Israël-Palestine: le "temps presse" pour l'instauration de deux Etats, selon Cameron Libération - Lundi 16 janvier à 20h57
Le "temps presse" pour la
mise en oeuvre d'une solution de paix négociée au Proche-Orient
prévoyant la mise en place de deux Etats israélien et palestinien, a
estimé le Premier ministre britannique David Cameron à l'issue d'une
rencontre avec le président Mahmoud Abbas à Londres. ( © AFP Lefteris
Pitarakis)
LONDRES (AFP) - Le "temps presse" pour la mise en oeuvre d'une solution de paix négociée au Proche-Orient prévoyant la mise en place de deux Etats israélien et palestinien, a estimé le Premier ministre britannique David Cameron à l'issue d'une rencontre avec le président Mahmoud Abbas à Londres. "Nous ferons tout ce qui est en notre pouvoir pour favoriser les pourparlers" de paix, a souligné David Cameron. "Nous estimons qu'à certains égards, le temps presse pour la mise en place d'une solution passant par la création de deux Etats (...) Si nous n'allons pas de l'avant, cela deviendra de plus en plus difficile en raison de ce qui se passe sur le terrain", a-t-il ajouté, soulignant aussi "l'importance" de la question des colonies. La poursuite de la colonisation israélienne en Cisjordanie et à Jérusalem-Est a provoqué le gel des négociations israélo-palestiniennes depuis septembre 201O. Le ministre britannique des Affaires étrangères, William Hague, qui s'est également entretenu avec M. Abbas, a enfoncé le clou dans un communiqué soulignant "l'urgence d'un retour aux négociations". "Ce que nous avons besoin de voir maintenant, ce sont des avancées audacieuses pour parvenir à la paix, fondés sur des propositions concrètes", a-t-il ajouté. Le numéro deux du gouvernement britannique Nick Clegg a pour sa part qualifié les colonies israéliennes d"acte de vandalisme délibéré", estimant que ces implantations causaient "un immense dommage" au processus de paix. "C'est exactement ce que nous souhaitions entendre officiellement de la part des autorités britanniques", s'est félicité M. Abbas, lors d'une conférence de presse conjointe. Le président palestinien a entamé dimanche une tournée d'une semaine au Royaume-Uni, en Allemagne et en Russie. Il doit s'entretenir avec ces trois pays membres du Conseil de sécurité de l'ONU des "rencontres exploratoires" israélo-palestiniennes qui se sont tenues sous l'égide de la Jordanie et du Quartette pour le Proche-Orient (Etats-Unis, Russie, Union européenne et ONU) afin d'examiner les possibilités de reprendre les pourparlers de paix. La Jordanie a accueilli les 3 et 9 janvier deux rencontres "exploratoires" entre délégués israéliens et palestiniens, les premières depuis septembre 2010, qui n'ont donné aucun résultat tangible. © 2012 AFP Je suis malade de... Mazin Qumsiyeh - Resistance Popular
publié le samedi 7 janvier 2012. Est-ce que cette petite planète bleue mérite d’être sauvée ? Après tout, il y a des millions d’autres planètes...
La fin du monde sera le 21 décembre 2012, si l’on en croit le calendrier maya pour qui cette année est l’année 5125. En fait je n’en sais rien mais ce que je sais, c’est que la fenêtre d’opportunités pour la fin du monde des privilégiés et des heureux élus va très vite se refermer et que nous devons avoir suffisamment de personnes à s’impliquer dans l’expression de la vérité face au pouvoir et finalement ôter ce pouvoir aux élites. L’alternative, c’est la dégradation dans un véritable scénario de fin du monde où les humains se battent les uns contre les autres pour ce qui reste de ressources naturelles, appauvries et détruites par la cupidité. Pour avoir une idée de la folie de ce monde, il vous suffit d’écouter les prétendants à la fonction présidentielle aux États-Unis, c’est à celui ou celle qui apportera le plus fort soutien à l’apartheid et au racisme israéliens, aux promesses de nouvelles guerres (cette fois contre l’Iran). Est-ce que cette petite planète bleue mérite d’être sauvée ? Après tout, il y a des millions d’autres planètes. Si pour vous, c’est oui, alors vous appartenez à l’un de ces deux groupes de personnes : des militants qui font quelque chose à propos de ce qu’ils croient, ou des gens apathiques qui n’agissent pas selon leurs convictions. Parenthèse orwellienne : les forces israéliennes ont confisqué les haut-parleurs d’une mosquée à Jaffa suite à une plainte contre le bruit que fait l’appel à la prière, déposée par un voisin de la mère du ministre des Affaires étrangères israélien (le videur de boîte de nuit moldave). Ci-dessous, des photos sur la vie des Palestiniennes comme elle existait avant d’être vouée à la destruction par les sionistes, une vidéo de Palestiniens « malades de... », une vidéo sur pourquoi l’Occident déteste les Arabes, une autre sur le traitement par les soldats israéliens des natifs palestiniens sur les check-points. Il y a aussi des vidéos sur les actions positives contre les diamants de sang israéliens. Et aussi des opinions sur les politiques des USA et sur notre responsabilité personnelle dans l’avenir. Pour les photos et vidéos, suivre ce lien : http://www.info-palestine.net/artic... D'après : http://www.protection-palestine.org/spip.php?article11451 Lettre ouverte à l’Ambassadrice d’Israël par Josy Dubié abp - le 22 décembre 2011 Bulletin 49, octobre 2011 Madame, Dans un courrier envoyé au journal le Soir de ce mardi vous m’accusez de mensonge et de « manipulation de l’opinion publique » à propos de la situation des populations civiles de la bande de Gaza qui, selon vous, contrairement à ce que j’affirme, ne manqueraient de rien. Un véritable « Club Med » baigné par la Méditerranée en quelque sorte. (…) Contrairement à vos affirmations mensongères, la population civile de Gaza, et en particulier les enfants et les malades, vivent bel et bien un enfer. Vous osez même affirmer que « selon la Croix -Rouge opérant à Gaza, il n’y a pas de crise humanitaire dans ce territoire (sic) » Vous conviendrez que pour départager le fait de savoir qui de vous ou de moi ment, il y a lieu de recourir à un acteur impartial et neutre. Il existe, vous le citez d’ailleurs. C’est le CICR, le Comité International de la Croix Rouge de Genève, qui, depuis les premières Conventions humanitaires de 1864, puis celles de 1949, est chargé de surveiller leur application. Or, il y a moins d’un mois, exactement le 28 mai 2011, Mme De Rietmaten, précisément membre du CICR, en poste à Gaza, décrivait ainsi la situation dans la bande Gaza : « … un million et demi de Gazaouis ne peuvent pas mener une
existence normale et digne. Pratiquement personne ne peut quitter la
bande de Gaza, même pas pour aller en Cisjordanie où bon nombre ont de
la famille ou y ont déjà travaillé. Le personnel du CICR suit constamment de près la situation des civils, tels que les agriculteurs et les ramasseurs de décombres, qui n’ont d’autre alternative que de vivre et de travailler dans des zones proches d’Israël. La zone située le long de la clôture, qui s’étend sur 300 mètres dans la bande de Gaza, a été déclarée zone d’exclusion par les Forces de défense israéliennes. Une zone beaucoup plus vaste, qui s’étend sur presque un kilomètre dans la bande de Gaza, est considérée comme dangereuse en raison des incursions de l’armée israélienne et de l’utilisation de balles réelles.(…) . (…) Gaza est plus tributaire que jamais de l’aide extérieure. Les jeunes - jusqu’à 50 pour cent du million et demi d’habitants de la bande de Gaza ont moins de 18 ans - souffrent de l’absence terrible de perspectives et mènent un combat permanent pour garder espoir en l’avenir. Les limites strictes sur les importations et l’interdiction quasi absolue sur les exportations imposées par Israël rendent impossible la reprise économique. Le taux de chômage est actuellement de près de 40 pour cent et restera très élevé tant que l’économie ne pourra pas reprendre. Cette situation difficile exacerbe les difficultés déjà considérables liées à l’effondrement des secteurs jadis prospères de l’économie.(…) (…) Comme Israël conserve un contrôle effectif sur la bande de Gaza, en particulier en maintenant l’autorité sur le mouvement des personnes et biens, il doit s’acquitter des obligations qui lui incombent en vertu des règles du droit applicable en cas d’occupation et permettre à la population civile de mener une vie aussi normale que possible.(…) »
Cette responsable du CICR poursuit sur plusieurs pages la description de la situation catastrophique dans ce territoire minuscule et surpeuplé où je suis convaincu que, comme la plupart des Israéliens, et contrairement à moi, vous n’avez jamais mis les pieds. Madame l’Ambassadrice, mes trois compagnons et moi, qui embarquerons sur cette flottille chargée d’aide humanitaire à destination de Gaza , n’avons d’autre but que de démontrer pacifiquement la violation par votre pays de la 4ème Convention de Genève, base du Droit Humanitaire, relative à la protection des personnes civiles en temps de guerre (12 août 1949) . Celle-ci interdit en effet explicitement dans son article 33 « les peines collectives », ce qui est bien le résultat du blocus imposé par votre pays à la population civile de Gaza depuis des années. De plus, nous entendons nous conformer à la recommandation du Conseil de Sécurité des Nations Unies, responsable, en vertu de la Charte des Nations Unies, signée par Israël, du maintien et du rétablissement de la paix. En effet dans sa résolution 1860 du 8 janvier 2009, qui a mis fin à la sanglante attaque israélienne « Plomb durci », le Conseil de Sécurité « se félicite des initiatives visant à créer et ouvrir des couloirs humanitaires et autres mécanismes permettant un acheminement ininterrompu de l’aide humanitaire (sic) ».
