Les Territoires Palestiniens 2

 
 Nouvel accord de partenariat entre le Fatah et le Hamas
    


Radio-Canada avec Agence France-Presse- jeudi 24 novembre 2011 à 12 h 08


Le chef du Hamas, Khaled Mechaal, et le président de l'Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas.   © AFP/Service de presse du Hamas

Le président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas et le chef du Hamas Khaled Mechaal ont annoncé jeudi avoir conclu un accord de partenariat concrétisant leur réconciliation, lors d'une rencontre tenue au Caire, en Égypte.

Le mouvement islamiste Hamas et le parti laïque Fatah sont à couteaux tirés depuis que les forces armées du premier ont vaincu celles du second dans la bande de Gaza, en juin 2007. L'enclave palestinienne est depuis gouvernée par le Hamas et Mahmoud Abbas ne gouverne plus que la Cisjordanie.

« Il n'y a plus de différences entre nous. Nous sommes convenus de travailler comme des partenaires avec une responsabilité unique », a déclaré M. Abbas aux journalistes.

« Nous voulons assurer à notre peuple ainsi qu'au monde arabe et musulman que nous avons tourné une nouvelle page importante en partenariat sur tout ce qui touche à la nation palestinienne », a affirmé pour sa part M. Mechaal.

Les deux hommes n'ont cependant pas précisé les termes de cet accord.

MM. Abbas et Mechaal, qui vit en exil en Syrie, se sont d'abord rencontrés pour un entretien de deux heures vers 11 h, heure locale (4 h, HNE). Les discussions ont ensuite été élargies pour inclure des délégations du Fatah et du Hamas.

Entre les deux rencontres, le responsable du dossier de la réconciliation au Fatah, Azzam al-Ahmad, et le numéro deux du Hamas, Moussa Abou Marzouk, ont évoqué un « accord global » entre les deux mouvements.

« Le président et M. Mechaal examinent les termes de l'accord de réconciliation et comment les appliquer, avant une reprise prochaine des réunions entre les délégations des deux mouvements pour s'entendre sur les détails », a dit M. al-Ahmad.

« Ensuite, tous les mouvements qui ont signé l'accord de réconciliation en mai seront invités pour y apporter la dernière touche et commencer à l'appliquer sur le terrain, et avancer vers la fin de la division et la tenue d'élections présidentielle, législatives et au Conseil national », a-t-il ajouté.

Azzam al-Ahmad a aussi indiqué que la réunion porte aussi sur « la question de la trêve en Cisjordanie et à Gaza avec Israël, et la question de la résistance populaire, son organisation et son encadrement ».

Après la réconciliation, les défis d'un nouveau gouvernement

Un accord de réconciliation interpalestinien a été signé par MM. Abbas et Mechaal au Caire, le 3 mai, soit moins de trois mois après le départ du pouvoir de l'ex-président égyptien Hosni Moubarak. Outre la formation d'un gouvernement d'union, l'entente prévoyait des élections simultanées en Cisjordanie et dans la bande de Gaza d'ici un an.

La mise en oeuvre de cet accord s'est cependant butée aux difficultés entourant la formation d'un gouvernement d'union nationale composé de technocrates, le Hamas refusant catégoriquement que l'actuel premier ministre de l'Autorité palestinienne, Salaam Fayyad, soit reconduit dans ses fonctions.

Selon M. al-Ahmad, la question de la formation du gouvernement sera tranchée ultérieurement lors de nouvelles réunions au Caire entre les deux mouvements. La rencontre doit également traiter l'épineuse question de la refonte et de l'unification des services de sécurité palestiniens et de l'Organisation de libération de la Palestine (OLP), dont le Hamas ne fait pas partie.

M. al-Ahmad n'en est cependant pas à une première annonce du genre. Le 14 juin dernier, il avait annoncé que MM. Abbas et Mechaal auraient une « dernière » rencontre sur la formation du gouvernement la semaine suivante au Caire. Le dossier n'a finalement jamais abouti.

Le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui considère le Hamas comme une organisation terroriste, n'a pas tardé à indiquer qu'il demeure hostile à un accord de réconciliation. Il a appelé M. Abbas à « arrêter le processus de réconciliation avec le Hamas ».

D'après : http://www.radio-canada.ca/nouvelles/International/2011/11/24/004-fatah-hamas-partenariat.shtml


Des panneaux solaires palestiniens menacés par l’armée israélienne

 

L’Humanité - publié le samedi 19 novembre 2011.


Les 34 habitants du petit village Imneizil en Cisjordanie (près d’Hébron) ont accès à la modernité depuis qu’une ONG espagnol a installé des panneaux solaires, mais l’armée israélienne veut les démolir arguant qu’ils avaient été installés sans autorisation.

Il y a deux ans, l’organisation espagnole Seba s’est associée à l’Université Al-Najah de Naplouse pour installer deux panneaux solaires à Imneizil, à l’extrême sud de la Cisjordanie, afin de remplacer les générateurs qui constituaient jusqu’alors l’unique source d’électricité du village. Depuis, les 34 familles d’Imneizil sont entrées de plain-pied dans le 21e siècle : elles ont installé des ampoules dans leur tente ou leurs habitations de fortune, se sont acheté télévisions et appareils ménagers. L’installation solaire permet également d’activer une pompe pour alimenter le village en eau. Mais le mois dernier, l’armée israélienne, qui gère les affaires civiles dans ce village en zone sous contrôle total israélien, a ordonné la destruction des panneaux solaires, arguant qu’ils avaient été installés sans autorisation. Leur sort est depuis suspendu à la décision de l’armée israélienne d’annuler ou non son arrêté de démolition.

Des ONG israéliennes ainsi que l’agence ONU-Habitat ont pressé l’armée de geler sa décision, qui a pris de court les habitants du village. Le gouvernement espagnol a tenté d’intervenir par les canaux diplomatiques pour empêcher la destruction de l’infrastructure, dont le coût -365 000 euros- a été financé en majorité par Seba. "Nous sommes entre le paradis et l’enfer. Les panneaux solaires représentaient une lueur d’espoir pour nous", se désole le chef du village, Ali Mohammad Ihrizat. "Nous habitons ici depuis 1948 et nous n’avons nulle part où aller".

Pour le chef du village, demander une autorisation pour l’installation n’aurait pas eu de sens, étant donné qu’Israël ne reconnaît pas le village et qu’aucune de ses infrastructures n’a jamais reçu de permis de construire. Selon un responsable espagnol du projet, un permis a été demandé après la mise en place des panneaux solaires, mais le département militaire en charge de la délivrance de ces permis n’a jamais répondu.

Dans la tente où elle vit avec son mari et ses trois enfants, Nihad Nour ne comprend pas pourquoi l’armée insiste sur la destruction de l’installation solaire, pourtant "hautement écologique, installée sur notre terre et qui ne dérange personne". Mais pour l’administration militaire israélienne, qui se dit "sensible" et "favorable" aux projets des organisations internationales, le "respect de la loi doit prévaloir sur tout". "L’installation a été construite sans permis ni coordination, c’est pourquoi l’arrêté d’interruption des travaux et de démolition a été émis. Les organisations avaient le droit de le contester devant une commission, mais leurs membres ont refusé d’y assister", a-t-elle affirmé dans un communiqué.

Toutefois, après une contestation espagnole, le chef de l’administation militaire, le général Eitan Dangot, a décidé de "geler le processus de démolition" et a demandé que Seba présente les détails du plan de l’installation. Mercredi, un porte-parole militaire a fait part de son espoir de légaliser rétroactivement l’infrastructure. "Notre objectif est d’autoriser l’installation. Mais cela doit être fait dans le cadre de la loi (1)", a-t-il insisté.

(1) Rappelons quand même que c’est la loi de l’armée d’occupation

http://www.humanite.fr/monde/des-pa...

d'après : http://www.protection-palestine.org/spip.php?article11303


Le pétrole de l’apartheid

Macdonald Stainsby - The Media Co-op
publié le dimanche 13 novembre 2011.

Du pétrole brut enfermé dans du schiste pourrait faire d’Israël une puissance énergétique... Ce qui promet d’être la méthode la plus consommatrice d’énergie pour la récupération du pétrole sur la planète pourrait renforcer la puissance militaire d’Israël, tout en représentant une menace supplémentaire pour les ressources déjà limitées en eau et pour le climat.

D’importants gisements gaziers offshore découverts en 2009 et 2010 pourraient bientôt permettre à Israël de devenir un pays exportateur de gaz avec une autosuffisance énergétique. Mais il y a peut-être plus important encore que le gaz sous la mer : le pétrole brut piégé dans des enveloppes de sable sec et de roches des schiste dur, des réserves qui pourraient propulser Israël au premier rang de la planète pour les hydrocarbures récupérables. Israël connaît depuis longtemps une faiblesse au niveau économique et militaire en raison de sa dépendance auprès des autres pour son approvisionnement énergétique.

Ce qui promet d’être la méthode la plus consommatrice d’énergie pour la récupération du pétrole sur la planète pourrait renforcer la puissance militaire d’Israël, tout en représentant une menace supplémentaire pour les ressources déjà limitées en eau et pour le climat.

De nouvelles estimations montrent qu’il y a 250 milliards de barils (bbl) de pétrole brut (ou synthétique) récupérable, voire davantage, en différents sites israéliens. A titre de comparaison, le Canada a un peu moins de 200 bbl de pétrole y inclus les sables bitumeux récupérables, pendant que l’Arabie saoudite en aurait 260.

L’annonce de ces découvertes pétrolières importantes survient juste après celle du champ gazier offshore, contesté, baptisé Leviathan, en mer Méditerranée, et estimé détenir entre 16 et 30 billions de pieds cubes (environ 450 et 850 milliards de mètres cubes) de gaz naturel.

Le gisement Leviathan a été découvert par le groupe Noble Energy, du Texas, en juin 2010. La découverte a créé un litige avec le Liban qui a d’ores et déjà déposé une plainte devant les Nations-Unies, alléguant un forage en biais israélien au large de la côte libanaise après la guerre aérienne de 2006. Autre complication, avec l’autre gisement de gaz naturel dans la région qui s’étend sous les eaux territoriales reconnues de la bande de Gaza.

« Israël n’a jamais acheté (et n’achètera jamais) de gaz à la Palestine » déclarait Ariel Sharon en 2001, quand l’Autorité palestinienne a signé un bail développement de 25 ans avec des sociétés énergétiques européennes. En 2003, le contrôle des Palestiniens sur leur propre gaz a été contesté devant la Cour suprême israélienne dans une affaire qui n’a pas encore été résolue.

British Gas Group (BG Groupe) avait conclu un accord de développement pour le gisement de Gaza prévoyant un gazoduc qui traverserait l’Égypte quand, en 2006, le Premier ministre britannique Tony Blair a déclaré être intervenu pour empêcher l’envoi du gaz vers le sud. En mai 2007, le Premier ministre israélien Ehud Olmert a déposé une proposition, qui fut approuvée par le cabinet, visant à acheter pour 4 milliards de dollars de gaz, dont un milliard irait à l’Autorité palestinienne (AP), portant alors un coup au Hamas nouvellement élu.

Divers conseillers militaires et à la sécurité ayant soutenu qu’un accord gazier avec l’AP représentait un risque pour la sécurité, la proposition n’a pu aboutir. BG Group a fermé ses bureaux en Israël et annoncé sur son site qu’il allait « évaluer les options pour la commercialisation du gaz ». Peut-être est-ce sur le conseil de cadres de haut rang en retraite des FDI (forces de défense israéliennes), mais le BG Group a cédé sa licence d’exploitation, afin de ne plus impliquer l’AP.

« En novembre 2008, les ministères israéliens des Finances et des Infrastructures nationales ont donné pour instruction à Israel Electric Corporation (IEC) (entreprise détenue à plus de 99 % par l’État - ndt) d’entrer en négociations avec British Gas pour l’achat du gaz naturel de la concession offshore de BG à Gaza, » a-t-on pu lire dans un communiqué de presse du groupe Boycott Israel UK juste avant le déclenchement de l’opération Plomb durci.

« Il est possible que la perspective d’une transaction importante sur le gaz naturel avec les Palestiniens ait été un facteur dans le refus du cabinet israélien de lancer une opération Rempart II contre la bande de Gaza, » a écrit le général israélien en retraite Moshe Yaalon, quelques mois seulement avant l’opération Plomb durci sur la bande de Gaza (décembre 2008/janvier 2009).

Ajoutés aux gisements Leviathan, les champs gaziers au large de la côte de Gaza représentent des réserves qui pourraient répondre aisément aux besoins nationaux israéliens en énergie électrique et faire passer l’État sioniste d’importateur à exportateur d’énergie.

Mais l’importance des gisements de gaz pourraient n’être rien à côté du dernier développement de la technologie pour la récupération des sables bitumeux et de l’huile de schiste.

En fait, vu les apports énergétiques massifs nécessaires pour l’extraction du pétrole à partir du schiste, les gisements Leviathan et de Gaza pourraient être intégrés dans la fourniture d’énergie pour un projet pétrolier aussi lourd et d’une telle envergure.

Les grands gisements d’huile de schiste d’Israël varient depuis la forme de roche kérogène pétrifiée jusqu’aux formations bitumineuses ayant la texture et l’apparence de sables bitumeux, fréquents dans des lieux comme Alberta, au Canada.

Utilisant une combinaison de technologies déjà en usage dans la technologie pour les sables bitumeux, de concept plus récent, au Canada, et développée dans les vastes gisements d’huile de schiste au Colorado, en mars 2011, Israel Energy Initiatives (IEI) a annoncé un projet pour transformer le schiste en pétrole. Avec un tel procédé, l’extraction de l’huile de schiste en Israël peut, et de façon définitive, nuire au climat politique et atmosphérique du Moyen-Orient.

IEI est une filiale d’une société israélienne beaucoup plus importante, Israel Data Technologies (IDT), qui domine déjà le paysage économique d’Israël et est dirigée par son président, Howard Jonas. Assistant à toute cette aventure, le magnat de la presse Rupert Murdoch et l’ancien vice-président US, Dick Cheney, parmi bien d’autres huiles.

Environ 15 % de la masse terrestre d’Israël comme définie par l’ONU (1) recouvrent des gisements d’huile de schiste. En fait, Israël exporte déjà son savoir-faire vers Alberta pour les sables bitumeux : Ormat, une firme israélienne, a ouvert un rayon de technologie énergétique brevetée à Alberta sous le nom d’Opti. Opti a fait équipe avec Nexen au Canada pour se lancer dans une technique interne visant à brûler les résidus produits par l’extraction pour fournir l’énergie pour l’opération d’extraction elle-même. Fin juillet 2011, Opti (ainsi que leurs intérêts dans les sables bitumeux d’Alberta) a été vendue à China National Offshore Oil Corporation.

Sans diverger du changement sismique qui a porté à la vitesse supérieure les sables bitumeux en sommeil d’Alberta, après la guerre d’Irak et les hausses cumulées du prix du pétrole qui coïncidèrent avec la catastrophe de l’ouragan Katrina dans le golfe du Mexique, les dernières annonces venant d’Israël sont stupéfiantes.

La proposition de site pour l’huile de schiste qui est la plus susceptible d’être approuvée n’est qu’à une petite balade au sud-ouest de Jérusalem, une zone pastorale de kibboutz et de petits villages dont les historiens pensent qu’ils furent le théâtre de la bataille biblique entre David et Goliath. La région ne ressemble en rien à la ville-champignon pétrolière de Fort McMurray, en Alberta, ou même à quelque chose de plus près du Moyen-Orient, on dirait plutôt une partie de la vallée de l’Okanagan dans l’ouest canadien.

Dans la cour ensoleillée d’une maison d’une communauté fermée, Lia Tarachansky, de Real News Network, interviewe Chagit Tishler sur le projet envisagé pour l’huile de schiste, pendant que de mon côté, avec un Palestinien d’un quartier de Jérusalem, nous écoutons en prenant un thé.

« C’est la plus importante licence accordée à une entreprise privée en Israël » dit Tishler, qui agit avec l’organisation Save Adullam, composée d’habitants locaux qui s’opposent au projet pilote d’IEI. La licence a été donnée dans le cadre de la Loi pétrolière, dit Tishler, qui est essentiellement une loi sur l’entrée libre datant de 1952, et qui donne la primauté à l’exploration pétrolière et gazière sur les exploitations agricoles, les parcs et les sites historiques.

« La région pourrait être complètement ruinée. Cette région est la dernière dans le centre d’Israël qui reste zone ouverte et zone verte, et qui a de nombreux sites archéologiques importants non seulement pour les Israéliens mais aussi pour le reste du monde, » dit-elle, avant d’énumérer les sites historiques de la contrée. Connue sous le nom de vallée d’Elah, la région a été réoccupée deux ans seulement après la Nakba en 1948 par des juifs mizrahim venant essentiellement d’Afrique du nord. A ce jour, eux et d’autres utilisent la vallée pour des cultures vivrières et le vin israélien.

Les opérations programmées par IEI dans la vallée d’Elah prévoient de creuser cinq kilomètres de tranchées à travers les exploitations agricoles et les vignobles pour mettre à jour la roche de schiste, qui serait ensuite chauffée jusqu’à ce que le kérogène et les autres matériaux organiques qu’elle contient s’exsudent de la roche, produisant une substance brute de base. Tout comme le sable bitumeux, cette substance sera toujours nécessaire pour passer à un processus de mise aux normes avant le raffinage.

Exécuté tel qu’il est prévu, le projet d’IEI constituerait l’une des formes les moins efficaces de production pétrolière jamais imaginée. Trois à cinq gigawats d’électricité devraient être utilisés pour produire un seul baril de pétrole à partir de l’huile de schiste, selon Save Adullam. Le chauffage de l’huile de schiste, qui demande des mois à chaque fois, pourrait dégager au moins 15 millions de tonnes de CO² dans l’atmosphère. Aucun autre procédé d’extraction du pétrole traditionnel ou même des sables bitumeux n’implique un procédé de chauffage aussi coûteux, ni avec une telle intensité carbonique. Ce dégagement de carbone se produit avant même le raffinage, à plus forte raison la consommation.

Malgré tout, pour Israël, ces réserves représentent un approvisionnement intérieur qui ne peut être bloqué. Selon IEA, le pétrole à partir du schiste produit un brut léger synthétique presque parfait pour être converti en carburant pour l’aviation.

Jusqu’à présent, les groupes comme Save Adullam qui souhaitent arrêter ce projet ne sont pas parvenus à s’allier avec d’autres communautés vivant sous la menace de l’extraction de l’huile de schiste. Save Adullam se focalise sur l’exigence de l’abrogation de la loi pétrolière de 1952. Les partisans de cette loi se trouvent à la Knesset et dans l’État israélien, notamment au Fonds national juif (FNJ).

Si les premières terres retenues pour les projets de grande envergure ont une résonance religieuse et biblique, il y a aussi d’autres projets miniers qui vont se déployer à travers le territoire traditionnel des Palestiniens bédouins en différentes contrées du désert du Néguev. La plus grande partie de l’huile de schiste en surface, semblable dans sa composition aux sables bitumeux d’Alberta, se trouve dans la partie nord du désert. En outre, une exploitation minière de l’huile de schiste, qui est brûlée pour l’électricité, existe déjà dans le sud profond du désert, près d’Eilat.

Le bassin de Mishor Rotem se trouve sur la rive ouest de la mer Morte, et un gisement d’huile de schiste chevauche les deux côtés de la frontière entre l’État d’Israël et le royaume hachémite de Jordanie. En 2006, le FNJ a estimé qu’Israël consommait en eau 25 % de plus que la quantité d’eau renouvelable (y inclus les près de 90 % de l’eau détournée des Palestiniens en Cisjordanie).

Dans les colonies sionistes et les villages bédouins reconnus du Néguev, le taux des cancers est déjà considérablement plus élevé que dans le reste de l’État juif. La pollution par les développements de l’huile de schiste sous quelque forme que ce soit va contribuer sans aucun doute à augmenter la contamination globale. En outre, il se trouve que la plus grande partie du désert du Néguev est aussi un terrain d’entraînement et une « zone de tir libre » pour les armées de l’air et de terre israéliennes - qui sont déjà des forces destructrices de l’environnement en cause.

La législation d’Israël fait qu’il est quasiment impossible pour les citoyens non juifs d’exiger l’égalité des droits dans pratiquement tous les domaines, à l’intérieur même d’Israël. Les Bédouins voient ces problèmes s’aggraver - principalement sous les consignes du FNJ, exécutées par des unités anti-émeutes et les FDI - avec des projets sous direction FNJ « qui font fleurir le désert », attaquant et passant aux bulldozers des villages entiers (certains l’ont été plus de 25 fois l’an dernier) pour faciliter « la plantation de forêts » et sont forcés de se réinstaller dans des ghettos prévus par le gouvernement.

Les communautés bédouines traditionnellement liées à la terre qui souhaitent faire cesser cette immixtion de l’huile de schiste et ses conséquences toxiques auront probablement à réfléchir au-delà des stratégies visant à simplement faire abroger les lois votées par l’État sioniste, et il n’est guère probable qu’ils trouvent des alliés au FNJ.

Encore un autre parallèle avec le Canada : les vastes gisements offshore que revendiquent Israël - principalement mais pas exclusivement celui de Leviathan - pourraient avoir le même rôle crucial pour l’apport énergétique des développements de l’huile de schiste que celui du gaz naturel des sables bitumeux d’Athabasca (Alberta).

Israël connaît déjà une crise de l’eau, mais on dirait bien qu’il trouve bon d’exacerber ce problème avec sa promotion pour une indépendance énergétique.

Source : http://www.mediacoop.ca/story/apart... / http://www.proche-orient.net/articl... Traduction : JPP

Macdonald Stainsby - The Media Co-op

(1) comme défini par le tracé de la Ligne verte de 1948-1967.

Cet article est le premier d’une série de quatre qui traitent des gisements de pétrole non conventionnels au Moyen-Orient et en Afrique du Nord.

Macdonald Stainsby est un jeune auteur free-lance et militant pour la justice sociale, résidant actuellement à Vancouver, Canada.

D'après : http://www.protection-palestine.org/spip.php?article11292




Des Freedom Riders palestiniens vont défier la ségrégation israélienne en voyageant dans des bus de colons vers Jérusalem

International Solidarity Movement (ISM)
publié le mercredi 9 novembre 2011.

Le mardi 15 novembre 2011, des militants palestiniens vont rééditer les Freedom Rides (voyages de la liberté) du mouvement des Droits civiques aux États-Unis vers le sud de l’Amérique en montant à bord de transports publics réservés aux Israéliens en Cisjordanie pour se rendre à Jérusalem-Est occupée.

Mardi prochain, des militants palestiniens vont tenter de monter à bord de transports publics réservés aux Israéliens pour se rendre de l’intérieur de la Cisjordanie jusqu’à Jérusalem-Est occupée dans un acte de désobéissance civile inspiré des Freedom Riders (Voyageurs de la liberté) du mouvement des Droits civiques aux USA, dans les années soixante.

Cinquante ans après que les Freedom Riders des USA aient organisé leurs voyages dans des bus qu’ils avaient ouverts à toutes les races sur les routes des États ségrégationnistes du sud états-unien, des Freedom Riders palestiniens vont réaffirmer leur droit à la liberté et à la dignité en perturbant le régime militaire de l’occupation par une désobéissance civile pacifique.

Ce que veulent les Freedom Riders, c’est mettre en évidence les tentatives d’Israël de couper illégalement Jérusalem-Est occupée du reste de la Cisjordanie et le système d’apartheid qu’Israël impose aux Palestiniens dans les territoires occupés.

