Nétanyahou et Sarkozy, les vendeurs de sang
Yitzhak Laor (Haaretz), traduction JPB-CCIPPP
publié le vendredi 30 mars 2012. 27 mars 2012 http://www.haaretz.com/opinion/neta... Les victimes innocentes ont trouvé le repos éternel dans un monde médiatique où un président xénophobe récolte les gains politiques d’un mauvais mélodrame, aux côtés de notre Premier ministre – qui avant même que le sang soit effacé du trottoir, s’est empressé de se mettre en avant, Le lien étroit entre Tel-Aviv et Paris est plus ancien que l’État [Israël]. Le poète Natan Alterman et le critique d’art Haim Gamzu, le poète et traducteur Avraham Shlonsky et les « Canaanites » ont tous respiré l’air de la France, des années avant l’établissement de l’État. Et depuis les années 1950, ce lien a été envahi par une autre dimension, au-delà du dramaturge Nissim Aloni, de l’écrivain Amos Kenan ou du comique Yossi Banai. Les absurdités répandues ici depuis les meurtres de Toulouse la semaine dernière ressemblent, entre autres choses, à un recyclage de cette même amitié – de l’époque où Guy Mollet, Premier ministre français social-démocrate pendant les années 1950, opprimait les Algériens et simultanément s’associait aux leaders israéliens David Ben-Gurion, Moshe Dayan et Shimon Peres pour s’emparer du canal de Suez. À l’époque, Reviyat Hamoadon chantait joyeusement « Vive la France et Israël / Il n’y a plus de différence entre nous » sur un air des Frères Jacques. Les armes affluaient ; la guerre d’Algérie créait un sentiment « d’être dans le même bateau » — le président égyptien Gamal Abdel Nasser était ici le diable personnifié, et l’Algérien Ahmed Ben Bella, leader de la guerre d’indépendance, était son jumeau là-bas. La guerre colonialiste fut menée par les Français au nom de la République. Il n’y eut aucune reconnaissance des atrocités qu’elle causa, même des années après sa conclusion. Il suffit de comparer la confrontation d’Hollywood avec les horreurs du Vietnam, presque immédiatement après la guerre (« Apocalypse Now » de Francis Ford Coppola, par exemple) avec le mépris prolongé des Français pour ce qu’ils firent aux Algériens, pour comprendre pourquoi le vestige le plus éminent de l’atrocité est Jean-Marie Le Pen, un officier des services de torture en Algérie, un négationniste et un persécuteur de Musulmans. Les atrocités commises par une société, quand elles ne sont pas évaluées ensuite par un examen de conscience national, sont destinées à élever des criminels de guerre au rang de leaders. L’esprit colonial français n’est jamais mort, malgré Charles de Gaulle et son hostilité envers les Etats-Unis, sa désertion de l’OTAN et sa forte opposition à la guerre de 1967. Depuis les années 1990, cet esprit colonial s’est généralement intériorisé, malgré qu’en Libye il se soit donné une grande occasion de prendre le contrôle du pétrole au nom du républicanisme du centre et de la droite, qui met la gauche en déroute avec son aide et qui est porté sur une vague de haine pour tout ce qui n’est pas « éclairé » — en d’autres termes, français ou occidental. C’est ainsi que la France est devenue le leader de la vague hideuse du racisme anti-immigrés européen. Non, ce n’est pas seulement Le Pen. C’est aussi le Président Nicolas Sarkozy. L’homme qui a servi comme Ministre de l’intérieur, et qui qualifiait en 2005 les manifestants Africains contre la pauvreté de bande de racailles, fut élu ensuite à la présidence à l’aide de cette provocation. Bien sûr, pas avant de déclarer avec pathos en octobre 2007 : « J’ai changé à Yad Vashem ». Depuis des années, l’esprit colonialiste – qu’on appelle en Israël, non sans hypocrisie, « républicanisme » — a servi aux Français pour persécuter les étrangers, même s’ils étaient citoyens français de naissance. Depuis pas mal de temps, les juifs servent de grande feuille de vigne pour ce racisme, car qu’y a-t-il de mieux qu’un rituel sur le Génocide des juifs pour faire de « l’autre » un symbole moral dans la guerre contre les vrais autres : les Africains. C’est le seul lieu où le feu éternel colonialiste rencontre la machine de propagande israélienne, qui est alimentée par une haine des musulmans. Il est douteux que tous les Français qui sont allés pleurer les morts aient aimé la barbe du rabbin, ses vêtements et les kippas des enfants à Toulouse. D’un autre côté, si tous les quatre avaient vécu en Israël, ils auraient été de bons exemples pour parler de la question de « l’exclusion des femmes », car les filles étudiaient dans les classes séparées. Feu le rabbin de Toulouse Jonathan Sandler aurait probablement été harcelé sur les questions de la « productivité » et de la dispense du service militaire. Les victimes innocentes ont trouvé un repos éternel