C’est bien le but de notre flottille, quatre prix Nobel de la paix ayant d’ailleurs demandé au Secrétaire Général des Nations Unies, Mr Ban Ki Moon, de faire vérifier et sceller notre cargaison, pour en assurer la composition exclusivement humanitaire. Madame l’Ambassadrice votre gouvernement a annoncé qu’il empêcherait par la force notre flottille de rejoindre Gaza. Nous n’avons à vous opposer que « la force du droit ». Vous avez effectivement, vous, gouvernement israélien, « le droit de la force ». Sachez cependant que, pastichant Boris Vian, dans sa célèbre chanson « Le déserteur », « Prévenez vos gendarmes que nous n’aurons pas d’armes et qu’ils pourront tirer » Josy Dubié, Sénateur honoraire Salah Hamouri est libre ! Comité de soutien / Vidéo-entretien téléphonique / Mediapart
publié le lundi 19 décembre 2011. Je veux, tout d’abord dire à Salah, au nom de son Comité national de soutien, toute la joie qui est la nôtre aujourd’hui de le savoir libre. Nous partageons cette joie immense avec sa famille – avec sa mère, Denise, avec son père, Hassan, avec sa sœur, Caroline, et son frère, Amir. Salah est enfin près de vous, il est libre ! Vous pouvez désormais l’embrasser pour la première fois depuis près de 7 ans. L’embrasser… Tout simplement. Depuis 4 ans son Comité de soutien a été mis en place en France. Et ce sont des dizaines et des dizaines de milliers de personnes, de jeunes spécialement, qui l’ont rejoint. A part l’extrême droite, des représentants de tous les partis démocratiques qui existent en France étaient présents dans ce Comité et ils ont agi, chacun selon, pour sa libération. De même que des personnalités, des élus, des citoyens de toutes les origines ou de toutes les croyances se sont rassemblés pour lui. Tous doivent en être remerciés. Très sincèrement. Du fond du cœur. Dès le premier jour nous avons dit clairement, sur la base des faits, que Salah était totalement innocent de ce qu’on lui reprochait puisqu’il n’avait commis aucun acte négatif. Et donc, depuis le premier jour, nous avons demandé sa libération. Nous avons multiplié, avec sa mère très souvent, des initiatives de toute sorte et des rencontres dans toute la France pour parler de son cas mais aussi, comme il l’a toujours souhaité et demandé, pour parler des prisonniers palestiniens. En France on l’attend avec impatience aujourd’hui. Beaucoup d’amis aux quatre coins du pays veulent le voir. Et l’écouter aussi. Sa famille s’est agrandie. Bien sûr cette libération arrive bien tard à nos yeux. Pour nous : il n’aurait pas du faire un seul jour de prison puisqu’il n’a commis aucun acte qui soit contraire au droit. Cela tient au fait que, en haut-lieu et c’est tout dire, on n’a pas porté à sa situation la même attention que celle qui a été apportée à d’autres cas et encore moins on n’a multiplié les mêmes efforts – sauf ces tous derniers temps – pour le faire libérer. Nous n’avons rien eu à dire de négatif, et nous n’avons rien dit, contre le fait que les autorités françaises se soient mobilisées pour un franco-israélien. Ce que nous n’avons pas admis, par contre et cela clairement, c’est le « deux poids, deux mesures » qu’elles ont observé dans cette affaire, et cela depuis le début. Voilà ce que nous n’avons jamais admis, et rien d’autre. Nous ne sommes pas tombés dans une sorte d’émulation sordide alors que pourtant, on peut le constater, Salah sort de prison à l’occasion d’un échange de prisonniers lié à Guilad Shalit. Comme si le sort de ces deux jeunes devait être absolument lié alors que leur situation était absolument toute différente.Nous avons, nous, estimé que la liberté ne se découpait pas ; qu’elle était valable pour tous ; qu’elle était universelle ou bien qu’elle n’était pas. Nous en sommes restés à la défense de principes et de rien d’autre. Et nous avons rassemblé comme rarement en pareille occasion. Encore merci à toutes et tous. Maintenant Salah est enfin libre et il va pouvoir enfin « revivre » sa jeunesse en respirant l’air pur et tonique de la liberté. Nous lui redisons toute notre estime et notre admiration pour avoir tenu comme il a tenu – c’est-à-dire dignement. Et pour s’être toujours effacé pour qu’on ne parle que des autres et non pas de lui. Reste qu’il est très connu maintenant en France. Et nous l’attendons, je lui redis. Qu’il prenne le temps qu’il lui faudra. Nous pouvons bien attendre un peu…Maintenant. Au nom de notre Comité de soutien, je lui redis notre joie. Je lui redis notre amitié. Je lui redis, ce jour, notre attachement absolu à la liberté comme à la liberté « inévitable » de la Palestine. Et que chacun le sache : maintenant notre Comité de soutien met Salah sous sa protection. Sous la protection de l’opinion publique française. Vive la liberté ! Vive la fraternité ! Et vive cette France qui lutte pour ces valeurs que notre peuple a inventées ! Jean-Claude Lefort, Coordinateur du Comité de soutien Le 18.12.2011 http://www.salah-hamouri.fr/node/345 18 Décembre 2011 La libération de Salah HAMOURI est une excellente nouvelle, pour lui et ses proches, qui ont pu le tenir dans leurs bras pour la première fois depuis 7 ans. La mobilisation de toutes et tous a payé. Son comité de soutien a rappelé fort justement que Salah Hamouri n’aurait pas dû passer un seul jour en prison, au vu de son dossier. La mobilisation a payé, mais il convient de rappeler que les autorités françaises et les médias français dans leur immense majorité, n’ont pas eu pour Salah la même implication que pour d’autres prisonniers français. Car Salah Hamouri était bel et bien enfermé, prisonnier d’une décision de justice inique rendue par un tribunal militaire contraire au droit international. Les autorités israéliennes lui ont volé 7 années de sa vie. Des centaines d’autres prisonniers ont été libérés avec Salah Hamouri, ce sont donc des centaines de familles qui vont pouvoir reprendre une vie presque normale, toujours sous l’occupation et le blocus illégaux d’Israël. Le combat pour la liberté et la justice, pour les droits du peuple palestinien doit continuer et s’amplifier, nous ne lâcherons rien. Madjid MESSAOUDENE http://blogs.mediapart.fr/blog/madj... d'après : http://www.protection-palestine.org/spip.php?article11392 Le Franco-Palestinien Salah Hamouri sera libéré dimanche France 24.com le 15/12/2011 Après plus de six années de prison, le Franco-Palestinien Salah Hamouri, âgé de 26 ans, sera libéré dimanche par Israël dans le cadre d'un accord d'échange de prisonniers qui a permis le 18 octobre la libération du soldat Gilad Shalit. AFP - Le Franco-Palestinien Salah Hamouri sera libéré dimanche par Israël dans le cadre d'un échange de prisonniers palestiniens, a-t-on appris mercredi soir de sources officielles israéliennes. Selon la deuxième chaîne de télévision israélienne, aucun membre du Hamas ne figure sur la liste de ce second contingent de 550 détenus palestiniens libérables dimanche, publiée par les services pénitentiaires israéliens. Salah Hamouri, 26 ans, apparaît sous le numéro 524 sur la liste de 550 libérables dans le cadre d'un accord d'échange qui a permis la libération le 18 octobre du soldat israélien Gilad Shalit, également titulaire de la nationalité française. Le rabbin Ovadia Yossef, dirigeant spirituel du parti orthodoxe israélien Shass, visé selon la justice israélienne par le projet d'assassinat pour lequel Salah Hamouri a été condamné, s'était dit favorable à sa libération, lors d'une rencontre dimanche avec l'ambassadeur de France en Israël, Christophe Bigot. La France réclamait que le jeune homme, qui selon l'administration pénitentiaire israélienne devait retrouver la liberté en mars, soit relâché dans le cadre de cet échange. "On a eu un coup de fil de Paris on nous a dit +voilà il est sur la liste+", a déclaré à l'AFP la mère du détenu, Denise Hamouri. "C'est un conseiller du président (Nicolas Sarkozy) qui nous a prévenus", a-t-elle précisé, ajoutant: "M. le consul (de France à Jérusalem) aussi nous a appelés". "On est un peu dans l'euphorie", a confié Mme Hamouri. "Ces trois jours vont peut-être être plus longs que tous les moments qu'on a passés", a-t-elle dit. "Ce qui est important aussi à dire, c'est qu'il rentre à Jérusalem, à la maison", a-t-elle souligné. Né à Jérusalem de mère française et de père palestinien, Salah Hamouri a été arrêté le 13 mars 2005 et reconnu coupable en 2008 par un tribunal militaire israélien de projet d'assassinat du rabbin Yossef. Condamné à sept ans de prison, il a toujours clamé son innocence. Gilad Shalit a été libéré le 18 octobre après plus de cinq ans de détention dans la bande de Gaza dans le cadre d'un échange de prisonniers entre Israël et le mouvement islamiste Hamas. Selon l'accord conclu avec le Hamas grâce à une médiation égyptienne, Israël a relâché un premier contingent de 477 détenus palestiniens et doit en libérer 550 autres dimanche. "Je me réjouis de la libération de Salah Hamouri, c'est le fruit de longues démarches depuis plusieurs semaines", a affirmé M. Bigot à l'AFP. Le diplomate a précisé qu'il s'était entretenu à deux reprises avec le jeune homme alors qu'il était en prison. "Le rabbin Ovadia Yossef a donné son accord écrit au président Nicolas Sarkozy par amitié pour la France. Il s'agit d'un geste de bienveillance et généreux qui n'allait pas de soi", a-t-il estimé. Par ailleurs, un responsable israélien qui a requis l'anonymat a précisé à l'AFP qu'aucun des détenus qui seront libérés dimanche n'avait "de sang sur le mains", autrement dit pris part à des attentats anti-israéliens ayant fait des victimes. "Le choix des noms a été le fait d'Israël seul, il n'y avait pas de nécessité de négocier, car ces libérations faisaient partie de l'accord qui a été conclu avec l'Egypte", a ajouté ce responsable. Selon lui, cet accord prévoit qu'il s'agisse de prisonniers de sécurité et non pas de détenus de droit commun et "que la priorité soit accordée aux détenus du Fatah", le mouvement du président palestinien Mahmoud Abbas. Alain Gresh - Le Monde diplomatique