Plusieurs compagnies israéliennes, dont Egged et Veolia, exploitent des dizaines de lignes qui courent à travers la Cisjordanie occupée et Jérusalem-Est, et beaucoup avec des subventions de l’État. Elles relient les différentes colonies israéliennes entre elles et à d’autres villes de l’intérieur d’Israël. Certaines lignes qui relient Jérusalem à des villes de l’intérieur d’Israël, comme Eilat et Beit She’han, doivent aussi traverser la Cisjordanie.

Les Israéliens ne souffrent quasiment d’aucune limite à leur liberté de déplacements dans les territoires palestiniens occupés, et ils sont même autorisés à s’y installer, en violation du droit international ; les Palestiniens, en revanche, ne sont autorisés à entrer en Israël qu’après s’être procurés une autorisation spéciale auprès des autorités israéliennes. Les déplacements des Palestiniens, même à l’intérieur des territoires occupés, sont lourdement restreints, avec un accès à Jérusalem-Est occupée et à quelque 8 % de la Cisjordanie dans la zone frontalière également autorisé uniquement avec une autorisation similaire.

Même s’il n’est pas officiellement interdit aux Palestiniens d’utiliser les transports publics israéliens en Cisjordanie, ces lignes sont de fait réservées aux Israéliens puisque beaucoup d’entre elles traversent des colonies exclusivement juives dont l’entrée est interdite aux Palestiniens par décret militaire.

Sur les restrictions aux déplacements des Palestiniens dans les territoires sous occupation israélienne, voir les rapports hebdomadaires successifs du Centre palestinien des Droits de l’homme (PCHR)

Source : http://palsolidarity.org/2011/11/pa... / http://www.info-palestine.net/artic...

d'après : http://www.protection-palestine.org/spip.php?article11279


Les ONG palestiniennes dénoncent la destruction plus de 2600 oliviers par les colons sionistes au mois d'Octobre
Le Post.fr le 02/11/11

Les Comités d'Assistanceos à l'Agriculture Palestinienne ont affirmé hier que les colons sionistes israéliens ont détruit, pour le seul mois d'Octobre 2011, un total de 2602 oliviers.
 

Selon le rapport, un total de 55 attaques ont eu lieu dans 37 villages et 5 villes de Palestine. PLus de 53% des attaques des colons se sont déroulées à Naplouse.

De plus, les colons israéliens ont brûlé un total de 1.640 dunams de terre (164 hectares), pendant que 500 autres dunams (50 hectares) ont été confisquées par les autorités israéliennes en Cisjordanie.

La destruction des 2602 oliviers entraîne un perte économique de près de 150 000 dollars (109 416 euros). De plus, treize agriculteurs palestiniens ont été blessés à Naplouse lors des dites attaques.

La semaine dernière, l'Autorité Palestienne a critiqué les attaques par les colons contre les camps palestiniens à Qalqiliya, Naplouse, Salfit et Ramallah et a assuré que plusieurs colons israéliens ont tiré à l'arme à feu sur des palestiniens  qui récoltaient des olives à Jalud, près de Naplouse, et blessant un enfant de 12 ans.

Les attaques des colons israéliens contre la population palestinienne, ses propiétés et ses moyens de survie, continuent d'augmenter sans les autorités hébraïques ne fassent rien pour arrêter les coupables bien au contraire, des criminels ont carte blanche de la part de leur gouvernement pour vandaliser et tuer en toute impunité ; ils prennent exemple sur leurs dirigeants.

Oxfam affirmé que le mois dernier plus de 2500 oliviers avaient été détruits en Septembre, ce qui fait atteindre le nombre d'oliviers arrachés, brûlés ou détruits pour cette année encore non achevée de 2011 à 10 100.

Depuis 1967, environ 800 000 oliviers ont été arrachés, provoquant des pertes économiques de 55 milliones de dollars (39,9 millions d'euros) à la Palestine, selon les estimations des ONG.

En plus des attaques par les colons, des dizaines de milliers d'oliviers sont ainsi arrachés et détruits chaque année, pour faire place à de nouvelles contructions pour agrandir la colonie d'Israel. Et près d'un million d'autres arbres restent planté entre le mur d'arpartheid, considéré comme illégale par la communauté internationale, et la Ligne Verte qui sépare la colonie d'Israel et la Cisjordanie. Encore des centaines de milliers d'autres d'arbres  restent interdit d'accés aux agriculteurs palestiniens car la plupart des ces arbres se situent dans des installations coloniales illégales en Cisjordanie.

D'après : http://www.lepost.fr/article/2011/11/02/2628402_une-ong-palestinienne-denonce-la-destruction-plus-de-2600-oliviers-par-les-colons-sionistes-au-mois-d-octobre.html


"Nous refusons de mourir en silence" : Les Palestiniens s’organisent pour résister aux attaques des colons pendant la récolte des olives

Mondoweiss - publié le lundi 31 octobre 2011.



Oliviers brûlés

Un nouveau groupe de résistance non violente appelé "Nous refusons de mourir en silence" patrouille la Cisjordanie pour protéger les familles palestiniennes qui récoltent leurs olives dans toute la Palestine historique contre les violences croissantes de colons








Ben Lorber - Mondoweiss Olive harvesters watch Israeli soldiers after being told to stop picking olives in Burin. (All Photos : International Solidarity Movement)

La récolte est mauvaise et on pense qu’elle produira seulement la moitié de l’huile de celle de l’année dernière, rendant chaque olivier encore plus précieux.

A woman picking olives in Qaryut

Depuis le commencement de la récolte 2011 des olives, au début d’octobre, on a enregistré une inquiétante montée des attaques de colons. Le 20 octobre, selon OXFAM, les colons israéliens ont déjà coûté 500 000 dollars aux fermiers palestiniens de Cisjordanie en oliviers détruits depuis le début de l’année. Rien qu’en septembre, 2500 oliviers ont été détruits sur les 7500 détruits cette année (et on estime que 800 000 ont été détruits depuis l’annexion israélienne de la Cisjordanie en 1967). C’est particulièrement grave parce que la récolte est mauvaise et on pense qu’elle produira seulement la moitié de l’huile de celle de l’année dernière, rendant chaque olivier encore plus précieux.

Une carte interactive diffusée par l’organisation des droits de l’homme Al-Haq illustre "la multiplication alarmante des violentes attaques" de colons en septembre en Cisjordanie. C’est pourquoi "Nous refusons de mourir en silence", qui a été lancé le 19 septembre par crainte d’une augmentation des violences pendant le vote à l’ONU, a organisé des patrouilles quotidiennes dans les territoires entre Ramallah et Naplouse pour protéger les fermiers pendant la récolte. Le mouvement regroupe des militants palestiniens, israéliens et internationaux armés de caméras et engagés dans la résistance non violente ; il a mis en place un dispositif coordonné de voitures de patrouille, dirigé par un centre de contrôle basé à Ramallah, pour répondre aux attaques des colons au fur et à mesure qu’elles se produisent.

  Israeli soldiers and olive harvesters in Qaryut.

Haifam Katib, un coordinateur de "Nous refusons de mourir en silence" qui fait partie du groupe depuis sa création dit : "Nous avons crée ce groupe à cause des attaques des colons dans les villages de Palestine, surtout au moment de la récolte. L’année dernière il y a eu beaucoup de problèmes et donc nous avons décidé de protéger notre peuple, de les aider à récolter leurs olives et de faire savoir ce qui se passe... pour les aider, pour les encourager à continuer, à ne pas avoir peur des colons, à sauver leur terre - c’est ça notre projet."

Comme en septembre, il a eu beaucoup d’attaques en d’octobre. Le 1er octobre, des colons armés ont arraché des douzaines d’oliviers dans le village de Madama au sud de Naplouse et des colons de Yitzhar ont brûlé de nombreux oliviers dans les villages de Einabous et Huwwara au sud de Naplouse. Le même jour des oliviers ont aussi été arrachés et brûlés par des colons dans les villages de Nabi Saleh et Dier Nidham dans le district de Ramallah ; les Palestiniens auraient pu éteindre le feu pour sauver leur seule source de revenus mais les soldats israéliens les en ont empêchés.

Israeli soldiers checking ID in Qaryut.


"Nous refusons de mourir en silence" est en contact permanent avec des villages palestiniens proches de colonies israéliennes pour pouvoir aider les Palestiniens en cas d’attaque de colons. L’aide est seulement à un coup de fil de distance. "Nous sommes allés dans tous les principaux villages pour donner notre numéro de téléphone aux instances locales, aux comités populaires et à ceux qui habitent près des colonies et qui doivent récolter leurs olives. Ils ont notre numéro et ils peuvent nous appeler en cas de problème. Nous venons tout de suite voir ce qui se passe ; tous nos gars sont des journalistes et ils filment. C’est leur boulot et ils savent le faire."

Le 6 octobre, des colons ont arraché 200 oliviers juste après minuit dans le village de Qusra, au sud de Naplouse, quelques heures avant que leurs propriétaires ne viennent cueillir les olives. Katib explique : "A Qusra nous sommes arrivés le matin et nous avons vu que les colons étaient venus dans la nuit couper les arbres. La terre est très importante pour les Palestiniens et surtout les oliviers qui poussent très lentement et ils soignent les arbres pendant de nombreuses années avant de pouvoir récolter des olives. C’est donc très dur pour eux [quand les colons détruisent leurs oliviers]."

Le 9 octobre, des douzaines de colons armés de bâtons et de pierres ont attaqué les Palestiniens du village de Awarta au sud de Naplouse alors qu’ils tentaient de récolter des olives près de la clôture de la colonie de Itamar. Deux jours plus tard, le 11 octobre, des colons de la colonie de Elon Moreh ont attaqué des gens qui récoltaient des olives près du village de Azmoot, à l’est de Naplouse, dans une échauffourée consécutive à des agressions verbales. Le même jour, des colons ont mis le feu à des oliviers des villages palestiniens de Ras Karkar, Beitillu et Deir Ammar, à l’ouest de Ramallah.

"C’est toujours pareil partout," se lamente Haifam. "Les colons essaient de couper les arbres, de les brûler, de brûler tout l’endroit, d’empêcher les fermiers d’aller sur leurs terres. Et après ils prennent la terre. C’est ce que font les colons, c’est leur politique, le but est de construire de plus en plus de colonies."

La liste continue. Le 12 octobre, des colons de la colonie de Havat Gilad ont attaqué des fermiers du village de Jit ainsi que des membres de "Nous refusons de mourir en silence" et en ont blessé un ; le 21 octobre, un groupe de colons a photographié des fermiers de Burin qui cueillaient des olives et leur a jeté des pierres pendant que des soldats arrêtaient deux d’entre eux ; le 26 octobre, les colons de Yitzhar ont empêché des Palestiniens d’aller récolter leurs olives près du village de Huwwara.

Au milieu de cette vague d’attaques, l’Autorité palestinienne a publié une déclaration pour condamner l’inaction israélienne, disant que "les violations israéliennes contre les Palestiniens, leurs biens et leurs sources de revenus continuent d’augmenter sans que les autorités israéliennes ne fassent quoi que ce soit pour faire respecter la loi". Le jour suivant, l’ONG des droits de l’homme israélienne Yesh Din a publié des données qui accusent l’IDF (l’armée israélienne ndt) "d’échouer totalement à faire respecter la loi" quand il s’agit de protéger les oliviers de la violence des colons en précisant que sur les 127 cas sur lesquels l’armée avaient enquêté pendant les six dernières années, un seul avait donné lieu à une inculpation.

L’attaque la plus grave de cette année a eu lieu le 21 octobre, quand des colons masqués de la colonie de Esh Kodesh, armés de barres de fer et d’extincteurs, ont assailli des villageois qui récoltaient des olives à Jaloud près de Naplouse, en ont blessé quatre dont un garçon de 12 ans ainsi qu’un militant israélien. Katib explique que la présence des caméras à Jaloud a contribué à calmer la situation qui aurait pu vraiment mal tourner. "A Jaloud, un groupe international était venu aider les fermiers à ramasser les olives. Quand les colons ont vu les fermiers arriver pour la récolte, ils sont venus avec des fusils. Mais comme il y avait un groupe avec des caméras, les soldats sont arrivés ; ils ont essayé de parler aux colons et pour une fois ils ont fait du bon travail. Mais soyez-en sûr, quand nous n’avons pas de caméra les colons ne nous ménagent pas."

Les caméras sont comme l’oeil de la communauté internationale fixé sur les colons, et leur présence peut calmer les esprits et empêcher les agressions. "Il me semble que la caméra peut arrêter la violence" dit Katib, "parce que la caméra est toujours un témoin sur les lieux... Je crois que les colons savent maintenant que s’ils viennent faire ce genre de choses ils seront filmés. Ils commencent peut-être à avoir peur des caméras et c’est très bien." La caméra peut aussi forcer les soldats à respecter les ordres officiels de protéger les fermiers contre les attaques des colons. Dans le village de Jeet près de Naplouse, par exemple, "Nous refusons de mourir en silence" a accompagné les fermiers à leur champs "parce qu’ils avaient peur d’aller ramasser leurs olives. Il y avait des soldats qui surveillaient l’endroit, nous les avons vus mais nous ne leur avons pas prêté attention et nous avons commencé à cueillir les olives. Une demi-heure plus tard, des colons masqués sont arrivés et ont commencé à jeter des pierres pour faire peur aux fermiers ; les soldats n’ont pas bougé. Mais quand le groupe de colons a vu les caméras, il y a eu un moment de surprise, et quand les soldats et la police ont vu les caméras ils se sont dépêchés de venir repousser les colons. C’est grâce aux caméras qu’ils l’ont fait." (JPG) Quand les soldats et la police ont vu les caméras ils se sont dépêchés de venir repousser les colons

Thorn, un militant anglais qui travaille avec "Nous refusons de mourir en silence" confirme que la caméra peut effectivement empêcher les colons de commettre des violences. "L’idée [de créer "Nous refusons de mourir en silence"] nous est venue en constatant le manque de couverture médiatique des attaques de colons. Il y a de nombreux rapports sur la violence des colons et les médias parlent des exactions après qu’elles aient été commises mais il n’y avait personne quasiment pour couvrir les attaques au moment où elles se produisaient. Alors nous avons décidé de combler ce vide ; de plus nous ne voulions pas nous cantonner dans le rôle d’observateur, nous voulions faire jouer la solidarité internationale ici en Palestine pou essayer de prévenir les agressions."

La présence des internationaux dans l’organisation est capitale, selon Katib : "Il y a toujours des militants israéliens et internationaux avec nous et c’est très important. Personne ne croit les Palestiniens. Personne, sauf parfois les médias d’ici. Quand les médias viennent de l’étranger, comme CNN par exemple, ils ne nous croient pas quand nous leur disons que les colons ont tué deux ou trois ou quatre personnes et cela prend du temps. Mais quand ce sont des militants israéliens ou internationaux qui leur expliquent ce qui se passe, qui le leur montrent et qui écrivent des rapports, personne n’ose leur dire qu’ils mentent. C’est très important pour nous. Ce qu’ils voient de leurs propres yeux en fait des témoins de ce qui se passe en Palestine et quand ils rentrent chez eux ils peuvent témoigner."

La présence des internationaux sur les lieux, cependant, ne peut pas toujours sauver la journée des Palestiniens qui récoltent les olives. Comme c’est malheureusement devenu un rite annuel dans cet endroit où le conflit fait rage, les Palestiniens n’ont pas pu récolter les olives de leurs oliviers vieux de 3000 ans, le 22 octobre, à proximité de la colonie illégale de Hébron, Tel Rumeida, sans être constamment harcelés par des colons extrémistes qui les provoquaient en piétinant le drapeau palestinien et par des soldats israéliens qui se sont joints aux colons pour le harceler et qui ont empêché les militants internationaux présents de manifester contre l’occupation et d’exprimer leur solidarité envers les fermiers.

’James’ qui vient d’Angleterre, était un des militants internationaux. "Nous sommes venus manifester notre solidarité envers les fermiers et les aider" dit-il, "parce qu’ils vivent en état de siège et qu’ils souffrent particulièrement ici. Ils sont entourés de quatre colonies et ils ont besoin du soutien extérieur. C’est très important pour eux que les internationaux sachent ce qui se passe ici." Haifam Katib, et les autres coordinateurs de "Nous refusons de mourir en silence" ont bon espoir de parvenir à créer un réseau pour coordonner les interventions dans toute la Cisjordanie afin de s’opposer efficacement aux agressions des colons au fur et à mesure qu’elles surviennent. "A Hébron ils ont des comités populaires qui font le même travail. Il y a beaucoup de gens en Palestine qui font cela, partout, à Jérusalem, Bil’in, Al Masara. B’tselem fait aussi le même travail, ils distribuent des caméras et sillonnent les territoires occupés pour rassembler des témoignages et des preuves.

"C’est le début" ajoute-t-il, "et nous voudrions nous développer, avoir plus de militants et avoir des voitures partout en Cisjordanie mais c’est vraiment difficile. Il y a parmi nous des étudiants, des gens qui ont un autre travail, alors ils viennent un jour mais ne peuvent pas venir le lendemain et il faut les remplacer ; c’est comme ça que ça marche. Nous souhaitons de tout coeur poursuivre notre mission, nous renforcer et continuer à avoir une influence bénéfique."

Ben Lorber milite avec le Mouvement de Solidarité International à Naplouse. Il est journaliste au Centre d’Information Alternatif de Bethléhem. Son blog est : freepablogly.wordpress.com

29 octobre 2011 - Pour consulter l’original :

Mondoweiss

Traduction : Dominique Muselet

http://www.info-palestine.net/artic...

d'après : http://www.protection-palestine.org/spip.php?article11249


Protestation à Bil’in le 21-10-2011 - Des oliviers incendiés par les forces de l’occupation sioniste, Ashraf Abu Rahmah arrêté, Bil’in envahi (vidéo) Par ISM-France
samedi 22 octobre 2011
par  la redaction du site
Orléans Loiret Palestine

Dès que les manifestants ont atteint le mur d’annexion-apartheid, ils ont été attaqués par les forces de l’occupation qui ont tiré des salves de grenades lacrymogènes. Les engins ont mis le feu aux oliviers et à la végétation très sèche à cette époque de l’année. Vingt oliviers ont été détruits.

JPEG - 38.1 ko

Ashraf Abu Rahmah accusé à tort de jet de pierres et emprisonné à Ofer pour 96 heures de garde à vue

Tout de suite après la manifestation, cinq jeeps ont surgi sur les terres du village et les soldats de l’occupation ont arrêté Ashraf Abu Rahmah qui manifestait pacifiquement - deux jeeps se sont détachées et ont envahi le village.

Ahraf est toujours détenu à Ofer, près de Ramallah, sur des accusations dont il ne fait aucun doute qu’elles seront fabriquées.

Manifestation à Bil'in


source : http://www.ism-france.org/temoignages/Protestation-a-Bil-in-le-21-10-2011-Des-oliviers-incendies-par-les-forces-de-l-occupation-sioniste-Ashraf-Abu-Rahmah-arrete-Bil-in-envahi-video—article-16209

d'après : http://www.orleansloiretpalestine.org/spip.php?article1812


Une récolte de larmes: L'agriculture palestinienne continue de se détériorer en raison des incessantes destructions d'Israël

27/10/2011 à 17h26 - mis à jour le 27/10/2011 à 17h36 | 472 vues |

Les déraçinements d'arbres fruitiers et plus particulièrement d'oliviers, n'ont cessé d'être perpétrés par les colons sionistes d'Israel depuis 1946.  Voici quelques chiffres :                      

 - Seulement entre Janvier et Septembre 2011, 7500 oliviers ont été soit déraçinés, soit brûlés, soit vandalisés par des colons illégaux israéliens.

- D'après le Centre Palestinien pour les Droits Humains, il est estimé à 10 346 le nombre d'oliviers arrachés ou brûlés en Cisjordanie pour la seule année de 2010.

- 13 149 dunums de terres (1 dunum = 919.3 mètres carrés) ont été confisquées ou détruites par Israel.

- Selon le Ministère de l'Agriculture Palestinienne, au moins 114 000 oliviers ont été détruits par les soldats et colons israéliens dans la bande de Gaza puis l'an 2000.

Voici un exemple des types de vandalisations commises par les israéliens sur les terres Palestiniennes. Des soldats israéliens ont lancé des petites bombes depuis leurs jeeps et tiré des balles faisant en sorte qu'elles s'enraçinent dans la terre d'un paysan en Cisjordanie. Ils ont ensuite brûlé son blé, ses grenadiers et ses oliviers. Le feu s'est étendue sur toute la vallée. Un paysan gazaouis présent a contacté les pompiers qui sont venus éteindre le feu mais dans d'autres lieux, d'autres incendies étaient déclenchés. Safadi, le paysan attaqué, estime qu'il a perdu " 30 000 mètres carrés de terre comprenant 300 grenadiers, 150 oliviers et tout son blé".

Comme le rapport de UN-OCH l'affirme 17% de la bande Gaza est classifiée comme une zone dangereuse et est ainsi inaccessible au paysans Palestiniens , qui risquent de se faire tirer dessus par ces franc-tireurs israéliens et mourir s'ils essayent de mettre un seul pied dans cette zone, sans parler des fermes. De ces 17%, environ 95% sont des zones cultivables. Aussi "35% des terres cultivables de la bande Gaza se trouvent dans cette zone interdite d'accès aux Palestiniens".Cela a évidemment un impact très grave sur l'éconimie locale.

"Considérant que la majeure partie de la zone rstreinte ets agricole et accapare 35% des terres cultivables ds Gazaouis, il n'est pas suprenant que les actifs relatifs à l'agriculture comprenant les arbres fruitiers, les serres, les fermes de brebis et poulets, les puits d'eau, atteignent 90% des pertes d'actifs. La valeur totale de ces propriétés est estimée à 275 millions de dollars.

Dans cette catégorie, le type d'actifs le plus précieux sont les arbres fruitiers dont les oliviers, les amandiers, les agrumiers et les vignes. Ces rabres , qui prennent des années et des années à grandir et à commencer à porter leurs fruits, représentent plus de 213 millions $ ou 77 % de pertes agricoles , suivis des serres (47 millions$), des puits d'eau (9 millions$),  les fermes de brebis (4.5 millions$) et les fermes de poules (2 millions$).


De plus le rapport de l'UN-OCHA "Between the fence and a hard place - The humanitarian impact of Israeli- imponed restrictions on access to land and sea in the Gaza Strip", affirme : " Des évaluations prudentes ont calculé la valeur des propriétés, agricoles ou non, détruites durant les cinq dernières années dans les zones restreintes de terre, atteint les 308 millions de dollars (valeur de réinvestissement).

Les actifs relatifs à l'agriculture atteignent 90% de ce coût. Il a été estimé que les restrictions aux accès et la destruction relative aux actifs agricoles produisent des pertes annuelles d'environ 75 000 tonnes de mètres carrés de potentiel de production.

Des estimations prudentes chiffrent la valeur marchande de cette production à 50.2 millions de dollars par an. La majeure partie des fermiers indiquent que depuis l'expansion des zones de restrictions en 2008, ses revenus provenant de l'agriculture se sont réduits à moisn d'un tiers de ce qu'ils étaient auparavant. Le reste a informé la perte totale de leurs revenus.

Alors que dans le passé; la récolté des olives fournissaient de l'emploi à des milliers de personnes dans chaque région, chaque famille travaillant ensemble à récolter puis presser les olives pour enfin en fabriquer les dérivés et les exporter. Mais depuis l'invasion sioniste, de moins en moins de Palestiniens peuvent subsister de cette manière et doivent lutter tous les jours pour survivre.

Sachant que les oliviers sont des arbres sacrés mentionés dans la Torah, la BIble et le Coran, qui peuvent vivre des siècles, et que son huile représentent 25% de la production agricole totale dans la Cisjordanie.

