grand Ariel Sharon : Israël peut avoir le droit de juger les autres, mais certainement personne n’a le droit de juger le peuple juif ou l’État d’Israël ! Faut dire que Ben Gourion avait déjà évité pas mal d’écueils depuis les années 30 et nos premiers attentats à la bombe contre les civils arabes à Jérusalem et à Jaffa. Il avait, entre autres, fait taire Simon Wisenthal, le chasseur de nazis, qui l’apostropha au congrès sioniste de 1946 : Cela ne nous aurait pas fait de mal d’organiser notre propre procès de Nuremberg contre tous ceux (les dirigeants sionistes) qui n’avaient pas accompli leur devoir envers nous, nos familles et le peuple juif. (4) D’autres juifs renégats, tel Marek Edelman, le soi-disant héros du ghetto de Varsovie, ont rejoint les opposants à notre glorieuse colonisation, mais l’efficacité de notre service de propagande est bien connue... Et cela n’a pas fait trop de vagues. Nous sommes aussi parvenus à masquer pas mal de faits gênants pour notre image... même à faire oublier que nos dirigeants avaient collaboré avec le régime nazi - Itzak Shamir, futur premier ministre, fit même de la prison pour ça. Mais tout va bien : sionisme n’est toujours pas assimilé à fascisme ! C’est fort, non ? Aujourd’hui encore les traîtres pullulent (Daniel Barenboim, Amos Oz, Noam Chomsky, Richard Gere, Naomi Klein...). v Ne laissez pas ces juifs honteux injurier notre noble cause et fermez le caquet à tous ceux qui, juifs ou non, nous critiquent et nous traitent de fascistes ! Il n’y a qu’une seul vérité : la nôtre ! ... Et comme le disait un de nos éminents représentants en Europe : Ceux qui sont contre Israël sont des animaux, des chiens enragés, des hyènes ! Pas de pitié pour tous ceux qui osent dire que le Grand Israël est une utopie criminelle ! A propos de l’apartheid On nous accuse en plus d’avoir une politique d’apartheid. Honteux ! Tout ça parce que, pour optimiser la vie en commun avec les 20% d’Arabes vivant dans l’Etat des juifs, nous avons été amenés à instaurer des tribunaux particuliers, une carte d’identité spécifique, restreindre l’utilisation des transports publics, limiter l’accès au travail et aux études universitaires, interdire les mariages mixtes (... manquerait plus qu’on se mélange !)... Etc, Etc. Il faut bien contrôler ces indigènes, non ? On nous reproche aussi les quelques centaines de kilomètres de mur découpant la Judée-Samarie (la "Cisjordanie" pour nos ennemis), le rationnement de l’eau... et même les 800 check-points qui empêchent la libre circulation des autochtones. Faut bien nous défendre contre les terroristes, non ? C’est vrai qu’il y a parfois des dommages collatéraux inévitables, comme la mort de ces 35 bébés et de ces 5 mères décédées pendant leur accouchement sur la route. (6) N’ont qu’à pas faire autant d’enfants ces... crocodiles, comme les qualifiait Ehud Barak, notre glorieux ministre. (7) Il est aussi scandaleux qu’un Nelson Mandela ose nous accuser de racisme... Encore un antisémite que nous aurions mieux fait d’éliminer du temps de notre collaboration suivie avec Willem Botha ! Savez-vous qu’il n’a pas hésité à comparer notre œuvre
civilisatrice au régime d’apartheid de l’Afrique du Sud et a osé
écrire : Les Palestiniens ne luttent pas pour un "Etat"
mais pour la liberté, la libération et l’égalité, exactement comme nous
avons lutté pour la liberté en Afrique du Sud (...)
Si vous suivez également le système judiciaire en Israël, vous verrez
qu’il y a discrimination contre les Palestiniens, et si vous considérez
plus particulièrement les territoires occupés en 1967, vous verrez qu’il
y a déjà deux systèmes judiciaires à l’œuvre, qui représentent deux
approches différentes de la vie humaine : une pour la vie palestinienne
et l’autre pour la vie juive Heureusement ce propos abject est contredit par nos amis politiques d’Europe et par la plupart des journalistes occidentaux qui, eux, considèrent que c’est une calomnie de nous accuser de pratiquer l’apartheid. (9) Merci à tous ces parlementaires et à la presse pour leur bonne collaboration. A propos du nettoyage ethnique Quelques historiens félons sont allés farfouiller dans nos archives militaires et ont découvert que, deux mois avant le vote de l’ONU nous accordant un territoire, nos dirigeants avaient élaboré un "Plan D" (Daleth en hébreu) de nettoyage et l’avaient lancé dès l’annonce de la création de notre Etat. x Cette révélation est inacceptable ! Elle ne peut être le fait que d’antisémites juifs qui veulent salir notre image. C’est vrai que 800.000 indigènes prirent la fuite à cette époque... Mais c’était leur choix ! C’est vrai que quelques 500 villages furent détruits... IIs gênaient notre avancée ! C’est vrai qu’il y eut quelques bavures (appelées indûment "massacres")... Ils n’avaient qu’à ne pas protester ! Nous étions parvenus à cacher l’existence de ce plan de nettoyage ethnique (idem pour la bombe atomique !) que nous avons poursuivi sans anicroches jusque ces dernières années... Et il a fallu qu’un Ilan Pappé, et d’autres traîtres à notre cause, vendent la mèche ! Que faire ? Niez ! Dites que tout ça est inventé, que ces révélations sont fabriquées par un esprit malade ! Ne négligez aucun moyen ou argument ! La vérité est secondaire, seul notre projet est important ! Tout va bien ! A propos des origines Nous pouvons être fiers de nos services de propagande. Ils sont d’une redoutable efficacité ! Je n’en veux pour preuve que les nombreuses fariboles que nous avons fait gober aux naïfs. Par exemple, ils croient toujours que les Romains ont chassé les juifs de Palestine... Alors que nos propres historiens reconnaissent que c’est pure invention et qu’il n’y a quasi aucun citoyen de notre Etat qui peut revendiquer un quelconque ancêtre issu de la terre que nous avons maintenant conquise. Il faut absolument clouer le bec à ces Shlomo Sand ou Israël Bartal, ces professeurs d’universités israéliennes qui ont admis que nous sommes tous essentiellement les enfants d’Européens, d’Orientaux et de Nord-africains convertis à la religion juive. xi Heureusement, ces révélations ont pu, jusqu’à présent, être plus ou moins étouffées et nous arrivons encore à maintenir la fiction du peuple retournant dans la terre de ses ancêtres... Mais il est fondamental de contredire violemment les découvertes de ces soi-disant historiens, de les réduire au silence ! Menteurs ! Faussaires ! Affabulateurs ! Paranoïaques ! Négationnistes !... Ne négligez aucune injure contre ces chiens ! La vérité historique ne compte pas ! Seule compte la Torah qui dit que c’est Dieu qui nous a donné cette terre ! Nous sommes son peuple élu, non ? Tout va bien ! A propos des idiots utiles Une de nos grandes forces a été de parler de paix depuis 60 ans, de proposer des négociations, d’afficher une volonté de solution pacifique... tout en continuant notre expansion territoriale. Nous sommes les rois du "faire traîner", les experts du piétinement ! Et ça marche toujours ! De nombreux idiots utiles nous ont été, et nous sont toujours, d’un grand secours pour propager ce discours lénifiant "Ils ne demandent qu’à négocier" nous évitant ainsi de devoir parler de justice et de droit... de répondre de nos actes ! La plupart des politiciens européens de la gauche "bon chic, bon genre" soutient, par exemple, le projet de deux Etats... alors qu’un simple coup d’œil sur la carte montre que c’est devenu impossible. Merci à eux ! Pendant qu’ils discutaillent, nous on agit et on donne un coup de fouet à l’extension de nos colonies et au nettoyage ethnique. De nouveaux alliés nous sont aussi arrivés : les groupuscules d’extrême-droite européens et les évangélistes créationnistes américains ! Eux, ils ont compris que nous étions la citadelle du monde occidental face aux barbares ! Ils pensent comme nous et sont nos frères dans la lutte contre nos détracteurs. C’est à bras ouverts que nous les avons accueillis ! Collaborez avec eux dans votre pays ! Ils nous soutiennent pour ameuter la presse et l’opinion publique dès qu’un événement quelconque, même mineur, se révèle utile à notre cause (injure raciste dans une école, jet de roquette près d’une colonie...etc), pour pousser les hauts cris à chaque information négative (rapports de l’ONU, émissions télévisées...) et récuser avec force la réalité de tous les faits, présents ou passés, nuisibles à Israël. Ce sont des potes ! A propos des perspectives Elles sont ensoleillées ! Des colonies (pardon, des "implantations dans les territoires contestés") se construisent chaque jour avec la bénédiction de nos rabbins pendant que nos braves colons détruisent les oliveraies palestiniennes sous la protection de notre glorieuse armée. Nous occupons de plus en plus le terrain, au point qu’on ne voit plus très bien ce qu’il y a à négocier avec ces Arabes qui prétendaient vouloir un pays. Quand nous aurons tout nettoyé, il ne leur restera plus qu’à se soumettre ou partir. On leur laissera la bande de Gaza (toujours "contrôlée", bien entendu). Promotionnée comme les réserves apaches, ça peut être intéressant pour le tourisme. Tout va bien ! Chaque jour, on tue quelques Palestiniens sans le moindre écho dans les medias occidentaux, on lance quelques bombes sur Gaza, on assassine quelques opposants ou gêneurs à l’étranger (très bonne collaboration Mossad/CIA !), on arrête quelques indigènes (faut bien refaire le stock après la libération du millier de Palestiniens de fin 2011), on édifie un nouveau check point, on coupe l’eau à quelques villages, on détruit quelques maisons, on construit un grand camp de concentration pour les immigrés clandestins... Tout va bien ! La population israélienne n’est pas au courant ou préfère ne pas le savoir. A part quelques rares journalistes, la presse occidentale a adopté la politique des trois singes (mains sur les yeux, les oreilles et la bouche) et informe le moins possible. La plupart des politiques européens n’en ont rien à foutre ou se manifestent mollement. Seuls les Droitsdel’Hommistes invétérés (antisémites, évidemment !) s’informent et protestent. Les USA viennent de renforcer notre armement... Ça ne peut pas aller mieux ! Nous n’attendons plus que le Docteur Folamour pour lancer la grande offensive ! Notes : (1) La Mena (Metula News Agency) est le principal outil de propagande dans les pays francophones d'après : http://www.info-palestine.net/article.php3?id_article=11759 Israeli Apartheid Week: la bande annonce Ajoutée par neverbeforecampaign le 2 févr. 2012 Calling the Israeli regime as one of apartheid is not rhetoric, nor is
it an exaggeration or a propaganda tool. This is the reality in modern
day Palestine, where the Israeli regime is based on discrimination,
through laws, practices, education and most aspects of life. This
apartheid regime is not only imposed on the people in Palestine, but
also on millions of Palestinian refugees denied their right to return
home because they are of the wrong religion. As awareness across the world continues to increase regarding the Israeli Apartheid regime in Palestine, each effort in this aspect would help accelerate the conclusion of this shameful page in history. And as this awareness rises, campaigns to boycott, divest and sanction this regime provide a very effective and natural response. The world witnessed a similar response transpire and bear fruit in the case of South Africa, and there are very good reasons to believe that it will do the same in the case of Palestine. Traduction GOOGLE : Appel du régime israélien comme l'un de l'apartheid n'est pas la rhétorique, ni une exagération ou un outil de propagande. Telle est la réalité dans des temps modernes en Palestine, où le régime israélien est basé sur la discrimination, à travers les lois, les pratiques, l'éducation et la plupart des aspects de la vie. Ce régime de l'apartheid n'est pas seulement imposé au peuple en Palestine, mais aussi sur des millions de réfugiés palestiniens privés de leur droit de rentrer chez eux parce qu'ils sont de la mauvaise religion. Comme la sensibilisation à travers le monde continue d'augmenter en ce qui concerne le régime d'apartheid israélien en Palestine, chaque effort dans cet aspect permettrait d'accélérer la conclusion de cette page honteuse dans l'histoire. Et comme cette hausse de sensibilisation, des campagnes de boycott, céder et de sanction de ce régime d'apporter une réponse très efficace et naturel. Le monde a connu une transpirer réponse similaire et portent du fruit dans le cas de l'Afrique du Sud, et il ya de très bonnes raisons de croire qu'il fera la même chose dans le cas de la Palestine. Les Européens jugent qu’Israël sabote le processus de paix
René Backmann (Nouvel Observateur)
publié le vendredi 3 février 2012. Deux documents confidentiels de l’Union européenne montrent qu’Israël freine plus que jamais toute possibilité d’un accord de paix. Après l’échec des cinq rencontres exploratoires tenues à Amman avec les émissaires israéliens, les dirigeants palestiniens ont répété dimanche qu’il n’y aura pas de reprise des négociations si Israël continue à refuser le gel de la colonisation et n’accepte pas la solution à deux Etats basée sur les frontières de 1967. Conditions que l’Etat juif est moins que jamais disposé à remplir, comme le confirment deux documents confidentiels de l’Union européenne récemment parvenus à Bruxelles. Le premier est le rapport annuel des chefs de missions diplomatiques des vingt-sept Etats de l’Union en poste à Jerusalem et Ramallah. Dans ce document, dont le "Nouvel Observateur" a obtenu une copie, les diplomates estiment que "sans Jérusalem capitale des deux Etats, une paix durable entre Israël et les Palestiniens ne sera pas possible". Or, démontre ce texte de 20 pages très documenté, "Israël perpétue activement l’annexion de Jérusalem en affaiblissant systématiquement la présence palestinienne dans la ville", notamment par le développement des colonies et une planification urbaine discriminatoire. Le second document, tout aussi nourri, dont le "Nouvel Observateur" détient également une copie (nous reproduisons le texte, en anglais, ci-dessous, accompagné de nos explications), a été établi en juillet 2011 par les mêmes diplomates mais examine la situation de la "zone C". Dans cette zone qui représente 62% de la Cisjordanie, Israël exerce, en vertu des accords d’Oslo un contrôle sécuritaire total et un contrôle civil quasi-total. 110.000 colons israéliens y vivaient en 1993. Ils sont désormais 310.000. Deux fois plus nombreux que les Palestiniens. En utilisant un arsenal spécifique de règles civiles, d’ordres militaires et de faits accomplis, Israël y a pratiqué, en violation des Conventions de Genève, des accords d’Oslo et de la Feuille de route de 2003, un véritable transfert de population et une annexion de fait qui rend "plus lointain que jamais l’instauration d’un Etat palestinien dans les frontières de 1967", c’est-à-dire la signature d’un accord de paix. Comme les années précédentes, les conclusions de ces rapports, issues d’un consensus entre les consuls Européens sur le terrain, n’ont pas été adoptées à Bruxelles. Plusieurs pays dont l’Allemagne, les Pays Bas, la République tchèque, l’Italie, hostiles à toute condamnation d’Israël, s’y sont opposés. Mais les documents existent. Accablants. Et aucun gouvernement européen ne peut aujourd’hui en ignorer le contenu. (Cet article a été publié dans le "Nouvel Observateur" du 1er février 2012) DOCUMENT Le rapport européen confidentiel qui juge l’attitude d’Israël en Cisjordanie Le rapport confidentiel que nous publions ici a été rédigé en juillet par les chefs de mission diplomatiques (consuls) des 27 Etats de l’Union européenne en poste à Jérusalem et à Ramallah. Préparé en même temps que le rapport annuel des diplomates sur la situation à Jérusalem-Est, il porte sur la zone C de la Cisjordanie. Instituée par les accords d’Oslo de 1993, cette zone représente 62% de la Cisjordanie. Contrairement à ce qui se passe pour les zones A (18% du territoire) et B (20% du territoire), où sont concentrés plus de 90% des Palestiniens et où l’Autorité palestinienne exerce un contrôle au moins partiel, la zone C est placée sous l’autorité d’Israël qui y exerce un contrôle total, sur le plan de la sécurité et un contrôle presque total pour les questions civiles. C’est dans cette zone C que sont installés, dans 124 colonies officielles et une centaine de colonies "sauvages" la quasi-totalité des colons Israéliens de Cisjordanie. Au nombre de 110 000 en 1993 – lors de la signature des accords d’Oslo – ils sont aujourd’hui plus de 310 000, (à quoi s’ajoutent les quelques 200 000 colons installés à Jérusalem-Est). Sans la zone C pas d’Etat palestinien viable Comme le constatent les auteurs du rapport, ces chiffres livrent déjà à eux seuls, une des clés du blocage des négociations de paix. En transférant dans ce territoire occupé, en violation des conventions de Genève, des accord d’Oslo et de la Feuille de route de 2003, garantie par le Quartette (Etats-Unis, Union européenne, Nations Unies, Russie), une partie de leur population, les gouvernement israéliens successifs ont rendu très difficile, voire pratiquement impossible, une paix fondée sur la constitution d’un Etat palestinien en Cisjordanie dans les frontières de 1967. La zone C, riche en terres fertiles et en ressources naturelles – notamment en eau – constitue en effet le seul territoire continu de la Cisjordanie. Les multiples fragments de territoire qui constituent les zones B et C sont en effet séparés les uns des autres par des routes "sécurisées" ou des colonies israéliennes. Par ailleurs, le mur de séparation construit par Israël en Cisjordanie annexe de fait à Israël la quasi-totalité des colonies donc l’écrasante majorité des Israéliens installés en Cisjordanie. Sans la zone C, l’Autorité palestinienne, qui s’efforce, à l’initiative du premier ministre Salam Fayyad de bâtir les institutions de son futur Etat n’aura aucune chance de pouvoir construire un Etat cohérent et viable. "Zones tampons" et "zones de tir" Le rapport des consuls, reprenant parfois des informations fournies par les Nations Unies ou des ONG israéliennes spécialisées, révèle toute la complexité et l’efficacité des mécanismes qui ont permis à Israël d’annexer de fait la majorité de la Cisjordanie, sapant de fait les bases d’une négociation véritable. En additionnant à des ordres militaires spécifiques, un "zonage" des terres au bénéfice exclusif des colonies et des règles de circulation et de résidence qui entravent les mouvements des Palestiniens, "l’Administration civile" israélienne, c’est-à-dire la branche de l’armée chargée d’administrer les territoires occupés a littéralement asphyxié l’économie de cette zone qui reposait largement sur l’agriculture. D’autant qu’une partie des terres agricoles historiquement exploitées par les villageois palestiniens sont aujourd’hui considérées par l’armée israélienne conne des "zones tampons", autour des colonies ou des "zones de tir", décrétées inaccessibles, donc incultivables. En multipliant, surtout depuis 2000, les attaques contre des agriculteurs ou des villages palestiniens, dans une impunité totale, les colons contribuent à rendre de plus en plus difficile l’exploitation des terres agricoles par leurs propriétaires. Selon un document de l’ONU cité par le rapport des consuls, 79 incidents au cours desquels des Palestiniens ont été blessés ont été recensés en 2010 alors que 219 attaques ont provoqué des dommages matériels dans les villages ou sur des terrains agricoles palestiniens. Trois catégories de routes Certes, entre l’été 2010 et mai 2011, le nombre des obstacles – barrages, check points, barrières, tranchées – sur les routes de la Zone C a été réduit de 611 à 516, mais les routes de Cisjordanie – en particulier dans la zone C - restent divisées en trois catégories distinctes. Celles de la première catégorie, récentes et en très bon état, sont réservées à la circulation des colons et des militaires. Les véhicules palestiniens y sont rigoureusement interdits. Celles de la deuxième catégorie sont "partiellement prohibées "aux Palestiniens. Sur celles de la troisième catégorie, enfin, la circulation des Palestiniens est seulement "limitée" - même pour les piétons. Selon l’organisation israélienne de défense des droits de l’homme B’Tselem, au 31 janvier 2011, 72,6 km de routes de Cisjordanie étaient "interdits" aux Palestiniens et 155,2 "à circulation restreinte". Examinant en détail la pratique des "déplacements forcés" des Palestiniens, et le nombre croissant des destructions "administratives" de leurs maisons ou autres constructions, le rapport constate qu’en raison des contraintes imposées par l’autorité israélienne, "l’activité économique de la zone C se limite, pour les Palestiniens à une agriculture de faible intensité. Une agriculture plus intensive, une activité industrielle, les investissements dans la construction et le tourisme sont entravés par l’impossibilité d’obtenir des permis de construire de l’autorité israélienne et par la quantité très limitée des terres disponibles". Pour mettre un terme à cette stratégie "qui rend l’établissement d’un Etat palestinien viable plus lointaine que jamais", les chefs de mission diplomatique proposent quatre séries de mesures.