publié le lundi 5 décembre 2011. Ramallah. La réunion du Caire du 24 novembre 2011, entre Mahmoud Abbas et Khaled Mechaal, le chef du bureau politique du Hamas, marque-t-elle un tournant dans les relations entre les deux organisations et un pas en avant décisif vers l’unification du pouvoir en Palestine ? Les avis ici sont partagés, même si c’est le scepticisme qui domine. Aussi bien à Gaza qu’en Cisjordanie, les activités de l’organisation rivale sont surveillées, voire interdites : ainsi, aux élections étudiants de Bir-Zeit, la grande université palestinienne, le Hamas, qui représente une force majeure, n’a pas présenté de liste, de peur que ses candidats ne soient arrêtés. Des deux côtés, des courants hostiles à l’accord se manifestent. Pourtant, comme le remarque Ziyad Abou Amr, un ancien ministre des affaires étrangères et un indépendant, les deux parties ont aussi intérêt à négocier (mais pas forcément à aboutir). Elles ont toutes deux remporté un succès – le Fatah à l’ONU et le Hamas avec l’échange de Gilad Shalit. Ensuite, l’unité est une aspiration forte des Palestiniens. Enfin, parce que « les deux mouvements sont dans une impasse : le Fatah sait qu’il n’existe aucune perspective de reprise des négociations de paix ; le Hamas impose une trêve avec Israël aux autres factions à Gaza et son discours sur la lutte armée n’est donc plus crédible ». Il n’est pas facile, à Ramallah, de rencontrer des responsables du Hamas. Les informations qui suivent ont donc pour source essentielle des dirigeants du Fatah (ou des journalistes), mais elles semblent crédibles. Le 4 mai 2011, un accord avait déjà été signé, sous l’égide du Caire, entre les deux organisations. Mais il n’avait pas été appliqué. En novembre, les négociations ont repris, après le discours de Abbas et la libération de Gilad Shalit. Le 17 novembre, les délégations des deux parties s’entendent sur un ordre du jour et un document à soumettre aux deux dirigeants qui se rencontrent au Caire le 24 novembre. Selon la délégation du Fatah, jamais une réunion du Hamas et du Fatah ne s’est tenue dans un climat aussi serein. Pour la première fois, un tête à tête se déroule entre Abbas et Mechaal. A l’issue de la rencontre, un texte est approuvé, qui prévoit notamment :
Notons que le Hamas confirme, une fois de plus, qu’il accepte l’idée d’un Etat sur les territoires occupés en 1967, et qu’il est prêt à mettre fin à la violence. Cette position vaut d’ailleurs à Mechaal de sévères critiques à l’intérieur de son organisation, qui se sont exprimées publiquement, ce qui est assez rare dans une formation aussi disciplinée que le Hamas. Mahmoud Al-Zahhar, un membre du bureau politique de Gaza, n’a pas hésité à exprimer son scepticisme à plusieurs reprises, à tel point que l’on a évoqué sa « suspension » du bureau politique. M. Ziyad Abou Amr partage ce point de vue. Il ne pense pas que les choses vont aboutir rapidement, non pas parce que Mechaal serait isolé, mais parce que le Hamas attend de voir ce qui va se passer dans le monde arabe et suit avec attention les victoires des Frères musulmans, mouvement dont il est issu, aux diverses élections. De plus, la situation générale est instable : le Hamas semble envisager la chute du régime de Damas (plusieurs de ses cadres ont déserté la capitales syrienne). Il s’est rapproché du Caire et devrait répondre aux ouvertures du nouveau premier ministre jordanien, qui a affirmé que la décision d’expulser le Hamas du royaume à l’été 1999 avait été une erreur et, de plus, n’était pas légale ! Quant au Fatah, un courant important rejette toute entente avec le Hamas. La rivalité entre les deux formations, le souvenir des combats meurtriers de l’été 2007 à Gaza, les arrestations et les tortures « réciproques » ont laissé des traces. De plus, précise Ziyad Abu Amr, il est difficile pour les deux organisations de se priver des ressources que permet un contrôle, même partiel, du pouvoir. Comme le fait remarquer, un peu cyniquement, un journaliste palestinien : « Unifier les deux pouvoirs, cela signifie diminuer par deux le nombre de ministres... » Source : http://blog.mondediplo.net/2011-12-... D'après : http://www.protection-palestine.org/spip.php?article11344 Le risque du «business» dans les pays en guerre Par Jean-Michel Berthoud, swissinfo.ch - 27. novembre 2011 - 15:08 Les entreprises actives dans des régions du monde en crise contribuent parfois à aiguiser les conflits, mais aussi à encourager le retour de la paix. Cela vaut aussi pour les entreprises suisses. C’est le constat d’une conférence tenue récemment à Berne. Attaque aérienne israélienne à l’est de Gaza en juillet 2011: les entreprises étrangères peuvent-elles contribuer à la paix au Proche-Orient? (AFP) La question a occupé les participants à la conférence annuelle de la
fondation pour la paix Swisspeace. Son titre résumait la thématique sous
une forme un peu provocatrice: «Money makers as peace makers?», soit, traduit littéralement, «les faiseurs d’argent peuvent-ils aussi être des faiseurs de paix?».
«En principe, les entreprises actives dans les zones de conflit
peuvent contribuer à une évolution positive, constate toutefois Andreas
Missbach, de l’organisation d’aide au développement Déclaration de Berne
(DB). Mais il faut être conscient des limites de l’exercice. Il y a des
situations où il n’est tout simplement pas possible de faire des
affaires. Une entreprise normale ne peut pas fonctionner dans un
contexte imprévisible et avec des conditions-cadres manquant totalement
de clarté, par exemple à l’est du Congo.»
Conférence annuelle 2011 de Swisspeace: «Money Makers as Peace Makers?» (Keystone) Des moutons noirs… blancs et noirs
Et des exemples suisses positifs de «faiseurs d’argent» qui seraient
aussi «faiseurs de paix»? Le spécialiste de la DB cite le groupe
électrique ABB au Soudan ravagé par la guerre civile. «ABB n’est pas
allée à l’aveugle au Soudan. Le groupe a résisté à la pression et n’a
pas jeté l’éponge, ce qui aurait certainement été plus simple.»
Le Palestinien Iyad Joudeh, fondateur et directeur de Solutions, une
société de conseil palestinienne, voit bien les «money makers» suisses
devenir des «peace makers» dans sa région. «Comparée à d’autres pays, la
Suisse a un avantage, car elle est bien perçue du fait qu’elle est un
interlocuteur neutre auprès des deux parties, les Palestiniens et les
Israéliens», explique-t-il.
Mais une économie indépendante et évoluée ne sera possible que dans un
Etat palestinien indépendant, poursuit Iyad Joudeh. «D’abord,
l’occupation israélienne doit cesser. C’est la condition pour que des
entreprises étrangères investissent librement en Palestine.»
Jean-Michel Berthoud, swissinfo.ch d'après : http://www.swissinfo.ch/fre/economie/Le_risque_du_business_dans_les_pays_en_guerre.html?cid=31628902 Palestine libre, libres Palestiniens
Publié le 14 novembre 2011 par ueclille
Triste soir pour la démocratie et la liberté d’expression, ce vendredi 11 novembre 2011. Le Stade de France a été malgré lui le théâtre d’une répression insupportable et totalement arbitraire. Soixante jeunes communistes s’y étaient retrouvés pour faire entendre leur voix en solidarité avec le peuple Palestinien, profitant de la symbolique du match France/États-Unis. Dans un contexte où Obama affirme que les États-Unis opposeront leur véto à la reconnaissance d’un État Palestinien. Où la France, par la voix d’Alain Juppé, projette de s’abstenir lors de ce vote à l’ONU pour ne pas contrarier la complicité affichée par Sarkozy et son homologue Américain lors de leur show sur TF1. Où l’UNESCO, qui a accueilli la Palestine en son sein, se retrouve contraint de stopper sa programmation à cause du retrait de financement Américain. Dans ce contexte, il nous a semblé incontournable d’agir pour relayer le combat de ce peuple pour la paix et la reconnaissance de son État
LIBERTE D’EXPRESSION, NO YOU CAN’T ! Voilà le message des stadiers puis des forces de police. En effet, après avoir été dessaisis sans violences de leur banderole, les jeunes communistes ont été agressés physiquement par les stadiers tentant de leur confisquer leurs drapeaux palestiniens alors même que ceux d’autres pays flottaient dans le stade. Dès lors il a semblé clair que c’était bien le drapeau de la Palestine qui dérangeait ceux qui « donnaient les consignes ». « Nous, nous obéissons à des ordres, la cause ne nous importe pas » ont, en effet, confié les stadiers lors d’une tentative de discussion Alors qui donnait ces ordres ? Qui se trouvait à l’autre bout des oreillettes lorsque les stadiers ont donné les premiers coups ? Le Mouvement des jeunes communistes de France tachera d’en demander des comptes ! Pour sa part, la police nationale, présente autour du groupe de militants, a été complice de cette violence : coups reçus par des jeunes femmes, des mineurs, un militant jeté dans les gradins puis dans les escaliers en béton, un autre tiré par les testicules… Il semblerait que les gardiens de la paix aient failli à leur mission. Frappés, blessés, regroupés en tas, évacués du stade, entassés dans un bus, menacés de garde-à-vue puis relâchés à 2h du matin, voilà le prix à payer pour « délit de solidarité » dans la France de Nicolas Sarkozy. Mais cette action laissera des traces pour l’ensemble des gens présents dans la tribune qui reprirent en cœur : « PALESTINE ! PALESTINE ! » en solidarité avec les jeunes réprimés. Ni les coups donnés par les stadiers, ni les intimidations de la police ne stopperont la marche de l’Histoire : le droit à l’autodétermination des peuples triomphera ! PALESTINE LIBRE, LIBRES PALESTINIENS ! Nous tenons à remercier ceux qui nous ont soutenu et repris nos slogans, refusant de voir le stade devenir le théâtre de violences gratuites. Appel à témoins Si vous étiez présent au stade au moment des faits, nous recueillons photos, vidéos et témoignages écrits sur mouvementjeunescommunistes@gmail.com pour voir la vidéo : http://ueclille.wordpress.com/2011/11/14/palestine-libre-libres-palestiniens/ Echec de l’AP à l’ONU (2 articles) Echec au Conseil de sécurité pour les Palestiniens Palestine: réunion des leader du Fatah et du Hamas le 24 novembre au CaireGilles Paris - Le Monde - publié le dimanche 13 novembre 2011. Pas d’accord au sein du Conseil de sécurité des Nations unies sur la demande palestinienne d’adhésion à l’ONU en tant que membre à part entière. Ce constat, attendu, a été dressé vendredi 11 novembre, près de deux mois après l’initiative prise par le chef de l’Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, au cours de l’Assemblée générale de l’ONU. Pour les Palestiniens, le revers est d’autant plus dommageable qu’ils n’ont pas été capables de réunir les 9 voix nécessaires (sur les 15 membres du Conseil) pour obliger les Etats-Unis à dégainer un nouveau veto protégeant les intérêts israéliens. Dans ce contexte, aucun Etat n’a jugé utile, jusqu’à présent, de déposer un projet de résolution sur cette demande d’adhésion. L’impasse du Conseil de sécurité étant actée, que peut faire aujourd’hui l’Autorité palestinienne ? Deux formules étaient évoquées au début du mois de septembre dans un rapport très complet de l’ONG de gestion des conflits ICG. La première serait de passer par l’Assemblée générale de l’ONU où les Palestiniens peuvent compter sur une majorité et où les Etats-Unis ne peuvent opposer aucun veto. Il s’agirait cependant d’une adhésion plus proche de celle obtenue à l’Unesco le 31 octobre que celle que permettrait un vote favorable du Conseil de sécurité. L’autre piste est de se contenter d’un statut "Vatican" d’Etat observateur non-membre, formule que privilégie la diplomatie française qui a curieusement voté en faveur de l’adhésion à l’Unesco (prenant de court l’administration américaine comme l’a fait remarqué Barack Obama dans son aparté médiatisé avec Nicolas Sarkozy du G20) pour tenter de convaincre les Palestiniens d’opter pour cette