L'olive et ses dérivés ( huile,savon) sont l'un des pilliers de l'économie Palestinienne.

Toutefois, ces sources de revenus constamment persecutés par la politique sioniste israélienne afin de chasser les Palestiniens... de Palestine (!) en essayant dans le processus de les dégrader et les démoraliser.

d'après : http://www.lepost.fr/article/2011/10/27/2623964_une-recolte-de-larmes-l-agriculture-palestinienne-continue-de-se-deteriorer-en-raison-des-incessantes-destructions-d-israel.html


Carte interactive : Escalade de la violence des colons
ISM- par Al Haq - le 23/10/2011

La violence des colons contre les Palestiniens vivant en Cisjordanie a augmenté de façon alarmante ces derniers mois. Cette carte montre les cas d'attaques de colons qui se sont produits en Cisjordanie depuis le 5 septembre 2011, selon les enquêtes des chercheurs d'Al-Haq sur le terrain.



Cliquez ici

http://alhaq.mits.ps/index.php/multimedia/interactive-map-settler-violence

puis sur chaque icône pour avoir des informations sur chaque incident.

Cochez les cases à gauche de la carte pour ajouter d'autres indications sur la carte.



Design: Tom Palmer
Violations data: Al-Haq's Monitoring and Documentation Department
Geographical data: OCHA OPT
Date: September 2011

Source : Al Haq

Traduction : MR pour ISM

d'après :  http://www.ism-france.org/communiques/Carte-interactive-Escalade-de-la-violence-des-colons-article-16212



L’impossible récolte à Jayyous

William - ISM
publié le samedi 22 octobre 2011.

Mohammed a contacté les ISM pour qu’ils viennent aider son père à la récolte d’olives. Mohammed et sa famille vivent dans le village de Jayyous, à quelques kilomètres de Qalqiliya. Depuis la construction du mur d’apartheid, Jayyous s’est vu, comme beaucoup d’autres villages, coupé en deux. Du côté de la zone gérée par l’Autorité Palestinienne : le village et un milliers d’oliviers ; du côté annexé par l’armée israélienne et les colons de la colonie de Zufin : douze milles oliviers. Les fermiers possédants des cultures de l’autre côté de la barrière ont des autorisations d’accès quelques jours dans l’année pour faire la récolte, sauf exception. Et des exceptions, il y en a beaucoup.

Ainsi, depuis que la famille de Mohammed a perdu l’un des siens dans les combats à Naplouse durant la seconde Intifada, aucun des 11 enfants n’a le droit d’aller travailler en Israël ni d’accéder aux champs de leur père, contenant quatre-vingt quatre oliviers. Seul le père, 68 ans professeur à la retraite, et la mère qui ne peut plus travailler à cause d’une maladie du cœur, ont l’autorisation d’accéder aux champs.

A deux militants d’ISM, nous tentons d’accompagner cet homme dans ses champs pour accélérer la récolte. En arrivant en début d’après-midi, nous ne pouvons rien faire car le checkpoint séparant le village des champs n’est ouvert que le matin entre 7h et 7h30. Nous passons donc la journée et la soirée avec différents membres de la famille qui nous expliquent leur vie dans cette partie de la Palestine presque encerclée.

Le lendemain matin à 7h, c’est un vieil homme nerveux que nous accompagnons, partagé entre le besoin d’avoir de la main d’œuvre et la peur d’avoir des problèmes de la part les soldats si on le voit accompagné d’internationaux. Nous laissons donc passer tous les fermiers pour ne retarder personne en cas de problème. Nous pouvons ainsi constater que seules des personnes âgées ont reçu l’autorisation d’accéder aux champs.

Nous apprendrons plus tard qu’Israël pousse l’humour noir jusqu’à délivrer des permis à des personnes décédées. Nous pensions que nos passeports européens avec un visa nous permettant de circuler partout en Israël nous permettrait de passer ce checkpoint. Ce ne fut pas l’avis des soldats qui nous ont orientés vers un autre point de passage côté israélien... distant de quarante kilomètres sans garantie qu’un taxi israélien accepte de nous amener près des cultures palestiniennes. Échec de la mission. Ce sera une organisation israélienne qui prendra le relais le lendemain pour aider ces fermiers dans la récolte de leurs olives.

Source : http://www.ism-france.org/temoignag...

d'après : http://www.protection-palestine.org/spip.php?article11228



Enfants de Qalandiya : l’avenir déjà tracé de Sharif

Tamar Fleishman - PalestineChronicle
publié le dimanche 16 octobre 2011.

Une fois le mois de septembre achevé, emportant avec lui les attentes d’un « tsunami politique », et depuis que les pires scénarii ou les prophéties évoquant des milliers de personnes venues de toute la Cisjordanie et marchant vers le poste de contrôle de Qalandiya ont été contredites, l’endroit est redevenu un espace régi par la même routine monotone et la même atmosphère maussade et déprimante.


Les encombrements sur la route menant de et vers Ramallah ont été déviés du côté de la route et la circulation est redevenue libre (si les « bouchons » qui s’étendent sur des centaines de mètres sont une illustration de « la libre circulation »). Le ballon blanc transportant une caméra et qui, pendant un mois a volé dans le ciel, a disparu. Peut-être a-t-il été conservé quelque part. Une fois de plus, les ordures se sont amoncelées sur le bord de la route. Les enfants ramassent ce que les passants laissent tomber et l’air est à nouveau pollué par la poussière et par les gaz d’échappement, sans les picotements de l’odeur des grenades à gaz. Partout s’impose une atmosphère où planent en permanence le désespoir, la pauvreté et le chagrin, au niveau du poste de contrôle, du camp de réfugiés et des coins de rues. Des sentiments affligeants qui n’épargnent personne, visibles même sur les visages des enfants et des adultes...

Le point de contrôle de Qalandiya est un aimant qui attire tous les habitants misérables de la Cisjordanie. Là-bas, sur ce site où des milliers de personnes sont contraintes d’affluer chaque jour, ces pauvres gens espèrent trouver un moyen pour survivre, quelques shekels au quotidien ou, comme ils l’expliquent : la possibilité « d’emporter du pain à la maison ».

La plupart d’entre eux n’habitent pas à Qalandiya, mais viennent de villes et villages isolés, d’endroits très éloignés où ils ne peuvent y retourner, une fois la nuit tombée. Pour cela, ils louent des chambres sans confort ou un lit dans la maison d’un étranger dans le camp de réfugiés ou alors dans la plus proche localité d’Ar-ram.

En m’approchant d’eux, j’ai rencontré un de ces étrangers, le père de Sharif. D’une voix à la fois douce et triste, il nous raconte : « Comme nous sommes dix à la maison, et que je n’arrivais pas à subvenir à leurs besoins, j’ai dû obliger Sharif à quitter l’école pour qu’il m’apporte de l’aide. Ma fille ainée est universitaire et a besoin d’un ordinateur pour ses études, vous savez, cet outil est indispensable même dans les classes des plus jeunes. Comment voulez-vous que je fasse ? Peut-être que l’année prochaine, InchaAllah (si Dieu le Veut), j’enverrai Sharif à l’école. Mais il faut reconnaitre que d’année en année, la situation ne fait qu’empirer, la vie devient plus dure et nous manquons terriblement d’argent. Tout est excessivement cher ici. Je pense que même en Israël, il existe une catégorie de gens malheureux, mais en Palestine, les citoyens endurent encore plus. La preuve, depuis la levée du jour et jusqu’à ce moment, Sharif et moi n’avons réussi à gagner que vingt shekels. Est-ce suffisant pour vivre ?’ »

Sharif est âgé de quinze ans, et la tristesse a déjà dessineé une ligne bien apparente sur son visage. La sincérité et la sensibilité crient fort à travers ses yeux. Quand il sourit, se sont les contours de son visage qui sourient.

Mais le garçon est conscient, comme l’est son père et comme nous le savons tous, qu’il ne retournera pas à l’école. En fait, interrompre la scolarité d’un enfant est un acte sur lequel on ne peut revenir. Aussi, faut-il le savoir, le terme « InchaAllah » est souvent utilisé pour dissimuler la réalité ; une expression usuelle répondant à des habitudes et à des références culturelles. Car la réalité nous démontre que l’avenir de Sharif et des adolescents de son âge est déjà tout tracé. Cette triste réalité ne lui laisse aucun choix, elle lui a imposé un chemin à travers lequel, il passera les années de son adolescence à connaitre, au détriment de son corps et âme, les dures lois de la survie et leur lourd tribut, jusqu’au jour où le devoir de servir et de subvenir aux besoins de sa famille aura finalement asservi et absorbé son corps et âme.

Quant au père, sa voix traduisait le chagrin et la douleur. C’est un homme bienveillant, un bon père qui se soucie du bien-être de ses enfants. Autrefois, il travaillait en Israël, il travaillait assez dur et réussissait à subvenir aux besoins de sa famille. Mais depuis l’installation des points de contrôle, sa route vers son gagne-pain quotidien a été bloquée et la pente est devenue plus glissante que jamais, jusqu’au jour où le crash final arriva, forçant ainsi le père de famille à tirer un trait sur la scolarité de son fils. Et ce fut un acte déterminant pour l’avenir de Sharif.

Source : http://palestinechronicle.com/view_... / http://www.info-palestine.net/artic... Traduction de l’anglais : Niha

d'après : http://www.protection-palestine.org/spip.php?article11206



Palestine occupée - Dexia impliquée

Intal - publié le mercredi 5 octobre 2011.

NOUVEAU : Journée d’action Dexia dans toute la Belgique samedi 15 octobre 2011

En 2001, Dexia SA prend le contrôle de banque israélienne Otzar Hashilton Hamekomi. Aujourd’hui, il est avéré que Dexia Israël finance des colonies dans les territoires occupés palestiniens. M. David Kapah, directeur de Dexia Israël, l’a explicitement déclaré à la Knesset, lors d’une séance en commission des finances, le 19 juin 2007.

Que sont les colonies ?

Depuis l’occupation de la bande de Gaza et de la Cisjordanie après la guerre de juin 1967, Israël a commencé à y construire des colonies. Or, en vertu de l’article 49 de la IV° Convention de Genève, toute colonisation est illégale. Malgré les nombreuses résolutions de l’ONU condamnant cette pratique, Israël refuse de se soumettre au droit international.

L’impact sur les Palestiniens

  • Vols de terres palestiniennes.
  • Restriction d’accès aux ressources en eau.
  • Entraves à la liberté de mouvement ; réseau routier inaccessible aux Palestiniens et checkpoints.
  • Démolitions de maisons et expropriations arbitraires de familles.
  • Violences quotidiennes subies par la population de la part des colons israéliens.
  • Destruction et pollution des sols entraînant des conséquences écologiques dramatiques.

Source : http://www.intal.be/fr/campagne/pal...

Voir aussi :




23 Palestiniens et Israéliens sauvagement agressés par des colons

Mondoweiss
publié le dimanche 2 octobre 2011.

Des Palestiniens et des opposants israéliens ont été sauvagement agressés vendredi par des colons et policiers israéliens alors qu’ils se rendaient au village d’Anata pour y planter des oliviers. Plusieurs personnes ont été hospitalisées, tandis que les médias israéliens taisent l’affaire.

Communiqué :

"Nous avons été attaqué par des colons près de la colonie d’Atarot (en bordure de Jérusalem Est). Le propriétaire du terrain sur lequel nous venions planter des arbres, ainsi que sa femme, ont eu le crâne fracassé par les colons et ont été hospitalisés à l’hôpital de Hasasa Ein Karem.

Des policiers présents sur les lieux n’ont pas bougé tandis que nous étions roués de coups et que nos appareils photos et caméras étaient fracassés. Plusieurs des attaquants portaient même des chemises de la police et des armes de service.

Trois militants israéliens ont été hospitalisés et trois autres arrêtés par la police qui n’a arrêté aucun de des colons agresseurs, bien qu’ayant assisté à toute la scène.

Dans la soirée de vendredi d’autres militants sont arrivés sur les lieux. Ils ont été à leur tour brutalisés et ont reçu de violents jets de pierres. La encore, la police n’est pas intervenue, laissant 19 personnes se faire blesser, dont 3 qui ont dû être hospitalisées. Plusieurs voitures des militants israéliens, garées dans les environs, ont été saccagées par les colons.

La plupart des Israéliens ne réagissent pas aux atrocités commises par les colons dans notre régime d’apartheid. C’est pourquoi nous appelons la communauté internationale à boycotter Israël, son économie et ses institutions".

Source (photos et vidéos) : http://mondoweiss.net/2011/09/israe...

Autre lien vidéo : http://www.youtube.com/watch?v=ZMyc...


A new report - translated testimonies (key points highlighted) :

*Israeli Activists report about the attempted lynching of Palestinian farmers and Israeli activists by Anatot settlers, with Israeli police collaboration - 30/9/11*

a. *Background, as reported by activists :*

For four years Yasin Abu Saleh el-Rifai and his wife Iman are fighting an almost doomed battle to save their land. The plot has belonged to his family, the el-Rifai family, for generations and it is his land, by inheritance. His grandfather’s tomb is situated there too. The impressive structure of the tomb still stands, but the settlers have desecrated it, removing the bones from the tomb and destroyed the any remains in order toeliminate the evidence. Unfortunately for him, and for many other residents of Anata, some of them members of his family, an Israeli settlement by thename of Anatot (aka Almon) was built on their land in 1982. This settlement has grown over the years and today its fenced-off area includes hundreds of acres of private, taboo-registered Palestinian land, which the Palestinian owners cannot access.

A few words about this settlement : the settlers of Anatot are some of the worst people. It is a secular, extreme right-wing settlement of police officers and army officers, some of them retired. So the law is with them ?and far away from the public eye they do what they want, a constant rampage. Sicilian Mafia in Israel of 2011. Netanyahu’s personal driver is also a resident of Anatot.

El-Rifai’s story is somewhat different from the story of the other Palestinian landowners. He and his wife, an Israeli citizen, formerly Jewish with a "blue" ID are allowed to enter the settlement and they are not denied access to the land. This is not the case for the other landowners, who are not Israeli citizens, and are therefore required to conduct impossible coordination procedures in order to reach their land and cultivate it.

Their ’blue’ ID cards have not spared el-Rifai and his wife a great deal of agony. In recent years Anatot’s settlers have been doing all they can to try to expel them from their land. The land that appears to be barren in the clip was once full of olive trees. Settlers ran over el-Rifai’s wife with a mini-tractor, the two were beaten on several occasions, requiring hospitalization. Yasin was also stabbed. Their share of misery has also included the uprooting of all fruit trees on the plot, destruction of agricultural equipment, contamination of the water well by throwing carcasses and garbage into it, burning the cave which is located within the confines of the plot, constant uprooting of any newly-planted trees, threats against the two as well as physical assaults on them. Countless complaints have been submitted to the police, but nothing has been done to stop the abuse. El-Rifai and his wife have not given up, and against all odds they are trying to hold on to their land. Yasin, desperate to find some support, contact activists through the Internet a few months ago.

*b. Activist Tal’s account :*

On Friday, a group of Israeli activists from various groups came down to sit with Yasin on his land, drink coffee, eat something, plant a few symbolic trees, and raise a Palestinian flag on his plot. We were certainly not looking for trouble. We were a small group, women and elderly people among us.

As we were sitting there, eating and laughing, Yasin received a call on his mobile phone, and the settlement’s security officer threatened him that "people want to come up and beat you to a pulp, if that’s what you want, keep the flag there". The phone call was recorded. You can listen to it here :

http://www.ynet.co.il/articles/0,73...

Afterwards, seven police and military vehicles appeared on the main road. They stood there for half an hour. Then a few civilian (privately-owned) cars drove up to them, and there seemed to be an exchange going on. All of a sudden, all the military vehicles disappeared, except for one police car, and within minutes tens of private cars gathered on the road. Around 50 people came out of these cars, led by an army officer and a border police, who were not trying too hard to stop them...The rest is history. They came up to us, cursed us, beat us with stoned and clubs and iron rods, plundered. Yasin was thrown to the ground, his head cracked open with an audible bang (he’s not a young man, and he suffers from a heart condition and diabetes). He lay motionless on the ground for a few minutes, his wife holding his head and trying to stop the bleeding. We formed a protective ring around him, so that the bloodthirsty settlers don’t reach him. At that time I thought he was dead. I yelled "get an ambulance", but no one paid attention. Miri (an activist) saw another activist, Edo, being beaten right next to a police officer, the settlers taking his camera. The officer was speaking on his phone. She approached him and said : "They stole Edo’s camera and now they are hitting him !". The officer’s nonchalant response was "you’re interrupting my conversation". I stood there trying to prevent the attackers from reaching Yasin. A police officer came and took me away saying he’s doing it to protect me. None of the officers protected Yasin. None of the attackers were pushed back or detained. Three of us were arrested on false charges and released later that evening because there was no case against them. The settlers chased us with their cars, causing damage to our cars, all the way up to West Jerusalem. Police officers who drove along, escorting us, did not think something had to be done about that. An entire spectrum of Anatot settlers, children, youths, women, the young and the elderly participated in the attempted lynching. No one would have cared if we had been killed there. Only the police who would have had to account for this ?

*c. Activist Guy’s account :*

Three months ago, we, Taayush activists, received an appeal from the couple. They were almost desperate and they asked for our help. We came down there, another activist and I, and we met a lovely couple, whose sole request was not to be driven off their land and not to suffer physical abuse and damage to property.

Due to various constraints, it was difficult for us to help at the time, but we did try to enlist various activists and groups. In recent weeks, activists have come down a few times and planted new trees, but each time, after a short while el-Rifai found them uprooted.

Today, Friday 30.9.11, a few of us decided to come and visit the couple. We numbered around 15 people. we brought work tools with us, such as hoes. Needless to say, we were welcomed with open arms and much love.

A short time after our arrival, we saw the settlement’s security vehicle stop on the main road. It seemed that the security officer didn’t like our presence there and called the police. A Border police team arrived, but they didn’t intervene or interfere. Gradually, more and more settlers gathered on the main road, approximately 200 Meters in front of the hill where we were working. By noon, more than 20 settler cars could be spotted there. Then we saw two of them going up towards us, and I immediately called the police and alerted them to the danger. Below us, on the main road, we were able to see a few police cars, but they didn’t prevent the two settlers from approaching us. When they came near us, they cursed and threatened us. Other settlers began to go up the hill towards us, dozens of them...

I called the police again, I warned them that bloodshed was imminent, I begged them to send the policemen who were present uphill, towards us, but to no avail. The settlers came up to us, and attacked us. This was simply an attempted lynching. I was punched a few times, knocked down to the ground, and when managed to lift myself up, I saw a border police officer. I ran to him and begged him to protect me, to save me, I practically hung onto him. But they just kept hitting, not heeding his calls to step back. They broke one of the cameras which I was holding, snatching it and throwing it to the ground and trampling over it. More punches and I am screaming and seeing the end. Again, I find myself on the ground, again lifting myself up and starting to flee, my glasses are gone and I don’t know where I’m running, and I do see the settlers approaching me, and screaming at me. I ran towards the road and saw a police officer. Weeping and distraught, I asked him to save me.

He took me to the car and somehow I along with another activist managed to escape and exit the settlement.

But what about the rest ?

They continued to be beaten, and the attempted lynching went on. Three of us are still at the hospital, one with a head injury, and I came out of all this, miraculously, with just one arm broken and lots of bruises.


*In the asymmetry of relations between the growing state of Israel and the shrinking non-state of Palestine, doing nothing is a deeply partisan act.*

d'après : http://www.protection-palestine.org/spip.php?article11149


Comités populaires de surveillance face aux agressions de colons sionistes
Palestine Info 25-09-11

On a beaucoup travaillé pour vider la Cisjordanie de l’arme de la résistance à la colonisation qui continue à la dévorer. De plus, les colons ne sont découragés par aucun moyen, ni par les autorités de l’occupation israélienne, ni par l’autorité de Ramallah. Dans cet état d’impunité, ils ne font que multiplier leurs agressions contre tout ce qui est palestinien ; c’est qui est le cas depuis un certain temps.

Comités populaires de surveillance face aux agressions de colons sionistes

Afin de limiter ces agressions, de protéger leurs biens et leurs mosquées, de se protéger, les habitants de la Cisjordanie n’ont d’autre option que de se réunir et s’associer. Ils ont alors mis en place des comités de surveillance, une mesure populaire pour contrarier les menaces des autorités de l’occupation israélienne d’armer tous les colons de Cisjordanie pour attaquer les villes, les villages, les localités et les camps palestiniens.

Protéger l’homme et la terre

Les villages du sud de la ville de Naplouse, au nord de la Cisjordanie , connaissent les plus dures de ces agressions. Pour cette raison, les villages des Qasra et Bourine sont les premiers à avoir construit ces comités où ils ont reçu un large soutien des villageois. Le nombre de jeunes s’activant dans ces comités a considérablement augmenté. Ils s’alternent vingt-quatre heures sur vingt-quatre pour garder leurs villages, pour observer et stopper les agressions des colons sionistes.

Un jeune du village de Qasra explique à notre Centre Palestinien d’Information (CPI) la nature de leur devoir : « L’autorité palestinienne n’a pu assumer notre protection ; les agressions des colons contre les villages près des colonies sionistes sont de plus en plus intenses, une terreur permanente pour les civils ; nous devions alors faire quelque chose pour protéger nos biens et nos maisons ».

Quelle lâcheté !

Chaque fois qu’il y avait une agression, les villageois se plaignaient, dit-il, auprès des institutions juridiques internationales et locales et aux centres de coordination palestinienne, en vain. Rien ne venait pour nous protéger ; tout au contraire, les agressions s’intensifient de plus en plus : « Nous n’avons alors d’autre choix que de chercher d’autres moyens pour protéger nos biens et nos enfants ».

Il remarque que tous les villageois, hommes et femmes, jeunes et moins jeunes, y participent : « Ils sont prêts à se donner pour défendre leurs terres, leurs maisons. Cela était une raison principale pour appliquer l’idée des comités, rapidement ».

Il remarque également que les colons sont peureux : « Bien que les colons soient armés, ils sont peureux et n’ont pas l’audace d’entrer dans le village s’ils se rendent compte qu’il y a quelqu’un qui les attend, même sans arme, sans rien ».

La résistance

Les habitants appellent à la reprise de la résistance en Cisjordanie . En fait, dit Abou Ahmed au correspondant du Centre Palestinien d’Information (CPI), « les agissements des colons sionistes ne se sont intensifiés qu’après que les appareils d’Abbas ont commencé à protéger les colons sionistes et à pourchasser et arrêter les résistants palestiniens ».

Abou Ahmed se demande pourquoi les agressions des colons sionistes ont augmenté : « Cet augmentation ne constitue pas une preuve pour dire que c’est la protection accordée par l’autorité qui encourage les colons à entrer dans les rues, les localités et les villages palestiniens ».

C’est une affaire bizarre pour Abou Ahmed : « Comment l’autorité protège les groupes de colons qui envahissent les villes, qui envahissent certains lieux sacrés (pour les Musulmans) pour accomplir des prières et des rites juifs, sans que ces services ne fassent quoi que ce soit pour protéger les mosquées et les maisons palestiniennes qui sont l’objet d’agressions sionistes quasi-quotidiennes ? ».

Les habitants de la Cisjordanie croient fermement que la résistance palestinienne devra prendre son rôle de défense de la terre et de l’homme palestiniens, alors que le spectre de la colonisation s’élargit de plus en plus.

Disons enfin que les villes, les villages et les localités palestiniens restent le sujet de toutes sortes d’attaques de la part des colons sionistes, avec la disparition de la résistance. Le Palestinien se demande jusqu’à quand cette situation intenable continuera.