Consensus à Jerusalem, désaccord à Bruxelles Le texte préliminaire du rapport, long d’une quinzaine de pages, avait été établi sans conflit majeur en juillet 2011 par les diplomates basés à Jerusalem et à Ramallah. Le document est devenu beaucoup moins consensuel lorsqu’il a été examiné à Bruxelles, à la mi-décembre. Comme d’habitude certains Etats membres – en particulier les pays Bas, la République tchèque, l’Italie et l’Allemagne – ont jugé intolérables les accusations portées contre Israël par ce texte que d’autres jugeaient, en revanche "clair et courageux". Après débat, le texte originel a donc été écarte et remplacé par un document beaucoup plus succinct qui engage, seul, l’Union européenne. En deux feuillets ce texte résume les inquiétudes de l’Union "face au développement de la colonisation, aux déplacements forcés, au nombre croissant de démolitions de constructions palestiniennes, à l’aggravation de la violence des colons et à la persistance des restrictions d’accès à la Zone C pour les Palestiniens". "Il y a urgence pour l’Union européenne à agir, insistent les auteurs du texte, car les développements mentionnés constituent un obstacle à la paix et sapent la possibilité d’instaurer un Etat palestinien viable dans les frontières de 1967". Le document énumère ensuite, en sept points, les "Termes de référence" d’une éventuelle démarche européenne fondée notamment sur la nécessité de rappeler à l’Etat Israël qu’il a comme puissante occupante, l’obligation, en vertu du droit international et des principes du droit humanitaire de protéger la population civile palestinienne et d’administrer le territoire pour le bénéfice de cette population. Le rapport européen sur la zone Chttp://tempsreel.nouvelobs.com/l-ob... D'après : http://www.protection-palestine.org/spip.php?article11524Nicolas Falez - Blogs RFI
publié le jeudi 26 janvier 2012. Nous avions rencontré Mohammed Totah (photo) en septembre 2011 :
... à l’époque, cela faisait déjà plus d’un an qu’il campait dans les locaux du Comité International de la Croix-Rouge à Jérusalem-Est. En juillet 2010, ce député-Hamas de Jérusalem et deux autres cadres du mouvement islamiste (Ahmed Attoun également député et Khaled Abou Arafa qui fut "ministre de Jérusalem" dans l’éphémère gouvernement-Hamas issu des élections palestiniennes de 2006) s’étaient installés dans l’enceinte du CICR, persuadés qu’Israel allait les arrêter ou les expulser. Un responsable du Hamas, Mohammed Abu-Tir, au centre de l’affiche que l’on voit sur la photo, venait d’ailleurs d’en faire l’expérience. En septembre 2011, la police israélienne a interpellé l’un des trois hommes. Selon le récit que Mohammed Totah nous avait alors livré, les policiers israéliens ont crée un faux incident dans la petite rue où se trouve l’immeuble du CICR et ont profité de l’agitation pour appréhender Ahmed Attoun. Ce lundi 23 janvier, la police israélienne est entré dans les locaux du CICR et a arrêté Mohammed Totah et Khaled Abou Arafa, mettant fin à une situation pour le moins étrange : pendant un an et demi le Hamas palestinien - ennemi juré d’Israël - a rencontré des dizaines de visiteurs et de journalistes dans l’immense tente que les cadres du Hamas et leurs supporters avaient dressée au pied de l’immeuble. Pour les autorités israéliennes, l’appartenance au Hamas suffit à justifier ces arrestations. Le CICR rappelle pour sa part qu’au regard du droit international Jérusalem-Est est un territoire occupé et que la 4ème Convention de Genève interdit en principe à Israël d’en expulser les habitants palestiniens. Source : http://jerusalem.blogs.rfi.fr/artic... d'après : http://www.protection-palestine.org/spip.php?article11511 suite de : Des députés français dénoncent "un nouvel apartheid" dans la gestion de l'eau en Israël Savez-vous si les Palestiniens ont accès à leurs sources d’eau? Savez-vous depuis combien de temps? Si vous ne le savez pas, qu’attendez-vous pour vous informer? Et quand vous le saurez, quelles conclusions en tirerez-vous? Un “nouvel apartheid” ? Enfin, la presse française en parle! Enfin, des hommes politiques français en parlent! Un rapport d’information pour la commission des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale française, remis en décembre dernier par le député socialiste – et ancien Ministre de l’Agriculture – Jean Glavany décrit la question de l’eau comme “révélatrice d’un nouvel apartheid”. C’est ici : http://www.assemblee-nationale.fr/13/rap-info/i4070.asp Que M. Jean Glavany soit remercié de souligner – entre autres – que: - ”la priorité est donnée aux colons en cas de sécheresse, en infraction au droit international”; - que “les ‘puits’ forés spontanément par les Palestiniens en Cisjordanie sont systématiquement détruits par l’armée israélienne”; - et “qu’à Gaza, les réserves d’eau ont été prises pour cible en 2008-2009 par les bombardements”. Le quotidien israélien Haaretz en parle. C’est ici : http://www.haaretz.com/news/diplomacy-defense/french-parliament-report-accuses-israel-of-water-apartheid-in-west-bank-1.407685 Des révélations d’une extraordinaire gravité. Ces révélations sont d’une extraordinaire gravité, et, si elles sont confirmées (informez-vous!), le terme d’apartheid ne serait sans doute plus adéquat. Il en faudrait un autre… Car est-ce qu’il s’agit d’apartheid? Peut-on qualifier seulement “d’apartheid” l’attribution de droits différents à l’accès à l’eau – donc à la survie et à la vie – selon les origines ethniques ou religieuses de tout un chacun? S’il devait s’avérer que les colonisés palestiniens ont moins de droits sur l’eau que les colons juifs, alors il y aurait là des faits de discrimination clairement caractérisés, et ce n’est pas d’apartheid qu’il faudrait parler. Mais de pire. Du moins, l’ONG “Les Amis de la Terre Proche-Orient” a-t-elle réclamé “un accord qui assure les droits en eau des Palestiniens, qui leur assure une part équitable dans les ressources transfrontalières en eau, à la surface et en sous-sol, et qui permette de gérer conjointement ces ressources communes en eau des deux côtés de la Ligne verte”. Le courage et l’honnêteté de toute une partie de l’opinion publique israélienne. Il existe aussi toute une partie de l’opinion publique israélienne qui – avec courage et honnêteté – se scandalise. Ainsi, l’organisation israélienne de défense des droits de l’homme “B’Tselem” a-t-elle dénoncé – dès le mois de mai 2010 – l’exploitation “systématique” des ressources en eau de la vallée du Jourdain, au profit des colons israéliens et au détriment des Palestiniens. Les choses semblent donc, hélas, d’une clarté aveuglante. Quelqu’un veut-il que les ghettos palestiniens meurent de soif? On verra quelle réponse sera apportée à cette question. Mais quoi qu’il en soit, la voilà posée. Et pourtant… Où l’indignation ne va-t-elle pas se nicher? … “Nous sommes étonnés et indignés par ce rapport de M. Glavany qui a introduit une terminologie extrême dans le document, au dernier moment, sans en informer ses collègues, a affirmé M. Yigal Palmor, un porte-parole du ministère des affaires étrangères. “Le rapport est chargé d’une terminologie venimeuse”, a ajouté Yigal Palmor. Tout pareillement, un député UMP, M. Goasguen, qui est également président du “groupe d’amitié France-Israël” à l’Assemblée nationale, a dénoncé l’expression “apartheid au Moyen-Orient”, la jugeant “totalement inacceptable” et “d’une extrême gravité” à l’égard d’Israël… Et quelle expression proposerait M. Goasguen ?… Des députés français dénoncent "un nouvel apartheid" dans la gestion de l'eau en Israël LEMONDE.FR avec AFP | 17.01.12 | 18h30 • Mis à jour le 17.01.12 | 18h37 Dans son rapport, M. Glavany, ancien ministre de l'agriculture,
souligne que "la priorité est donnée aux colons en cas de sécheresse, en
infraction au droit international".AFP/MAHMUD HAMS En Israël, la police va jusqu’à arrêter une enfant âgée de 3 ans !Le ministère des affaires étrangères israélien s'est dit "indigné" mardi 17 janvier après la publication dans la presse israélienne d'extraits d'un rapport de députés français accusant Israël de pratiquer "un nouvel apartheid" dans sa politique de l'eau. Le quotidien Haaretz a publié mardi des passages d'un rapport d'information pour la commission des affaires étrangères de l'Assemblée nationale, remis en décembre par le député socialiste Jean Glavany, qui décrit la question de l'eau comme "révélatrice d'un nouvel apartheid au Moyen-Orient". Dans son rapport, M. Glavany, ancien ministre de l'agriculture, souligne que "la priorité est donnée aux colons en cas de sécheresse, en infraction au droit international", que "les 'puits' forés spontanément par les Palestiniens en Cisjordanie sont systématiquement détruits par l'armée israélienne" et qu'"à Gaza, les réserves d'eau ont été prises pour cible en 2008-2009 par les bombardements". "TERMINOLOGIE EXTRÊME" "Nous sommes étonnés et indignés par ce rapport de M. Glavany qui a introduit une terminologie extrême dans le document, au dernier moment, sans en informer ses collègues, a affirmé Yigal Palmor, le porte-parole du ministère des affaires étrangères. Israël ne prend pas de l'eau aux Palestiniens. C'est plutôt le contraire qui est le cas. Israël transfère aux Palestiniens des quantités d'eau bien supérieures à ce qui est prévu dans les accords d'Oslo [de 1993 sur l'autonomie palestinienne]." "Le rapport est chargé d'une terminologie venimeuse très éloignée de toute critique professionnelle avec laquelle il serait possible de dialoguer […]. Au lieu de contribuer à l'entente et à la coopération, il attise les tensions en accumulant des données fausses et des affirmations biaisées", a ajouté M. Palmor. EXPRESSION "TOTALEMENT INACCEPTABLE" Le député du parti présidentiel UMP, Claude Goasguen, président du groupe d'amitié France-Israël à l'Assemblée nationale, avait dénoncé le 5 janvier l'expression "apartheid au Moyen-Orient" contenue dans le document, la jugeant "totalement inacceptable" et "d'une extrême gravité" à l'égard d'Israël. Interrogé mardi, un porte-parole du ministère des affaires étrangères français n'a pas souhaité commenter ce rapport. Le gouvernement palestinien a salué la publication du rapport sur "le contrôle israélien des ressources palestiniennes en eau et leur utilisation dans l'intérêt des colons et des Israéliens". L'ONG Les Amis de la Terre Proche-Orient a réclamé "un accord qui assure les droits en eau des Palestiniens, qui leur assure une part équitable dans les ressources transfrontalières en eau, à la surface et en sous-sol, et qui permet de gérer conjointement ces ressources communes en eau des deux côtés de la Ligne verte". L'organisation israélienne de défense des droits de l'homme B'Tselem a dénoncé en mai l'exploitation "systématique" des ressources en eau de la vallée du Jourdain en Cisjordanie occupée au profit des colons israéliens et au détriment des Palestiniens. L'eau est un enjeu stratégique et politique de premier plan dans les négociations de paix, au point mort, entre Israël et les Palestiniens. d'après : http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2012/01/17/israel-s-indigne-d-un-rapport-de-deputes-francais-qui-denonce-sa-gestion-de-l-eau_1630909_3218.htmlMax Bluementhal - al-Akhbar - mardi 17 janvier 2012 - 07h:02 Une enfant de 3 ans arrêtée, un écrivain de gauche interrogé... Une autre journée dans « l’Etat juif démocratique ». ![]() Portrait de la toute jeune criminelle...
Géraldine Blingoai, âgée de 3 ans, est née de parents migrants non-juifs. C’était là son crime. Hier, Blingoai a été arrêtée à sa fête d’anniversaire par des agents de l’unité israélienne Oz, une division de la police créée pour s’attaquer aux migrants non-juifs et aux autres contrevenants de la politique d’immigration israélienne (le lien est vers l’article en hébreu ; veuillez excuser toute erreur de traduction). Lorsque Ilan Gilon, un membre de la Knesset du parti centre-gauche du Meretz, a voulu rendre visite à Blingoai dans un établissement de détention, son assistant a été arrêté également. Alors que Blingoai et sa mère attendent leur déportation vers les Philippines, leurs amis sont « entrés dans la clandestinité », selon le quotidien israélien Yedioth Aharonot. Yossi Gurvitz, connu comme blogueur et appartenant à l’aile gauche israélienne, a déclaré dans un message sur Facebook (également en hébreu) qu’il avait été interrogé par la police israélienne après qu’une fondation juridique de droite se soit plainte de ses écrits. Gurvitz a écrit : « Il y a deux semaines j’ai été interrogé sur des soupçons d’incitation [à la violence, à la sédition, à la rébellion ?.. NdT]. Cette enquête était politiquement motivée suite à la plainte d’une organisation politique, le Forum juridique pour Israël, visant à me faire taire. Je n’ai pas commis de crime et je suis convaincu que l’affaire [va] être annulée. Jusqu’ici, je n’ai pas été en mesure de le faire savoir et des directives de la police m’ont empêché de communiquer sur le sujet. » En 2010, j’avais interviewé Eyal Nachi, fondateur du Forum juridique pour Israël, après que son groupe ait tenté de faire pression sur le procureur général d’Israël pour qu’il poursuivre un autre écrivain dissident, Ilana Hammerman, après que celle-ci ait amené des jeunes filles palestiniennes vivant sous occupation à jouer sur les plages israéliennes. « Israël ne tolérera pas que ces sortes de choses se poursuivent », m’avait alors dit Eyal. 6 janvier 2012 - al-Akhbar - Vous pouvez consulter cet article à : d'après : www.info-palestine.net/article.php3?id_article=11674 La liberté très surveillée des anciens prisonniers palestiniens Emmanuelle Talon - Slate.fr
publié le lundi 9 janvier 2012.
Hasan Slameh venait d’être libéré « sans condition », dans le cadre de l’accord conclu entre Israël et le Hamas pour la libération du soldat Gilad Shalit. Petit homme mince au grand veston, qui a passé 29 années dans les prisons israéliennes, il savoure une liberté à l’arrière-goût de sursis :
Ancien activiste du Fatah emprisonné en août 1982, à l’âge de 24 ans, alors qu’il était encore étudiant en physique à l’université de Bir Zeit, Hasan Slameh est l’un des plus vieux prisonniers politiques palestiniens - un de ceux que l’on surnomme ici « les généraux de la patience ». Selon Ziad Abu Ein, vice-ministre palestinien en charge des Affaires des Prisonniers, le cas de Slameh n’est pas un cas isolé :
Le 16 octobre, Emi Talmor, directeur du département des Pardons au ministère de la Justice israélien déclarait pourtant au site Al Jazeera que les prisonniers libérés « sans condition » dans le cadre de l’échange Shalit « devront signer une déclaration dans laquelle ils s’engagent à ne prendre part à aucune activité terroriste. Après cela, il n’y aura aucune surveillance ». Entraves à la liberté de circulation Sur l’ensemble 1.027 prisonniers palestiniens libérés en deux phases contre le retour du soldat Shalit, le 18 octobre et le 18 décembre 2011, 767 sont rentrés chez eux « sans condition ». 55 sont rentrés chez eux « sous conditions de sécurité », 164 ont été transférés à Gaza et 41 ont été exilés à l’étranger (vers la Turquie, le Qatar, la Syrie ou la Jordanie). Pour la plupart d’entre eux, c’est le bannissement sans limitation de durée. Ils ne pourront très probablement pas retourner à leur domicile avant l’avènement d’un Etat palestinien souverain jouissant du contrôle de ses frontières. Quant aux prisonniers rentrés chez eux « sous conditions de sécurité », ils ont obligation de se présenter tous les deux ou trois mois au poste militaire le plus proche, et ne sont pas autorisés à s’éloigner de leur domicile de plus de quelques dizaines de kilomètres. Enfin, de nombreux prisonniers officiellement libérés « sans condition » sont de facto interdits de sortie du territoire : le 4 novembre, un bus transportant 86 anciens prisonniers partis faire le pèlerinage à La Mecque à l’invitation du roi d’Arabie Saoudite n’a pas pu franchir la frontière séparant la Cisjordanie de la Jordanie. Il a été contraint de faire demi-tour à la demande de l’armée israélienne, au motif que les voyageurs ne disposaient pas de papiers en règle. Parmi eux se trouvait Daoud Al-Shaouish, résident de Jérusalem-Est condamné à 24 ans de prison en décembre 2000, et libéré « sans conditions » le 18 octobre dernier. D’après Ziad Abu Ein, « les autorités israéliennes, qui considèrent ces hommes comme des terroristes, craignent qu’ils ne profitent du pèlerinage pour nouer des contacts ». A Gaza, par contre, d’ex-prisonniers ont pu faire le pèlerinage en quittant le territoire via la frontière avec l’Egypte. Dans certains cas, les restrictions mises à la liberté de circulation des anciens prisonniers s’appliquent également à leur famille : le réseau européen pour la défense des droits des prisonniers palestiniens Ufree a ainsi publié une information selon laquelle, en novembre dernier, alors que les proches d’une vingtaine de prisonniers exilés s’apprêtaient à quitter la Cisjordanie pour aller leur rendre visite, ils ont été refoulés pour « raisons de sécurité ». L’ONG palestinienne Addameer, qui se consacre à la défense des droits des prisonniers, confirme l’information dans un échange de mails : « A de nombreuses reprises, les familles de prisonniers libérés ont été empêchées de voyager, même si nous ne sommes pas en mesure de fournir une liste précise de leurs noms ». Mise à prix 100.000 dollars A Jérusalem, une milice composée de citoyens israéliens a été créée à l’initiative d’Aryeh King, directeur de l’Israel Land Fund, organisation visant à faciliter l’achat de terres ou de biens immobiliers en Israël et en Cisjordanie. Composée d’une quinzaine de volontaires, la « Capital guard » a vocation à suivre les mouvements des ex-prisonniers résidant à Jérusalem-Est, et à avertir les citoyens israéliens de leur présence éventuelle dans un lieu public.
Pour ce faire, Aryeh King a notamment diffusé un poster comportant la photo de 15 ex-prisonniers :
Il insiste sur le fait que les membres de la Capital Guard ne font « rien d’illégal ». A Hébron, pourtant, les évènements ont pris un tour plus violent le 19 novembre dernier, lorsque des colons ont pris d’assaut la boutique de la famille d’Hani Jaber, un Palestinien de 36 ans - dont 18 passés en prison pour le meurtre d’un colon. Précédemment, sa tête avait été mise à prix pour 100.000 dollars. Un reportage diffusé sur la deuxième chaîne israélienne montrait des habitants de la colonie de Kiryat Arba accrocher des posters à son effigie dans les rues d’Hébron. Quant aux cousins Ramadan, Nizar et Khwailid, condamnés en 1998 pour le meurtre de deux jeunes colons israéliens, leur tête a également été mise à prix pour 100.000 dollars via des posters rédigés en hébreu, turc, anglais et arabe et diffusés sur Facebook. L’administration du site a finalement fait fermer la page. Si seule une minorité de colons en vient à ces extrémités, les menaces, arrestations, fouilles au domicile ou interdictions de voyager ne sauraient, de fait, être exceptionnelles dans une société où 20% de la population a été emprisonnée au moins une fois depuis 1967. Dans un communiqué publié le 15 décembre sur son site internet, l’ONG Addameer soulignait également que depuis la libération de Gilad Shalit et des 477 premiers prisonniers palestiniens, 470 nouvelles arrestations avaient déjà eu lieu. Source : http://www.slate.fr/story/48395/pri... d'après : http://www.protection-palestine.org/spip.php?article11457 Révélations sur les tortures pratiquées par l’Unité 504 de l’armée israélienne : perversion et cruauté The Palestine Chronicle
publié le mardi 27 décembre 2011. Un colonel de réserve de l’armée israélienne a livré des informations choquantes sur les méthodes de torture utilisées contre des prisonniers arabes et iraniens en Israël dans le tristement célèbre centre d’interrogatoire : l’Unité 504.
