Abbas prêt à retarder le nouveau gouvernement pour un cabinet avec le HamasAFP (via Le courrier International) publié le mercredi 16 mars 2011. Le président palestinien Mahmoud Abbas s’est dit mercredi "prêt à retarder la formation d’un gouvernement" pour permettre un accord d’union nationale avec ses rivaux du Hamas.
"Je suis prêt à aller demain à Gaza pour mettre fin à la division et former un gouvernement de personnalités nationales indépendantes (...) pour préparer des élections présidentielle, législatives et au Conseil national dans les six mois ou dès que possible", a déclaré M. Abbas dans un discours télévisé lors d’une réunion du Conseil central de l’Organisation de libération de la Palestine (OLP). "Je suis prêt à retarder maintenant la formation du gouvernement si nous parvenons à un accord demain ou le jour d’après", a-t-il ajouté, alors que le Premier ministre Salam Fayyad doit annoncer dans les jours qui viennent la composition de son nouveau cabinet. "Je demande au frère Ismaïl Haniyeh (le chef du gouvernement du Hamas à Gaza, NDLR) de prendre les dispositions nécessaires pour organiser cette visite en coordination et en concertation avec les autres mouvements et la population de la bande de Gaza pour m’accueillir à Beit Hanoun (point de passage contrôlé par le Hamas, NDLR) dans les deux trois ou quatre prochains jours afin de tourner cette page noire et honteuse de la division", a-t-il indiqué. "Je l’ai répété à maintes reprises et je le dis encore : je ne me représenterai pas", a précisé M. Abbas, dont le mandat, qui a expiré en janvier 2009, a été prolongé par les instances dirigeantes palestiniennes pour éviter une vacance du pouvoir. "J’appelle le Hamas à ne pas gâcher cette chance historique de mettre fin à la division et de nous unir face aux menaces qui peuvent gravement nuire à notre cause", a insisté le dirigeant palestinien. "J’appelle notre peuple palestinien, les forces politiques et la jeunesse à faire pression sur le Hamas pour qu’il réponde à cette initiative susceptible de répondre aux aspirations et aux espoirs de tous les Palestiniens", a-t-il dit. Le Hamas s’est "félicité" peu après de la réponse positive de M. Abbas à l’invitation que lui avait lancée la veille M. Haniyeh, pour "une rencontre immédiate à Gaza ou ailleurs" afin d’entamer "un dialogue national global", en réponse aux manifestations de dizaines de milliers de Palestiniens pour l’unité nationale. "Le Hamas se félicite de l’acceptation par M. Abbas de l’initiative d’Ismaïl Haniyeh. Nous allons suivre les préparatifs de cette visite", a déclaré à l’AFP un porte-parole du mouvement islamiste au pouvoir à Gaza, Sami Abou Zouhri. http://www.courrierinternational.com/depeche/newsmlmmd.dfa3cf5c14bcba2bff1045365a54ce17.971.xml AFP (via Le courrier International) d'après : http://www.protection-palestine.org/spip.php?article10295 Abdallah Abu Rahmah, organisateur de manifestations à Bil’in, est sorti de prison avec un jour de retard sur la date prévue de sa libération. popularstruggle.org publié le mardi 15 mars 2011. Abu Rahmah a été relâché ce soir, après avoir purgé une peine de 16 mois infligée par la Cour d’Appel Militaire israélienne, pour avoir organisé des manifestations. Abu Rahmah a été accueilli à la sortie de la prison par sa famille, ses amis, ceux qui le soutiennent. Il a promis qu’il continuerait à se battre. Avec beaucoup de retard, Abu Rahmah, qui était supposé être libéré dès hier, a pu finalement quitté la Prison Militaire d’Ofer ce soir. Il a été accueilli par des centaines de personnes qui l’attendaient à la sortie de la prison. Abu Rahmah, qui durant son procès a été déclaré par l’UE défenseur des droits humains et par Amnesty international prisonnier d’opinion, a juré de continuer de lutter contre l’occupation, en dépit de l’ emprisonnement injuste qu’il a subi, auquel s’ajoute une peine de six mois de prison avec sursis. Il a déclaré :’J’ai été libéré, mais ce n’est pas pour rentrer chez moi et rester à ne rien faire. De fait, en m’emprisonnant ils m’ont réduit au silence assez longtemps ! Notre cause est juste, il s’agit de faire tout ce que nous pouvons pour faire triompher la liberté et l’égalité, et je compte bien continuer à me battre dans ce but, comme je l’ai fait auparavant. Contexte Abu Rahmah, coordinateur du Comité Populaire de Bil’in Contre le Mur et les Colonies, a été arrêté hier par des soldats qui ont fait irruption dans sa maison au milieu de la nuit, et a été traduit en justice par un tribunal militaire israélien au motif, fallacieux, qu’il aurait lancé des pierres et qu’il possédait des armes. Ces deux dernières charges n’ont finalement pas été retenues par l’accusation, mais Abu Rahmah a été jugé coupable d’incitation au désordre et d’organisation de manifestations illégales.Cas exemplaire de la perversité du système de justice militaire israélien en Cisjordanie, appareil à réduire au silence tout désaccord politique pourtant légitime, la condamnation d’Abu Rahmah a fait l’objet d’une vive critique.de la part de la communauté internationale. Après que les diplomates de l’UE eurent assisté à toutes les audiences dans l’affaire Abu Rahmah, Catherine Ashton, ministre des affaires étrangères de l’UE, a fait état de sa profonde préoccupation « que le possible emprisonnement de Mr Abu Rahmah ait pour but de l’empêcher lui, et d’autres Palestiniens, d’exercer leur droit légitime de protester ». A la déclaration de Mme Ashton a suivi celle du Parlement Espagnol. L’Archevêque Desmond Tutu, militant de renom d’Afrique du Sud pour les droits humains, s’est adressé à Israël dans le but de lui faire annuler la condamnation d’Abu Rahmah, au nom des Sages, un conseil de personnalités internationales connus pour leur qualité d’ anciens hommes d’état, de militants pour la paix, de défenseurs des droits humains, rassemblés par Nelson Mandela. Des membres des Sages, parmi eux, Desmond Tutu, ont rencontré Abu Rahmah lors de leur venue à Bil’in, avant son arrestation. L’organisation pour les droits humains Amnesty Internationale a assimilé la condamnation d’Abou Rahmah à une atteinte au droit à la liberté d’expression, et l‘a déclaré prisonnier d’opinion. Human Rights Watch a également dénoncé cette condamnation, réduisant toute cette mise en scène à « un procès injuste ». Les organisations pour les droits humains israéliennes ont aussi critiqué l’accusation - parmi elles, B’Tselem- qui soulève la question de la légitimité de témoignages de mineurs utilisés pour condamner Abu Rahmah,et aussi l’Association pour les Droits Civiques en Israël (ACRI), qui souligne l’impossibilité pour les Palestiniens d’organiser des manifestations en Cisjordanie. Contexte judiciaire Abu Rahmah, coordinateur du Comité Populaire de Bil’in contre le Mur et les Colonies, a été acquitté de deux des charges portées contre lui- lancer de pierres, et possession d’armes, une accusation ridicule nourrie par le ressentiment. D’après l’acte d’accusation, Abu Rahmah aurait ramassé des grenades lacrymogènes et des douilles de balles tirées contre les manifestants, dans le but les exhiber pour montrer la violence utilisée contre les manifestants. Cette accusation absurde montre clairement la volonté du parquet militaire d’utiliser les procédures juridiques comme outil pour faire taire et diffamer des contestataires désarmés. La Cour cependant a bien jugé Abu Rahmah coupable selon deux des articles les plus draconiens du code militaire en ce qui concerne la censure de la liberté d’expression : l’incitation, l’organisation de manifestations illégales et le fait d’y participer. Elle a procédé ainsi, s’appuyant sur les seuls témoignages de mineurs arrêtés en pleine nuit sans qu’ils puissent user de leur droit à être assister par un avocat, et malgré l’évidence d’incohérences notables lors de leur interrogatoire La Cour n’a pas non plus été dissuadée par le fait que l’accusation a été dans l’incapacité de fournir des preuves concrètes impliquant Abu Rahmah de quelque façon, alors que toutes les manifestations à Bil’in sont systématiquement filmées par l’armée. d'après : http://www.protection-palestine.org/spip.php?article10288 Meurtre d’Itamar : un travailleur thaïlandais soupçonné Al Qassam Webiste mardi 15 mars 2011 - 19h:06 Un travailleur asiatique est soupçonné de l’assassinat de la famille Fogel, une famille de colons de la colonie d’Itamar près de la ville de Naplouse en Cisjordanie, selon des sources de la presse palestinienne. Quds Net news a rapporté le fait qu’un travailleur [de la colonie] avait été rendu furieux par un colon israélien qui ne lui avait pas versé son salaire, et qu’il aurait assassiné la famille de ce même colon à Itamar, selon des sources en provenance de la presse palestinienne. L’agence de nouvelles Quds Net ce lundi, a cité une famille palestinienne du village d’Awarta près de la colonie disant que Fogel avait refusé de payer 10 000 shekels de salaire qu’il devait à un travailleur asiatique qu’il avait embauché. Le travailleur avait alors menacé de tuer le colon et sa famille. Cet employé est soupçonnée d’avoir commis le crime après minuit, le vendredi, avec un couteau, puis d’avoir pris la fuite en direction des villages palestiniens, a ajouté le communiqué. Il est dit aussi a que l’armée israélienne est au courant du fait, mais refuse d’en faire état pour des raisons politiques ainsi que des raisons de sécurité. Pendant ce temps, l’ex-président palestinien Mahmoud Abbas a condamné le crime avec des mots très forts, le décrivant comme « ignoble ». S’exprimant lors d’une interview avec la radio israélienne lundi, M. Abbas s’est engagé à apporter toute l’aide nécessaire pour dévoiler les responsabilités du crime, en ajoutant qu’il avait transmis cette prise de position au Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu lors d’une conversation téléphonique ce samedi peu après que le crime ait été signalé. Il a également invité Israël et les Etats-Unis à discuter avec l’autorité à Ramallah les documents étudiés dans les écoles palestiniennes en Cisjordanie afin de s’assurer qu’ils ne contiennent pas de « provocation ». Abbas a cependant omis de mentionner le comportement violent et hors de tout contrôle des colons israéliens, et les punitions collectives imposées par l’armée israélienne contre les Palestiniens dans les villages autour de Naplouse après le crime, en dépit du fait qu’aucune preuve concrète n’ait été trouvée incriminant des Palestiniens. 15 mars 2011 - Al Qassam Website - Vous pouvez consulter cet article à : d'après : http://www.info-palestine.net/article.php3?id_article=10319 Les Palestiniens contre les "divisions", leurs dirigeants tentent de suivre El Watan le 15.03.11 | 13h52
Des dizaines de milliers de Palestiniens ont manifesté mardi
pour la "fin des divisions" entre l'Autorité palestinienne et le Hamas,
forçant les chefs des deux camps à exprimer leur soutien à la
mobilisation.
Les rassemblements, organisés via Facebook et Twitter, qui ont réuni des dizaines de milliers de personnes à Gaza, contrôlé par le Hamas et des milliers en Cisjordanie administrée par l'Autorité palestinienne, se sont dispersés en fin d'après-midi. Des policiers du Hamas armés de matraques sont intervenus dans la soirée pour disperser le dernier groupe de jeunes militants unitaires qui avaient manifesté à part dans la ville de Gaza pour, selon un des organisateurs, dénoncer la "récupération" de la mobilisation. Un photographe de l'AFP a été agressé au cours des incidents par un policier en civil. Dans le centre de Ramallah (Cisjordanie), quatre animateurs du rassemblement ont été interpellés et quatre autres blessés, dont deux femmes, mardi soir par les forces de sécurité de l'Autorité palestinienne, selon leur entourage. Le président palestinien Mahmoud Abbas a approuvé "la revendication des manifestants en Cisjordanie et dans la bande de Gaza qui appellent à la fin de la division, en tenant des élections présidentielle, législatives et au Conseil national dès que possible". Peu après, le chef du gouvernement Hamas à Gaza, Ismaïl Haniyeh, a appelé M. Abbas et le Fatah à une "réunion immédiate (...) pour entamer un dialogue national global direct en vue de parvenir à la réconciliation". Mais la direction palestinienne a rejeté mardi soir cet appel, réaffirmant que la réconciliation passait par la tenue rapide d'élections. A Gaza, des dizaines de milliers de manifestants ont convergé sur la principale place, selon le porte-parole du ministère de l'Intérieur du Hamas. "Non à la division!", scandait la foule. Des échauffourées se sont produites alors que des manifestants arboraient des emblèmes de mouvements palestiniens, malgré les consignes unitaires proscrivant tout autre symbole que le drapeau palestinien. Hassan, qui n'a voulu donner que son prénom, a affirmé que de jeunes hommes, "peut-être des éléments des services de sécurité en civil, ont empêché des participants de brandir la bannière jaune du Fatah", parti de M. Abbas. Des milliers de sympathisants du Hamas étaient regroupés de leur côté, portant des T-shirts du mouvement et des drapeaux verts. Des altercations ont éclaté, avec des jets de pierres ayant fait trois blessés. "Ni le Hamas ni le Fatah ne tiennent à mettre fin à la division, chacun poursuit ses propres intérêts et le peuple va continuer à se mobiliser", a prédit Fawzane al-Chawa, employé de l'Université Al-Azhar. En Cisjordanie, 3.000 personnes ont défilé à Ramallah, siège de l'Autorité, 2.000 à Naplouse (nord) et autant à Hébron (sud), selon des journalistes de l'AFP. "Nous voulons l'unité, nous sommes un seul peuple à Gaza comme en Cisjordanie. Le Fatah et le Hamas doivent écouter le peuple", a déclaré Mohammad Saleh, de Tulkarem (nord), étudiant à l'Université de Bir Zeit. "Je ne suis ni du Fatah ni du Hamas, je suis venu ici avec mes amis pour dire que la division, ça suffit", a expliqué à Naplouse Saëd, étudiant de 24 ans. Les militants des différents mouvements ont détourné les consignes unitaires, ceux du Fatah arborant des keffiehs blanc et noir, ceux de la gauche des keffiehs rouges et des sympathisantes du Hamas des voiles verts. "Nous sommes heureux que les jeunes aient participé à cette manifestation, aujourd'hui bien que les membres des différentes factions leur aient montré quelle catastrophe est la division", a déclaré à l'AFP une des organisatrices, Rand Khdaïr, à Ramallah, où une douzaine de jeunes observent une grève de la faim depuis dimanche. AFPd'après : http://www.elwatan.com//une/les-palestiniens-contre-les-divisions-leurs-dirigeants-tentent-de-suivre-15-03-2011-116142_108.phpLe village d’Awarta complètement bouclé depuis samedi, des internationaux scandinaves pris au piège Saed Bannoura – Imemc News - publié le mardi 15 mars 2011. 15 mars 2011 – Les forces d’occupation israélienne maintiennent le bouclage du village d’Awarta depuis trois jours, empêchant tous ses habitants de quitter leurs maisons, sans que l’on sache jusqu’à quand durera ce bouclage et quand les habitants seront autorisés à sortir de chez eux. Toutes les personnes qui ont été surprises hors de leur domicile pour quelque raison que ce soit ont été enlevées par les troupes israéliennes. Situation d’Awarta, par rapport à la colonie Itamar (en bleu) Le bouclage du village a commencé peu après l’assassinat d’une famille israélienne, dont un bébé et deux enfants en bas âge, vendredi soir à Itamar, une colonie située près du village d’Awarta dans le nord de la Cisjordanie. Awarta étant le plus proche village de la colonie, les forces israéliennes à la recherche de l’agresseur se sont introduites dans le village aux premières heures du matin de samedi et s’y maintiennent depuis, fouillant et mettant à sac les maisons, tout en prolongeant un bouclage strict. Trois militants internationaux non violents, du mouvement International Solidarity Movement (ISM), Cinda, 23 ans, Chad, 25 ans, de Suède, et Cissy, 53 ans, de Norvège, n’ont aucune possibilité de quitter le village et signalent plusieurs incidents où des soldats de l’occupation ont frappé des habitants du village sous leurs yeux. Les militants indiquent également qu’une centaine d’hommes a été, lundi, raflée et gardée en détention pour interrogatoire dans l’école du village. L’armée israélienne n’a fait aucune déclaration sur l’identité de l’auteur de l’agression de vendredi soir, mais elle a enlevé une trentaine de Palestiniens des secteurs voisins du lieu de l’agression, dont le village d’Awarta, pour les interroger. http://www.imemc.org/article/60856 Saed Bannoura – Imemc News d'après : http://www.protection-palestine.org/spip.php?article10290 Attaques de colons contre les Palestiniens près de Naplouse, Bethléem, Hébron et Ramallah Par IMEMC - ISM - publié le lundi 14 mars 2011. Des nouvelles de Naplouse et sa région par notre ami Hakim de project hopeDes dizaines de colons israéliens armés ont attaqué, dans la nuit d’hier et ce matin de bonne heure, des dizaines de maisons palestiniennes dans le village d’Huwwara, près de Naplouse, ainsi qu’autour de Bethléem, Hébron et Ramallah. Les colons se sont d’abord rassemblés au checkpoint de Za’rata, au nord d’Howwara, et au sud de la colonie illégale israélienne d’Yitzhar. Des témoins ont rapporté que les colons ont caillassé et incendié des voitures, et attaqué plusieurs maisons après les avoir encerclées. Pendant ce temps, l’armée israélienne bloquait la Route 60 qui relie Ramallah et Naplouse, en raison de l’augmentation des attaques des colons. Des centaines d’habitants palestiniens locaux sont descendus dans les rues pour contrer les colons lourdement armés qui attaquaient Huwwara, pendant que les soldats près de l’entrée du village ne faisaient rien pour en expulser les colons. De plus, des colons ont jeté des pierres sur des voitures palestiniennes qui roulaient près de la colonie Ofer, à l’est de Ramallah. Dans le district d’Hébron, les colons ont incendié un véhicule et blessé un enfant à Beit Ummar. Des sources locales ont dit que l’attaque contre leur ville a été menée par au moins 250 colons, qui ont jeté des pierres sur les maisons et les véhicules. Un enfant a dû être hospitalisé après avoir inhalé les gaz lacrymogènes tirés par l’armée israélienne. A Hébron, ils ont attaqué plusieurs maisons palestiniennes situées près de la colonie illégale Ramat Yishai à Tel Rumeida. Des colons de la colonie Kiryat Arba ont attaqué plusieurs maisons situées près de la colonie. Les colons de Kharsina, à l’est de la ville, ont aussi attaqué les maisons palestiniennes voisines. Des dégâts ont été constatés dans les deux endroits. De plus, un groupe de colons a attaqué des maisons dans le camp de réfugiés d’Al Arroub, situé sur la route principale qui relie Hébron à Bethléem. Cinq membres de la famille Abu Aker ont été blessés samedi soir après avoir été attaqués par un groupe de colons. La famille roulait sur la route Jérusalem-Hébron pour rentrer chez elle à Bethléem. Les colons ont dit qu’ils voulaient venger la mort des cinq membres d’une famille, dont trois enfants de 11 ans, 4 ans et 3 mois au nord de la Cisjordanie , qui ont été poignardés par quelqu’un qui s’est infiltré dans la colonie illégale d’Itamar. Izzat al-Rishig, membre du bureau politique du Hamas, a dit que le Hamas n’avait rien à voir avec cette attaque, ajoutant que le Hamas et les autres groupes de la résistance palestinienne ne visaient pas les enfants. Al-Rishiq n’a pas écarté l’hypothèse que l’attaque ait des motivations criminelles, comme ce fut le cas dans d’autres crimes qui ont choqué la société israélienne par le passé. Le Comité populaire palestinien contre le mur, qui représente le mouvement non violent en Palestine, a également condamné l’attaque et exprimé sa peine et ses condoléances à la famille. Dans sa déclaration, le Comité a ajouté qu’il considérait ces meurtres comme faisant partie de l’escalade générée par la politique de l’occupation israélienne, car cette politique crée les conditions qui génèrent ces actes odieux. Le Comité a affirmé : "Bien que le crime ait été commis sur une terre colonisée, nous considérons le meurtre d’enfants comme un crime méprisable, hors de toute considération de nationalité, genre ou religion." Samedi soir, le Cabinet ministériel sur les colonies s’est réuni et a décidé d’approuver des centaines de nouveaux logements pour les colons juifs à Gush Etzion, Maaleh Adumim, Ariel et Keryat Sefer. (500 selon Ha’aretz, ndt) La réunion était dirigée par le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, avec la participation du ministre de la Défense, Ehud Barak, et des ministres Moshe Yaalon, Benni Begin, and Matan Vilnai. Source : IMEMC Traduction : MR pour ISM Par IMEMC - ISM d'après : http://www.protection-palestine.org/spip.php?article10285 Des centaines de colons sionistes attaquent Hawara en brutalité Naplouse – CPI - publié le dimanche 13 mars 2011. Des centaines de colons sionistes ont attaqué, la nuit dernière, les maisons des citoyens palestiniens dans le village de Hawara, au sud de la ville de Naplouse (Nord de la Cisjordanie occupée), se dirigeant à travers le barrage militaire sioniste de "Zatara" installé au nord du village et le carrefour de "Yatsahar". Des témoins oculaires ont dit au correspondant du CPI dans la ville de Naplouse que les colons sionistes assiégent les maisons et ravagent les propriétés, agressent leurs résidants et brûlent les voitures. Les forces occupantes ont fermé la roue N° 60 qui relie entre Ramallah et Naplouse à cause des agressions des colons sionistes. Notre correspondant a déclaré que les mosquées dans le village de Hawara et les villages voisins ont lancé des appels à l’aide par les haut-parleurs, demandant aux citoyens de défendre le village face aux agressions des colons sionistes extrémistes décrivant de violentes depuis longtemps. Des centaines de citoyens palestiniens se sont dirigés pour se défendre face aux colons sionistes armés sous la protection de l’armée de l’occupation sioniste, et jusqu’à maintenant on ne connaît pas le nombre de blessés ou la quantité des dommages au sein des citoyens. D’autre part, les colons sionistes ont jeté des pierres sur les voitures passant près de la colonie sioniste "Ofer", installée illégalement près du village de Selwad à l’est de Ramallah, sur la route qui relie entre la ville de Naplouse et la ville occupée d’al-Qods, où l’armée sioniste a fermé la route principale, paralysant la circulation des véhicules palestiniens. Il est à noter que la ville de Bethléem, al Khalil et al-Qods étaient le lieu des agressions intensives des colons sionistes contre les citoyens palestiniens à la lumière d’une vaste vague de provocation conduite par les dirigeants des colons sionistes. http://www.palestine-info.cc/fr/ Naplouse – CPI d'après Hakim de project hope le 14/03/11 Chers Amis, L'Armée a quitté la maison de mes parents, elle a arrêté deux de mes frères, elle a détruit les meubles et a volé tout l'argent qu'ils ont trouvé et le village est toujours sous le couvre-feu En pj 2 photos prisent par mes parents ce matin dans leur maison. Hakim From: Project Hope Nablus <phnablus@gmail.com> Date: 2011/3/14 Subject: Awarta day 3 To: Dear Friends, The Army left my parents house, arrested two of my brothers, destroyed the furniture and stole whatever money they could find and the village is still under curfew Attached are 2 photos from my parents house this morining Hakim Ce genre d'agression ne fait pas la une des journaux car c'est quotidien pour les palestiniens (ndlr) voir : https://sites.google.com/site/cergynaplouse2009/politique-israelienne Palestine : manif des « jeunes du 15 mars » pour « la fin des divisions » Rue 89 - Par Hala Kodmani | Journaliste | 09/03/2011 | 20H07 En attendant le rendez-vous du 15 mars fixé par le groupe Facebook « le peuple veut la fin de la division » entre le Hamas et l'Autorité palestinienne, les femmes palestinienne ont manifesté en nombre en Cisjordanie et à Gaza lors de la journée de la femme, lundi, pour réclamer l'union nationale. Autant sinon plus que tous les autres peuples arabes, les Palestiniens ont des raisons de se soulever. Ils en ont d'ailleurs beaucoup plus l'habitude que les autres à travers leurs révoltes contre l'occupation israélienne. Mais l'inattendu étant devenu la règle des révolutions arabes, c'est d'abord contre leurs propres dirigeants que les jeunes Palestiniens se mobilisent pour mettre fin à l'insupportable déchirure que leur imposent les deux gouvernements du Hamas à GazaFatah en Cisjordanie. et du Signe de la maturité politique instinctive de cette nouvelle jeunesse, ils signifient clairement leur priorité : l'union nationale est vitale pour mener la bataille pour les droits nationaux. L'un des 15 000 membres du groupe Facebook qui appelle à mettre fin à la division, écrit :
Contre les tentatives de récupérationLes premières manifestations ont commencé il y a quelques semaines dans les rues de Ramallah, capitale de l'Autorité palestinienne, ainsi qu'à Gaza. Ici et là, les services de sécurité ont tenté de les interdire, de les réprimer ou de récupérer le mouvement de la jeunesse. Les deux pouvoirs palestiniens se trouvent dans le plus grand embarras face à la revendication si légitime de la population, prétendant eux aussi, dans leurs discours œuvrer pour l'union nationale mais obsédés en fait par leur rivalité et leurs querelles. Ainsi c'est l'Union des femmes palestiniennes, dont les sections à Gaza comme en Cisjordanie sont proches des autorités, qui a lancé l'appel à manifester pour la journée de la femme où la revendication principale était l'unité. Le rejet de toutes les tentatives de récupérer le mouvement du 15 mars, y compris par les organisations de jeunesse « officielles », figure parmi les mots d'ordre de la journée de protestation contre la division. Les mots d'ordre sont clairs :