dans un monde médiatique ou un président xénophobe utilise en vain le nom de Yad Vashem et récolte des gains politiques d’un mauvais mélodrame, aux côtés de notre Premier ministre – qui avant même que le sang soit effacé du trottoir, s’est empressé de se mettre en avant, pour que chacun le sache : quiconque condamne la tuerie des innocents à Gaza s’identifie avec le tueur de juifs d’Al-Qaida. Un pacte entre verseurs de sang. Yitzhak Laor, poète, auteur et journaliste israélien est l’auteur du livre « Le nouveau philosémitisme européen et le « camp de la paix » en Israël, La Fabrique, Paris, 2007. Il est un des 527 signataires, le 7 janvier 2009, de l’appel israélien à des sanctions contre Israël. Yitzhak Laor (Haaretz), traduction JPB-CCIPPP d'après : http://www.protection-palestine.org/spip.php?article11677 Liban résistance -07 janvier 2012
Ancien patron de la
DST et ancien député UDF, le préfet Yves Bonnet réclame la libération de
Georges Ibrahim Abdallah, le plus vieux prisonnier politique de France,
détenu à Lannemezan. Il dénonce une « vengeance d'état ». Interview Vous étiez le patron de la DST au moment de l'arrestation de Georges Ibrahim Abdallah, en 1984. Que lui reproche-t-on, à l'époque ? En fait, lorsque nous l'arrêtons, nous ne savons pas qui il est. Mais en garde à vue, il profère des menaces et met en avant son appartenance au service de sécurité de l'OLP. Manque de chance, j'entretiens des relations amicales avec Abou Iyad, n° 2 de l'OLP et je sollicite les Israéliens de l'autre côté. C'est alors que nous l'identifions comme chef des Fractions armées révolutionnaires libanaises, un groupe marxiste pro-palestinien, responsable d'attentats et ayant tué trois personnes en France. Mais nous n'avons rien de sérieux contre lui, juste une histoire de faux papiers, de détention d'armes et d'explosifs… Que se passe-t-il alors ? Au Liban, les FARL sont un groupe résolu, impossible à infiltrer, reposant sur une vingtaine de personnes issues de trois familles de Koubeyat, un village près de Tripoli. Georges Ibrahim Abdallah arrêté, en mars 1985, elles s'emparent de Gilles Sidney Peyroles, directeur du centre culturel français de Tripoli et le fils de l'écrivain Gilles Perrault. On se retrouve donc avec une sale histoire d'enlèvement sur les bras. J'étais au siège de la CIA, à Langley et Paris me demande de rentrer d'urgence. Il faut négocier un échange. Jusque-là, Georges Ibrahim Abdallah est accusé de délits, il n'a pas de crime sur le dos. Les Algériens s'engagent et servent d'intermédiaires, je donne mon accord pour l'échange sans que Pierre Joxe, ministre de l'Intérieur ne s'y oppose. Gilles Peyroles est libéré. Mais malheureusement pour Georges Ibrahim Abdallah, dans le même temps, on trouve dans une planque des FARL l'arme qui a servi à tuer MM. Charles Ray et Yacov Barsimentov et là, le dossier change de dimension, la justice ignorant les tractations et l'accord que j'avais passé avec l'Algérie. Pour Georges Ibrahim Abdallah, on me dit « son compte est bon. » Je me sens très mal parce que j'ai donné ma parole à mes amis algériens qui se sont énormément mouillés dans le dossier et je suis lâché par les politiques. Condamné dans un premier temps à 4 ans de prison pour la détention d'armes et de faux papiers, Georges Ibrahim Abdallah est ensuite condamné à perpétuité. Cela fait 28 ans qu'il est prisonnier et à plusieurs reprises, vous avez réclamé sa libération. Officieusement, d'abord, officiellement désormais. Pourquoi ? J'ai un problème de conscience avec cette affaire. La France a trahi la parole donnée et on a voulu faire croire qu'à l'époque, Bonnet avait négocié tout seul. Je trouve cela ignoble car cela revenait à me mettre directement dans le collimateur des FARL. Aujourd'hui, presque 30 ans après les faits, je trouve anormal et scandaleux de maintenir encore Georges Ibrahim Abdallah en prison. Je considère qu'il avait le droit de revendiquer les actes commis par les FARL comme des actes de résistance. Après on peut ne pas être d'accord, c'est un autre débat. Mais il faut se souvenir du contexte, aussi, des massacres de Sabra et Chatilah dont les coupables n'ont jamais été punis. Et aujourd'hui, la France garde cet homme derrière les barreaux alors qu'elle a libéré Maurice Papon ? J'aimerais rappeler aussi qu'on a remis en liberté l'assassin de Chapour Baktiar, qui lui, sur ordre de l'Iran, avait décapité l'ancien Premier ministre au couteau et lui avait coupé les mains. Ce type-là, qui a commis un crime atroce, a été libéré moins de 20 après les faits. Georges Ibrahim Abdallah, lui, est plus mal traité qu'un serial killer alors qu'il a commis des actes politiques. S'agit-il alors d'une vengeance d'état, contre Georges Ibrahim Abdallah ? Je pense que oui et c'est absolument lamentable, d'autant plus qu'il a déjà eu un avis favorable de libération localement. C'est Paris qui refuse par rapport à ses alliés. Je demande à ce que la justice m'entende dans ce dossier. D'après : http://libanresistance.blogspot.com/2012/01/liberez-notre-camarade-georges-ancien.html Nous appelons tou-te-s les citoyen-ne-s engagé-e-s à signer la pétition : http://www.bdsfrance.org/petition/