Le colonel, connu sous le nom de Het, a mis la lumière sur les traitements cruels et inhumains appliqués à des réfugiés irakiens par un inspecteur israélien identifié comme le capitaine George. Il a également divulgué des détails sur la façon dont le capitaine George torturait ses victimes, dont faisait partie Mustafa Dirani, un ancien membre du mouvement chiite libanais Amal fondé en 1974. Het a déclaré qu’il avait assisté à une séance d’interrogatoire au cours de laquelle le capitaine George avait violé un prisonnier à l’aide d’une matraque. Le capitaine, qui n’a jamais été inquiété, sert maintenant comme conseiller des affaires arabes à la direction de la police du district de Jérusalem. Dirani, qui a été enlevé par les forces israéliennes en 1994, a témoigné qu’il avait été sodomisé et torturé pendant son interrogatoire à l’Unité 504. Selon les médias, la chaîne israélienne Canal 2 a diffusé ensuite une séquence montrant un interrogateur nu déshabillant Dirani tout en le battant et le violant avec un bâton. En 1999, Het a contacté Zvi Rish, un avocat israélien qui avait représenté Dirani et certains réfugiés irakiens maltraités, et il a fait savoir qu’il était gravement malade et qu’il souhaitait dénoncer les méthodes d’interrogatoire de son unité afin de « libérer sa conscience ». A la fin du mois de décembre 2010, un groupe de défense des droits de l’Homme - le Comité public contre la torture en Israël - a révélé que les détenus palestiniens se voyaient systématiquement refuser le droit de rencontrer un avocat durant les interrogatoires. Rester enchaîné à des chaises pendant de longues périodes, la privation de sommeil, l’intimidation, la torture et des conditions de détention épouvantables sont quelques-unes des méthodes utilisées, a dénoncé le groupe dans son rapport. Israël prétend que son armée est « l’une des armées les plus morales » dans le monde et qu’elle traite les prisonniers et les détenus avec décence. Mais ces dernières années des séquences vidéo ont été divulguées montrant comment les soldats israéliens humilient et maltraitent leurs détenus palestiniens, menottés et les yeux bandés. Source : http://palestinechronicle.com/news.... / http://www.info-palestine.net/artic... d'après : http://www.protection-palestine.org/spip.php?article11422 Aggravation de la violence contre les prisonniers, alors que débute la seconde phase de l’accord d’échange Shahd Abusalama - Palestine from my eyes
publié le mercredi 21 décembre 2011.
Alors que débute la deuxième étape de l’accord d’échange, les geôliers israéliens intensifient leurs violations des droits les plus élémentaires des prisonniers politiques palestiniens retenus derrière les barreaux, et exercent encore plus de violence à leur encontre.
Telles sont les actions typiques des soldats sionistes typiques. Une déclaration que j’ai entendue à maintes reprises de tous mes amis qui sont d’anciens prisonniers, chaque fois que j’ai demandé comment la torture israélienne impacte l’esprit des prisonniers, c’est que « les geôliers israéliens ne tolèrent jamais un sentiment de stabilité à l’intérieur des prisons. Ils exposent les détenus à des situations extrêmement difficiles dont le but est d’abattre leur moral. Mais ils échouent toujours à atteindre leur but si inhumain. Leur cruauté ne fait que donner plus de fermeté et de volonté aux prisonniers. Peu importe la force de ces geôliers armés et sans cœur, nos prisonniers avec leurs mains nues ont un moral plus puissant qu’eux. » Mardi 13 décembre, un groupe déchaîné de geôliers israéliens armés ont fait irruption dans le secteur 10 de la prison d’Eichel et ont violemment attaqué les prisonniers. Ils ont pulvérisé du gaz lacrymogène et de poudre de poivre sur les détenus, ce qui a entraîné plusieurs blessés et provoqué des cas de suffocation. Les geôliers appelèrent des unités militaires supplémentaires pour envahir les 13 cellules de la section. Avec encore plus de sauvagerie, ils ont confisqué tous les biens des détenus, emportant les téléviseurs, les ventilateurs, leur interdisant la cafétéria et coupant l’électricité et l’eau, isolant la prison du monde extérieur. Se rebellant contre cette agression violente, les prisonniers ont réagi en criant des slogans et en frappant les portes. Montrant leur forte volonté, nos détenus ont commencé une grève de la faim pour protester contre l’attaque injustifiée, et ils ont menacé de lancer des protestations plus importantes, comme refuser de se lever pour le comptage quotidien, afin de montrer leur opposition à la brutalité et à l’arrogance des soldats israéliens. Alors que je lisais ces nouvelles, rapportées par l’Association des prisonniers palestiniens, mon esprit était préoccupé par mes amis Mohammed Barash et son frère Ramzy, qui sont emprisonnés ensemble à la prison d’Eichel et qui ont donc subi cette agression. Je me suis retrouvé consumée de colère et j’ai contacté leur famille, qui vit dans le camp d’Al-Am’ary à Ramallah. J’ai appelé Hamza, leur plus jeune frère, qui semblait très inquiet : « Je n’en peux plus d’attendre d’avoir des nouvelles à leur sujet. Je ne sais pas à quoi nous attendre de la brutalité d’Israël. Mes frères pourraient être parmi ceux qui ont été blessés, mais je ne peux rien savoir. Demain, un avocat d’un détenu emprisonné au même endroit et que je connais, va se rendre en visite à la prison, et nous attendons des nouvelles, s’il est autorisé à faire sa visite. » Ses paroles ajoutaient l’insulte à la blessure. Cela m’a rendue encore plus frustrée que je ne l’étais déjà. En pensant à sa mère, je lui ai demandé si elle était au courant à propos de cette attaque contre les prisonniers dont font partie ses deux fils. J’espérais qu’elle ne savait rien de cette répression accrue. Il a augmenté mes craintes que sa mère ne soit au courant. « Si vous étiez à ma place, le lui diriez-vous ? » m’a-t-il demandé. Mais quand il a entendu mon silence, il a continué : « Bien sûr, je n’ai pas pu le lui dire. Imaginez la réaction d’une mère pour ses deux fils détenus dans les impitoyables prisons israéliennes, en entendant parler de cette attaque. Elle est déjà inquiète et se lamente pour eux encore et toujours, en les voyant en prison pour la dixième année. Qu’arrivera-t-il si leur vieille mère entend ces terribles nouvelles ? » Ces violations par les geôliers israéliens ne sont pas chose rare à nos oreilles habituées à entendre des récits de leur violence et de leurs agressions, ni à nos yeux qui sont accoutumés à contempler les crimes, l’oppression et les humiliations que doit supporter tout le peuple palestinien. Mais il ne faut pas rester silencieux. Garder le silence signifie se soumettre à leur pouvoir qu’ils croient inébranlable, et [notre silence] leur permet de dépasser toutes les lignes rouges et de violer ouvertement les droits humains et le droit international. Seul le langage de l’action peut être utile ici. Source : http://palestinefrommyeyes.blogspot.com/ / http://www.info-palestine.net/artic... Traduction : al-Mukhtar d'après : http://www.protection-palestine.org/spip.php?article11405 Proche-Orient : une nouvelle mosquée vandalisée en Cisjordanie RFI - jeudi 15 décembre 2011Un ouvrier nettoie les graffitis sur le mur d'une mosquée vandalisée à Jérusalem le 14décembre 2011. REUTERS/Ronen Zvulun Le Proche-Orient vit une spectaculaire série d’incidents impliquant des colons radicaux. Ils sont régulièrement soupçonnés de vandaliser des mosquées en Cisjordanie ou en Israël mais en début de semaine, ils s’en sont pris à l’armée de leur propre pays. Ce qui a suscité une vague d’indignation en Israël. Avec notre correspondant à Jérusalem, Nicolas Falez En Cisjordanie, une nouvelle mosquée a été vandalisée ce jeudi 15 décembre dans la matinée. La frange la plus extrémiste des colons est, une nouvelle fois, soupçonnée de ce méfait alors que, parallèlement, plusieurs habitations illégales appartenant à ces mêmes colons ont été démantelées à l’aube lors d’une vaste opération de l’armée. Auparavant, mercredi 14 décembre, des affrontements avaient éclaté entre jeunes colons radicaux et policiers à Jérusalem quelques heures après la découverte de graffitis anti-arabes sur une mosquée désaffectée. On constate donc une multiplication des incidents après l’intrusion sans précédent de plusieurs dizaines de colons dans une base de l’armée israélienne en Cisjordanie. Ceux-ci y ont dégradé des véhicules et caillassé un officier dans la nuit de lundi à mardi. L’affaire fait grand bruit en Israël où le gouvernement a pris -en urgence- une série de mesures destinées à lutter contre ces exactions. Les colons radicaux soupçonnés d’actes violents seront désormais jugés devant des tribunaux militaires, ce qui était jusqu'ici le sort réservé aux Palestiniens de Cisjordanie. Faut-il qualifier ces extrémistes de « terroristes » ? Pour l’instant, le Premier ministre Benyamin Netanyahu s‘y refuse. En revanche, un ancien ministre de la Défense a fait une déclaration choc selon laquelle l’armée aurait dû tirer sur les fauteurs de troubles. d'après : http://www.rfi.fr/moyen-orient/20111215-proche-orient-une-nouvelle-mosquee-vandalisee-cisjordanie Le MRAP dénonce la vague d’arrestations ciblant les responsables politiques palestiniens MRAP
publié le lundi 12 décembre 2011. Alors que le 11 décembre prochain sera célébré le 44ème anniversaire de la création du Front Populaire pour la Libération de la Palestine (FPLP) et que le 14 décembre sera célébré le 42ème anniversaire du Mouvement de résistance islamique (Hamas), les autorités israéliennes ont lancé depuis le début du mois une campagne d’arrestations ciblant de très nombreux responsables de ces deux mouvements. Le MRAP dénonce et condamne cette vague d’arrestations qui frappe les responsables du FPLP et du Hamas. Il exige la libération immédiate de Salah Hamouri et de tous les prisonniers politiques palestiniens. Il demande que cessent les violations des droits fondamentaux du peuple Palestinien de la part de l’Etat d’Israël dans les territoires occupés. Le MRAP invite le Procureur de la Cour pénale internationale à ouvrir une enquête sur toutes les violations commises par l’Etat d’Israël pouvant constituer un crime de guerre ou un crime contre l’humanité. Il rappelle notamment la conclusion du Tribunal Russel sur la Palestine du 7 novembre 2011 qui conclu : « Israël commet le crime d’apartheid qui est un crime contre l’humanité ». Paris, le 9 décembre 2011. D'après : http://www.protection-palestine.org/spip.php?article11368 Pirater la Palestine : une occupation numérique Helga Tawil-Souri - Al Jazeera - samedi 10 décembre 2011 - 17h:10 Israël contrôle toutes les infrastructures de communication numérique de
la Palestine, pouvant limiter ou stopper l’utilisation des téléphones
fixes, des mobiles et de l’Internet à tout moment. A la suite de l’arrêt quasi-complet du réseau Internet et du téléphone en Cisjordanie et dans la bande de Gaza la semaine dernière, l’Autorité palestinienne (AP) tente de comprendre comment, pourquoi et par qui la Palestine a été piratée. Que l’AP ne parvienne jamais à une conclusion définitive est tout à fait possible, même si elle parvient à mobiliser l’aide de l’Union Internationale des Télécommunications (UIT) pour mener une enquête. Le ministre palestinien des Communications a laissé entendre qu’un Etat pouvait être à l’origine de l’attaque délibérée - et il faut comprendre qu’il désignait Israël. Mais peu importe par qui l’attaque a été menée, et le fait que l’infrastructure palestinienne ait été piratée est en effet de la responsabilité du régime israélien car c’est à lui que revient en dernier ressort le véritable contrôle des télécommunications palestiniennes. En vérité, cette panne majeure illustre à la perfection la précarité permanente qui est celle des télécommunications palestiniennes (les lignes téléphoniques fixes, les téléphones cellulaires et les services Internet), et le régime d’occupation numérique sous lequel vivent les Palestiniens. Les actuelles infrastructures de télécommunications palestiniennes sont le résultat de la relation de pouvoir asymétrique entre l’AP et Israël, ainsi que des contraintes et des échecs des Accords d’Oslo. De la même façon dont la souveraineté accordée à l’AP sur les questions de politique intérieure et d’administration civile a été une mascarade, la souveraineté sur les télécommunications n’est qu’une façade. Considérons par exemple le fait que le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou (comme d’autres avant lui) a souligné que tout futur Etat palestinien n’aura pas de contrôle sur l’attribution des fréquences. Si la vision de l’avenir de la Palestine n’inclut aucune souveraineté sur les télécommunications, la situation actuelle va exactement dans cette voie. Un événement beaucoup moins médiatisé que cette dernière cyber-attaque a été l’interruption des communications pour les téléphones fixes, les téléphones portables et les connexions Internet dans la bande de Gaza en août dernier, après qu’un bulldozer militaire israélien qui creusait près du checkpoint de Nahal Oz [colonie israélienne à proximité de Gaza - N.d.T] ait rompu l’une des lignes de fibres optiques reliant Gaza au reste du monde. La capacité de stopper les télécommunications que ce soit par des régimes dictatoriaux - comme nous l’avons vu en Egypte en janvier 2011 - ou par des régimes d’occupation, dépend de la façon dont une infrastructure est gérée et contrôlée. En d’autres termes, la conception, la construction et la propriété d’une infrastructure de communication est en soi une décision profondément politique. Contrôler les infrastructures Les relations technologiques entre Palestiniens et Israéliens, comme leurs relations politiques et économiques, sont essentiellement faites de contrôle et restrictions venant des Israéliens et de dépendance pour les Palestiniens. Après 1967, le régime israélien s’est approprié, puis a contrôlé et géré le système de télécommunication dans les territoires occupés, et des restrictions juridiques et militaires strictes ont été imposées sur les infrastructure et leur utilisation. Malgré le fait que les Palestiniens aient versé des impôts directs et indirects en plus d’autres impôts au gouvernement Israélien, le fournisseur d’Etat de télécommunication, Bezeq, n’était ni rapide ni efficace dans le service fourni aux usagers dans les secteurs palestiniens. Quoi qu’il ait existé comme infrastructure de télécommunication avant l’occupation israélienne, cela a été rarement maintenu ou amélioré et ce qui a été mis en place dans les secteurs palestiniens a été fait de façon à rendre n’importe quel futur réseau palestinien dépendant d’Israël. Par exemple, tous les emplacements de commutation pour le trafic de télécommunication ont été construits en dehors des secteurs qui pourraient par la suite être placés sous contrôle palestinien. Ceci signifie que des appels téléphoniques entre la ville de Gaza et celle de Rafah sont transmis via Ashqelon, et que des appels entre Naplouse et Jénine le sont par Afula. Tous Les appels téléphoniques internationaux seront pareillement acheminés par Israël. Il faudra attendre 1995 et le second tour des Accords d’Oslo pour que les Palestiniens se voient promettre des communications téléphoniques directes au national et à international, ainsi qu’à l’accès Internet. Mais tandis que les accords stipulaient que la partie palestinienne avait le droit de construire et d’exploiter un système de télécommunications distinct et indépendant, les mêmes accords ajoutaient des conditions qui feraient qu’un système indépendant serait rendu impossible. Les Palestiniens ne pourraient adopter leurs propres standards et importer certains équipements que lorsque le réseau palestinien serait totalement indépendant d’Israël. Cela tournera au blocage complet. Jusqu’à aujourd’hui, le réseau palestinien n’est pas indépendant. Jusqu’à aujourd’hui - malgré la « mort » d’Oslo - Israël légitime les restrictions imposées en se référant à ces accords et par ce processus, maintient le réseau palestinien en complète dépendance. Israël a délégué la responsabilité de l’infrastructure des télécommunications dans les territoires sous occupation à l’Autorité Palestinienne en 1995. L’AP a attribué à Paltel (la Société des télécommunications en Palestine) une licence pour construire, exploiter et posséder des lignes téléphoniques, un réseau cellulaire GSM, des données de communications, des services de radiomessagerie et des téléphones publics. La dépendance à l’égard d’Israël pour la plupart des connexions domestiques et pour toutes les connexions internationales n’a cependant pas pris fin avec l’avènement de Paltel. Aucun aspect des télécommunications palestiniennes ne sera jamais placé sous le plein contrôle de Paltel ou de l’AP. Allocation stratégique des ressources Israël continue de déterminer la forme que peuvent prendre les télécommunications palestiniennes, l’attribution des fréquences, les lieux même où l’infrastructure peut être construite, combien de bande passante peut être allouée pour l’utilisation d’Internet et jusqu’aux types d’équipements pouvant être importés et installés. Malgré l’apparition de sociétés de télécommunications palestiniennes (Jawwal, la filiale cellulaire de Paltel, sa filiale internet Hadara, et à partir de 2009 Wataniya [1], un second fournisseur cellulaire dans la Cisjordanie), les appels locaux à partir de postes fixes dans la bande de Gaza sont toujours acheminés par Israël. De nombreux appels locaux intérieurs à la Cisjordanie sont dans le même cas. Les appels vers l’international depuis ou vers les territoires palestiniens, sur les réseaux terrestres ou cellulaires, sont commutées via Israël - l’indicatif international attribué à la Palestine par l’UIT reste essentiellement symbolique. La majorité du trafic Internet des Palestiniens est acheminé à travers des commutateurs extérieurs aux TPO [Territoires Palestiniens sous Occupation]. Même à partir des téléphones cellulaires omniprésents, les appels doivent atteindre la colonne vertébrale du réseau israélien. Paltel, Jawwal, Hadara et Wataniya comptent sur les autorisations israéliennes pour la localisation, le nombre et la capacité des routeurs et des échanges. Le spectre des signaux et les équipement qu’ils peuvent utiliser sont limités par les restrictions israéliennes, et l’attribution de leur bande passante est décidée par le ministère israélien de la Communication et non pas le ministère palestinien. Les infrastructures de téléphonie fixe et cellulaire ainsi que pour Internet doivent être isolées, bien que dépendantes, à l’intérieur des réseaux israéliens. [...] Dans le domaine de l’Internet, ce sont les autorités israéliennes qui déterminent de combien de bande passante Hadara peut disposer au total. De même, ce sont des fournisseurs israéliens qui revendent à Hadara sa capacité en débit, et ce à des taux sensiblement plus élevés que ceux pratiqués par les ISP (Internet Service Providers) à l’intérieur Israël. Pour les Palestiniens, c’est avec plus de lenteur, et en payant plus cher qu’un Israélien, qu’il peuvent surfer sur l’Internet. La combinaison des coûts plus élevés, des vitesses plus lentes et des limitations imposées sur les plans techniques génère une saturation de la bande passante. Dans la bande de Gaza, par exemple, Hadara attend toujours l’autorisation d’acquérir et d’installer un commutateur Internet permettant au trafic Internet de contourner Israël. Les réseaux Internet sont continuellement ’shutdown’ [à l’arrêt] pour diverses raisons, que ce soit en raison de l’incapacité ou du retard de la société Hadara à payer ses fournisseurs israéliens, ou pour des raisons « sécuritaires » israéliennes ou suite à un coup de pelleteuse, supposé par inadvertance, d’un bulldozer militaire. Mais l’intégralité de l’infrastructure des télécommunications est ouverte au « piratage » israélien (de l’Etat ou de l’armée). Les signaux sont captés et piratés par l’armée israélienne. L’exemple le plus notoire a été pendant la guerre de 2008-09 contre la bande de Gaza, lorsque l’armée israélienne a envoyé des centaines de milliers de messages texto et de messages vocaux aux utilisateurs de téléphones cellulaires et fixes dans le territoire assiégé, les mettant en garde contre des attentats imminents. Mais ces pratiques se sont trouvées en Cisjordanie aussi, et pendant deux périodes de violence accrue comme sur une base quotidienne. Ce n’est pas seulement l’utilisateur final mais aussi les infrastructures de télécommunications elles-mêmes qui sont soumis à la logique de l’occupation. Bien que l’ancien Premier ministre israélien Ariel Sharon, lors du désengagement de Gaza, ait déclaré qu’Israël laisserait intacte l’infrastructure de lignes terrestres dans les zones palestiniennes, l’armée d’occupation a coupé l’axe principal de connexion nord-sud dans