Mémoire de Palestine


Abbas rappelle à Obama son "engagement" en faveur d'une Palestine à l'ONU

De Nasser ABOU BAKR (AFP) – Il y a 19 heures

RAMALLAH (Territoires palestiniens) — Le dirigeant palestinien Mahmoud Abbas a prévenu jeudi qu'il tenait pour un "engagement" du président américain Barack Obama son évocation de l'entrée à l'ONU de l'Etat de Palestine, lors du 6e anniversaire de la mort de Yasser Arafat.

Des milliers de personnes ont défilé au quartier général du dirigeant historique palestinien Yasser Arafat à Ramallah en Cisjordanie pour se recueillir sur sa tombe.

Comme les années précédentes, les commémorations ont été interdites dans la bande de Gaza contrôlée depuis 2007 par les islamistes du Hamas, a-t-on appris auprès du Fatah et d'une organisation des droits de l'Homme.

"Nous considérons cette déclaration comme un engagement du président Obama, pas comme un slogan, et nous espérons que l'année prochaine, il ne nous dira pas +excusez-nous, nous ne pouvons pas+", a affirmé M. Abbas dans son discours à Ramallah.

Le 23 septembre, M. Obama a évoqué à la tribune de l'ONU "un accord qui nous mènera à accueillir un nouveau membre de l'ONU: un Etat de Palestine indépendant, vivant en paix avec Israël", lors de la prochaine assemblée générale.

S'inscrivant dans la lignée de Yasser Arafat, M. Abbas a assuré qu'il ne déviait pas des revendications palestiniennes sur la colonisation, Jérusalem-Est, et le droit au retour des réfugiés.

Il a récusé les reproches de la secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton de recourir à des "mesures unilatérales" en voulant porter la question de la colonisation devant le Conseil de sécurité, comme il l'a annoncé mercredi.

"Nous pensons aller au Conseil de sécurité et cela est considéré comme un acte unilatéral, mais quand eux (les Israéliens, ndlr) se livrent à des actions unilatérales telles que le mur, les incursions, les assassinats, l'arrachage des oliviers, ce n'est pas considéré comme unilatéral", a déploré M. Abbas.

Le Hamas, qui conteste la légitimité de M. Abbas, a estimé que ce passage "révélait une situation de désespoir et de frustration vis-à-vis de la position américaine".

Dans un communiqué, Youssef Rizq, un responsable du Hamas, a ajouté que M. Abbas "parlait comme un analyste politique et non pas comme un dirigeant investi de pouvoirs de décision".

L'interdiction des commémorations à Gaza a été justifiée par des violences qui avaient éclaté à Gaza pendant un rassemblement à la mémoire de Yasser Arafat en 2007, qui s'étaient soldées par la mort de huit personnes quand les forces du Hamas avaient ouvert le feu, selon l'ONG des droits de l'Homme.

L'Association de la presse étrangère (FPA) a accusé le Hamas d'avoir censuré les images de journalistes de médias internationaux tentant de couvrir un hommage à Arafat à Rafah, dans le sud de la bande de Gaza.

Avant le discours de M. Abbas, Nasser al-Kidwa, ex-représentant palestinien à l'ONU et neveu du défunt, s'est dit dans une allocution confiant dans la future découverte de "preuves de la responsabilité d'Israël dans l'assassinat de Yasser Arafat".

Ce dernier a été victime d'une "importante altération de (son) état général et d'anomalies sanguines", selon le rapport établi par les médecins français. Mais le mystère entourant les causes de la brusque détérioration de sa santé n'a jamais été élucidé.

Yasser Arafat est décédé le 11 novembre 2004, à l'âge de 75 ans, à l'hôpital militaire de Clamart, près de Paris, après avoir été assiégé à Ramallah pendant plus de deux ans par l'armée israélienne.

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Lettre d'Hassan Balawi en hommage à Yasser Arafat


Chers amis,

 

Le 11 Novembre 2004 la Palestine a perdu une de ses grandes figures ; Yasser ARAFAT , père de la lutte nationale palestinienne contemporaine , l'an dernier et à cette même date , je vous ai fait parvenir le discours du poète  Mahmoud Darwich, lui aussi grande figure de la Palestine prononcé à AL Moqataa  à Ramalah , à l'occasion de 40ème  jour du décès du Président Abou Ammar , je vous envoies cette année le discours en vidéo de Mahmoud Darwich , mis en ligne par la Fondation de Yasser Arafat, et aussi ce discours en français .