initiée par la Campagne BDS France et qui sera ensuite adressée au Ministre de la Défense. 1- Drones : le Sénat souhaite favoriser une filière européenne usine nouvelles.com - par Rémy Maucourt - le 16 décembre 2011 Le Heron TP soutenu par Dassault. © DR Le prochain achat de drones par l'armée française est au coeur d'une intense polémique. Le gouvernement et l'assemblée ont pré-sélectionné un projet de Dassault Aviation, la francisation d'un drone israélien. Mais le Sénat a refusé les crédits pour cet accord. Jean-Louis Carrère, président de la commission de la Défense du Sénat, explique les raisons de ce refus. L'Usine Nouvelle - Les deux thème majeurs de ce dossier
sont les besoins militaires et les implications industrielles. Vous vous
opposez à Dassault sur ces deux points ? Nous avons réalisé un travail sérieux, les trois vice-présidents ont interrogé tous les experts, ont visité tous les sites industriels. Et en plein mois de juillet, la décision est tombée : le Heron TP israélien a été sélectionné. Exactement celui qu'il fallait écarter. Pourquoi ? Mais surtout, quand on regarde la destination de ces drones, on est frappés par le fait qu'ils n'ont pas été conçu pour répondre à nos besoins. Le Heron TP a été prévu pour surveiller le territoire israélien, avec des vols de courtes distances. Il est grand comme un Boeing 737, et très lourd à déployer. Il n'a pas été prévu pour supporter de l'armement. Clairement, il ne correspond pas aux besoins de l'armée française. Je rappelle que la France a signé les accords de Lancaster, qui prévoient une répartition claire des rôles pour ce type d'équipement. BAE devait se voir confier la maîtrise du drone MALE de 3e génération, et Dassault celle de l'UCAV. Aujourd'hui on ne comprend pas pourquoi le ministre a choisi ce drone, qui n'apporte aucun avantage dans le cadre de cet accord. Le seul argument, c'est que nous ne serons pas soumis au lobbying américain. Dans une interview au Figaro parue le 12 décembre, le PDG de
Dassault Aviation met également en avant les transferts de technologies
promis par les Israéliens... Ensuite, on ne comprend pas bien comment un marché de 7 à 20 drones (Ndlr : les besoins de l'armée française) pourrait être porteur industriellement. Il faut poursuivre notre accord avec l'Angleterre. L'Italie et le Royaume-Uni utilisent déjà des drones américains. En coordonnant nos efforts, on pourrait créer une filière européenne. Vous ne croyez donc pas à une filière 100% française dans le domaine des drones ? Je n'ai rien contre Dassault, et je ne nie pas les compétences françaises. Mais elles ne sont pas pertinentes sur ce sujet actuellement. Pensez-vousque vous pouvez influer sur le choix du ministre ? Le moment est-il bien choisi ? Dassault essaye de promouvoir l'idée que le Heron TP est français, en opposition avec le modèle américain de General Atomics. C'est faux. Et le Heron n'est pas interropérable avec les armées de nos alliés. Nous voulons créer une filière européenne, mais en cette période de soudure, il ne faut pas faire d'erreur. Je refuse au nom de la commission d'endosser la responsabilité de ces choix. Si on ne se décide pas vite, d'ici à deux ans, nous découvrirons que nous n'avons pas de drone Male, et la facture s'alourdira. Je ne veux pas être responsable de problèmes sur le terrain dûs au manque de matériel. On ne joue pas des vies humaines pour une filière industrielle hypothétique. Je ne veux pas aller voir des familles de soldat décédés, et devoir leur dire que nous n'avions pas le matériel nécessaire. Tout ça pour permettre à Dassault d'acquérir des technologies. Propos recueillis par Rémy MaucourtPour bien comprendre l'ensemble du dossier : L'interview du PDG de Dassault Aviation dans le Figaro du 12 décembre La tribune de la commission de la Défense du Sénat dans le Monde du 13 décembre d'après : http://www.usinenouvelle.com/article/drones-le-senat-souhaite-favoriser-une-filiere-europeenne.N165094--------------- 2- La France achète pour 500 millions de dollars de drones à Israël La tribune.fr - 27/07/2011 C'est un tabou qui se brise : après des
années de collaboration discrète, la France signe un contrat de près de
500 millions de dollars avec Israël pour l'achat de drones. Une «
revanche », pour la presse israélienne.