position de repli. Le bilan de l’initiative palestinienne, à cet instant, reste cependant plus que mitigé. Il n’a pas provoqué l’électrochoc espéré à Ramallah pour sortir de la piste bloquée des négociations bilatérales dont on voit mal comment elles pourraient reprendre aujourd’hui. Source : http://israelpalestine.blog.lemonde... ----------------------------------------------------------------------------------------------- Intermédiaire "sérieux" ? M. Saadoune - Le Quotidien d’Oran La machine diplomatique des Etats-Unis a fonctionné à plein régime. Les Palestiniens n’ont pas pu s’assurer des 9 voix nécessaires sur les 15 membres du Conseil de sécurité pour faire examiner leur demande d’adhésion. Washington sera obligé de faire usage de son veto. Mais il ne faut pas se payer de mots : les Américains l’ont exercé ce veto en mettant la pression sur des pays comme la Bosnie et la Colombie. Cette pression américaine était prévisible. Barack Obama ne cache plus que son seul souci est de ne pas déplaire à l’Aipac et aux autres lobbies israéliens. Que reste-t-il à faire pour les Palestiniens ? D’abord dire clairement que les Etats-Unis ne cherchent pas une solution juste au conflit mais qu’ils sont au service exclusif des intérêts d’Israël. C’est évident, bien entendu, pour l’écrasante majorité des Palestiniens. Mais ils aimeraient enfin l’entendre dire par ceux qui, depuis plus de quinze ans, négocient pour négocier alors qu’Israël continue, avec le soutien financier des Américains et des Occidentaux en général, de coloniser et de mener une politique de purification ethno-religieuse. Sur cette question, les propos de Mahmoud Abbas en direction de l’administration américaine ne sont guère rassurants et pourraient être annonciateurs d’un retour à la funeste comédie de la fausse négociation et du vrai marché de dupes. Le président de l’Autorité palestinienne a peut-être de bonnes raisons de refuser de dissoudre cette dernière - d’autres ont des avis différents qui ne manquent pas de pertinence - mais il se fourvoie en demandant aux Etats-Unis d’être « plus sérieux dans leur rôle d’intermédiaire entre nous (les Palestiniens) et les Israéliens ». En réalité, les Américains n’ont eu de cesse de le démontrer depuis des décennies : ils sont « très sérieux » dans le soutien à tout ce que fait Israël. Objectivement, et des politologues l’ont démontré en se faisant crucifier par les lobbies israéliens, les intérêts bien compris des Etats-Unis ne justifient pas la politique qu’ils mènent au Proche-Orient. Cette politique est en fait fabriquée par les lobbies qui sont très puissants à Washington. L’exercice de Barack Obama en est une illustration parfaite. Après des discours bien intentionnés vagues, il s’est risqué enfin à une demande pratique de bon sens, l’arrêt de la colonisation. Il a rapidement fait retraite en battant sa coulpe. Désormais, son seul souci est de faire oublier qu’il avait osé, à un moment donné, demander à Israël de geler la colonisation. Et n’en doutons pas, il le fait très sérieusement. Il a déjà puni l’Unesco pour avoir admis la Palestine dans ses rangs. Il a sûrement exercé sérieusement des pressions sur des petits pays comme la Bosnie pour la contraindre à l’abstention. Non, c’est à M. Mahmoud Abbas d’être sérieux dans son appréciation du rôle des Américains. Ils ne peuvent pas être des « intermédiaires », ils sont partie prenante. Ils sont du côté d’Israël. Il faut donc être sérieux dans la démarche de rétablissement de l’unité des rangs palestiniens. Il faut être sérieux et refuser des négociations sans but. Il faut demander à la Ligue arabe qui cherche, et c’est tant mieux, à devenir « sérieuse » face au régime syrien, à l’être également sur le dossier palestinien. Source : http://www.lequotidien-oran.com/?ne... d'après : http://www.protection-palestine.org/spip.php?article11291 rtbf.be/info - vendredi 11 novembre 2011 à 20h05 Le président Mahmoud Abbas et le chef du Hamas, Khaled Mechaal, se réuniront le 24 novembre au Caire pour relancer le dialogue sur la réconciliation entre leurs mouvements rivaux, a-t-on appris vendredi dans l'entourage de M. Abbas en visite à Tunis. "Il y a un accord sur la date du 24 novembre pour une rencontre entre Abou Mazen (Mahmoud Abbas) et Khaled Mechaal", a déclaré à l'AFP une source proche du président palestinien. La rencontre avait été annoncée jeudi à Ramallah par Azzam al-Ahmad, responsable de la réconciliation au sein du mouvement Fatah de M. Abbas, qui n'en avait pas précisé la date exacte. Mahmoud Abbas et Khaled Mechaal qui est basé en Syrie, sont convenus de la tenue de cette rencontre lors d'une conversation téléphonique en octobre. Elle doit être précédée d'une réunion entre des délégations des deux mouvements, selon M. al-Ahmad. Le Fatah, qui contrôle les zones autonomes de Cisjordanie, et le Hamas ont conclu le 27 avril un accord paraphé le 3 mai par l'ensemble des mouvements palestiniens, qui prévoit la formation d'un gouvernement en vue d'élections générales d'ici un an. L'accord, inappliqué jusqu'à présent, achoppe sur la formation d'un gouvernement d'indépendants, en particulier sur le choix du Premier ministre, pour préparer les élections. Les discussions ont été suspendues de fait à l'approche de la demande d'adhésion à l'ONU d'un Etat de Palestine présentée par M. Abbas le 23 septembre, une initiative critiquée par le Hamas qui a affirmé ne pas avoir été consulté. Belga d'après : http://www.rtbf.be/info/monde/detail_palestine-reunion-des-leader-du-fatah-et-du-hamas-le-24-novembre-au-caire?id=7063803 3ème session du tribunal Russell sur la Palestine : communiqués publié le mardi 8 novembre 2011. Ce dimanche 6 novembre 2011, le Tribunal Russell sur la Palestine a poursuivi ses travaux sur le thème « Les pratiques d’Israël envers le Peuple palestinien violent-elles l’interdiction internationale de l’apartheid ? ». De nombreux témoignages ont porté sur les violations des droits humains par l’Etat d’Israël à l’encontre des Palestiniens dans les territoires occupés et en Israël même. Ils ont détaillé différentes mesures discriminatoires telles que : démolitions de maisons, punitions corporelles, détérioration des services de santé et d’éducation notamment pour les enfants, interdiction d’aller et de venir dans les territoires palestiniens. Même les libertés religieuses sont restreintes , des milliers de Musulmans et de Chrétiens sont interdits d’accès aux services religieux et aux lieux saints. Un témoin a estimé que pas moins de 30 pour cent de ces violations sont des pratiques d’apartheid. Avec pour conséquences d’empêcher le peuple palestinien de fonctionner en tant que groupe social. D’autres intervenants ont présenté l’arsenal législatif israélien sans cesse modifié en vue de restreindre davantage les droits des Palestiniens. Des lois militaires s’appliquent aux Palestiniens des territoires occupés, tandis que des lois civiles régissent la vie des colons. D’autres témoins ont souligné les différents statuts juridiques selon l’endroit où ils résident. A titre d’exemple, les Palestiniens de Jérusalem doivent prouver leur qualité de résident, faute de quoi leur statut est révoqué. D’autres lois visent la population israélienne. Elles obligent les associations qui défendent les droits des Palestiniens à déclarer l’origine de leurs fonds et leur interdisent de soutenir les campagnes de boycott. D’autre part, une politique systématique d’exploitation des ressources du peuple palestinien (travail, agriculture, environnement, eau,...) résulte d’un plan coordonné dès 1967, a soutenu un témoin. La viablité des villages est aussi rendue impossible par l’absence d’accès à l’eau, aux routes, ..., avec pour conséquence un exode “volontaire“ des populations épuisées par ces conditions. Une politique de même nature est appliquée en territoire israélien dans les villages palestiniens, en particulier les villages bédouins du Neguev. Le caractère juif de l’Etat d’Israël est utilisé par les autorités israéliennes pour justifier les différentes violations aux droits humains, y compris le déplacement de populations, qualifié de nettoyage ethnique par un témoin. La destruction massive de maisons de Palestiniens, le transfert de populations et la construction du Mur participent de cette politique de nettoyage ethnique avec pour but ultime la judaïsation d’un maximum de terres de la Palestine historique. Selon ce témoin, il s’agit d’une politique d’apartheid, une notion utilisée officiellement en Israël (hafrada) et qui signifie "acte de séparer". Le Mur étant lui-même qualifié de "barrière de séparation". Des juristes, en s’appuyant sur la jurisprudence des juridictions internationales, ont rappelé les notions qui permettent de qualifier si des pratiques s’apparentent au crime d’apartheid. Outre les crimes contre l’humanité et crimes de guerre déjà dénoncés, notamment par la Cour Internationale de Justice, la notion de persécution d’un peuple a été précisément définie. Enfin, cette journée s’est conclue par l’intervention d’un juriste qui a énoncé les différents moyens d’action possibles au niveau juridique national et international en vue de mettre fin aux violations des droits fondamentaux des Palestiniens présentées lors de cette session. Il a rappelé avec insistance le rôle essentiel de la société civile pour amener les gouvernements à se conformer à leurs obligations internationales. Notamment par le biais de la campagne BDS (boycott, désinvestissement, sanctions) comme moyen alternatif de faire respecter le droit international. Cette troisième session du TRP a été marquée par deux incidents : la menace de retrait de la citoyenneté israélienne à une parlementaire arabe de la Knesset citée comme témoin au TRP et le piratage du site web du Tribunal Russell sur la Palestine. Lundi 7 novembre, les conclusions du jury seront annoncées lors d’une conférence de presse à Cape Town. Communiqué du 5 novembreCe samedi s’est ouverte à Cape Town en Afrique du sud la troisième session internationale du Tribunal Russell sur la Palestine (TRP) sur le thème : " « Les pratiques d’Israël envers le Peuple palestinien violent-elles l’interdiction internationale de l’apartheid ? ». Dans l’assistance, nombreuse et venue de toutes les régions du monde, on note en particulier la présence de Monseigneur Desmond TUTU, Archevêque émérite du Cap et Prix Nobel de la paix, de son successeur l’Archevêque du Cap, et du Secrétaire général du puissant syndicat des travailleurs sud-africains COSATU. Les travaux ont été introduits par Pierre GALAND, coordinateur du TRP, au District Six Museum, lieu symbolisant la destruction d’un quartier multiculturel à Cape Town sous le régime d’apartheid. Il a précisé que le TRP est un tribunal d’opinion sur le modèle du Tribunal Russell sur le Vietnam. L’ambassadeur de France, Stéphane HESSEL, Président d’honneur du TRP qui a accueilli Monseigneur Desmond TUTU, a rappelé les objectifs de cette session : analyser les