 

Je mets aussi dans ce message un discours important du Président Arafat devant le l'Assemblée Générale des Nations tenue à Genève, le 13 décembre 1988 , dans une session spéciale pour  , écouter le leader palestinien , en raison du refus des Etas Unis d'Amérique d'accorder visa au chef de l'OLP pour d'adresser à l'Assemblée Générale . Ce fut la première la première  et la seule fois dans l'histoire des Nations Unies que l'Assemblée Générale se déplace de son siège habituel à New York pour se tenir à un autre siège, celui de Genève.

 

Ce discours est capitale dans le mouvement national palestinien parce qu’il intervient moins d'un mois de la tenue du Conseil National Palestinien à Alger le 15 Novembre 1988 , au cours duquel l'OLP fait à l'unanimité  la déclaration de l'Indépendance de l'Etat de Palestine ; dont il est aujourd'hui questions dans les perspectives palestiniennes , mais aussi il  adopte  à une majorité le programme politique de l'OLP qui stipule , une fois pour toute , l'application de l'ensemble des résolutions des Nations Unies relatives à la cause de Palestine notamment la résolution du partage de la Palestine de l'Assemblée Générale 181 , mais aussi les résolutions du conseil de sécurité 242 et 338 .

Ce discours est déterminant car, il développe la stratégie de l'OLP appelée à l'époque "Offensive de la Paix "

Stratégie se basant sur la solutions de deux Etats sur la terre mandataire de Palestine, certes toujours maintenue par les institutions de l'OLP , mais  de plus en plus discutée dans les rangs palestiniens  aussi bien populaires que officiels , en raison de refus israélien de respecter les accords  de paix signés entre le gouvernement israélien et l'OLP mais aussi de la stratégie israéliennes visant justement à étouffer toute possibilité de création d'un Etat Palestinien , indépendant , souverain sur l'ensemble des territoires palestiniens occupés en Juin 1967 , y compros Jérusalem- Est  avec règlement de la question des refugiés palestiniens sur la  base des résolutions des Nations Unies à ce sujet .

 

Vous trouvez également le premier discours du Président du comité exécutif de l'OLP à l'Assemblée Générale des Nations Unies le 13 Novembre 1974 au cour duquel il a lancé sa célèbre phrase " Je suis venu avec le rameau d'olivier et la fusil du combattant , ne faites pas tomber le rameau d'olivier " Arafat était le premier chef d'un mouvement de libération nationale à s'adresser à cette haute instance internationale .

 

Enfin vous avez de photos d’archives, tirées toujours du site de la Fondation Yasser Arafat.

Yasser Arafat a certes disparu physiquement, mais son rêve d'une Palestine libre, indépendante, progressiste et humaine est toujours là.

 

 

Hassan Balawi

 

Discours devant l'Assemblée Générale de l'ONU le 13 Novembre 1974 vidéo 1 partie (Fondation Yasser Arafat)

http://www.yaf.ps/ya/flashes_vedio.php?page=web_files/collection_file/1974_(1).flv

 

Discours devant l'Assemblée Générale de l'ONU le 13 Novembre 1974 vidéo 2 partie

http://www.yaf.ps/ya/flashes_vedio.php?page=web_files/collection_file/1974_(2).flv

 

Tradcution en anglais ( site  Monde Diplomatique )

http://www.monde-diplomatique.fr/cahier/proche-orient/arafat74-en

 

Discours devant l'Assemblée Générale de l'ONU à Genève en français le 13 décembre 1988 (site Monde Diplomatique)

http://www.monde-diplomatique.fr/cahier/proche-orient/arafat88-fr

 

Extrait en vidéo du discours devant l'Assemblée Générale de l'ONU à Genève en français le 13 décembre 1988

http://www.yaf.ps/ya/flashes_vedio.php?page=web_files/collection_file/1988.flv

 

Hommage de Mahmoud Darwiche à Yasser Arafat ( Bulletin de Francophonie Palestinienne éditée par la Section Palestinienne de l'Union Internationale de la Presse Francophone )

http://www.nord-palestine.org/Francophonie_Palestinienne_2.pdf

 

Hommage de Mahmoud Darwiche à Yasser Arafat , vidéo ( site de la Fondation de Yasser Arafat ) http://www.yaf.ps/ya/flashes_vedio.php?page=web_files/farewell_file/darwesh.flv

 

Photos d'archives d'abou Ammar ( site de Fondation de Yasser Arafat )

http://www.yaf.ps/ya/archive_photo_gallery.php


Mise à disposition de 80 dessins de Naji al-Ali


Hanzala

Ce travail se fait en lien avec le fils de Naji al-Ali, Khalid al-Ali. Ainsi, les dessins ici mis à disposition m’ont été fournis par lui et sont d’une qualité représentative des originaux. Ces dessins sont accompagnés de légendes (date de publication, journal de publication, explications) et peuvent être accompagnés de textes (biographie de Naji al-Ali, dires de Naji al-Ali …).