Copyright Reuters « Après 44 ans de boycott français : un contrat historique ». C'est ainsi que la plupart des médias israéliens ont qualifié la prochaine fourniture de drones d'origine israélienne, c'est-à-dire d'avions de reconnaissance sans pilote, qui seront adaptés aux besoins de l'armée française par Dassault Aviation. Signé en fin de semaine dernière, le "deal" avec Israël Aerospace Industries (IAI), le numéro 1 israélien, est estimé à environ 500 millions de dollars, selon des responsables d'IAI. Il porte sur le Héron TP, un drone avec une envergure de 26 mètres. Equivalent, en longueur, à un Boeing 737, il dispose d'une autonomie de vol de 36 heures. Ses dimensions lui permettent d'emporter des systèmes radars, des capteurs, ainsi que des caméras pour des missions de surveillance et de renseignements, mais aussi des roquettes qui pourraient lui permettre de lancer des attaques. L'appareil a été déclaré opérationnel par l'armée de l'air israélienne depuis un an et demi. Selon la presse israélienne, la France sera le premier pays étranger à s'en équiper. En réalité, si ce contrat est historique, c'est plutôt parce qu'il brise un tabou, celui d'acheter des armes à Israël, dont les opérations militaires au Proche-Orient ont régulièrement indigné la France. Pour les médias israéliens, l'interdiction de la vente et de l'achat d'armement décrété par le général De Gaulle en juin 1967 au moment de la guerre israélo-arabe, était vécue comme une blessure. A l'époque, la France était de très loin le plus important fournisseur d'armes d'Israël. Une fois la rupture consommée, aucun contrat d'importance n'a été conclu entre les deux pays. Israël s'est tourné presque exclusivement vers les Etats-Unis, qui financent à hauteur d'environ 3 milliards de dollars par an les achats de matériels militaires américains. Mais ce que les médias israéliens oublient, c'est que la France utilise les technologies avioniques d'Israël depuis des années. Paris collabore discrètement avec Israël en matière de technologie de drones depuis au moins 1995, lorsque le ministre de la Défense François Léotard a signé pour l'achat de quatre drones. La France utilise discrètement l'expertise israélienne dans le programme SIDM (système de drone moyenne altitude longue endurance), car le célèbre Eagle One est le fruit d'une collaboration discrète entre IAI et EADS. Pour les médias israéliens, ce contrat massif et officiel a donc un arrière goût de revanche. Les responsables de la Défense israéliens ne manquent pas de rappeler que le boycottage français a en fait donné une formidable impulsion au développement d'une industrie aéronautique israélienne de pointe. Dans un premier temps, Israël a copié les plans du Mirage pour produire des avions de combat, avant de tenter de mettre au point le Lavi, un modèle original dans les années 80. Mais le véto américain à la production d'un appareil qui risquait de faire concurrence aux avions américains a encouragé Israël à miser sur l'avionique, les systèmes de défense anti-aériens, ainsi que sur les drones. Un pari réussi. L'Etat hébreu a exporté pour 7,2 milliards de dollars d'armes l'an dernier, grâce notamment aux ventes des drones, ces petits avions sans pilote devenus un matériel incontournable dans les conflits actuels tels celui qui se déroule en Afghanistan. Pascal Lacorie, à Jérusalem --------------- 3- Sénat contre Dassault : la guerre des drones aura bien lieu Le Point.fr - Jean Guisnel - 12/12/2011 Dassault, associé aux Israéliens, a convaincu le gouvernement de lui acheter des drones. Le Sénat lance l'offensive contre cette décision, proposant l'achat d'engins américains. Le Sénat s'empare de la question des drones © Julien Muguet / IP3 La guerre est cette fois bel et bien déclarée entre les sénateurs partisans du drone-tueur MQ-9 Reaper, proposé à l'armée française par les Américains de General Atomics, et ceux du Heron-TP. Ce dernier engin est produit par Israel Aircraft Industries et a été retenu en juillet 2011 par le ministre de la Défense Gérard Longuet. Le montage de ce programme - dont le premier contrat n'est toujours pas signé à ce jour - est porté par Dassault Aviation, soutenu par le gouvernement et l'Élysée, mais n'est pas le choix des armées. Pour remplacer le drone Harfang, actuellement en service mais qui devrait être retiré dans deux ans après seulement cinq années de vie opérationnelle, les militaires avaient clairement - mais avec un tout petit filet de voix pratiquement inaudible - exprimé leur préférence pour le Reaper. C'était même pour l'état-major des armées le "plan A", quand le Heron TP était qualifié de "plan B" et la modernisation du Harfang de "plan C". Guerre ouverte
La guerre est désormais ouverte et ce sont les sénateurs qui
pilonnent la décision gouvernementale, de même qu'ils s'en prennent à
Dassault. Lors des récentes discussions budgétaires, ils ont tiré à boulets rouges
contre le choix d'une arme israélienne, conçue pour les besoins très
particuliers de ce pays, et ne répondant que très partiellement au
cahier des charges de l'armée française. La fronde sénatoriale