Les recommandations aussi :
Les revendications concrètes :
Incident encourageant pour « les jeunes du 15 mars » : un agent de police à Gaza a fait des excuses publiques pour avoir frappé un jeune manifestant la semaine dernière. Comme à Tunis ou au Caire, les forces de l'ordre palestiniennes pourraient être un atout pour le mouvement contre la division puisque « le peuple le veut », selon la formule désormais consacrée des révoltes arabes. Agence France-Presse - Jérusalem avec cyberpresse.ca
publié le mardi 8 mars 2011. Pas moins de 427 logements ont été mis en chantier dans les colonies entre début septembre et fin décembre 2010. Photo : AFP La construction dans les colonies juives de Cisjordanie a connu un important essor depuis la fin du gel partiel de dix mois de la colonisation en septembre dernier, selon des chiffres publiés lundi par le Bureau central des statistiques israéliennes. Selon ces chiffres, pas moins de 427 logements ont été mis en chantier dans les colonies entre début septembre et fin décembre 2010. Durant les neufs mois qui avaient précédé ce gel, seuls 114 logements avaient été mis en chantier. A la demande des États-Unis, Israël avait décidé d’observer ce gel pour favoriser la reprise de négociations de paix avec les Palestiniens. Mais, à l’échéance du gel, le 2 septembre, Israël a refusé de le proroger. Les Palestiniens ont alors refusé de revenir à la table des négociations tant que la colonisation continuerait dans les territoires où ils aspirent à créer leur État indépendant. Le mouvement israélien anticolonisation La Paix Maintenant fait état de chiffres encore plus élevés concernant la construction dans les colonies que ceux indiqués par le Bureau central des statistiques. Selon La Paix Maintenant, les statistiques officielles se fondent sur des rapports établis par les collectivités locales et ne tiennent pas compte de la colonisation sauvage, réalisée sans feu vert des autorités israéliennes. L’ONG, qui fonde ses chiffres sur des enquêtes de terrain et des prises de vues aériennes, fait état de plus d’un millier de logements mis en chantier dans les colonies de Cisjordanie entre la fin du gel en septembre 2010 et février 2011. Netanyahu sous pression Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a été pressé lundi par plusieurs de ses ministres de présenter une initiative diplomatique en direction des Palestiniens, en raison de la dégradation rapide de la position internationale d’Israël. Selon la radio publique israélienne, M. Netanyahu envisage d’avancer la date de la présentation de cette initiative, prévue pour mai, vu l’isolement croissant de son pays. D’après des fuites provenant de son entourage, l’initiative devait être dévoilée publiquement lors d’un discours au Congrès américain au cours de la visite que doit effectuer à Washington le 22 mai prochain le chef du gouvernement, à l’invitation du lobby pro-israélien AIPAC. Mais l’aggravation de l’isolement d’Israël depuis le blocage total du processus de paix, pourrait amener M. Netanyahu à avancer si possible son voyage, selon la radio. Aucune annonce officielle n’a été faite à ce jour mais les médias israéliens font état d’un projet d’« accord intérimaire » à long terme avec les Palestiniens au lieu de négociations sur un règlement final, alors que la colonisation continuerait au moins dans les blocs d’implantations et à Jérusalem-est annexée. Les Palestiniens se sont d’ores et déjà opposés à un tel plan insistant sur un gel total de la colonisation et sur des négociations sur le statut final. Pour sa part, le ministre israélien de la Défense, Ehud Barak, a appelé lundi le chef du gouvernement à « prendre une décision audacieuse » pour relancer le processus de paix, le plus vite possible » afin de « sortir Israël de son isolement ». « Pareille décision doit être prise dans les prochaines semaines et non les prochains mois. Une déclaration en mai devant le Congrès serait beaucoup trop tardive », a-t-il dit à la radio publique. « Le monde n’accepte pas que nous continuions à régner sur une autre peuple, après 43 ans », a souligné M. Barak en référence à l’occupation de territoires palestiniens depuis 1967. « Israël fait face à un véritable tsunami de délégitimation de par le monde », a mis en garde M. Barak, censé avoir l’oreille du Premier ministre, bien que son poids politique soit faible, vu qu’il ne représente plus que cinq députés sur 120 depuis sa rupture avec le parti travailliste. De son côté, le vice-Premier ministre Dan Meridor, chargé des services de renseignement, a exhorté M. Netanhayu à « être proactif, avant qu’une calamité n’arrive, avant d’être isolé ». « Il faut définir notre but rapidement sous peine de nous retrouver dans une situation comme celle que nous avons vue récemment au Conseil de sécurité de l’ONU », a averti M. Meridor, un modéré au sein de la coalition de droite et d’extrême droite. L’isolement d’Israël s’est manifesté lors du veto imposé le 18 février au Conseil sécurité de l’ONU par les États-Unis à un projet de résolution arabe jugeant « illégale » la colonisation dans les Territoires palestiniens occupés et demandant son arrêt. Les 14 autres membres du Conseil, dont les Européens, ont voté en faveur de la résolution. Face au blocage persistant des pourparlers de paix avec Israël, les dirigeants palestiniens ont appelé de nombreux pays à reconnaître leur État à l’intérieur des frontières de juin 1967 —c’est-à-dire l’intégralité de Jérusalem-Est, de la Cisjordanie et de la bande de Gaza. http://www.cyberpresse.ca/internati... d'après : http://www.protection-palestine.org/spip.php?article10260 Les enfants palestiniens sont plus ciblés à Jérusalem-Est Palestine Monitor (Avec une vidéo de B’Tselem) - publié le dimanche 6 mars 2011. 1 Mars 2011 Au cours des six derniers mois, si vous avez suivi les informations palestiniennes et israéliennes, il n’y a pas eu un jour sans avoir un article disant que de nouveaux enfants avaient été mis en détention à Jérusalem-Est. Aujourd’hui, différents rapports sont publiés qui confirment cette impression : les enfants de Jérusalem-Est sont blessés et arrêtés à un rythme alarmant. L’association pour les droits civils en Israël (ACRI) constate que le nombre d’enfants arrêtés rien qu’à Jérusalem-Est est deux fois plus élevé que celui des enfants arrêtés dans tout le reste de la Cisjordanie. C’est au total 1267 mineurs palestiniens qui ont subi des enquêtes sur accusations criminelles pour jets de pierres, selon les statistiques de la police israélienne. La tendance se poursuit : aujourd’hui, 1er mars 2011, Maan News indique que cinq autres enfants ont été mis en détention à Silwan par des forces « clandestines » (Israéliens déguisées en arabe). En outre, le centre d’information Wadi Hilweh, un centre important de mises à jour de la situation à Silwan (quartier de Jérusalem-Est), nous dit qu’en janvier 2011, 25 enfants ont été mis en détention et soumis à interrogatoires. Ainsi, il semble que la nouvelle tendance d’Israël à cibler les enfants se poursuit toujours en 2011. Plus récemment, l’UNICEF a publié sa revue annuelle pour 2010, Les enfants touchés par le conflit armé - Israël et TPO (pdf). Le rapport est le fruit d’une collaboration de différentes ONG et organisations des droits de l’homme, dont le Centre pour les droits de l’homme Al Mezan, Save the Children, DCI-Palestine, B’Tselem, PCHR, War Child Holland, OCHA, OHCHR, UNICEF, UNRWA et WHO. Le rapport publie les statistiques concernant les morts, les blessés, les détentions, les sévices et tortures, les violences sexuelles, les agressions sur les écoles, et l’accès aux services de base et à la santé. Selon le rapport, alors que le nombre total des morts d’enfants diminue en 2010 par rapport à 2009, celui des enfants blessés est en augmentation. Parmi ces blessés, on comprend ceux par les agressions des colons, la police israélienne, l’armée et les forces de sécurité privées : 37 % de tous ces enfants blessés l’ont été à Jérusalem-Est, 40 % en Cisjordanie et 12 % dans la bande de Gaza. Le rapport constate également que le nombre total des détentions militaires de mineurs palestiniens diminue depuis 2009, sauf à Jérusalem-Est. A Silwan notamment, les mises en détention d’enfants sont en augmentation. De plus, le rapport indique que quatre enfants, tous de moins de trois ans, sont morts alors qu’ils attendaient l’autorisation de sortir de la bande de Gaza pour recevoir les soins qui leur étaient nécessaires. Regardez la vidéo ci-dessous, de B’Tselem, d’une maman de Silwan qui raconte l’arrestation de ses jeunes enfants : http://www.palestinemonitor.org/spip/spip.php?article1699 Traduction JPP Palestine Monitor (Avec une vidéo de B’Tselem) Palestine : Des milliers de Palestiniens manifestent à Naplouse contre le veto américain Afrique hebdo - 24/02/11 Des milliers de Palestiniens ont manifesté, jeudi à Naplouse (nord de la Cisjordanie), pour protester contre le veto américain au Conseil de sécurité de l'ONU au projet de résolution arabe qui condamne la colonisation juive dans les territoires palestiniens occupés. Selon des médias, quelque 5.000 manifestants ont brandi des drapeaux palestiniens et des banderoles dénonçant le veto américain et fustigent l'administration du président Barack Obama. Sur des banderoles ont peut lire "le veto américain place Israël au-dessus du droit international". Les manifestants ont appelé à cette occasion à unir les rangs palestiniens et réclamé "la fin de la division" entre les mouvements Fatah et Hamas. APS -------------- Les palestiniens de Jérusalem Est boycottent le consulat américain Israël info - 25 février 2011
Les voix de l’occupation (DCI-Palestine, 16 février 2011) publié le dimanche 20 février 2011. > Nom : Youssef R. Le 16 janvier 2011, un garçon de 13 ans originaire de Silwan, Jérusalem-Est occupée, est convoqué par la police israélienne pour un entretien au Centre d’interrogatoire d’Al Mascobiyya. Yousif et son père arrivent à la porte du Centre d’interrogatoire d’Al Mascobiyya, à Jérusalem, aux environs de 10 h 30, le dimanche 16 janvier. « Mon père a donné sa carte d’identité (au policier), qui a ouvert la porte et nous a fait asseoir sur des chaises en métal pendant près d’une heure, » se souvient Yousif. « Durant ce temps, mon père a essayé de me calmer… J’avais peur, mais pas trop, parce que mon père était avec moi. » A peu près une heure plus tard, un policier conduit Yousif et son père dans un bureau pour l’interrogatoire. « Je me suis assis sur l’une des chaises devant le bureau et mon père sur une autre, derrière moi.
L’interrogateur accuse Yousif d’avoir jeté des pierres sur des colons israéliens dans le quartier. Yousif dit qu’il reconnait avoir jeté une pierre en direction de la maison d’un colon, mais qu’il l’a manquée. « Je lui ai dit cela parce que j’avais peur qu’il me frappe » dit Yousif. « - Pourquoi avoir jeté une pierre d’abord ? m’a demandé l’interrogateur,
Yousif rapporte que l’interrogateur alors lui a crié dessus, ce qui a conduit son père à intervenir. « - Pourquoi vous hurlez comme cela sur lui ? Ne l’obligez pas à des aveux, a dit mon père.
Une fois que le père de Yousif a quitté la pièce, l’interrogateur continue de questionner Yousif. « - Nous avons été bons avec toi cette fois, mais la prochaine fois,
tu sauras ce que ça veut dire que de jeter des pierres sur des citoyens
israéliens, dit l’interrogateur,
Il m’a dévisagé mais n’a plus rien dit après. » Peu après, l’interrogateur remet à Yousif un document écrit en hébreu et lui dit de le signer, ce que fait Yousif. Une fois l’interrogatoire terminé, Yousif et son père sont emmenés dans une salle de tribunal et Yousif est libéré, mais sous caution de 500 shekels (environ 100 €), et sous une garantie de 5000 shekels. Le quartier de Silwan est situé juste à l’extérieur des murs de la Vieille Ville de Jérusalem, dans l’Est occupé de la ville. Environ 16 500 Palestiniens vivent dans la partie centrale du quartier. Bien que reconnu comme territoire occupé en vertu du droit international, Israël a prétendu annexer l’Est de la ville après l’occupation en 1967, et il applique sa propre loi nationale sur le territoire. L’annexion n’a aucune validité juridique sur le plan du droit international, et elle n’est reconnue que par Israël. Selon les Nations-Unies, Silwan est devenu l’un des principaux centres de l’activité coloniale israélienne et s’y sont implantés environ 380 colons qui vivent dans des propriétés saisies par différents moyens à leurs habitants palestiniens d’origine. Les habitants palestiniens de Silwan parlent de harcèlements et d’intimidations de la part des colons et des gardes de la sécurité. Le 3 février 2011, DCI-Palestine a déposé 13 dossiers d’enfants arrêtés à Silwan aux Nations-Unies pour complément d’enquêtes. Voir : « Dans leurs propres mots : rapport sur la situation à laquelle sont confrontés les enfants palestiniens détenus dans Jérusalem-Est occupée » (http://www.dci-pal.org/English/Doc/Press/EASTJERUSALEM_JANUARY2011.pdf) http://www.dci-pal.org/english/doc/press/Voices_2011-02-16a_Silwan.pdf d'après : http://www.protection-palestine.org/spip.php?article10186 Nouvel obs - 14/02/11 12:41 RAMALLAH (AP) — L'Autorité palestinienne poursuit sa remise à plat entamée dans le contexte des bouleversements politiques en cours dans le monde arabe. Après l'annonce dans le courant du week-end de la tenue d'élections d'ici septembre, le Premier ministre palestinien Salam Fayyad a présenté lundi la démission de son gouvernement au président Mahmoud Abbas qui l'a acceptée. Un conseiller de M. Fayyad a précisé que le chef du gouvernement sortant comptait former un nouveau Cabinet, composé principalement de techniciens, capables de rétablir les institutions palestiniennes, mais aussi de membres du Fatah et d'autres factions palestiniennes. Il dispose de six semaines pour le faire. Selon l'agence officielle Wafa, il s'agit de préparer les élections présidentielles et législatives prévues d'ici septembre, dont l'organisation a été annoncée au cours du week-end par l'Autorité palestinienne, ainsi que l'éventuelle déclaration d'indépendance de la Palestine en septembre à l'ONU. Le porte-parole du gouvernement Ghassan Khatib a précisé que ce remaniement était prévu de longue date: "cela n'est pas lié aux nouveaux changements dans la région", a-t-il déclaré. Ce nouveau gouvernement n'aura autorité que sur la Cisjordanie, la Bande de Gaza étant depuis 2007 aux mains du Mouvement de la résistance islamique. Ce dernier a d'ailleurs a continué à dénigrer les mesures annoncées par le gouvernement de Ramallah, comme pendant le week-end, estimant que les deux rivaux palestiniens devaient se réconcilier avant que de véritables élections puissent avoir lieu. "C'est du théâtre ridicule", a lancé le responsable du Hamas Faouzi Barhoum, accusant Abou Mazen de chercher à faire croire aux Palestiniens que des réformes authentiques étaient en marche. AP Les Palestiniens aussiCome4news le 11/02/11Selon un communiqué de l'Agence France Presse et d’Associated Press,
les autorités palestiniennes surveillent de près les événements qui
sont en train de se déroulés en Égypte, car ils craignent que la révolte
populaire qui secoue ce pays ne donne des idées à la population
déshéritée des Territoires, population qui accumule les frustrations
depuis plusieurs décennies. Le gouvernement du Hamas (qui règne sur la bande de Gaza) a déjà interdit une manifestation de solidarité avec le peuple égyptien, tandis que l'Autorité palestinienne (qui gouverne la Cisjordanie) annonçait la tenue d'élections municipales pour le mois de mai ou de juin 2011 ! Par cette mesure, l'Autorité palestinienne semble vouloir légitimer sa présence alors que plus aucune élection n'a eu lieu en Palestine depuis 2006 et que le président Mahmoud Abbas ainsi que les parlementaires sont toujours en fonction alors que leur mandat se terminait en 2009. D'après le porte-parole, de l'Autorité palestinienne, Ghassan Khatib, ces élections concernent tous les territoires, mais, si le Hamas refuse d'y participer, elles ne se tiendront qu'en Cisjordanie. D'ores et déjà, le Hamas a annoncé qu'il boycotterait ces élections organisées par le gouvernement « illégal » de Ramallah ! Selon Fawzi Barhoum, porte-parole du Hamas, les circonstances ne se prêtent pas à la tenue de nouvelles élections et celles-ci ne pourront avoir lieu tant que les Territoires ne seront pas réunifiés politiquement, sous-entendu sous l'autorité exclusive du Hamas. Ainsi, même si les autorités palestiniennes craignent que les événements qui se déroulent actuellement en Égypte ne s'étendent jusqu'à eux, elles campent sur leurs positions qui sont les mêmes depuis 2007. De nouvelles élections générales modifieraient-elles les choses, j'en doute puisque ce sont justement les dernières élections qui ont provoqué la déchirure actuelle. d'après : http://www.come4news.com/les-palestiniens-aussi-192799 La manifestation de Bil’in en solidarité avec l’Égypte attaquée par l’armée israélienne Saed Bannoura – Imemc - publié le lundi 7 février 2011. Plusieurs centaines de Palestiniens et sympathisants internationaux et israéliens se sont rassemblés dans le village de Bil’in vendredi, pour la manifestation non violente hebdomadaire. Cette semaine, la manifestation appelait à l’union nationale et à la solidarité avec les soulèvements tunisien et égyptien. Les troupes israéliennes ont attaqué la manifestation qui défilait, avec des grenades lacrymogènes et des grenades à concussion (qui provoquent un phénomène d’ondes de choc). Après la prière de midi vendredi, les villageois se sont rassemblés dans le centre de Bil’in, et ont commencé leur marche en direction du chantier de construction du mur d’annexion israélien sur les terres du village. Les manifestants portent des banderoles et scandent des slogans en solidarité avec le peuple d’Égypte. Ils brandissent des drapeaux palestiniens et égyptiens et appellent à l’union nationale de tous les Palestiniens. En outre, ils chantent pour la fin de l’occupation militaire israélienne de leur terre et demandent aux autorités israéliennes de se conformer à la décision de la Haute Cour israélienne repoussant le tracé du mur. Alors que le défilé s’approche du mur israélien qui se construit sur les terres appartenant aux gens de Bil’in, les troupes israéliennes postées près du mur commencent à tirer plusieurs dizaines de grenades lacrymogènes et de grenades à concussion sur les manifestants. Nombre d’entre eux souffrent d’asphyxie en inhalant les gaz et doivent recevoir les soins des équipes médicales toutes proches. Une déclaration est lue par les organisateurs de la manifestation, qui comprend les points suivants : « « 1) Nous saluons les peuples égyptien et tunisien et réitérons le droit des nations à vivre dans la liberté et la fierté ; 2) Nous appelons à l’union nationale et à la préservation de la paix civile, à la protection du front intérieur et à la tolérance dans toutes les parties de la société, ainsi qu’à faire face aux complots et aux plans de l’étranger pour pouvoir franchir cette étape historique victorieusement ; 3) Nous espérons que les peuples arabes en révolte prendront comme priorité d’exiger de leur gouvernement et de leur direction de rompre les liens avec l’occupation israélienne, et que le peuple égyptien rejettera le traité de paix israélo-égyptien. Nous croyons qu’il est préférable de diriger les masses vers les ambassades et les intérêts israéliens, comme une alternative à cibler les capacités du peuple égyptien et des dirigeants de sa Sécurité. 4) Nous appelons toutes les nations libres du monde, surtout l’Europe et les États-Unis, à des manifestations massives le 11 février 2011 pour confirmer les droits de peuples à vivre dans la liberté et la dignité, comme un jour de colère contre l’occupation israélienne de la terre arabe et le début d’une Intifada mondiale. Le Comité des peuples condamne aussi l’arrestation de nombreux enfants au cours de ces dernier jours et exige leur libération immédiate. » http://www.imemc.org/article/605 Saed Bannoura – Imemcd'après : http://www.protection-palestine.org/spip.php?article10090 L'Autorité palestinienne veut inscrire Bethléem au patrimoine mondial BETHLEEM (Territoires palestiniens), 6 fév 2011 (AFP) -
La nomination de la Basilique de la Nativité et de la "Route des pèlerinages" sera soumise lundi à Bethléem par le ministère du Tourisme, la municipalité locale et l'Unesco (Organisation des Nations unies pour l'éducation, les sciences et la culture), selon un communiqué de l'Autorité palestinienne. "La Palestine est le foyer de quelques uns des sites patrimoniaux les plus importants du monde. Un des plus marquants, et qui a une signification universelle, est la Vieille ville de Bethléem et le lieu de naissance de Jésus", a affirmé de son côté le négociateur palestinien Saëb Erakat dans un communiqué. "Les Palestiniens aspirent à partager leur patrimoine avec le reste du monde dans le cadre des sites protégés et reconnus du patrimoine mondial de l'Unesco", a plaidé M. Erakat. "Bethléem sera le premier de nombreux autres sites patrimoniaux que la Palestine a l'intention de nominer et partager avec le monde", a-t-il souligné. Datant de l'empereur romain Constantin, au 4e siècle, la Basilique de la Nativité est l'une des plus anciennes et sacrées églises de la chrétienté. En mauvais état, elle est considérée comme un site en danger. La Basilique est administrée, dans une cohabitation parfois difficile, par l'Eglise grecque-orthodoxe, l'Eglise apostolique arménienne et le Patriarcat latin (catholique romain) de Jérusalem. L'Autorité palestinienne et les représentants des Eglises grecque-orthodoxe, arménienne et catholique ont signé l'automne dernier à Bethléem un accord historique pour la rénovation du toit très abîmé de cette église. L'Autorité palestinienne et Israël se disputent le patrimoine de la Terre sainte. En novembre dernier, les autorités israéliennes avaient décidé de suspendre leur coopération avec l'Unesco --avant de revenir sur leur décision-- pour protester contre une décision de cette organisation de décrire le Tombeau de Rachel, lieu saint du judaïsme à Bethléem, comme étant également une mosquée. Des colons juifs assassinent un jeune palestinien dans le village d’Iraq Burin Al Qassam Website - dimanche 30 janvier 2011 - 08h:24 Des colons juifs extrémistes ont assassiné jeudi après-midi [27 janvier] un adolescent palestinien dans le village de Burin Irak, au sud de la ville de Naplouse en Cisjordanie sous occupation. Des témoins visuels ont fait savoir que les colons juifs ont attaqué les fermiers dans le village, en tirant sur eux à balles réelles. Odai Maher Qados (âgé de 19 ans) a été blessé et transporté à l’hôpital Rafidia de Naplouse, mais il a succombé à ses blessures avant d’atteindre l’hôpital, selon des sources médicales à l’hôpital, qui ont également dit que le jeune palestinien avait été touché par quatre balles : trois dans le corps et une au visage. Il y a un plusieurs colonies juives dans la partie sud du district de Naplouse, hébergeant quelques 30 000 colons extrémistes qui attaquent quasiment quotidiennement les habitants palestiniens des villages voisins. Un colon israélien a grièvement blessé par balle un adolescent palestinien vendredi en Cisjordanie, selon des personnels médicaux palestiniens. Il s’agit de la deuxième attaque de ce genre en deux jours. D’après Eid Abou Monchar, du service médical du Croissant-Rouge, un jeune habitant du village de Beit Safa a reçu une balle dans la tête lors d’une attaque de colons près d’Hébron. Des responsables de l’hôpital Al-Ahali de la ville ont déclaré que l’adolescent était âgé de 15 ans. Un autre jeune a été blessé par balle à une main au cours des mêmes incidents, selon Abou Monchar.[Agences]. 29 janvier 2011 - Al Qassam Website - Vous pouvez consulter cet article à : d'après : http://www.info-palestine.net/article.php3?id_article=10068 Israël/Palestine: le “mur” au crible Il y a bientôt neuf ans, un gouvernement israélien dirigé par la
droite reprenait à son compte, en l’adaptant, une idée née à gauche: la construction d’une “clôture de sécurité” visant à se séparer, en pleine deuxième intifada, des Palestiniens. Ce nouveau “mur”, et d’autres, a inspiré un dossier publié par l’Institut français des relations internationales (IFRI, un think-tank) dans le numéro d’hiver de sa revue Politique étrangère.
Disons-le tout de suite, le jugement porté sur les nouvelles murailles par les contributeurs de l’IFRI est assez négatif. “Non seulement les murs ne sont pas aussi efficaces qu’on veut le faire croire, mais ils constituent des facteurs de déstabilisation encore plus importants sur le long terme. Le mur est, en effet, une réponse binaire à des problématiques complexes, à des crises profondes (…) [ils] isolent les crises mais ne les résolvent pas. Il ne sert donc à rien de se cacher derrière le mur…”, estiment Franck Neisse et Alexandra Novosseloff.