violations du droit international et du droit international humanitaire commises par Israël dans les territoires palestiniens au regard des pratiques d’apartheid. Dans une vibrante intervention, Desmond TUTU a évoqué ses visites en Terre Sainte et décrit sa douleur de voir se répéter là bas ce qu’il a vécu autrefois en Afrique du sud et il a dit son souhait de voir la création d’un Etat palestinien, viable, indépendant et contigu à l’Etat d’Israël. Devant un jury composé de personnalités internationales connues pour leur intégrité morale, plusieurs experts et témoins se sont succédés à la barre. Des experts juridiques ont défini le cadre légal relatif à l’interdiction du crime d’apartheid en droit international. Un juriste palestinien a rappelé le droit des Palestiniens à l’autodétermination. Les travaux de la matinée ont porté sur la définition du crime d’apartheid et son intégration dans le droit international, notamment les travaux des Nations Unies concernant cette question. Les experts ont souligné le fait que l’apartheid a été érigé en crime international pouvant s’appliquer à diverses situations dans divers pays au delà du cas sud-africain. Ils ont énuméré différentes pratiques contenues dans le crime d’apartheid qui traduisent une volonté de domination d’un groupe racial sur un autre de manière institutionnalisée. D’autres experts ont poursuivi en analysant les notions de "race" et de "discrimination raciale" dans l’élaboration de la définition du crime d’apartheid. Des témoins ont décrit des expériences poignantes vécues sous le régime d’apartheid en Afrique du Sud. D’autres ont évoqué la situation dramatique vécue par le peuple palestinien sous occupation israélienne. Des similitudes sont apparues : traitements inhumains et dégradants, privation des droits les plus élémentaires (droit à la liberté de mouvement, droit au logement, droit à la défense juridique, arrestations arbitraires, tortures, assassinats ciblés, droit au travail et du travail, ...). Selon un témoin, toutes ces pratiques visent à détruire en tout ou en partie un groupe social, en l’occurence le peuple palestinien et il les qualifie de "sociocide". Pour d’autres informations sur le Tribunal Russell sur la Palestine : https://www.facebook.com/russelltribunal Contact presse : Claude Colart, media manager, RToP Cape Town, 0027 82 37 06 731
d'après : http://www.protection-palestine.org/spip.php?article11275 « Bandes à Gaza » : que savent les étudiants du conflit israélo-palestinien ? Le monde diplo - lundi 7 novembre 2011, par Chloé Yvroux Que savons-nous du monde et de ses conflits, vraiment ? Rien... Ou si peu. Nous recevons des médias d’énormes masses d’informations qui nous arrivent plus ou moins filtrées, et ces informations, ces images, notre cerveau les filtre à nouveau. C’est dire la distance qui, bien souvent, nous sépare de la réalité. Notre perception du monde est dès lors largement pervertie. Chloé Yvroux s’est livrée à une expérience – riche d’enseignements – auprès d’un groupe d’étudiants en deuxième année d’histoire-géographie à l’université de Montpellier, en leur demandant leur vision du conflit israélo-palestinien à travers une série de questions simples. Pour un groupe a priori mieux informé que la moyenne de la population, les résultats sont tout simplement ahurissants. « Gaza, la Cisjordanie, pour les gens c’est très clair », observe Frédéric Barreyre, correspondant de Radio France au Proche-Orient [1]. Que connaissent les auditeurs du conflit israélo-palestinien ? « Ils connaissent les noms d’Arafat et de Peres, mais ne comprendront peut-être plus si je parle d’Abou Mazen, le nom de guerre de Mahmoud Abbas. » En dehors des éléments fournis par les sondages d’opinion, bien souvent limités à des questions de sympathie et de responsabilité [2], il s’agit de questionner les représentations du conflit par la population en France. Une enquête a été réalisée auprès d’étudiants en histoire-géographie au cours des mois d’avril et mai 2009 [3]. Au-delà du simple constat d’un manque général de connaissances, l’analyse des représentations révèle des perceptions bien partagées, apparemment dues à des déformations collectives. De la situation au Proche-Orient, la plupart des Français ne reçoivent des informations qu’au travers des conversations, de la littérature et des médias. Autant de filtres et d’intermédiaires à l’origine du processus de fabrication des représentations qui permettent de créer un cadre de médiation avec le « réel ». Considérées ici dans leur dimension spatiale en tant que « créations sociales ou individuelles de schémas pertinents du réel » [4], dans le cadre d’espaces qui ne sont pas familiers, les représentations sont le plus souvent réduites à des stéréotypes. Afin de mettre à jour ces représentations partagées sur le conflit israélo-palestinien, l’enquête s’appuie à la fois sur une série de questions ouvertes (portant sur la localisation du conflit, les colonies, les réfugiés, Jérusalem...) et sur la réalisation de cartes. Les fonds de carte sont proposés aux étudiants avec la consigne suivante : « Voici le territoire du conflit. Complétez cette carte avec tous les éléments que vous connaissez. » Bien qu’il s’inscrive dans un contexte plus large, le conflit israélo-palestinien est surtout territorial. « Une terre pour deux peuples », voilà les termes du problème à résoudre et qui est à l’origine d’une imbrication de territorialités réelles ou projetées. De même, les principaux éléments de revendication et de contestation – qu’il s’agisse de la création de l’Etat palestinien, de l’occupation, de la colonisation, de Jérusalem ou du Mur de séparation – renvoient également à des aspects territoriaux. Pour ceux qui ne sont pas familiers de ce conflit, cette apparente complexité est une source de confusion, et c’est également le cas pour les étudiants interrogés, alors même qu’ils sont supposés connaître cette question mieux que la moyenne de la population française. La bande de Gaza devient, pour près d’un tiers des étudiants, l’enjeu principal du conflit israélo-palestinien. « Une bande de terre revendiquée par les deux pays en conflit », un « lopin de terre sujet du conflit israélo-palestinien », une « zone de combat entre les deux pays » ou encore un « territoire, ou parcelle, en plein milieu du conflit israélo-palestinien ». Les cartes produites illustrent cette vision partagée : Gaza apparaît parfois littéralement comme une « bande » traversant le territoire de part en part, séparant Israël de la Palestine.
Pour nombre d’étudiants, la bande de Gaza constitue le seul territoire des Palestiniens. Une idée par ailleurs nuancée, soit en termes de contrôle : « dernière bande de terre encore sous un petit contrôle palestinien », « seul territoire encore sous contrôle palestinien », ou de présence : « territoire des Palestiniens, le seul qu’il leur reste, envié par les Israéliens », « bande de terre où sont réfugiés l’ensemble des Palestiniens ». Si 20 % des étudiants décrivent explicitement la bande de Gaza comme un territoire palestinien, le reste hésite et n’exprime clairement ni l’identité de la population qui y réside, ni les enjeux. Finalement, sur les cartes, pour la moitié d’entre eux, le territoire du conflit se limite à deux entités : la bande de Gaza et Israël. Enfin, il n’est pas possible de faire abstraction des quelques cas de personnification de la bande de Gaza, qui devient « la bande à Gaza » : « Un groupe organisé, armé », « Des extrémistes palestiniens à l’origine de plusieurs attentats ». Les résultats de l’enquête traduisent le contexte particulier dans lequel elle s’est déroulée, quelques mois seulement après les attaques israéliennes sur Gaza. Ces dernières restent très présentes dans l’esprit des étudiants, puisque 60 % d’entre eux se réfèrent à des thèmes tels que « conflits, violences, attaques et destructions » quand ils évoquent la bande de Gaza [5]. Les explications données au sujet de l’opération « Plomb durci » restent confuses : « Un territoire qui n’était pas dans le mandat israélien avec l’Angleterre, mais laissé aux Palestiniens, que les Israéliens voulaient, donc ils l’ont attaqué en début d’année. » La Palestine et son allié cisjordanien… L’enquête permet aussi de soulever l’un des points essentiels de la fausse perception du conflit ; il s’agit de la dissociation entre la Palestine, la bande de Gaza et la Cisjordanie. La plupart vont donc au plus simple ; le conflit israélo-palestinien, un conflit entre deux territoires, Israël et la Palestine. Peu d’entre eux se sont essayés à cartographier cette vision. Ils sont un quart à citer uniquement ces deux territoires lors d’une question sur la localisation du conflit. Si l’utilisation du mot « Palestine » semble spontanée, bien que la définition d’une entité territoriale palestinienne reste confuse, la Cisjordanie reste l’élément le plus insaisissable pour la très grande majorité des étudiants interrogés. Il y a d’une part une confusion sur la nature de l’entité territoriale palestinienne, et, d’autre part, une dissociation entre la Cisjordanie et le conflit israélo-palestinien. Moins de 10 % des étudiants mentionnent la Cisjordanie dans la question relative à la localisation du conflit. Elle est absente de près de 80 % des cartes réalisées, et quand elle apparaît, dans la moitié des cas, elle est signifiée comme un Etat voisin, souvent en lieu et place de la Jordanie. Les explications données par les étudiants sur l’entité « Cisjordanie » confirment la méconnaissance qui transparaît dans les cartes. Plus de la moitié d’entre eux ne se sont pas exprimés sur ce point. Beaucoup présentent la Cisjordanie comme un pays voisin accueillant des réfugiés palestiniens. La relation entre ce territoire et le conflit se trouve souvent limitée à cet aspect. Au mieux, la Cisjordanie devient un pays adhérant à la cause palestinienne : « Pays d’accueil des Palestiniens réfugiés qui s’allie aux Palestiniens pour la défense de leur territoire », « Allié du Hamas », « Aide non officiellement la Palestine. Ouvertement anti-israélien ». La formulation de l’un d’entre eux résume la vision de l’ensemble des étudiants : « Pays voisin accueillant des réfugiés et se mettant en conflit avec l’Etat d’Israël – même si je ne sais pas très bien son rôle –, ce pays revient souvent dans le conflit israélo-palestinien. » Sur les colonies, les réfugiés et Jérusalem Les cartes produites par les étudiants restent rudimentaires, relativement peu élaborées (les éléments les plus représentés sont respectivement les territoires voisins, la bande de Gaza, Jérusalem, Israël et la Palestine). Les manifestations concrètes d’un différend territorial, ou du moins d’un phénomène singulier, qu’il s’agisse des colonies, du Mur, etc. ont une fréquence d’apparition qui rend leur présence insignifiante. Ainsi, les deux cartes ci-dessous sont les exemples les plus renseignés. Si une partie de ces représentations offrent une vision