s'amplifie encore aujourd'hui avec la parution d'un point de vue incendiaire dans les pages débat du Monde,
titré "Drones : le mauvaix choix, le gouvernement a tort" et signé par
le président de la commission des Affaires étrangères, de la Défense et
des Forces armées du Sénat, le socialiste Jean-Louis Carrère. L'article est cosigné par trois vice-présidents : le sénateur UMP des Hauts-de-Seine Jacques Gautier, qui est l'un des plus ardents pourfendeurs de Dassault ; et Xavier Pintat, son collègue UMP de la Gironde, qui s'est rangé du même bord dans ce combat, en compagnie du socialiste Daniel Reiner. L'article éreinte le choix français, qualifié de "décision contraire à nos intérêts" et de "choix militairement inadéquat". Ses auteurs estiment dans des termes que ne renieraient pas les états-majors que "le retour d'expérience des Harfang en Afghanistan, conforté en Libye, montre que nous avons besoin de drones rapides et à long rayon d'action, capables de marauder longtemps avec des capacités d'observation permettant de bien identifier les cibles. Ces drones doivent pouvoir emporter un armement polyvalent afin de faire, le cas échéant, des tirs d'opportunité." Les arguments suivants tirent le Heron TP comme une bécasse : "Il est grand, lent et vulnérable face à des conditions météorologiques dégradées. Il a été conçu pour évoluer au-dessus du territoire israélien afin d'écouter et d'observer à ses frontières. Pour l'instant, il n'est pas armé et ne pourra jamais emporter un armement polyvalent en raison de son architecture. Enfin, il est produit à moins d'une dizaine d'exemplaires et n'est pas abouti. Achever sa conception, l'adapter à notre besoin opérationnel et le faire certifier par une autorité indépendante sera long et coûteux. Enfin, il ne sera disponible au mieux que fin 2015." Plaquette publicitaire
Nos lecteurs le savent depuis 2009
: l'industriel américain General Atomics veut vendre à la France
l'ultime version du drone-tueur Predator, le MQ-9 Reaper. Une chose au
moins est certaine : cet engin a gagné les sénateurs à ses arguments.
Car la prose des parlementaires français prend des allures de plaquette
publicitaire : le Reaper est "produit à plus de 150 exemplaires. Il est
donc interopérable avec nos alliés. C'est un drone conçu pour être armé,
pour voler vite, pour marauder longtemps et qui donne satisfaction en
Afghanistan depuis des années. Il est disponible dans des délais qui
permettent d'éviter un trou capacitaire à nos forces armées,
c'est-à-dire fin 2013. Sur la base d'une offre identique (sept drones,
deux stations sol, pas de "francisation"), l'offre des sociétés IAI et
Dassault atteint 318 millions d'euros, alors que celle de General
Atomics est à 209 millions. La différence - 109 millions (+ 52 %) -
n'est pas justifiée. Elle grève les finances publiques." Fermez le ban. D'après : http://www.lepoint.fr/chroniqueurs-du-point/jean-guisnel/senat-contre-dassault-la-guerre-des-drones-aura-bien-lieu-12-12-2011-1406564_53.php --------------- 4- Drones : le mauvais choix du gouvernement françaisLe Monde.fr - 09.12.2011 - par Jean-Louis Carrère, Jacques Gautier, Xavier Pintat et Daniel Reiner La vérité est qu'il n'y a pas de place pour une filière purement nationale pour sept drones.AP/Kirsty Wigglesworth En octobre 2013, nos forces armées ne disposeront plus de drones MALE Harfang. Le 20 juillet dernier, le ministre de la défense, M. Gérard Longuet, a choisi d'équiper nos forces du Héron TP fabriqué par la société israélienne IAI et importé par Dassault. Au Sénat, cette décision a surpris. Quand un Etat se préoccupe de l'équipement de ses forces, il doit le faire sans parti pris, de façon rationnelle, c'est-à-dire mesurable : quel prix, quelles performances, quelle souveraineté industrielle ? Si cela est possible il doit concilier ces objectifs. A défaut, il doit les hiérarchiser, en plaçant en tête de ses priorités la sécurité de ses soldats et l'efficacité de ses forces. Au Sénat, après en avoir longuement délibéré, les sénateurs ont considéré, à une écrasante majorité, que le choix du Héron TP n'était pas justifié. Il ne s'agit donc pas de l'expression d'un choix partisan, mais de la conviction que cette décision est contraire à nos intérêts. UN CHOIX MILITAIREMENT INADÉQUAT Il est vrai que l'état-major des armées a longtemps hésité pour arrêter sa définition du " besoin opérationnel " en matière de drones MALE. C'est chose faite depuis 2009. Le retour d'expérience des Harfang en Afghanistan conforté en Libye montre que nous avons besoin de drones rapides et à long rayon d'action, capables de marauder le plus longtemps possible avec des capacités d'observation permettant de bien identifier les cibles. Ces drones doivent pouvoir emporter un armement polyvalent afin de faire, le cas échéant, des tirs d'opportunité. Le Héron TP ne répond qu'imparfaitement à ces caractéristiques. Il est grand, lent et vulnérable face à des conditions météorologiques dégradées. Il a été conçu pour évoluer au-dessus du territoire réduit d'Israël afin d'écouter et d'observer à ses