EU HEADS OF MISSION REPORT ON EAST JERUSALEM publié le mercredi 12 janvier 2011. CONFIDENTIEL La situation de Jérusalem Le rapport des chefs des missions européennes à Jérusalem et Ramallah. la 2ème partie de ce rapport (annexe 2) qui concerne leurs recommandations a été cachée suite à un veto émis par la Hollande, que la commission européenne a accepté. Mais nous avons pu nous la procurer et la traduire ! voir en fin d'article EU HEADS OF MISSIONCover Note
The Heads of Mission in Jerusalem and Ramallah herewith submit to the PSC the Jerusalem Report 2010 (Annex 1) and for discussion a series of recommendations to reinforce EU policy on East Jerusalem (Annex 2) : The Heads of Mission in Jerusalem and Ramallah recommend :
[Annex 1]EU HEADS OF MISSION REPORT ON EAST JERUSALEMJERUSALEM AND THE PEACE PROCESS 1. Jerusalem is one of the most complex issues to be addressed in any peace process. The city embodies the essence of the conflict : territory, nationhood and religion. Since its occupation and annexation by Israel (illegal under international law and not accepted by the international community), the increasing integration of East Jerusalem into Israel has left Palestinian neighbourhoods ever more isolated. Israel is, by legal and practical means, actively pursuing its annexation by systematically undermining the Palestinian presence in the city. A recent Israeli law requires a two-thirds majority in the Knesset or approval in a referendum for withdrawal from occupied East Jerusalem. Moreover, the past year has again seen a further deterioration of the overall situation in East Jerusalem. If current trends are not stopped as a matter of urgency, the prospect of East Jerusalem as the future capital of a Palestinian state becomes increasingly unlikely and unworkable. This, in turn, seriously endangers the chances of a sustainable peace on the basis of two states, with Jerusalem as their future capital. 2. The continued expansion of settlements, restrictive zoning and planning, ongoing demolitions and evictions, an inequitable education policy, difficult access to health care, the inadequate provision of resources and investment and the precarious residency issue have not only serious humanitarian consequences, they undermine the Palestinian presence in East Jerusalem. The interlinked Israeli policies and measures continue to negatively affect East Jerusalem’s crucial role in Palestinian political, economic, social and cultural life. This has contributed to the increasing separation between East Jerusalem and the rest of the West Bank and Gaza. The wider political consequences of the above measures are of great concern. Over the past few years the changes to the city have run counter to the peace process. Attempts to exclusively emphasize the Jewish identity of the city threaten its religious diversity and radicalise the conflict, with potential regional and global repercussions. The interest of safeguarding the religious, historical and symbolic values of Jerusalem goes beyond the Israeli-Palestinian conflict. This EU HOMs Report on East Jerusalem aims to provide an update on the situation in the city and policy recommendations. EU POLICY 3. EU policy regarding East Jerusalem is based on the principles set out in UN Security Council Resolution 242, notably the inadmissibility of acquisition of territory by force. In accordance with international law, the EU regards East Jerusalem as occupied territory and has never recognised the Israeli 1980 Basic Law (Jerusalem, Capital of Israel) which annexed Jerusalem as Israel’s “complete and united” capital and modified the city’s municipal borders. This is in line with UNSC Resolution 478 in which the Security Council decided not to recognise this Basic Law and other actions that “seek to alter the character and status of Jerusalem”. The resolution also calls upon all UN Members that had established diplomatic missions in Jerusalem “to withdraw such missions from the Holy city”. The EU considers Jerusalem as a final status issue in the Israeli-Palestinian conflict and opposes any measures that would prejudge the outcome of peace negotiations, such as actions aimed at changing the status of East Jerusalem. 4. In conferences held in 1999 and 2001, the High Contracting Parties to the Fourth Geneva Convention reaffirmed the applicability of the Convention to the Occupied Palestinian Territory, including East Jerusalem, and reiterated the need for full respect for the provisions of the said Convention in that territory. 5. In 2004, the EU acknowledged the Advisory Opinion of the International Court of Justice (ICJ) on the “Legal Consequences of the Construction of a Wall in the Occupied Palestinian Territory”. While the EU recognises Israel’s security concerns and its right to act in self-defence, its position coincides with the ICJ Advisory Opinion according to which the sections of the barrier route which run inside the West Bank, including East Jerusalem, together with the associated gate and permit regime, violate Israel’s obligations under international law. 6. The Council conclusions of 8 December 2009 reaffirm the longstanding EU policy. According to the Conclusions, the EU will not recognise any changes to the pre-1967 borders including with regard to Jerusalem, other than those agreed by the parties. The EU has never recognised the annexation of East Jerusalem and states that “if there is to be a genuine peace, a way must be found through negotiations to resolve the status of Jerusalem as the future capital of two states”. The EU has repeatedly urged the Government of Israel to immediately end all settlement activities in East Jerusalem which the EU considers illegal under international law and calls on the Israeli government to cease all discriminatory treatment of Palestinians in East Jerusalem SETTLEMENTS 7. The demographic factor is a central element in Israeli policy. In 1967, Israel extended its jurisdiction over East Jerusalem. At the same time, by adding some 70 km² it redefined the municipal boundaries of Jerusalem. Today, some 924 000 people live within these municipal boundaries, of which around 30 percent are Palestinian. It has been a stated aim in official planning documents to prevent the Palestinian population from becoming more than 30 percent of the municipality’s total population. Successive Israeli governments have pursued a policy of transferring Jewish population into the occupied Palestinian territory (oPt) in violation of the Fourth Geneva Convention and international humanitarian law. In East Jerusalem 35 percent of the land has been expropriated for “state land”. Only citizens of Israel or those legally entitled to claim Israeli citizenship (i.e. Jewish) can buy property built on state land. As a consequence, out of a total of more than 500 000 settlers in occupied Palestinian land some 190 000 Israeli settlers today live in settlements inside East Jerusalem. Between 2001 and 2009, 37 percent of all settlement housing units in the occupied Palestinian territory were located in East Jerusalem. 8. In 2003, Israel committed under the Roadmap to reach a permanent agreement that would include a negotiated solution on the status of Jerusalem and to freeze all settlement activity, including “natural growth”. The Israeli government reaffirmed its Roadmap commitment to a settlement freeze at the Annapolis conference in 2007. In November 2009, the Israeli government announced a 10-month settlement moratorium (expiring at the end of September 2010) which resulted in a partial freeze of construction of new settlement housing units in occupied Palestinian territory. However, based on Israeli claims that the Jerusalem municipality constitutes Israeli territory, the commitment to stop settlement activity has never been interpreted by the Israeli government as applying to East Jerusalem. For several months during the first half of 2010, a decrease of settlement activity in East Jerusalem has been noted. Since the end of the moratorium, however, renewed settlement activity has taken place. 9. There are two kinds of settlements in Jerusalem : a) Small settlement buildings or compounds established by ideologically motivated settlers predominantly in the Old City and the Historic Basin. By establishing these settlements in the midst of Palestinian neighbourhoods the settlers are creating new facts on the ground by attempting to prevent a division of the city, taking advantage of the so called Clinton parameters (i.e. an understanding that neighbourhoods that are Jewish will become Israel and those that are inhabited by Palestinians will become part of a Palestinian state). b) Israeli Government initiated Jewish “neighbourhoods” built on land occupied by Israel in 1967. These settlements can be divided into two rings - outer and inner - which squeeze East Jerusalem and separate Palestinians from the city. Settlements in the Old City – Historic Basin 10. The Old City and its immediate environs to the south and east are commonly referred to collectively as the Historic Basin. This area includes the Palestinian neighbourhoods of Silwan, Ras al-Amud, At-Tur, Wadi al-Joz and Sheikh Jarrah and contains the majority of the historical and holy sites of Jerusalem. These are Palestinian residential areas, but since the occupation of East Jerusalem in 1967, the land has progressively fallen under the control of various pro-settlement Jewish organisations. Today, it is estimated that around 5000 settlers live in the area. The focus of the settler organisations has included settlement activity related to excavation of archaeological sites, services for tourists and recreational facilities. In spite of the fact that these activities are often being implemented by private organisations, such as Ataret Cohanim and El’ad (see archaeology section), they still form part of an overall pro-settlement strategy, the realisation of which is facilitated by the Government of Israel as well as the Jerusalem municipality. 11. The strategic settlement push is made evident through the continued expansion of settlement activities around and within the Historic Basin. This creates a settlement continuum, comprised by a swath of smaller settlements, public parks, archaeological sites and tourist complexes along the eastern and southern wall of the Old City. These activities effectively encircle and contain the Historic Basin, cut off the territorial contiguity between the Palestinian neighbourhoods of East Jerusalem and the Old City and separate the Muslim and Christian holy places from the rest of East Jerusalem. 12. Various methods are used to strategically gain control of Palestinian properties : through the Absentee Property Law, on the basis of claimed Jewish ownership (pre-1948), or through the purchase from the owners. As a consequence, land and property have gradually fallen under the control of various private settler organizations, often with state support. Documents released in early November 2010 point to irregularities in the way that Israeli state-seized land was passed to settlement organisations without the proper tender processes and due diligence. This raises questions over the extent of influence settlement organisations enjoy inside the relevant authorities. At the same time, under Israeli law Palestinians are precluded from reclaiming pre-1948 property in Israel or in West Jerusalem. 13. Moreover, private Israeli settler organisations have continued to take over property within the Old City where today the number of Jewish settlers is estimated at around 4000. These settlers presently occupy property in all quarters of the Old City. Often these properties are wedged tightly in between existing Palestinian dwellings (sometimes settlers will occupy individual apartments in buildings also inhabited by Palestinian families). The close proximity between settlers and Palestinians in the Old City only adds to the considerable tension that already exists in the area. In July 2010, settlers seized a two-storey house in the Muslim quarter, thereby displacing several Palestinian families. In Sheikh Jarrah, preparations for building activity are in place on the Shepherd’s Hotel site. In March 2010, building permits were issued for 20 new housing units on the site. 14. In January 2010, the Municipality approved construction permits for 24 new apartments in four buildings in the private settlement of Beit Orot on the Mount of Olives. There are currently 14 families and 80 yeshiva students living in the settlement which is in the middle of a Palestinian neighbourhood. In the neighbourhood of Ras al-Amud, renovation and construction work started for 14 new apartments in the old Police Station, although the permits have not yet been issued. The plan is to expand the nearby settlement of Ma’ale Zeitim from 60 housing units to more than 200 by incorporating this new site. 15. Concerns remain about the Open Spaces project, which foresees, inter alia, in the establishment of a sequence of gardens and parks around the Old City, running through Palestinian neighbourhoods. The plan risks furthering limit Palestinian construction and living space in East Jerusalem. The Inner Settlement Ring 16. The inner ring comprises large government-initiated settlements within the Israeli-defined municipal boundary of Jerusalem. They are home to approximately 190 000 Israeli settlers. Wedged in between East Jerusalem and the rest of the West Bank, these settlements in combination with the barrier effectively cut Jerusalem off from the rest of the West Bank. 17. As from November 2010, administrative planning procedures for settlement activity in East Jerusalem have resumed very intensively. Four new town plan schemes (the first since March) have been approved for public review, altogether for 1 275 new housing units in the settlements Ramot and Har Homa and 625 in Pisgat Ze’ev. The expansion of Har Homa, in particular, implies the further completion of the inner ring as it foresees housing units outside the already built-up area. Also in November 2010, the Israeli authorities advanced East Jerusalem settlement construction by issuing tenders for the construction of 238 housing units in the settlements of Ramot and Pisgat Zeev. An additional 479 tenders were issued for construction in Har Homa, Gilo, Pisgat Ze’ev and East Talpiot (on the basis of plans approved prior to 2010). Finally, the implementation of a controversial construction project to build four new hotels, with 1 400 rooms in No-Man’s Land near Talpiot was revived in early July (but has been temporarily shelved following international protest). The Outer Settlement Ring 18. The outer ring consists of settlements outside Jerusalem’s municipal boundary but largely on the west side of the barrier. These settlements further isolate Jerusalem from the rest of the West Bank. They include the three main “settlement blocks” : Giv’at Ze’ev, Ma’ale Adumim and the Gush Etzion bloc, home to approximately 100 000 settlers. 19. Concerns remain about areas that have been designed for further settlement expansion, such as the E1 area (situated between Jerusalem and the Ma’ale Adumim settlement). In this area, there is a long-standing plan to build a new settlement with 3 500 units for around 14 500 settlers. The plan includes an industrial park, a police station, large-scale infrastructure, commercial development and recreational facilities. In 2008, the police headquarters of “Judea and Samaria” moved to E1. The implementation of the E1 project would not only divide the West Bank into a northern and a southern part but also, by establishing contiguity between the settlements and Jerusalem, be the final step to geographically cutting off East Jerusalem from the rest of the West Bank. ARCHAEOLOGY 20. A clear example of government involvement in settlement activities in the Historic Basin is the outsourcing of archaeological undertakings to private Israeli pro-settlement organisations. The use of archaeology as a politico-ideological tool in the Wadi Hilweh area just south of the Temple Mount/Haram Al-Sharif (often referred to as the “City of David” area) is a source of increasing concern. According to historic accounts, biblical Jerusalem originated in this area some 3 000 years ago and the place has been the subject of numerous archaeological excavations throughout the last century. 21. The management of the various archaeological sites in Wadi Hilweh/City of David has now been largely placed in the hands of a pro-settlement Jewish NGO by the name of El’ad. Over the years this organisation has successfully obtained an increasing amount of government funding for its archaeological undertakings. The organisation has entered into a partnership with the Israel Antiquities Authority which is paid directly by El’ad to physically carry out the excavations without Palestinian involvement or international oversight. Furthermore, with the support of the Jerusalem municipality, El’ad has been successful in securing a contract from the Israel Nature and Parks authority to manage an archaeological visitors’ park in Wadi Hilweh/City of David. Consequently, not only the excavation, but also the presentation of the archaeology of ancient Jerusalem has been outsourced to El’ad. 22. This has resulted in a strong monopolisation of the historical narrative, exploiting the biblical and Jewish-Israeli connotations of the area while effectively disenfranchising Arab/Muslim claims of historic-archaeological ties to the very same place. The overarching purpose of such a pre-programmed approach to the presentation of archaeological evidence in the area seems to be a concerted effort to utilize archaeology to enhance a claimed historic Jewish continuity in Jerusalem, thereby creating a historic justification for the establishment of Jerusalem as the eternal and undivided capital of Israel. PLANNING, DEMOLITIONS AND EVICTIONS 23. The planning regime of the Jerusalem municipality remains a source of concern as it places severe restrictions on the building of Palestinian housing in East Jerusalem. Many Palestinians live under the threat of having their house demolished and being evicted, adding to the existing tensions. These restrictions result in a housing shortage in East Jerusalem and regular demolitions of Palestinian-owned structures. 24. According to the planning regime, 13 percent of the land in East Jerusalem is currently zoned for Palestinian construction (compared to 35 percent which is allocated for Israeli settlements). Only within this 13 percent, which is already densely built upon, Palestinians have the possibility of obtaining an Israeli-issued permit to build, repair or maintain their homes and livelihood-related structures. Administrative requirements, however, make it extremely difficult for Palestinian residents in East Jerusalem to obtain such permits. In addition, the procedures take several years and usually entail a prohibitive cost. 25. Over the past years Palestinians have received fewer than 200 building permits per year. Based on the population growth, permits for 1 500 housing units annually would be necessary to cover the housing needs. 26. As a consequence of the restrictive planning regime, there is an acute housing shortage in East Jerusalem. In addition, Palestinian houses are overcrowded and in a bad condition. The planning regime poses a difficult dilemma for Palestinian families : they have the choice between migrating outside the municipal area of Jerusalem (and losing their residency status) or building without the necessary building permit. According to UN OCHA, at least 32% of Palestinian structures in East Jerusalem lack such a permit, putting approximately 88 000 Palestinians at risk. 27. Buildings constructed without a permit are considered illegal by the Israeli authorities who issue demolition orders against them. Unofficial sources estimate that up to 1 500 ‘illegally’ built residential buildings in East Jerusalem currently have demolition orders against them. In the course of this year, UN OCHA recorded the demolition of 50 Palestinian-owned structures in East Jerusalem, thereby affecting over 250 people (half of whom are children). Families are not only fined for having constructed their houses without a permit, they can also be charged for the costs of the demolition. As a means to avoid such fines, some Palestinian families are carrying out so-called self-demolitions (estimated at 6 this year). 28. The Jerusalem municipality acknowledges the planning crisis in East Jerusalem. The city’s new planning policy for East Jerusalem, presented in December 2009, aims at a “significant expansion of the number of floors and of the building ratio with regard to the approved plan, many solutions for adding residential units in the area, and a response to the existing hardship”. According to some planning experts, however, the new policy will not cause any significant progress in the densely populated and poorly-maintained Palestinian neighbourhoods. 29. The take-over of Palestinian property is often associated with the eviction of Palestinian residents. Throughout 2010 there have been 3 cases where Palestinians have been forcibly evicted, two in the old city, one in Jabal Mukabber. In these cases, the properties have been taken over by Israeli settlers or settler organisations under police protection. These evictions have affected approximately 70 people this year. In Sheikh Jarrah, over 60 Palestinians lost their homes over the past years and an estimated 500 remain at risk of forced eviction, dispossession and displacement in the near future. RESIDENCY STATUS 30. Restrictive measures continue to apply in relation to the ID and residency status of Palestinians from East Jerusalem. Following the Israeli occupation of East Jerusalem in 1967, Palestinian residents of the city have been given the civil status of “permanent residents” of Israel. This status gives them the right to live in Jerusalem and work in Israel without the need for a special permit. To retain this status residents are forced to regularly prove that they adhere to the strict criteria that demonstrates Jerusalem is the centre of their life. If they fail to convince the Israeli authorities their status is revoked and they lose their right to reside in the city. Between 1967 and mid-2010, some 14 000 Palestinian residents of Jerusalem have had their status revoked. Unlike Israeli citizenship, permanent residency is not automatically passed on to non-Jewish children, who only receive permanent residence under certain conditions. This leads to difficulties in the registration of children - where one parent is a Jerusalem resident and the other is from rest of the West Bank or Gaza Strip - with the Jerusalem Centre for Socio-Economic Rights estimating that there are as many as 10 000 unregistered children in East Jerusalem. The inability to become registered makes it very difficult for these children to access basic education, health and other social services. Around 5 500 children in school age are not registered and therefore do not attend school. 31. As permanent residency is not automatically transferred through marriage, a Palestinian resident of East Jerusalem who marries a Palestinian from the West Bank or Gaza Strip, and wishes to reside in the city with his/her spouse must apply for family unification. Applications for family reunification and ID cards and identification for children and spouses involve a long, expensive bureaucratic process. In 2003, Israel introduced the Nationality and Entry into Israel Law which disproportionately impacts residents of East Jerusalem, under which they are forbidden from family unification not only with their spouses, but also with their children. 32. In June this year, the Israeli authorities invoked “breach of loyalty to the state of Israel” in order to withdraw the residency rights for three members of the Palestinian Legislative Council as well as for a former Palestinian Minister of Jerusalem Affairs. ACCESS AND MOVEMENT 33. The route of the separation barrier and its associated permit regime continue to have a serious humanitarian, social and economic impact on Palestinian life. It continues to sever the connection between East Jerusalem and the wider West Bank and between Palestinian communities in East Jerusalem itself. 34. The construction of the separation barrier in East Jerusalem, which started in 2002, continued throughout 2010. In the area around the Jerusalem municipality, the barrier measures around 168 kilometres, of which only 3 percent runs along the 1967 Green Line. The main reason behind this deviation is the integration of 12 Israeli settlements (and space for their future expansion). 35. The route of the barrier changes the de facto boundaries of Jerusalem and, in some cases, runs through the middle of densely populated Palestinian neighbourhoods. As a consequence, a number of Palestinian communities (such as Kafr ‘Aqab and Shu’fat) within the Jerusalem municipal boundary find themselves on the ‘West Bank’ side of the barrier. These communities need to cross checkpoints to access the health, education and other services to which they are entitled as residents of Jerusalem. The barrier also affects 16 West Bank localities which are trapped on the ‘Jerusalem’ side of the Barrier. These communities face uncertain residency status, impeded access to basic services and fear of displacement. 36. In April this year construction of the barrier around the Palestinian village of Al Walaja resumed. The construction works have led to the confiscation of land and the uprooting of trees. Once completed, the barrier will completely encircle the village (which will only be accessible through a tunnel) and cut off farmers from much of their agricultural land. 37. Palestinians who do not have residency rights in East Jerusalem or do not have Israeli citizenship need a permit to enter Jerusalem. Access for those Palestinians granted permits is restricted to three out of the 14 barrier checkpoints : Qalandiya, Gilo and Zaytoun. The permit is difficult and time consuming to obtain and is subject to a number of conditions, e.g. a time limit or a ban on driving a car or staying overnight. West Bank ID holders with permits for Jerusalem or Israel must enter and exit through the same checkpoint and risk having their permits revoked if this is not complied with. Permits are suspended during security closures and often during Jewish holidays. EDUCATION 38. Inadequate numbers of classrooms, the substandard condition of existing facilities and several access restrictions have a severe impact on the educational sector in East Jerusalem. Many students fail to complete the secondary cycle and the drop-out rate is much higher than in West Jerusalem. Palestinian students face serious difficulties in reaching educational services, reporting longer journeys and delays in getting to educational facilities. The same holds true for students from Jerusalem who wish to attend a school on the other side of the separation barrier. 39. The East Jerusalem school system continues to have a shortage of approximately 1 000 classrooms ; only 39 new classrooms have been built recently. Planning restrictions hinder the construction of new school facilities and some schools are threatened by demolition and sealing orders. Due to this shortage, children often study in overcrowded, makeshift classrooms in facilities that are not built for educational purposes and that lack libraries or even playgrounds. The Israeli NGO ACRI estimates that 50 percent of East Jerusalem classrooms were unsuitable or substandard in 2009. East Jerusalem students are also disadvantaged with regard to financing of education. According to the Jerusalem municipality, students attending primary schools in East Jerusalem receive only one fourth of the budget that students in other parts of the city receive. Only some 20 percent of the general municipal education budget is spent in East Jerusalem. HEALTH 40. While East Jerusalemites on the Jerusalem side of the separation barrier have the possibility to enjoy Israeli health insurance and access to adequate health care, those Jerusalem residents caught on the "West Bank" side of the barrier regularly have their right to appropriate healthcare denied. 41. Furthermore, key secondary and tertiary care which is not available in the West Bank or Gaza, including treatment for diabetes, cancer and cardiovascular disease, are only provided for by East Jerusalem’s hospitals (non-governmental). West Bank Palestinians, who make up about 60 percent of all admissions to these hospitals, require permits to enter Jerusalem for treatment. Patients needing emergency treatment available only in Jerusalem are especially affected by the delays caused by the Israeli access restrictions. General closures of checkpoints by Israeli authorities further impede access to the East Jerusalem hospitals for treatment as, except for emergency cases, other medical access permits become temporarily invalid ; there were a total of 50 days of general closure in the 12-month period ending in March 2010. 42. Since 2008 all permit-holding medical personnel, excluding doctors, who live in the West Bank are only allowed to cross through the three main checkpoints (Qalandiya, Gilo and Zaytoun). Only doctors continue to have a special stamp on their permits allowing them to use any checkpoint to reach East Jerusalem. These further access restrictions result in long delays and impede the efficient functioning of hospitals and the delivery of quality health-care services. 43. East Jerusalem hospitals are prohibited by the Israeli Ministry of Health from importing medical equipment and medicine from the West Bank creating supply and logistical problems for the hospitals and resulting in higher costs. Furthermore each hospital has a quota for the number of new staff they can employ from the West Bank. Trainee medical personnel also require access to the hospitals in order to complete their studies (and therefore meet the future needs of health sector staffing) and some 90 percent of these students are from the West Bank. In June 2010 a number of these students were denied renewal of their permits by the Israeli authorities. 44. Though East Jerusalemites are included in and contribute to the Israeli health system their access to health care is also restricted by the security requirement for Israeli ambulance staff to enter Palestinian neighbourhoods in East Jerusalem only under police escort. Requests for the dispatch of ambulances regularly result in unnecessary, and potentially life-threatening, delays for Palestinian residents in East Jerusalem. ECONOMY 45. The economic situation in East Jerusalem remains a major source of concern. The barrier continues to have a particularly adverse impact on the traditionally strong trade links between the West Bank and East Jerusalem. There are, for instance, restrictions on the import of dairy products and vegetables from the West Bank to East Jerusalem. A recent draft law aims at forbidding Palestinians to work as tour guides. This would not only deprive visitors of a Palestinian perspective on Jerusalem but also represent a significant cut in income for Palestinians in East Jerusalem. 46. While Palestinians constitute approximately 30 percent of the population in Jerusalem, approximately 10 percent of the municipal budget is spent in Palestinian areas. The provision of services in East Jerusalem by the Jerusalem Municipality is inadequate. Palestinian areas are characterised by poor roads, little or no street cleaning, limited sewage systems and an absence of well-maintained public spaces, in sharp contrast to areas where Israelis live (in both West Jerusalem and East Jerusalem settlements). 47. Poverty figures in East Jerusalem are far higher than in other areas of the city. According to data published by the National Insurance Institute, 75,3 percent of Palestinian adults and 83,1 percent of Palestinian children in East Jerusalem live below the poverty line. Over 95 000 children in East Jerusalem are estimated to live in a permanent state of poverty. TRANSPORT INFRASTRUCTURE 48. A number of completed or ongoing infrastructure projects contribute to the Israeli control over occupied East Jerusalem. A tramway/light rail will connect Israeli settlements in East Jerusalem with the centre in West Jerusalem. Its construction has continued throughout 2010 and is scheduled to be completed within the coming months. The first line of this tramway will pass through the Palestinian neighbourhood of Shu’fat and touch the southern border of Beit Hanina. 49. A separated and inferior set of roads for Palestinians is being set up around Jerusalem. A series of bypass roads, to the east of Jerusalem, are currently being built and will connect Palestinian neighbourhoods outside of the separation barrier north and south of Jerusalem. The apparent purpose of the Israeli authorities for these roads is to secure so-called “transport contiguity” for Palestinians living in the north and the south of the West Bank, who are in fact already denied travelling from Ramallah to Bethlehem through East-Jerusalem. It is intended that one of the main roads linking Hizma to Az Zayyem will have restricted access by a further Israeli checkpoint in Anata (north of Ma’ale Adumim). It is separated by a wall from a parallel road reserved for Israeli vehicular use only, which connects the settlement of Ma’ale Adumim to Jerusalem. 50. At least two other roads are currently under construction : the first one is Route 20, a lateral bypass road that will create a direct link between road 443 (west of Ramallah) and Pisgat Zeev. It will be reserved for Israelis and Palestinian residents of Jerusalem. The second one is an additional access road south of Ma’ale Adumim, reserved for Israeli use only and aiming at facilitating traffic and access to Ma’ale Adumim. Land confiscations for another bypass road for Palestinian traffic have taken place south of the Ma’ale Adumim/E1 area. The cumulative effect of this new road grid will further restrict Palestinian traffic in the Ma’ale Adumim/E1 area. Bedouin communities, who are disregarded in the planning process, have already been displaced from this area. PALESTINIAN INSTITUTIONS 51. In 1993 the then Foreign Minister of Israel in a letter to his Norwegian counterpart acknowledged the importance of Palestinian institutions in East Jerusalem, adding that their activities would not be hampered. In 2001, however, Israel decided to close most of these institutions. The Roadmap required Israel to reopen the institutions whilst the EU, in its December 2009 Council conclusions, also called for the reopening of Palestinian institutions. 52. Nonetheless, Israeli authorities continue to renew the order of closure of numerous institutions every six months (the latest on the 25 July, extending the closure for another six months as of the 9 August 2010), basing its decision on claims that the institutions are affiliated to the Palestinian Authority and, therefore, in violation of the Oslo Agreements. This development contributes to undermining the role of Jerusalem as an engine and centre of Palestinian society. 53. The institutional and leadership vacuum in East Jerusalem created by the prolonged closure of those institutions, in particular that of the Orient House, which functioned as the PLO focal point in East Jerusalem, remains a key concern. Palestinian politicians active in Jerusalem are subject to repressive measures by Israel. This void continues to seriously affect all spheres of life of Palestinians in East Jerusalem (political, economic, social and cultural) and foster a growing fragmentation of society at all levels, the isolation of communities and a weakened collective sense of identity. Equally worrisome is the general sense of neglect felt by many Palestinian East Jerusalemites and the absence of Palestinian state-sponsored institutions and secular organisations, as they allow more space for Islamic extremist organisations to extend their influence. ACCESS TO RELIGIOUS SITES 54. Jerusalem is a city of significant importance to the three monotheistic religions and the location of many of their most sacred sites. Access restrictions and closure regimes, however continue to impede visits by Christian and Muslim religious worshippers to some of their holy sites, located in Jerusalem/the Old City, throughout the year. The restrictions are typically tightened during religious holidays. During the month of Ramadan, many Muslims cannot observe their prayers at the mosque of their choice, notably at the Al Aqsa Mosque. This was again the case in 2010, when access for Palestinians with West Bank IDs was restricted to men over 50 and women over 45 and boys and girls under 12. Men between 45 and50 and women between 30 and 45 had to apply for special permits. This implies that 40 percent of the West Bank population was denied access to Friday prayers. However, it should also be noted that the functioning of checkpoints around Jerusalem during the Ramadan period was more orderly than in the past. 55. In 2010 Israeli authorities again invoked security reasons to intensify the restrictions on the access of Christian pilgrims to the Old City during the Holy Fire Ceremony of Christian Orthodox Easter and Palm Sunday. Similar restrictions are not put in place for the Jewish population during their religious holidays. Furthermore, many believers of the Christian and Muslim faiths, for various reasons, face difficulties in obtaining or extending visas, including for visiting clergy. Members of churches and religious communities as well as volunteers working for them requesting long term visas are typically subject to long, complicated and opaque procedures. THE HARAM AL-SHARIF/TEMPLE MOUNT 56. Developments at the Haram al-Sharif, or Temple Mount, are significant in several respects - they are a cause of tension locally between the various communities, but also receive attention globally, such as the large demonstrations by Muslims whenever they perceive the Muslim position in Jerusalem to be undercut. For this reason, this site is one of the most sensitive in Jerusalem and therefore, any event happening on it or around it is likely to have serious repercussions. 57. In 2010, the Haram al-Sharif/Temple Mount area continued to see heightened tension and inflammatory actions which led to riots and demonstrations in Palestinian neighbourhoods. Repeated provocative visits of the Haram area by Jewish radical political and religious groups, which continue to occur during 2010, are highly problematic. On several occasions Israeli forces entered Al Aqsa Mosque and confronted stone-throwing Muslims. The perceived threat to religious places promotes rumours which in turn can lead to violent encounters between the various groups. 58. The disputes regarding various construction projects (e.g.“archeological tunnels”, recent plans to alter of the Western Wall plaza) serve as examples of a lack of consensus-building by Israel around those projects in sensitive areas of the city. Work on the Mughrabi Gate has proven a particular example of this in 2010. The Waqf, the Islamic body responsible for the Haram al-Sharif compound, has expressed concern regarding the construction by the Israeli Authorities, without their agreement, of a new bridge to replace the collapsed ramp leading to the Mugrabi Gate. Work on the Mugrabi Gate, the passageway between the Wailing Wall Plaza and the Temple Mount / Haram al Sharif, started again in September after the Jerusalem District Court’s decision to authorize the work. The Waqf believe that the damage caused to the ramp is negligible and could be fixed without replacing the whole structure. They suspect this may be used as an opportunity to undertake new excavations under the ramp or as seemed to be originally planned (prior to the Court’s ruling against it) to expand the area of the Wailing Wall Plaza. A new plan for the Mughrabi Gate, revealed in November this year, seems to be less far-reaching in the sense that it does not include any expansion of the Plaza. The Waqf, however, was again not consulted in the process.