Source : Palestine Info

d'après : http://www.ism-france.org/communiques/Comites-populaires-de-surveillance-face-aux-agressions-de-colons-sionistes-article-16093
 


Le gardien de la porte de Jaffa
Laurent Zecchini - Le Monde
publié le dimanche 25 septembre 2011.

Walid Dajani est serein. Cette sagesse lui vient de la présence sept fois séculaire de sa famille en terre palestinienne, mais surtout de sa conviction que Richards Marketing Corporation, une société enregistrée dans les îles Vierges, ne parviendra pas à convaincre la justice israélienne qu’elle est le nouveau propriétaire de l’hôtel New Imperial, à Jérusalem, dont les Dajani sont les "locataires protégés" depuis 1949.

La "Corporation" sert de couverture à l’organisation sioniste Ateret Cohanim, qui est à la fois une yeshiva (centre d’étude de la Torah et du Talmud) et une discrète officine de rachat des maisons palestiniennes et chrétiennes dans la Vieille Ville de Jérusalem. Cette entité est contrôlée et financée par le millionnaire juif américain Irving Moskowitz, qui a fait fortune dans les hôpitaux et les salles de bingo en Californie.

Le procès qui oppose la Corporation au Patriarcat grec-orthodoxe de Jérusalem, propriétaire officiel du New Imperial, et à la famille Dajani, n’est pas près de s’achever : Ateret Cohanim est le bras armé de la politique de judaïsation de la Ville sainte menée par son maire, le faussement laïc Nir Barkat, et par le gouvernement israélien. Le New Imperial, construit en 1884, est situé au coeur de la porte de Jaffa, l’une des deux plus majestueuses entrées de la Vieille Ville, en quartier chrétien.

Les juifs ne cachent pas leur ambition de grignoter les quartiers chrétien, arménien et palestinien, une façon de préempter de futures négociations sur le statut de Jérusalem. Déjà, l’opulente galerie commerciale Mamilla constitue une artère stratégique reliant Jérusalem-Ouest à la porte de Jaffa. Sauf que ses concepteurs n’avaient pas prévu qu’elle serait utilisée... dans les deux sens : on y croise de plus en plus de Palestiniennes portant foulard islamique, qui viennent y faire des emplettes infaisables à Jérusalem-Est !

"Si la porte de Jaffa "tombe", souligne Walid Dajani, il n’y aura plus grand-chose à discuter à propos de Jérusalem." C’est pour cela que le patriarche grec-orthodoxe, Sa Béatitude Théophile III, a dit au gérant du New Imperial : "Walid, vous êtes le gardien de la porte de Jaffa !" Seulement voilà : l’Eglise grecque-orthodoxe n’a pas toujours été en odeur de sainteté. Ireneos Ier, prédécesseur de Théophile III, aimait-il trop l’argent ?

C’est lui, Ireneos Skopelitis, qui a signé, en mai 2004, un blanc-seing au sulfureux Nikoleos Papadimas, son avocat, lui donnant "le pouvoir et l’autorité de signer des contrats de leasing, des baux de longue durée, des accords et tout document qu’il estimerait utile", au nom du Patriarcat. Dans l’accord de leasing de 99 ans (renouvelable) conclu entre M. Papadimas et la Richards Marketing Corporation, qui transfère l’usage, sinon la propriété, du New Imperial à des intérêts juifs, il était mentionné que cette transaction s’effectuait pour 1,25 million de dollars.

Autrement dit un cadeau, vu l’emplacement stratégique du bâtiment. De diverses sources religieuses, on évoque des dessous de table de plusieurs... dizaines de millions de dollars ! En 2005, le scandale a été tel qu’il a précipité la chute du patriarche Ireneos Ier, officiellement démis de ses fonctions par un synode. L’Autorité palestinienne et le roi de Jordanie, Abdallah II, gardien des Lieux saints de Jérusalem, qui s’étaient interposés, continuent aujourd’hui de surveiller attentivement cette menace rampante sur la Ville sainte.

Le "moine Ireneos", comme dit le Père Alexander Winogradsky, de l’Eglise grecque-orthodoxe, vit reclus au sein du monastère sis non loin du Saint-Sépulcre. "Il s’est enfermé lui-même, précise le Père Alexander. Il n’y a rien qui l’empêche de sortir, si ce n’est la peur de ne plus être admis au sein du monastère." Sauf que Sa Béatitude Théophile III ne souhaite pas forcément que son prédécesseur (qui se considère toujours comme patriarche) dégoise sur les agissements financiers de l’Eglise grecque-orthodoxe.

Celle-ci, comme d’autres congrégations chrétiennes, ne rechigne pas à consentir discrètement des baux de longue durée à des intérêts israéliens. Théophile III avait bien sûr dénoncé l’accord conclu entre M. Papadimas et la Corporation, ce qui n’a pas empêché Israël de tenter de lui faire signer un nouvel accord, aux termes duquel le Patriarcat aurait accordé au gouvernement israélien un "droit de premier refus" pour toutes les propriétés qu’il souhaiterait vendre ou louer.

Quant au moine Ireneos, il n’est pratiquement pas sorti du monastère depuis des années. Heureusement, un Palestinien compatissant lui fait parvenir régulièrement de la nourriture, à l’aide d’une corde et d’un treuil, jusqu’à la fenêtre de sa cellule... Théophile III, lui, a d’autres soucis : la crise en Grèce n’arrange pas ses affaires et, au sein de la communauté, les "Grecs", complètement désargentés, sont soumis à une offensive des "Russes", très riches, qui veulent faire une OPA sur le Patriarcat.

Walid Dajani observe tout cela avec un certain détachement. Il sait que le Patriarcat ne le lâchera pas, parce qu’ils sont "dans le même bateau", et que son contrat de gérance "court sur trois générations". Homme de grande courtoisie, musulman un peu dilettante, il souhaite que "le Bon Dieu (lui) accorde une bonne santé pour continuer à lutter" contre la Corporation et Ateret Cohanim. "Ce qu’il nous faudrait, observe-t-il, c’est un Moskowitz arabe qui, discrètement, achète et construise à Jérusalem"...

Source : http://www.lemonde.fr/proche-orient...

d'après : http://www.protection-palestine.org/spip.php?article11131



Le Shin Beth accusé d’abus de pouvoir dans l’affaire du meurtre de Mer Khamis
Amira Hass - Haaretz
publié le jeudi 25 août 2011.


Selon les avocats l’assassinat n’ayant pas été caractérisé comme crime de sécurité, le Shin Beth n’a pas, conformément à la loi, autorité pour enquêter.

Deux avocats qui s’occupent de l’affaire ont accusé le service de sécurité Shin Beth d’avoir outrepassé ses pouvoirs en enquêtant sur le meurtre du 4 avril de Juliano Mer Khamis, qui était directeur général du Théâtre de la Liberté de Jénine. Abeer Baker, représentant la famille de Mer Khamis, et Smadar Ben-Natan, qui représente l’un des suspects, font valoir que du fait que le meurtre n’est pas déclaré crime de sécurité, le Shin Beth n’a pas légalement pouvoir d’enquêter.

Lors d’un renvoi d’audience mercredi dernier concernant Adnan Naghnaghiye de Jénine, qui travaillait en tant que responsable de la régie et des locaux du Freedom Theatre et vivait à l’étage au-dessus du théâtre, Ben-Natan a demandé si le crime dont il est suspecté « comporte un quelconque élément de délit de sécurité. » Le représentant de la police, l’inspecteur Nasser Salah Nasseraldin, a répondu : « Non, il est soupçonné de meurtre. »

Le Shin Beth a commencé ses investigations presque quatre mois après le meurtre, quand il est devenu clair que l’Autorité Palestinienne ne progressait pas dans l’enquête. Bien que Mer Khamis travaillait à Jénine et que le meurtre a eu lieu là-bas, il était citoyen israélien.

L’enquête du Shin Beth s’est concentrée sur quatre personnes : Naghnaghhiye ; Bilal Saadi, un membre de l’équipe du théâtre, qui a été arrêté le 27 juillet ; Raida Sawalem, la baby-sitter du fils de Mer Khamis, qui était dans la voiture avec lui lors de l’assassinat ; et Rami Hwayel, un étudiant acteur du théâtre. Sawalem n’a pas été arrêtée, mais a été interrogée trois fois.

Naghnaghiye et Saadi ont tous deux été arrêtés pour suspicion d’implication dans le meurtre. Saadi est aussi soupçonné d’appartenance au Front Populaire de Libération de la Palestine.

Officiellement, la police israélienne est responsable de l’enquête. Mais lors d’une conversation entre Baker et l’un des enquêteurs de police, il est devenu clair que la police n’avait pas été prévenue des arrestations - même si au tribunal Nasseraldin a dit que la police et le Shin Beth coopèrent.

Saadi et Naghnaghhiye nient tous deux une quelconque implication dans le meurtre. Mais d’après des documents secrets que le Shin Beth a soumis à la cour militaire via la police, la cour a décidé de les renvoyer à lundi prochain.

Ben-Natan a demandé si la police enquêtait aussi auprès de gens non liés au théâtre, dans la mesure où Mer Khamis s’était plaint de recevoir des menaces de gens opposés à son travail. Nasseraldin a répondu oui, mais il a admis que les documents secrets ne contenaient rien qui conduise vers d’autres pistes.

Il est aussi apparu pendant l’audition que la police n’a jamais questionné l’Autorité Palestinienne sur les déclarations que ses enquêteurs ont collecté auprès de témoins oculaires ou d’autres gens interrogés.

Rami Hwayel, l’étudiant acteur, a été arrêté le 6 août mais a été en mesure de prouver qu’il se trouvait à l’étage du théâtre quand le meurtre s’est produit. En conséquence, la cour n’a trouvé aucun fondement permettant de le considérer comme suspect du meurtre - mais elle le tient de toute façon en détention préventive pour suspicion d’être entré une fois illégalement en Israël.

La famille et les amis de Mer Khamis ont dit qu’ils sont contents que des efforts soient effectués pour trouver le meurtrier, mais qu’ils déplorent les méthodes utilisées par le Shin Beth, qui violent les droits des suspects. Par exemple, Saadi et Naghnaghhiye ont été interdits de rencontrer leurs avocats depuis qu’ils ont été arrêtés il y a deux semaines. Ben-Natan a dit que de telles mesures draconiennes sont rarement prises lors d’enquêtes criminelles ordinaires.

De plus, elle a dit que le Shin Beth, contrairement à la police, soumet de façon routinière les suspects à des privations de sommeil et les menotte pendant les interrogatoires, et qu’il ne procède pas à un enregistrement vidéo des interrogatoires. Saadi, par exemple, s’est plaint au juge d’avoir été privé de sommeil, d’avoir du consulter un docteur quatre fois à cause des traitements qui lui ont été infligés pendant les interrogatoires et de ne pas avoir pu manger la nourriture qui lui était donnée parce que ses mains étaient menottées.

Le Shin Beth a répondu que l’enquête « est conduite conjointement par le Sin Beth, les Forces de Défense Israéliennes et la police israélienne, à la lumière du fait qu’un citoyen israélien a été assassiné et en suspectant que le meurtre a été motivé par des raisons nationalistes. La coordination entre le Shin Beth et les autres services de sécurité est conduite conformément aux procédures habituelles mises en œuvre dans toutes les investigations du Shin Beth. »

Source : http://www.haaretz.com/print-editio... / http://www.info-palestine.net/artic...

d'après : http://www.protection-palestine.org/spip.php?article11008



TPO : Les Palestiniens subissent le contrecoup de l’absence des donateurs arabes
IRIN
publié le mercredi 24 août 2011.

RAMALLAH, 23 août 2011 (IRIN) - Dans le Territoire Palestinien Occupé (TPO), les familles palestiniennes sont de plus en plus confrontées à des problèmes financiers durant cette période du ramadan, tandis que l’Autorité palestinienne tente d’utiliser au mieux un budget toujours plus réduit.

Le paiement des salaires d’août des employés de l’Autorité, dont le nombre est estimé à 150 000 et qui sont répartis à peu près également entre la Cisjordanie et la bande de Gaza, a été effectué en retard et nul ne sait si les salaires de septembre seront payés.

« La situation financière de l’Autorité palestinienne s’est détériorée à cause de l’insuffisance des fonds provenant des donateurs et la collecte des impôts a été moins élevée que prévu, » a dit à IRIN Udo Jock, le représentant du Fonds monétaire international (FMI) à Jérusalem.

Cependant, les raisons de cette insuffisance de fonds sont difficiles à évaluer, a t-il dit. « La raison principale est que les donateurs arabes ne paient pas, » a dit à IRIN Ghassan Khatib, porte-parole du Bureau du Premier ministre palestinien Salam Fayyad.

Les donations venant de pays étrangers représentent un peu plus du quart du total du budget palestinien de 3,7 milliards de dollars qui sert à payer les salaires et les autres dépenses du gouvernement.

Depuis le début de l’année, a dit M. Khatib, il manque au budget de l’Autorité palestinienne environ 35 millions de dollars chaque mois sur les versements des donateurs. Selon lui, le montant total non reçu par l’Autorité depuis janvier peut être estimé à quelque 300 millions de dollars.

Selon le ministère des Finances de l’Autorité palestinienne, 33 pour cent du soutien budgétaire externe requis a été versé entre janvier et juillet, au lieu des 58 pour cent attendus durant cette période.

L’Arabie Saoudite a fait un paiement partiel de 30 millions de dollars en juillet. Les Emirats Arabes Unis et l’Arabie Saoudite sont les plus gros donateurs arabes de l’Autorité palestinienne.

Pour les experts, l’attention des nations arabes s’est concentrée sur d’autres questions depuis que la révolution a éclaté en janvier en Egypte et suite aux crises qui ont secoué d’autres parties du monde arabe, comme la Libye et la Syrie.

Changement d’affectation des fonds

« L’an dernier, ma famille avait deux ou trois sortes de plats pour l’iftar [le repas quotidien de rupture du jeûne du ramadan] et maintenant nous avons à peine assez à manger, » a dit Mohammed Musa, 48 ans, gardien d’un bâtiment municipal de Ramallah et employé de l’Autorité palestinienne.

Son salaire mensuel de 460 dollars fait vivre une famille de 10 au camp de réfugiés d’al-Amari à Ramallah, un camp abritant quelque 10 000 personnes, où le taux de chômage est élevé.

Pour répondre à la crise, le Président palestinien Mahmoud Abbas a donné l’ordre aux institutions de l’Autorité palestinienne de mettre fin aux dîners d’iftar officiels et d’affecter les fonds ainsi libérés aux Palestiniens pauvres.

Plusieurs institutions privées et publiques, comme l’entreprise de télécommunications Paltel Group, la plus grande société du secteur privé dans les TPO, ont suivi l’exemple.

Wael Qadan, directeur de la planification au Croissant-Rouge palestinien (PRCS), a dit : « En réponse à la demande de M. Abbas, le PRCS a annulé les repas d’iftar pour les hommes d’affaires et attribué les fonds, soit environ 20 000 dollars, à notre budget de situation d’urgence. » Ce fonds d’environ 35 000 dollars sert à aider les Palestiniens dans plusieurs domaines comme les soins médicaux, les frais de scolarité et la construction de logements, a t-il ajouté.

Selon le Bureau du Premier ministre, le ministère des Affaires sociales de l’Autorité palestinienne dispose d’un fonds d’environ 223 000 dollars provenant du Croissant-Rouge des Emirats qui sert à distribuer des repas de ramadan à 12 000 personnes en Cisjordanie et dans la bande de Gaza, et des nouveaux vêtements pour l’Eid (la célébration qui marque la fin du ramadan).

Pression

Les familles et les commerçants palestiniens avouent sentir la pression.

« Je vends un quart de ce que j’ai vendu durant le dernier ramadan, » a dit Amjad Baker, 28 ans, propriétaire d’une cafétéria à Ramallah, tout en préparant les `katayef’, une sorte de crêpe traditionnelle pour la période de fête.

« L’économie tourne au ralenti. L’aide humanitaire n’arrive pas et les gens n’ont pas d’argent à dépenser, » a dit Amjad.

Pour lui, il faudrait qu’il y ait de nouvelles élections et un candidat plus solide pour le Fatah, espère t-il.

L’actuelle crise financière de l’Autorité palestinienne est exacerbée par l’incertitude qui entoure la demande de reconnaissance d’un Etat palestinien à l’ONU en septembre et les conséquences de la réconciliation des factions palestiniennes du Fatah en Cisjordanie et du Hamas à Gaza.

Le gouvernement de Gaza en crise

Les salaires de quelque 25 à 30 000 fonctionnaires militaires et civils du gouvernement du Hamas à Gaza seront intégralement payés après les nombreux retards des huit derniers mois, a dit à IRIN un responsable du gouvernement de Gaza qui a préféré gardé l’anonymat.

« Le gouvernement de Gaza collecte entre 10 et 12 millions de dollars d’impôts locaux et le reste du budget de fonctionnement du gouvernement [estimé entre 30 et 35 millions de dollars, selon les officiels du Hamas interrogés par IRIN en 2010] provient de sources extérieures » a dit ce responsable.

Il se peut, a t-il indiqué, qu’il y ait de nouveaux retards, liés principalement à des problèmes logistiques pour recevoir les fonds, étant donné le chaos politique qui règne dans la région.

En attendant, selon le Programme alimentaire mondial, les tables d’iftar de Gaza sont souvent bien vides, les coupures de courant fréquentes et près de la moitié de la population souffre d’insécurité alimentaire.

Source : http://www.irinnews.org/fr/ReportFr...




Pour réprimer toute manifestation palestinienne,
cordon sécuritaire israélien sur la Cisjordanie occupée en septembre

ISM- 16 août 2011

Des sources des médias hébreux ont déclaré que le ministère sioniste de la guerre a ordonné l'armée d'imposer un cordon de sécurité serré sur tous les territoires palestiniens au cours du mois prochain de Septembre, où il est prévu que des manifestation de solidarité palestinienne seront organisées en coïncidence du recours de l'Autorité à l'ONU pour le reconnaissance de l'Etat palestinien indépendant.  Les sources ont ajouté que tous les éléments des services de sécurité sionistes ont été mis en état d'alerte pour affronter toute manifestation probable qui sera organisée par des parties palestiniennes, prévoyant le déclenchement de violents affrontements avec les forces occupantes postées sur les barrages et les passages frontaliers près d'el-Qods et de la Bande de Gaza et les barrières déployées dans les territoires palestiniens.  Les sources ont confirmé qu'il y a des ordres à l'armée pour affronter fortement toute manifestation qui essayerait d'accéder à des zones de contact entre les colonies et les territoires palestiniens, où moment où les soldats sionistes auront l'ordre de lancer des bombes sonores, des grenades lacrymogènes et de l'eau usée et tireront sur les manifestants palestiniens.
El-Qods occupée – CPI

Des sources des médias hébreux ont déclaré que le ministère sioniste de la guerre a ordonné l'armée d'imposer un cordon de sécurité serré sur tous les territoires palestiniens au cours du mois prochain de Septembre, où il est prévu que des manifestation de solidarité palestinienne seront organisées en coïncidence du recours de l'Autorité à l'ONU pour le reconnaissance de l'Etat palestinien indépendant.

Les sources ont ajouté que tous les éléments des services de sécurité sionistes ont été mis en état d'alerte pour affronter toute manifestation probable qui sera organisée par des parties palestiniennes, prévoyant le déclenchement de violents affrontements avec les forces occupantes postées sur les barrages et les passages frontaliers près d'el-Qods et de la Bande de Gaza et les barrières déployées dans les territoires palestiniens.

Les sources ont confirmé qu'il y a des ordres à l'armée pour affronter fortement toute manifestation qui essayerait d'accéder à des zones de contact entre les colonies et les territoires palestiniens, où moment où les soldats sionistes auront l'ordre de lancer des bombes sonores, des grenades lacrymogènes et de l'eau usée et tireront sur les manifestants palestiniens.


Théâtre sous occupation – Nouvelles du personnel kidnappé.
Communiqué de presse publié le 1er août 2011 par le Freedom Theatre du camp de réfugié de Jénine

Théâtre sous occupation – Nouvelles du personnel kidnappé.

Communiqué de presse publié le 1er août 2011 par le Freedom Theatre du camp de réfugié de Jénine, en territoire palestinien occupé.

Après l’attaque du 27 juillet contre le Freedom Theatre (se reporter au communiqué du 28 juillet des « Amis du Théâtre de la Liberté de Jénine »), les personnes détenues, Adnan Naghnaghiye, chef technicien au théâtre et Bilal Saadi, président de l’association, ont été conduits dans les prisons de haute sécurité de Jalame et Meggiddo, à l’intérieur du territoire israélien. Il a été refusé à leur avocat le droit de leur parler ou de les visiter. La raison donnée par l’armée israélienne est que les détenus ont « agi contre la sécurité de la région ». Le service de sécurité israélien a prolongé la détention administrative (procédure illégale au regard du droit international) jusqu’au 4 août. Suite à cette décision leur avocat Smadar Ben-Natah va saisir la Cour Suprême.

Jonatan Stanczak, l’un des co-fondateurs du Freedom Theatre, répond à ces accusations : « Les raisons invoquées pour justifier cette arrestation sont absurdes et kafkaïennes. Bien que le théâtre et la culture puissent être perçus par certains comme étant subversifs, ce genre d’accusation générale n’est qu’un non sens »

Le porte parole de l’armée a prétendu que l’armée israélienne n’a pas fait d’incursion dans le théâtre. Des photos et vidéo confirment que la descente de l’armée a fracassé la plupart des fenêtres du bâtiment du bureau et du centre multi-média du Théâtre. Des témoins ont signalé aussi que plusieurs employés du Théâtre ont subi des harcèlements et des menaces.

« Faire des descentes dans des zones densément peuplées de civils palestiniens, au milieu de la nuit, pour pratiquer des arrestations injustifiées est une pratique courante de l’armée israélienne, mais cette fois-ci cela a frappé des personnes liées au Freedom Theatre », dit Jacob Gough, du Freedom Theatre.

Le Freedom Theatre exige que l’autorité israélienne donne immédiatement à nos amis et collègues kidnappés la possibilité d’accéder à des avocats et qu’ils soient libérés immédiatement et indemnisés comme il se doit.

D’ici là, le FreedomTheatre demande instamment à tous les amis et soutiens du Théâtre de contacter leurs représentants locaux d’Israël dans leur pays ainsi que le ministère de l’intérieur de leur gouvernement en leur formulant ces demandes.

Signé :

Jacob Gough, directeur général par intérim

Jonatan Stanczak, co-fondateur of The Freedom Theatre

Smadar Ben-Natan, avocat



Comment l’armée israélienne capture les adolescents palestiniens

AgoraVox le 27 jullet 2011

La scène choc s’est déroulée vendredi dernier dans le territoire occupé de Jérusalem-Est. Une journaliste israélo-américaine, Mairav Zonszein, a rapporté aujourd’hui  l’information sur le site indépendant +972  : dans le quartier de Ras al-Amud, non loin du village de Silwan, une caméra de surveillance a enregistré les images de la brutale séquestration d’un jeune Palestinien par des soldats israéliens.

Capture d'adolescents palestiniens


Alors qu’ils venaient de jouer au football, des adolescents ont vu s’approcher une voiture banalisée. Soudain, des hommes cagoulés surgissent du véhicule pour s’emparer de l’un d’entre eux. Les kidnappeurs sont alors rapidement rejoints par des militaires que l’on voit encercler la zone.