relativement « conforme » du territoire du conflit, d’autres proposent des représentations plus fantaisistes ; toutes doivent être analysées en termes de pertinence. Même les notions les plus basiques, telles que celles de « colonies » ou « colonisation », donnent lieu à des confusions. Les propositions sont multiples. L’utilisation du registre historique pour définir les colonies revient dans près de 6 % des réponses : « Israël, ancienne colonie britannique », « implantation initiale des colons après la seconde guerre mondiale », et certains n’y voient aucune résonance contemporaine : « Elles n’existent plus. » Par ailleurs, 5 % des étudiants affirment que la bande de Gaza est une colonie : « La Bande de Gaza abrite une importante colonie palestinienne, tout comme la Cisjordanie » et la même proportion présente les camps de réfugiés palestiniens comme des colonies : « Les réfugiés palestiniens se regroupent en colonies. » Malgré tout, 20 % présentent les colonies comme « israéliennes/juives » situées « sur le territoire palestinien », mais les informations données sont souvent succinctes : « colonies israéliennes sur le territoire palestinien protégées par l’armée », « occupation illégale de certains Israéliens sur des territoires que l’ONU considère comme palestiniens ». Quant aux réfugiés, si les étudiants se réfèrent à près de 40 % aux Palestiniens, ils se rapportent dans leur grande majorité à ceux qui ont dû fuir leur territoire suite aux bombardements récents : « Palestiniens vers l’Egypte, la seule sortie », « Beaucoup de personnes (plutôt palestiniennes) ont dû se réfugier dans les pays voisins, comme des réfugiés, à cause du conflit dans la Bande de Gaza ». Ainsi seuls 15 % des étudiants replacent la notion de réfugié dans le contexte historique, mais dans ce cadre, les Israéliens sont évoqués dans 10 % des cas : « Israël est une terre de réfugiés. » La confusion entre les éléments du passé et la situation contemporaine revient de façon récurrente dans les réponses : certains présentent Jérusalem comme une zone internationale ou neutre, se référant au statut de la ville préconisé par le plan de partage de l’ONU en 1947. La connaissance géographique du conflit chez des étudiants en histoire-géographie est fragmentée, déformée et incomplète. L’intérêt n’est alors pas seulement l’évaluation des connaissances – ce que les individus savent ou ne savent pas –, mais la mise en valeur des perceptions partagées – ce que les individus croient savoir. Les résultats de l’enquête attestent un manque de connaissances, mais ils ne sont en rien surprenants dans ce type de questionnement, et ils peuvent être envisagés comme un indicateur des représentations détenues par l’ensemble de la population en France. Ils soulignent le décalage entre une information de plus en plus présente, accessible, actualisée presque en direct, et ce qu’en retiennent les « usagers de l’information ». Et on se demande quel est le processus qui produit ces représentations collectives « déformées » sur un sujet aussi prégnant dans l’actualité. Ces résultats constituent également un révélateur et offrent un bon support aux journalistes qui pourront, le cas échéant, penser la manière dont leurs lecteurs ou auditeurs reçoivent et absorbent les informations… Chloé Yvroux est doctorante à l’université de Montpellier. D'après : http://blog.mondediplo.net/2011-11-07-Bandes-a-Gaza-que-savent-les-etudiants-du-conflit LA PALESTINE À L’UNESCO : Les peuples et les Etats disent NON à Israël-USA CCIPPP 34 - publié le lundi 7 novembre 2011. Le 31/10/2011 les Etats membres de l’UNESCO réunis en Conférence générale ont « décidé de l’admission de la Palestine comme membre de l’Unesco » par un vote écrasant : sur les 195 états membres, 107 ont voté pour, 52 abstentions et 14 contre. Dans la logique de leur campagne de menaces et de pressions diverses, dès le résultat du vote connu, les USA annonçaient l’arrêt de leur contribution financière (22% du budget de l’UNESCO) à commencer par le blocage du versement de 60 millions de dollars prévu en novembre 2011. Nouvel exemple magistral et une leçon de respect de la démocratie par l’oncle Obama. Dans la foulée Israël annonçait : 1) l’extension de la colonisation avec l’autorisation de la construction de 2250 logements à Jérusalem-Est, Gush Etzion et Maalle Adumim en Cisjordanie ; qui selon le premier ministre « resteront israéliennes dans tout accord de paix » ; 2) la suspension du transfert de près de 100 millions de dollars (72,4 millions d’euros) de droits de douanes et taxes sur les produits palestiniens perçus par Israël et reversés chaque mois à l’Autorité Palestinienne. Encore deux exemples et une leçon de violation flagrante du droit par la « seule démocratie du moyen orient ». Rappelons que UNESCO signifie : Organisation des Nations Unies pour l’Education, la Science et la Culture. Ses missions sont consacrées à la culture, à la science, à la création et à sauvegarde et la gestion des patrimoines nationaux. Le porte parole des affaires étrangères de la France n’a t-il pas déclaré que la « vocation de l’UNESCO est d’oeuvrer à la généralisation d’une culture de la paix au sein de la communauté internationale ? » Il est vrai qu’admettre la Palestine à l’UNESCO c’est reconnaître à l’évidence, que les Palestiniens sont un peuple, qu’ils ont un pays, une histoire, une culture, un patrimoine archéologique et architectural etc. Il est vrai que les Palestiniens voudraient que l’église de la Nativité à Bethléem soit le premier site inscrit "au nom de la Palestine" au Patrimoine mondial, dès 2012. Bien sûr, avec cette adhésion, les Palestiniens pourraient signer la Convention sur le Patrimoine Mondial et pourraient par ce biais déposer des demandes de reconnaissance pour d’autres sites, comme par exemple, le tombeau de Rachel, le Caveau des patriarches, la demeure supposée d’Abraham avec la mosquée El Khalil (Hébron), mais également pour des sites chrétiens… tous situés dans les territoire occupés par Israël. Même si l’on sait que ces demandes risquent de se perdre dans d’interminables procédures ou que leur mise en œuvre sera bloquée, leur existence même est visiblement une « menace » pour l’état sioniste. Et il n’en faut pas plus pour déclencher la colère haineuse d’Israël (qui depuis plus de 60 pratique le nettoyage ethnique des palestiniens et veut rayer la Palestine de la carte) et des USA, leur soutien inconditionnel. Jugez-en par vous mêmes : Le quotidien conservateur Washington Times est catégorique : "Il n’y a pas et il n’y a jamais eu un pays appelé Palestine". Et selon l’éditorialiste, Sonia Bloomfield, "le terroriste et chef palestinien Yasser Arafat a inventé un peuple qui n’a jamais existé". Le très influent éditorialiste de CNN et Time, Fareed Zakaria, prend clairement position contre la démarche palestinienne. Dans un éditorial, il explique : "Il n’y a qu’une seule façon de voir émerger un Etat palestinien. Seulement si les Israéliens donnent leur accord. Ils ont la terre, ils ont les armes, ils ont l’argent". Ceci n’est malheureusement pas une simple opinion. Deux lois étatsuniènes. de 1990 et 1994 interdisent le financement d’une agence spécialisée des Nations unies qui accepterait les Palestiniens en tant qu’Etat membre à part entière en l’absence d’accord de paix avec Israël. C’est sans doute pour cette raison qu’ils qualifient « d’unilatérale » la démarche de l’Autorité palestinienne à l’UNESCO et à L’ONU ( !) tout ce que le monde entier pourrait décider sans Israël est « unilatéral ». Mais cette arrogance ne peut changer le sens de ce vote à UNESCO qui confirme la tendance générale : désormais Israël-USA ne sont plus tout puissants, ils n’ont pu empêcher cette adhésion, ils sont condamnés à réagir. Pour aussi violentes et meurtrières qu’elles soient et seront, leurs réactions ne peuvent ni ne pourront empêcher la fin prochaine de leur hégémonie. Depuis Gaza et les révolutions du monde Arabe les états sont contraints de tenir compte de la colère des peuples et de leurs aspirations à la justice. Le vote massif pour la Palestine à l’UNESCO et les nombreux soutiens pour la « reconnaissance » de la Palestine à l’ONU (indépendamment des divergences palestiniennes sur la question) sont un désaveu cinglant et mondialement majoritaire de la politique de haine à l’égard du peuple Palestinien et de la négation de ses droits fondamentaux. la sociologue Lisa Taraki, La campagne BDS nous offre à nous, société civile, la possibilité de passer à l’offensive contre Israël et de l’isoler chaque jour davantage pour l’obliger à respecter les droits fondamentaux du Peuple Palestinien. (Lire l’excellente interview de : http://www.info-palestine.net/artic...) J.L M CCIPPP34- 6/11/2011 ccippp34@protection-palestine.org d'après : http://www.protection-palestine.org/spip.php?article11270 Palestine à l'UNESCO : «Attitude intolérable de Tel Aviv et de Washington !» PCF le 3 novembre 2011 L'admission de l'Etat de Palestine à l'UNESCO, comme membre à part entière de cette organisation emblématique de la paix, de la coopération entre les peuples, des droits humains et de la culture est une victoire politique majeure pour les Palestiniens. Le PCF réitère sa solidarité avec l'OLP et l'ensemble de la direction palestinienne. Il demande instamment aux autorités françaises qui ont approuvé cette admission, de soutenir la même demande palestinienne dans le cadre de l'ONU afin que la Palestine puisse se voir reconnaître comme Etat membre à part entière par les Nations Unies. Après tant d'années de vaines attentes, de négociations sans résultat, de colonisation ininterrompue et d'occupation militaire... il est vraiment temps que la justice et le droit puissent s'imposer. C'est la condition sine qua non d'une paix durable pour tous les peuples du Proche-Orient. L'admission de la Palestine à l'UNESCO a été accueillie positivement dans le monde mais elle suscite l'agressivité et les volontés de représailles des dirigeants d'Israël, des Etats-Unis et de quelques autres pays. Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou digère mal ce qui est un échec diplomatique majeur pour lui et son gouvernement. Il a décidé de geler les transferts de fonds dûs à l'Autorité palestinienne et d'accélérer la colonisation à Jérusalem-Est et en Cisjordanie en annonçant la construction de 2000 logements nouveaux. Quelques jours plus tôt, le Ministre des affaires étrangères israélien d'extrême droite, Avigdor Lieberman, s'était permis de demander la démission de Mahmoud Abbas, le Président palestinien. L'administration des Etats-Unis, quant à elle, a annoncé la suspension immédiate des versements de sa contribution au budget de l'UNESCO. Tel Aviv et Washington se singularisent dans une démarche de confrontation en cherchant à punir les Palestiniens et à sanctionner l'UNESCO. Cette attitude provocatrice et irresponsable confine à l'intolérable. Le PCF appelle les autorités françaises et européennes à la plus grande fermeté. Des sanctions doivent être prises contre les dirigeants israéliens, en particulier la suspension immédiate de l'accord UE/Israël. Le boycott des produits de la colonisation et de tout ce qui l'alimente est plus que jamais nécessaire. La France doit prendre ses responsabilités et engager les initiatives utiles pour que les Etats-Unis et les Etats membres de l'UNESCO garantissent le budget de celle-ci. Parti communiste français d'après : http://www.humanite.fr/node/482928 Adhésion des Palestiniens à l’Unesco, les USA suspendent leurs versements Fabrice RANDOUX (AFP)