la bande de Gaza et est allé jusqu’à enterrer certaines parties de ces lignes sous les décombres de la colonie juive de Kfar Darom. Dans certains cas, la destruction a été très large et invalidante, le cas le plus évident étant lors de l’assaut sur Gaza durant l’hiver 2008-09, lorsque les dommages au réseau de Paltel dans la bande de Gaza ont été estimés à plus de 10 millions de dollars US. Ce sont à la fois la destruction volontaire d’équipements et l’interdiction d’en importer et d’installer de nouveaux qui limitent le développement d’infrastructures de haute technologie. Occupation numérique Les mécanismes de l’occupation numérique s’exercent par la perturbation de la vie quotidienne,et pas seulement durant des moments de violence de niveau exceptionnel. Une journée « normale », un appel téléphonique initialisé par un Palestinien est acheminé à travers Israël, ses signaux sont brouillés lorsque un drone passe au-dessus de lui (parfois aussi souvent que toutes les 15 minutes), son service de téléphonie peut être arrêté ou piraté et sa connexion Internet surveillée. Et malgré toutes ces interruptions, l’utilisateur palestinien doit payer près de deux fois plus que son homologue israélien. Ce genre de limitations est combiné avec des mesures « juridiques » et militaires qui pénalisent encore plus les infrastructures de télécommunications palestiniennes. Il s’agit notamment de la confiscation ou de l’interdiction d’équipements, de la concurrence illégale venant des fournisseurs israéliens (plus notoirement dans le domaine de la téléphonie cellulaire), d’une bande passante limitée, des restrictions sur les lieux où les équipements peuvent être installés, du retard pour les approbations, et de la destruction délibérée de matériel et d’infrastructures. Paltel est devenu l’une des plus grandes et prospères sociétés palestiniennes - par des pratiques qui ont été à la fois critiquées et saluées comme monopolistiques et néo-libérales. Par sa capitalisation boursière, Paltel représente aujourd’hui plus de la moitié de la valeur cotée à la Bourse palestinienne et elle contribue à environ un tiers des recettes fiscales de l’AP. Ses revenus représentent près de 10% du PIB palestinien. L’essentiel de la croissance de Paltel s’est faite grâce à ses filiales cellulaires et d’Internet, respectivement Jawwal et Hadara. Et Israël a eu beaucoup à gagner de ces deux dernières. Paltel, Jawwal et Hadara n’ont d’autre choix que d’acheter de la capacité en télécommunications sur le marché israélien. Cette infrastructure palestinienne est obligée de s’appuyer sur l’épine dorsale israélienne et ses fournisseurs, ce qui signifie que les entreprises israéliennes en tirent des avantages financiers. Les entreprises israéliennes accumulent des revenus générés par les Palestiniens de différentes façons, par exemple en surfacturant les appels entre téléphones cellulaires qui transitent par le réseau terrestre israélien. Comme tous les appels internationaux, tous les appels vers la Cisjordanie, de nombreux appels internes à la bande de Gaza et le trafic Internet sont acheminés par Israël, et les opérateurs israéliens en profitent pour surfacturer. Comme un dirigeant Paltel s’en est plaint devant moi dans une interview en 2006 : « Paltel est l’un des plus gros clients de Bezeq ». Cela n’a pas changé. En fait, la croissance continue du secteur palestinien des télécommunications a certainement contribué à remplir les poches de Bezeq et d’autres entreprises israéliennes de télécommunications. Le centre du pouvoir Dans les territoires palestiniens, c’est le régime israélien et son appareil (le gouvernement, les forces de police, les militaires, les services de renseignement, l’industrie high-tech, le tout avec des liens incestueux de l’un à l’autre) qui est le centre du pouvoir. L’AP, Paltel, les filiales de Paltel et d’autres entreprises palestiniennes de haute technologie sont secondaires. C’est l’appareil d’Etat israélien qui décide si, quand et où les Palestiniens peuvent installer, gérer et entretenir leurs infrastructures, tout comme c’est l’appareil israélien d’occupation qui limite et détruit cette infrastructure. Que l’infrastructure palestinienne soit piratée est finalement de la responsabilité du régime israélien. Enfin, ce que les événements de la semaine dernière ont également mis en évidence n’est pas « du piratage ». le vrai piratage [hacking] puise ses racines historiques dans l’intrusion dans les ordinateurs, dans l’accès aux contrôles administratifs et à d’autres pratiques analogues, sous l’égide idéologique et politique d’idéaux en faveur de la liberté d’expression, de la poursuite de la performance technologique, de la volonté de « libérer » et conserver les codes « ouverts ». Le bouclage du réseau palestinien est plutôt un acte de cyber-terrorisme - dont l’intention de porter atteinte à la sécurité d’un réseau numérique est explicitement malveillante et destructrice. Dans le cas de la Palestine, la mauvaise intention n’est pas simplement de prendre pour cible délibérée un réseau numérique, mais d’attaquer ainsi le droit à la souveraineté. Notes : [1] Wataniya est une société qui appartient majoritairement à un fils de Mahmoud Abbas, l’ex-président palestinien. L’attribution de nouvelles fréquences par les Israéliens pour ouvrir un nouveau service de téléphonie cellulaire dans les TPO avait été conditionnée à l’abandon par l’AP du rapport Goldstone après la guerre israélienne génocidaire contre la bande de Gaza à l’hiver 2008-2009 - Voir l’article de Ramzy Baroud [N.d.T] 09 novembre 2011 - Al Jazeera - Vous pouvez consulter cet article à : D'après : http://www.info-palestine.net/article.php3?id_article=11526 Israël débloque les fonds palestiniens Cyberpress
publié le jeudi 1er décembre 2011. Israël, sous pression internationale, a décidé mercredi de débloquer les fonds dus à l’Autorité palestinienne dont le versement était suspendu depuis un mois, lors d’une réunion du Forum des huit plus importants ministres du gouvernement de Benyamin Nétanyahou. Agence France-Presse Jérusalem M. Nétanyahou « a approuvé la reprise du transfert des produits des taxes, pour le moment, à l’Autorité palestinienne. Cette décision a été prise au terme de la réunion des huit ministres après l’arrêt par l’Autorité palestinienne de ses mesures unilatérales », a indiqué le bureau du premier ministre. « Si l’Autorité palestinienne recommençait ses mesures unilatérales, le transfert des fonds serait réexaminé », a-t-il averti dans un communiqué, en allusion aux démarches pour obtenir l’adhésion de la Palestine en tant que membre à part entière de l’ONU et de ses agences, auxquelles Israël s’oppose. Un seul des huit ministres, l’ultranationaliste chef de la diplomatie Avigdor Lieberman, s’est déclaré opposé à la décision de débloquer les fonds, a précisé la radio publique. « Cet argent nous appartient et il ne doit plus être bloqué par le gouvernement israélien, en aucune circonstance, et le monde doit s’assurer qu’Israël ne recommence pas », a déclaré à l’AFP le négociateur palestinien Saëb Erakat, dénonçant un acte de « piraterie ». Le gel des fonds, décrété le 1er novembre pour sanctionner l’adhésion comme membre à part entière de la Palestine à l’UNESCO, avait été dénoncé par les États-Unis, l’ONU et la France notamment. Ces fonds d’un montant de 100 millions de dollars proviennent des taxes douanières et de la TVA prélevées sur les marchandises destinées aux Palestiniens transitant par les ports et aéroports israéliens. Selon la radio, le Forum a pris sa décision à la suite d’un rapport qui lui a été présenté selon lequel les Palestiniens auraient pour le moment renoncé à leurs démarches à l’ONU pour l’adhésion d’un État de Palestine. En outre, le récent rapprochement entre les deux principaux mouvements palestiniens, le Hamas et le Fatah, ne constituerait pas vraiment une réconciliation, selon ce rapport. M. Nétanyahou, dont le gouvernement est résolument hostile à l’unité palestinienne avec le Hamas, qu’il assimile à une « organisation terroriste », a critiqué ce rapprochement jeudi dernier à la suite d’une réunion Hamas-Fatah au Caire, appelant le président Mahmoud Abbas, à la tête du Fatah, à « arrêter le processus de réconciliation avec le Hamas ». Les ministres israéliens ont toutefois prévenu que le versement de cet argent pourrait être en partie gelé s’il s’avérait qu’une partie des fonds parvenait au Hamas ou à « d’autres éléments terroristes », a ajouté la radio. Les accords de Paris de 1994 prévoient la rétrocession par Israël de ces taxes, qui représentent deux tiers des recettes budgétaires de l’Autorité et lui permettent de payer plus de 150 000 fonctionnaires palestiniens, dont la masse salariale représente quelque 178 millions de dollars par mois. L’Autorité palestinienne avait demandé aux Nations unies d’intervenir auprès d’Israël pour mettre fin à son blocage de fonds. Avant même ces difficultés, le premier ministre palestinien Salam Fayyad s’inquiétait régulièrement d’une crise chronique des finances de l’Autorité en raison de retards persistants dans le versement de l’aide promise par les donateurs, en particulier arabes. La politique de torture systématique sur les prisonniers Palestiniens 2 ème chaîne israélienne - 02 décembre 2011 La deuxième chaîne israélienne a diffusé ces images de tortures le 2 décembre 2011. La traduction faîte en arbe nopus apprend que des soldats ont arrêtés des palestiniens et les ont remis a d'autres soldats qui les ont torturés et filmé. Ces derniers ont été "punis" (quelle punition ???) mais la police n'a pas cherché a savoir qui avait fait ces images de ces scènes de torture. Ces images diffusées sur Facebook sont en train de faire le tour de tous les pays arabes La rédaction. Thiry - Palestine News Network
publié le mardi 29 novembre 2011.
Au cours d’une séance à la Knesset, Danny Danon a affirmé ce dimanche qu’il gardait son collègue Ahmed Tibi, membre fondateur du parti Ta’al, dans sa ligne de mire. Ahmed Tibi menacé par Danny Danon Danny Danon, membre du Likud, est connu pour ses prises positions ancrées très à droite et pour être un vif fervent de la colonisation en Cisjordanie. Il est même allé jusqu’à affirmer, l’été dernier sur la chaîne Al-Jazeera qu’il ne pouvait y avoir qu’un seul Etat sur la terre d’Israël, et qu’une solution à deux Etats était nécessairement vouée à l’échec. Le député avait mené l’initiative visant à fermer la radio israélo-palestinienne Col haShalom le 19 Novembre dernier. Cette menace verbale a immédiatement été condamnée par le poète Eitan Kalinski, accusant Danon de salir la langue hébraïque. Le poète déplore le recours systématique à un discours dégradant vis à vis des Palestiniens. Ce dernier va jusqu’à dire que les termes en questions sous-entendent un « assassinat politique ». Sûr de ce qu’il avance, l’intellectuel israélien, met au défi Danny Dannon de l’attaquer en justice pour diffamation en se référant à la récente et controversée proposition de loi, visant à augmenter l’amende en cas de condamnation à 300 000 NIS. Il semblerait qu’Ahmed Tibi se soit habitué à de telles invectives en raison de ses engagements politiques. En 2003, ce représentant des arabes israéliens avait été temporairement interdit de se présenter aux élections législatives avant que cette décision ne soit annulée par la Cour Suprême. Le Ministère de l'Environnement Révèle qu'Israël Détourne 85% de l'Eau Palestinienne Palestine News Network - écrit par Pierre Tiercin - 29.11.11 Le vice-président du Ministère des Affaires Environnementales de l'Autorité Palestinienne, Jamil Matawir, a révélé ce dimanche qu'Israël contrôle et détourne près de 85% des ressources aquifères des puits et des nappes phréatiques de Cisjordanie, ce qui perturbe l'écosystème local et altère la vie des palestiniens. ![]() Les
palestiniens qui vivent dans les camps de réfugiés, tel que celui-ci à
Jenin, qui abrite 12 000 réfugiés, n'ont pas d'accès direct à l'eau et
utilisent des réservoirs pour la stocker (photo : Brendan Work, PNN) Le vice-ministre a signifié qu'il avait appelé les Nations Unies à envoyer une délégation pour enquêter sur les effets du contrôle israélien des ressources palestiniennes sur l'environnement. Selon Ahmed al-Hindi, directeur général du Conseil National de l'Eau, la consommation moyenne d'un individu palestinien en eau est proche de 70 litres par jour. Dans certaines régions rurales, elle atteint tout juste 20 litres. Le niveau recommandé par l'Organisation Mondiale pour la Santé (OMS) est de 100 litres par jour. En comparaison, la consommation moyenne d'un individu israélien en eau est de 242 litres par jour, tel que le rapporte B'tselem, organisation israélienne pour le respect des Droits de l'Homme. "Le manque permanent d'accès des palestiniens à l'eau est un problème créé par la politique israélienne, fondée sur la discrimination, la dépossession et la privation", a indiqué al-Hindi. "Israël contrôle nos terres et entrave l'action des comités de gestion commune de l'eau, reportant sans cesse la mise en oevure des projets propres à l'eau et à la gestion des eaux usées, détruisant les puits palestiniens et confisquant les ressources aquifères souterraines des zones B et C". A. al-Hndi a ainsi accusé Israël de violer plusieurs traités internationaux. Il a notamment cité les Accords d'Oslo de 1994, dans lesquels Israël reconnait le droit à l'eau des palestiniens, et l'Article 55 des règlementations de Hague, selon lequel il est interdit à Israël d'utiliser l'eau des territoires palestiniens pour tout autre utilisation que l'approvisionnement militaire, dont l'abus est prohibé. Le vice-ministre de l'Environnement J. Matawir a également mis en exergue les récentes statistiques qui révèlent qu'Israël a déraciné plus d'un million et demi d'oliviers depuis 2000. D'après : http://french.pnn.ps/index.php?option=com_content&task=view&id=5398 Freedom riders (2 articles) Honoré comme Freedom Rider Qumsiyeh - Popular Resistance publié le dimanche 20 novembre 2011. J’ai été fier d’être un Freedom Rider (Voyageur de la Liberté) et cela a été le travail d’une équipe au meilleur d’elle-même (de ceux qui conduisaient et de tous ceux qui ont travaillé pour le préparer).
Deux autres Palestiniens ont également été arrêtés avec nous, venus en tant que reporters/observateurs, pas participants. Tous les huit, nous avons été libérés finalement dans l’attente d’un procès éventuel. Fajr, sympa, nous a emmenés de Ramallah (nous avons été relâchés au check-point de Qalandya) jusqu’à l’entrée de Beit Sahour, où mon épouse nous a retrouvés avec ma voiture et nous avons alors emmené Nadim et Badj’ à Hébron. Je suis arrivé à la maison à 1 h 30 du matin et les téléphones ont commencé à sonner à 7 h. J’étais extrêmement fatigué et j’avais mal à la tête, mais je voulais vous donner un compte rendu rapide (et quelques liens qui ont publié cette histoire) sur cette expérience exceptionnelle et exaltante. Bien que libérés, nous sommes toujours accusés d’ « être entrés illégalement dans Jérusalem » et d’ « avoir fait obstruction à l’action de la police » et nous sommes en instance d’un procès éventuel. C’est l’un des évènements médiatiques les plus fortement couverts auquel je n’ai jamais participé. Il a été diffusé en direct sur Internet et près de 100 000 personnes ont signé une pétition pour nous soutenir, les Freedom Riders. Aussi, je n’ai pas besoin de vous écrire en détail comment trois autobus ont refusé de nous prendre à bord et comment un autre chauffeur (qui dira plus tard aux journalistes qu’il ne savait pas ce qu’il se passait sinon il aurait refusé) nous a permis de monter dans son autobus, et ce qui s’est passé dedans et dehors l’autobus. Vous trouverez ci-dessous quelques liens sur les récits qui ont été publiés qui en vous donnent une idée. Notez surtout les affichettes que nous avons faites et brandies avant de monter à bord et par les fenêtres de l’autobus (c’est moi qui montre l’affiche « DIGNITY »). Peut-être écrirai-je de façon plus personnelle quand mon esprit sera plus clair et que j’aurai pu dormir un peu. Mais il y a deux anecdotes qui se sont produites, qui sont un peu inhabituelle et drôles et qui, d’une certaine manière, méritent d’être racontées pendant qu’elles sont encore fraîches dans mon esprit : Ils m’ont remis à un type du Shabak (les « Renseignements israéliens ») avant de remettre à l’enquêteur chargé du dossier de l’autobus. Le type du Shabak ne m’a posé aucune question sur l’autobus. Il s’est présenté comme étant le chef du Shabak pour la région de Ramallah (et avant pour Naplouse et Jénine). Il m’a demandé si j’avais été à l’étranger récemment. Je lui ai dit oui. Il m’a demandé ce qui s’est passé quand je suis revenu. Je lui ai répondu que j’avais été interrogé au pont. Il m’a dit, « interrogé, c’est un bien grand mot ». Je lui ai dit que je ne savais pas comme appeler autrement les huit heures où ils m’ont gardé, dont deux d’interrogatoire effectif. Il m’a demandé ce qu’ils m’avaient dit d’autre. Je lui ai dit que l’interrogatoire allait se poursuivre et qu’un certain capitaine « Suhail » ou « Suhaib » ou quelque chose comme ça allait m’appeler plus tard. Et là il m’a dit que c’était lui, que son nom est « Shihab » ! Je lui ai dit « Bon, alors peut-être qu’on va éviter une autre visite ! ». Il m’a dit que c’était peu probable car je semblais continuer à « causer des problèmes et à violer les lois ». C’est là que je lui ai dit qu’il y avait quelque chose qui s’appelait le droit international et la Déclaration universelle des droits de l’homme. Que nous refuser la liberté de mouvement et l’entrée de Jérusalem, alors qu’on permet aux colons de vivre sur notre terre et d’avoir la liberté de circuler dans et hors de Jérusalem, dans des autobus réservés, était une violation de la Convention internationale contre le crime d’apartheid. Nous sommes partis aussi dans une discussion politique et je lui ai expliqué pourquoi Israël n’était actuellement nullement motivé pour la paix (les trois principales ressources de revenus pour lui se tariraient s’il y avait la paix) et quelle était ma conception d’un pays démocratique, pluraliste pour son peuple tout entier. Un jeune soldat ashkénaze a été très arrogant et m’a même appelé « Professeur Teez » (Teez est le mot arabe pour « ass » en anglais, « idiot » en français). Nous tous (les Freedom Riders) avons ri et je lui ai dit que je ne l’avais pas insulté et que lorsque quelqu’un m’insultais il commençait par s’avilir. Quand il me l’a répété après mon interrogatoire par le Shabak, je me suis levé et dressé devant lui, l’officier druze est intervenu et le soldat s’est éloigné. Il y a eu d’autres incidents du même genre avec d’autres personnes, montrant que notre attitude collective était forte, rebelle, et déterminée. Nous portions tous des keffiehs palestiniens et les avons gardés sur nous. Fadi s’est même enveloppé dans un drapeau palestinien tout le temps, sauf quand ils lui ont fait la fouille corporelle. Nous avons quelques vidéos de l’intérieur du centre que j’enverrai plus tard. Je suis sorti pour apprendre que le maire sioniste de New York, Mike Bloomberg, avait ordonné l’évacuation provisoirement des manifestants de « Wall Street occupée » ; une manifestation très importante (*). Mais ma lecture de l’histoire et de la tendance me dit que l’Intifada globale ne s’accélèrera qu’après une répression par les pouvoirs. L’odyssée des Freedom Riders : http://electronicintifada.net/conte... http://www.avaaz.org/en/palestine_f... http://www.jpost.com/DiplomacyAndPo... (Il y a une photo de moi ici prise à l’extérieur de l’autobus)(en tête d’article) http://www.dailykos.com/story/2011/... (photos ci-dessous) http://latimesblogs.latimes.com/wor... http://www.flickr.com/photos/active... http://www.europalestine.com/spip.p... http://mondoweiss.net/2011/11/follo... http://www.haaretz.com/print-editio... http://www.bbc.co.uk/news/world-mid... http://theonlydemocracy.org/2011/11... http://www.alarabiya.net/articles/2... (Arabic)
Source : http://popular-resistance.blogspot.... / http://www.info-palestine.net/artic... Traduction : JPP Les réactions israéliennes aux "Freedom Riders" Mya Guarnieri - +972 mag Après une courte conférence de presse à Ramallah mardi en début d’après-midi, des journalistes ont suivi le taxi collectif qui emmenait six Voyageurs de la Liberté palestiniens à l’arrêt de l’autobus, dans la colonie juive de Psagot, en Cisjordanie. Là les activistes, dont le docteur Mazin Qumsiyeh, professeur et auteur de "Résistance populaire en Palestine", et Huwaida Arraf, co-fondatrice du Mouvement Free Gaza, ont attendu l’autobus pour Jérusalem. La ligne 148, de la compagnie Egged, qu’ils devaient prendre, passe par le checkpoint Hizma, à l’entrée de la colonie juive de Pisgat Zeev, située à Jérusalem Est, à l’extérieur de la Ligne verte.