frontières. Pour l'instant il n'est pas armé et ne pourra jamais emporter un armement polyvalent en raison de son architecture. Enfin, il est produit à moins d'une dizaine d'exemplaires et n'est technologiquement pas abouti. Achever sa conception, l'adapter à notre besoin opérationnel et le faire certifier par une autorité indépendante sera long et coûteux. Enfin, il ne sera disponible au mieux que fin 2015. Par opposition, le drone Reaper de l'industriel américain General Atomics a été produit à plus de 150 exemplaires. Il est donc interopérable avec nos alliés. C'est un drone conçu pour être armé, pour voler vite, pour marauder longtemps et qui donne satisfaction en Afghanistan et ailleurs depuis plusieurs années. Il est disponible dans des délais qui permettent d'éviter un trou capacitaire à nos forces armées, c'est-à-dire fin 2013. FINANCIÈREMENT DÉSAVANTAGEUX Sur la base d'une offre identique (sept drones, deux stations sol, pas de "francisation") l'offre des sociétés IAI et Dassault atteint 318 millions d'euros, alors que celle de General Atomics est à 209 millions. La différence : 109 millions (+ 52 %), n'est techniquement pas justifiée. Elle grève inutilement les finances publiques. Dassault offre de "franciser" pour 50 millions d'euros. Cette offre paraît peu crédible quant on sait qu'une précédente offre de Dassault-IAI atteignait 700 millions d'euros l'an dernier pour la même configuration. INDUSTRIELLEMENT INEXPLICABLE "30 % plus cher, 20 % moins performant", de l'aveu même du ministre de la défense, la seule justification d'acheter Héron TP pourrait être de créer une filière industrielle nationale. Le Sénat y serait naturellement favorable, à condition que cela serve l'intérêt général et pas seulement ceux de l'industriel. Or, cela fait déjà deux fois que la France achète des drones à la société IAI - le Hunter en 1997 et le Héron1 en 2001 francisé par EADS sous le nom de Harfang - sans qu'aucune filière nationale n'ait vu le jour en dépit des 380 millions d'euros investis par l'Etat et EADS sur le Harfang. Serait-ce exclusivement la faute aux ingénieurs français ? La vérité est qu'il n'y a pas de place pour une filière purement nationale pour sept drones. Il faut s'unir. C'est déjà fait avec les Anglais dans le cadre du traité de Lancaster House. Et cela serait mieux encore si d'autres Européens nous rejoignaient dans ce projet, car l'isolement est un chemin que nous n'avons plus les moyens de parcourir. Pour toutes ces raisons, le Sénat a refusé l'autorisation budgétaire demandée. Il a limité les crédits à l'achat d'un nombre de Reaper permettant de répondre dans les meilleurs délais aux besoins et à la sécurité de nos forces. Nous proposons d'utiliser les 109 millions d'économies dégagées à des études préparatoires au futur drone de combat (nEUROn) et au prolongement du drone Harfang le temps nécessaire. Cela prépare vraiment l'avenir. Construire français, aider l'aéronautique française, oui, trois fois oui. Acheter plus cher, moins performant et sans compétition, au profit d'une filière industrielle en forme d'impasse, non. La crise financière nous impose de maximiser nos investissements. Nous appelons le gouvernement à la raison. Jean-Louis Carrère (PS), président, Jacques Gautier (UMP), Xavier Pintat (UMP), Daniel Reiner (PS) vice-présidents de la commission des affaires étrangères, de la défense et des forces armées du Sénat et co-rapporteurs du programme 146 "équipement des forces". Une charrette pour le bureau F2 de Jérusalem
. SYNDICAT NATIONAL DES JOURNALISTES le 11 octobre 2011 Dix personnes travaillent au service de France2 à Jérusalem. Certains depuis plus de vingt ans, parfois au péril de leur vie, et la plupart d’entre eux sans contrat de travail digne de ce nom au regard de la loi israélienne (absence de cotisations pour la retraite, l’assurance maladie ; non respect des congés et du paiement des heures supplémentaires). Depuis plusieurs années, la direction promet à nos collègues de régulariser leur situation, en vain. Aujourd’hui, la régularisation, c’est la mise à la porte ! La direction a décidé, en effet, de réduire de manière drastique le budget du bureau, entraînant le licenciement des trois quarts des collaborateurs (caméraman, preneur de son, monteur, assistant). Au 1er novembre prochain, 7 personnes seront licenciées « suite à la réorganisation du bureau de Jérusalem », avec « les remerciements de France 2 pour leur travail » (extrait de la lettre reçue par les personnes concernées et signée par la direction de l’information). Les raisons d’une telle décision ? Le bureau ne produirait pas assez de reportages. « Nous avons proposé beaucoup de choses mais ils les refusent, et après ils disent qu’on ne fait rien, mais ils ne prennent rien ! », explique Eli Kenner, 62 ans, monteur à France 2 depuis 1988, auteur de plus de 4000 sujets et viré le 1er novembre. D’après le directeur de la rédaction de France2, le bureau devrait fonctionner avec, un JRI-monteur israélien à mi-temps et, un JRI-monteur palestinien à mi-temps. Ils devraient être formés. Bien sûr il faut