Annexe 2
Renforcer les dispositions de l’UE à Jérusalem Est
Les propositions des Chefs de Mission à Jérusalem et à Ramallah en 2010 sont globalement conformes avec celles de 2009. Gardant à l’esprit le caractère sensible de la situation à Jérusalem, elles ont été formulées dans un esprit visant à maintenir la possibilité d’une solution à deux Etats comme l’ont énoncé de nombreuses déclarations de l’UE, les conclusions du Conseil du 8 décembre 2009 n’étant pas des moindres. Elles restent donc valables, mais ont été adaptées et mises à jour pour refléter la situation décrite dans ce rapport annuel – soulignant des actions spécifiques visant à maintenir le tissu social palestinien à Jérusalem Est aux niveaux politiques, culturels et économiques.
A. Jérusalem Est en tant que future capitale palestinienne. 1) Conformément aux objectifs du Plan de Développement Stratégique Multisectoriel pour Jérusalem Est, promouvoir une approche coordonnée et une stratégie palestinienne cohérentes vis-à-vis de Jérusalem Est. 2) Promouvoir la mise en place d’un lieu central et d’un représentant de l’OLP à Jérusalem Est. 3) Tenir des événements nationaux ou européens à Jérusalem Est (quand c’est approprié pour les institutions palestiniennes). 4) Accueillir régulièrement les officiels Palestiniens et les visiteurs de l’UE de haut niveau dans les missions et résidences de l’UE à Jérusalem Est. 5) Eviter un accompagnement sécuritaire ou protocolaire israélien des personnalités des Etats Membres lors des visites de la Vieille Ville et de Jérusalem Est. 6) Empêcher/décourager les transactions financières d’acteurs de pays membres de l’UE à Jérusalem Est, en adoptant une législation appropriée de l’UE. 7) Compiler des directives non contraignantes pour les Tour Opérateurs de l’UE pour empêcher le soutien aux activités des colonies de Jérusalem Est (p. ex. hôtels, compagnies de bus, sites archéologiques contrôlés par des organisations pro-coloniales, etc.) 8) S’assurer que l’Accord d’Association UE-Israël ne sert pas à permettre l’exportation vers l’UE de produits fabriqués dans les colonies de Jérusalem Est. 9) Elever la conscience publique sur les produits des colonies, par exemple en fournissant aux principaux distributeurs de l’UE des indications d’origine sur les produits des colonies. 10) Informer les citoyens de l’UE sur les risques financiers impliqués dans l’achat de propriétés dans Jérusalem Est occupé. B. Rouvrir les Institutions palestiniennes dans Jérusalem Est. 1) Souligner la réouverture, stipulée par la feuille de route, des institutions palestiniennes lors des rencontres à haut niveau avec des représentants Israéliens, ainsi que dans les discussions et déclarations de l’UE et du Quartet. 2) Accueillir des événements de la société civile palestinienne de Jérusalem dans les édifices culturels, les consulats et les résidences diplomatiques jusqu'à ce que les institutions soient rouvertes. 3) Explorer l'utilisation des institutions palestiniennes pour promouvoir les intérêts conjoints EU-OLP. C. Droits économiques et sociaux de la population palestinienne 1) Fournir une aide pour s’assurer que les Palestiniens soient inclus dans les plans directeurs de développement urbain à Jérusalem Est afin que, p. ex., les besoins en logements palestiniens soient satisfaits. 2) Lors des rencontres de haut niveau, insister sur les graves préoccupations de l’EU concernant les services d'urgence inadéquats, tels qu’ambulances, pompiers et sécurité pour tous les habitants de Jérusalem Est. 3) Coordonner, financer et soutenir des projets dans Jérusalem Est D. Dimension religieuse et culturelle de la ville 1) Soutenir et encourager le dialogue interreligieux à Jérusalem
2) Encourager les pays arabes à reconnaître la dimension multiculturelle de Jérusalem, y compris son patrimoine juif et chrétien. 3) S'engager à informer (p. ex. sites web, etc.) les citoyens de l'EU venant en visite sur la situation politique dans Jérusalem Est. E. Renforcer le rôle de l'Union Européenne
1) Rehausser la coordination locale entre les acteurs du Quartet pour leur
influence dans la prise d'orientations et de décisions [israéliennes].
2) Assurer la présence de l’UE quand il y a un risque de démolitions ou d'évictions de familles palestiniennes. 3) Assurer la présence de l'UE dans les tribunaux israéliens sur les cas de démolitions de maison ou d'évictions de familles palestiniennes. 4) Assurer l'intervention de l’UE quand des Palestiniens sont arrêtés ou intimidés par les autorités israéliennes pour des activités culturelles, sociales ou politiques pacifiques dans Jérusalem Est. 5) Rendre opérationnelle la politique de l'UE -- pour faire venir les visiteurs de haut niveau aux sites sensibles (par exemple la barrière de séparation, etc.). -- sur la logistique pour les visiteurs de haut niveau (par exemple : choix de l'hôtel, changement de transport Est /Ouest) -- sur les contacts avec le maire de Jérusalem et en se retenant de rencontrer les responsables Israéliens dans leurs bureaux de Jérusalem Est (p. ex. au ministère israélien de la justice, etc.) -- sur la transmission d'informations à propos des colons violents de Jérusalem Est, pour estimer s'ils ont le droit d'entrer dans l’UE.d'après : http://www.protection-palestine.org/spip.php?article9926 "En médecine, le temps c'est la vie" Lors d’un entretien en
décembre dernier, Docteur Ruchama Marton, fondatrice des Médecins pour
les Droits Humains-Israël (PHR-I), explique que « le temps
bureaucratique n’est pas le même que le temps médical : en médecine,
le temps, c’est la vie. » PHR a reçu le prix Nobel Alternatif du parlement suédois en décembre. Le
5 janvier, PHR-I avec d’autres organisations dont Human
Rights Watch, a dénoncé une négligence criminelle dans la gestion du temps, cause de la mort d’un jeune
malade palestinien de Gaza. « Physicians for Human Rights, Adalah et Al Mezan demandent une enquête criminelle sur la mort d’un malade palestinien de 20 ans à qui les autorités israéliens ont refusé l’autorisation de quitter la bande de Gaza
Les autorités israéliennes ont insisté pour qu’un malade plongé dans le coma se présente à un interrogatoire du Service de Sécurité Générale israélien ; le malade est mort à Gaza en attendant une réponse
Le 5 janvier 2011, Adalah, en son nom propre ainsi que de la part des Médecins pour les Droits Humains-Israël et du Centre Al Mezan pour les Droits Humains (Gaza), a déposé une plainte auprès du Procureur Générale d’Israël, Yehuda Weinstein et auprès du Procureur Général Militaire, Avichai Mendelblit, pour qu’une enquête criminelle soit ouverte et les coupables traduits en justice suite à la mort suspect de M. Anas Saleh, habitant de Gaza de 20 ans. M. Saleh est mort le 1er janvier 2011 d’une maladie du foie à l’Hôpital Shifa à Gaza. Sachant pourtant la situation médicale critique de M. Saleh, Israël a refusé qu’il quitte la bande de Gaza pour un traitement qui lui aurait sauvé la vie. La plainte a été déposée par Maître Fatmeh El-Ajou d’Adalah de la part de la victime, dont le cas était suivi et documenté par PHT-I et Al Mezan.
Pour lire le rapport complet : http://www.scribd.com/doc/45672368/EU-East-Jerusalem-2010 Intensification des destructions de maisons palestiniennes à Jérusalem-Est LEMONDE.FR avec AFP publié le mercredi 5 janvier 2011. 04/01/11- Israël a intensifié au cours des derniers mois les démolitions de maisons palestiniennes à Jérusalem-Est, a affirmé mardi l’organisation israélienne Ir Amim, qui ajoute que cette politique se poursuit au même rythme en ce début d’année. "Le Nouvel An à Jérusalem-Est a débuté avec une tendance inquiétante : au cours des deux derniers jours la municipalité de Jérusalem a démoli des bâtiments d’habitation à Cheikh Jarrah et Beit Hanina", deux quartiers palestiniens, a déploré dans un communiqué l’organisation. "C’est une continuation de la nette augmentation des démolitions de maisons à Jérusalem-Est, qui est la tendance depuis la mi-2010 et plus significativement les deux derniers mois de 2010", précise, chiffres à l’appui, Ir Amim, qui milite pour la coexistence israélo-palestinienne à Jérusalem. UNE POLITIQUE D’AFFAIBLISSEMENT L’ONG israélienne a recensé 74 démolitions sur ordre de la municipalité israélienne, dont les trois quarts (55) au second semestre et près de la moitié (32) en novembre et décembre. Sur ces 74 démolitions, 28 d’entre elles auraient concerné des bâtiments habités, précise Ir Amim dans un communiqué. "La question de la construction sans permis à Jérusalem-Est est le résultat direct de décennies de politique israélienne qui omet systématiquement la nécessaire planification urbaine de cette partie de la ville qui permettrait aux Palestiniens de construire en accord avec la loi", poursuit le communiqué. Israël considère Jérusalem-Est comme partie intégrante de sa capitale "éternelle et indivisible", alors que les Palestiniens veulent en faire la capitale de leur futur Etat. Le 22 décembre, le coordinateur des actions humanitaires de l’ONU dans les territoires palestiniens occupés, Maxwell Gaylard, s’était alarmé de l’augmentation du nombre de démolitions à Jérusalem-Est et dans les zones sous contrôle total israélien de Cisjordanie, de 275 en 2009 à 396 en 2010. Manifestation anti-mur : une Palestinienne succombe à des gaz lacrymogènes LEMONDE.FR avec AFP | 01.01.11 | 12h15 • Mis à jour le 01.01.11 | 12h15 RAMALLAH (Territoires palestiniens) - Une Palestinienne hospitalisée vendredi après avoir inhalé des gaz lacrymogènes lors d'une manifestation contre la barrière israélienne en Cisjordanie est décédée dans la nuit. La victime, Jawaher Abou Rahmah, âgée de 36 ans, était dans un état critique depuis vendredi après-midi. Elle devait être enterrée samedi en début d'après-midi. Présentée par Israël comme une "clôture antiterroriste", la barrière, qui doit s'étendre à terme sur 723 km, est qualifiée de "mur de l'apartheid" par les Palestiniens. Aujourd'hui longue de 413 km, elle empiète sur la Cisjordanie et rend extrêmement problématique la création d'un Etat palestinien viable. Les villages de Bilin et Nilin sont chaque semaine le théâtre de manifestations, qui réunissent Palestiniens et militants israéliens et internationaux, contre la barrière de séparation. Plusieurs Palestiniens ont été tués lors de ces rassemblements. SON FRÈRE AVAIT TROUVÉ LA MORT DANS UN RASSEMBLEMENT SIMILAIRE Le frère de la victime, Bassem Abou Rahmah, avait trouvé la mort après avoir été touché à la tête par un tir direct de grenade lacrymogène lors d'une manifestation similaire au même endroit le 17 avril 2009. Un autre manifestant a été hospitalisé
vendredi à Ramallah après avoir été touché au visage
par une canette de gaz lacrymogène tirée par les
soldats, selon les organisateurs de la
manifestation. Vendredi, le Premier ministre palestinien, Salem Fayyad, s'est déplacé pour participer à la manifestation hebdomadaire. Des heurts avec les soldats israéliens ont éclaté à l'issue du rassemblement, qui réunissait plusieurs centaines de personnes. Le ministère israélien de la Défense avait
annoncé en février avoir entamé des travaux en vue
de modifier le tracé de la barrière près de Bilin,
pour se conformer à une décision de la Cour suprême
israélienne jugeant qu'elle empiétait trop sur des
terrains privés appartenant à des Palestiniens. Dans un avis rendu le 9 juillet 2004, la Cour internationale de justice (CIJ) a jugé cette barrière illégale et exigé son démantèlement, tout comme l'a fait ensuite l'Assemblée générale de l'ONU. Israël n'a pas tenu compte de ces demandes. http://www.bilin-village.org/francais/sur le même sujet : ![]()
Jawaher Abou Rahmah, 36 ans, est décédée dans la nuit de
vendredi à samedi à Ramallah. Son décès serait dû à une inhalation
importante de gaz lacrymogènes alors qu'elle participait à une
manifestation contre la barrière de séparation israélienne.
Par Dépêche (texte)
AFP - Une Palestinienne est morte après avoir avoir inhalé des gaz lacrymogènes lors d'une manifestation contre la barrière de séparation israélienne, selon des sources hospitalières, un décès qualifié de "crime de guerre" par l'Autorité palestinienne. Jawaher Abou Rahmah, 36 ans, est décédée dans la nuit de vendredi à samedi à l'hôpital de Ramallah (Cisjordanie) après avoir perdu connaissance durant la manifestation, ont précisé les sources. Elle était dans un état critique depuis vendredi après-midi. L'armée israélienne a déclaré dans un communiqué qu'une "enquête avait été ouverte pour déterminer les causes exactes de cette mort" affirmant avoir "en vain contacté l'Autorité palestinienne pour obtenir un rapport médical de l'hôpital" sur le décès. "Nous condamnons ce crime abominable commis par l'armée de l'occupation israélienne à Bilin contre les participants à une manifestation pacifique", a déclaré à l'AFP Saëb Erakat, le négociateur en chef palestinien. "Il entre dans le cadre des crimes de guerre que commet Israël contre notre peuple", a-t-il dénoncé. Vendredi, l'armée israélienne avait annoncé avoir eu recours à "des moyens de dispersion de manifestations" contre quelque 250 manifestants qui jetaient des pierres sur des soldats à Bilin, en Cisjordanie occupée. L'armée n'avait pas évoqué de blessé. Selon les organisateurs de la manifestation, un autre manifestant a dû être hospitalisé à Ramallah après avoir été touché au visage par une canette de gaz lacrymogène tirée par les soldats. La jeune femme tuée, enveloppée d'un drapeau palestinien, a été inhumée en début d'après-midi samedi à Bilin, en présence de 3.000 personnes. Un de ses frères, Bassem Abou Rahmah, était mort après avoir été touché à la tête par un tir direct de grenade lacrymogène lors d'une manifestation similaire au même endroit le 17 avril 2009. Un autre frère, Ashraf, avait été visé par un soldat israélien et reçu dans la jambe une balle caoutchoutée, alors qu'il était ligoté, les yeux bandés, après une manifestation contre le mur dans le village voisin de Nilin en 2008. La vidéo de la scène, filmée par des militants pro-palestiniens, avait fait scandale: un officier et un soldat furent condamnés pour "conduite indigne" deux ans plus tard. Bilin et Nilin sont le théâtre de manifestations hebdomadaires, qui réunissent Palestiniens et militants israéliens et internationaux, contre la barrière de séparation, toute proche, érigée par Israël. Plusieurs Palestiniens ont péri lors de ces rassemblements. Vendredi, le Premier ministre palestinien, Salem Fayyad, s'était déplacé pour participer à la dernière manifestation hebdomadaire de 2010. Des heurts avec les soldats israéliens avaient éclaté à l'issue du rassemblement de plusieurs centaines de personnes, selon des témoins. Un photographe de l'AFP avait vu quatre Palestiniens légèrement blessés dans ces incidents. En février, le ministère israélien de la Défense avait annoncé avoir entamé des travaux en vue de modifier le tracé controversé de la barrière près de Bilin, pour se conformer à une décision de la Cour suprême israélienne jugeant qu'elle empiétait trop sur des terrains privés appartenant à des Palestiniens. Le ministère avait indiqué que les travaux dureraient probablement jusqu'à la fin 2010. Présentée par Israël comme une "clôture antiterroriste", la barrière est qualifiée de "mur de l'apartheid" par les Palestiniens. Aujourd'hui longue de 413 km, elle empiète sur la Cisjordanie et rend extrêmement problématique la création d'un Etat palestinien viable. Dans un avis de 2004, la Cour internationale de justice a jugé cette barrière illégale et exigé son démantèlement, tout comme l'a fait ensuite l'Assemblée générale de l'ONU. Israël n'a pas tenu compte de ces demandes. Confrontation ouverte vendredi 31 décembre 2010 - 05h:07 - Saleh Al Naami - Al Ahram
Israël cherche à écraser le Mouvement islamique au sein des
populations palestiniennes de 1948, qui est perçu comme menaçant
directement les plans de l’Etat sioniste, selon Saleh Al Naami.
![]() Le cheikh Raed Salah, président du mouvement islamique en Israël et figure emblématique de la résistance des Palestiniens vivant en Israël et du mouvement de défense du site d’Al Aqsa Michael Ben Ari, membre de la Knesset aux franges de la droite extrémiste, n’est pas le seul parlementaire israélien à demander l’interdiction du Mouvement Islamique dirigé par Sheikh Rae d Salah , en Israël. La libération de Sheikh Salah emprisonné pendant 5 mois dans une prison israélienne et les propos qu’il a tenus subséquemment expliquent la position intransigeante d’Israël envers Sheikh Salah et son groupe. Ceux qui demandent la dissolution du Mouvement islamique sont des membres de la Knesset appartenant au parti [dit] centriste Kadima, au parti dirigeant d’extrême droite le Likud, ainsi que des représentants des divers partis religieux d’extrême droite. Tous accusent Sheikh Salah d’instiguer des sentiments séparatistes parmi les Palestiniens de 1948. Ils disent qu’il incite les Palestiniens à créer une société autonome capable de se suffire à elle-même à tous les niveaux pour échapper aux répercussions des politiques racistes israéliennes à leur encontre .The Mouvement islamique a créé des organisations sociales, éducatives, culturelles et de charité pour combler le vide résultant de la négligence voulue par l’Etat d’Israël en ce qui concerne les services fournis aux Palestiniens de l948. Selon l’Institut national d’assurance israélien, 58 % de ces Palestiniens vivent en dessous du seuil de pauvreté. Yuil Hassoun, membre de la Knesset du parti Kadima pense que le Mouvement islamique table sur la méfiance des Palestiniens de l948 envers l’Etat pour encourager les idées séparatistes parmi eux . Le général Amos Gilboa , ancien directeur de recherche des services secrets de l’armée israélienne affirme que le mouvement se donne pour objectif d’islamiser la société palestinienne, ce qui encourage tout naturellement des idées séparatistes pour les Palestiniens de l948. Ceci découle de la logique selon laquelle les valeurs islamiques conduiront nécessairement les Palestiniens à adopter des positions hostiles envers l’Etat et à susciter un puissant désir de s’en séparer. L’élite dirigeante à Tel Aviv affirme que le Mouvement islamique a joué un rôle certain pour désamorcer les tentatives d’Istraël visant à faire pencher en sa faveur la conscience collective des Palestiniens de l948 pour leur faire accepter le plan social et politique sioniste. Yaakov Peri , ancien chef des services secrets intérieurs, a indiqué que depuis l966 - quand le gouvernement israélien a été contraint de mettre un terme à l’administration militaire des Palestiniens - le gouvernement juif s’est efforcé d’obliger ces Palestiniens à s’intégrer dans la société et à effacer leur identité islamique, arabe et palestinienne. Mais Tel Aviv en vient à comprendre que « l’israélisation » n’a pas seulement échoué mais a poussé les Palestiniens de 1948 à adopter un programme qui constitue un défi pour l’Etat et ses institutions. Moshe Shahal , qui a été ministre de la sécurité intérieure et de la justice dans le passé, a déclaré que l’un des principaux indices de l’échec de cette campagne est la croissance ( ou l’émergence, as you like ) du Mouvement islamique. Shahal dit que la création même du mouvement et sa popularité auprès des Palestiniens de 1948 est un signe fort que l’israélisation a échoué , non seulement du fait de l’existence du mouvement, mais du fait qu’il propose un plan alternatif d ’« islamification ». Nombre d’experts israéliens considèrent que le refus du Mouvement islamique et de son chef de participer aux élections parlementaires - bien que ses membres aient le droit de le faire - conduit à proposer l’Islam comme antidote à l’identité israélienne. Yossi Ben-Aharon , directeur de cabinet de l’ancien premier ministre israélien Yitzhak Shamir , voyait dans l’intérêt que le mouvement portait aux élections locales un indice de « tendances séparatistes » . Les décideurs israéliens s’inquiètent non seulement du fait que le mouvement a réussi à empêcher la jeunesse bédouine de se porter volontaire dans l’armée, mais aussi du fait que les zones bédouines sont de »venues des fiefs du mouvement . Ceci est un signe supplémentaire de l’influence israélienne décroissante ; la jeunesse bédouine autrefois considérée comme force de réserve pour l’armée israélienne, constitue désormais le coeur du Mouvement islamique . En conséquence, les institutions d’Etat travaillent à réduire les naissances parmi les femmes bédouines. Le général Giora Eiland, ancien président du Conseil national de la sécurité d’Israël, a dit qu’il réunissait un groupe de chercheurs pour étudier les moyens de réduire les naissances dans la société bédouine, parce que « les femmes bédouines sont plus souvent enceintes que nécessaire ». Eiland a averti que si les taux de naissance demeuraient ce qu’ils sont, la population bedouine doublera en 15 ans. Les autorités israéliennes perçoivent le Mouvement islamique comme une menace à la securité d’Israël. Le Shin Bet, l’agence des services secrets intérieurs, prétend que de nombreux mouvements de résistance de la Cisjordanie et de la bande de Gaza font appel aux membres du Mouvement islamique quand en mission à l’intérieur d’Israël, bien qu’il soit difficile de prouver que le mouvement a effectivement eu recours aux armes dans son conflit avec Israël. Les responsables de l’appareil israélien de sécurité prétendent qu’il y a un haut niveau de coordination et d’harmonisation d’intérêt de même qu’un échange de rôles entre le Mouvement islamique en Israël et le Hamas . Shin Bet assure que les groupes civils et les organisations humanitaires affiliées au Mouvement islamique contribuent à créer un environnement social qui soutient la résistance sur la Cisjordanieet la bande de Gaza. Cette aide se manifeste au moyen de programmes sponsorisés apportant soutien aux orphelins, aux familles des martyrs et aux familles pauvres, grâce aux dons de riches Palestiniens de 1948. Bien que les activités du mouvement soient publiques et dans le cadre de la loi israélienne, les services de sécurité israéliens n’ont pas hésité à fermer les organisations de charité du mouvement et à arrêter leurs responsables et leurs membres, au prétexte que cdes acticités constituent une assistance au « terrorisme ». L’ancien ministre de la sécurité intérieure Avi Dichter, par exemple, assure que le mouvement utilise son activité de bienfaisance pour servir les « activités terroristes » du Hamas, décrivant les oeuvres humanitaires du mouvement comme « complémentaires « de l’aile armée des mouvements de résistance palestinienne sur la Rive Droite et la Bande de Gaza. Dichter affirme que si un Palestinien sait que sa famille sera prise en charge s’il est tué ou arrêté en raison de son activisme « terroriste » , il n’hésitera pas à poursuivre sa mission. L’administration de sécurité israélienne considère que la campagne menée par le Mouvement islamique pour défendre les lieux saints à Jérusalem , notamment la campagne « El-Aqsa en danger » est une source dangereuse d’incitation indirecte au terrorisme. Shaul Mofaz, le chef de cabinet militaire et ministre de la défense dans le cabinet d’Ariel Sharon , a dit que les accusations de Sheikh Salah selon lesquelles Israël programme la destruction de la mosqu »e d’Al Aqsa , constitue une in citation à l’encontre de la sécurité d’Etat. Mofaz a prévenu que les campagnes d’agitation à l’instigation du mouvement b non seulement encouragent les Palestiniens mais également nombre de jeunes arabes et jeunes musulmans à devenir des ennemis d’Israël. Les cercles israéliens officiels considèrent que l’adoption de la cause d’El Aqsa par le mouvement islamique et les efforts personnels de Sheikh Salah dans la campagne contre les plans israéliens pour judaïser Jérusalem poussent l’opinion publique arabe - et particulièrement palestinienne - à prendre des positions « extrémistes dans le conflit . En conséquence, les efforts israéliens pour imposer des solutions qui servent leurs intérêts sont contrariés. Liad Orgad , l’orientaliste israélien , a développé ce point de vue quand il dit que même si les Etats arabes étaient sincères dans leur souhait de mettre un terme au conflit israélo-palestinien , les positions et le travail du Mouvement islamique en Israël rendent ceci très difficile. Orgad considère que le mouvement impose à l’opinion arabe des positions « qui sont très dangereuses, en mettant l’accent sur la confrontation résultant des efforts de judaïsation d’Al Aqsa ». Tel Aviv veut diaboliser le Mouvement islamique pour couvrir ses propres positions hostiles et racistes envers les Palestiniens de 1948. Les décideurs craignent que le mouvement ne se développe jusqu’à mettre en péril le caractère juif de l’Etat. Dans le même temps, Israël refuse d’ouvrir le débat sur les réflexions du Mouvement Islamique et celles d’autres représentant les Palestiniens de 1948. De cette façon, la confrontation entre les deux côtés continuera.