Les Israéliens qui attendaient à l’arrêt de l’autobus, une femme dans la quarantaine et un soldat en permission, ont rapidement pris leurs distances par rapport aux activistes qui portaient des keffieh et des t-shirts portant les mots Liberté, Justice et Dignité en arabe et en anglais. Magi Amir, résidente de Rimonim, a expliqué à +972 qu’elle s’était écartée du groupe parce qu’elle a entendu des gens parler arabe. "Je ne pense pas qu’ils ont besoin d’être ici," continue Amir. "Ils n’ont qu’à rester dans leurs villages et dans leurs maisons, pourquoi sont-ils sur notre secteur ? Pouvons-nous aller à Ramallah ? Si nous allons à Ramallah, ils nous tuent. Pouvons-nous aller dans leurs villages ou leurs secteurs ? Nous ne pouvons pas y entrer." Amir ajoute que, selon elle, les Israéliens juifs ne peuvent pas se fier aux Palestiniens ni les croire. "Ils vont faire des attaques terroristes," dit-elle. D’autres colons juifs qui sont arrivés et ont attendu l’autobus font écho au sentiment d’Amir, remarquant qu’ils ont peur pour leur sécurité. Un jeune de 16 ans, qui a souhaité rester anonyme, dit que les Voyageurs de la Liberté ne devraient pas monter dans l’autobus parce que, "C’est un autobus israélien." "Nous vivons ici, c’est notre terre," dit-il. Interrogés sur ceux qui pensent différemment, le jeune répond : "Ceux qui disent que c’est une terre palestinienne n’en ont pas la preuve." Il ajoute que les Palestiniens ont beaucoup de liberté. "Nous leur donnons des cartes d’identité et ils peuvent faire ce qu’ils veulent." +972 a demandé au jeune, qui habite Maale Adumim, si les Palestiniens peuvent faire ce qu’ils veulent, alors pourquoi ne peuvent-ils pas monter dans un bus pour Jérusalem ? "Ok", a-t-il dit, "ils peuvent faire ce qu’ils veulent... Je ne veux pas qu’ils montent dans le bus." Deux autobus Egged ont ralenti puis ont continué. Lorsque le troisième s’est arrêté et a ouvert ses portes, les six activistes sont montés, ainsi qu’un policier israélien et une bonne vingtaine de journalistes. Une adolescente aux longs cheveux blonds, voyant les activistes monter dans l’autobus, a dit à une amie au téléphone : "Qu’est-ce qu’ils font ? Ils ont leurs propres bus ?" Elle a écarté le portable de sa bouche et a crié aux activistes masculins : "Fils de putes !" "Espèce de putain," a-t-elle crié à Arraf, la seule femme du groupe des Voyageurs de la Liberté. A bord de l’autobus, la présence des Palestiniens a déclenché une dispute entre deux jeunes juives israéliennes, âgées de 13 et 17 ans. "Ce sont des animaux," a dit la plus jeune. "Non, pas tous," a répondu l’autre. Lorsque la plus jeune a mentionné qu’un membre de sa famille avait été blessé dans une attaque terroriste, la plus âgée a dit qu’un de ses amis aussi. La plus jeune a insisté. La violence, "c’est les Arabes ; c’est le peuple." "Tu es juive et toi aussi tu as ton peuple. Quel est le lien ?" a dit la plus âgée, en roulant les yeux. L’autobus a été stoppé à Hizma et n’a pas été autorisé à passer le checkpoint. Les forces israéliennes ont pris les cartes d’identité des militants et ont essayé d’emmener Badia Dweik, un activiste qui a été arrêté pendant la Première intifada, alors qu’il avait 15 ans. Dweik a résisté sans violence et s’est retrouvé étendu par terre sur les marches de la sortie arrière de l’autobus pendant un moment. Après être resté quelques temps au checkpoint, le véhicule a été dirigé vers un parking. Au coucher du soleil, les forces israéliennes ont envahi l’autobus et ont dit aux six activistes qu’ils étaient sous arrestation et qu’ils avaient le choix entre descendre du bus tranquillement ou bien d’en être délogés de force. Les activistes ont tous refusé de quitter l’autobus. La police et des policiers des frontières les ont saisis aux bras et aux jambes et les ont tirés à l’extérieur du bus. On a entendu le bruit de la tête d’un militant cognant les marches de l’autobus alors que les forces israéliennes le traînaient. Les six ont été embarqués dans une jeep militaire via la prison d’Atarot. Mohamed Jaradat, journaliste palestinien basé à Ramallah qui a une carte d’identité verte, a été détenu par la police israélienne. Les membres de +972 ont rappelé à un policier que Jaradat était journaliste. "Et alors ?" a répondu le policier. Jaradat nous a dit que la police avait décidé de l’emmener au checkpoint et de le laisser de l’autre côté. Plus tard dans la soirée, toutefois, Hurriyah Ziada nous a appris que Jaradat avait été arrêté. PS. Tous les détenus ont été libérés dans la soirée. Voir les photos prises par ActiveStills Source : http://972mag.com/israeli-reactions... / http://www.ism-france.org/temoignag... Traduction : MR d'après : http://www.protection-palestine.org/spip.php?article11305 Les "Freedom Riders" qui ont défié le régime d'apartheid ont été arrêtés Par Anne Paq le
15.11.2011
Gaza: la trêve a empêché une opération AFP Publié le 01/11/2011 à 15:21 L'Egypte a affirmé que la trêve qu'elle a négociée cette semaine avec les groupes armés de la bande de Gaza et Israël avait empêché une opération israélienne à "grande échelle" contre ce territoire palestinien. "Les efforts déployés par l'Egypte ces derniers jours ont réussi à prévenir une opération militaire israélienne à grande échelle contre Gaza", a déclaré à l'AFP l'ambassadeur d'Egypte auprès de l'Autorité palestinienne, Yasser Osmane. "Les efforts se poursuivent pour mettre fin aux violations de la trêve", a-t-il ajouté. Les groupes armés palestiniens ont affirmé lundi qu'ils respectaient la trêve instaurée dimanche matin à la suite d'une intervention de l'Egypte, après une flambée de violence ayant fait 13 morts, 12 Palestiniens et un Israélien. Ces affrontements sont les plus sanglants depuis l'instauration d'une trêve tacite entre les organisations paramilitaires de Gaza et Israël fin août à la suite de violences ayant fait au moins 26 morts palestiniens et un israélien. En dépit de la trêve, plusieurs roquettes ont atterri en Israël lundi sans faire de blessé ni de dégâts, mais l'ambassadeur Osmane a dit qu'il était convaincu que le cessez-le-feu allait tenir. Lors des contacts, "l'Egypte a senti qu'il y avait un désir et une décision des factions palestiniennes de rétablir la trêve pour protéger les vies et les biens du peuple palestinien", a-t-il affirmé. Des responsables de la défense israélienne, sous couvert de l'anonymat, ont confirmé à l'AFP que l'armée s'était mise d'accord avec l'Egypte pour ne pas réagir jusqu'à au moins mardi minuit. Mais, ont-ils averti, de nouveaux tirs palestiniens donneront lieu à une réponse encore plus dure et plus rapide que les précédents raids. Daprès : http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2011/11/01/97001-20111101FILWWW00353-gaza-la-treve-a-empeche-une-operation.php Salah Hamouri doit être libéré le 28 novembre 2011 : Campagne massive de mails vers l’Ambassade d’Israël en France publié le vendredi 28 octobre 2011.
Salah Hamouri a accompli sa peine. Si Israël est bien un « Etat de droit » alors rien ne peut justifier pareille menace ou décision. Campagne massive de mails vers l’Ambassade d’Israël en France -------______________________________-------envoyer à : information@paris.mfa.gov.il « Monsieur l’Ambassadeur, Un document officiel du CICR indique que, selon les autorités israéliennes, notre jeune compatriote Salah Hamouri qui « a été arrêté le 13.03. 2005 doit effectuer 6 ans, 8 mois et 15 jours de prison ». Il doit donc être libéré le 28 novembre prochain. Je vous demande instamment d’intervenir pour que cette libération se réalise à la date indiquée qui est légale et non pas à une autre date, le 12 mars 2012 par exemple – date décidée totalement arbitrairement par l’administration pénitentiaire. Si Israël est bien un « État de droit » alors rien ne peut justifier pareille menace ou décision. Salah Hamouri a accompli sa peine. Il doit sortir le 28 novembre prochain ! Je vous demande d’intervenir auprès de votre gouvernement » d'après : http://www.protection-palestine.org/spip.php?article11244 Hypocrisie flagrante : Salah Hamouri est également citoyen français ! Richard Lightbown - Palestine Chronicle (via Info-Palestine)
publié le jeudi 27 octobre 2011. Un autre exemple de l’hypocrisie flagrante des politiciens européens envers les réalités du Moyen-Orient est mis en exergue sur le site français de solidarité avec le franco-palestinien Salah Hamouri. Ce fils, âgé aujourd’hui de 26 ans, d’un restaurateur à Jérusalem-Est et d’une enseignante en français, est titulaire d’un passeport français comme Gilad Shalit et est complètement francophone. Alors qu’il avait 16 ans, Salah a été arrêté le 30 Septembre 2001, juste avant le début de la rentrée scolaire, puis maintenu en isolement pendant deux mois dans le centre pour interrogatoires Moskobieh. Il a ensuite été jugé par un tribunal militaire et condamné à cinq mois de prison pour « propagande anti-israélienne » dans l’enceinte scolaire. Cette détention a été purgée dans la section des mineurs de la prison de Hasharon en Israël. Après sa libération le mois de janvier qui a suivi, Salah est retourné au lycée puis a poursuivi ses études en s’inscrivant en sociologie à l’Université de Bethléem en 2003. A la fin du mois de février 2004, il participait à une fête à Bethléem, laquelle a subi une descente des flics israéliens et Salah s’est retrouvé maintenu en détention administrative durant quatre mois. Salah a été arrêté une troisième fois à Ramallah le 13 mars 2005 et détenu en isolement dans le centre Moskobieh pour y être soumis à des interrogatoires. Un mois après ce confinement, il a été rapporté dans la presse qu’il avait été accusé avec deux autres personnes d’avoir préparé un attentat contre le rabbin Ovadia Yossef, le chef spirituel du parti fasciste Shas. La preuve brandie contre lui était qu’il s’était trouvé dans une voiture qui était passé devant la maison du rabbin. Dans le même temps, il a été à tort lié à un mouvement de jeunesse du FPLP [Front Populaire de Libération de la Palestine]. Salah a toujours nié les accusations portées contre lui. Bien que les audiences aient été reportées à plusieurs reprises pour défaut de preuves ou de témoignages, il est resté en prison pendant trois ans. Enfin, le 17 avril 2008, il a été jugé par un tribunal militaire dans la prison d’Ofer et dans le cadre d’un arrangement avec la défense, il a été condamné à sept ans d’emprisonnement pour association de malfaiteurs et pour avoir fait partie de l’aile de la jeunesse du FPLP. Son avocate Léa Tsemel, une personne renommée, avait indiqué que le refus d’accepter ce compromis aurait entraîné une peine encore plus grande. Le jugement fixe la date de la libération de Salah au 28 novembre 2011. La Knesset vote la prolongation des durées de détention En mai 2011 la Knesset a adopté la fameuse « loi Shalit » qui a imposé des conditions plus sévères sur les prisonniers du Hamas dans les prisons israéliennes, dans une tentative d’exercer un chantage pour la libération du soldat captif Gilad Shalit. Ces changements comprennent l’option de recalculer arbitrairement les peines de prison en années civiles plutôt qu’en années administratives (l’année israélienne administrative est de 345 jours, donc plus courte de 20 jours.) Pour Salah Hamouri, cela signifie un emprisonnement supplémentaire de 140 jours appliqué rétrospectivement et sans possibilité d’appel, et ceci contrairement à la date de sortie apparaissant sur le jugement écrit. Le Coordonnateur du Comité national du comité de soutien à Salah Hamouri, Jean-Claude Lefort, a envoyé une lettre au consul général français à Haïfa pour protester contre ce changement de procédure, mais il n’a reçu aucune réponse. Le 9 octobre un visiteur à la prison a été informé que Salah avait été transféré dans une autre prison où il était en cellule d’isolement. Toutes les visites ont été suspendues jusqu’au 5 novembre en réponse à la grève de la faim des prisonniers palestiniens qui cherchent à imposer la récupération de leurs droits. La famille Hamouri n’a pas été informée du changement de prison. Le 13 octobre dernier, le député et ancien maire d’Ivry-sur-Seine, Pierre Gosnat, a fait savoir au ministre français des affaires étrangères Alain Juppé, sa préoccupation sur le silence du ministre concernant la détention de Salah, et à exhorté le ministre à faire preuve du même sens de l’initiative qu’il avait manifesté dans le cas Shalit. Le lendemain, Mahmoud Abbas a exprimé un souhait semblable lorsqu’il il a rencontré le président français Sarkozy. (Sarkozy a commencé à faire campagne pour la libération du sergent Shalit en février 2008 lors d’un dîner donné par le CRIF, où il a déclaré : « Je vois Gilad Shalit comme un Français, et toucher à Gilad Shalit, c’est attaquer la France ». Cette déclaration était la suite du lobbying exercé par les avocats français recrutés par la famille Shalit.) Sarkozy compte sur le mouvement Hamas pour faire sortir Salah Hamouri de prison ! Aussi, le 14 octobre un porte-parole du ministère français des affaires étrangères, se référant à la deuxième vague de libération de prisonniers palestiniens, a exprimé l’espoir que Salah serait bientôt libéré. Les inquiétudes sur ce que cela signifiait, à savoir que la France était en campagne pour la libération de Salah dans le cadre de l’échange de prisonniers, ont été confirmés par Sarkozy le 18 octobre. S’exprimant sur Radio J, une radio locale pour la communauté juive à Paris et Lyon, et se référant à la libération de Salah dans l’échange de prisonniers, le président a dit : « Nous avons fermement demandé cela ». Sarkozy n’a en rien référé à la famille de Salah avant de faire ses déclarations. La [seconde vague] de libérations de prisonniers palestiniens est prévue pour le 18 décembre, ce qui fait trois semaines après la date fixée pour la libération de Salah dans la déclaration écrite du tribunal militaire. Non seulement cette décision prolonge de fait son emprisonnement tout en privant un autre prisonnier du droit à la liberté dans le cadre de l’accord d’échange, mais elle fait craindre également que Salah ne soit expulsé à la fin de son emprisonnement. Racisme et indifférence au niveau institutionnel En outre, il y a eu une véritable consternation en France le 19 octobre lorsque le ministre de la Défense Gérard Longuet a déclaré dans une interview en direct sur France Inter qu’il ne savait rien sur cette affaire. Jean-Claude Lefort a réagi à cette déclaration en disant : « C’est proprement hallucinant, incroyable ! Ou bien il est parfaitement incompétent, ou bien il fait semblant. Tout homme politique normalement constitué (avant d’être ministre, il était sénateur), a dû entendre parler de notre compatriote Salah Hamouri qui est en prison depuis plus de six ans dans les geôles israéliennes, et comme son comité de soutien a manifesté à destination des parlementaires à tous les niveaux, je ne crois pas que Monsieur Longuet puisse s’exonérer de cette connaissance. » Ce mépris général de la part les autorités françaises envers leurs responsabilités vis-à-vis d’un citoyen français, rappelle la même indifférence des politiciens américains après l’assassinat du jeune citoyen américain Furkan Dogan, et illustre à quel point sévit le racisme au sein des cercles politiques occidentaux. * Richard Lightbown est écrivain et chercheur. Il a rédigé cet article spécialement pour The Palestine Chronicle Consultez le site du comité de soutien à Salah Hamouri 26 octobre 2011 - Palestine Chronicle - Vous pouvez consulter cet article à : http://palestinechronicle.com/view_... Traduction : al-Mukhtar http://www.info-palestine.net/artic... Dans ce document officiel de la Croix Rouge Internationale (CICR), il est indiqué précisément que Salah devra effectuer 6 ans, 8 mois et 15 jours de prison, et donc par simple calcul depuis le jour de son arrestation, il est libérable le 28 novembre 2011
Hamouri pas libérable avant mars 2012Le Franco-Palestinien Salah Hamouri, qui purge une peine de prison en Israël, n’est libérable que le 12 mars 2012, a indiqué aujourd’hui la porte-parole de l’administration pénitentiaire israélienne. La famille de Salah Hamouri avait cité à plusieurs reprises le 28 novembre comme "date de sortie légale" du jeune homme. La dernière période de chaque peine de prison, baptisée "période de libération administrative", d’une durée variable, vise à permettre à l’administration pénitentiaire de libérer des condamnés avant le terme de leur peine en cas de surpopulation carcérale, a expliqué la porte-parole, Sivan Weizman. Or, après la libération de 1.027 prisonniers palestiniens en échange du soldat Gilad Shalit, ni Salah Hamouri ni aucun détenu ne bénéficiera de cet allègement, a-t-elle précisé. "Par le passé, les libérations administratives étaient la norme en raison de la pression sur le système. Mais en raison de la récente vague de libérations, aucune libération administrative n’est prévue", a-t-elle ajouté. Né à Jérusalem de mère française et de père palestinien, Salah Hamouri, arrêté le 13 mars 2005, a été reconnu coupable en 2008 par un tribunal militaire israélien de projet d’assassinat du chef spirituel du parti ultra-orthodoxe Shass, le rabbin Ovadia Yossef. Condamné à sept ans de prison, il a toujours clamé son innocence. http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2... d'après : http://www.protection-palestine.org/spip.php?article11240 Israël : isolement, quel isolement ? Alain Gresh - Le Monde diplomatique