publié le lundi 31 octobre 2011. PARIS — Les Palestiniens ont enregistré lundi à Paris une victoire diplomatique aussi symbolique que significative sur la voie de la reconnaissance de leur Etat, en obtenant le statut de membre à part entière de l’Unesco, l’une des principales agences de l’ONU. Les Etats-Unis ont annoncé lundi qu’ils suspendaient leurs versements à l’Unesco. Et Israël a dénoncé "une manoeuvre palestinienne unilatérale qui ne changera rien sur le terrain mais éloigne davantage la possibilité d’un accord de paix". Les Palestiniens ont obtenu un vote clair de la Conférence générale de l’Unesco, qui réunit tous les Etats-membres : 107 voix pour, 52 abstentions et 14 voix contre. "La Conférence générale décide de l’admission de la Palestine comme membre de l’Unesco", dit la résolution. "C’est vraiment un moment historique qui rend à la Palestine certains de ses droits. La Palestine est le berceau des religions et des civilisations", s’est félicité devant les Etats-membres le ministre des Affaires étrangères de l’Autorité palestinienne, Riyad al-Malki. "L’entrée de la Palestine porte le nombre d’Etats membres de l’Unesco à 195", a dit l’organisation dans un communiqué. Elle s’ajoute à celle du Soudan du Sud, votée vendredi dernier. L’énorme majorité des pays arabes, africains et latino-américains se sont prononcés pour l’adhésion, de même que la France qui avait pourtant émis de sérieuses réserves sur la démarche palestinienne. L’UE s’est elle divisée : onze Etats ont voté pour, onze se sont abstenus, dont le Royaume-Uni et l’Italie, et cinq, dont l’Allemagne, ont voté contre. Beaucoup d’Occidentaux estimaient que la candidature à l’Unesco ne pouvait précéder l’aboutissement de la démarche entreprise par les Palestiniens auprès de l’ONU à New York. Le président palestinien Mahmoud Abbas avait solennellement demandé le 23 septembre à l’ONU de reconnaître l’Etat palestinien. Cette demande doit être examinée le 11 novembre par le Conseil de sécurité, où elle pourrait être frappée d’un veto américain. La Maison Blanche, par la voix du porte-parole du président Barack Obama, a estimé que le vote à l’Unesco était "prématuré et contreproductif" dans la perspective d’une reprise espérée des négociations de paix. La France, de son côté, a justifié son vote positif. "Aujourd’hui, la question qui était posée était de savoir si la communauté internationale répondait oui ou non à la demande d’adhésion de la Palestine à l’Unesco", a expliqué le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Bernard Valero. "A partir du moment où elle l’est, il nous faut prendre nos responsabilités et répondre sur le fond. Et sur le fond, la France dit oui", a-t-il dit. Selon l’ambassadeur israélien Nimrod Barkan, les pays qui ont soutenu l’adhésion de la Palestine verraient "s’affaiblir" leur capacité à influer sur Israël. Cette admission embarrasse particulièrement les Américains, qu’elle place dans une position délicate vis-à-vis de l’Unesco. La pleine adhésion des Palestiniens, qui bénéficiaient jusqu’à présent du statut d’observateur, devrait provoquer l’arrêt de leur contribution financière à l’organisation, soit 70 millions de dollars et 22% de son budget. "Nous devions effectuer un versement de 60 millions de dollars à l’Unesco en novembre et nous ne le ferons pas", a déjà annoncé la porte-parole du département d’Etat Victoria Nuland à la presse. Après l’avoir boycotté pendant 20 ans (1984-2003) pour protester contre sa mauvaise gestion et son idéologie tiers-mondiste, les Etats-Unis participent désormais activement aux programmes de l’agence, y voyant un moyen de diffuser certaines valeurs occidentales sans se mettre en première ligne. Les Américains sont tenus par deux lois votées au début des années 1990 par le Congrès, qui interdisent le financement d’une agence spécialisée des Nations unies qui accepterait les Palestiniens en tant qu’Etat-membre à part entière. Dans son discours, la directrice générale de l’Unesco Irina Bokova a reconnu qu’elle était "inquiète pour la stabilité de son budget". "Nous allons devoir travailler à des solutions pratiques pour préserver les ressources financières de l’Unesco", s’est aussi inquiété le chef de l’ONU Ban Ki-moon. Dans la foulée de leur adhésion à l’Unesco, les Palestiniens vont signer la Convention sur le Patrimoine mondial et ainsi pouvoir déposer des demandes de reconnaissance pour des sites dans les territoires occupés par Israël. Les Palestiniens veulent que l’église de la Nativité à Bethléem soit le premier site inscrit "au nom de la Palestine" au Patrimoine mondial, dès 2012. d'après : http://www.protection-palestine.org/spip.php?article11251 France 24 le 31/10/11
Après un vote de la conférence générale de l'Unesco, la Palestine devient membre à part entière de l'agence culturelle de l'ONU. Au total, 107 pays se sont prononcés pour, 14 contre et 52 se sont abstenus. AFP - Les Palestiniens sont devenus lundi membres à part entière de l'Unesco, après un vote à Paris des Etats membres de cette organisation de l'ONU, a constaté un journaliste de l'AFP. "La Conférence générale (qui réunit l'ensemble des Etats-membres, NDLR) décide de l'admission de la Palestine comme membre de l'Unesco", indique la résolution adoptée par 107 voix pour, 52 abtentions et 14 voix contre, parmi les pays présents. "Ce vote permettra d'effacer une infime partie de l'injustice faite au peuple palestinien", a déclaré devant la Conférence générale le ministre des Affaires étrangères de l'Autorité palestinienne, Ryiad al-Malki. Les Etats-Unis, l'Allemagne et le Canada ont voté contre, tandis que l'Italie et le Royaume Uni se sont abstenus. La quasi-totalité des pays arabes, africains et latino-américains se sont prononcés pour l'adhésion. La France, qui avait émis de sérieuses réserves sur la démarche palestinienne à l'Unesco, a finalement voté pour l'adhésion. "L'entrée de la Palestine porte le nombre d'Etats membres de l'Unesco à 195", a précisé l'Unesco dans un communiqué publié immédiatement après le vote.D'après : http://www.france24.com/fr/20111031-onu-unesco-palestine-etat--usa-diplomatie-culture-paris-france-israel
"Le monde est lâche face à Israël" 28 octobre 2011 - YANN HULMANN LEILA SHAHIDLa voix de l'Autorité palestinienne en Europe ne croit pas au "jeu de dupes" qu'impose Israël. Elle met l'ONU face à ses responsabilités.
Déléguée de l'Autorité palestinienne auprès de l'Union européenne à Bruxelles, Leïla Shahid était de passage en Suisse la semaine dernière. Elle réagit à l'actualité et fait le point sur les relations israélo-palestiniennes. Le Hamas vient de contraindre Israël à libérer plus d'un millier de prisonniers palestiniens contre un seul soldat israélien. Quel regard porte l'Autorité palestinienne sur cet échange? Nous sommes soulagés que 1027 prisonniers palestiniens, qui pour certains croupissaient dans les prisons israéliennes depuis plus de 30 ans, soient finalement libres. Malheureusement, 5000 restent incarcérés. Par ailleurs, c'est terrible de constater dans quelle mesure le monde a été sensible à la tragédie du soldat Gilad Shalit - qui a été enfermé pendant cinq ans dans des conditions sûrement très mauvaises - alors que très peu de gens ont parlé des conditions de détention des 6000 prisonniers palestiniens, dont 300 mineurs et 80 femmes. Cela ne peut pas justifier des enlèvements. Nous avons toujours été contre le kidnapping de Gilad Shalit. S'il avait dû être jugé pour les actes militaires qu'il a accomplis, comme assiéger Gaza, cela aurait été différent. Car, faut-il le rappeler, Gilad Shalit n'était pas en vacances en train de pique-niquer. Il était dans un tank, avec une armée d'occupation illégitime qui a mis en place un siège illégitime. Je n'oublie cependant pas que, comme pour beaucoup de jeunes soldats, ce n'était pas la volonté de Gilad Shalit de se trouver à cet endroit, mais bien les ordres de l'armée israélienne. L'Autorité palestinienne était donc pour sa libération, mais, je le répète, la campagne internationale qui a été faite pour ce soldat est dure à avaler. Que change l'accord Shalit aux relations avec Israël? Cette libération est importante. Rappelez-vous que Messieurs Olmert et Nétanyahou ont pris comme alibi le kidnapping de Gilad Shalit pour déclencher, d'abord, une guerre contre Gaza en 2008, puis, assiéger la même bande de Gaza. Un châtiment collectif pour obliger les gens de Gaza à rendre Gilad Shalit. Mais ce ne sont pas eux qui l'ont kidnappé, même pas le Hamas. C'est un mouvement de résistance local. Le Hamas a racheté Gilad Shalit car il savait bien qu'avec un soldat vivant il pourrait monnayer la libération de prisonniers. Et ils ont bien réussi. Avec un soldat, ils ont libéré 1027 prisonniers. Autre élément essentiel aujourd'hui, Monsieur Nétanyahou n'a plus d'alibi pour continuer à assiéger Gaza et maintenir dans une situation invivable 1,5 million de citoyens. Il faudrait maintenant que quelqu'un lui dise. Mais j'ai l'impression que le monde est assez lâche face à Nétanyahou. En 2007, Hamas et Fatah s'affrontaient violemment. Où en sont les relations entre les deux frères ennemis? Nous avons vécu une tragédie qui n'a pas d'équivalent. Les Palestiniens, depuis 1948, ne s'étaient jamais attaqués de manière violente, ne s'étaient jamais éliminés physiquement. Nous avions évité ça jusqu'en 2007. Et puis, il y a cet affrontement armé entre militants du Hamas et du Fatah à Gaza. Cette tragédie a été vécue de manière douloureuse par les Palestiniens. Ils ont le sentiment que s'ils se divisent, ils auront encore moins de chance de retrouver un Etat et un pays reconnu. Comment expliquez-vous ce dérapage? Ces divisions sont l'une des conséquences de la décision de la communauté internationale de ne pas accepter le résultat des élections de 2006, pourtant réalisées sous contrôle international. Le Hamas a gagné la majorité des sièges. Monsieur Abbas la présidentielle. Malheureusement la communauté internationale, les Américains en tête, a décidé qu'elle ne voulait pas du Hamas. Les Américains ont donné leurs ordres aux Européens, les mêmes Européens qui avaient jugé ces élections transparentes et objectives. Vous imaginez si en Europe, en France ou en Suisse, on se permettait de boycotter un parlement parce que le résultat d'une élection ne plaît pas? Tout ceci a préparé le terrain à une guerre civile. Grâce à Dieu, elle n'a pas duré longtemps. Elle a toutefois laissé des traces très profondes. Mais je pense qu'aujourd'hui il y a un vrai désir dans la société palestinienne pour que la libération des prisonniers soit l'occasion de reprendre de chemin de la réconciliation, du dialogue. Car nous devrons bien refaire des élections. Le Parlement avait un mandat de quatre ans, et nous sommes à la cinquième année. Les élections sont la première manifestation de la vie démocratique. Les Palestiniens observent les révolutions arabes et veulent eux aussi avoir le droit d'élire leurs propres représentants. d'après : http://www.lenouvelliste.ch/fr/news/suisse/le-monde-est-lache-face-a-israel_10-372250 L'Unesco a peur de la Palestine source AFP, mercredi 26 octobre 2011