d'après : http://www.info-palestine.net/article.php3?id_article=9894
Israël a déclaré la guerre aux enfants de Jérusalem : 1200 arrestations en un an jeudi 16 décembre 2010 - 03h:45 - Jonathan Cook - Dissident Voice On a critiqué la police israélienne pour son traitement de centaines d’enfants palestiniens arrêtés et interrogés parce qu’ils étaient soupçonnés d’avoir lancé des pierres à Jérusalem Est (sous occupation NdT). Un enfant palestinien maltraité par l’armée israélienne à Beit Omar, près d’Hebron, en Cisjordanie Au cours de l’année dernière des enquêtes criminelles ont été lancées contre plus de 1 200 mineurs palestiniens de Jérusalem suspectés d’avoir jeté des pierres, selon les statistiques de la police publiées par l’Association des Droits Civils en Israël (ACRI). C’est presque le double des arrestations opérées l’année dernière dans le territoire palestinien (occupé NdT) de Cisjordanie qui est beaucoup plus grand. La plupart des arrestations ont eu lieu dans le district de Silwan, tout près de la vieille ville de Jérusalem là où 350 colons ont construit, au milieu des 50 000 habitants palestiniens, des enclaves illégales bénéficiant d’une lourde protection armée. Le mois dernier, on a rapporté qu’à Silwan, une large foule avait empêché l’arrestation de Adam Rishek, un enfant de sept ans accusé d’avoir lancé des pierres. C’est un signe de la colère croissante causée par ces arrestations. Ses parents ont ensuite porté plainte parce que, selon eux, il avait été battu par les officiers de police. Les tensions entre les colons et les résidents palestiniens ont augmenté régulièrement depuis que la municipalité de Jérusalem a rendu public en février dernier le projet de démolir des douzaines de maisons palestiniennes dans le quartier de Bustan pour agrandir un parc archéologique à thème biblique qui est géré par Elad, une organisation de colons. Le projet a été mis sous le coude suite à des pressions étasuniennes sur Benjamin Netanyahu, le Premier Ministre israélien. Fakhi Abu Diab, un leader communautaire local, a mis en garde les autorités sur le risque que les affrontements réguliers entre les colons et les jeunes palestiniens de Silwan, qu’on appelle parfois "l’intifada de pierre", ne dégénèrent en un soulèvement palestinien de grande ampleur. "Nos enfants sont sacrifiés pour permettre aux colons de prendre la place de notre communauté" dit-il. Dans la conclusion d’un reportage récent appelé "espace dangereux" ACRI affirme que la police dans son effort pour nettoyer le quartier des lanceurs de pierre ont violé les droits légaux des enfants et occasionné aux mineurs des traumatismes profonds. Des témoignages rassemblés par des groupes de défense des droits de l’homme dévoilent le schéma répétitif suivant : on arrête les enfants au cours de raids à la faveur de la nuit (qui tombe vers 19H en Israël NdT), on leur met les menottes et on les interroge pendant des heures hors de la présence d’un parent ou d’un homme de loi. Dans de nombreux cas, les enfants ont affirmé avoir subi des violences ou fait l’objet de menaces. Le mois dernier, 60 experts légaux israéliens des soins des enfants, dont Yehudit Karp, une ancienne élue et ancienne Ministre de la Justice, ont écrit à M. Netanyahu pour condamner le comportement de la police. " Nous sommes particulièrement troublés par les témoignages d’enfants de moins de 12 ans, l’âge légal pour être responsable pénalement, qui ont été soumis à des interrogatoires au cours desquels ils ont subi des violences et des abus de pouvoir." A la différence de la Cisjordanie qui est gouvernée par la loi militaire, les enfants de Jérusalem Est soupçonnés d’avoir lancé des pierres devrait être traités selon le droit criminel israélien. Israël a annexé Jérusalem Est après la guerre des six jours de 1967, en violation du droit international et ses 250 000 habitants palestiniens ont le statut de résident permanent en Israël. Les mineurs, c’est à dire les moins de 18 ans, devraient être interrogés par des officiers spécialement entraînés pour ça et seulement pendant les heures de la journée. Les enfants doivent pouvoir consulter un avocat et un parent devrait être présent. Ronit Sela, un porte-parole de l’Association pour les Droits Civils en Israël (ACRI) dit que son organisation a été "choquée" par le grand nombre d’enfants arrêtés à Jérusalem Est dans les derniers mois, souvent par des unités de la police secrète. "Nous avons reçu beaucoup de témoignages d’enfants qui nous ont décrit les violences terrifiantes qu’ils ont subi pendant leurs arrestations et leurs interrogatoires". Muslim, qui a 10 ans, habite dans le quartier de Bustan dans une maison dont les autorités israéliennes ont ordonné la démolition. Son cas est répertorié dans le rapport de ACRI et dans un interview il a raconté qu’il avait été arrêté quatre fois cette année alors qu’il n’a pas l’âge d’être responsable au regard de la loi pénale. La dernière fois c’était en octobre ; il fut agrippé par trois policiers en civil qui avaient sauté d’une camionnette. "Un des hommes m’a saisi par derrière et m’a étouffé. le second a attrapé ma chemise et l’a arrachée de mon dos et les troisième m’a tordu les mains derrière le dos et me les a attachées avec une corde en plastique. "Qui a lancé des pierres ?" m’a demandé l’un d’eux. "Je ne sais pas" ai-je répondu. Alors il s’est mis à me frapper sur la tête et j’ai hurlé de douleur." Muslim fut emmené en garde à vue et relâché six heures plus tard. Un docteur a constaté que l’enfant avait des blessures qui saignaient aux genoux et des hématomes sur plusieurs endroits du corps. Selon le père de Muslim qui a deux enfants en prison, l’enfant fait des cauchemars la nuit et n’arrive plus à ce concentrer à l’école : "Cela l’a terriblement perturbé." Mme Sela a déclaré que les arrestations se multipliaient à Silwan depuis qu’un garde de sécurité privé avait tué le Palestinien Samer Sirhan avec son arme à feu en septembre, et blessé deux autres Palestiniens. Les affrontements entre les colons et la jeunesse de Silwan ont pris une place centrale dans les médias en octobre quand le directeur de l’organisation de colons Elad, David Beeri, a été filmé en train de foncer sur deux jeunes qui lançaient des pierres sur sa voiture. Un des deux, Amran Mansour, 12 ans, qui avait été propulsé par dessus le capot de la voiture de M. Beeri fut arrêté peu de temps après lors d’un raid en pleine nuit dans son domicile familial. En octobre dernier aussi, neuf MP (Membres du Parlement) de droite se sont plaints d’avoir reçu des pierres alors qu’ils faisaient une visite de solidarité en minibus à Beit Yonatan, une grande demeure que les colons contrôlent à Silwan. La Cour de Justice d’Israël en a ordonné la démolition mais le Maire de Jérusalem, Nir Barkat, refuse de le faire. Suite a cette attaque, Yitzhak Aharonovitch, le Ministre de la Sécurité Publique a déclaré : "Nous ferons cesser ces jets de pierre au moyen de la police secrète et de la police en uniforme et nous ramènerons le calme." Le mois dernier la police a annoncé que des arrestations à domicile d’enfants seraient opérées plus souvent et que des amendes allant jusqu’à 1 400 dollars seraient imposées aux parents. B’Tselem, un organisme israélien des droits de l’homme, a rapporté le témoignage de "A.S." un enfant de 12 ans qui a été emmené pour un interrogatoire à 15 heures. "Je suis resté a genoux en face du mur. Chaque fois que j’essayais de me lever un homme en vêtements civils me donnait un coup sur la tête... L’homme m’a dit de me prosterner sur le sol et de demander pardon, mais j’ai refusé en disant que je ne m’inclinais que devant Allah. Pendant tout ce temps les pieds et les jambes me faisaient horriblement mal. J’étais terrifié et je tremblais de tous mes membres." B’Tselem a déclaré : "Il est difficile de croire que les forces de sécurité appliqueraient le même traitement à des jeunes juifs." Micky Rosenfeld, un porte-parole de la police a nié le fait que la police avait violé les droits des enfants. Il a ajouté : "Il revient aux parents de s’assurer que leurs enfants ne se livrent pas à des actes criminels." Selon Jawad Siyam, un militant de la communauté de Silwan, le but des arrestations et de l’activité croissante des colons est de " nous rendre la vie insupportable pour nous forcer à partir." Les 60 experts qui ont écrit à M. Netanyahu ont affirmé que les abus dont sont victimes les enfants provoquent "des désordres nerveux post-traumatiques comme les cauchemars, l’insomnie, les pipis au lit et la crainte incessante des policiers et des soldats." Ils ont aussi fait remarquer que les enfants qui faisaient l’objet d’une assignation à résidence étaient de ce fait privés d’éducation. L’année dernière, le comité contre la torture de l’ONU a exprimé sa "profonde inquiétude" devant le traitement qu’Israël réserve aux mineurs palestiniens et a dit qu’Israël violait la Convention des Droits des Enfants de Genève qu’il a pourtant signée. Au cours des 12 derniers mois, l’organisation Défense Internationale des Enfants a fourni à l’ONU des détails sur les abus physiques et psychologiques que plus de 100 enfants affirment avoir subies pendant leur garde à vue par l’armée.
Son site : http://www.jkcook.net Al Quds Jerusalem : nettoyage ethnique un documentaire passionnant Al Quds Jérusalem : nettoyage ethniqueA Bil’in, les droits humains, ça ne veut rien dire Palestine Monitor - publié le dimanche 12 décembre 2010. La Journée internationale des Droits humains est devenue une méchante plaisanterie hier en Palestine, alors que les manifestants non violents étaient aspergés de gaz lacrymogènes, tirés à balles d’acier enrobées de caoutchouc, et arrêtés alors qu’ils manifestaient dans la non-violence. Texte de Brynn Utela, photos avec l’aimable autorisation d’Activestills.
Les manifestations non violentes hebdomadaires organisées hier à travers toute la Palestine ont connu une forte participation internationale en commémoration de la Journée internationale des Droits humains. Ce soutien international toujours plus fort n’a guère dissuadé les soldats israéliens d’utiliser des quantités inhabituelles de lacrymogènes pour disperser les foules, en plus des balles caoutchouc et des grenades assourdissantes ; ils ont en outre arrêté deux militants à Bil’in, et un à Beit Ma’asara. Un militant qui fut témoin de la violence israélienne nous a déclaré, « Les Israéliens ont lancé les lacrymogènes avant même que la manifestation ne soit arrivée au mur… c’était dingue ! ». Les manifestations à Bil’in ont revêtu une importance particulière ce vendredi car c’était le jour du premier anniversaire de l’emprisonnement d’Abdallah Abu Rahmah. Rahmah était le coordinateur du Comité populaire contre le mur et la colonisation, à Bil’in, quand il a été arrêté, le 10 décembre 2009, et il fut reconnu coupable « d’avoir organisé des manifestations illégales » et « d’incitation ».
Bien que sa peine de prison ait expiré le mois dernier, Abdallah Abu Rahmah est toujours gardé en détention à la requête du ministère public israélien. Malgré des manifestations de masse et la condamnation internationale, il est maintenu derrière les barreaux. L’ampleur de la protestation à Bil’in a conduit à une réponse répressive exceptionnelle de l’armée israélienne. Les forces israéliennes ont utilisé des gaz, des grenades assourdissantes et des balles caoutchouc pour disperser les foules. Les soldats israéliens ont également déclaré, en toute illégalité, que le secteur était « Zone militaire fermée », tentant ainsi d’obliger les manifestants étrangers à partir du secteur. Déclarer ce secteur « Zone militaire fermée » sans une ordonnance de tribunal est illégal selon la loi israélienne d’occupation. Un militant a refusé de partir de la « Zone militaire fermée » et il est arrêté. Il sera relâché quelques heures plus tard après la fin de la manifestation.
Un Palestinien a également été arrêté à Bil’in et gardé en détention avant d’être relâché dans l’après-midi. Un militant israélien a également été arrêté, puis relâché, hier, à la manifestation hebdomadaire de Beit Ma’asara. http://www.palestinemonitor.org/spip/spip.php?article1646 traduction : JPP L’enseignement dans la vallée du Jourdain - Zone C Chris Jordan Valley Solidarity - mercredi 1er décembre 2010 - 06h:01
Les tentatives israéliennes pour bloquer tout développement
palestinien dans la vallée du Jourdain font qu’aujourd’hui, 60% des
Palestiniens qui y vivent se trouvent au-dessous du seuil de pauvreté.
![]() Pendant ces dernières semaines, j’ai travaillé sur un projet qui révèle les conditions horribles de l’enseignement palestinien dans la vallée du Jourdain. Il existe une multitude de raisons pour lesquelles les Palestiniens dans la Vallée ne reçoivent que peu ou pas d’aides pour leur permettre de faire évoluer leur système éducatif ; mais le principal obstacle, c’est que près de 90 % de la Vallée sont classés en Zone C, ce qui veut dire que l’enseignement y dépend de la responsabilité d’Israël et que l’Autorité palestinienne n’y a pas les moyens de faire beaucoup pour les établissements scolaires. D’ici quelques jours, j’enverrai des extraits de mon projet, notamment les profils pour quatre écoles dans la vallée du Jourdain, de même qu’une idée sur la façon dont l’occupation israélienne transforme la vie de la jeunesse palestinienne. J’ai pris toutes les photos pour cela lors de mon séjour dans la Vallée. L’enseignement dans la vallée du Jourdain - Zone C "L’enseignement est un meilleur garant de la liberté qu’une armée permanente" - Edward Everett
36 colonies dans toute la vallée du
Jourdain accaparent la plus grande partie des terres fertiles et
contrôlent toutes les sources d’eau douce.
Quand Israël a commencé l’occupation de la vallée fertile du Jourdain, en 1967, 320 000 Palestiniens vivaient dans la région. Au cours des 40 années qui ont suivi, Israël a mis en œuvre une campagne insidieuse de nettoyage ethnique, réduisant fortement le nombre de Palestiniens habitant dans la Vallée afin de préparer cette portion du territoire palestinien à l’annexion. Israël s’est servi du fait que près de 95 % de la vallée du Jourdain sont classés en Zone C ou comme territoire limité - où Israël exerce un contrôle sécuritaire et administratif - pour restreindre la vie des Palestiniens dans la Vallée et développer son processus d’annexion. Aujourd’hui, la Palestine n’exerce un contrôle que sur 135 des 2400 km² de la Vallée, pendant qu’Israël finance les moyens d’existence de 9400 colons et confisque plus de la moitié de la vallée du Jourdain à des fins militaires. Depuis 1967, Israël a réussi à réduire la population palestinienne dans la Vallée de 82,5 % à seulement 56 %.
Avec ses check-points, Israël
empêche tout Palestinien qui n’a pas de domicile dans la vallée du
Jourdain d’entrer dans le secteur.
Les enfants palestiniens sont obligés d’aller à l’école dans des bâtiments sans électricité ou, parfois, dans tentes de fortune.
Une grande partie de l’occupation israélienne de la vallée du Jourdain consiste dans un combat actif contre le développement palestinien, dans tous les domaines. Non content d’opposer un refus à toute construction palestinienne, Israël démolit méthodiquement les bâtiments palestiniens dans toute la Vallée. L’organisation la Paix maintenant a fait savoir qu’entre 2000 et 2007, seuls 6 % des demandes de permis de construire palestiniennes ont été acceptés ; en sept ans, 91 permis ont été accordés à des Palestiniens alors que 18 472 logements pour juifs ont été approuvés et construits. De même, durant cette période de sept années, 1663 structures palestiniennes ont été démolies, à comparer aux 199 colonies illégales démolies (au regard de la loi israélienne en plus du droit international - ndt). Les écoles palestiniennes n’ont pas pu échapper à la poigne du travail d’annexion israélien. Dans les communautés palestiniennes de la vallée du Jourdain, il y a 38 écoles, elles reçoivent plus de 13 000 élèves. Quasiment l’ensemble des institutions d’enseignement manquent d’infrastructures et de fournitures pendant que toutes les tentatives visant à construire de nouvelles écoles pour répondre aux besoins des communautés les plus éloignées sont torpillées par Israël. Outre qu’elles sont menacées de démolition, les écoles ne parviennent généralement pas à obtenir l’autorisation adéquate des forces d’occupation israéliennes pour procéder aux réparations indispensables pour se conformer aux règles élémentaires de santé publique et de sécurité. En fait, les projets de constructions tout simples, par exemple pour des toilettes ou des aires de jeux, sont déclarés illégaux et soumis à démolition, ce qui restreint gravement les capacités des écoles dans la vallée du Jourdain à apporter l’enseignement approprié aux enfants palestiniens. Sur les 135 écoles gouvernementales de la Zone C, 24 sont considérées comme complètement conformes aux règles. Cette année, plus de 13 000 Palestiniens de la vallée du Jourdain sont retournés à l’école sous des tentes, dans des caravanes ou des baraques en tôle. Malheureusement, la mainmise de l’occupation sur la vallée du Jourdain relègue des milliers d’enfants palestiniens dans des écoles pauvres à un point inacceptable, sans espoir de jours meilleurs. d'après : http://www.info-palestine.net/article.php3?id_article=9737 Rapport sur les violations israéliennes des droits humains vendredi 26 novembre 2010 - 15h:10 - PCHR du 11 au 24 novembre 2010
Les Forces d’occupation israéliennes (FOI) poursuivent leurs
agressions méthodiques contre les Palestiniens et leurs biens dans les
Territoires palestiniens occupés (TPO).
Pendant ces deux semaines du 11 au 24 novembre : un militant palestinien et son frère ont été exécutés extrajudiciairement par les FOI dans la bande de Gaza : 4 civils palestiniens, dont 2 mineurs et une femme, et un militant de la résistance ont été blessés par les FOI dans la bande de Gaza ; les FOI ont continué d’utiliser la force contre les manifestations non violentes en Cisjordanie : 9 civils palestiniens, dont 2 mineurs, ont été blessés ; les FOI continuent leurs tirs sur les travailleurs, agriculteurs et pêcheurs palestiniens dans les zones frontalières à l’intérieur de la bande de Gaza : 4 travailleurs palestiniens ont été blessés ; les FOI ont mené 50 incursions dans les communautés palestiniennes en Cisjordanie, et 2 limitées dans la bande de Gaza : elles ont arrêté 29 civils palestiniens, dont un mineur ; elles se sont emparées de matériels, pour 650 000 dollars US ( 490 000 €), qu’elles ont confisqués à la famille al-Dadu et à sa société ; des avions israéliens ont frappé un certain nombre de cibles civiles dans la bande de Gaza : une maison et un hangar agricole ont été détruits, et une autre maison endommagée ; Israël a poursuivi son siège total contre les TPO et l’isolement de la bande de Gaza du monde extérieur : les soldats israéliens sur les check-points de Cisjordanie ont arrêté 10 civils palestiniens, dont 5 mineurs ; les FOI ont poursuivi la colonisation en Cisjordanie et les colons leurs agressions contre les civils palestiniens et leurs biens : elles se sont emparées d’une maison à Jabal al-Mukabber, près de Jérusalem ; deux bicoques habitées et deux basses-cours ont été démolies par les FOI à al-Jiftlek, près de Jéricho ; les colons ont brûlé 52 oliviers à Qalqilya et 20 dunums (2 ha) de culture à Qaryout, au sud de Naplouse. Les colons et les FOI saisissent des terres agricoles de Qaryut au sud-est de Naplouse. Première partie du rapport Violations israéliennes recensées durant la période du 11 au 24 novembre 20101 - Incursions dans les zones palestiniennes et agressions contre les civils palestiniens et leurs biens en Cisjordanie et dans la bande de Gaza Jeudi 11 novembre Vers 7 h 40, les FOI entrent dans Jeet, village à l’est de Qalqilya. Elles encerclent l’école secondaire du village alors que les élèves commençaient à commémorer le 6è anniversaire de la mort du Président palestinien Yasser Arafat. D’après les témoins, les soldats israéliens ont fermé les portes de l’école et exigé de l’administration de faire évacuer les élèves, ce qui fut fait vers 8 h 15. Vers 11 h, les FOI sont postées à la frontière entre la bande de Gaza à la hauteur de ‘Abasan. Elles tirent plusieurs obus sur le secteur de al-Farrahin à l’est de Khan Younis. Les lieux ciblés par le bombardement consistent en des terres tombées en friche et une maison abandonnée située à 700 mètres de la frontière. Celle-ci abritait et accueillait les résistants du secteur. Ils sont parvenus à échapper au bombardement malgré le pilonnage par les hélicoptères bombardiers. Pas de victimes. Vers 14 h, les FOI entrent dans Zabbouba, au nord-ouest de Jénine, et patrouillent dans les rues. Des enfants palestiniens se regroupent et jettent des pierres sur les véhicules de l’occupant. Aussitôt, les soldats tirent sur les enfants. Pas de victimes. Vers 15 h, un détachement de l’armée israélienne, avec les soldats déguisés en civils, entrent dans Jaba’, au sud de Jénine. Ils font irruption dans une maison et la fouillent. La maison appartient à Fareed Ragheb ‘Alawna, qui est arrêté avec ses fils. L’un d’eux, Najeh, 36 ans, a déclaré au PCHR qu’un
véhicule civil avec plaque d’immatriculation israélienne s’était arrêté
près de la maison familiale. Aussitôt, 8 personnes en civil, mais armées
de pistolets-mitrailleurs sont entrées en force dans la cour de devant
de la maison, en criant « Nous sommes de l’armée ! ».