publié le mercredi 12 octobre 2011. Il est toujours facile de prendre ses désirs pour la réalité et de penser que le gouvernement d’Israël est désormais isolé, faible, sans alliés extérieurs. Il est vrai qu’une majorité d’Etats a reconnu la Palestine, et c’est positif. Mais, déjà en 1988, cela avait été le cas quand le Conseil national palestinien avait annoncé la création d’un Etat. L’un des grands succès de la politique internationale des gouvernements israéliens successifs est d’avoir réussi à déconnecter leurs relations bilatérales du conflit : malgré la politique d’occupation et de rejet des résolutions de l’ONU, Israël est devenu un Etat comme les autres, avec lequel l’Europe (mais pas seulement) développe des relations denses qui, qu’on le veuille ou non, renforcent son intransigeance. Dans une tribune publiée dans le Jerusalem Post du 9 octobre, « Isolation ? What isolation ? », Danny Ayalon, le vice-ministre des affaires étrangères, explique que son gouvernement n’est pas isolé. Et il a des arguments. Même si le texte sert aussi à des motifs de politique intérieure – montrer que son gouvernement n’est pas plus isolé que les gouvernements israéliens précédents (ce qui est vrai) –, il est intéressant dans son argumentation. « Depuis des décennies, les demandes palestiniennes à l’ONU ont obtenu une majorité écrasante, quel que soit leur caractère faux ou provocateur. Pour la première fois, et cela est sans précédent, les dirigeants palestiniens ont entendu de forts messages de critique, voire de rejet. » Et il ajoute que le fait que les demandes palestiniennes de reconnaissance à l’ONU n’aient pas reçu d’approbation est « presque sans précédent et devrait être noté ». Mais le constat va au-delà, affirme le ministre. Jamais dans l’histoire Israël n’a eu autant de représentations diplomatiques ; jamais les officiels israéliens n’ont été autant invités ; jamais Israël n’a eu autant d’occasions de faire comprendre sa politique. « Deux exemples notables de ces succès sont la récente acceptation d’Israël dans l’Organisation de coopération et de développement économique (OCDE) et l’Organisation européenne de recherche nucléaire (CERN). » « L’intensification de notre coopération trilatérale avec des partenaires comme l’Allemagne, le Canada et l’Italie dans les pays en voie de développement permet des bénéfices réels pour ces peuples et a aidé à redéfinir Israël comme un partenaire important dans des domaines comme la lutte contre la désertification, la gestion de l’eau ou les techniques agricoles modernes. » « En 2009, nous avons tenu la conférence Watec, qui a été très appréciée. Il y a quelques mois, nous avons reçu la conférence des femmes dirigeantes dans les domaines de la science, de la technologie et de l’innovation, à laquelle ont participé des femmes de toute la planète, et notamment la secrétaire générale adjointe de l’ONU, Asha-Rose Migiro, et la directrice Irina Bokova. » Soulignant l’engagement de son pays aux Nations unies sur des sujets qui ne concernent ni le conflit, ni l’holocauste, le ministre note la multiplication des contacts bilatéraux, des réunions à haut niveau, des relations économiques, l’augmentation du commerce extérieur, etc. « La plupart des problèmes que nous affrontons, poursuit-il, n’ont rien à voir avec le conflit sur la Palestine. » « La détérioration de nos relations avec la Turquie a commencé bien avant que notre gouvernement n’entre en fonction. L’exemple le plus éclatant en a été l’humiliation publique infligée par le premier ministre Erdogan à Shimon Perès lors de la réunion de début 2009, alors qu’Israël était dirigé par l’un des gouvernements les plus “colombes” de son histoire. » Le ministre ment ici avec cynisme. S’il est vrai que la détérioration des relations avec la Turquie a commencé avant l’arrivée du gouvernement Nétanyahou, c’est bien le caractère extrémiste du gouvernement israélien dirigé par Olmert (le plus « colombe » selon lui), qui venait d’écraser Gaza sous les bombes, qui a été à l’origine de l’incident cité. « Le printemps arabe qui s’est étendu au Proche-Orient et en Afrique du Nord n’a aucun rapport avec Israël ou notre conflit avec les Palestiniens. Il est difficile d’en prévoir la suite, mais s’il aboutit à plus de liberté, de démocratie et de développement, cela profitera à toute la région. » Là aussi, le ministre est loin de la vérité. Il sait très bien que des pays arabes plus démocratiques seront plus solidaires des Palestiniens, ce que l’exemple égyptien montre clairement. En conclusion, Ayalon affirme : « Israël est membre de plus de forums internationaux, participe à plus d’événements internationaux, signe et met en œuvre plus d’accords bilatéraux, et est mieux intégré dans les questions mondiales que jamais. Cela ne fait peut-être pas la Une des médias, mais c’est la base fondamentale pour le renforcement de notre statut international. » Cette vision est bien sûr trop idyllique. Israël a perdu son allié turc, subit les conséquences des changements en Egypte, et est plus isolé dans l’opinion internationale. Mais il faut être clair : il a payé un prix très modeste pour son refus de négocier et, même par rapport à il y a dix ans, ses relations avec nombre de pays (Union européenne, Russie, Chine, etc.) se sont améliorées. Ne pas le comprendre, c’est ne pas comprendre pourquoi, dans le rapport de forces actuel, sans sanctions véritables, toute négociation israélo-palestinienne est vouée à l’échec. Source : http://blog.mondediplo.net/2011-10-... d'après : http://www.protection-palestine.org/spip.php?article11196 Prisonniers palestiniens en Israël
Institut for Middle East Understanding (IMEU)
publié le vendredi 14 octobre 2011. A la suite du récent accord annoncé pour un échange de prisonniers entre Israël et le Hamas, et avec la poursuite de la grève de la faim des Palestiniens dans les prisons israéliennes, IMEU propose la fiche récapitulative suivante sur les Palestiniens emprisonnés en Israël. Généralité : faits et chiffres
Détention administrative
Enfants prisonniers
Source : http://imeu.net/news/article0021592... Traduction : JPP d'après : http://www.protection-palestine.org/spip.php?article11201 Des nouvelles de la grève de la faim des prisonniers Palestiniens d'après ORLEANS LOIRET PALESTINE le 11 octobre 2011 Alerte info Soumis par admin le 9 octobre, 2011 - 09:46 Nous venons d’être informés, à l’instant, par Denise Hamouri – qui rendait normalement visite à Salah ce matin – que Salah a été transféré dans une autre prison et que les visites lui sont interdites jusqu’au 5 novembre ! Un mois d’interdiction. On ne sait pas dans quelle prison il se trouve actuellement ni non plus s’il est en « isolement ». Ceci étant décidé par les autorités pénitentiaires, comme mesure de rétorsion contre la grève des prisonniers palestiniens qui réclament leurs droits. Plus que jamais la question que nous avons posée précédemment est à prendre, par nous tous, très au sérieux. Sa libération à la date indiquée dans le « jugement », le 28 novembre, devient un enjeu de taille. La mobilisation de tous s’impose. Le leader du FPLP AHMAD SA'ADAT en isolement strict depuis 2009 serait dans un etat de santé grave : Les
craintes augmentent pour la santé du prisonnier Ahmad Saadat, chef de
file du FPLP [Front Populaire de Libération de la Palestine], comme pour
les autres détenus palestiniens dans les prisons israéliennes qui sont
entrés dans le 14e jour d’une grève de la faim déclenchée par
l’isolement de Saadat. http://www.info-palestine.net/article.php3?id_article=11295 Dormez tranquilles, criminels de guerre ! Michael Mansfield - Guardian - mardi 11 octobre 2011 Echantillon de criminels de guerre israéliens [de g. à d.] : Askenazi
chef d’état major, Barak ministre de la défense, Marom commandant de la
Marine Israël a violé un nombre incalculable de Résolutions de l’ONU et de lois internationales pendant les 50 dernières années sans avoir reçu la moindre sanction légale, économique, politique ou militaire. Son mépris pour l’opinion majoritaire de la Cour Internationale de Justice de La Hayes qui, en 2004, a déclaré illégale la construction d’un mur dans les territoires occupés est plus significatif encore. Si on ajoute à cela l’occupation illégale de la Palestine, l’expansion continue des colonies illégales, les évictions forcées et les démolitions de maisons, la confiscation des ressources en eau, le blocus de Gaza et l’usage illicite de passeports clonés pour permettre des assassinats ciblés en dehors d’Israël, on peut penser que c’est un état qui se considère comme au dessus des lois. La création d’une juridiction universelle pour les crimes internationaux a été précédée par des années de négociations et de délibérations exhaustives dont le but était de garantir qu’il n’y aurait aucun refuge ni abri accessibles à ceux qui avaient commis les pires crimes contre l’humanité. Dans le concret, cela signifie que quelque soit l’endroit où le crime a eu lieu, quelles soient les victimes, qui que ce soit qui ait commis ces crimes, une action judiciaire pouvait être ouverte contre les responsables. Le génocide, les crimes de guerre et la torture font partie des ces crimes. La Cour Internationale de Justice a clairement dit que, dans le cas du mur, l’obligation de poursuivre les responsables revient à tous les états. Le problème est que les états ne veulent pas se charger de poursuivre Israël et qu’ils se contentent de très timides tractations diplomatiques. Des hommes de loi qui défendent des Palestiniens ont été obligés d’entamer eux-mêmes des poursuites. En 2009, les magistrats du tribunal de Westminster ont émis un mandat d’arrêt contre Tzipi Livni, ministre israélienne des affaires étrangères à l’époque de l’opération Cast Lead qui a causé la mort de 1400 personnes à Gaza. La hiérarchie du gouvernement travailliste britannique s’est empressée d’aller voir les autorités israéliennes, pas pour parler de ces morts, mais pour demander pardon pour le mandat d’arrêt. Il y a eu un incident dramatique lors d’une apparition de Livni à la télévision israélienne pendant l’invasion de Gaza. Au début de l’interview, le journaliste, Shlomi Eldar, a reconnu le nom qui est apparu sur son mobile. Il s’agissait de Izzeldin Abuelaish, un docteur Palestinien qui avait courageusement et sans répit soigné également Palestiniens et Israéliens sans peur et sans favoritisme. "Ils ont bombardé ma maison. Ils ont tué mes filles. Qu’est-ce que nous avons fait ? Shlomi, je veux les sauver mais elles sont mortes. Elles ont été frappées à la tête. Elles sont mortes sur le coup. Allah qu’est-ce que nous leur avons fait ?" Trois de ses filles et sa nièce venaient juste d’être tuées par l’armée israélienne. Son coup de fil a été diffusé sur les ondes et a fait le tour du monde. Le docteur a décrit toute l’opération Cast lead telle qu’il en a été le témoin dans son livre célèbre : "Je ne haïrai pas". Il était clair que ce médecin respecté n’avait aucun lien avec le Hamas ni le terrorisme et n’avait pas la moindre intention hostile à l’égard d’Israël. Il n’y a donc que deux explications : ou l’attaque était délibérée ou il s’agissait d’une attaque tout azimut qui ne garantissait absolument pas la protection des civils. Dans ces circonstances, il n’est pas surprenant que la commission d’enquête de l’ONU sur la guerre de Gaza ait conclu qu’Israël —et le Hamas— avait commis des crimes de guerre et peut-être des crimes contre l’humanité. Le leader de la mission est revenu sur ses déclarations mais pas les trois autres membres distingués de la commission, et les Affaires Etrangères ont maintenu leur adhésion à ce rapport et n’ont pas souhaité qu’il soit retiré. De toutes façons il n’y est pas question d’un quelconque manquement à accorder aux civils la protection nécessaire. En septembre le gouvernement britannique a changé les règles de base en donnant au procureur (Director of Public Prosecutions*) un droit de veto aux demandes de mandats d’arrêt par des particuliers (dans l’Acte de la réforme de la police et de la responsabilité sociale). C’est une insulte aux tribunaux d’insinuer qu’ils ne sont pas capables d’évaluer à partir de quel moment il convient ou non de délivrer un mandat d’arrêt. En 10 ans, ils en ont accordé deux sur 10 demandés. Il s’agit de l’arrestation et non de la mise en accusation. Le procureur a déclaré en janvier qu’il consulterait le procureur général (attorney general*) chaque fois qu’un mandat d’arrêt serait sollicité. Le procureur général aurait alors à décider s’il est dans l’intérêt général d’engager des poursuites. Une telle décision ne pourrait naturellement être prise qu’après que toutes les preuves nécessaires aient été rassemblées pour pouvoir avoir une vue d’ensemble sur le double critère de la recevabilité des preuves et de l’intérêt public. Affirmer tout de suite qu’il n’y pas lieu de poursuivre revient à mettre la charrue avant les boeufs et ridiculise le concept de juridiction universelle. Il est donc devenu hautement improbable qu’une autre poursuite judiciaire ne soit jamais lancée que ce soit à l’instigation du gouvernement lui-même ou d’un particulier —comme on a pu le constater quand Livni a rencontré William Hague cette semaine à Londres. Etant donné la piètre performance du gouvernement britannique en ce qui concerne les pays ou les individus considérés comme inacceptables (Pour Pinochet par exemple, c’est un magistrat espagnol qui a du faire le nécessaire), ceux qui détiennent le pouvoir et les responsabilités au moment où des crimes de guerre sont commis peuvent dormir sur leurs deux oreilles. Note : * Le Crown Prosecution Service, ou CPS, est un département non ministériel du gouvernement anglais chargé de poursuivre des personnes accusées de délits criminels en Angleterre et au pays de Galles. Le CPS est dirigé par le Director of Public Prosecutions qui rend des comptes à l’Attorney General d’Angleterre et du pays de Galles. Pour consulter l’original : d'après : http://www.info-palestine.net/article.php3?id_article=11294 Forte mobilisation en faveur des prisonniers palestiniens en Israël Al Jazeera - publié le lundi 10 octobre 2011. Israel envisage de prendre le contrôle du Sinaï égyptienLes militants commencent une grève de la faim sans limite de temps, en
soutien aux prisonniers palestiniens en Israël également en grève de la
faim contre « l’aggravation des conditions de détention ». Au moins 60 militants dans les territoires occupés de Cisjordanie, de Gaza et en Israël ont entamé une grève de la faim illimitée en appui aux prisonniers palestiniens déjà en grève de la faim dans les prisons israéliennes contre la dégradation des conditions de détention. Un camp de solidarité a été mis en place par de jeunes militants dans la ville israélienne de Haïfa, ce dimanche, en « réaction spontanée » en faveur de la grève des détenus déclarée il y a déjà deux semaines, ont indiqué les organisateurs. « Nous avons essentiellement deux raisons : soutenir les prisonniers et soutenir leur moral [dans la poursuite de leur grève de la faim] et sensibiliser sur la question des détenus politiques palestiniens », a déclaré à Al Jazeera Muhannad Abu-Gosh, un organisateur du camp de Haïfa. Quelque 50 prisonniers politiques palestiniens ont commencé une grève de la faim le 27 Septembre. D’autres prisonniers les ont depuis rejoint. Ce dimanche, 234 détenus étaient en grève, selon un communiqué de l’administration pénitentiaire israélienne.. Selon le communiqué, les grévistes, qui sont maintenant à leur 13e jour de jeûne, sont « « sous surveillance médicale quotidienne et leur situation est satisfaisante ». Exprimer le soutien Des milliers de personnes se sont rassemblées la semaine dernière, à Haïfa, dans la ville de Gaza et les villes de Naplouse et Ramallah en Cisjordanie, pour protester contre les « conditions oppressives » dans les prisons israéliennes. Dans la ville de Gaza, des centaines ont manifesté leur appui à la grève des prisonniers ce dimanche, et d’autres protestations sont prévues. Dimanche également, la mère d’un prisonnier a entamé une grève de la faim devant les bureaux du Comité international de la Croix-Rouge (CICR) à Ramallah. De petits rassemblements et des sit-in a eu lieu à Jérusalem-Est. Le CICR est l’organe chargé de surveiller et de protéger les droits des détenus et de maintenir le contact avec eux. A Naplouse, une tente installée mardi pour soutenir les grévistes de la faim reçoit maintenant au moins 1500 visiteurs chaque jour, a déclaré Beesan Ramadan, un étudiant à l’université An Najah. « J’espère que cela va continuer vers quelque chose de permanent sur toutes les questions ayant trait aux prisonniers en général », a encore déclaré Ramadan. Restrictions plus sévères En Juin, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a annoncé un renforcement des restrictions sur les droits des prisonniers palestiniens, voulant ainsi exercer un chantage en faveur de la libération de Gilad Shalit, un soldat israélien retenu captif par le Hamas. Shalit a été capturé à la frontière de la bande de Gaza en 2006. Le Hamas, au pouvoir dans le territoire côtier, exige libération de plus de 1000 prisonniers palestiniens en échange de sa libération. Selon les groupes de défense des droits de l’homme, les nouvelles mesures répressives comprennent le refus de l’accès aux livres, aux programmes éducatifs et à des vêtements neufs. La pratique de l’isolement a été étendu et les visites familiales fortement restreintes (quand elles ne sont pas interdites - N.d.T). Les détenus sont aussi obligés de rencontrer leurs avocats avec leurs mains menottées. Selon un rapport des Nations Unies daté de mars 2011, environ 6000 Palestiniens sont actuellement dans 22 prisons en Israël et en Cisjordanie. Certains ont été privés de tout contact avec le monde extérieur, y compris leurs familles, depuis des durées allant jusqu’à cinq ans, selon le rapport. Source + vidéo : http://english.aljazeera.net/news/m... / http://www.info-palestine.net/artic... d'après : http://www.protection-palestine.org/spip.php?article11186 Mann News 01 Octobre 2011 L'ambassadeur égyptien auprès de l'Autorité palestinienne a averti vendredi qu'Israël envisageait de prendre le contrôle du Sinaï égyptien. Yasser Athman a déclaré à Ma'an que le ton de remarques récentes du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu et d'autres ministres indiquaient "la présence d'un plan israélien visant à contrôler le Sinaï."
Soldats israéliens près de la frontière israélo-égyptienne, le 19 août 2011 (Reuters/Ronen Zvulun) Source : Maan News Traduction : MR pour ISM Palestine News Network
publié le vendredi 30 septembre 2011. Des milliers de prisonniers palestiniens détenus dans des prisons israéliennes ont engagé mercredi une grève de la faim pour protester contre l’accentuation des mesures punitives prises par les Services pénitentiaire Israéliens ces derniers mois.
Selon le Ministre palestinien pour les Prisonniers, Issa Qaraqe, la grève sera suivie par la plupart des prisonniers palestiniens pendant les 3 jours de mercredi, jeudi et vendredi. "Je peux confirmer que presque tous les Palestiniens détenus dans les prisons israéliennes ont entamé une grève de la faim d’une durée de trois jours, qui pourrait être étendue, pour envoyer un message et un avertissement à l’Administration israélienne", a-t-il annoncé. La grève pourrait être répétée chaque semaine. La mise en oeuvre grève s’inscrit à la suite de l’échec de la rencontre des représentants des détenus avec Yitzhak Aharonovitch, le ministre de l’Intérieur israélien. Cette discussion visait pour les détenus à obtenir un assouplissement des mesures de détentions en pointant la violation répétée de leurs droits fondamentaux. "Près de 200 prisonniers du Front Populaire pour la Libération de la Palestine (FPLP) ainsi qu’un certain nombre d’autre prisonniers ont affirmé leur intention de poursuivre celle-ci sans interruption jusqu’à la fin de la mesure d’isolement qui frappe Ahmed Saadat [un des leaders du FPLP] depuis trois ans", a poursuivi le ministre. La contestation de l’usage abusif des mesures d’isolement est la première revendication des grévistes. Selon le ministre, certains prisonniers ont subit l’isolement pendant 10 ans. Les prisonniers ont menacé de poursuivre leur campagne à travers des mouvements de désobéissance, si leurs demandes n’étaient pas satisfaites. Ces mouvements inclurait notamment le refus de porter les uniformes carcéraux, de se lever et de se montrer pour l’appel et le comptage quotidien, et le refus d’obtempérer à tout ordre émanant du SPI. "Les autorités pénitentiaires ont imposé des mesures drastiques et sans précédent. Celles-ci ont poussé les prisonniers à entamer une véritable rébellion contre toutes les règles carcérales", a affirmé Qaraqe.
Dans une interview accordée à PNN, Kayed al-Gul, un leader du FPLP, a encouragé les palestiniens à soutenir les prisonniers qui luttent pour la justice et pour le respect de leurs droits. Selon al-Gul, la mise en oeuvre de la grève et des mouvements de désobéissance a fait l’objet d’une longue préparation depuis plusieurs mois. Il a revendiqué le droit des détenus à être traité avec dignité. Le leader du FPLP a souligné l’importance du soutien populaire dans la pression exercée sur le gouvernement israélien, affirmant qu’une large mobilisation pourrait permettre d’obtenir un assouplissement de la politique pénitentiaire. La dégradation des conditions de rétention et l’accentuation de la répression des Services pénitentiaires israéliens a débuté suite à la l’annonce par Benjamin Netanyahu, le 28 juin dernier, d’un renforcement des prérogatives pénitentiaires. Revendiquant que les conditions de détention étaient jusqu’alors "ultra-généreuses", Netanyahu avait annoncé la mise en place d’un nouvel arsenal de mesures répressives et punitives. Celles-ci touchent tous les aspects de la vie du détenu : du recours à l’isolement et aux amendes à l’accès à l’enseignement, aux livres et aux visites familiales. Cette décision s’inscrit dans un ensemble de pressions exercées par le Premier ministre israélien pour obtenir du Hamas la libération de Gilad Shalit, un soldat israélien détenu par un comité populaire gazaouite depuis le 25 juin 2006. Aujourd’hui, près de 6 000 palestiniens sont détenu dans des prisons israéliennes. 219 d’entre eux sont arbitrairement maintenus en détention administrative, et n’ont pas été jugé ni condamné. Source : http://french.pnn.ps/index.php?opti... d'après : http://www.protection-palestine.org/spip.php?article11145 Issam Kamal Odeh, assassiné par les troupes israéliennes d’occupation Ma’an News
publié le samedi 24 septembre 2011. Les forces israéliennes d’occupation ont assassiné un Palestinien et blessé cinq autres personne, ce vendredi, au cours d’affrontements dans le village de Qusra dans le nord de la Cisjordanie, selon les médecins.