Selon le centre d’information IMEMC- une antenne médiatique animée par des journalistes palestiniens et étrangers, la vidéo a été divulguée par la Fondation Al Aqsa, une organisation caritative proche du Hamas. D’après ses responsables, l’adolescent capturé, âgé de 13 ans et dénommé Islam Jaber, aurait été conduit menotté dans un cimetière pour y être brutalement interrogé, les yeux bandés. Les soldats auraient tenté, en vain, de lui soustraire des informations au sujet de ses camarades et de lui faire signer un document attestant de violations non clairement identifiées. A ce jour, le jeune homme portant des traces d’ecchymoses souffrirait de commotions cérébrales. Sa famille a fait savoir qu’elle poursuivrait en justice les officiers responsables et en appelle désormais à la communauté internationale pour qu’elle fasse cesser les violences israéliennes à l’encontre des Palestiniens, notamment les plus jeunes.

Comme le rappelle l’IMEMC, le Ministère palestinien en charge des Prisonniers a indiqué que l’armée israélienne avait capturé en 2010 plus de 500 enfants à Jérusalem et environ 250 sur le territoire de Gaza. Certains d’entre eux étaient âgés de huit ans. 92% des mineurs séquestrés ont fait état de tortures, brimades ou humiliations. Publié en 2009, un rapport alarmant de l’ONG Defence for Children International soulignait déjà l’aggravation continue des conditions d’arrestation et de détention des adolescents palestiniens par les autorités israéliennes. Et l’impunité demeure la règle : comme l’a relevé dans cette étude l’association American Muslims for Palestine, sur 600 plaintes déposées entre 2001 et 2008 à l’encontre des interrogateurs de l’Agence de Sécurité Israélienne, aucune n’a donné lieu à une enquête judiciaire.

d'après : http://www.agoravox.tv/actualites/international/article/comment-l-armee-israelienne-31117


Le village palestinien de Frouch Beit Dejin et l’arrogance sioniste
Naplouse - 24 juillet 2011 par Palestine info

Aux confins orientaux du département palestinien de Naplouse, sur les terres les plus fertiles de la Palestine, se trouve le village de Frouch Beit Dejin. Ses terrains sont encerclés de partout par la colonisation sioniste. Et leurs propriétaires sont toujours harcelés par les autorités de l’occupation israélienne, qui veulent mettre la main sur ce qui leur reste de terre.

Ces autorités tentent tout pour rendre la vie impossible à ces fermiers palestiniens qui restent attachés à leurs terres, dans ce village de Frouch Beit Dejin. Elles les laissent en proie facile aux colons sionistes.Tous les moyens sont bons pour déraciner l’existence palestinienne : voler d’eau ou fermer des routes avec des barrages déployés sur les entrées du village, entraver le développement du réseau électrique, empêcher toute construction ou reconstruction, et ne pas permettre l’utilisation de certains engrais.

Mainmise israélienne sur la terre palestinienne

Le septuagénaire Youssef Chahin, propriétaire dans le village Frouch Beit Dejin, raconte la manière dont les occupants israéliens ont mis la main sur environ mille hectares de terrains du village, après l’occupation en 1967, pour installer la colonie Al-Hamra, ne laissant aux villageois que quelque deux cent hectares seulement. De grandes superficies de terrains qui lui appartenaient lui ont été confisquées, bien qu’il possède tous les documents prouvant sa propriété.

Pire, les autorités de l’occupation israélienne, souligne Chahin, obligent les propriétaires palestiniens à payer un loyer pour les maisons où ils habitent, sous prétexte qu’elles appartiennent à des gens absents.

Et même les huit maisons construites avant l’occupation, pour lesquelles les propriétaires possèdent les documents de propriété, sont interdites de toute restauration !

Pas de vie sans eau

Malgré toutes les mesures des occupants israéliens, les villageois restent attachés à leur terre. Mais ces mesures vont jusqu’à priver les Palestiniens de leur eau. Ainsi, toute activité agricole, sans eau, perd tout son sens.

Dans les années soixante-dix, les occupants israéliens ont creusé un puits d’une profondeur de 600 mètres, au moment où tous les puits palestiniens ne vont pas à plus de 150 mètres, ce qui baisse le niveau de l’eau. Beaucoup d’entre eux souffrent d’une sécheresse chronique. Les habitants palestiniens de la région n’obtiennent qu’un pour cent de leur eau, pas plus.

Chahin note que l’eau tirée des puits de la colonie Al-Hamra ne sert pas que la colonie, mais beaucoup d’autres colonies, plus loin.

L’eau est devenue trop chère ; beaucoup d’agriculteurs se sont trouvés obligés d’abattre leurs arbres pour les remplacer par des légumes. Ainsi, de 200 hectares de terrains riches en agrumes, il n’en reste que 50. Et l’affaire va aller de pire en pire, si les problèmes de l’eau et de l’électricité ne trouvent pas de solutions. Aucun projet promis dans le domaine n’a encore vu le jour jusqu’ présent, pour l’eau comme pour l’électricité qui est une autre paire de manche, un autre dilemme.

Le dilemme du transport

L’eau et l’électricité ne sont pas les seuls soucis qui rongent la vie des fermiers palestiniens. En effet, lorsqu’ils arrivent, tant bien que mal, à travailler leurs terres, ils se trouvent face à plusieurs dilemmes. Les barrages militaires empêchent les Palestiniens d’atteindre leurs terres avec des voitures. Les autorités de l’occupation israélienne interdisent l’ouverture de routes comme l’installation de poutres électriques.

Puis il y a le dilemme de l’insécurité qui règne sur le village Frouch Beit Dejin : vols, raids nocturnes sur les propriétés et le bétail. Tout laisse à penser que tout cela fait partie d’une volonté visant à pousser les villageois vers l’exil.

Azem Hadj Mohammed, membre du conseil municipal du village, souligne que les occupants ont coupé l’unique ligne téléphonique du village. Il manque aussi désespérément une petite clinique. Trois enfants sont morts de morsures de scorpions, conséquence de l’absence d’un traitement initial.

Appel au secours

Les habitants du village Frouch Beit Dejin appellent l’autorité palestinienne et son gouvernement à réagir afin d’alléger leurs souffrances et d’éliminer les bâtons que les autorités de l’occupation israélienne mettent dans leurs roues.

Il faut faire les pressions nécessaires sur les Israéliens pour mettre en place un plan de construction pour le village permettant de bâtir de nouvelles maisons et de restaurer celles qui sont déjà présentes.

L’autorité palestinienne est appelée, dit Hadj Mohammed, à soutenir les agriculteurs palestiniens, avant qu’il ne soit trop tard et que toute la zone soit confisquée par les occupants.

L’autorité devra mettre en place une banque agricole pour aider les fermiers et pour essayer de cultiver de nouvelles sortes de plantes, tels les dattiers et les vignes.

En attendant que le dilemme de l’eau dans la région soit résolu, avant le mois de septembre prochain, les agriculteurs palestiniens ont peur de voir leurs terres mourir et attiser l’appétit du monstre colonisateur.

Source : Palestine Info

D'après : http://www.ism-france.org/temoignages/Le-village-palestinien-de-Frouch-Beit-Dejin-et-l-arrogance-sioniste-article-15869


Comment l’Autorité de Ramallah brade l’unité palestinienne
Info-Palestine mercredi 20 juillet 2011

Si vous étiez un employé du gouvernement palestinien, il y aurait de fortes chances que vous ne receviez que la moitié de votre salaire habituel ce mois-ci.

Le "premier ministre" palestinien Fayyad salué à son passage par les milices mises en place par l’AP de Ramallah avec le concours des Etats-Unis et d’Israël - Photo : Loay Abu Haykel

L’autre moitié ne sera disponible que lorsque les donateurs internationaux seront suffisamment généreux pour éponger l’énorme pénurie de fonds à laquelle est actuellement confrontée l’Autorité palestinienne (AP).

Avec un déficit constant d’environ 640 millions de dollars US, le gouvernement de l’AP du premier ministre Salaam Fayyad connaît une de ses pires crises financières. Mais l’économie palestinienne n’est pas une véritable économie par rapport aux normes universellement reconnues. Elle survit en grande partie grâce aux transferts des pays donateurs. Ces fonds ont largement permis à Israël d’échapper à sa responsabilité financière en tant que puissance occupante en vertu des articles de la Quatrième Convention de Genève.

Ces mêmes fonds ont aussi maintenu à bout de bras une direction palestinienne qui tente de garantir sa propre survie en servant les intérêts de ses principaux financiers.

Mais ces fonds sont en train de s’assécher. Cela pourrait être dû à une tentative politique afin de dissuader le président Mahmoud Abbas de réclamer la reconnaissance d’un Etat palestinien aux Nations Unies en septembre prochain. Les responsables de l’AP ont été fortement irrités par ces retards dans les transferts, critiquant les pays donateurs - dont des pays arabes - pour ne pas avoir honoré leurs engagements financiers.

Yasser Abed Rabbo, le secrétaire général de l’OLP [Organisation de Libération de la Palestine], a parlé d’une crise « sans précédent » sur les ondes de Voice of Palestine. « La situation est devenue très compliquée pour l’Autorité palestinienne en raison de l’incapacité des pays arabes à respecter leurs promesses financières. »

Fayyad a qualifié « d’ironie » le fait que la crise actuelle se produise à un moment où l’Autorité palestinienne avait réduit sa dépendance envers l’aide étrangère de près de la moitié - passant de 1,8 milliard de dollars en 2008 à 970 millions - selon le Jerusalem Post. Maintenant, même cette moitié est réduite puisque seuls 331 millions de dollars sur les 970 promis ont été perçus.

Les plus hauts responsables de l’AP établissent maintenant ouvertement un lien entre la retenue à la source de ces fonds et la réalité politique en Palestine. Fayyad a insisté pour dire que « la crise ne dot pas jeter le doute sur notre préparation pour la mise en place d’un Etat », tandis que Abed Rabbo a affirmé que la crise ne stopperait pas les efforts de l’AP pour revendiquer un Etat indépendant le long des lignes d’avant la guerre de 1967.

L’AP comprend sans aucun doute le coût financier de toute aventure politique qui sera jugée défavorable à Israël - surtout depuis qu’elle se voit constamment rappelée les « liens historiques » et les « valeurs communes » qui unissent Israël et les Etats-Unis.

Un rappel en a été la marge énorme à la Chambre américaine des Représentants en Juillet 2011. Par un « vote écrasant de 406 contre 6 », a rapporté l’AFP, les législateurs des États-Unis « ont averti les Palestiniens qu’ils risquent des réductions de l’aide américaine s’ils poursuivent leur tentative d’une reconnaissance par les Nations Unies d’un futur Etat qui ne soit pas défini dans des négociations directes avec Israël. »

Le message fait écho à une autre vote sur une résolution similaire au Sénat américain.

Ce soutien inconditionnel d’Israël par les Etats-Unis rend la tâche beaucoup plus facile pour les diplomates israéliens. Ils peuvent à présent moins se concentrer sur les États-Unis et plus sur les pays européens qui ont promis de soutenir l’initiative étatique de l’AP.

L’AP est bien sûr très vulnérable face à ces menaces, malgré son insistance à dire le contraire. Une fois que les Etats-Unis et d’autres commencent à agiter la carte du blocage de fonds, n’importe quel programme politique de l’AP dégénérera en bavardages politiques indécis et même autodestructeurs. Le manque de fermeté dans le vocabulaire politique dont use l’AP peut être attribué à sa crainte qu’avec la simple décision de retenir les fonds - couplée à une décision israélienne de bloquer les taxes collectées au nom de l’Autorité palestinienne - son gouvernement ne survivrait pas plus de quelques semaines.

Il faut se souvenir que la Cisjordanie et Jérusalem-Est sont des territoires occupés. Privée de même un semblant de souveraineté territoriale et gérant une économie nationale basée sur les donations externes, l’AP n’a aucune indépendance politique en dehors des marges autorisées par les Etats-Unis et Israël, deux pays qui veulent avec acharnement détruire le projet national palestinien.

L’AP a été aux prises avec cette situation impossible depuis sa création en 1994. Etre le gardien des intérêts nationaux palestiniens tout en satisfaisant les intérêts politiques d’Israël et les attentes des Etats-Unis, est un exploit impossible. Cette énigme a presque toujours été solutionnée au détriment des Palestiniens eux-mêmes. La dernière victime en est l’accord unitaire signé en Egypte le 27 avril entre le Hamas et le Fatah, le parti de l’Autorité palestinienne au pouvoir.

L’unité est essentielle pour qu’existe un programme politique cohérent en faveur des droits palestiniens et d’un possible Etat. Lorsque l’accord a été signé officiellement au début du mois de mai, on s’attendait à ce que divers comités soient en mesure de finaliser rapidement le processus visant à fixer une date pour des élections et de mettre un terme définitif à la querelle de quatre ans entre les deux organisations.

Mais une contre-stratégie israélienne a immédiatement été mise au point. Le 4 mai, alors que les Palestiniens célébraient leur union, le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a mené l’offensive depuis Londres. « Ce qui s’est passé aujourd’hui au Caire est un coup terrible pour la paix et une grande victoire pour le terrorisme », a-t-il déclaré (tel que rapporté par Reuters). Les Etats-Unis ont fait écho aux propos de Netanyahou pressenti, tandis que les pays de l’UE ont répondu « avec prudence », et le bras de fer a commencé.

Encore une fois, Abbas et l’Autorité palestinienne ont été confrontés à un dilemme dans leurs priorités. L’unité nationale en Palestine a eu à souffrir un nouveau coup. « Le président palestinien ne veut pas avoir à mener deux batailles diplomatiques : l’une pour la reconnaissance d’une alliance avec les islamistes et l’autre pour un vote de l’ONU en faveur d’un Etat dans le même temps, » a déclaré un officiel de l’OLP (tel que cité par l’Associated Press et Ha’aretz).

« Le vote de l’ONU serait une étape largement symbolique par laquelle les Palestiniens espèrent néanmoins améliorer leur moyen de pression sur Israël », selon un communiqué de l’AP. « Symbolique » peut-être, mais en tout cas une priorité, pour Abbas, et qui passe avant l’urgence d’une unité nationale et d’un programme politique unifié.

Pendant ce temps, les forces de l’AP - entraînées et armées par les Etats-Unis et en coordination constante avec l’armée israélienne - ont arrêté 68 membres du Hamas ces dernières semaines, selon un rapport publié par l’Agence d’Informations Maan qui reprend un communiqué du Hamas.

Alors que Mahmoud Abbas est désormais à la tête d’une mission diplomatique qui vise à rallier un soutien pour son initiative devant les Nations Unies, Fayyad tente de recueillir des fonds pour soutenir l’économie palestinienne pour quelques mois de plus. Dans le même temps, l’unité nationale palestinienne - sans laquelle les Palestiniens resteront désespérément fragmentés et vulnérables face aux pressions et décisions extérieures - ne sera qu’un peu d’encre sur du papier.

(JPG)

Ramzy Baroud (http://www.ramzybaroud.net) est un journaliste international et le directeur du site PalestineChronicle.com. Son dernier livre, Mon père était un combattant de la liberté : L’histoire vraie de Gaza (Pluto Press, London), peut être acheté sur Amazon.com.

d'après : http://www.info-palestine.net/article.php3?id_article=10915




« Israël » va lancer des appels d’offres pour 336 logements dans des colonies
PALESTINE Cisjordanie
Libanrésistance - Lundi 18 juillet 2011


Des appels d’offres pour la construction de 336 logements dans deux colonies juives de Cisjordanie doivent être lancés incessamment, a annoncé, lundi 18 juillet, Ariel Rosenberg, le porte-parole du ministère de l’habitat israélien.


« Nous allons lancer très bientôt des appels d’offres pour la construction de 336 logements réservés à des juifs en Judée-Samarie (Cisjordanie). »

« Sur ce total, 294 logements sont prévus à Beitar-Illit, et 42 autres à Karné Shomron », deux colonies situées respectivement au sud de Jérusalem et au sud de Naplouse, en Cisjordanie.

En mai, le ministre de la défense, Ehoud Barak, avait approuvé des projets de construction dans deux colonies en Cisjordanie, dont les deux cent quatre-vingt-quatorze logements de Beitar-Illit.

Confronté à un vaste mouvement de protestation en raison de la pénurie de logements qui a provoqué une explosion des prix de l’immobilier, le ministère de l’habitat à l’intention de lancer la construction d’un total de 7.000 logements, y compris dans les colonies de Cisjordanie.

Plus de 300.000 Israéliens habitent dans les colonies de Cisjordanie occupée, et 200.000 autres sont installés dans une douzaine de quartiers de colonisation à Jérusalem-Est occupée et annexée, où vivent quelque 270.000 Palestiniens.


Où sont-ils les défenseurs des droits de l’homme et de la démocratie ?

Où est-il, ce Bernard-Henri Levy, ce philosophe donneur de leçons et grand joueur ?

d'après : http://libanresistance.blogspot.com/2011/07/palestine-cisjordanie-lundi-18-juillet.html




Des femmes qui résistent
Info-palestine.net - dimanche 19 juin 2011 - 07h:08

« Quand ils sont arrivés, nous leur avons donné à boire et ils ont renversé le liquide, mais nous leur avons pardonné. Quand ils sont arrivés, nous leur avons offert de la nourriture et ils l’ont jetée, mais nous leur avons pardonné. Nous sommes allés chercher de la nourriture, et à notre retour, nous avons trouvé les routes barrées. »

Et c’est ainsi que commença l’occupation de la Palestine par Israël, en tuant et torturant des mères, des pères et des enfants, en détruisant les maisons, en bloquant les routes et en volant l’eau.

La résistance est donc le quotidien de tous les Palestiniens, en général, et des femmes en particulier. Les Palestiniennes ont résisté et continuent de résister à tout ce qu’Israël leur fait subir. Dans cette optique, Mariam de l’Union des Femmes Arabes raconte que depuis 1982, l’Union n’a cessé d’affirmer soutenir et promouvoir l’émancipation des femmes dans tous les domaines de la vie quotidienne.

Ainsi, nonobstant les multiples tentatives de l’occupant visant à étouffer la voix des femmes, ces dernières demeurent un des piliers de la résistance Palestinienne. En effet, depuis le début de l’occupation, la femme palestinienne s’est vue contrainte à endosser plusieurs rôles et tâches que la nouvelle vie sous le siège est venue imposer.

Elles ont été des mères, des constructrices de camps de réfugiés, des combattantes et des infirmières. Mais leur principal rôle reste sans nul doute la transmission des valeurs de la résistance à leur progéniture, aux générations futures qui devaient apprendre et assimiler le sens de la résistance. Ces femmes ont été là pour expliquer l’importance de défendre la terre palestinienne et la lutte pour la liberté. Autrement dit, c’est dans le ventre de ces femmes que le peuple palestinien a grandi et évolué.

Au fil du temps et au passage des années, l’élan de la contribution des femmes palestiniennes s’est intensifié, ce qui a renforcé la valeur de la résistance. Armées de détermination et héritant des armes de la révolte, ces héroïnes sont devenues les principales actrices dans le processus révolutionnaire à travers lequel, elles aspirent également au changement social. Ainsi, elles sont descendues dans les rues, elles ont revendiqué leurs droits, elles ont lancé des pierres, elles ont combattu l’armée israélienne : elles ont construit la résistance.

Pour sa part, l’Union des Femmes Arabes œuvre pour la mise en place et la promotion de différents projets destinés à l’éducation et à la culture, deux facteurs jugés cruciaux pour l’émancipation féminine. Dans ce cadre, l’Union se concentre principalement sur les activités pouvant nourrir et renforcer la confiance chez les femmes dans les domaines ayant trait à la santé, à la vie sociale, politique et économique.

Leur détermination ne s’arrêtant pas là, ces femmes vont jusqu’à défier les hommes en leur lançant : « Vous qui venez nous imposer de mettre le voile, portez-le vous-même si vous le voulez. » Il s’agit donc là d’une manière d’affirmer cette volonté à être les seules maîtresses de leurs propres corps. En d’autre termes, le problème n’est pas ces femmes qui portent ou non le hijab (le voile) mais plutôt ces hommes qui instrumentalisent la religion dans le but d’asphyxier la liberté des femmes. En effet, les femmes de l’Union se sont toujours battues pour qu’aucune femme ne soit forcée à porter tout type de vêtement contre son gré, quel que soit le contexte social qui s’impose.

15 mai 2011 - Vous pouvez consulter cet article à :
http://vik2gaza.org/2011/05/17/resi...
Traduction de l’italien : Niha

d'après : http://www.info-palestine.net/article.php3?id_article=10777




Les organes de propagande israéliens mentent : le bateau français pour Gaza est sur le départ

communiqué de la CCIPPP-le 16 juin 2011

 

Le Ynet, organe de propagande israélien, fabule. À la date du 15 juin au soir, il annonce en haut de sa page qu’il n’y aura plus de bateau français pour Gaza et ce, dit-il,  grâce à la pression exercée par la « communauté » juive de France, qui a envoyé plus de 500 lettres aux députés et a contacté les agences d’assurance. Ce site, pourtant  réputé être le plus visité d’Israël, est membre du groupe de presse du premier  journal du pays, le Yediot Aharonot. Professionnel donc, ce qui ne l’empêche pas de fabriquer sa propre réalité : il y a déjà un bateau français pour gaza ! voire deux !! Il y a déjà des centaines d’inscrits pour le départ de ce bateau, (et il faut élire parmi eux ceux qui feraient partie de la « délégation »), dont des députés européens et nationaux, dont des médias français. le  bateau français  fait partie de la Flottille II, et comme les autres bateaux de cette flottille, il accostera à Gaza à la fin du mois !

Là n’est pas le sujet. Pourquoi un bateau français pour Gaza, et pourquoi cette flottille ? Le dernier rapport de l’UNRWA, agence de l’ONU établie en 1950 pour prendre en charge les réfugiés palestiniens, est sorti pratiquement le même jour que les mensonges de Ynet. Il faisait le bilan des 4 années déjà écoulées du blocus imposé à Gaza. Il parle d’une catastrophe humanitaire qui ne fait que s’accentuer. La moitié de la population du secteur, estimée à 1 million 657 mille personnes, ne travaille pas, et ceux qui vivent avec moins de 1.25 dollars par jour (moins de 1 euro) sont estimés à 300 000 personnes selon la banque mondiale, ce chiffre a triplé depuis le siège selon la même source. En plus, tout manque à Gaza : les médicaments, le fuel pour faire fonctionner les générateurs d’électricité dans les hôpitaux, puisque la majorité des  stations d’électricité a été bombardée et détruite par l’armée israélienne. Tout est en suspens et en dégradation à Gaza. Ceci a valu au secteur d’être appelé la plus grande prison à ciel ouvert au monde, et selon ce même rapport de l’UNRWA une des régions les plus pauvres au monde.

Il faut lever le siège de Gaza. Immédiatement. Comme partout, Il est illégal et inhumain d’assiéger une société entière. La position qui défend ce siège, en liant sa levée aux suites des négociations de paix (complètement gelées !) est d’un cynisme effroyable. Elle autorise la poursuite de la tuerie en cours pour des considérations d’ordre politique.

 Si l’ONU, qui a déjà condamné ce siège, est paralysée par ses équilibres internes et n’arrive pas à mettre en applications ses décisions, les hommes et les femmes libres de par le monde, ont le droit  – et le devoir – d’agir pour attirer l’attention sur la situation de la population de Gaza, pour soulever l’indignation générale à son égard, pour la condamner, et pour participer selon leurs moyens à lui mettre fin. Voilà les objectifs de cette flottille dont fait partie le bateau français. Des dizaines de milliers de citoyens ont participé à la campagne « un bateau français pour Gaza ». Ils et elles ont donné 600 000 Euros qui ont rendu possible l’achat des bateaux. Des concerts, des meetings, des tournées ont été organisés partout en France en soutien à cette campagne. Des associations juives, françaises et européennes, y ont participé et participent à la flottille ,qui démontrent l’usurpation faite de la qualité de « juif », et la dangereuse et dégoutante instrumentalisation d’une illusoire « communauté » juive de France qui serait aux ordres du gouvernement Israélien.