Ils obligent alors son frère, Mazen, 33 ans, qui était dans la cour de
s’asseoir à terre. Quand son autre frère, Ragheb, 30 ans, entend tout ce
bruit, il saute par la fenêtre dans la cour de derrière et se cache
dans une basse-cour, en sous-sol de la maison. Les soldats israéliens
investissent la maison, forcent la famille à sortir et les regroupent
dans la cour de devant puis les font s’asseoir sur le sol. Ils demandent
ensuite au père de famille si quelqu’un est resté à l’intérieur de la
maison, celui-ci affirme qu’il n’y a plus personne. Ils le menacent de
faire sauter la maison s’ils découvrent quelqu’un. Bientôt, des
véhicules de l’armée d’occupation arrivent sur les lieux. Des soldats en
descendent, certains se dirigent vers la cour de la maison. Un officier
des renseignements israéliens entre dans la cour. Il interroge le père
et lui ordonne d’accompagner les soldats dans la fouille de la maison.
Peu après, l’officier revient et prend Mazen avec lui pour fouiller le
dernier étage. Comme les soldats ne trouvent personne, ils font venir
Bahaa’, 4 ans, le petit-fils de Fareed, et l’officier l’interroge à
propos de son oncle, Ragheb. A l’extérieur, des jeunes se sont
rassemblés et se mettent à jeter des pierres sur les soldats qui
répliquent avec des lacrymogènes et des bombes sonores. Les soldats
fouillent la maison une seconde fois et découvrent une porte qui conduit
à la basse-cour en sous-sol, et là, ils s’emparent de Ragheb. Ils le
menottent, lui bandent les yeux et l’emmènent sans indique la
destination.
Vers 20 h 30, les FOI entrent dans Bil’in, à l’ouest de Ramallah, patrouillent dans les rues, pénètrent au domicile de Ashraf Mohammed al-Khatib, 30 ans, pour la fouiller, mais Ashraf est absent. Ils remettent un avis à sa famille lui ordonnant de se présenter aux officiers de renseignements israéliens au centre d’interrogatoire d’Ofra. Vers 23 h 40, l’armée entre dans la ville et le camp de réfugiés de Tulkarem. Elle patrouille dans les rues quelques temps et se retire. Vendredi 12 novembre Vers minuit et demi, les FOI entrent dans Ethna, à l’ouest d’Hébron. Elles forcent la maison de ‘Abdul ‘Azim Fayad al-Qaissi, mais aucune arrestation n’est signalée. Vers 1 h, même opération dans Hébron, dans la maison de Arafat ‘Abdul Hakim al-Rajabi, sans arrestation. Vers 8 h 15, du haut de leurs miradors situés à la frontière Nord à Erez-Beit Hanoun, les FOI font feu sur des ouvriers en train de récupérer des matériaux de construction dans les décombres de l’ancienne zone industrielle. Bashir Sami ’Aashour, 2o ans, de Beit Hanoun, prend une balle au pied droit. Samedi 13 novembre Vers minuit 10, les FOI entrent dans Salfit, fouillent la maison de la famille de Mohammed ‘Omar ‘Abdul Raziq, 20 ans, et le convoquent pour interrogatoire ; vers minuit et demi, dans Yassouf, à l‘est de Salfit, pour les maisons des familles d’Ibrahim Nizam ‘Abdul Raziq, 20 ans, et de ‘Obaida Shareef ‘Azzam, 19 ans, qui sont également convoqués ; dans Kufor al-Dik, à l’ouest de Salfit, dans la maison de la famille de Mohammed Safi Ahmed, 24 ans, également convoqué ; et vers 13 h, dans Brouqin, à l’ouest de Salfit, raid sur les maisons des familles de Ahmed Na’im ‘Aamer et Mahmoud Saif al-Din ‘Aamer, également convoqués pour interrogatoire. 9 h, Beit Hanoun, même scénario que la veille au même endroit. ’Ammar Khalil Hamdan, 22 ans, de Beit Hanoun prend une balle dans la jambe droite alors qu’il est à plus de 400 mètres de la ligne frontalière. Vers 21 h, l’armée entre dans Baqat al-Hatab, au nord-ouest de Qalqilya, patrouille dans les rues quelques temps et se retire. Pas d’arrestations. Dimanche 14 novembre Vers une heure du matin, incursion dans le camp de réfugiés de Deishé, au sud-ouest de Bethléhem. L’armée fouille la maison de la famille de Isma’il Khalil al-Shazli, 22 ans, et le convoque pour interrogatoire. Vers 1 h 30, dans le village de Hijja, à l’est de Qalqilya, où l’armée fouille un certain nombre de maisons et arrête Hussein Mahmoud Batta, 22 ans. Vers 10 h, un détachement de l’infanterie israélienne entre dans al-‘Araqa, à l’ouest de Jénine. Les soldats de l’occupation interpellent et interrogent les civils. Ils en convoquent 4, dont 2 mineurs, pour interrogatoire : Ra’ed Nahidh Yahia, 20 ans, Yousef Waleed Yahia, 16 ans, Na’el Mohammed Hammad, 17 ans, et Suhaib Hassan Yahia, 24 ans. Vers 10 h, incursion dans Beit Liqya, à l’ouest de Ramallah où l’armée patrouille quelques temps avant de se retirer ; idem vers 15 h dans Deir Estia, au nord-ouest de Salfit ; et vers 17 h, dans Brouqin. Lundi 15 novembre Vers une heure du matin, les FOI, équipées d’un treuil et de 5 camions, entrent dans Tulkarem. Elles investissent le domicile de la famille de ‘Ali Mohammed al-Dadu, 55 ans, qui a été prisonnier des Israélien. Elles regroupent les membres de la famille dans une seule pièce. Les soldats informent alors la famille qu’ils ne viennent pas arrêter quelqu’un mais confisquer l’équivalent d’une somme de 650 000 dollars US (environ 490 000 €), somme que al-DAdu a reconnu avoir reçue du Hamas pour l’indemniser de la perte de son entreprise qui a brûlé le 15 juin 2007. Ils prétendent qu’un tribunal israélien a ordonné la saisie de matériels pour un montant équivalent à cette somme. Les FOI se saisissent alors de certains biens de la maison : deux ordinateurs, 3 ordinateurs portables, une télévision de 48 pouces, un coffre-fort rempli, certains documents comptables, des bijoux pour une valeur de 5000 dinars jordaniens (environ 5300 €), une Golf Volkswagen, un camion Volkswagen Crafter. Ils emmènent ensuite le fils d’al-Dadu, Diaa’, 26 ans, sur le site de l’entreprise, à 500 m de la maison. Là, celui-ci voit les soldats et la police se déployer à l’intérieur du bâtiment. Et ils s’emparent de 8 930 $ en espèces (environ 6700 €), de 167 500 $ en chèques (environ 126 500 €), de 2 ordinateurs portables, 3 disques durs, de tapis d’une valeur estimée à 225 316 $ (environ 170 100 €), d’un chéquier, de chèques remplis mais non remis à des clients, et de certains autres documents professionnels. Ils emmènent après le fils dans les réserves de l’entreprise et là, ils saisissent des marchandises pour une valeur estimée à 100 000 $ (environ 75 500 €). Des FOI ont filmé toute l’opération. Les soldats se retirent de la ville, vers 5 h.
Vers 2 h, incursion dans le quartier Jabal al-Rahma, dans le centre d’Hébron, où l’armée fouille un certain nombre de maisons, et arrête Suhaib ‘Abdul Mon’em Dwaik, 21 ans. Vers 2 h 30, incursion dans Qabatya, au sud-est de Jénine, l’armée patrouille dans les rues avant de se retirer ; idem vers 11 h, dans Ya’bad au sud-ouest de la ville ; et dans la soirée, vers 23 h 30, dans Mreesh, au sud d’Hébron. Mardi 16 novembre Vers 23 h 20, l’armée entre dans Ematin, à l’est de Qalqilya, patrouille dans les rues et se retire. Pas d’arrestations. Mercredi 17 novembre Vers 9 h 40, incursion dans Jeet, village à l’est de Qalqilya, patrouilles, sans arrestations ; idem vers 10 h dans Nabi Elias, même secteur. 17 h 20, selon l’enquête menée par le PCHR, un avion tire un missile sur une voiture civile conduite par deux frères, résistants, militants de « l’armée de l’Islam » résidant dans le camp de réfugiés de Jabaliya. La voiture était au carrefour al-Sha’biya au centre de Gaza ville. Islam Saleh ’Abdul Hamid Yassin, 55 ans et Mohammed Saleh ’Abdul Hamid Yassin, 19 ans, sont tués sur le coup. Quelques heures plus tard les FOI reconnaissent leur responsabilité dans cette attaque et la justifient par le fait qu’elles étaient convaincues « qu’ils se préparaient à kidnapper des Israéliens établis sur le Sinaï. ». Il faut rappeler que les FOI ont perpétré la même attaque le 3 novembre en exécutant Mohammed Jamal al-Nemnem, 29 ans, autre militant de « l’armée de l’Islam ». Vers 18 h, dans Madama, au sud de Naplouse, où l’armée fouille différentes maisons et arrête Ameer Ameen Nassar, 24 ans. Au même moment, dans le village voisin d’‘Assira où l’armée impose un couvre-feu, fouille un certain nombre de maisons. Pas d’arrestations. Jeudi 18 novembre Vers 1 h 30, l’armée entre dans Tulkarem, patrouille dans les rues de la ville et se retire. Pas d’arrestations. Vers 15 h, depuis la frontière au nord-ouest de Beit Lahiya les FOI tirent sur un groupe de résistants des brigades Al-Qds, la branche armée du Jihad islamique. Ils étaient à environ 700 mètres de la frontière. L’un d’entre eux a pris une balle dans la jambe gauche. Vers 17 h, incursion dans Jainsafout, à l’est de Qalqilya, pas d’arrestations. Vendredi 19 novembre 8 h 20, cette fois, c’est sur les lieux de l’ancienne colonie Elli Sinaî au nord de la bande de Gaza que les FOI prennent en joue des ouvriers en train de récupérer des matériaux de construction ; Mohammed Isma’il al-Ghandour, 34 ans, de Beit Lahia, prend une balle dans le pied droit alors qu’il est à 70 mètres de la ligne frontalière. 15 h, l’aviation tire 2 missiles sur une maison de 2 étages de 120 m2, à l’est de Deir al-Balah au centre de la bande de Gaza. Elle appartenait à Mohammed ’Alaa’ al-Sharaf, 43 ans. La maison voisine appartenant à Ruqaya Abu Mustafa, 54 ans, a été sévèrement endommagée. Elle et son nouveau-né en âge d’apprendre à marcher, Ibrahim Salman Abu Mustafa, 2 ans, sont blessés ainsi qu’Abdul ’Aziz Ibrahim Abu Mustafa, 20 ans, touché à la tête. 15 h 20, un avion cible son missile sur un hangar agricole à al-Zanna au sud-est de Khan Younis. Le hangar et tout son contenu sont détruits et Halima ’Ouda Abu Khashan, 14 ans, prend des éclats dans le dos. 15 h 50, l’aviation tire 2 missiles sur un camp d’entraînement des brigades Al Qds à Khan Younis. Le site est endommagé mais on ne déplore aucune victime. 22 h 30, une unité d’infanterie des FOI pénètre à 1500 mètres dans la localité de al-Shouka à l’est de Rafah. Un civil près de sa maison est visé mais n’est pas touché. Les FOI dressent des pièges sur le secteur et ne se retirent que le lendemain vers 4 h. 23 h 30, l’aviation tire 2 missiles sur un tunnel proche du camp de réfugiés de Yibna au sud de Rafah. Le tunnel et un dépôt de carburants sont détruits mais pas de victime. Samedi 20 novembre Vers minuit et demi, en faction à la frontière au sud de la bande de Gaza, les FOI ouvrent le feu sur l’aéroport international et ses environs. Des tirs sporadiques ont été entendus jusque vers 3 h. Vers 2 h du matin, l’armée entre dans Madama à nouveau, au sud de Naplouse, pénètre dans certaines maisons et arrête 4 Palestiniens : Mahmoud ’Abdullah Qit, 24 ans, Mousa Nizar Ziada, 23 ans, Bassem ’Omran Nassar, 25 ans, et Asadallah Wajeeh Qit, 20 ans. Vers 22 h 45, incursion dans Jeet, avec patrouilles dans les rues, puis retrait de l’armée. Sans arrestations. Vers 23 h 40, dans Beit Liqya, à l’ouest de Ramallah. Pendant que l’armée patrouille, des jeunes se rassemblent et jettent des pierres sur l’occupant. Les soldats tirent sur eux, mais pas de victimes. Dimanche 21 novembre Vers 3 h, incursion dans Ethna, au sud d’Hébron. L’armée opère sur différentes maisons, convoque 3 Palestiniens pour interrogatoire : Mohammed Mutlaq al-Jiyawi, Malek Khaled al-Jiyawi, et ‘Awadh Mohammed al-Batran. Vers 10 h, dans ‘Aanin, au nord-ouest de Jénine où l’armée pose un check-point à l’entrée du village, stoppe les véhicules pour les fouiller. Pas d’arrestations. Lundi 22 novembre Vers une heure du matin, incursion dans Beit Oula, à l’ouest d’Hébron. L’armée fouille des maisons et arrête 12 Palestiniens : Sami Fayez al-Srahin, ’Abdul Hadi Fayez al-Sarahin, ’Abdul Fattah Mohammed al-Sarahin, Tariq Ibrahim al-Sarahin, Ra’fat Jaber al-’Adarba, Muhannad al-Najjar, Mohammed Jebril al-’Ajarma, Bassam al-Sarahin, Khader Tayi’ al-Sharif, Jameel Hassan al-’Adam, Maher al-’Adam et Maher Ahmed al-’Amla. Vers une heure également, incursion dans al-‘Ouja, au nord-est de Jéricho où l’armée investit la maison de Mousa Yousef Hussein, 58 ans, et l’arrête avec son fils, Mos’ab, 27 ans. Vers 3 h 30, dans Qiffin, au nord de Tulkarem, avec patrouilles dans les rues, mais sans arrestations ; idem vers 11 h 151, dans la ville de Tulkarem. 12 h, les FOI pénètrent à 150 mètres dans le camp de réfugiés de al- Bureij. Sous la protection de tirs, les bulldozers nivèlent les terres précédemment défoncées. Vers 13 h, incursion dans Rummana, au nord-ouest de Jénine où l’armée fouille la maison de ‘Ameed Tawfiq ‘Omour, 24 ans, et l’arrête. Mardi 23 novembre Vers une heure, l’armée entre dans Taqqou’, au sud-est de Bethléhem où elle fouille la maison de la famille de Sabri Mousa Jabarin, 25 ans, et l’arrête. Vers 1 h 30, dans Yatta, au sud d’Hébron, avec fouille de la maison de la famille de Hamza Msallam Shraitah, 22 ans, et l’arrête. Vers 2 h, même opération dans Jabal Jouhar, dans la vieille ville d’Hébron, fouille de la maison de Samer Raid Ghaith, 23 ans, qui est arrêté. Vers 2 h 30, dans Ni’lin, à l’ouest de Ramallah, l’armée fouille de la maison de Adeeb Abu Rahma, qui est emprisonné à Ofra, et arrête son fils, Mohammed, de 16 ans. Vers 3 h 30, dans Jénine, où l’armée se retire après avoir patrouillé dans les rues. Pas d’arrestations. Mercredi 24 novembre Vers une heure, incursion dans al-Sammou’, au sud d’Hébron, l’armée patrouille dans les rues du village et se retire, sans arrestations. A la même heure, dans Ethna, même secteur, où l’armée fouille la maison de Shaher al-Shoubaki, sans arrestation. Vers 1 h 30, incursion dans Beit Ummar, au nord d’Hébron, pas d’arrestations. 9 h 45, bande de Gaza, même scène que le vendredi 12 - au même endroit. Rami ’Aayesh al-Shandaghli, 28 ans, de Jabalya, prend une balle dans le pied gauche alors qu’il est à 400 mètres de la ligne frontalière.
Durant cette dernière période de deux semaines, les FOI ont continué d’utiliser la force contre les manifestations organisées par les Palestiniens avec des militants internationaux et israéliens, pour protester contre la construction du mur et la colonisation. 9 Palestiniens, dont 2 mineurs, ont été blessés. Des dizaines de Palestiniens et étrangers ont subi les lacrymogènes et les coups des soldats de l’occupation. 5 militants internationaux ou israéliens ont été arrêtés, ainsi qu’un mineur palestinien. Bil’in, à l’ouest de Ramallah : le vendredi 12 novembre après la prière, les Palestiniens, des internationaux et des militants israéliens organisent la manifestation non violente hebdomadaire en souvenir du regretté Président palestinien Yasser Arafat pour protester contre la construction du mur d’annexion. Quand la manifestation se dirige vers le mur, où sont postés les soldats de l’occupation, ceux-ci tirent à balle caoutchouc sur les manifestants, lancent des grenades lacrymogènes et des bombes sonores. De nombreux manifestants souffrent des gaz respirés et de la violence des coups des soldats. Ni’lin, à l’ouest de Ramallah : ce même vendredi 12 novembre, les Palestiniens avec des internationaux organisent la manifestation hebdomadaire non violente en souvenir du Président Yasser Arafat et pour protester contre le mur d’annexion. L’agression des soldats a lieu près du mur où ils sont postés. Ils tirent sur les manifestants et lancent des grenades lacrymogènes et des bombes sonores. Nabi Saleh, au nord-ouest de Ramallah : ce vendredi 12 novembre, Palestiniens, militants internationaux et israélliens tiennent la manifestation non violente hebdomadaire en souvenir du Président Yasser Arafat. Quand les manifestants arrivent sur les terres confisquées, dans le secteur de Wad al-Raya, entre Nabi Saleh et Deir Nizam, au profit des colons de Halmish, l’armée d’occupation tire sur les manifestants. Deux Palestiniens sont blessés par des grenades lacrymogènes : ‘Omar Saleh Tamimi, 22 ans, touché au pied droit, et Nidal Hussein Tamimi, 20 ans, à la main gauche. Iraq Bourin, au sud de Naplouse. Le samedi 13 novembre, des Palestiniens et des internationaux organisent une manifestation non violente dans le centre du village de Iraq Bourin. Ils se dirigent vers les terres qui ont été saisies par les FOI pour agrandir la colonie Brakha. Les manifestants tombent carrément dans une embuscade montée par les FOI dans les oliveraies. Les soldats lancent des grenades lacrymogènes et des bombes sonores sur les manifestants et tirent à balles caoutchouc. Beit Ummar, au nord d’Hébron : ce même samedi, vers 11 h 30, les Palestiniens avec des internationaux organisent une manifestation non violente contre la colonisation, la confiscation et la fermeture de terres palestiniennes à Beit Ummar. Quand les manifestants arrivent sur les terres volées, l’armée d’occupation charge et poursuit les manifestants, lançant des lacrymogènes et des bombes sonores. Le matin du jeudi 18 novembre, des soldats israéliens se déploient dans le sud d’Hébron et agressent un groupe de scouts qui présentent un spectacle pour l’Aïd al-Adha, au motif qu’un drapeau palestinien flotte sur le défilé. D’après l’enquête du PCHR, il est environ 11 h, un groupe de scouts de 17 garçons conduit par Majed Abu Hussein et accompagné des familles défile tout en présentant un spectacle en direction du parc al-Sadaqa, dans la vieille ville, pour participer à un festival organisé pour l’Aïd al-Adha. Quand les garçons arrivent près du check-point militaire israélien à la mosquée Ibrahimi, les soldats les arrêtent, leur ordonnent d’arrêter la musique de tambour et de baisser le drapeau palestinien s’ils veulent être autorisés à entrer dans la vieille ville. Comme les garçons refusent de baisser le drapeau, une trentaine de soldats israéliens les agressent. Le chef des scouts, Majed Abu Hussein, 22 ans, souffre de contusions dans le dos, et Mos’ab ‘Ali Abu Snaina, 14 ans, est blessé par un éclat de bombe sonore au pied droit et souffre d’ecchymoses suite aux coups portés par les soldats dans son dos et au visage. Bil’in, le vendredi 19 novembre : la manifestation des Palestiniens, militants internationaux et israéliens, organisée en solidarité avec Abdullah Abu Rahma, militant contre le mur d’annexion et dont la libération de la prison israélienne a été rejetée par le tribunal militaire israélien, est agressée avec la même violence par l’occupant quand elle arrive sur le mur d’annexion. Ni’lin, le vendredi 19 novembre : la manifestation non violente organisée chaque semaine contre le mur d’annexion et en souvenir du Président Yasser Arafat est agressée avec la même violence par les troupes d’occupation. Nabi Saleh, le vendredi 19 novembre, lors de la manifestation hebdomadaire contre le vol des terres palestiniennes au profit de la colonie Halmish, et sous l’agression des troupes d’occupation, 4 Palestiniens sont blessés, touchés par des grenades lacrymogènes : Majd Daifallah Tamimi, 20 ans, touché au pied gauche ; Mustafa Fakhri Tamimi, 23 ans, touché dans le dos Mustafa ‘Abdul Raziq Tamimi, 27 ans, touché au pied droit, et Naji ‘Abdul Latif Tamimi, 46 ans, au pied droit. De nombeux manifestants souffrent des lacrymogènes. Beit Ummar, le samedi 20 novembre : la manifestation non violente hebdomadaire de Palestiniens, militants internationaux et israéliens, se dirige vers les terres palestiniennes menacées d’être confisquées par les FOI près de la colonie Karmi Tsur. Les soldats attaquent les manifestants. Au moins 6 d’entre eux, dont Fidaa’ Nasser, 22 ans, correspondant pour la télévision palestinienne, et Hussam Abu ‘Allan, 49 ans, photographe de Palestine News Agency, souffrent des lacrymogènes. Ahmed Khalil Abu Hashem, 44 ans, secrétaire pour le village du Comité national contre les colonies est blessé par un éclat de bombe sonore au bras gauche, et son fils, Shaza, 8 ans, par un éclat dans les jambes. De plus, les FOI arrêtent 5 militants internationaux et un mineur palestinien, Mohammed Fakhri Ekhlil, 14 ans. 3 - Maintien du bouclage des TPO Israël maintient son bouclage serré sur les TPO et ses restrictions sévères aux mouvements des civils palestiniens dans la bande de Gaza et la Cisjordanie, dont Jérusalem-Est. Bande de Gaza Mouvements des personnes et des biens aux postes frontière Rafah International
Note : du 15 au 20 novembre inclus, le passage est fermé. Karm Abu Salem (Kerem Shalom)
Note : le poste-frontière a été fermé les 16 & 17 novembre pour l’Eid al-Adha. Al-Mentar (Karni) Ouvert le 11 novembre pour l’entrée de 3150 tonnes de matériaux de construction pour l’UNRWA et 2380 tonnes pour la « Mas’oud ’Ali Company ». Ouvert à nouveau le 14 pour 5180 tonnes de matériaux pour l’UNRWA et 940 tonnes pou la « Mas’oud ’Ali Company ». Le 18, les FOI laissent entrer 1755 tonnes de céréales et 2964 tonnes de nourriture animale ; et le 22, 2145 tonnes de céréales et 2964 tonnes de nourriture animale. Beit Hanoun (Erez)
Israël impose toujours un bouclage serré sur l’ensemble de la Cisjordanie. Durant cette période de deux semaines, de nouvelles restrictions aux mouvements des Palestiniens ont été appliquées. Jérusalem : la cité connait toujours les mêmes restrictions aux déplacements des Palestiniens. Des milliers d’entre eux de Cisjordanie et de la bande de Gaza n’ont pas accès à la ville. De nombreux check-points sont posés dans et autour de Jérusalem. Les restrictions sont renforcées tous les vendredis, jours de prière, empêchant davantage de Palestiniens d’aller prier à la mosquée Al-Aqsa, dans la vieille ville palestinienne. Hébron : durant la période écoulée, de nombreuses rues sont restées fermées dans le centre et le sud-est d’Hébron. L’armée a également posé des check-points, stoppant et contrôlant les véhicules palestiniens. Lundi après-midi, 15 novembre, les FOI sont entrées dans les zones nord et ouest d’Hébron pour poser des barrages, bloquant et fouillant tous les véhicules palestiniens, et interrogeant les civils. Bethléhem : l’armée a maintenu sa présence sur les 41 check-points qui entourent la ville. Celle-ci est également touchée par la construction du mur d’annexion au nord et à l’ouest, et de vastes terres palestiniennes sont isolées maintenant par le mur. Les soldats sur le check-point 300 (Tombe de Rachel) ont continué d’imposer des restrictions plus dures aux Palestiniens qui veulent se rendre à Jérusalem. Les Palestiniens sont contraints de se mettre en deux colonnes, de chaque côté de la route, et d’avancer vers le check-point. Puis ils sont contrôlés par les soldats à l’aide de machines électroniques. De tels contrôles sont très longs, et humiliants. En fait, seuls les Palestiniens qui possèdent des autorisations spéciales peuvent passer et aller à Jérusalem. Le mercredi matin, 17 novembre, l’occupant pose un check-point à l’entrée sud d’’Al-Khader, au sud de Bethléhem. Et le samedi 20 novembre, un autre à l’entrée nord de Taqqou’, au sud. Ramallah : sur les check-points de Jaba’ et Qalandya, au sud-est de Ramallah, les restrictions aux déplacements des Palestiniens sont toujours plus sévères. Par ailleurs, les FOI ont posé de nombreux barrages volants sur différentes routes de la région pour bloquer et contrôler les véhicules palestiniens. Le jeudi 11 novembre, vers 11 h 20, et le vendredi 12, vers 10 h 15, l’armée a repris position sur le check-point d’’Attara, à l’entrée nord de Bir Zeit, au nord de Ramallah. Le vendredi 12, vers midi, elle pose un nouveau check-point sur la route Silwad/Yabroud, au nord-est. Le samedi 13, vers 18 h 30, un autre à l’entrée de Beit Liqya, à l’ouest. Et le dimanche 14, vers 10 h 30, un autre au carrefour de Beit ‘Our, à l’ouest. Qalqilya : le jeudi 11 novembre, l’occupant pose 8 check-points autour de la ville, où l’armée bloque tous les véhicules et les fouille. Le vendredi 12, elle en pose 4, le samedi 13, un autre à l’entrée de Kufor Laqef, et un autre près d’al-Fundoq. Le dimanche 14, elle en pose 3 autour de Qalqilya, le lundi 15, 6 check-points. Le mardi 16, un nouveau check-point près de Jeet, à l’est de la ville, le mercredi 17, 4 autour de Qalqilya, le jeudi 18, un autre à l’entrée de Hijja et encore un autre sur la route al-Fundoq/Jainsafout. Le vendredi 19, un check-point près du village d’’Izbat al-Tabib, et un autre à l’entrée est de Qalqilya. Le samedi 20, les FOI remettent 6 check-points autour de la ville, et le dimanche, 3. Le lundi 22, un check-point près de Hijja et un autre près d’’Izbat al-Tabib. Enfin le mardi 23 novembre, nouveau check-point sur la route de contournement n° 55, entre Qalqilya et Naplouse, et un autre sur la route ’Azzoun/Izbat al-Tabib. Tulkarem : le mardi 16 novembre, les soldats israéliens sur le check-point d’Ennab, à l’est de Tulkarem, arrêtent un poids lourd israélien qui transporte un élévateur pour la société palestinienne al-Dadu, fabricant de tapis à Tulkarem, et ils confisquent l’élévateur. Cet acte intervient le lendemain du jour où l’armée a confisqué pour 650 000 dollars US de biens et marchandises dans la société et la famille al-Dadu (voir la 1ère partie du rapport - Incursions - 15 novembre). Vers 17 h le jeudi 18, les FOI posent un check-point près du carrefour de Beit Leed, sur la route Tulkarem/Naplouse, à l’est de Tulkarem. Vers 21 h 30, le lendemain, vendredi, nouveau check-point au carrefour de Far’oun sur la route Tulkarem/Qalqilya, au sud. Et les samedi et dimanche, 20 et 21, nouveau check-point sur la route Tulkarem/Qalqilya. Naplouse : le mercredi 17 novembre vers 14 h, les FOI posent un check-point au carrefour de Yits’har, sur la route Ramallah/Naplouse, au sud de la ville. Jénine : le samedi 13 novembre, vers 20 h 40, nouveau check-point sur la route Jénine/Naplouse près du village de Seilat al-Zahere, au sud de Jénine. Vers 10 h le dimanche 14, idem au carrefour d’’Anza, au sud. Et vers 10 h le lundi 22, nouveau check-point sur la route ‘Arraba/Fahma. Salfit : l’entrée nord de Salfit est toujours fermée par l’occupant et ce, depuis 2000. De même que les deux routes qui relient le village de Marda à des terres agricoles qui lui appartiennent. Jéricho : le vendredi 12 novembre, vers 17 h 30, nouveau check-point à l’entrée du village d’’Ein al-Dyouk, au nord de Jéricho. Vers 19 h 30, le vendredi 19, idem au même endroit.