espérer que les acteurs du conflit israélo-palestinien respecteront à la lettre l’emploi du temps du bureau de France2 à Jérusalem. Mais la direction de l’information a proposé d’envoyer des équipes de Paris en cas de besoin. Bon courage à elles pour travailler correctement, sans l’aide précieuse des collaborateurs du bureau de Jérusalem… Aujourd’hui, lorsqu’une équipe de Paris vient tourner en Israël et en Palestine pour les journaux ou les magazines, elle se tourne naturellement vers le bureau de france2 pour la préparation du tournage, obtenir l’aide d’un interprète ou d’un fixeur. A partir du 1er novembre, ne comptez plus sur leur bonne volonté, ils seront virés. « Ce qu’ils font ici, c’est un laboratoire : si ça marche, ils le feront ailleurs, ça deviendra un modèle de management » Naor Levi, preneur de son pour France2 Jérusalem depuis 20 ans. Pendant ce temps, au bureau de TF1 à Jérusalem, ils sont 7 personnes… NOUS DEMANDONS A LA DIRECTION DE REGULARISER LA SITUATION DE NOS CONFRERES DE JERUSALEM ET DE LES MAINTENIR A LEUR POSTE ! Paris, le 11 octobre 2011 D'après : SNJ-CGT France Télévisions et Audiovisuel Est ce un hasard au lendemain de la polémique provoquée par le CRIF sur la diffusion d'un reportage soit disant partial sur France 2 ???? (ndrl), voir : https://sites.google.com/site/cergynaplouse2009/la-palestine-on-en-parle/la-palestine-on-en-parle-revue-de-presse Israël, État juif ? Doutes français Alain Gresh - Blog du Monde diplomatique
publié le mardi 2 août 2011. Lors d’une réunion à Bruxelles le 18 juillet, Alain Juppé déclarait : « Je pense en particulier que la mention d’un “Etat juif” peut poser problème ; que je sache, aujourd’hui en Israël, il y a des Juifs mais il y a aussi des Arabes. Par ailleurs, pour la France et pour beaucoup d’Européens, nous avons une vision laïque des États qui ne se réfère pas à l’appartenance à une religion. Voilà une des difficultés, mais il y en a d’autres. Je pense qu’il y a encore, d’après ce que nous a dit Cathy Ashton, une marge de négociation possible. Je ne suis pas extrêmement optimiste sur les capacités d’arriver à un résultat mais il faut saisir toutes les chances pour éviter une impasse à l’Assemblée générale au mois de septembre prochain. » Cette déclaration déclencha une levée de boucliers des cercles pro-israéliens, notamment du CRIF, qui dans un communiqué, s’étonnait des propos du ministre. Deux jours plus tard, à Madrid, durant une conférence de presse, le ministre affirmait : « La France a une position très claire qui rejoint évidemment celle de l’Espagne et de l’ensemble de nos partenaires européens : c’est qu’il n’y aura pas de solution au conflit du Proche-Orient sans reconnaissance de deux États-nations pour deux peuples. L’État-nation d’Israël pour le peuple juif, l’État-nation de Palestine pour le peuple palestinien. Il n’y a pas à sortir de là. A partir de là, que fera-t-on au mois de septembre à l’Assemblée générale des Nations unies : cela dépendra d’abord de la résolution, du texte que l’on aura discuté. » Cette déclaration a été saluée en Israël, comme le rapporte le 27 juillet le site JPost.com, « J’lem greets French edict on Israel as Jewish state ». En fait, les nuances des propos du ministre semblent avoir échappé aux commentateurs israéliens : il ne reconnaît pas Israël comme État juif, mais comme État-nation du peuple juif, ce qui a l’avantage, de son point de vue, de ne pas avaliser une définition religieuse de l’État. Pourtant, la définition de M. Juppé pose deux problèmes. La France est l’État-nation du peuple français, car tout citoyen né sur son territoire (pour aller vite) en fait partie ; cette définition ne se réfère à aucune définition ethnique ou religieuse des Français. Mais que penserait M. Juppé si l’on définissait la Serbie comme l’État-nation des Serbes ? Que deviennent les minorités croate, hongroise ou autres présentes sur son territoire ? Et l’Union européenne ne critique-t-elle pas les dérives actuelles en Hongrie visant à faire de ce pays un État-nation des seuls Hongrois ? Définir Israël comme l’État-nation du peuple juif revient, comme M. Juppé lui-même le faisait remarquer le 18 juillet, à oublier la minorité palestinienne, environ 20% de la population. Mais un autre problème se pose également, qui concerne les juifs français (ou européens, ou citoyens d’autres pays qu’Israël). M. Juppé considère-t-il qu’Israël est l’État-nation des juifs français ? Dans un texte que j’ai évoqué ici, des centaines de juifs français mettaient en garde contre une telle acception (« L’État juif contre les juifs ») qui reviendrait à jeter la suspicion sur leur loyauté. Si une telle définition était acceptée, comment pourrions-nous combattre ceux qui identifient Israël (État juif) et ses actions dans les territoires occupés à tous les juifs, y compris français ? Plus généralement, le ministre semble sous-estimer la question de la définition du terme « juif ». Dans une tribune publiée le 29 juillet dans le New York Times (« Israel’s Identity Crisis »), Yonatan Touval, un analyste israélien, soulignait l’incapacité