Issam Kamal Odeh, âgé de 33 ans, est mort après avoir été touché par deux balles, une dans la nuque et une à l’épaule, lors d’affrontements après la prière du matin. Le Maire Hany Abu Murad, a confirmé que nom de la personne morte était Issam Kamal. Selon des témoins, des soldats israéliens ont attaqué le village de Qusra, près de Naplouse, après que des colons juifs soient entrés dans le village. Ghassan Doughlas, de l’Autorité palestinienne de Ramallah, a déclaré que les affrontements ont éclaté lorsque des colons venus de la colonie Esh Kodesh ont attaqué le village en brandissant des drapeaux israéliens. Les soldats israéliens sont entrés et ont ouvert le feu à balles réelles sur les habitants palestiniens, a-t-il dit, ajoutant que Sadeq Tayseer, 22 ans, a été blessé d’une balle dans le cou et Jawad al-Shaer d’une balle dans la main. L’armée israélienne et les services de sécurité de l’Autorité palestinienne collaborent pour une « enquête conjointe » dit un communiqué des troupes israéliennes d’occupation. Dans le même temps, des colons ont attaqué le village de Jalud au sud de Naplouse provoquant des affrontements avec les habitants, ont indiqué des témoins. Aucun blessé n’a été signalé. Selon des témoins directs, des dizaines de colons ont jeté des pierres sur des voitures palestiniennes au checkpoint de Zatara près de Naplouse. Le checkpoint a été brièvement fermé. Turquie - Israël : Au bord de la guerre ? Amnay Idir - El Watan
publié le samedi 10 septembre 2011. Les relations bilatérales de la Turquie avec Israël se sont encore dégradées après la publication, le 1er septembre, d’un rapport d’enquête commandité par l’ONU. Le ministre israélien en charge du Renseignement a jugé hier « graves et difficiles » les déclarations du Premier ministre turc, qui a indiqué que les bateaux turcs avec de l’aide pour Ghaza seraient désormais escortés par les forces navales de son pays, indique l’AFP. Ces déclarations sont graves et difficiles, mais nous ne voulons pas alimenter la polémique », a déclaré Dan Meridor à la radio militaire israélienne. « Il vaut mieux se taire et attendre, l’intérêt n’est pas d’aggraver la situation en répliquant par des attaques » verbales, a poursuivi ce haut responsable. Il a cependant souligné c’est la « Turquie qui violerait le droit international » si elle tente de briser par la force le blocus maritime israélien de la bande de Ghaza compte tenu qu’une commission de l’ONU a reconnu « la légitimité » de ce blocus. Un haut responsable israélien, parlant sous couvert d’anonymat, a estimé, pour sa part, qu’une telle mesure de la part de la Turquie constituerait une « provocation très grave ». « Il est très difficile d’imaginer que la Turquie irait jusqu’à engager une telle action, compte tenu de ses engagements envers l’OTAN », a-t-il ajouté. « Les navires de guerre turcs seront chargés de protéger les bateaux turcs acheminant des aides humanitaires vers la bande de Ghaza », soumis à un blocus israélien, a déclaré jeudi le Premier ministre turc, Recep Tayyip Erdogan, cité par la chaîne de télévision Al Jazeera. « Désormais, nous ne permettrons plus que ces bateaux soient la cible d’attaques de la part d’Israël comme cela a été le cas avec la flottille de la Liberté, car Israël fera alors face à une riposte appropriée », a ajouté Tayyip Erdogan. Les relations bilatérales de la Turquie avec Israël se sont encore dégradées après la publication le 1er septembre d’un rapport d’enquête commandité par l’ONU. Ce rapport considère que l’armée israélienne a eu recours à une force « excessive et déraisonnable » lors du raid qui a coûté en mai 2010 la vie à neuf passagers turcs, mais juge légal le blocus naval imposé par Israël contre la bande de Ghaza. La Turquie a décidé début septembre d’expulser l’ambassadeur d’Israël à Ankara et de geler les relations militaires, jadis florissantes, pour protester contre le refus d’Israël de présenter des excuses pour le raid meurtrier. Pas de visite à Ghaza pour Erdogan Par ailleurs, la visite à Ghaza ne figure pas dans le programme du périple arabe que doit effectuer la semaine prochaine le Premier ministre turc, Recep Tayyip Erdogan, relève l’AFP citant des sources concordantes turques. Le Premier ministre turc, Recep Tayyip Erdogan, a réitéré mardi son intention de se rendre à Ghaza, territoire palestinien contrôlé par le mouvement islamiste Hamas, en marge d’une visite en Egypte. « Jusqu’à présent, dans notre programme, il n’est pas prévu de visiter Ghaza », a déclaré une source au bureau du Premier ministre, qui a requis l’anonymat. « Autant que je sache, il ne va pas à Ghaza », a déclaré une autre source du même bureau du Premier ministre. Un diplomate turc interrogé a, pour sa part déclaré jeudi que la visite à Ghaza n’était pas au programme, « parce que la Turquie ne veut pas contrarier la nouvelle administration égyptienne », avec le passage d’une telle délégation officielle turque par le poste frontière de Rafah, entre l’Egypte et la bande de Ghaza. Une telle visite dans ce territoire palestinien ne manquerait pas d’envenimer encore un peu plus les relations, déjà très tendues, entre la Turquie et Israël, qui considèrent le Hamas comme un « mouvement terroriste ». Tayyip Erdogan, dont le gouvernement est issu de la mouvance islamiste, considère les militants du Hamas comme des « résistants en lutte pour la défense de leur terre ». Le Premier ministre turc est attendu, à partir de lundi ou mardi en Egypte, en Libye et en Tunisie, pays avec lesquels la Turquie s’efforce de renforcer ses contacts et où elle cherche à accroître son influence. De son côté, le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a torpillé un compromis sur les excuses qu’Israël aurait présentées à la Turquie pour sauvegarder les relations entre les deux pays, rapporte l’AFP qui reprend le quotidien Yediot Aharonot dans son édition d’hier. Aux termes de cet accord, Israël se serait excusé pour des « erreurs opérationnelles » lors de l’assaut meurtrier du bateau turc Mavi Marmara qui tentait de briser le blocus de Ghaza, mais pas pour l’avoir lancé, selon le journal. Cette formule de compromis aurait été mise au point, notamment par les représentants israélien et turc à la commission Palmer de l’ONU chargée d’examiner cette affaire. La Turquie, selon le journal, se serait satisfaite de cette formule, assortie d’une promesse d’indemnisation des familles des neuf Turcs tués le 31 mai 2010 en contrepartie de sa renonciation à toute poursuite légale contre des militaires israéliens ayant participé à l’opération. Mais le Premier ministre israélien a finalement refusé d’entériner le projet pourtant soutenu par des hauts responsables du ministère de la Défense. Benjamin Netanyahu est soutenu par les ministres des Affaires stratégiques, Moshe Yaalon, et des Affaires étrangères, Avigdor Lieberman, deux faucons notoires, précise-t-il. Moshe Yaalon, cité par le journal, estime que le Premier ministre turc Erdogan n’est pas sincèrement désireux de parvenir à une formule de compromis et cherchait un « prétexte pour alimenter sa campagne anti-israélienne ». Source : http://www.elwatan.com/une/turquie-... Amnay Idir - El Watan D'après : http://www.protection-palestine.org/spip.php?article11072 Ahmed Loutfi, Chaïmaa Abdel-Hamid et Chérif Albert - Al Ahram Hebdo
publié le jeudi 25 août 2011. Israël, source de péril au Sinaï Ahmed Loutfi et Chaïmaa Abdel-Hamid Sinaï. Alors que les forces égyptiennes combattent des mouvements extrémistes dans la péninsule, les Israéliens sont venus jeter de l’huile sur le feu en attaquant les Palestiniens. « Si les organisations terroristes pensent qu’elles peuvent blesser nos concitoyens sans que nous répondions, elles se trompent. Israël leur fera payer un prix très fort ». C’est par ces mots que le premier ministre israélien, Benyamin Netanyahu, a menacé de se venger contre les Palestiniens. Les menaces lancées, jeudi dernier, par le premier ministre, Benyamin Netanyahu, et le ministre de la Guerre, Ehud Barak, contre la bande de Gaza, suite à la mort de 8 Israéliens dans une opération militaire compliquée, dans le sud de l’État hébreu, ont été traduites dans l’après-midi et la soirée de jeudi en actes concrets. On compte en fait trois attaques synchronisées près de la station balnéaire d’Eilat. Un autobus a d’abord été mitraillé près de la frontière avec l’Égypte, puis un véhicule militaire venu sur les lieux a été la cible d’un engin piégé. Lors d’un troisième incident, une voiture a été attaquée près de la frontière avec la Jordanie. La branche armée du Hamas à Gaza a revendiqué en plus le lancement de 4 roquettes Grad en direction de la localité d’Ofakim alors que les tirs d’engins s’intensifiaient fortement dans la soirée contre le territoire israélien. « C’est notre réponse aux crimes de l’occupation sioniste après la mort de 15 martyrs et des douzaines de blessés » à Gaza, ont affirmé les Brigades Ezzeddine Al-Qassam dans un communiqué. Pour le rappeler, c’est la première fois que les Brigades Al-Qassam tirent des roquettes contre Israël depuis l’instauration d’une trêve de facto par les principaux groupes armés de la bande de Gaza en avril. Depuis cette déclaration, les raids sont restés intenses. Le tout se passe dans un scénario délicat dans les relations égypto-israéliennes qui deviennent de plus en plus menacées. Y compris en Cisjordanie, l’armée israélienne n’a cessé d’arrêter des cadres et militants du Hamas. D’ailleurs, une source sécuritaire palestinienne a chiffré le nombre des arrestations dans la nuit de samedi à dimanche à 120. Parmi les cadres interpellés figure un député du Hamas, Mohamad Motlaq Abou-J’heisha. La situation s’aggrave ainsi, les forces israéliennes se sont déployées également dans des villages du sud de la Cisjordanie. Selon les experts, c’est très surprenant qu’une telle évolution arrive avec tant d’intensité à l’heure où l’on parle d’accalmie de facto entre Palestiniens et Israéliens et où l’action diplomatique palestinienne prend de l’ampleur avec l’idée de la reconnaissance de l’Onu d’un État palestinien. Cet événement donc engage l’Égypte de manière importante. Tout d’abord, Israël est à la frontière de l’Égypte et constitue son voisin le plus dangereux. Tout d’abord, la paix et les traités signés ne sont que des documents diplomatiques qui n’ont traduit aucun rapprochement réel avec Tel-Aviv. L’imbroglio de Gaza est l’une des causes des différentes difficultés qu’affrontent les Palestiniens et qui rendent la zone frontalière source de danger. En plus, la dénégation israélienne du drame humain palestinien vient exacerber toutes les passions et donner lieu à des affrontements chroniques. Et l’on a vu donc la situation s’embraser au Sinaï ainsi qu’à Gaza. Y a-t-il une coïncidence ? De toute façon, la réaction israélienne est venue jeter de l’huile sur le feu. Ainsi on rappelle qu’un soldat et deux policiers égyptiens ont été tués jeudi soir dans un bombardement de l’aviation israélienne, près de Taba en territoire égyptien. Le ministre israélien de la Défense, Ehud Barak, a utilisé de faux arguments. Tout d’abord, il a dit que la série d’attaques de jeudi « soulignait le faible contrôle de l’Égypte sur le Sinaï et le regain d’activités terroristes ». Or, on sait très bien que le manque de sécurité dans le Sinaï provient plutôt du voisinage d’Israël et des traités de paix qui empêchent la présence militaire égyptienne dans cette région. En plus, les provocations continues d’Israël alimentent la tension. D’ailleurs, les forces armées égyptiennes mènent depuis quelques jours une campagne militaire contre des éléments qu’on dit proches d’Al-Qaëda, accusés d’avoir fait sauter la station de gaz alimentant Israël et tué un nombre de policiers et de militaires égyptiens. On sait que toute cette présence faite de doutes et d’affrontements dans cette partie s’explique par la politique israélienne, la véritable vacuité sécuritaire. Les ripostes israéliennes à certains actes sont plutôt de vraies opérations de massacre comme on a vu à Gaza en 2010. Et comme on a vu aussi l’interception des différents navires de secours aux Palestiniens. Cela se comprend alors que l’Égypte soit mise en difficulté par Israël . Source : http://hebdo.ahram.org.eg/arab/ahra... Camp David, le sacro-saint accord ébranlé Chérif Albert Bien que l’Égypte soit en quelque sorte gagnante après avoir récupéré son territoire et s’être positionnée comme deuxième récipiendaire (après Israël) d’aide américaine, aujourd’hui encore, plus de trois décennies après Camp David, beaucoup d’Égyptiens, y compris parmi les classes politiques et intellectuelles, préfèrent se souvenir de Sadate comme le héros de la guerre plutôt que comme l’homme de paix … de Camp David. Signés en 1979, ces accords égypto-israéliens impliquaient deux objectifs distincts mais reliés, le premier — réalisé avec succès — visait à mettre fin à l’état de guerre entre les deux pays, et la rétrocession à l’Égypte de la péninsule (démilitarisée) du Sinaï. Le second, jamais achevé, concerne l’établissement d’un « cadre pour la paix au Moyen-Orient ». L’Égypte souhaitait que la perspective d’une solution pacifique puisse amener d’autres nations arabes, notamment les Palestiniens, à la table de négociations. Il n’en fut rien. En effet, les ambitions égyptiennes n’étaient pas partagées par son « partenaire » israélien qui ne cherchait qu’à isoler l’Égypte de son entourage arabe et à la neutraliser militairement en l’amenant à exclure l’option militaire. Les événements qui ont suivi la signature de ces accords n’ont pas manqué de révéler les intentions d’Israël. En 1979, à peine deux mois après la signature des accords de Camp David, la Knesset a voté en faveur de l’expansion des colonies juives construites sur les territoires arabes de la Cisjordanie. Alors qu’en 1982, deux mois après l’évacuation de la péninsule du Sinaï, l’armée israélienne attaquait déjà le Liban. Sur le volet palestinien, il devint clair au fil des années que les accords de Camp David sont morts en tant que processus. En tant que traité, ils existent toujours et les deux côtés respectent plus ou moins leur engagement à leur maintien. Après l’évincement de M. Moubarak, le Conseil militaire au pouvoir a annoncé que tous les traités que l’Égypte avait signés avec d’autres pays restaient en vigueur, ce qui signifie que l’Égypte continuera d’observer son traité de paix avec Israël. N’empêche que, pour l’Égypte, les restrictions que ce traité représente, notamment en termes de restrictions sur la présence militaire dans le Sinaï, sont de moins en moins tolérées. D’autant plus que cette absence a encouragé durant ces dernières années l’infiltration à travers les frontières de trafiquants d’armes et de militants islamistes. Aujourd’hui, beaucoup de voix s’élèvent pour réclamer aux autorités une « révision » de ces accords. « Je refuse absolument qu’on devienne esclaves de ces accords (…) dont certaines clauses représentent une violation de nos intérêts. Il ne faut pas entourer ces accords d’un halo de sainteté qui les rend intouchables », affirme l’écrivain et journaliste Fahmi Howeïdi. Un appel relayé par beaucoup de personnalités et activistes politiques. « Plus important que d’appeler l’ambassadeur, c’est de demander officiellement d’amender le traité de paix qui empêche l’Égypte de protéger ses frontières », lance de son côté le chef du parti libéral d’Al-Ghad, Aymane Nour. « L’armée égyptienne doit saisir l’occasion que présentent cet incident frontalier et la pression populaire qui s’en est suivie pour demander un amendement des accords de Camp David. Je pense que l’armée égyptienne ne serait pas contre une telle démarche qui, finalement, est dans l’intérêt de toutes les parties », affirme Walid Kazziha, professeur de sciences politiques à l’Université américaine du Caire. Israël et les États-Unis ont souvent accusé l’Égypte de laxisme dans la sécurisation de sa frontière est. Le ministre de la Défense a insinué des accusations du genre suite à l’attentat d’Eilat la semaine dernière. Visiblement, Israël aura également intérêt à se montrer souple vis-à-vis des appels égyptiens. Les troupes israéliennes d’occupation kidnappent 120 Palestiniens lors d’une rafle dans Hébron D’après Ma’an News
publié le mardi 23 août 2011. Les forces israéliennes d’occupation ont enlevé 120 Palestiniens, en majorité des partisans du Hamas, dans la nuit de samedi du sud de la Cisjordanie, ont rapporté des témoins et des responsables. Le député du mouvement Hamas, Muhammad Mutliq Abu Juheisha, était parmi les 120 Palestiniens kidnappés dans le district. Les soldats des troupes d’occupation ont aussi attaqué les villes environnantes de Dura, Surif, Beit Ula, Nouba, Yatta et As-Samu. « Entre 100 et 120 personnes ont été arrêtées », a déclaré à l’AFP Samira Halaika, un député du Hamas à Hébron. « En termes d’importance, il n’y a jamais eu auparavant une telle opération d’enlèvements dans la région de Hébron. » Mushir al-Masri, un autre député du Hamas qui vit à Gaza, a déclaré que informations initialement reçues disaient qu’au moins 80 des membres du groupe avaient été arrêtés dans une attaque qui, selon lui, démontrait qu’Israël avait « une mentalité criminelle » à l’encontre des Palestiniens. « Toutes les tentatives de l’occupation de frapper le Hamas sont vouées à l’échec, l’expérience a montré que cela ne fait que rendre le Hamas plus fort », a-t-il déclaré. Des sources sécuritaires palestiniennes ont fait savoir que soldats israéliens s’étaient déployés à travers le sud de la Cisjordanie dans une opération de nuit qui a débuté quelques heures seulement après que l’aile armée du Hamas à Gaza ait tiré des roquettes sur le sud d’Israël, en représailles des derniers bombardements israéliens. Les Brigades Al-Qassam ont dit avoir tiré quatre roquettes Grad sur la ville israélienne d’Ofakim [sud de la Palestine historique] près de la bande de Gaza, blessant légèrement deux enfants, dans ce qui est la première attaque revendiquée par le groupe depuis des mois. L’opération israélienne a rencontré une certaine résistance, des jeunes de Dura lançant des pierres sur les troupes d’occupation et celles-ci tirant des balles en acier entouré de caoutchouc, blessant légèrement un jeune manifestant, selon des médecins. [...] La violence des troupes d’occupation suit une série d’attaques sanglantes conduites ce jeudi près de la station balnéaire de Biʼr as-Sab [Eilat] près de la mer Rouge, qui ont fait huit morts israéliens. Israël a immédiatement accusé les Comités Populaires de Résistance d’être responsables de l’attaque, bien que cette organisation ait nié toute implication. Depuis lors, 14 gazaouis ont été assassinés par les troupes israéliennes d’occupation, et plus de 40 autres blessés. Les tirs de roquettes en représailles ont tué un Israélien et blessé quelques autres. Source : http://www.maannews.net/eng/ViewDet... / http://www.info-palestine.net/artic... d'après : http://www.protection-palestine.org/spip.php?article10998 L’armée israélienne pose des mines dans le Golan occupé Associated Press - mercredi 17 août 2011 - 07h:02 L’armée israélienne implante des nouveaux champs de mine sur le plateau
du Golan occupé pour dissuader les manifestants d’entrer dans ce
territoire, selon un rapport paru dans un magazine militaire israélien. Sur la révolte des tentes – impressionsVéritables psychopathes et criminels endurcis, encouragés depuis tant d’années par une totale impunité, les soldats israéliens tirent comme dans un champ de foire sur des cibles humaines se trouvant à plus d’une centaine de mètres. Rappelons que le Golan est territoire syrien, sous occupation israélienne depuis 1967... Ces préparatifs font partie d’une série de mesures de renforcement qu’Israël prend avant les rassemblements prévus par les Palestiniens en septembre, selon un rapport du magazine Ba’mahaneh, ce week-end. Israël a été vivement critiqué par la communauté internationale plus tôt dans l’année quand ses troupes ont ouvert le feu sur les manifestants syriens et palestiniens qui ont percé la clôture militarisée pour pénétrer sur le plateau du Golan au cours de deux démonstrations. Environ 35 manifestants ont été tués. Israël craint que les manifestations palestiniennes prévues en septembre pour accompagner la demande de reconnaissance d’un état palestinien à l’ONU ne donnent lieu à de nouvelles tentatives d’enfoncer la clôture militarisée qui sépare le Golan de la Syrie. L’armée a décidé de poser de nouvelles mines parce que les vieilles mines n’ont pas toutes explosé quand les Syriens ont traversé en juin selon le magazine. Les officiels militaires ont dit qu’ils mettaient aussi en place des moyens d’actions non-meurtriers pour contrôler d’éventuels manifestants du Golan. "Nous avons l’intention d’augmenter la quantité de mines au sol et de renforcer les obstacles" aurait dit le major Ariel Iluz du Génie, selon le magazine. "Combiné avec nos forces militaires et nos snipers, cela retardera et même empêchera probablement beaucoup de monde de traverser la frontière". Il y a eu une manifestation en juin pour protester contre l’occupation du plateau du Golan. Les Palestiniens avaient aussi organisé une manifestation un mois plus tôt pour commémorer la déportation de centaines de milliers d’Arabes pendant la guerre qui a suivi la création de l’état d’Israël en 1948, une événement que les Palestiniens nomment la Nakba ou catastrophe. Selon le magazine, l’armée israélienne prend aussi d’autres mesures : elle renforce les clôture le long de la frontière du Golan, augmente le nombre de troupes d’infanterie, poste davantage de snipers et creuse des tranchées. d'après : http://www.info-palestine.net/article.php3?id_article=11023 Un article de Michèle Sibony, suivi de la traduction du discours de Shira Ohayon, à la manifestation du 06 août à Tel Aviv