 La coalition qui a lancé la campagne est constituée conjointement du « Collectif français pour une paix juste entre palestiniens et israéliens » et de la « plateforme française des ONG pour la Palestine », rejoints par d’autres coalisions dont celles régionales représentatives de l’ensemble du pays. Le bateau français naviguera vers Gaza au sein de la flottille internationale II, pour porter les valeurs de paix juste, du droit à la dignité humaine, à la liberté, et celles de la solidarité internationale, contre la barbarie. Voilà la vérité du terrain.




Mohammad Dahlane exclu du Fatah


AFP  - 12/06/2011


Le colonel Dahlane, ancien chef de la Sécurité préventive dans la bande de Gaza et considéré comme le "protégé" des Etats-Unis, était tombé en disgrâce après l’humiliante déroute de ses forces face aux combattants islamiques du Hamas en juin 2007 à Gaza.

Le Comité central du Fatah, le parti du président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas, a décidé l'exclusion de l'ex-homme fort de la bande de Gaza Mohammad Dahlane, visé par une enquête interne, selon l'un des membres du Comité. Lors d'une réunion hier soir, "le Comité central a décidé l'exclusion de Mohammad Dahlane, accusé de corruption et de meurtre", a affirmé à l'AFP un membre de cette instance du Fatah, sans autre précision.


La décision, sur la base du rapport remis par une commission d'enquête interne du Fatah, a été votée par 13 voix pour, six abstentions et aucune contre, a-t-il indiqué, soulignant qu'elle devait encore être validée en séance spéciale par les deux tiers du Conseil révolutionnaire du mouvement. "Le Comité central a décidé de transférer aux juridictions compétentes le dossier Dahlane pour les affaires de corruption et de crime mentionnées dans le rapport de la commission d'enquête qui a commencé ses travaux il y a plusieurs mois", a-t-on souligné.
d'après : http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2011/06/12/97001-20110612FILWWW00048-mohammad-dahlane-exclu-du-fatah.php


40 000 jeunes Israéliens défilent pour la « Journée de Jérusalem »

Majeda El-Batsch et Michaël Blum (Agence France-Presse)
publié le jeudi 2 juin 2011.

Jérusalem

Des dizaines de milliers d’Israéliens ont défilé mercredi après-midi dans Jérusalem-Est, pour le 44e anniversaire de la « réunification » de la Ville sainte, après l’occupation et l’annexion de son secteur oriental, sur lequel le gouvernement israélien refuse toute concession.

« Plus de 40 000 Israéliens » venus de tout Israël ont participé à cette marche, selon le porte-parole de la police Micky Rosenfeld.

La procession, partie du quartier palestinien de Cheikh Jarrah, haut lieu de la mobilisation contre la colonisation juive à Jérusalem-Est, a rejoint le Mur des Lamentations, lieu le plus sacré du judaïsme tombé aux mains des troupes israéliennes lors de la Guerre des Six-Jours en juin 1967, après avoir longé les remparts de la Vieille ville.

À Cheikh Jarrah, des altercations ont éclaté entre militants israéliens de droite et de gauche, appuyés par des Palestiniens. « Terroristes », « l’OLP (Organisation de libération de la Palestine) dehors ! », ont crié les uns.

« Fascistes », ont répondu les autres. « Criminels, fils de Hitler, partez ! Ici, c’est une terre arabe ! », a renchéri une Palestinienne. Un homme a hissé un drapeau palestinien sur un toit, et un autre a fait le V de la victoire. « Mort aux Arabes ! », a réagi la foule.

Des scènes similaires se sont produites près de la porte de Damas, principal accès à la Vieille ville, où la police israélienne, qui avait mobilisé 3000 hommes, est intervenue pour séparer des manifestants juifs et des commerçants palestiniens.

Un photographe de l’AFP a vu des manifestants israéliens lancer des projectiles sur des Palestiniens, dont plusieurs ont répliqué par des jets de pierre.

« En tout, les jets de pierre ont fait trois blessés, deux Israéliens et un Arabe », a indiqué M. Rosenfeld, qui a fait état de « 12 personnes interpellées lors d’incidents mineurs » : six Palestiniens, cinq Israéliens, dont deux militants de gauche, et un touriste.

Les manifestants, en grande majorité des jeunes, arborant des drapeaux israéliens, ont occupé la principale artère de Jérusalem qui longe la Ligne verte séparant les secteurs occidental et oriental de la ville.

À leur approche, les commerçants palestiniens fermaient boutique de crainte d’affrontements.

« Jérusalem ne sera jamais plus divisée », a réaffirmé mardi soir le premier ministre Benyamin Nétanyahou lors d’une visite au Merkaz Ha Rav, un institut talmudique, qui sert de point d’ancrage à la mouvance religieuse nationaliste.

« Notre génération a libéré Jérusalem et aujourd’hui nous la construisons. La nouvelle génération construira sûrement encore davantage et Jérusalem deviendra une cité internationale dont nous pourrons être fiers », a-t-il déclaré mercredi au Parlement.

Depuis 1967, Israël a construit une dizaine de quartiers de colonisation à Jérusalem-Est, où vivent plus de 200 000 Israéliens juifs.

Fin 2010, Jérusalem, partie orientale comprise, comptait 789 000 habitants, dont 62% (492 700) d’Israéliens juifs et 36% (285 900) de Palestiniens, selon les dernières statistiques officielles israéliennes.

La conquête israélienne de Jérusalem est commémorée chaque année par des cérémonies, des fêtes et des défilés de jeunes dans une atmosphère de ferveur nationaliste.

Dans la matinée, une quarantaine de membres d’un groupuscule juif extrémiste ont également été autorisés à défiler de cheikh Jarrah au Mur des Lamentations, mais pas d’accéder au Mont du Temple, où s’étend l’esplanade des Mosquées, troisième lieu saint de l’islam, qui surplombe le Mur.

Israël considère Jérusalem comme sa capitale « éternelle et indivisible ». Cette annexion n’a jamais été reconnue par la communauté internationale, pour qui Jérusalem-Est est un territoire occupé, où les Palestiniens veulent établir la capitale de l’État auquel ils aspirent.

http://www.cyberpresse.ca/international/moyen-orient/201106/01/01-4405038-40-000-jeunes-israeliens-defilent-pour-la-journee-de-jerusalem.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_B13b_moyen-orient_291_section_POS3


Majeda El-Batsch et Michaël Blum (Agence France-Presse)




Tout pour prendre un village
(Rona Sela, Haaretz. Traduction JPB pour CCIPPP)
publié le vendredi 27 mai 2011.


Dans les années 1940, la Haganah a récolté des informations détaillées sur des centaines de villages palestiniens et les a photographiés, souvent au sol mais aussi du ciel. Seules quelques dizaines de ces « fichiers des villages » survivent dans les archives locales, mais leurs photographies constituent un chapitre de valeur qui manque à l’histoire palestinienne.


http://www.haaretz.com/weekend/magazine/it-took-a-village-1.363015

Cette histoire commence comme une affaire clandestine d’espionnage frappée d’audace, d’aventurisme, d’improvisation et d’imagination comme c’est usuel dans la saga officielle israélienne. Dans les années 1940, des équipes de jeunes éclaireurs de la Haganah, l’armée pré-étatique et l’ancêtre de l’IDF, ont recueilli des informations sur les villes et villages arabes de Palestine pour des besoins d’espionnage : en préparation d’un futur conflit et pour participer à un projet plus général de création de fichiers sur les sites visés.

L’information était habituellement recueillie sous le déguisement de leçons sur la nature visant à connaître le pays, ou au cours de randonnées, habituelles à l’époque. Les éclaireurs ont construit systématiquement une base de données géographiques, topographiques et de planning sur les villages, incluant des descriptions détaillées des routes, des quartiers, des maisons, des édifices publics, des objets, des puits, des grottes, des oueds, etc.

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Combattants d’Abd el-Kader al Husseini partant pour la bataille de Kastel, avril 1948

Dans l’ensemble, ce travail de renseignement est connu sous le nom de projet « fichiers des villages », se référant au fait que la plupart des sites sur lesquels les informations étaient recueillies étaient des villages arabes existant en Palestine avant 1948. Le travail des éclaireurs incluait des perspectives cavalières, des cartes, des dessins et des photos de chaque village et de ses alentours. Les cartes utilisées par les éclaireurs étaient rassemblées dans une base secrète située rue l’ingénieur Meir Rabinowitz", avec « le toit » pour nom de code.

Une information détaillée sur les villages fut cataloguée méticuleusement, classée en fichiers par le bureau de planification du commandement général de la Haganah et détenue dans les commandements territoriaux de l’organisation dans le pays. Il fallut plus de hardiesse et de courage quand les commandants de la Haganah décidèrent de photographier les villages depuis les airs pour élargir l’information présente dans les fichiers. Des ruses élaborées furent utilisées pour tromper les autorités britanniques qui interdisaient une telle activité. Les villages furent photographiés sous le travestissement d’activités d’un club aérien ou d’excursions aériennes romantiques ; l’appareil photo et les pellicules étaient cachés dans et autour de l’avion. Des moyens innovants furent développés pour recueillir l’information secrètement. Les femmes jouèrent un rôle significatif dans ce processus, et l’une d’elle devint, pour ce que l’on sait, la première photographe aérienne du Yishuv, la communauté juive de Palestine.

Des personnels du Shai, le service d’information de la Haganah, suivis aussi par des informateurs arabes, ont recueilli une information vaste et détaillée –historique, sociale, économique, démographique, éducative, agricole, militaire, architecturale, développementale et plus – sur les villages depuis le début des années 40. A partir de cette information, des enquêtes écrites sur les communautés arabes furent compilées. Avec les années beaucoup de ces enquêtes furent conduites, couvrant tout le pays.

Mais les produits de ce projet historique national contiennent aussi le potentiel de création d’une histoire alternative aujourd’hui. Ils peuvent remettre en cause l’histoire officielle – sur la base de matériaux originaux et officiels. Cette création nécessite de la résilience et du courage, mais d’une sorte très différente de celle qu’il fallait à l’époque.

La version officielle

La plupart de ceux qui ont été impliqués dans l’histoire des fichiers des villages sont morts. J’en ai interviewé certains il y a quelques années dans le cadre d’une recherche pour un livre traitant des origines de la photographie militaire en Israël et des méthodes utilisées par les forces juives pré-étatiques et par leurs successeurs dans l’armée israélienne pour collecter des informations sur les Palestiniens. En outre, la majorité de ceux qui ont pris part au projet ont laissé des témoignages détaillés dans des livres et des archives. Mais par manque d’espace seuls quelques noms seront mentionnés ici.

D’après Yitzhak Shefar (qui changea ensuite son nom en Eran), qui était l’instructeur en chef du corps de campagne de la Haganah à Tel-Aviv et diplômé d’un cours d’officier éclaireurs, l’idée de créer des fichiers sur les villages a été conçue simultanément par plusieurs personnes, tant au niveau de l’état-major qu’à celui du terrain opérationnel.

En 1942, Shmuel Zalman Zelikson (Ziama Dibon) du bureau de planification de l’état-major de la Haganah, qui avait commandé le Corps de campagne dans la zone de Jérusalem, proposa l’idée de préparer des fichiers sur les villages arabes avec lesquels une confrontation militaire paraissait vraisemblable. Simultanément, Zerubavel Vermel (Arbel), du Kibbutz Maoz Haim utilisa des brigades d’éclaireurs des unités de campagne pour collecter des informations sur les villages dans les zones du mont Gilboa, du Jourdain et de la ville arabe de Beisan (Beit She’an), et commencèrent à rassembler le matériau dans des fichiers.

Dans un témoignage qu’il donna plus tard, Vermel dit : « Je me suis dit que si on était en guerre, on devrait conquérir ces villages… mais que savions-nous d’eux ? Rien, apparemment ». Les fichiers ont été montrés à Yigael Sukenik (Yadin), un cadre du bureau de planification (plus tard chef d’état-major de l’IDF). Il arrangea une rencontre entre Zelikson and Vermel, dont la coopération jeta les bases d’un travail de renseignement ramifié et coordonné.

Après la conception d’un modèle pour la structure des fichiers, la Haganah donna un cours pour les éclaireurs, tenu au camp de jeunes Shfeya près de Haïfa. Le général de division (res.) Moshe Gornitzky (Goren), diplômé du premier cours de la Haganah pour les officiers du renseignement (puis officier chef des éclaireurs à l’Etat-major), décrivit comment les participants s’assirent sur la pente d’une colline au-dessus de Fureidis, un des quatre villages choisis comme exemples dans le cours, et croquèrent le paysage.

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La ville d’Isdud_Ashdod vue d’une mosquée, années 1940

Destinés à des objectifs opérationnels, les « fichiers des villages » consistaient principalement en éléments topographiques, géographiques, physiques et de planification – informations sur les principales structures locales, les routes d’accès, ressources en eau, etc.. En 1945, les éclaireurs commencèrent à photographier les villages, car les photographies étaient considérées comme une source « objective » d’informations fiables et précises. Shefar, un photographe amateur, et Yisrael Spector, un photographe de la Haganah, poussèrent à l’utilisation de photos pour améliorer les fichiers. D’après Shefar, dans un livre qu’il publia en 1994, comme les missions de reconnaissance étaient déguisées en excursions, quand les éclaireurs passaient par le village où dans ses environs, prendre des photos était considéré comme « naturel ».

Sukenik, alors officier du planning de la Haganah dans le district de Tel-Aviv, fut convaincu. Un certain nombre d’appareils photo furent achetés. Dès lors, les fichiers des villages seraient basés principalement sur la photographie. Les éclaireurs évitaient généralement de figurer sur les photos, et leur travail avait un caractère clandestin.

Dans certains cas les éclaireurs se « firent prêter » quelques femmes « randonneuses » pour embellir le camouflage, a raconté Shefar. D’après le manuel préparé pour les éclaireurs photographes, « Si vous ne pouvez pas cacher l’acte photographique, « déguisez-le » en prenant des photos de vos amis ou des gens du coin. Dans le premier cas, assurez-vous que vos amis n’apparaissent pas [en focus] dans la photo ni en arrière-plan… Mais si par négligence des gens apparaissent dans la photo, masquez-les sur le négatif ».

Pinhas Aptekmann (Yoeli), le chef du bureau des cartes, qui prit part à l’organisation du cours d’éclaireurs (et qui présida plus tard la Société israélienne de cartographie), a dit dans un témoignage donné sur le projet des fichiers des villages au personnel des archives d’histoire de la Haganah, en 1973 : « le kuntz [truc] était de positionner les éclaireurs pour que le « show » soit parfait, mais ils n’apparaissaient pas sur la photo, par peur que le fichier soit saisi et que les éclaireurs soient identifiés. On avait pas d’autre choix que de les effacer des photographies ».

A la fin de 1945, Gornitzky and Shefar débutèrent le travail de photos aériennes des villages arabes et des sites d’importance opérationnelle, pour recueillir « dans des conditions commodes une réserve d’informations pour temps de guerre ». Gornitzky se souvenait que Sukenik, alors chef de planification à l’état-major, fut invité à un vol d’essai avec Ari Glass du kibboutz Yagur, qui avait été photographe aérien dans l’armée allemande de la première guerre mondiale, et Emanuel Zuckerberg (Zur), pilote de la compagnie de l’agence juive Aviron. Les résultats s’avérèrent satisfaisants, et des vols systématiques et organisés commencèrent.

Pour photographier les sites cibles sans causer de suspicion, les pilotes prétendirent être membres du club aérien d’Aviron. Au début, les vols prirent une allure romantique. Un couple venait à l’aérodrome, a dit Shafar, « vêtu comme pour shabbat, comme il sied en de telles occasions. La femme portait toujours un sac à main assez grand pour contenir l’appareil photo et les films. Plus tard, un autre déguisement fut ajouté : un enfant asthmatique, qui avait reçu l’ordre du docteur de voler dans les airs ! »

L’ « asthmatique » était Nimrod, le fils de Galila Plotkin ; il vit maintenant aux Etats-Unis. Plotkin elle-même, qui a 93 ans, est la fille de Baruch Katinka, un instructeur d’armes de la Haganah, qui s’engagea aussi dans l’achat d’armes et qui fut l’ingénieur qui construisit le bâtiment du YMCA à Jérusalem Ouest. Plotkin a suivi une formation d’officier à l’âge de 15 ans, a entraîné des gardes et commandé des avant-postes. On peut aussi la considérer comme la première femme photographe aérien du Yishuv, la communauté juive d’avant l’État.

« Au début, je les accompagnais en couverture, puis j’ai commencé à photographier moi-même », dit-elle dans son témoignage. « C’était Gershon, mon mari, qui en était à l’origine. Nous emmenions notre fils, qui avait un an et demi…. C’était un excellent camouflage. Je cachais l’appareil photo dans le sac de notre fils, entre ses couches et le reste de l’équipement, et heureusement il s’assoupissait dès le décollage et dormait bien ». Plotkin ne s’inquiétait pas du danger des missions photographiques. « Dans le bureau nous calculions l’altitude pour prendre les photos, et quand le pilote annonçait que nous étions à la bonne altitude, je sortais la tête de la fenêtre et je prenais les photos. Mais c’était une torture absolue, parce que le vent m’emmêlait les cheveux. Ça a l’air absurde, mais c’était vraiment horrible, jusqu’à ce que je me procure un casque de pilote ».

Le club aérien

En ce temps là, un escadron de vol du Palmach, l’unité d’élite de la Haganah, était déjà pleinement constitué et organisé. On décida de lui confier la mission de prendre les photographies aériennes. Comme les pilotes étaient déjà enregistrés comme membres du club aérien, il était tout naturel pour eux d’ajouter du temps de vol. Dans le Palmach on les connaissait sous le nom d’« unité aéroportée », mais pour la consommation extérieure on les présentait comme « le club aérien de la compagnie Aviron ». Au début ils utilisaient des grands appareils photo à soufflet, mais ils changèrent pour des petits Leica à cause du besoin de recharger souvent.

Pour entraîner les pilotes aux missions photographiques, Shefar créa clandestinement l’école pour photographes aériens. L’ « école » était située dans la pièce qu’il partageait avec sa femme, Hassia.

« Au milieu de la pièce », se souvient-il, « il y avait une table couverte d’une couverture. Sur la couverture, une chaise. Il y avait deux accessoires d’entraînement : l’appareil photo et … une boîte d’allumettes attachée à un fil. Au sol, perpendiculaire au côté de la table, une ligne dessinée à la craie. L’apprenti s’asseyait sur la chaise. Je tirais la boîte d’allumettes et l’apprenti devait presser le bouton au moment où la boîte d’allumettes passait la ligne. Après avoir accompli cet exploit plusieurs fois de suite, le titre de photographe aérien autorisé lui était accordé. Jusque-là les choses étaient plus ou moins logiques. Ce qui le fut moins, c’est que les pilotes ramenèrent effectivement de bonnes, voire d’excellentes photos ».

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Pilotes du Palmach près d’un avion de la société civile Aviron

Les pilotes cachaient les films dans le hangar d’Aviron à Ramle, et sur leur corps pour les sortir du hangar. Pour éviter d’avoir à transporter l’appareil photo, ils le mettaient dans une cachette à Ramle. Quand les Britanniques intensifièrent leurs enquêtes sur ce qu’ils considéraient comme des opérations suspectes de la Haganah, les pilotes volèrent au-dessus d’un emplacement désigné, près du camp de toile du Palmach au kibboutz Na’an et jetèrent de l’avion les films avant d’aller atterrir à Ramle. Les films étaient cachés dans une petite poche dans des sacs cousus à Na’an, qui étaient remplis de sable et marqués d’un lien de couleur pour les retrouver plus facilement.

Shefar : « C’était en fait le moyen conventionnel de communication air-sol de l’armée britannique avant le développement de la radio. Voler au-dessus de Na’an en chemin pour atterrir à Ramle n’attirait pas l’attention. Nous atterrissions avec un appareil photo vide, que nous mettions ensuite dans la cachette. Nous avions aussi une cachette pour l’avion lui-même, s’il y avait une crainte que pour une quelconque raison nous ne puissions pas mettre l’appareil photo dans le hangar immédiatement après l’atterrissage … Nous donnions l’impression d’un club aérien innocent, mais eux [les Britanniques] n’avalaient pas l’histoire. Ils rassemblaient des informations sur nous, mais ils ne trouvèrent jamais une raison concrète pour nous mettre en procès ou au moins pour stopper notre activité. Cette situation était notre lot quotidien, mais au final ils ne trouvèrent jamais de film ni d’appareil photo. Nous étions irréprochables.

« Il y avait une surveillance constante », continua-t-il, « avec des fouilles et des interrogatoires, et de notre côté nous améliorons les cachettes, les tromperies et les couvertures. Par exemple, un « vol spécial d’entraînement à la navigation » ou un « vol d’enseignement spécial » — des choses destinées à expliquer toutes sortes de boucles et d’excursions étranges dans les airs, que nous faisions pour prendre les photos. De temps à autres nous volions aussi au-dessus des colonies juives pour tromper les Britanniques. Nous ne jetions pas toujours les films de l’avion au-dessus de Na’an.

« Parfois, pour diverses raisons, nous les cachions dans la planque de l’avion et nous les jetions au vol suivant, ou bien nous avions des pilotes qui restaient tard le soir, soi-disant pour la maintenance des avions, parce qu’après le départ des enquêteurs spéciaux pour une bière et pour se reposer c’était plus facile de retirer des choses. Quelquefois, le type avec le film quittait la base dans un bus arabe, c’était moins suspect. Il emmenait le film à Jaffa, puis à Tel-Aviv, puis à Rehovot et de là il allait à Na’an à pied ! Toutes ces esquives pour effacer nos traces étaient logiques ».

Informations perdues

Beaucoup de fichiers des villages ont été perdus ; seules qudizaines restent dans les diverses archives. Cependant, un grand nombre de photographies aériennes existent, ainsi que beaucoup d’enquêtes écrites sur les villages arabes. Par exemple, un rapport de septembre 1943 sur le village de Rantiya (dans le sous-district de Jaffa), qui sera conquis cinq ans plus tard par l’IDF dans l’opération Dani, où ses habitants furent déracinés ; trois communautés juives — Mazor, Nofekh and Rinnatya –furent établies sur ses terres.

D’après l’enquête, Rantiya fut fondée il y a 600 ans et se situe à environ 1,5 km à l’est de la route Lod-Petah Tikva et à la même distance à l’ouest de la ligne de chemin de fer. Le village avait un puits d’où les femmes transportaient l’eau aux maisons ; sa pompe fut construite par le gouvernement britannique, qui gérait le puits. Il y avait trois types de construction dans le village : en ciment et béton armé, en bois et tuiles, et en brique et mortier (la minorité). Le village était entouré de vignes. Un oued coulant à proximité d’est en ouest atteignait le village d’Al-Yahudiya (où la ville israélienne de Yahud fut ensuite construite, alors qu’originellement David Ben Gourion voulait raser le village). Rantiya avait une superficie de 4500 dunams (450 ha), dont 550 dunams étaient plantés de citronniers et 100 dunams de vignes et d’oliviers. Plusieurs sortes de céréales étaient cultivées sur le reste des terres. « La récolte est généralement très bonne » d’après l’information du fichier. Sur les 650 habitants, quelque 140 étaient propriétaires, mais aucun n’était effendi. Il y avait deux clans, qui maintenaient des relations « satisfaisantes ». Le village n’avait qu’un commerce et n’avait pas de café. Il y avait aussi une mosquée, « en très bonne condition et très propre », et une école dans laquelle un enseignant enseignait à 40 à 50 enfants. Il y avait 150 travailleurs manuels à Rantiya, mais aucun employé travaillant au service de l’administration britannique. Pendant la période de la révolte arabe, 1936-1939, le travail agricole stoppa en partie, et une personne fut tuée sur la route de Ras al-Ein. Les autorités britanniques firent sauter quelques constructions.