"Depuis 2003, je travaille à la diffusion des dessins de Naji al-Ali, caricaturiste palestinien assassiné à Londres en 1987 et créateur du personnage de Hanzala, devenu, entre autres, symbole des réfugié-e-s palestiniens-nes.

Ce travail se fait en lien avec le fils de Naji al-Ali, Khalid al-Ali. Ainsi, les dessins ici mis à disposition m’ont été fournis par lui et sont d’une qualité représentative des originaux.

Ces dessins sont accompagnés de légendes (date de publication, journal de publication, explications) et peuvent être accompagnés de textes (biographie de Naji al-Ali, dires de Naji al-Ali …).

Ils sont disponibles sur simple demande.

Pour toutes demandes :

Sivan Halevy

06 16 64 69 40

hanzala@no-log.org

voir : http://www.protection-palestine.org/spip.php?article9294




Deir Yassine le 9 avril 1948

par Deir Yassin Remembered
publié le vendredi 9 avril 2010.

http://www.ism-france.org/news/article.php ?id=2630&type=analyse&lesujet=Hist

A l’aube du 9 avril 1948, les commandos de l’Irgun (dirigé par Menachem Begin) et le Gang Stern ont attaqué Deir Yassine, un village d’environ 750 habitants palestiniens. Le village était situé à l’extérieur de la zone assignée par les Nations Unies à l’Etat juif ; en tout, 100 hommes, femmes, et enfants ont été systématiquement assassinés.

Le village était situé à l’extérieur de la zone assignée par les Nations Unies à l’Etat Juif. Il avait la réputation d’être paisible. Mais il était situé sur une hauteur dans le couloir entre Tel Aviv et Jérusalem.

Il avait été prévu l’occupation de Deir Yassine dans le cadre du Plan Dalet et la principale Force de Défense Juive, la Haganah, a autorisé les forces terroristes irrégulières de l’Irgun et du Gang Stern d’en prendre le contrôle.

En tout, 100 hommes, femmes, et enfants ont été systématiquement assassinés. 53 orphelins ont été littéralement déposés le long du mur de la Vieille Ville, où ils ont été trouvés par Mlle Hind Husseini qui les a ramené à sa maison située derrière l’hôtel American Colony, qui devait devenir l’orphelinat Dar El-Tifl El-Arabi.

Une partie de la lutte pour l’autodétermination des Palestiniens a été de dire la vérité au sujet des Palestiniens en tant que victimes du Sionisme. Pendant trop long leur histoire a été niée, et ce démenti a seulement servi à augmenter l’oppression et à déshumaniser de façon délibérée les Palestiniens en Israel, à l’intérieur des Territoires Occupés, et à l’extérieur dans leur diaspora.

Des progrès ont été faits. Les Occidentaux se rendent compte maintenant que les Palestiniens, en tant que peuple, existent. Et ils commencent à savoir que pendant la création de l’Etat d’Israel, des milliers de Palestiniens ont été tués et plus de 700.000 ont été expulsés ou poussés par la peur à quitter leurs maisons et leurs terres sur lesquelles ils avaient vécu depuis des siècles.

Deir Yassin Remembered cherche à effectuer le même progrès au sujet des victimes du Massacre de Deir Yassine.

Déroulement des évènements

Début de l’attaque du commando

A l’aube du 9 avril 1948, les commandos de l’Irgun, dirigé par Menachem Begin, et le Gang Stern ont attaqué Deir Yassine, un village d’environ 750 habitants palestiniens. C’était quelques semaines avant la fin du Mandat Britannique.

Le village était situé à l’extérieur de la zone que les Nations Unies avaient recommandé pour faire partie du futur Etat Juif. Deir Yassine avait la réputation d’être un village paisible. Un journal juif avait préconisé d’en expulser plusieurs militants Arabes Mais il était situé sur une hauteur dans le couloir entre Tel Aviv et Jérusalem.

Un projet, le Plan Dalet, gardé secret jusque bien des années plus tard, demandait sa destruction et l’évacuation de ses habitants pour construire un petit terrain d’aviation qui desservirait les habitants juifs cernés de Jérusalem.