publié le jeudi 11 août 2011. Haïfa - 10 aout 2011 Photo d'archive Le Mouvement a surpris dans une société rendue muette et immobile par des années de formolisation, et c’est un véritable soulagement de réaliser qu’elle est vivante et capable de secouer sa léthargie. Lors de la manifestation des 150 000 du 30 juillet, Gideon levy écrivait déjà qu’il n’y avait pas eu de manifestation de cette ampleur depuis celle de... Sabra et Chatila. La société israélienne se mobilisant massivement depuis des années plutôt pour des commémorations comme lors de l’assassinat de Rabin, que pour des revendications. Les grandes manifestations revendicatives de ces dernières années souligne Michel Warschawski de l’AIC sont celles des colons et des orthodoxes à Jérusalem. L’espoir d’un changement est donc permis. On ne peut que s’en réjouir mais il semble qu’au delà des revendications sociales fortes engagées contre la politique néolibérale, les éléments nécessaires à un réel changement ne soient encore présents qu’en germes dans une société bridée depuis des années autour de la sécurité et d’une vision close d’Israël isolé dans une région hostile. Cependant là aussi il y a mouvement, mais plus lent, presque souterrain mais affleurant parfois la surface avec prudence : tout le monde semble ici mesurer les risques d’explosion du mouvement dans sa globalité, et d’un repli consécutif d’autant plus rigide. Car il y a des tyrans non moins persécuteurs et dangereux que Ben Ali, Moubarak ou même El Assad et tout aussi difficiles à combattre. Ceux-là, le peuple les a toujours détesté depuis la prison ou la rue, alors que la sécurité nationale, condition de la survie, pèse comme une chape de plomb obligée et assumée par tous dans un consensus de béton depuis la fondation de l’Etat. Quant au néolibéralisme, ici comme ailleurs, des années de martèlement médiatique et politique ont ancré dans les esprits qu’il est l’unique système viable pour les sociétés humaines. Comment haÏr et renverser ce qui est la seule option ? A cet égard il faut noter les pathétiques efforts des medias politiques israéliens pour maintenir à tout prix le débat autour du tout économique libéral comme seul ordre du jour acceptable. Le mot économie prononcé toutes les minutes dans tous les débats traduit la volonté de traiter toute la revendication dans cet unique cadre. Il s’agit résume un des experts économistes (et ils sont à l’honneur) de revenir d’un libéralisme de monopole à un libéralisme de concurrence ! Shelly Yakhimovitch représentante et peut-être future candidate du parti travailliste en déroute depuis les dernières élections, explique que « riches comme nous sommes, arrivant en tête pour tous les critères de l’OCDE, nous avons les moyens de revenir à la social démocratie. » Enthousiasmant programme ! Et en fait tout cela concorde : la dénonciation du néolibéralisme est catégorique et radicale. Les gens qui s’expriment sur les places et devant les campements reprennent tous la litanie des privatisations déréglementations et baisse de pouvoir d’achat, mais ils disent aussi qu’ils ne veulent plus vivre ainsi qu’ils veulent vivre autrement, et cela ne peut se résumer à des changements économiques. Le slogan majeur, absolu, est partout : le peuple veut la justice sociale. Partout le mot révolution est repris dans les manifestations. Les aspirations semblent être bien plus grandes que ce qui peut être exprimé. Un peuple entier réclame un avenir ! C’est l’un des slogans lu et entendu sur l’esplanade Rotschild (rebaptisée par un panneau : ici place Taghrir avec en sous-titre : Netanyaou , Moubarak t’attend ! (au tribunal ndlt) Ce slogan contient à lui seul beaucoup des questionnements et paradoxes qui traversent ce mouvement. Que recouvre l’expression « un peuple entier » ? Quel sens donner au terme « avenir » ? Question d’autant plus chargée que ce slogan actualise en écho celui scandé il y a bientôt trente ans par les masses de feu La Paix Maintenant dissoutes par et dans l’échec de Camp David 2 : un peuple entier réclame la paix. Le même peuple dans la rue ne dit plus un mot de la paix, pourtant quelques frémissements indiquent que le thème n’est pas loin des pensées, mais si brûlant et gros de risques que l’on préfère se taire. C’est même dit-on une décision assumée par les leaders du mouvement. Le cinéaste israélien Eyal Sivan me faisait remarquer dans la manifestation du 30 juillet le petit nombre de drapeaux israéliens, beaucoup beaucoup moins disait-il que dans n’importe quelle manifestation de Shalom Archav. Effectivement quand on connait le rôle du drapeau ici, présent sur les toits, les balcons, les jardins, les magasins, les voitures, nombre incalculable de lieux publics et privés, cela ne laisse d’étonner et de recentrer. Cette revendication se veut sociale et non nationale. Ce qui constitue en soit une brèche dans le consensus. C’est ce qu’exprime Shira Ohayon représentante des mères célibataires à la grande tribune de Tel Aviv lors de la manifestation des 350 000 en point d’orgue de son intervention par ces mots : nous n’avons aucune sécurité dans ce pays ! [1] Et ces paroles reçues 5 sur 5 par la foule qui hurle sonnent comme une menace et un rappel : le terme « sécurité » ici est posé durement en contrepoint de l’autre sacro-sainte devant laquelle tout doit se taire et reculer. Sécurité sociale contre sécurité nationale ? C’est précisément le piège à éviter pour la majorité des manifestants... de gauche. Quasiment toutes les prises de paroles des acteurs du mouvement commencent par : « moi citoyen-citoyenne qui paie des impôts et ai servi dans l’armée... » ; la revendication semble ne pouvoir légitimement s’exprimer qu’à partir de cette référence au consensus. La gauche sioniste comme la droite jusqu’à l’extrême droite s’emploient elles à rappeler de façon incessante le consensus sioniste. Le représentant de la très sioniste Union des Etudiants sera le seul des leaders du mouvement à évoquer le sionisme dans son discours et monter sur la tribune lors de la manif des 350 000 en portant le drapeau d’Israël. A cet égard le communiqué de LPM France transmet clairement le message en France :
Sans commentaire ! Lors de la manifestation du 6 août, nombre des interrogés, manifestants ou artistes et personnalités, prendront sèchement leur distance avec la sacro-sainte sécurité nationale prétexte à faire tout avaler au peuple, disent-ils. Le très politique comédien Moshe Ivgui donne le ton. Il indique même qu’il craint comme beaucoup que l’on n’hésite pas à provoquer des incidents frontaliers ou des événements concernant la sécurité pour éteindre le feu du mouvement social. Effectivement les tirs sur la frontière libanaise d’il y a quelques jours ont donné lieu à cette interprétation : c’est Bibi qui aurait provoqué l’incident pour ramener sur le terrain où l’on ne peut que se taire : celui de la sécurité nationale. Une promenade de fin d’après midi sur le terre plein du boulevard Rotschild. Lendemain des premières propositions de B. Netanyaou ; la pancarte du jour : BIBI : Trop peu ! Trop tard ! Un groupe d’extrême-droite religieux avec kippas et drapeaux israéliens brandis surgit soudain et parcourt le boulevard en défilé martial en scandant bruyamment : Am Israël Haï (Le peuple d’israël vit) et Mi ani… Tsioni (Qui suis-je... sioniste !) Regards ironiques ou mécontents, mais pas ou peu de frictions. Ce sont sans doute les mêmes qui sont venus quelques jours plutôt arracher le drapeau palestinien sur La tente 1948, l’unique du boulevard, que je découvre au milieu des autres avec les inscriptions : Il y a aussi des arabes qui vivent ici ; Destructions de maisons, expulsions, confiscations. Et plus loin un autre rappel sur une autre tente : Justice pour touuuuuus ! Référence au discours de la victoire électorale de Barak en 1999 : je serai le premier ministre de touuuuus ! (le couuuuulam !) La c’étaient les juifs orientaux qui s’étaient sentis exclus... Question : qui est inclus dans ce touuuus ? Pour certains : ne pas oublier les juifs orientaux pour d’autres les femmes, les religieux, les colons [2], les classes les plus pauvres de la société israélienne qui ont beaucoup de mal à rejoindre le mouvement et être entendues. Touuuuuuus sauf... ceux qui n’ont aucune possibilité de faire partie du consensus sioniste et pour cause ! Ceux qui ont des problèmes de logement depuis au moins 1948. Ceux-là sont reconnus à la marge seulement, dans les groupes communistes, ceux dits d’extrême gauche, et quelques groupes progressistes. Pourtant de Haïfa le 30 juillet des amis m’appelaient depuis la manifestation ; alors que j’exprimais ma tristesse de ne pas voir d’arabes à Tel-Aviv dans les cortèges immenses, eux manifestaient avec des Palestiniens de Haïfa, avec des slogans contre l’occupation. La frustration est grande dans le collectif arabe : Abir Kopti l’analyse avec beaucoup de justesse dans son article intitulé « Tente 1948 ». Keefah une amie palestinienne de Haïfa qui travaille dans un ministère à Tel Aviv, seule Arabe sur 200 employés qui pour la plupart me dit-elle n’avaient jamais adressé la parole à un Arabe auparavant, tente de traduire ses sentiments :
Les Palestiniens d’Israël savent mieux que quiconque ce que peut coûter de violence un forcing sur cette question. Ils sont témoins d’un mouvement qui n’a pas les moyens de poser les vraies questions, d’inclure toute la population, et donc d’être révolutionnaire. Même si le slogan Ma’apeha Révolution résonne partout dans les cortèges. Lin Chalozin, de Tel Aviv m’a cependant reprise dans une conversation sur l’avenir du mouvement, « ce qui compte n’est pas ce qui sera, mais ce qui est, ici et maintenant, et c’est une formidable école de pensée politique et de démocratie directe ». Il n’y a pas de peuple israélien, c’est un fait, tant qu’une partie de sa population est exclue du collectif national sur des critères ethniques, et ne bénéficie pas de tous les droits de citoyen à part entière. Il ne peut y avoir dans ces conditions qu’un peuple juif, une partie du peuple juif installée sur la terre de Palestine. Le mouvement élude là aussi largement cette question (à l’exception de la droite et de la gauche sioniste travailliste pour qui il s’agit toujours tout en refusant de faire de la politique pour ne pas rompre l’unité, d’imposer le consensus sioniste fondateur comme plancher de la revendication sociale). Et bien sûr cela n’est pas politique ; çà, c’est la norme ! Pourtant le mouvement s’est placé d’emblée dans les pas de la Place Tahrir, et lorsque Yeouda Poliker doit clore la manifestation du 30 juillet par La Tivka (l’hymne national juif israélien), il chante un morceau de sa composition sur un nouveau Moyen Orient... Michel Warschawski soulignait aussi les convergences avec la plateforme des forums sociaux mondiaux : « nous ne sommes pas des marchandises, un autre monde est possible ». Ce mouvement, parce qu’il est dans l’impossibilité de s’interroger ouvertement sur le sionisme, l’inégalité structurelle et la guerre permanente qu’il implique, ne peut articuler aujourd’hui sa revendication sociale pour touuuuute la classe moyenne juive, et un autre monde possible auquel il aspire, où la justice sociale passe par l’égalité de tous, et l’amorce d’un véritable processus de décolonisation au sens le plus large du terme. Un peuple entier réclame un avenir ! Cet appel ne lâchera pas - Le peuple veut la justice ! Shira Ohayon : discours de la manifestation de Tel Aviv samedi 6 août 2011 traduit de l’anglais par Michèle Sibony Bonsoir à tous mes frères et soeurs de la protestation, les héros et les héroïnes de la révolution. Je m’appelle Shira Ohayon, mère célibataire née à Dimona, j’habite un appartement loué à Ashdod, et je milite dans la lutte des travailleurs et musiciens du Nouvel Orchestre Andalou contre la fermeture de ce lieu. Je suis professeur et éducatrice en Israël Aujourd’hui je suis venue vous dire au nom de mes sœurs des quartiers pauvres des villes et des villages à travers le pays, que je suis écœurée et fatiguée ! Nous sommes fatiguées de cet Etat qui nous frappe encore et encore : parce que nous sommes des femmes, parce que nous sommes des mères célibataires, parce que nous sommes des Orientales (juives issues du monde arabe ndlt) parce que nous vivons dans les banlieues et les villes, parce que nous sommes des professeurs, des artistes, parce que nous parlons notre langue maternelle l’arabe, et cette fois parce que nous nous levons pour protester contre le brutal système capitaliste qui a fait de nous des pauvres, des sans emploi, des sans domicile, qui a piétiné notre dignité. Nous ne sommes ni des enfants gâtés ni des parasites ! Tout ce que nous demandons est de vivre dans la dignité et d’avoir un avenir à offrir à nos enfants. Nous n’avons pas de sécurité dans l’Etat d’Israël, la Sécurité commence à la maison – avec un logement, avec un emploi stable, avec la santé, l’éducation, des services sociaux, aussi avec la culture. La Culture n’est pas un luxe, les artistes crèvent de faim dans l’Etat d’Israël. Depuis des années nous sommes séparés par des barrières et de murs faits aussi bien de béton que de haine et de racisme, et nous nous prenons à la gorge et nous battons pour les miettes des miettes que nous ont laissées les Tycoons après avoir accaparé toutes les ressources du pays. Toute ma vie, j’ai nagé contre le courant. Avec mes frères et sœurs du mouvement Ahoti (Ma soeur), j’ai lutté pour les femmes d’Israël, pour une éducation de qualité pour les résidents des quartiers défavorisés des banlieues et des villes, pour des enseignants de qualité, pour les droits des mères, pour les droits des artistes créateurs, et pour une juste attribution des logements, de la terre et des ressources culturelles. L’Etat d’Israêl ne nous donne pas de sécurité, à aucun d’entre nous. La sécurité commence à la maison : logement, emploi stable, santé éducation et services sociaux et aussi culture. J’ai payé et paye encore un douloureux prix personnel. Pour la première fois de ma vie je me retrouve nageant avec le courant. Avec l’aide de Dieu, avec ce merveilleux flux de solidarité de fraternité et de sororité, qui déferle sur tout le pays, d’Eilat à Dimona, de Baka et Nazareth à Kyriat Shmone, exigeant une réelle correction des erreurs et des abus. Nous devons une grande gratitude aux initiateurs révolutionnaires Daphne Leaf , Stav Shafir, et leurs amis, qui ont fait sortir les masses de citoyens vers les tentes et les places publiques et nous ont donné, à nous, la majorité dans ce pays, la possibilité de crier notre douleur, de parler des blessures et des inquiétudes, et de lutter ensemble pour l’espoir, pour apporter un changement. Même les résidents des banlieues pauvres du sud de Tel Aviv, Shapira et Newe Shanaan, et Kfar Shalem et Hatikva et Jaffa sont là pour protester et crier et hurler contre les négligences et l’abandon depuis des années, comme les résidents du Nord de Tel Aviv (quartiers plus riches ndlt). Pas de paix sans égalité ! disaient les Black Panthers qui ont initié la culture de protestation et l’appel à la justice sociale en Israël. Aujourd’hui nous sommes tous ici, hommes et femmes, Juifs et Arabes, Ashkenazes et Sepharades, nouveaux immigrants et anciens israéliens, religieux et séculiers, résidents du Sud, du Centre et du Nord, esclaves migrants et réfugiés, tous ensemble, unis et déterminés à restaurer la souveraineté de ce pays pour nous, ses citoyens. Une justice sociale et distributive – nous ne ferons de compromis pour rien de moins. Nous avons atteint le point de non retour. De la Révolution on ne peut revenir en arrière, jusqu’à ce que nous changions le système et atteignions l’égalité totale. Quelque soit le genre, la religion, couleur, origine, nationalité ou orientation sexuelle. Nous sommes tous des êtres humains, des citoyens égaux, ni des esclaves ni des sujets soumis ! Monsieur le premier ministre, nous en avons assez de la politique capitaliste extrémiste que vous avez instituée. Vous avez réduit l’imposition des barons du capital , dont l’avidité est insatiable, et vous avez réduit ou supprimé les services sociaux, l’éducation la santé ! Nous sommes ici pour vous dire cette nuit d’une voix forte et claire : Ca suffit ! Le peuple veut une autre voie ! Le peuple veut la direction opposée ! Le peuple veut la justice ! Votre gouvernement s’est désengagé envers le peuple. Mais ne vous y trompez pas : le peuple ne lâchera pas. Cet appel ne lâchera pas : Oui le peuple veut la justice sociale ! Un article de Michèle Sibony, suivi de la traduction du discours de Shira Ohayon, à la manifestation du 06 août à Tel Aviv
[1] Voir ci-dessous texte intégral de l’intervention de Shira Ohayon Tel-Aviv 6 août [2] A ce propos un autre passage du communiqué de LPM France mérite notre attention : Les places des villes à travers tout le pays se couvrent de "campements de tentes", s’inspirant de l’exemple de la place Tahrir ; pour protester contre les hausses de prix, mais également pour dénoncer l’appauvrissement des classes moyennes, la destruction des services publics et la priorité donnée, pour des raisons idéologiques et électorales, aux habitants des implantations de Cisjordanie et aux ultra-orthodoxes... Petit paradoxe cependant lorsque ces derniers rejoignent le mouvement contestataire. Et petit problème aussi si l’on considère l’extrême pauvreté qui sévit notamment dans les familles orthodoxes victimes elles aussi du néolibéralisme (cf. article du Manifesto sur l’exploitation de ces familles prolétaires à Modi’in, et aussi La Cisjordanie, nouveau « Far Est » du capitalisme israélien par Gadi Algazivin, Monde diplomatique octobre 2006). d'après : http://www.protection-palestine.org/spip.php?article10948 Netanyahu durcit les conditions de vie des prisonniers politiques palestiniens
Adri Nieuwhof - Uruknet
publié le lundi 15 août 2011. Cette semaine j’ai reçu une lettre de Ali, un prisonnier politique
palestinien israélien. Ali est un des 126 prisonniers palestiniens qui
ont fait plus de 20 ans de prison. Il écrit : "J’ai déjà passé 23 ans de ma vie dans les prisons israéliennes mais la prison n’a pas pu me briser. Je suis toujours un Palestinien qui lutte contre l’occupation de toutes les façons possibles." Il explique comment il combat la décision du premier ministre israélien Netanyahu de supprimer "notre droit de finir nos études à l’université à distance (open university) Une pratique absurde Netanyahu a annoncé son intention de durcir les conditions de vie des prisonniers palestiniens dans les prisons israéliennes le 23 juin dernier. Il a qualifié les études académiques que peuvent faire les prisonniers palestiniens de "pratique absurde" et a dit qu’il avait maintenant l’intention de les empêcher de finir leur cycle d’études académiques. La Communauté Européenne avait une opinion différente au sujet des études académiques pour les prisonniers politiques dans les années 1980. En tant que membre du Comité Hollandais pour l’Afrique du Sud, j’ai participé à la mise en place du Programme Spécial Européen pour les victimes de l’apartheid financé par la Communauté Européenne. On a dépensé chaque année des millions de dollars dont une grande partie a servi à financer les études des prisonniers politiques emprisonnés en Afrique du Sud. Représailles et punition collective La colère de Netanyahu est la conséquence du refus du Mouvement Islamique de répondre à un coup de fil international pour prouver qu’un soldat israélien emprisonné à Gaza depuis 2006 était encore en vie. D’une manière surprenante Netanyahu a affirmé qu’Israël respectait le droit international dans son traitement des prisonniers politiques palestiniens. Il est difficile de concilier son projet de punition collective des prisonniers politiques palestiniens avec le droit international. Les représailles et les punitions collectives sont interdites selon le droit international y compris par l’Article 33 de la quatrième Convention de Genève relative à la protection des civils en temps de guerre. Il n’a pas fallu un mois au système carcéral israélien pour accédé au désir de Netanyahu et interdire aux prisonniers palestiniens de poursuivre leurs études universitaires. Traitements inhumains et dégradants Le Centre Palestinien des droits de l’homme (PCHR) de Gaza a condamné les nouvelles mesures prises par le système carcéral israélien dans un rapport dans la presse du 21 juillet. Selon PCHR :
Cette décision de l’administration des prisons israéliennes fait partie d’une politique générale adoptée par les autorités d’occupation israéliennes contre les prisonniers palestiniens qui sont soumis a des conditions de vie cruelles ainsi qu’à des traitements inhumains et dégradants qui incluent la torture, la détérioration des conditions de santé et la négligence médicale envers les prisonniers -même ceux qui souffrent de maladies graves. Cela a parfois causé la mort de prisonniers. Cette décision est extrêmement grave parce qu’elle vient des plus hauts échelons du gouvernement israélien. PCHR a demandé aux organisations des droits de l’homme de suivre les cas de prisonniers palestiniens et de demander à leurs gouvernements de faire pression sur Israël pour mettre fin aux pratiques arbitraires contre les prisonniers palestiniens et les relâcher. Il est temps d’alerter l’opinion internationale sur la maltraitance dont souffrent les prisonniers politiques palestiniens. La multinationale de sécurité G4S La firme de sécurité anglo-danoise G4S est employée à la sécurité dans les prisons israéliennes. Who Profits, un programme de recherche de la Coalition Israélienne des femmes pour la paix et l’organisme de surveillance financier danois, DanWatch, ont révélé qu’en novembre de l’année dernière la firme G4S avait indiqué dans une plaquette publicitaire qu’elle fournissait un système de protection pour l’enceinte de la prison d’Ofer, tout le système de sécurité de la prison de Keztiot et un centre de commande de la prison de Meggido. Selon G4S ces prisons détiennent 4 900 prisonniers "de sécurité" palestiniens. En fournissant des services aux prisons israéliennes, G4S facilite les violations des droits des prisonniers politiques palestiniens. L’article intitulé "G4S travaille dans les prisons israéliennes et les colonies illégales" que j’ai écrit avec Basma Salem, donne un aperçu de ces violations. En mars, G4S a refusé de dire à The Electronic Intifada si il va annuler ses contrats avec le système carcéral israélien ou non. Comme G4S opère dans beaucoup de pays, cela donne aux militants du BDS du monde entier l’occasion de faire connaître les violations israéliennes des droits des prisonniers politiques palestiniens. Source : http://www.info-palestine.net/artic... Israël : Des indignés israéliens mènent leur révolte des tentes El Watanle 05.08.11 | 01h00 Depuis mi-juillet, Israël n’est plus épargné par les mouvements de contestation qui secouent le monde arabe, même si les revendications des Israéliens sont de nature différente. Aujourd’hui, la «révolte des tentes» secoue quelques villes du pays, notamment la capitale israélienne. Samedi dernier, ils étaient entre 100 000 et 150 000 protestataires à défiler à Tel-Aviv, scandant leur exaspération face à l’explosion des prix des logements. «Le peuple exige la justice sociale», entend-on dans les rues de la capitale. Un récent sondage indiquait que plus de 80% de la population soutenait ces actions. Les porte-parole du mouvement ont lancé hier un appel à des manifestations de masse pour demain à Tel-Aviv. Le mouvement compte bien durcir ses actions, estimant que «le gouvernement ne nous écoute pas». Stav Shafir, représentante du mouvement, a déclaré que la nouvelle loi sur les logements votée mercredi par le Parlement «n’a fait qu’aggraver les choses». En effet, cette loi, qui vise à accélérer la mise en œuvre de projets de construction, est supposée augmenter l’offre et baisser les prix. Une tentative d’apaisement gouvernemental ratée : les contestataires estiment au contraire que cette loi ne profitera qu’aux gros entrepreneurs, et risque de causer des dommages environnementaux. Benjamin Netanyahou a, quant à lui, déclaré vouloir éviter «de prendre des mesures irresponsables, précipitées et populistes», pouvant mener à la banqueroute et au chômage de masse.d'après : http://www.elwatan.com//weekend/monde/israel-des-indignes-israeliens-menent-leur-revolte-des-tentes-05-08-2011-135097_182.php |





