Le samedi 13 novembre, vers midi, les soldats arrêtent ‘Abdul Rahman Ziad al-Rajabi, 19 ans, sur le check-point à l’entrée de la mosquée Ibrahimi. Le dimanche 14, vers 11 h, les soldats israéliens déployés dans la vieille ville d’Hébron arrêtent Fadel Shihdi Daoud, 16 ans, au motif qu’il aurait tenté d’agresser un colon israélien. L’ado a été relâché le soir sur caution. Ce même dimanche vers 14 h, toujours au check-point à l’entrée de la mosquée Ibrahimi à Hébron, arrestation d’une jeune Palestinienne, Hadeel Talal Abu Turki, 16 ans, car elle aurait porté sur elle un couteau. Le lundi 15, vers 15 h, les soldats postés sur le passage d’al-Zahiriya, au sud d’Hébron, arrêtent Anas Mohammed al-Jabrain, 24 ans, du village d’al-Zahiriya, alors qu’il rentre chez lui après son travail en Israël. Le mercredi 17, vers minuit, les soldats déployés dans le nord du village de Safa, au nord d’Hébron, pour empêcher les civils palestiniens de se rendre sur leurs terres agricoles alors qu’un incendie a été provoqué par les colons israéliens, arrêtent 3 Palestiniens dont deux mineurs : ‘Aziz Mahmoud Khalil, 16 ans, Anwar ‘Emad Khalil, 15 ans, et Sufian Sa’id ‘Aadi, 20 ans. Le vendredi 19, à midi, les FOI montent un check-poiont sur la principale route du village de Taqqou’, au sud de Bethléhem. Elles bloquent tous les véhicules palestiniens et arrêtent Sami ‘Aziz al-Badan, 32 ans. Le samedi 20, vers 10 h 30, les soldats sur un check-point monté à l’entrée ouest de Marda, au nord de Salfit, arrêtent Samer Fahim Khuffash, 28 ans, et le libèrent 6 heures plus tard. Le dimanche 21, le matin, les soldats sur un check-point au sud d’Hébron arrêtent Hamza Bouti Jaber, 14 ans, alors qu’il se rend à l’école près de la mosquée Ibrahimi à Hébron. Ils prétendent qu’il a attaqué un colon israélien. L’enfant a été relâché sur caution le lendemain.
Israël poursuit la colonisation des TPO en violation du droit international et les colons israéliens leurs agressions contre les Palestiniens et leurs biens. Le jeudi 11 novembre, vers 8 h, un groupe de plusieurs dizaines de colons se rassemblent près du check-point de Za’tara, au sud de Naplouse. Là, ils jettent des pierres sur les véhicules palestiniens qui passent sur la route Naplouse/Ramallah, et qui se rendent à Ramallah pour participer à la commémoration du souvenir au Président Yasser Arafat. Pas de blessés. Le dimanche 14, vers 11 h, les FOI entrent dans la zone de Jabal al-Sheikh, dans Nabi Saleh, au nord-ouest de Ramallah. Ils remettent 3 avis du Haut Conseil d’organisation des FOI ordonnant la démolition de trois maisons, prétendant qu’elles ont été construites sans le permis de construire israélien. Les maisons ciblées, dans lesquelles vivent 16 personnes, ont été construites en 1975. Elles sont situées à 150 m de la colonie Halmish. Les FOI ont menacé de démolir les trois maisons sous une semaine. Il s’agit d’une maison de 160 m² appartenant à ‘Abdul Latif Rushdi al-Tamimi, d’une maison de 320 m² appartenant à Mahmoud Sameer Tamimi, et d’une maison de 120 m² appartenant à Sha’ban al-Reemawi. Le dimanche 14 novembre, vers 16 h, Na’el Sa’id Soufan, 30 ans, vendeur de rue originaire de Qalqilya, est renversé par des colons israéliens sur la route de contournement reliant la colonie Ennab, à l’est de Tulkarem, à la ville arabe d’al-Taybeh, en Israël. Soudan a déclaré au PCHR qu’alors qu’il était en train de vendre des copies du Saint Coran aux automobilistes qui se dirigeaient vers Tulkarem, à près de 250 m du check-point de Jbara, au sud de la ville, quand il a été surpris par une voiture Chevrolet, immatriculée avec une plaque israélienne (3768772) roulant vite et qui l’a renversé. La voiture a poursuivi sa route vers le check-point israélien. Le soldat sur le check-point a arrêté le colon. Soufan s’est vu proposé les premiers soins par une ambulance israélienne, puis il a été transporté par une ambulance palestinienne chez le Dr Thabet, à l’hôpital Thabet à Tulkarem. Soufan a quitté l’hôpital, sous sa propre responsabilité, avant la fin de son traitement, parce qu’il n’était pas en mesure d’en assumer le coût. Le 16 novembre vers 15 h, des colons de Gilad mettent le feu à des dizaines de dunums (10 dunums = 1 ha) de terres agricoles appartenant à un agriculteur palestinien de Jeet, village au nord-est de Qalqilya. Le propriétaire, Adeeb Yamin, a déclaré au PCHR : « Il était environ 15 h, le mardi 16 novembre. Je reçois un appel téléphonique de mes voisins qui me disent que le feu a pris sur mes terres qui sont situées en face de leur maison. Je m’y rends aussitôt. Je vois qu’un incendie couvre mes terres et s’étend aux terres voisines. Je reste impuissant jusqu’à ce que les pompiers arrivent sur les lieux, mais ils ne parviennent pas à circonscrire l’incendie qui se propage sur de vastes zones. Les colons israéliens arrivent et tentent d’attaquer les Palestiniens qui veulent éteindre l’incendie. Les colons sont escortés par des soldats qui s’en prennent à un journaliste et tentent de l’empêcher de prendre des photos de la scène. Zakaria al-Sidda, des Rabbins pour les droits de l’homme, intervient et appelle la liaison militaire israélienne qui arrête l’agression. Les Palestiniens tentaient toujours d’arrêter l’incendie, mais en vain. Le feu a détruit 42 oliviers. » Le mardi 16 novembre également, des colons de Bat ‘Ain, colonie au nord de Beit Ummar, au nord d’Hébron, ont déclenché un incendie criminel contre des oliviers et des amandiers à Beit Ummar et à Safa, village voisin. Les agriculteurs palestiniens, d’autres habitants du secteur et des pompiers se sont précipités pour éteindre le feu, mais les FOI les ont empêchés d’arriver sur la zone touchée pendant plus de 3 heures. Ils ont seulement appelé les pompiers israéliens pour empêcher le feu de s’étendre à la clôture de la colonie. Quand les Palestiniens ont été autorisés à se rendre sur place, ils ont à peine pu arrêter l’incendie. Selon les informations recueillies par le PCHR, au moins 20 dunums (2 ha) de terres cultivées ont été détruites. Il faut indiquer que cette agression est la quatrième du genre, sur le même secteur, au cours de l’année. Le 22 novembre, vers 9 h 15, des colons de Shilo, colonie au sud de Naplouse, escortés par les FOI, ont expulsé les agriculteurs palestiniens de leurs terres dans la zone de Silon, au sud de Qaryout. Selon les témoins, les agriculteurs de Qaryout étaient venus sur leurs terres après qu’ils aient obtenu une décision d’un conseiller juridique israélien les autorisant à cultiver leurs terres, auxquelles ils avaient auparavant interdiction d’accéder. Cependant, les colons, escortés par les FOI, les en ont expulsés. Le 23 novembre, vers 6 h, les FOI entrent dans le quartier al-Farouqdf à Jabal al-Mukabber, au sud-est de Jérusalem. Elles bouclent le voisinage d’un immeuble appartenant à la famille Qara’in. Vers 7 h, elles font irruption dans l’immeuble et forcent ses habitants à sortir. Aussitôt, des colons israéliens posent des caméras de surveillance et une clôture autour du bâtiment. Celui-ci comprend trois étages, et il abrite 15 Palestiniens, dont 7 mineurs, de la famille Qara’in. Le même jour, vers 9 h, des colons de la colonie Ma’ale Shomron, à l’est de Qalqilya, mettent le feu à trois dunums d’oliveraies appartenant à Mohammed ‘Abdul Latif Kharfan, 37 ans, d’’Azzoun, à l’est de Qalqilya. Au moins 10 oliviers sont détruits par l’incendie. Le mercredi 24, vers 6 h, les FOI, accompagnées de deux bulldozers, entrent dans la zone d’Abu al-‘Ajaj, dans le sud d’al-Jiftlek, au nord de Jéricho. Ils démolissent 4 basses-cours, tuant 15 moutons, et deux bicoques en tôle, disant que ces bâtiments ont été montés sans autorisation. Des civils palestiniens tentent d’arrêter la démolition. Les FOI les agressent. Résultat : 4 civils souffrent d’ecchymoses et 3 sont arrêtés : Ussama ‘Omar Ed’ais, 23 ans, ‘Ali Shihda Ed’ais, et ‘Adnan Shihda Ed’ais, 24 ans. Les bâtiments démolis sont une un maison de 80 m² et une basse-cour de 250 m² appartenant à ‘Omar Shihda Ed’ais, et une maison de 100 m² et une basse-cour de 300 m² appartenant à Shihad Ed’ais.
Pour plus d’informations, merci de vous rendre sur le site du PCHR, ou de le contacter à son bureau à Gaza ville par courriel : pchr@pchrgaza.org, ou par téléphone : (+972 (0)8 2824776 - 2825893). J É R U S A L E M main basse sur la ville Pour la sortie du N° 6 de la revue de l’ UJFP l’Union Juive Française pour la Paix vous invite à une soirée-rencontre vendredi 3 décembre 2010 à 20 heures Maison des Passages 44 rue Saint Georges 69005 Lyon avec : Frank Eskenazi -rédacteur en chef de la revue Nahla Chahal -professeur de sociologie politique, coordinatrice de la Campagne Civile Internationale pour la Protection du Peuple Palestinien (CCIPPP) Mohamed Mansar - membre de la Fédération des Tunisiens pour une Citoyenneté des deux Rives (FTCR), participant de la 166e mission civile judéo/ arabe de retour du Forum Mondial de l’Éducation en Palestine Union Juive Française pour la Paix ( UJFP ) 21 ter rue Voltaire 75011 Paris contact Lyon : nkujfp69@wanadoo.fr Tel : 06 60 63 24 02 Si ce n'est pas de l'apartheid, qu'est ce que c'est ? Allan Boesak et Farid Esack - lundi 15 novembre 2010 - 01h:19 Dans les premières lignes d’une lettre ouverte à l’Archevêque émérite
Desmond Tutu, le rabbin Warren Goldstein, leader des juifs orthodoxes
d’Afrique du Sud, plaide que : « Sans vérité il n’est pas de justice, et sans justice il n’est pas de paix ».
S’il y a un cas où une hirondelle n’annonce pas le printemps, il est
là. Le reste de son article n’a pas grand-chose à voir avec la vérité : Beit Iba, l’un des 630 barrages permanents en Cisjordanie sous occupation ;
les colons (illégaux) passent librement sur les routes qui leur sont réservées. 1. « Juifs et Arabes sont égaux devant la loi ». Goldstein fait l’amalgame entre la vie en Israël et la vie dans les territoires occupés. C’est certain, les citoyens juifs et Palestiniens en Israël ne sont pas égaux devant la loi : un jeu de loi prévoit des droits égaux, mais un autre jeu aussi considérable prévoit des droits séparés et supérieurs pour les juifs. À présent, Israël a plusieurs lois fondamentales qui confirment cette inégalité, ainsi le système est codifié et formel : la discrimination en Israël est officielle. Un État fondé sur une communauté ethnique ou religieuse ne peut être que celui qui discrimine nécessairement contre les autres. Dans les territoires palestiniens occupés, les juifs bénéficient de protections spéciales et de droits pour coloniser et conduire des affaires, et les civils Palestiniens, en tant que non juifs, se voient refuser ces droits. Dans les deux zones s’applique une Population Registration Act (1) : chacun en Israël et dans les territoires occupés est identifié par l’ethnicité — Juif, Arabe, Druze ou tout autre - et ceci est indiqué sur sa carte d’identité. Tous les droits et privilèges en Israël découlent de ces distinctions. Ainsi il y a aussi un Group Areas Act (2) - les personnes qui sont juives peuvent vivre dans certaines zones (en fait, 93 % d’Israël est réservé exclusivement aux juifs) et les personnes qui ne sont pas juives sont interdites de vivre dans ces zones. S’il n’y a pas en soi de Mixed Marriages Act (3), il y a quand même des lois qui interdisent aux époux palestiniens des territoires occupés de vivre avec des conjoints israéliens, une interdiction du mariage civil (il est impossible de se marier en Israël hors des instances religieuses) et un tas de lois, de règlement et de codes qui gardent les populations strictement séparées. Il n’est guère besoin d’un apartheid mesquin (4) quand la ségrégation est absolue. Effectivement, Israël n’a pas de Separate Representation of Voters Act (5), mais pour deux raisons désagréables. Premièrement, la moitié de la population entière sous contrôle israélien (les 5 millions de Palestiniens vivants sous régime militaire en Cisjordanie et dans la bande de Gaza) n’ont pas le droit de vote du tout. Chacune des 5 millions de personnes qui y vivent peut témoigner des Pass Laws (6) draconiennes Israël, qui restreignent et détruisent tous les jours leurs chances dans la vie. Deuxièmement, 20 % des citoyens Israéliens sont Palestiniens et peuvent voter, mais ils n’ont pas le droit de voter pour un parti ou pour une loi qui altérerait la suprématie et les privilèges spéciaux nationaux juifs. C’est comme de donner le droit de vote aux esclaves mais de leur interdire de voter contre l’esclavage. 2. « Israël accorde des droits politiques, religieux et humain complet à tous ses citoyens, y compris ses ... citoyens arabes ». Il suffirait à Goldstein de téléphoner à n’importe quel maire Palestinien, personnalité ou représentant à la Knesset pour se voir démenti. La pauvreté et l’isolement des communautés arabes palestiniennes en Israël est notoire. Bien sûr il y a des partis arabes qui fournissent une certaine représentation palestinienne dans la politique israélienne. Mais cette représentation est semblable au Parlement tricaméral de d’Apartheid des années 1980 : ils opèrent dans des conditions très handicapantes et dans leur rôle ont été incapables de soulager la pauvreté endémique et l’isolement de leurs communautés, ou d’altérer l’édifice de racisme qui étouffe leurs communautés. Et encore une fois, quelque 5 millions de Palestiniens sous le joug israélien restent entièrement exclus du système politique, pour la seule raison qu’ils ne sont pas juifs et n’ont aucuns droits exceptés ceux que la loi militaire israélienne leur apporte. 3. « L’autre contrevérité est l’accusation d’actes d’occupation illégale de la terre arabe ». D’après Golsdtein, Israël n’ « occupe » pas la Cisjordanie et la bande de Gaza mais récupère ces régions pour un sentimentalisme juif ancien remontant à l’Antiquité. Seules des fondamentalistes religieux insistent sur leurs propres textes religieux comme étant le seul arbitre entre eux et les autres. Dieu est réduit à un agent immobilier malhonnête qui distribue la terre à Ses Favoris, comme si la terre avec des limites bien démarquées avait été enregistrée dans un office notarial du XXe siècle il y a des milliers d’années, à une époque où les frontières nationales étaient plutôt inconnues. Cette sorte de pensée est tout simplement dépassée — elle appartient à l’époque de la conquête coloniale et de la domination raciale. Souvenez-vous de Uitgegee op gesag van die Hoogste se Hand ! ("Donné à nous par l’autorité de Dieu". Alors que cette phrase vient de l’hymne de l’Afrique du Sud d’Apartheid, Song of the Flag, elle aurait pu aussi bien être une citation de l’article de Goldstein !). Considérons un moment l’analyse trompeuse de Goldstein. Comment le peuple indigène va-t-il alors exprimer ses propres revendications anciennes sur la terre et ses droits politiques sociaux et culturels actuels ? Ceci est le cœur de la doctrine d’apartheid israélien : que, sur le même territoire, un groupe - les juifs - a des droits supérieurs à un autre. Et si le peuple indigène proteste, où résiste à cette privation de droits, c’est considéré comme un racisme outrageant et arriéré contre les juifs, un coup irrationnel contre le droit indiscutable d’une société coloniale travailleuse de réaliser sa promesse donnée par Dieu et son droit à l’autodétermination. Toute cette camelote nous est familière.
Afrique du Sud de l’apartheid :
place sur le banc réservée aux Européens ; Cisjordanie occupée : route
coloniale réservée aux colons juifs.
Goldstein aurait mieux fait de tirer la leçon de son propre exemple : jusqu’à ce que le mouvement sioniste et israélien soit préparé à accepter que les Palestiniens ont une place dans leur (propre !) pays comme citoyens égaux, il ne peut pas y avoir de paix - il ne devrait pas y avoir de paix ! La solution en Afrique du Sud fut précisément de ne PAS accepter des Etats noirs séparés, mais de rejeter cette « solution » pour le mensonge qu’elle était. Israël doit abandonner la prémisse de la séparation - apartheid. Alors seulement le pays sera capable de rejoindre le reste du monde (pas seulement le monde arabe) comme un pays « normal ». L’histoire sud-africaine est simple : les Etats fondés sur l’ethnicité sont impraticables et malfaisants - il est condamnable de rendre synonymes votre Dieu, religion, ethnicité et culture avec un État idéologique. La séparation entre les peuples sur la base d’une identité ethnique ou religieuse - l’apartheid - et le privilège donné à cette identité sur celle des autres est tout simplement incompatible avec les idées des droits humains universels. C’est dans ce contexte que nous saluons notre cher ami
et camarade, l’Archevêque, pour porter sans relâche la vision
prophétique. Cette fois-ci, en répondant activement à l’appel
palestinien pour le Boycott, le Désinvestissement et les Sanctions
contre Israël jusqu’à ce que, à la fin, Israël se conforme à la loi
internationale et aux principes universels des droits humains.
[1]. Population Registration Act. Loi de classification de la population en Afrique du Sud en « Blancs », « Noirs », « Métis » et « Indiens », en vigueur de 1950 à 1991. [2] Group Areas Act. Loi sur les zones réservées, définissant le zonage des droits de résidence des groupes définis par le Population Registration Act, en vigueur de 1950 à 1991. [3] Mixed Marriages Act, loi interdisant les mariages mixes en Afrique du Sud, en vigueur de 1949 à 1985. [4] Apartheid mesquin (petty apartheid), tout le système de séparation dans les lieux publics, transports, etc.... en Afrique du Sud de l’Apartheid. [5] Separate Representation of Voters Act. Loi de représentation séparée des électeurs, destinée à exclure les « colorés » des listes électorales. La loi a été abrogée en 1983. [6] Pass Laws.