Renseignements utiles

Shimri Salomon, en charge des archives de la Haganah à Tel-Aviv, a fait des recherches sur le projet d’enquête sur les villages arabes et complète à présent une étude exhaustive sur les fichiers des villages.

Quelle a été l’origine des fichiers des villages ?

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Photo aérienne de la base britannique de Sarafand près de Ramle, env 1947

Salomon : « La première initiative a été celle de Zelikson et Vermel, qui comprirent que la Haganah n’avait pas de base de données de renseignements pouvant être utilisée pour planifier les opérations contre des cibles arabes. Ils ne voyaient certainement pas la guerre d’indépendance apparaître à l’horizon, mais ils anticipaient l’irruption possible d’une nouvelle vague de « troubles » [c.a.d. une autre révolte arabe] probablement plus sévère que la dernière, et pensaient que la Haganah devrait se déployer pour cela sur les plans de l’organisation et du renseignement. Shai [le service de renseignements] opérait depuis 1940, mais son personnel n’était pas formé à recueillir des renseignements de terrain et ne s’y consacrait pas. Zelikson et Vermel concentrèrent précisément leurs efforts dans cette direction ; à partir de 1943, le projet de fichiers des villages devint un élément central des efforts pour recueillir des renseignements opérationnels. Il fonctionnait à côté de Shai et il fournissait ce que Shai ne cherchait ni n’était capable de fournir ».

Pourquoi l’accent sur les villages ?

« Pendant la révolte arabe, les villages servaient de base de départ et de sanctuaire pour les bandes – les groupes armés qui agissaient contre les autorités mandataires et contre le Yishuv. Les villageois fournissaient argent et nourriture aux bandes, et beaucoup de leurs membres étaient recrutés dans les villages. Recueillir des informations sur les routes d’accès au village, les places pour se cacher dans son voisinage, ses sources, sa structure physique et la localisation des points d’observation dans notre direction et rassembler cette information et d’autres informations pertinentes dans un fichier spécial était considéré comme un moyen vital et efficace au cas où le besoin apparaîtrait d’agir contre le village ou contre une bande s’appuyant sur ce village ».

Quelle est la différence entre les enquêtes sur les communautés arabes et les fichiers des villages ?

« Les enquêtes incluent des informations générales et orales sur les villages. Par exemple, le nombre d’habitants, les terres et leur utilisation, les clans, le mukhtar du village et aussi les questions sécuritaires : combien d’armes possèdent les habitants et de quel type,si le village a assisté les bandes pendant les troubles et quels villageois se sont joint aux bandes. Dans les premières années du projet d’enquête, une information historique sur chaque village a été aussi compilée : quand il a été fondé, s’il est localisé sur un site antique et contient des ruines, d’où sont venus les habitants.

« On pouvait apprendre beaucoup sur le village et ses habitants avec cette information, mais elle ne pouvait pas être utilisée pour des opérations militaires, aussi le besoin est venu de collecter des renseignements opérationnels. Ceci a été la raison des fichiers des villages. Il faut ajouter qu’en plus des fichiers des villages, des fichiers ont été aussi compilés sur les quartiers arabes des villes mixtes, sur les postes de police et sur les bases militaires britanniques dans le pays. Le travail de compilation des fichiers sur les postes de police et les bases s’est intensifié pendant la période de lutte armée contre les Britanniques à partir de la fin de 1945 et certains de ces fichiers ont été utilisés pour planifier des opérations ».

Les fichiers des villages ont-ils été utilisés dans la conquête des villages dans la guerre de 1948 ?

« Des témoignages existent, particulièrement de commandants et de soldats qui ont été impliqués dans le projet fichier des villages avant la guerre d’indépendance, déclarant qu’en général les fichiers furent utilisés et s’avérèrent utiles dans la guerre – par exemple dans le combat dans les villages autour de Jérusalem – mais je n’ai trouvé que peu de références sur l’utilisation de fichiers spécifiques pendant la guerre. Dans mon estimation, si les fichiers furent utilisés, ce fut principalement pendant la première moitié de la guerre, dans ce qu’on appelle maintenant habituellement la guerre intercommunautaire ou la guerre civile – c’est-à-dire, avant l’invasion des armées arabes ».

Quelle utilisation fut faite des fichiers pendant la guerre ?

« A mon avis, les fichiers ont été utilisés en premier lieu pour planifier des opérations limitées contre les villages, que ce soit de dissuasion ou punitives. Dans certains cas les fichiers ont pu être utilisés pour planifier la conquête d’un village. En même temps, une surveillance rapprochée était généralement menée avant de telles opérations, dans laquelle des renseignements mis à jour et particuliers étaient recueillis.

Après l’invasion, quand le combat fut contre des armées régulières, la situation changea. Le déploiement et l’activité sur le terrain furent influencés par le changement du caractère et du mode opératoire de l’ennemi principal auquel l’IDF était maintenant confronté. Il y eut aussi d’autres changements qui réduisirent la pertinence des fichiers des villages. Dans la seconde moitié de 1948, la capacité du service cartographique et photographique de l’IDF à fournir aux forces des photographies aériennes en temps réel s’améliora rapidement, et dans certains cas il fut aussi possible d’effectuer des vols de reconnaissance qui donnaient des informations aux unités de combat ».

Qu’est-il arrivé aux fichiers des villages ?

« Certains ont apparemment été détruits à l’occasion du ‘Sabbat noir’ [en juin 1946, quand les Britanniques arrêtèrent de nombreux leaders du Yishuv], par peur qu’ils tombent dans les mains des Britanniques, ou bien ils furent cachés et pas retrouvés ensuite. Certains furent perdus dans la tempête de la guerre d’indépendance. Mais il n’y a pas de doute que pas mal de fichiers ont survécu à la guerre. Que sont-ils devenus ? J’imagine que la plupart ont été éliminés par des agents du renseignement ».

Hilik Libal, qui a servi comme soldat du renseignement au commandement central de l’IDF à partir de la fin de 1950, m’a dit ce qu’il advint des fichiers de la Haganah sur les villages venus sous sa responsabilité. Cette information nous permet d’imaginer ce qu’il est arrivé aux autres fichiers, qui étaient conservés dans les commandements nord et sud.

« Après l’établissement de l’État, nous avons continué à établir des fichiers en territoire ennemi », dit Libal, 80 ans. « J’étais éclaireur, éclaireur aérien et analyste de photos aériennes au commandement central. Nous opérions surtout en Cisjordanie. Il faut vous souvenir que le régime d’austérité était en place pendant la période de mon service, que tout manquait, y compris de boîtes en carton utilisées pour préparer les fichiers de renseignements. Alors j’ai pris des vieux cartons que la Haganah avait utilisés pour les fichiers des villages avant l’établissement de l’État et je m’en suis servi pour les nouveaux fichiers de renseignement. Quant au reste du matériau qui était dans les vieux fichiers des villages, cartes, photos, croquis, etc., je les ai brûlés.

« En majorité, les fichiers brûlés renseignaient sur les villages arabes du corridor de Jérusalem. Nous vendîmes l’iodure d’argent qu’ils contenaient pour faire un revenu pour l’unité. Aujourd’hui je regrette ça. Je ne me souviens plus si j’ai agi de moi-même ou sur ordre de mon commandant. Mais très tôt j’ai réalisé quelle erreur j’avais fait. Alors, après ma libération, je suis revenu dans le renseignement comme civil employé par l’IDF. Au début j’ai servi dans l’unité de calcul puis comme chef de département dans la division recherche. Jusqu’à ma retraite, j’ai travaillé dur pour documenter et préserver l’histoire pour les générations futures ».

Histoire alternative

Rétrospectivement, les fichiers des villages (tableaux, croquis, dessins, cartes et photographies au sol), les enquêtes écrites et les photographies aériennes ont quelquefois constitué les derniers témoignages des villages arabes, juste avant qu’ils soient vidés de leurs habitants. Ce sont les derniers vestiges des villages avant qu’ils soient détruits ou colonisés par les immigrants juifs qui se sont déversés dans le pays dans ses premières années ; des villages qui furent effacés de la carte israélienne à cause de leur identité arabe. Parallèlement, une grande part de l’histoire palestinienne visuelle et écrite fut perdue ou fut victime des guerres et du conflit national, laissant peu de vestiges derrière.

En 1992, l’historien palestinien Walid Khalidi publia le livre « All That Remains : The Palestinian Villages Occupied and Depopulated by Israel in 1948) [Tout ce qu’il reste : les villages palestiniens occupés et dépeuplés par Israël en 1948]. Produit d’années de recherches, le livre est un compendium d’informations géographiques, démographiques, architecturales, historiques, agricoles et autres sur plus de 400 villages palestiniens qui furent détruits, ou dans lesquels Israël installa des immigrants juifs après 1948, et sur les habitants arabes qui furent expulsés de leurs terres et qui devinrent pour la plupart des réfugiés. Le travail pionnier de Khalidi a permis de rendre au domaine public et à la conscience publique une importante information sur ces bourgs.

Paradoxalement, l’information qui était destinée à aider les organisations juives dans leur lutte contre les Arabes rend maintenant possible la description de grands chapitres sur l’entité arabe qui existait en Palestine avant 1948. Cette information peut aider de nombreux domaines de recherche – architecture, agriculture, géographie, société, démographie, histoire et autres – et peut combler des vides dans la vision manquante. Ainsi, par exemple, si le livre de Khalidi contient des informations sur 400 villages, les enquêtes fournissent des informations sur 750 villages (pas seulement ceux qui furent détruits ou repeuplés par des immigrants juifs). De plus, les fichiers des villages et les photos aériennes offrent une information visuelle en temps réel que le livre de Khalidi ne contient pas.

L’existence d’une information significative et exhaustive dans les archives israéliennes a été indiquée dans quelques publications, quoique peu de recherches en aient fait usage. La plupart des matériaux fut collecté pour un usage militaire israélien, leur caractère est tendancieux, marqué par la terminologie nationale sioniste, et reflète les relations de force de leur époque. Néanmoins, retrouver ces matériaux permettra de se familiariser avec divers aspects de la vie des villages, et de rendre à la connaissance collective – tant israélienne qu’arabe – les vues et les sites de cette terre avant 1948.

Déjà en 1973, dans le témoignage que Pinhas Aptekmann donna sur le projet des fichiers de villages, il disait, « Ces photographies … sont tout ce qu’il reste des villages, car les villages eux-mêmes n’existent plus ».

Une lecture contemporaine des archives israéliennes qui incluent le matériau de renseignement sur la communauté arabe de Palestine d’avant 1948, basée sur une approche critique neutralisant leur côté tendancieux, nous permet d’en faire un usage sobre et conscient. Une telle lecture ne vise pas à effacer le but premier et l’objectif des fichiers des villages et des enquêtes, ni à jeter un voile sur la calamité qui est tombée sur les villes et villages arabes et leurs habitants. En même temps, elle a le pouvoir de restaurer dans la sphère publique une information significative et importante, perdue mais qui existe dans les archives, et de compléter les chapitres manquants de l’histoire palestinienne.

Un conflit national engendre parfois des situations trompeuses et illusoires et renverse les significations, et l’histoire de l’un devient l’histoire de l’autre. Cette « nouvelle » histoire est un test pour le courage, la résilience et la force de la société israélienne, qui est appelée à s’emparer de son passé. Existe-t-il un organisme qui désirera financer la publication d’un lexique complet des villages sur la base de ce matériau ? La société israélienne manifestera-t-elle ici aussi la même audace que celle que les pages de l’histoire officielle glorifient ?

Le Dr. Rona Sela est conservateur et est chercheuse spécialiste des aspects visuels du conflit israélo-palestinien. http://www.ronasela.com/en/

Titre originel : It took a village

Traduction : JPB- CCIPPP

d'après : http://www.protection-palestine.org/spip.php?article10640


Le vol par Ahava des ressources naturelles palestiniennes enfin étalé au grand jour
Who Profits - publié le lundi 23 mai 2011.

En utilisant la boue extraite dans une zone occupée, la société viole le droit humanitaire international (les lois relatives aux occupations de territoires), qui interdit le pillage des ressources naturelles des territoires sous occupation.

Après des années de dénégations vigoureuses de la part des Laboratoires Ahava de la Mer Morte, société israélienne de cosmétiques qui a sa principale usine de production dans une colonie illégale en Cisjordanie, il est établi par des preuves écrites qu’ils violent le droit international en volant les ressources palestiniennes.

Ces documents ont été récemment découverts par Who Profits, un projet de recherche de la Coalition israélienne pour la paix, qui documente sur l’activité commerciale et industrielle dans l’occupation israélienne des territoires palestiniens et syriens.

Avant cette manifestation de la preuve, les représentants d’Ahava ont prétendu à maintes reprises que la société ne faisait pas usage des ressources naturelles de la Cisjordanie : « La boue et les matériaux utilisés pour les produits cosmétiques Ahava ne sont pas extraits dans une zone occupée. Les minerais proviennent de la partie israélienne de la mer Morte qui est incontestée au niveau international » (1).

Les dernières conclusions apportent la preuve que la société a bien reçu une licence pour l’excavation de minéraux en 2004, par l’Administration civile israélienne qui représente le gouvernement israélien en Cisjordanie occupée, et que le site d’exploitation sur la rive occupée du nord de la mer Morte est actuellement en activité.

En utilisant la boue extraite dans une zone occupée, la société viole le droit humanitaire international (les lois relatives aux occupations de territoires), qui interdit le pillage des ressources naturelles des territoires sous occupation.

La société ne s’est pas encore remise de son revers en relations publiques suite au rapport explosif publié (2) le 5 mai dernier par B’Tselem, l’une des principales organisations israéliennes de défense des droits de l’homme, qui qualifie Ahava de profiteur de l’occupation.

Les représentants d’Ahava n’ont pas encore répondu au rapport de B’Tselem, et la réputation de la société est aujourd’hui encore plus entachée par cette preuve écrite qui étale au grand jour ses violations du droit international.

Contacts : Merav Amir, Who Profits - +972-50-8575728 - whoprofits@yahoo.com Nancy Kricorian, CODEPINK Women for Peace - 646-234-8529 - nancy@stolenbeauty.org

[1] http://www.jpost.com/International/... - Voir aussi : http://www.codepinkalert.org/articl... [2] http://www.btselem.org/English/Publ...


La société israélienne Ahava dans la colonie Mitzpe Shalem, en Cisjordanie occupée

Laboratoires Ahava de la mer Morte :

Environ 37% des parts de la société sont détenus par la colonie de Cisjordanie de Mitzpe Shalem, 37% par Hamashbir Holdings (fonds d’investissements de B. Gaon Holdings et de la famille Livnat), environ 18% par Shamrock Holdings (fonds d’investissements de la famille Roy E. Disney) et 7,5% par la colonie de Cisjordanie de Kalia.

Sources : Who Profits

http://www.info-palestine.net/artic...


« Enfances volées, vies volées »
Palestine monitor - publié le mercredi 11 mai 2011.


« Peu importe qui était le prisonnier, ou ce qu’il avait fait, ou ce qu’étaient les informations que nous avions sur lui. Ils traitaient tous les prisonniers de la même manière ».

Avner Gervarvahu – ancien soldat israélien, organisation Briser le Silence

La vidéo ci-dessous montre la première de deux parties d’un documentaire de Gerry O’Sulllivan sur les arrestations et les sévices contre les enfants palestiniens en Cisjordanie. Dans « Enfances volées, vies volées », le réalisateur O’Sullivan et la monteuse Cara Holmes explorent les effets dévastateurs de la violence et des arrestations traumatisantes par Israël, des détentions et des interrogatoires des enfants.

vidéo sur : http://www.palestinemonitor.org/spi...

(arrestations et témoignages d’enfants à Hébron)

http://www.palestinemonitor.org/spi...

d'après : http://www.protection-palestine.org/spip.php?article10563


« Israël » boucle la Cisjordanie et attaque les Palestiniens
Al manar - 08-05-2011 - 12:21

L'armée de l’occupation israélienne a imposé samedi un bouclage strict de la Cisjordanie à partir de minuit (21H00 GMT) jusqu'au mardi à minuit (21H00 GMT), pour la soi-disant fête de l'Indépendance d' « Israël ».


Cette fête correspond en effet à la proclamation de « l’Etat d’Israël », le 14 mai 1948 (selon le calendrier hébraïque), en d’autres termes, à l’usurpation de la Palestine. 

Durant cette période, les Palestiniens ne seront pas autorisés à se rendre dans les territoires occupés en 1948, et les  points de passage avec la Cisjordanie sont fermés.

Samedi, plusieurs Palestiniens ont été blessés au cours d’affrontements avec les forces de l’occupation israélienne dans plusieurs provinces et villages de la Cisjordanie pour protester contre la politique sioniste et la confiscation des terres.

Dans la ville de Jérusalem (al-Qods occupée), des affrontements ont éclaté, samedi soir entre des habitants et les forces de l'occupation dans la ville de "Issawiya" au centre de la ville sainte. 

Des témoins ont déclaré que les soldats sionistes ont utilisé des balles en caoutchouc, des bombes assourdissantes et des engins incendiaires, des gaz toxiques et des gaz lacrymogènes contre les habitants.


Les affrontements se sont concentrés par ailleurs dans une région montagneuse soumise à une campagne de confiscation de terre par les colons sionistes, près de l'entrée orientale de "Issawiya". Les soldats israéliens y ont dressé un barrage pour surveiller et fouiller les habitants palestiniens. 

Dans un contexte similaire, de nombreux citoyens ont suffoqué dans le village de "l'Irak Burin", au sud-ouest de Naplouse, après que les soldats de l’occupation ont lancé en leur direction des bombes lacrymogènes,  au cours de la marche hebdomadaire pour protester contre la politique de la colonisation sioniste et la confiscation des terres.


Dans la ville d'al-Khalil, l’armée de l’occupation a dispersé par la force une manifestation populaire qui protestait contre les confiscations des terres dans leur ville. Plusieurs manifestants ont été blessés.


Par ailleurs, les entrées principales du village de "Beit-Amr" restent toujours fermés par les Israéliens pour le deuxième mois consécutif,  empêchant le déplacement des citoyens.




d'après : http://www.almanar.com.lb/french/adetails.php?eid=14513&cid=18&fromval=1&frid=18&seccatid=22&s1=1

Gaza

Joie, fête et espérance à Gaza
Ziad Medoukh

Jeudi 5 mai 2011

Les Palestiniens de Gaza comme tous les Palestiniens en Cisjordanie et en exil, sont descendus dans les rues de Gaza pour fêter la signature de l'accord de la réconciliation entre les différents mouvements palestiniens au Caire ce matin. un accord que tout le monde ici l'espère, tournera la page de la division entre ces mouvements.

Je vous envoie quelques photos de premières manifestations spontanées de joie et de fête organisées à Gaza ce soir, avec les espérances d'une application rapide de cet accord.

Les Gazaouis sont restés tardivement  hier dans les rues pour continuer de célébrer la réconciliation entre les différents mouvements palestiniens. Les habitants ici espèrent la fin du blocus et le début de la réconstruction de Gaza, mais surtout de tourner la page de la division. C'est une page nouvelle  pour Gaza et pour la Palestine.




Les enfants palestiniens "touchés de manière disproportionnée par l'occupation israélienne"

Aafait.maroc.com - 03/05/2011 à 21:29


Des enfants sont rassemblés autour d'une voiture détruite à Gaza après des tirs d'obus, le 9 avril 2011

Les enfants palestiniens sont touchés de manière disproportionnée par l'occupation israélienne, a averti, mardi, le rapporteur spécial de l'ONU pour les Territoires palestiniens occupés, Richard Falk.

"Quelque 1.335 enfants palestiniens ont été tués depuis 2000 à cause de la présence militaire israélienne et des colons dans les Territoires palestiniens", a-t-il relevé dans un communiqué.

"L'ouverture arbitraire du feu par les forces israéliennes sur des enfants palestiniens est choquante", s'est indigné M.Falk, rappelant que le traumatisme psychologique des attaques israéliennes contre Gaza en décembre 2008 et janvier 2009 continue d'affecter les enfants de manière disproportionnée.

L'expert onusien a, en outre, critiqué la poursuite des arrestations arbitraires d'enfants par les forces israéliennes, notant que 226 enfants sont actuellement en détention en Israël.

"Les enfants continuent d'être arrêtés la nuit aux postes de contrôle ou dans la rue. Après les arrestations, les enfants et leurs familles sont rarement informés des charges qui pèsent contre eux", a déploré M.Falk.

Ces chiffres illustrent, sans ambiguïté aucune, la situation tragique des enfants palestiniens, qui sont les premières victimes de la politique israélienne.

En effet, explique l'expert onusien, "les politiques de confiscation des terres, d'expansion des colonies, de démolition de logements et de déplacements forcés des familles, la révocation des permis de résidence et les restrictions sur la liberté de mouvement continuent d'avoir un impact grandissant sur les enfants".

A Gaza, par exemple, l'embargo israélien a considérablement réduit l'accès des enfants à l'alimentation, à la santé et à l'éducation, alors qu'en Cisjordanie, il manquerait plus de 40.000 classes pour scolariser les enfants palestiniens.

"La planification territoriale et les restrictions en Cisjordanie empêchent l'obtention de permis de construire forçant les communautés à construire des écoles illégalement et pouvant être démolies", a-t-il dit.

Au regard de cette situation tragique, l'expert a appelé la communauté internationale à "ne ménager aucun effort" pour contraindre Israël de se conformer "à ses obligations au regard du droit international humanitaire et des droits de l'homme".

Il a aussi appelé cette même communauté "à mettre un terme à l'occupation illégale et prolongée" des territoires palestiniens.



Orta et le cauchemar de la colonie d’Itmar
Le Centre Palestinien d’Information - © 2011
publié le jeudi 14 avril 2011.

Jeudi 14 avril 2011 - Naplouse – Les habitants du village d’Orta profitaient d’une vie tranquille, paisible, calme. Cependant, des gens sont venus de loin pour occuper leurs terrains, par la force s’il le fallait. Il ne leur a pas suffi de prendre leur terrains, mais en plus de cela, ils tuent, déracinent leurs arbres, brûlent leurs plantes, confisquent encore plus de terres. C’est ainsi que ces occupants ont installé leur colonie d’Itmar. Une naissance bâtarde sur les terrains des autres.

Le village d’Orta (Photo : CPI)

Il se trouve sur plusieurs colonies, huit kilomètres au sud-est de la ville de Naplouse. Ses habitants sont au nombre de cinq mille. Il possède quatre écoles, trois centres médicaux, trois maternelles. Le village possède plusieurs lieux saints et historiques tels qu’Al-Aziz, Al-Mofaddal, Al-Azizat, Al-Savoune Chaikhan. Sous prétexte de prières, les occupants envahissent assez souvent le village.

Deux camps militaires de l’armée israélienne entourent le village d’Orta, sur ses terrains. Ils se sont installés dès l’occupation de la Cisjordanie en 1967. Sur l’entrée principale se trouve le camp Al-Howara. Les deux camps constituent un vrai danger pour le village.

La colonie d’Itmar

C’est en 1984 que la première pierre de la colonie d’Itmar a été mise par les étudiants de l’institut sioniste Maïr de la ville d’Al-Quds. Au début, elle a pris le nom de Tel Haïm, pour dire que la vie juive reprenait dans la zone, considérée comme un symbole religieux. La colonie s’est doucement étendue pour finalement s’élargir énormément. C’est alors qu’elle a changé du nom pour prendre celui d’Itmar.