Plus de 100 morts

A midi, plus de 100 personnes, dont la moitié étaient des femmes et des enfants, avaient été systématiquement assassinés. Quatre membres des commandos avaient été tués par la résistance Palestinienne équipée de vieux Mausers et de vieux mousquetons.

Vingt-cinq villageois masculins ont été chargés dans des camions, exhibés dans le quartier Zakhron Yosef à Jérusalem, et puis emmenés dans une carrière de pierres située le long de la route entre Givat Shaul et Deir Yassine et abattus. Les habitants restants ont été conduits à dans Jérusalem-Est Arabe.

Manipulation de la presse

Ce soir-là, les Irgunistes et les Sternistes ont escorté une partie des correspondants étrangers jusqu’à une maison à Givat Shaul, une colonie juive voisine fondée en 1906.

En buvant le thé et des biscuits, ils ont amplifié les détails de l’opération et les ont justifiés, en disant que Deir Yassine était devenu un point de concentration pour les Arabes, les Syriens et les Irakiens, qui prévoyaient d’attaquer les banlieues ouest de Jérusalem. Ils ont dit que 25 membres de la milice de la Haganah avaient renforcé l’attaque et qu’un Juif parlant Arabe avait averti les villageois depuis le haut-parleur d’un véhicule blindé.

Ceci a été dûment rapporté dans le New York Times le 10 avril. Un décompte final de 254 corps a été rapporté par le New York Times le 13 avril, un jour après qu’ils aient été finalement enterrés.

Après cela, les dirigeants de la Haganah ont pris des distances vis à vis de leur participation à l’attaque et ont publié une déclaration dénonçant les dissidents de l’Irgun et du Gang Stern, tout comme ils l’avaient fait après l’attaque sur l’Hotel King David en juillet 1946. Une étude de 1987 effectuée par le Centre de Recherche et de Documentation de la Société Palestinienne de l’Université de Birzeit a trouvé que "le nombre de tués ne dépassait pas 120".

Les dirigeants de la Haganah ont admis que le massacre "déshonorait la cause des combattants juifs et déshonorait les armes et le drapeau juifs." Ils ont été discrets sur le fait que leur milice avait renforcé l’attaque des terroristes, bien qu’ils n’aient pas participé à la barbarie et au pillage pendant les opérations consécutives de "nettoyage".

Objectifs atteints

Ils ont également été discrets sur le fait que, selon les paroles de Begin, "Deir Yassine a été pris avec la connaissance de la Haganah et avec l’approbation de son commandant "comme partie de son" plan pour établir un terrain d’aviation."

Ben Gurion a même envoyé des excuses au Roi Abdullah de la Trans-Jordanie. Mais cet acte terrifiant a bien servi le futur état d’Israel.

Selon Begin :’Les Arabes de tout le pays, induits à croire les récits s de la "boucherie de l’Irgun," ont été saisis d’une panique sans limites et ont commencé à fuir pour sauver leurs vies. Ce départ massif s’est bientôt développé en un sauve-qui-peut de panique et incontrôlable. La signification politique et économique de ce développement peut difficilement être surestimée."

Conséquences

Sur les 144 maisons, 10 ont été dynamitées. Le cimetière était plus tard rasé au bulldozer et, comme des centaines d’autres villages palestiniens suivront, Deir Yassine a été rayé de la carte. En septembre, des immigrés juifs orthodoxes de Pologne, de Roumanie, et de Slovaquie ont y été installés en dépit des objections de Martin Buber, Cecil Roth et d’autres dirigeants juifs, qui pensaient que le site du massacre devrait être laissé inhabité. Le centre du village a été renommé Givat Shaul Bet.

Lors de l’expansion de Jérusalem, la terre de Deir Yassine est devenue une partie de la ville et est maintenant connue tout simplement comme le secteur entre Givat Shaul et la colonie d’Har Nof sur les pentes ouest de la montagne.

Le massacre des Palestiniens de Deir Yassine est l’un des événements les plus significatifs dans l’histoire palestinienne et israélienne du 20ème siècle.

Ce n’est pas en raison de son importance ou de sa brutalité, mais parce que ce fut le début d’une véritable dépopulation calculée de plus de 400 villages et villes arabes et de l’expulsion de plus de 700.000 habitants palestiniens pour faire de la place aux survivants de l’Holocauste et des autres juifs venant du monde entier.

liste des villages détruits


A lire aussi, "Entretien avec Benny Morris" par Ari Shavit du 9 janvier 2004.


Voir le film sur Deir Tassin - durée 33 mn et 17 s

par Deir Yassin Remembered