Lois d’apartheid instituant des passeports intérieurs pour restreindre
les droits de résidence et de mouvement des populations non blanches. Le
système des pass Allan Boesak est Professeur Extraordinaire à l’Université de Stellenbosch et Farid Esack est Professeur à l’Université de Johannesburg. d'après : http://www.info-palestine.net/article.php3?id_article=9673Mes parents à nouveau réunis Palestine Monitor - publié le lundi 8 novembre 2010. 6 novembre 2010 Hier, ma mère a traversé le pont Allenby, se rendant de Cisjordanie en Jordanie, pour aller voir mon père à Amman. Ce qui rend cet acte banal exceptionnel, c’est qu’elle a dû attendre près d’un an pour que, finalement, on lui accorde l’autorisation de traverser la frontière. L’année dernière, mon frère a écrit sur la série d’évènements malheureux qui avaient frappé ma famille depuis août 2009 : comment nous étions passés de citoyens britanniques vivant dans notre patrie sur un visa de travail d’un an renouvelable de mon père, à de bons vieux Palestiniens basanés contraints d’accepter des cartes d’identité remises par les Israéliens afin d’être classés comme résidents « autorisés », avec comme résultat, notre propre mini diaspora. Mon frère et mon père, tous deux nés dans la bande de Gaza, ont des cartes d’identité de Gaza ce qui, naturellement, leur interdisait d’entrer en Cisjordanie, où nous vivions. Ma mère, bien qu’étant de la ville d’Albireh en Cisjordanie, et bien qu’elle eût à l’origine une carte d’identité de Cisjordanie, a reçu elle aussi, et de façon inexplicable, une carte d’identité de Gaza. Mes jeunes frères et sœurs et moi-même avons des cartes d’identité de Cisjordanie, du fait que nous avions été enregistrés sous la carte d’identité initiale de notre mère, ce qui ajoute à la confusion et à l’idiotie des règlements de l’armée israélienne. Par la suite, mon père passa son temps entre le Liban et la Jordanie, et mon frère commença de nouvelles périodes de sa vie, au Qatar et en Virginie. Ils ne pouvaient venir nous voir, et si avec mes frères et sœurs nous pouvions passer la frontière et aller à Amman (qui nous servait de point de rencontre), ma mère, elle, ne pouvait pas faire de même. Le nouvel ordre militaire israélien, le n° 1650, incroyablement raciste, qui fut d’abord appliqué en avril de cette année, ne fit qu’empirer les choses. Ma mère fut désormais considérée comme une « infiltrée ». Si elle était surprise en Cisjordanie, elle risquait sept ans de prison ou d’être expulsée vers Gaza. Comme nous étions ses enfants, il nous fallut rester dans ses pas, car le sionisme ne s’accorde pas avec la conception, audacieuse, des familles palestiniennes de choisir où elles veulent vivre et élever leurs enfants dans leur patrie. Cette année écoulée a été terriblement éprouvante pour les nerfs. Nos émotions ont été emportées sans arrêt comme sur des montagnes russes, soudain violentes et soudain sourdes, et dans des périodes d’insécurité absolue. Ma mère savait déjà que sa carte d’identité de Cisjordanie avait été changée en une carte de Gaza et elle avait pris contact avec Gisha, une association non lucrative israélienne dont l’objectif est de défendre les droits à la liberté de déplacement des Palestiniens, jusqu’à ce que le malheur nous tombe sur la tête avec l’arrestation de mon père au check-point d’Erez, qu’il avait pourtant traversé bien souvent. Gisha voulut alors se concentrer plus sur la situation de mon père et le faire revenir en Cisjordanie. Ce qui n’a absolument rien donné et en janvier, un mois après que mon père fut finalement autorisé à quitter Gaza pour aller travailler au Liban, ma mère reprit contact avec Gisha. Elle voulait un document qui l’assure de pouvoir passer la frontière. Après onze mois, son document de coordination arrivait enfin. Attendre n’était pas facile. J’ai dû pallier la séparation non souhaitée et forcée de mes parents, et je vis que ma mère avait maigri et que chaque matin, elle s’éveillait avec les yeux gonflés. Nous avions eu des sessions sur Skype avec mon père, des expériences douces-amères. Mon père a dû vivre sans son épouse ni ses enfants avec lui, et quelquefois, un sentiment de désespoir l’accablait. Naturellement, nous étions restés en contact régulier les uns avec les autres – la technologie est superbe pour cela. Je n’oublierai jamais comment nous nous avons été coupés une fois, au téléphone, alors que je lui avouais que la seule raison pour laquelle j’allais à l’université, c’était parce que je savais quelle joie et quelle fierté lui apporterait le fait que j’obtienne mon diplôme, mais aussi qu’il ne pouvait même plus en être question désormais puisqu’il ne pourrait être là pour ma remise de diplôme. Je me sentais comme une enfant de parents divorcées, « OK, allez-vous passer votre Eid avec Baba ou ici ? » Ce n’était pas juste de laisser ma mère seule pendant les vacances, et ce n’était pas juste non plus pour mon père d’être seul au loin. Je détestais cela. Je détestais les lois aussi contraignantes d’Israël. Je détestais le régime collaborateur de l’Autorité palestinienne, je détestais les sionistes, je détestais d’être déchirée dans ma tête, je détestais qu’après avoir vécu en Angleterre et aux Emirats arabes unis, je sois revenue dans notre patrie pour finalement en arriver à notre triste séparation. Ma mère s’inscrivit pendant plusieurs mois consécutifs dans un gymnase et d’une certaine façon, ce fut sa catharsis. Chaque semaine, elle appelait Gisha pour savoir sur quel problème ils avançaient, et à chaque fois, elle recevait la même réponse : dans une semaine ou deux, nous saurons précisément, le mois prochain, donnez-nous une semaine de plus, et puis une autre. L’été arriva, et avec lui, plus d’incertitudes encore. Mon père vivait un moment vraiment difficile de son adaptation, et il nous voulait avec lui, en permanence. Ma frustration a monté. Devais-je me faire transférer dans une autre université qui reporterait mon diplôme, au plus, de deux semestres ? retirer ma sœur de son lycée dans sa dernière année pour la mettre dans un autre ? Tout cela, au moins dans la ville que nous préférions au monde, Amman ? C’était trop. Je ne faisais pas dans l’égoïsme, je réussis à m’en convaincre. Simplement, je ne pouvais pas aller vivre à Amman. C’est autre chose que je détestais. Puis un jour, nous avons contacté un avocat. Cet avocat nous a dit qu’avec lui, dans un mois exactement, à une semaine près, il aura fait changer la carte d’identité de ma mère en une carte de Cisjordanie. Nous étions hésitants. Mais une échéance donnée vaut mieux que pas d’échéance du tout. Ma mère a pris l’avocat et a suspendu ses contacts avec Gisha. Malheureusement, cet avocat méticuleux était du genre intraitable avec le respect des normes. Il appela un jeudi en juin, et dit à ma mère qu’au plus tard le dimanche, elle aurait sa carte d’identité pour la Cisjordanie. J’avais ce jour-là un barbecue avec des amies, et je ne me suis jamais sentie aussi soulagée, aussi heureuse que lorsque j’ai entendu la nouvelle. Le dimanche est venu, et il est passé. Le lendemain, après l’avoir appelé à plusieurs reprises, l’avocat a eu finalement le mérite de répondre, et aussi de nous informer qu’il était désolé, mais qu’il n’y avait rien qu’il puisse faire. Nous étions revenus à la case départ. Les discussions ont donc repris avec Gisha. Pourquoi est-ce que cela prenait tant de temps ? Il ne faut que quelques mois pour obtenir le document de coordination ! Sauf qu’il fallut deux mois avant que l’employé même de l’Autorité palestinienne ne dise à ma mère que son document de coordination lui était refusé. Elle prit immédiatement contact avec Gisha qui, pendant ce temps, s’occupait du problème de sa carte d’identité, et ils acceptèrent de se charger en plus de celui de la coordination. Ils parlèrent à ma mère d’une telle façon que celle-ci se mit à faire ses valises. C’était en août. La valise verte était en plein milieu de sa chambre, et elle était presque pleine. Ma mère espérait qu’au moins, il y avait eu un progrès. Elle appela mon père et lui demanda ce qu’elle pouvait lui apporter d’ici, et elle acheta pour trois kilos de cacahuètes grillées. Je la vis mettre ces sacs dans sa valise, puis de nouveau quelques semaines plus tard. Car un quelconque bureaucrate du ministère de l’Intérieur de l’Autorité palestinienne l’avait appelé pour lui dire qu’ils ne pouvaient rien faire de leur côté pour changer sa carte d’identité de Gaza en une carte de Cisjordanie. Je ne compris pas d’où avait pu venir l’optimisme de ma mère. Deux semaines plus tard, nous recevons enfin les nouvelles si longtemps attendues. Le document de coordination est sorti et en fin de compte, c’est l’armée israélienne qui, tardivement, reconnut qu’elle avait commis une erreur dans l’adresse sur sa carte d’identité. Ils lui remirent une autorisation qui rend sa carte « légale » et qui lui permet de vivre en Cisjordanie, autorisation valable six mois. Délai au cours duquel sa bonne carte d’identité lui sera remise. Ils corrigeaient, et c’est important – corrigeraient pas changeraient – l’adresse de Gaza pour mettre celle de Cisjordanie. Maintenant, nous pouvons tous voir mon père et mon frère (quand ils arrivent à prendre quelques jours de congés) à Amman, en faisant la navette, pendant les vacances, quand on en a l’occasion et que nous le voulons. La valise verte contient maintenant des cacahuètes grillées fraîches, et les livres de mon père pour son travail de recherche. Ma mère s’occupe au salon, elle a une nouvelle coiffure, les yeux soulignés, et un beau et jeune sourire aux lèvres. Après avoir été séparés pendant un an et trois, nous étions réunis ce soir-là. Hier, j’ai reçu un appel de mes parents. En entendant le son de leurs voix, parlant en même temps et avec un tel enthousiasme, dans la même pièce, c’était comme une musique à mes oreilles. Ma sœur et moi, nous voulions connaître tous les détails : avez-vous pleuré tous les deux ? Je parie que oui ! Comment c’était de vous retrouver tous les deux ? Qu’avez-vous pensé d’abord ? Est-ce que vous vous donnez la main maintenant ? Est-ce que maman te parait avoir changé ? Qu’a-t-elle dit sur ton début de calvitie ? Oui, nous allons bien, nous avons assez pour manger pendant trois jours. Ca n’ira pas jusqu’à la semaine prochaine (rupture du jeûne d’Eid al-Adha) où nous pourrons à nouveau être ensemble ! Notre cas est courant, ce n’est pas un cas unique. Qui peut oublier cette étudiante de l’université de Bethléhem qui, à trois unités de valeur de son diplôme, se fait arrêter à un check-point et expulser vers Gaza, son crime, insidieux, étant de ne pas avoir la bonne carte d’identité ? Ou tous ces époux et épouses séparés les uns des autres et de leurs enfants ? Israël n’a plus aucune retenue dans son apartheid orgueilleux, et je crois fermement que le BDS (boycott, désinvestissements et sanctions contre Israël) est le chemin le plus sûr pour le faire marcher droit. Les contrôles honteux des Palestiniens, par Israël, en Territoires occupés, sont évidemment illégaux, et ils sont des actes qui ne vont guère avec sa nature dite « démocratique ». Avec la prise de conscience qui monte pour le boycott et avec le boycott viennent les pressions internationales, et avec les pressions internationales viennent l’affaiblissement et l’érosion de l’apartheid et des lois de l’occupation qui nous tiennent sous une poigne de fer depuis si longtemps maintenant. L’histoire de ma famille n’est pas finie, mon frère ainé et mon père ne sont toujours pas sûrs de pouvoir venir en Cisjordanie. Il est particulièrement difficile d’être arraché une fois à votre pays d’origine, alors imaginez ce que vous pouvez ressentir quand vous l’endurez une deuxième fois http://www.palestinemonitor.org/spip/spip.php?article1602 traduction : JPP d'après : http://www.protection-palestine.org/spip.php?article9616 À Oum el-Fahm, la révolte des Arabes israéliens contre l’extrémisme juif L’orient le jour - publié le jeudi 28 octobre 2010. Proche-Orient :
Des heurts ont éclaté hier dans la ville arabe israélienne d’Oum
el-Fahm entre des habitants de la ville et la police, lors d’une
manifestation d’extrémistes juifs, perçue comme une provocation. Des policiers israéliens déguisés en
contre-manifestants ont arrêté dix lanceurs de pierres, hier à Oum
el-Fahm. Ammar Awad/Reuters Des heurts ont éclaté hier dans la ville arabe d’Oum el-Fahm lors d’une manifestation de plus de 70 extrémistes de droite juifs. Les échauffourées, qui ont duré plus d’une heure, ont eu lieu entre plusieurs dizaines de contre-manifestants arabes et la police. Au moment même où les manifestants juifs arrivaient dans la ville (nord d’Israël), la police a tiré des grenades lacrymogènes, des grenades assourdissantes et utilisé un canon à eau pour disperser les contre-manifestants. Certains des contre-manifestants masqués ont lancé des pierres sur les policiers et les manifestants. D’autres ont allumé un feu au moyen de pneus et de branchages. « Libérez la Palestine ! » « Par notre sang et notre âme, nous nous sacrifions pour toi, Palestine », ont scandé les contre-manifestants en brandissant des drapeaux palestiniens. « Nous ne permettrons pas à ces fascistes, ces racistes nazis d’entrer chez nous », a menacé Ahmad Bweirat, 75 ans. « Mort aux terroristes ! » ont de leur côté scandé les militants juifs qui réclamaient l’interdiction du Mouvement islamique israélien et la prison à vie pour le chef de sa branche radicale, cheikh Raëd Salah, qui a purgé plusieurs peines de prison notamment en raison de ses liens avec les islamistes du Hamas. « Le Mouvement islamique fait partie du Jihad islamique international », a déclaré le député israélien Michael Ben Ari, du parti d’extrême droite Union nationale. La députée Hanin Zoabi, du parti nationaliste arabe de gauche Balad, a été blessée au dos et au cou par une grenade étourdissante, selon le dirigeant du parti Jamal Zahalka. « Ils viennent contester la légitimité de la présence arabe dans le pays, en coordination avec les extrémistes de droite qui siègent au gouvernement », a affirmé Afou Aghbariyeh, un député communiste arabe originaire d’Oum el-Fahm. M. Aghbariyeh a indiqué par la suite avoir été conduit à l’hôpital après avoir été touché à la jambe par un tir de grenade lacrymogène. Le porte-parole de la police, Micky Rosenfeld, a fait état du « retour progressif au calme, après le départ des manifestants juifs » et de l’arrestation de dix lanceurs de pierres, effectuée notamment par des policiers israéliens déguisés en contre-manifestants. Plus d’un millier de policiers, dont l’unité de police montée et de gardes-frontières, avaient quadrillé le secteur, survolé par un hélicoptère. La manifestation a été dénoncée par le ministre travailliste chargé des Minorités, Avichaï Braverman, qui l’a qualifiée de « provocation destructrice ». Elle avait été autorisée par la Cour suprême après un recours des organisateurs contre un refus de la police il y a quelques mois, selon les médias. La manifestation coïncide avec le 20e anniversaire, selon le calendrier hébraïque, de l’assassinat à New York du rabbin Méir Kahane, chef du mouvement Kach d’inspiration raciste antiarabe, interdit en 1994. Le Mouvement islamique, fondé dans les années 1970, contrôle plusieurs conseils municipaux. Sa branche modérée est présidée par le fondateur du mouvement, cheikh Abdallah Nimr Darwiche. Par ailleurs, à Gaza, un Palestinien a été tué et un autre blessé par des tirs de char israélien, a-t-on appris de sources palestiniennes concordantes. La branche armée du mouvement radical Jihad islamique a confirmé dans un communiqué la mort de Jihad Afana par un obus de char. Un obus de mortier avait auparavant été tiré sur les forces israéliennes à partir de cette zone, a-t-elle affirmé. Le Jihad islamique a récemment rendu publique une décision d’exclure tout membre de sa branche armée qui participerait à une attaque contre Israël non autorisée ou conduite par un autre groupe, notamment de la mouvance salafiste. En outre, un travailleur palestinien qui récupérait des pierres près du point de passage d’Erez a été blessé par balles par des tirs israéliens. d'après : http://www.protection-palestine.org/spip.php?article9560 « Projet de judaïsation : le point culminant » publié le mardi 20 avril 2010. NDLR : Certaines figures sont illisibles dans le format imposé par la structure de notre site. Dans ce cas, double-cliquez sur la vignette située en dessous de la figure pour la voir en taille réelle (figures 1, 2, 4, 6 et 10)
16/3/2010 Traduction JPB Les observateurs et spécialistes aux affaires de la ville d’al-Qods considèrent unanimement que l’Etat de l’occupation juge l’année 2010 décisive quant au sort de la ville d’al-Qods en tant que capitale juive, au niveau de la population, de la religion et de la culture, matérialisation directe de la thèse de l’Etat purement juif adopté par l’occupation. Les facteurs qui ont placé la question d’al-Qods au premier rang des priorités de l’occupation sont nombreux. Il y a le facteur politique, concernant l’absence de vision future et la rivalité entre les divers partis, il y a le facteur en rapport avec la nature de l’Etat, la vision de sa société et sa capacité à le maintenir, après son échec lors des guerres contre le Liban (2006) et Gaza (2008-2009), et son échec à trancher le sort de la ville 43 ans après son occupation. Il y a également les facteurs religieux quant au changement survenu dans la vision des religieux juifs vis-à-vis de la mosquée al-Aqsa, prétendant qu’il s’agit du « mont du temple », et le changement de la vision de la société juive dans son ensemble quant à l’importance de construire « le troisième temple » et son rôle dans la vie et le maintien du peuple juif. Cette évolution s’est reflétée sur le terrain par une attaque inhabituelle sur la ville d’al-Qods, qui a atteint son apogée en 2009, qui fut l’année où la question d’al-Qods a subi le changement le plus important, à la fois qualitatif et quantitatif, affectant toute chose, ses lieux saints, sa population, sa terre, et même son identité culturelle et ses caractéristiques architecturales. A partir de la lecture des changements politiques et religieux dans l’Etat de l’occupation et le suivi des mesures de judaïsation qui se déroulent sur le terrain, l’Institution Internationale d’al-Qods considère que les événements dans la ville d’al-Qods subiront une évolution radicale en 2010. Nous essayons ci-après de décrire le parcours de cette évolution : Premièrement : au niveau de l’identité religieuse.L’année 2010 sera le théâtre d’évolutions importantes concrétisées dans : 1 – Des tentatives réelles de diviser définitivement la mosquée al-Aqsa : Les places situées au sud-ouest seront confisquées pour les consacrer aux fidèles juifs, mettant ainsi fin à l’exclusivité islamique de la mosquée aux soins du département jordanien des Awqafs. Divers milieux juifs, l’Etat ou les associations extrémistes poursuivront leurs tentatives d’imposer ce fait, lors des fêtes ou occasions juives. De même, l’Etat de l’occupation reprendra les travaux d’installation du pont métallique donnant sur la porte al-Maghariba, en vue d’achever les infrastructures nécessaires pour la division de la mosquée. Figure 1 : Zones visées par le plan israélien pour diviser la mosquée Al-Aqsa
2 – Poursuivre le projet Cité de David « antique » sous et autour de la mosquée al-Aqsa, en inaugurant plusieurs points d’excavations qui sont parvenus à leur phase finale, notamment du côté sud de la mosquée. Il n’est pas exclus que ces excavations atteignent, dans cette partie, le lieu de prière al Marwani, comme il est prévu que les excavations du côté ouest de la mosquée al-Aqsa atteignent les murs historiques occidentaux de la vieille ville [Al-Balda Al-Qadimah]. Figure 2 : Excavations au-dessous et autour de la mosquée Al-Aqsa
3 - Construction de nombreux bâtiments et symboles juifs religieux dans l’ancienne ville d’al-Qods. Après l’inauguration hier « de la synagogue de la ruine [Hurva] » qui représente le plus important et le plus grand symbole juif dans la ville ancienne, il est prévu que l’occupant entame d’autres projets de construction qui renforce sa présence dans la ville, le plus important étant la « synagogue de la lumière », inclus dans le plan de « Jérusalem d’abord » qui l’a mentionné en 2008. Il est prévu de la construire au-dessus du tribunal islamique jouxtant le mur occidental d’al-Aqsa. Figure 3 : Synagogue Hurva
Figure 4 : La synagogue Hurva vue de la mosquée Al-Aqsa
Figure 5 : Une illustration de la synagogue prévue "Jérusalem de lumière"
4 – Poursuite des tentatives de s’emparer des awqaf chrétiens (fondations pieuses) et notamment des biens de l’Eglise orthodoxe dans l’ancienne ville. Dans ce cadre, il est prévu que l’évolution la plus importante concerne la ratification définitive par les tribunaux de l’occupation de l’affaire de la place Omar et la confirmation de son appropriation par les congrégations de colonisation. Il faut indiquer que la municipalité, en accord avec ces corporations, ont développé un plan presque achevé pour commencer les travaux de judaïsation de la place. Il ne sera pas surprenant d’apprendre que des transactions concernant d’autres propriétés ont été probablement approuvées par le patriarche Theophilos et le Saint Synode, au cours de la période précédente. Figure 6 : Biens de l’Eglise dans la Cour d’Omar
Deuxièmement : La bataille démographiquequi assistera à son tour à une exacerbation similaire en 2010, dans plusieurs directions, les plus importantes étant : 1 – Accentuation accrue du rythme de la confiscation des cartes de résidence, utilisation de cette arme en tant qu’un des moyens les plus efficaces pour se débarrasser le plus possible de la population, et notamment si la modification des limites de la municipalité est annoncée en vue d’exclure définitivement quelques agglomérations palestiniennes importantes hors des limites de la ville d’al-Qods. Figure 7 : Confiscations de cartes de résidence à Jérusalem de 1967 à 2008.
2 – Recrudescence des tentatives présentant al-Qods comme lieu d’habitation en vue de redresser la balance négative de l’émigration juive de la ville. Cet axe sera au centre de l’intérêt de la municipalité de l’occupation au cours de cette année. Il est prévu que la municipalité et le gouvernement de l’occupation approuvent la construction de plus de 12.000 nouvelles unités de logement dans l’est d’al-Qods, au moment où les estimations parlent d’une moyenne de 200 autorisations de construction accordée aux Palestiniens. Figure 8 : Carte : Expansion des colonies en 2009
Troisièmement : les prévisions les plus importantes concernant la bataille sur la terreEn accord avec ce qui précède, la « bataille » sur les terres de la ville devrait continuer en 2010. Sur cette question, les scénarios principaux attendus sont : 1 – Possibilité de modifier les limites de la municipalité d’al-Qods de manière à correspondre au tracé du mur, en vue d’inclure près de 163 Km2 à la superficie originelle d’al-Qods, habités par 69.900 colons juifs. Cette modification ne sera pas nécessairement annoncée officiellement mais pourrait se dérouler par l’élargissement des blocs actuels de colonisation en vue de les rapprocher démographiquement, de la ville d’al-Quds, tout en installant un réseau de communications facilitant le déplacement entre le centre de la ville et ces blocs de colonisation. Figure 9 : Blocs de colonies qui ont été attachés à Jérusalem avec la construction du mur de séparation
2 – Tentative de trancher la situation dans les quartiers palestiniens entourant la vieille ville,ou ce que l’occupant appelle « le bassin sacré », et notamment les dossiers des quartiers al-Bustan et sheikh Jarrah. Concernant le quartier al-Bustan, situé au sud de la mosquée al-Aqsa, l’occupant essaiera de le régler par un règlement qui autorise une expulsion partielle de sa population en poursuivant le projet « des jardins royaux » sur une partie du quartier et « la rénovation » de ses maisons et de ses rues, après la modification de son aspect architectural, le présentant comme faisant partie de « la ville de David », à caractère juif et pseudo « hérodien ». Quant au dossier du quartier Sheikh Jarrah, au nord de la ville ancienne d’al-Qods, l’occupant essaiera de le régler en intensifiant les pressions sur la population maqdisie de Sheikh Jarrah visée par les agressions répétées des colons, en intensifiant les poursuites sécuritaires contre elle et en limitant les sources de soutien qui lui parvient d’Europe et du monde arabo-musulman. L’occupant essaiera également de faire traîner le règlement de la situation légale devant les tribunaux en vue d’entériner une situation de fait, où les colons occupent leurs maisons et installent des infrastructures en vue de transformer le lieu en lieu de pèlerinage juif religieux. Il est également prévu que l’occupant autorise le début des travaux pour fonder un quartier de colons sur le terrain Karam al-mufti, au nord de Sheikh Jarrah. Figure 10 : Quartiers avoisinant la Vieille Ville menacés de démolition
3 – Intensification de l’activité des associations colonisatrices liées à l’Etat de l’occupation dans l’ancienne ville d’al-Quds pour s’emparer du plus grand nombre possible de terrains dans la ville, avec une couverture légale et sécuritaire assurée par l’Etat de l’occupation. Figure 11 : Maisons saisies ou visées par les organisations de colons dans la zone de la Vieille Ville
Quatrièmement : concernant la bataille culturelle,il est prévu qu’une vaste activité soit menée pour : 1 – tenter d’exécuter la judaïsation entière des noms des sites et des quartiers de la ville ancienne d’al-Qods, comme cela a été approuvé en 2009. 2 – Commencer les travaux de « rénovation et de nouvelle planification » dans Bab al-‘Amoud, l’une des principales portes au nord de la ville ancienne, pour modifier son caractère architectural et lui donner un caractère « hérodien ». Ces travaux exigent la fermeture de la porte pendant un temps assez long, dans une zone qui représente le nerf vital de l’économie de l’ancienne ville, à côté du marché souk Khan al-Zayt. d'après : http://www.protection-palestine.org/spip.php?article8691 Israël et la “frontière” du Néguev Par Ben White Ben White est un journaliste indépendant et écrivain spécialisé en Palestine / Israël. Ses articles paraissent dans des publications comme « Comment is free » du Guardian, New Statesman, Electronic Intifada, Middle East International, Washington Report on Middle East Affairs et autres. Son premier livre, Israeli Apartheid: A Beginner's Guide, a été publié en 2009 par Pluto Press. Lors de la Journée de la Terre de cette année, des dizaines de milliers de citoyens palestiniens d’Israël ont défilé à Sakhnin, ville israélienne de Basse Galilée, pour protester contre la discrimination systématique passée et présente (1). Mais mettre l’accent sur la politique israélienne de confiscation de terre avait tout son sens dans une deuxième protestation, le même jour. Dans le Néguev (que les Bédouins palestiniens nomment al-Naqab), plus de 3.000 personnes ont participé à un rassemblement à al-Araqib, un village bédouin palestinien « non reconnu » dont les terres sont dans le collimateur du partenariat habituel entre l’Etat israélien et le Fonds National Juif.
D'après : http://www.ism-france.org/news/article.php?id=13701&type=analyse&lesujet=Nettoyage%20ethnique Population 1,7 million en Cisjordanie et 1,5 million dans la bande de Gaza. Superficie 5 810 km2 pour la Cisjordanie, 360 km2 pour Gaza. Répartition géographique Zone A : Gaza et les villes de Jéricho, Jénine, Qalqiya, Ramallah, Tulkarem, Naplouse et Bethléem. Dans cette zone, l’Autorité palestinienne exerce les pouvoirs de police. (18 % des Territoires.) Zone B : sous contrôle d’Israël, elle comprend les autres zones de la Cisjordanie dans lesquelles la sécurité est exercée par l’Autorité palestinienne et l’armée israélienne. (22 % des Territoires.) Zone C : elle intègre les colonies israéliennes en Cisjordanie et à Jérusalem-Est, ainsi que les bases militaires de Tsahal. Elle inclut aussi toutes les routes principales entre les communautés juives et aussi entre les villes arabes des zones A et B. La zone C est sous contrôle israélien. (60 % des Territoires.) Aide européenne Depuis 2007, l’Union fournit une moyenne de 500 millions d’euros par an d’« assistance au peuple palestinien » (ONG et aide aux réfugiés). En janvier, l’Europe a donné 158 millions d’euros à l’Autorité palestinienne pour l’aider à financer son budget, dont 21 millions ont servi à payer les salaires et les retraites de 80 500 fonctionnaires palestiniens (parmi lesquels 27 000 à Gaza). Le plan Fayyad Le 25 août 2009, l’Autorité palestinienne a présenté un programme intitulé : « Palestine : fin de l’occupation et création de l’État ». Ce programme est coordonné par le premier ministre Salam Fayyad. Ses priorités : – renforcement des institutions et réforme de gestion des finances publiques (en cours) ; – indépendance économique et prospérité nationale (freiné par Israël) ; – accès aux marchés extérieurs à la Cisjordanie (très limité, estime la Banque mondiale). ![]()
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Hatem
Abdel Kader, un haut responsable du Fatah qui est également en charge
des questions liées à Jérusalem au sein de l'Autorité palestinienne, a
déclaré à l'AFP mercredi soir qu'à la suite de la décision de boycott
du consulat américain, plus aucun des vingt huit conseils locaux arabes
de Jérusalem Est n'aurait de lien avec la représentation diplomatique
des USA: 




C’est
à un antropologue bon connaisseur de la région, Cédric Parizot, qu’est
revenue la tâche dresser le bilan de la “clôture” israélienne. Avec une
série de constats: la baisse des attentats en Israël est moins liée à la
construction du “mur” (en 2010, rappelle-t-il, seuls 61% de son tracé
sont érigés, et le rythme de construction a ralenti) qu’au retour massif
de l’armée dans les palestiniens territoires à partir de
l’opération Homat Magen (rempart) de mars 2002, à la multiplication des
check-points et au renseignement.


