Les habitants de cette colonie pratiquent l’agriculture. Par contre, les colons attaquent systématiquement les fermes des Palestiniens du village d’Orta.

La colonie d’Itma est liée au camp de l’armée israélienne avec une route spéciale qui la relie aussi, par le nord, à la colonie d’Alan Moria. La zone est devenue un bloc de colonies qui resteront, en cas d’une signature d’un accord de paix sous le contrôle de l’occupation israélienne.

Souffrances continues

La colonie d’Itmar est devenue un vrai cauchemar pour les habitants du village d’Orta et pour tous les villages des alentours. De plus, elle coupe les liens politiques et géographiques entre Naplouse et Al-Agwar. Les villages palestiniens souffrent de ces dizaines de colons extrémistes. Ils viennent à des heures tardives, protégés par l’armée israélienne, investissent le village d’Orta, dévastant tout sur leur passage, interdisant tout mouvement.

Des prétextes légers

Le village d’Orta a toujours été visé par l’armée et les colons sionistes ; samedi 12 mars 2011, une personne inconnue est entrée dans la colonie d’Itmar et a tué cinq colons avec un couteau.

Non seulement les factions palestiniennes n’ont pas revendiqué l’opération, mais elles ont de plus posé des interrogations sur la nature de cet incident et sur ses détails qui restent toujours confus. Pourtant, les occupants israéliennes ont tout de suite déclaré que c’était un habitant du village d’Orta qui l’avait perpétré, en n’avançant aucune preuve.

Puis la presse a souligné que l’acte est un acte criminel pratiqué par un ouvrier asiatique, à cause d’un conflit financier avec un colon. Il l’a tué, lui et sa famille, pour se venger.

Cinq cents personnes arrêtées !

L’armée israélienne a pris cette opération comme prétexte pour attaquer le village d’Orta, à sept reprises au moins. Elle arrêté plus de cinq cents villageois, dont des femmes et des enfants, prétextant vouloir effectuer des investigations. La population a eu le droit à toutes sortes d’agression, de dévastation, d’humiliation, aussi bien de la part de l’armée israélienne que des colons.

La série d’agressions sionistes contre le village n’a pas l’air de vouloir s’arrêter, la seule raison étant que les Palestiniens refusent de laisser tomber leurs terres et leurs principes.

Et le cas du village d’Orta n’est pas le seul. Des dizaines de villages cisjordaniens souffrent de l’occupation israélienne, de son armée, de ses colons. Tout est bon pour pousser les Palestiniens vers l’exil. Mais ils se rendent compte que tous ces agissements ne font que renforcer l’attachement du peuple palestinien à sa terre et à ses droits.

http://www.palestine-solidarite.org...

Orta (Awarta)

d'après : http://www.protection-palestine.org/spip.php?article10450


L'Autorité palestinienne est prête à gouverner un État, selon l'ONU
France 24 - 12/04/11


Dans un rapport publié mardi à Jérusalem, le coordinateur spécial de l'ONU pour le processus de paix estime que l'Autorité palestinienne de Mahmoud Abbas est tout à fait apte à gouverner un potentiel État de Palestine.

AFP - L'Autorité palestinienne du président Mahmoud Abbas est largement prête à gouverner un potentiel Etat de Palestine, affirme mardi un rapport de l'ONU publié à Jérusalem.

"Dans les six zones où les Nations unies sont le plus engagées, les institutions gouvernementales sont désormais suffisantes pour le bon fonctionnement du gouvernement d'un Etat", souligne ce rapport du coordinateur spécial de l'ONU pour le processus de paix au Proche-Orient.

Ce rapport sera présenté mercredi lors d'une réunion à Bruxelles du Comité de liaison ad hoc, qui réunit les pays donateurs engagés dans les Territoires palestiniens.

Les Palestiniens entendent demander à l'Assemblée générale de l'ONU en septembre prochain de reconnaître leur Etat dans les frontières antérieures à la Guerre des Six Jours de juin 1967.

d'après : http://www.france24.com/fr/20110412-territoires-palestiniens-rapport-onu-coordinateur-special-autorite-abbas-prete-gouvernement-etat


Ramallah, 11 avril
par Alain Gresh
publié le mardi 12 avril 2011.

Sur la place centrale Manara, au cœur de Ramallah, sous l’œil vigilant des lions de pierre qui ornent le monument central et de quelques policiers, s’élève une tente dépenaillée, surmontée d’affiches et de slogans : « Le peuple veut la fin de la division » ; « Nous voulons une nouvelle représentation nationale élue par les Palestiniens à travers le monde ». Des photos montrant des soldats israéliens en pleine action contre de simples citoyens palestiniens : « Armée de défense ? » s’interroge le texte. Quelques dizaines de jeunes sont rassemblés pour soutenir les grévistes de la faim : ils ne sont que deux, deux autres ont été arrêtés depuis quinze jours par l’Autorité palestinienne. Des tentes du même type ont été plantées dans les grandes villes palestiniennes et certaines s’installent dans les villages. Qui est à l’origine de ces activités ? Quelques mouvements de jeunes récemment créés qui refusent toute récupération par les partis politiques, notamment par le Fatah ou le Hamas. Ils sont soumis, ici et là-bas, à nombre de pressions. A Gaza, ils ne peuvent tout simplement pas manifester ; ici, après quelques attaques physiques, la destruction de la tente à trois reprises, les autorités laissent les choses aller, mais font pression sur les manifestants d’une autre manière : en Cisjordanie, la plupart des emplois dépendent du pouvoir.

Un rassemblement se forme autour d’un homme que certains saluent, d’autres interpellent. Abdelaziz Douweik est l’ancien président du Parlement palestinien, un membre influent du Hamas. Il doit faire face à un jeune d’une vingtaine d’années qui lui demande : « Nous avons donné à l’Autorité une liste de 27 prisonniers du Hamas pour qu’elle les libère ; et vous, êtes-vous prêts à libérer les prisonniers du Fatah que vous détenez à Gaza ? » Douweik répond qu’il faut que les libérations soient simultanées. Il convainc d’autant moins que son mouvement interdit aux jeunes de manifester à Gaza. « De toute façon, souligne l’un des manifestants, les responsables politiques viennent tous ici pour la photo et puis s’en vont. »

Un groupe de cinq-six personnes rejoint le rassemblement en chantant, portant sur leurs épaules un jeune homme : Omar vient d’être libéré par les autorités israéliennes, après trois jours. Il avait participé à une manifestation, dans un village, contre l’occupation.

Les jeunes se plaignent que les médias ne rendent pas compte de leur mouvement. Il est vrai que la plupart sont contrôlés par l’Autorité. Même la télévision Al-Jazira semble plus que prudente. La publication par la chaîne, fin janvier, des Palestinian Papers, des documents censés démontrer la trahison de l’Autorité, avaient suscité des manifestations et même une attaque contre les locaux de la chaîne qatarie. Depuis, elle fait profil bas.

Il est bien difficile de tirer une leçon de ces quelques scènes. Comme ailleurs dans le monde arabe, les jeunes veulent le changement et nombre de traits des régimes arabes se retrouvent aussi bien à Ramallah qu’à Gaza. Mais l’occupation complique la tâche de ceux qui veulent changer.

Interrogé sur les perspectives, un des jeunes demande du temps : « Les responsables de toutes les factions palestiniennes sont au pouvoir depuis plus de quarante ans. Ils ont échoué, l’occupation perdure. Nous avons besoin d’un peu de temps pour mettre en place une nouvelle stratégie et une nouvelle direction. »


Une stimulante réflexion à lire de Jean-François Legrain, sur LeMonde.fr (11 avril),« Facebook et la fin de la division palestinienne. Il est convaincu que nous assisterons bientôt à la troisième intifada. Voici sa conclusion :

« La reconstruction du politique palestinien ne pourra dès lors se faire qu’au prix d’une mise à l’écart de l’ensemble du personnel actuellement aux affaires dans une rupture avec la “dépalestinisation” de ces dernières années liée à la réintroduction des tuteurs arabes ou autres dont la “médiation” s’était imposée devant les risques de guerre civile. Cependant, après avoir fait de l’OLP le pilote de la mise en place de l’ordre israélo-américain en Palestine, la communauté internationale conduit Hamas sur un chemin proche et ses ennemis salafistes, pour ne citer qu’eux, ne s’y trompent pas. Préserver le lien social grâce à l’islam face aux ingérences de l’occupation constitue certes une solution d’attente mais au prix pour l’organisation porteuse d’une normalisation avec l’occupant. En gérant le pouvoir à Gaza dans le cadre d’une trêve prolongée mais en l’absence de souveraineté, Hamas est devenu un élément du système en place qui, in fine, ne profite qu’à la partie israélienne. »

« Un troisième soulèvement risque donc bien de concerner tant l’occupation israélienne que la représentation politique palestinienne, de façon beaucoup plus radicale que dans le cadre des deux intifada précédentes, représentation tant nationaliste du Fatah qu’islamiste du Hamas. Outre l’étincelle, l’inconnue reste ce que sera le degré d’implication des Palestiniens d’Israël et de la diaspora. »




Une centaine de Palestiniennes arrêtées par Tsahal
France 24 - 07/04/2011

Une centaine de Palestiniennes ont été arrêtées par Israël ce jeudi près de Naplouse, en Cisjordanie. Tsahal recherche les responsables de l'assassinat d'une famille de colons israéliens le 11 mars dernier.

AFP - L'armée israélienne a appréhendé jeudi plus d'une centaine de femmes dans une localité palestinienne près de Naplouse, en Cisjordanie, dans le cadre de l'enquête sur le meurtre d'une famille de colons juifs, ont indiqué des responsables locaux.

Les femmes, dont certaines âgées, ont été regroupées dans un camp de l'armée proche d'Awarta où leurs empreintes digitales ont été relevées, et la plupart d'entre elles ont ensuite été relâchées, selon un journaliste de l'AFP.

Des centaines de soldats israéliens ont pénétré à Awarta dans la nuit et y ont imposé le couvre-feu avant d'arrêter ces femmes, a précisé à l'AFP le chef du conseil municipal de la localité Tayis Awwad.

Les militaires ont procédé dans la nuit à des perquisitions sur place, a-t-il ajouté en citant des responsables des services palestiniens de sécurité.

L'armée israélienne avait appréhendé mardi une quarantaine de Palestiniens à Awarta pour les interroger.

Les troupes israéliennes pénètrent régulièrement et massivement à Awarta depuis la tuerie du 11 mars dans laquelle une famille de l'implantation israélienne limitrophe d'Itamar, les parents et leurs trois enfants, dont un bébé, ont été égorgés dans leur sommeil.

L'armée israélienne a notamment imposé la semaine dernière un couvre-feu de cinq jours à Awarta à la suite de ces assassinats, attribués à des Palestiniens, dont les auteurs n'ont pour l'instant pas été identifiés.

d'après : http://www.france24.com/fr/20110407-israel-cisjordanie-awarta-tsahal-arrestations-colonie-juive-tamar-tayis-awwad-tuerie-armee?ns_campaign=nl_quot_fr&ns_mchannel=email_marketing&ns_source=NLQ_20110407&f24_member_id=1004244825584&ns_linkname=node_4412632&ns_fee=0



Le Conseil des droits de l’Homme vote en faveur de la justice pour les victimes du conflit de Gaza : l’Union européenne s’abstient

PCHR/FIDH samedi 26 mars 2011 - 08h:45

En refusant d’adopter la résolution du Conseil des droits de l’Homme des Nations-Unies, l’Union européenne ne s’est pas montrée à la hauteur de son engagement public de longue date pour lutter contre l’impunité et faire respecter les droits de l’homme.


Aujourd’hui, 25 mars 2011, le Conseil des droits de l’Homme des Nations-Unies a adopté une résolution visant à faire avancer la cause de la justice pour les victimes de l’offensive israélienne du 27 décembre 2008 au 18 janvier 2009 sur la bande de Gaza. En particulier, la résolution recommande que l’Assemblée générale soumette le rapport de la Mission d’enquête de l’ONU sur le conflit de Gaza (le Rapport Goldstone) au Conseil de sécurité pour examiner la situation du territoire palestinien occupé à la Cour pénale internationale.

L’expérience de longue date du Centre palestinien pour les Droits de l’homme (PCHR) qui travaille sur le système israélien, et sa position en tant que représentant des plus de 1000 victimes de l’opération « Plomb durci » ont abouti à la conclusion sans équivoque que la justice est impossible dans ce système. Plutôt que de respecter la primauté du droit, le système judiciaire et d’investigation israélien est astucieusement manipulé pour donner une illusion de rigueur judiciaire et d’investigations, tandis que systématiquement se perpétue l’impunité généralisée.

Les enquêtes palestiniennes se sont également révélées inefficaces et insuffisantes par rapport aux exigences du droit international.

Compte tenu de la réticence et de l’incapacité réelles des mécanismes nationaux, il est évident que recours doit être fait aux mécanismes de la justice pénale internationale.

Aujourd’hui, la résolution du Conseil des droits de l’Homme est un pas concret dans la bonne direction. Le PCHR et la FIDH en appellent maintenant à l’Assemblée générale et au Conseil de sécurité afin de s’assurer que la règle de droit soit respectée. Le Conseil de sécurité, agissant en vertu du Chapitre VII de la Charte des Nations-Unies, doit déférer la situation en Israël et dans les territoires palestiniens occupés devant la Cour pénale internationale.

L’UE et d’autres États ne parviennent pas à faire respecter de manière décisive la primauté du droit Le PCHR et la FIDH condamnent le refus des États - tels que les États-Unis, le Royaume-Uni et la Slovénie - de soutenir la justice pour les victimes de l’opération « Plomb durci ». À la lumière des éléments disponibles prouvant l’absence d’enquêtes nationales et de l’obligation juridique claire en faveur de la responsabilisation, leur vote était un vote pour l’impunité.

En outre, en refusant d’adopter aujourd’hui la résolution, l’Union européenne ne s’est pas montrée à la hauteur de son engagement public de longue date pour lutter contre l’impunité et faire respecter les droits de l’homme. Le vote d’aujourd’hui est en nette opposition avec la récente décision de déférer la situation en Libye devant la Cour pénale internationale et prouve son mépris pour l’universalité des droits de l’homme et l’égalité dans l’application de la règle de droit. Cette décision sape la crédibilité de l’engagement apparent de l’Union européenne pour la justice, qui a été publiquement réaffirmée le 21 mars 2011 par la décision de la Cour pénale internationale.

25 mars 2011 - PCHR - traduction : GD

d'après : http://www.info-palestine.net/article.php3?id_article=10378


Palestine occupée : l’agression des colons à Ein El Hilwe continue
Jordan Valley Solidarity - samedi 26 mars 2011 - 09h:28

Encore une fois les colons de la colonie israélienne illégale de Maskyyot tentent de pousser la communauté palestinienne d’Ein El Hilwe hors de ses terres.

Travaillant main dans la main avec l’armée israélienne, les colons ont construit une tente à seulement 10 mètres de la maison familiale de Nabeel et Ghada Daraghme. Environ 100 colons sont arrivés dans le milieu de la nuit du 22 au 23 Mars, avec une tente, un gros générateur et un grand lampadaire, terrifiant Ghada et ses trois plus jeunes enfants.

Environ quarante colons se sont ensuite installés et ont empêché la famille de dormir toute la nuit. Ceci juste un jour après que l’armée israélienne ait dit à la famille et de démonter leur tente et de quitter la zone.

Il y a près d’un an les colons de Makiyyot ont utilisé la même technique et ont monté une tente à côté d’une famille de Bédouins à seulement 700 m dans la vallée. La famille avait alors été forcée par l’armée de quitter les lieux. En Novembre 2010, les colons ont clôturé la terre qu’ils tentent aujourd’hui de voler, mais ils ont été stoppés car le terrain est une propriété de l’église luthérienne.

Il est clair que les colons n’ont pas le droit de prendre cette terre, car elle appartient à l’église luthérienne, et bien que l’armée et les colons aient eu l’audace de demander aux Bédouins de détruire leur propre maison, ils n’a pas été émis d’ordre de démolition. Donc, la menace de l’armée de démolir la maison est non seulement illégale en vertu du droit international, mais aussi illégale selon leurs propres lois.

Assis dans la maison familiale, vous pouvez voir ce que pourrait être une vie idyllique, avec une abondance de fleurs sauvages sur la colline, et un merveilleux climat à cette période de l’année. Mais, sur la colline, de l’autre côté de la vallée, la colonie Maskiyyot est en pleine expansion.

Une rangée de grandes maisons grises est en cours de construction sur le front de la colline, et on peut voir et entendre un bulldozer tous les jours tailler de grandes terrasses sur le flanc de la colline - le signe d’une expansion future supplémentaire.

Tente installée par les colons, nuit du 22 au 23 Mars 2011

Cela fait maintenant deux jours que nous nous trouvons au milieu de cette situation complètement folle. Les colons vont et viennent à leur tente, armes en bandoulière, et ont passé une deuxième nuit à s’assurer que Nabeel, Ghada et leurs enfants ne puissent pas dormir. Ils ont apporter avec eux un générateur bruyant sur le flan d’une colline habituellement silencieux, installé de puissants projecteurs et amené un chien pour qu’il provoque les deux chiens de Nabeel ainsi que son âne et son cheval. Ils ont également apporté des ânes afin d’aller et venir aux abords de la tente.

Ils ont jeté des pierres vers l’enclos des vaches et uriné près de la tente et de la citerne d’eau de la famille et généré autant de bruit qu’ils pouvaient.

L’armée est venue hier encore (23/3/11) dans l’après-midi, et a dit à Nabeel que s’il ne démolissait pas sa propre maison elle serait détruit le jour suivant (24/3/11) par les soldats. Nabeel est en contact avec l’Eglise luthérienne ainsi qu’avec un avocat pour contester les actions des colons devant les tribunaux. Cependant, il n’y a aucune tentative pour freiner le comportement des colons en attendant quelque action légale.

La famille est maintenant épuisée, mais ayant une présence internationale qui leur permettra de dormir la nuit. Si vous êtes en mesure de venir soutenir la famille, merci de contacter Jordan Valley Solidarity.

La famille n’a ni eau courante ni électricité, tout comme les autres communautés bédouines de la vallée, et, en dehors de leurs animaux, ils ont très peu de biens, menant une vie très simple. Les familles les plus proches sont à environ deux cents mètres, à côté de la route, et de l’autre côté de la route est la petite communauté de Ein El Hilwe.

Il ressort clairement de cet incident à quel point l’armée et les colons travaillent ensemble et coordonnent les évènements. Dans cet incident, c’est l’armée qui est venue en premier, et ordonné à la famille de démolir sa maison. Le jour suivant les colons sont arrivés et ont monté leur tente. La proximité de la colonie Maskyyot signifie qu’il est facile pour les colons de faire venir plus de gens et de fournitures pour leur tente à tout moment.

Lorsque les menaces de l’armée ont commencé et que les colons ont monté leur tente, la famille a demandé le soutien de Jordan Valley Solidarity, et ont demandé à ce que des gens viennent se joindre à eux, pour les soutenir dans leur lutte à rester sur leur terre. Cependant, ce n’est pas seulement une famille qui est en danger. Le reste de la communauté est vraiment inquiète que si les colons réussir à faire partir Nabeel et Ghada, ils s’en prendront ensuite à la famille suivante vers le bas de la colline, puis la suivante, etc.

La famille de Nabeel est composée de sa femme et de leurs quatre enfants, âgés de 14, 5, 4 et 2 ans. La famille a un cheval, un âne et un troupeau d’environ 20 vaches, avec environ 10 veaux. Le troupeau est gardé la nuit dans un petit enclos que la famille a construit, et dans la journée, ils paissent à flanc de colline et dans la vallée, gardé par l’aîné des garçons, Firas. La famille passe l’hiver ici depuis environ 15 ans - quand ils ne vivent pas sur ce terrain l’hiver, ils sont installés près de Tubas.

d'après : http://www.info-palestine.net/article.php3?id_article=10380


Crimes de guerre, blocus israélien de Gaza : halte à l’impunité
Rencontre entre Stéphane Hessel et Michel Warschawski (Université de Genève le 13 mars 2011)
publié le vendredi 18 mars 2011.

Stéphane Hessel, ancien résistant, Ambassadeur de France, président honoraire du Tribunal Russel sur la Palestine

et Michel Warschawski, anticolonialiste et pacifiste israelien, fondateur de l’Alternative Information Centre.

Organisée par les Collectifs Urgence Palestine CUP GE et Vaud www.urgencepalestine.ch


et Comité national suisse d’appui au Tribunal Russel sur la Palestine

www.russelltribunalonpalestine.com


http://www.darksite.ch/alachaine/spip/spip.php?article177



Meurtre d’une famille de colons : la police israélienne réoriente son enquête
Ma’an News (via Info Palestine) publié le mercredi 16 mars 2011.

Les forces israéliennes d’occupation ont convoqué lundi après-midi tous les travailleurs thaïlandais employés dans la colonie d’Itamar, le site de l’assassinat de cinq membres de la famille Fogel, et et les a retenus pour interrogatoire.

Des sources proches de certains des travailleurs ont déclaré que tous les travailleurs avaient été rassemblés et emmenés pour interrogatoire concernant la mort à coups de couteau d’une famille de colons dans la nuit de vendredi.

Tandis que les travailleurs palestiniens ont été exclus dans les colonies du nord de la Cisjordanie, des travailleurs étrangers, principalement en provenance de Thaïlande et des Philippines, ont été engagés.

On ne sait pas si les enquêteurs israéliens ont décidé d’élargir leur enquête pour inclure la possibilité qu’un travailleur étranger ait été impliqué dans l’attaque, qui a été automatiquement attribuée à des Palestiniens dans les médias israéliens.

Les responsables israéliens ont refusé de commenter l’affaire. Le porte-parole de la police Mickey Rosenfeld a déclaré à Ma’an que le silence était la règle concernant l’information liée à l’enquête.

Un agent de sécurité israélien, s’exprimant sous couvert d’anonymat, a dit qu’il n’y avait aucun changement dans les accusations d’Israël selon lesquelles les Palestiniens étaient responsables [du fait que les Israéliens cherchent à tirer le maximum de bénéfice politique de ce meurtre, leur intérêt est de continuer à accuser les Palestiniens - N.d.T].

Les déclarations officielles aux médias soutiennent également que les forces sont la recherche de militants palestiniens dans le cadre de l’assassinat.

Pendant ce temps, les forces israéliennes ont kidnappé plus de 300 Palestiniens dans le village d’Awarta dans le district de Naplouse, après avoir imposé un couvre-feu de trois jours aux habitants. Deux agents de renseignement travaillant pour l’Autorité de Ramallah sont parmi les détenus.

Le mouvement Hamas, le Jihad islamique et le Fatah ont nié toute implication dans les meurtres. Ce lundi les Brigades Al-Aqsa [Fatah] ont déclaré dans un communiqué qu’elles « s’opposaient aux attaques sur des civils et au meurtre d’enfants des enfants quel que soit le prétexte. »

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a accusé l’Autorité palestinienne d’incitation, en disant que les commentaires contre les colonies illégales israéliennes sont à l’origine de l’attaque violente.

Le gouvernement de Gaza a accusé Israël de s’être précipitée sur l’hypothèse d’un meurtre perpétré par des Palestiniens, disant que les médias israéliens et le porte-parole du gouvernement ont fait des déclarations prématurées en qualifiant l’incident une « d’attaque terroriste ».

14 mars 2011 - Ma’an news Agency - Vous pouvez consulter cet article à : http://www.maannews.net/eng/ViewDet...

Traduction : Info-Palestine

http://www.info-palestine.net/article.php3?id_article=10316


Ma’an News (via Info Palestine)

d'après : http://www.protection-palestine.org/spip.php?article10296