des Israéliens à donner une définition claire du caractère juif de leur État. Il faut aussi rappeler un point souvent méconnu : « Israël est la seule démocratie qui opère une distinction entre citoyenneté et nationalité : tous les titulaires de la citoyenneté (ezrahut) ont, en principe, des droits égaux, mais seuls certains, les Juifs, forment la nationalité (le’um). En 1970, Shlomo Agranat, président de la Cour suprême, a confirmé que l’on ne pouvait pas parler de “nationalité israélienne”, parce qu’il n’existait pas de nation israélienne séparée de la nation juive et qu’Israël n’était même pas l’État de ses citoyens juifs, mais celui des Juifs du monde. » (De quoi la Palestine est-elle le nom ?) Une nuance qui avait échappé au prédécesseur de M. Juppé. Dans une tribune signée en commun dans Le Monde, Bernard Kouchner et Miguel Angel Moratinos (22 février 2010) écrivaient : « Le temps est donc venu de donner des assurances aux parties sur le caractère irréversible du processus que l’Europe souhaite engager. Au peuple israélien, il faut l’assurance que sa sécurité et son identité juive seront garanties ; au peuple palestinien, il faut la certitude de recouvrer la dignité en gagnant le droit de vivre dans un État viable, démocratique et indépendant. » Jamais personne avant M. Kouchner n’avait évoqué l’existence d’un « peuple israélien ». Une dernière remarque, au-delà du débat sémantique et politique. L’a priori de la position française (et de celle de l’Union européenne) est que les deux parties palestinienne et israélienne veulent la paix. Or, depuis des années, le gouvernement israélien a fait la preuve qu’il ne voulait pas d’une paix fondée sur les principes du droit international et qu’il invente, à chaque étape, une condition nouvelle pour conclure la paix. La reconnaissance d’Israël comme État juif n’est que la dernière en date. http://blog.mondediplo.net/2011-08-... d'après : http://www.protection-palestine.org/spip.php?article10929 La France achète des drones à Israël !!!! ISM France - 25 juillet 2011 Le ministère français de la Défense a décidé, la semaine dernière, d’acheter des avions sans pilotes, fabriqués, en Israël, mettant ainsi fin à un embargo de 42 ans sur les achats d’armes imposé par le Général Charles de Gaulle. La vente agréée de drones "Heron TP" ou "Eitan" sera la première à laquelle Israël procèdera avec un pays étranger.Si l'accord se confirme, la France achètera alors des systèmes de drones "Heron TP" à la société "Israël Aerospace Industries" (IAI), d'une envergure de 26 mètres et d'un poids maximum, au décollage, de cinq tonnes, capables d'emporter une charge utile de 1.000 kilos, à 45.000 pieds, pendant 36 heures. d'après : http://www.ism-france.org/communiques/La-France-achete-des-drones-a-Israel-article-15873 42 ans après l’embargo, l’armée française achète des drones israéliens guysen news par Sarah Smadja - Lundi 25 juillet 2011 à 12:10 Le ministère français de la
Défense a décidé la semaine dernière d’acheter des avions sans pilotes
fabriqués en Israël, tranchant ainsi avec un embargo de 42 ans sur les
achats d’armes imposé par le Général Charles de Gaulle. Il y a 42 ans le général De Gaulle décrétait d’un embargo sur les
armes à destination d’Israël. C’est ainsi qu’au lendemain de la guerre
des Six Jours, le président français, vexé « que la voix de la France
n’ait pas été entendue » par les dirigeants israéliens, décidait de
punir « le peuple d’élite, sûr de lui et dominateur. »
Cet embargo français a, d’un autre
coté, poussé les israéliens à acheter des avions de combat américains
mais aussi à accélérer l’émergence d’une industrie militaire israélienne
de haute qualité.
La France a donc décidé d’acheter des
drones israéliens. La vente agréée de « Heron TP » et d’ « Eitan » sera
la première qu’Israël fera avec un pays étranger.
Le « Eitan » est le drone le plus
grand et le plus sophistiqué fabriqué en Israël. Il est assemblé
par Israel Aerospace Industries et est en service dans les forces
aériennes israéliennes depuis maintenant 18 mois. Il a une envergure de
26 mètres, semblable à celui d’un Boeing 737, et est capable d’effectuer
des missions de reconnaissance et de renseignement à une altitude de 40
000 pieds.
Avec 36 heures d’autonomie, ce
dernier est équipé d’une très large variété d’équipements tels que des
radars, des capteurs, caméras et, théoriquement, des missiles.
Le « Héron », quant à lui, est un drone non-armé capable de voler à une altitude moyenne de 35.000 pieds pendant 52 heures.
Un haut responsable des Israel
Aircraft Industries a fait remarquer qu’ « il s’agit véritablement de
la fermeture d’un cycle. Il y 42 ans, De Gaulle décrétait l’embargo sur
les armes à destination d’Israël et refusait de livrer le nouveau modèle
de « Mirage » pourtant développé avec de l’ingénierie israélienne. Mais
cette décision eut pour conséquence le début d’un développement
formidable de l’industrie aéronautique israélienne. Et voilà que quatre
décennies plus tard, presque jour pour jour, c’est Israël qui livre des
avions ultramodernes à la France… » ! |