Le sigle de l'Unesco devant le siège de l'organisation, à Paris, en septembre 2011. (© AFP Miguel Medina)
Européens et Américains intensifient leurs efforts diplomatiques pour éviter un vote la semaine prochaine sur l'adhésion de la Palestine à l'Unesco, qui provoquerait une crise grave avec l'arrêt immédiat du financement de l'agence onusienne par les Etats-Unis. La conférence générale de l'Organisation des Nations unies pour l'éducation, la science et la culture, qui s'est ouverte mardi à Paris pour deux semaines, a mis à son agenda l'adhésion de la Palestine comme Etat membre, un enjeu des plus symboliques à l'heure où les Palestiniens tentent de devenir Etat membre à part entière à l'ONU. Pour entrer en vigueur, l'adhésion palestinienne, qui a franchi les autres étapes internes à l'organisation, doit être votée à une majorité des deux tiers de ses 193 membres. Les diplomates interrogés par l'AFP sont unanimes: les Palestiniens, qui n'ont actuellement qu'un statut de "mission d'observation", sont assurés d'obtenir cette majorité. Majoritée des deux tiers assuréeLa date du vote n'était pas encore fixée mercredi matin. Selon une source à l'Unesco, il aura lieu "au plus tôt" le lundi 31 octobre, jour où le ministre palestinien des Affaires étrangères Riyad al-Malki prévoit de s'exprimer en session plénière. Mais l'incertitude demeurera jusqu'à la dernière minute car un vote provoquerait un clash entre l'Unesco et les Etats-Unis qu'aucune des deux parties ne souhaite. Deux lois américaines du début des années 1990 interdisent en effet le financement d'une agence spécialisée des Nations-Unies qui accepte les Palestiniens comme Etat membre à part entière. "Il n'y a aucune chance qu'un Congrès républicain amende cette législation", reconnaît-on à l'Unesco. Cela priverait l'agence de 22% de son budget, soit un trou de 70 millions de dollars dès 2011. L'administration Obama est d'autant plus embarrassée qu'elle considère l'Unesco comme faisant partie des intérêts stratégiques des Etats-Unis. Après avoir l'avoir boycotté pendant 20 ans (1984-2003) pour protester contre sa mauvaise gestion et son idéologie tiers-mondiste, les Etats-Unis participent désormais activement aux programmes de l'agence, y voyant un moyen de diffuser certaines valeurs occidentales sans se mettre en première ligne. La secrétaire d'Etat Hillary Clinton s'était ainsi rendue à l'Unesco fin mai pour y soutenir une initiative sur l'éducation des femmes et des filles. Pour sortir de l'impasse, Mme Clinton a chargé son envoyé spécial au Proche Orient, David Hale, de négocier avec les Palestiniens et les pays arabes. Un vote «prématuré»Plusieurs pays européens sont également actifs, jugeant comme la France ce vote "prématuré" au regard de la démarche palestinienne à l'ONU. La demande d'adhésion à l'ONU est en cours d'examen par le Conseil de sécurité qui pourrait voter le 11 novembre. Les Etats-Unis ont déjà prévenu qu'ils opposeraient leur veto si nécessaire. Les Palestiniens pourraient alors se retourner vers un vote à l'Assemblée générale pour y obtenir un statut intermédiaire "d'Etat observateur non membre". Les Européens voudraient convaincre les Palestiniens de se contenter d'adhérer dans l'immédiat à trois conventions de l'Unesco, dont celle du Patrimoine mondial, ce qui est possible pour un "Etat non membre". Cela permettrait aux Palestiniens de déposer des demandes de reconnaissance au Patrimoine mondial, dont certaines pour des sites dans les territoires occupés par Israël. Ramallah a une vingtaine de dossiers à déposer, le premier concernant l'église de la Nativité à Bethléem. Mais, malgré ces pressions, les Palestiniens refusent jusqu'ici de revenir en arrière sur une demande d'adhésion pleine qu'ils reportent depuis 1989. "L'adhésion aux conventions ne suffira pas aux Palestiniens. Il faut y ajouter quelque chose", admet une source à l'Unesco. La quadrature du cercle est de trouver une solution qui ne divise pas l'Unesco, préserve ses capacités d'action et prenne compte les demandes palestiniennes", résume-t-elle. (Source AFP) d'après : http://www.liberation.fr/monde/01012367879-l-unesco-a-peur-de-la-palestine Après la victoire de la grève de la faim – Ahmad Sa’adat à l’hôpital, continue sa grève source :comité "Libérez-les !" (59-82)
Ahmad Sa’adat, le leader national palestinien et Secrétaire général du Front Populaire de Libération de la Palestine emprisonné, est resté en grève de la faim le 19 octobre 2011 même s’ il a été hospitalisé, il a envoyé des félicitations aux prisonniers libérés dans le cadre de l’accord d’échange de prisonniers. En raison de la ténacité et la résilience des grévistes de la faim, le collectif des détenus a obtenu une victoire par sa grève de la faim, notamment de mettre fin à l’utilisation d’isolement et d’isolement ; Cette grève de condamnation se poursuit afin de s’assurer que la victoire est pleinement appliquée. Ahmad Saadat a été déplacé le 16 octobre à l’hôpital de la prison de Ramleh après 20 jours de grève de la faim, Il est maintenant en grève de la faim depuis 23 jours, et a perdu plus de 10 kilos (22 lb), il connaît de graves problèmes de santé, y compris des évanouissements et vomissements bile jaune. Les représentants de l’Administration de la Prison israélienne ont refusé de lui permettre de prendre du sel avec l’eau, qui est le seul produit qu’il consommé depuis le début de sa grève de la faim. Aujourd’hui, , il est impératif que les yeux du monde soient fixés sur Ahmad Sa’adat pour s’assurer qu’il reçoit les soins médicaux appropriés et pour s’assurer que la victoire des prisonniers pour mettre fin à l’isolement soit pleinement et entièrement appliquée. Il est important de souligner que les forces d’occupation sont de toutes les façons, les responsables de la vie et de la santé d’Ahmad Sa’adat et qu’ils sont considérés comme tels à l’échelle internationale. La déclaration suivante du Comité des détenus et les dirigeants de la grève à l’intérieur des prisons a été faite le 18 octobre : Une instruction urgente émise par les dirigeants de la grève dans les prisons de l’occupant. Suite à la signature d’un accord de principe entre les dirigeants de la grève en prison et les Services en charge des prisons israéliennes, il a été convenu de suspendre la grève pendant trois jours. Voici le texte de l’accord : Pour mettre fin à la politique d’isolement pour tous les prisonniers et voir revenir Ahmad Sa’adat dans la population générale de la prison de Ramleh suite à son traitement médical ; Pour rétablir la situation interne des prisonniers avec la mise en avant de la situation de Moshe Shalit [y compris les droits des prisonniers à la communication, aux visites et à l’éducation, remportés grâce à des années de lutte des prisonniers]. Dans trois jours, s’il n’y a pas un accord final adopté par les prisonniers, les prisonniers retourneront en grève de la faim. L’autorité de grève appelle à la solidarité internationale et à l’appui tout au long de cette période afin de soutenir les prisonniers et atteindre leurs exigences. Ahmad Saadat ne participe pas à cette suspension de trois jours afin de maintenir les demandes prioritaires des détenus et pour ne pas permette à l’IPS de surprendre, refuser ou ignorer les demandes de prisonniers qui ont été concédées grâce à la grève. La Direction des détenus a déclaré que la solidarité internationale permettra de consolider cette victoire ! Elle nous demande d’agir ! 1. Protestation et appel à manifester devant l’ambassade d’Israël ou le consulat de votre ville ou pays pour exiger la liberté immédiate d’Ahmad Sa’adat et de tous les prisonniers politiques palestiniens. Affirmer que vous soutenez les demandes de libération des prisonniers palestiniens, pour qu’elles soient mises en œuvre maintenant ! Envoyez-nous les rapports de vos manifestations devant les ambassades et consulats. 2. Distribuer un tract sur la situation d’Ahmad Saadat dans votre collectivité en créant des événements locaux. 3. Écrire au Comité International de la Croix-Rouge : jer_jerusalem@icrc.org et à d’autres organisations des droits de l’homme pour qu’elles prennent leurs responsabilités et qu’elles agissent rapidement pour exiger que les demandes des détenus sont mises en œuvre. Le CICR a aussi la mission humanitaire de surveillance des conditions de prisonniers. Les informer par courriel de la situation urgente d’Ahmad Sa’adat en indiquant clairement que la vie d’Ahmad et sa santé sont gravement en péril et que vous attendez du CICR qu’il accroisse sa vigilance sur les soins médicaux en prison. 4. Envoyer vos actions par courriel aux camarades responsables de la campagne « Free Ahmad Saadat » sur : info@freeahmadsaadat.org - avec vos annonces, vos rapports et des informations sur vos événements locaux, vos activités et les distributions de tracts. D'après : http://bellaciao.org/fr/spip.php?article121616 Prisonniers palestiniens : une première victoire. site NPA le 22/10/11 Le caporal Gilad Shalit a été libéré à la suite d’un accord entre Israël et le Hamas. L’attention s’est portée sur le jeune franco-israélien, mais peu a été dit sur les 1 027 prisonniers palestiniens « échangés ». Et pourtant… Les scènes de joie réunissant des centaines de milliers de personnes à Gaza et en Cisjordanie ont rappelé à ceux qui ne veulent pas l’entendre que la question des prisonniers politiques est centrale en Palestine. Selon les plus basses estimations, plus de 6 000 Palestiniens croupissent aujourd’hui dans les geôles israéliennes. Les derniers chiffres de l’association palestinienne Addameer indiquent que depuis 1967, environ 650 000 Palestiniens ont été incarcérés, soit 20 % de la population des territoires occupés. Chez les hommes de plus de 18 ans, la proportion atteint plus de 50 % ! La liste des 477 premiers « libérés » est un échantillon très révélateur de la population carcérale : ils étaient en prison depuis en moyenne quatorze ans ; près d’une centaine d’entre eux étaient détenus depuis plus de vingt ans ; certains purgeaient une peine de deux, trois, dix ans, voire… 36 perpétuités ! Le tout dans des conditions déplorables. Rappelons que plusieurs centaines de prisonniers palestiniens sont
en grève de la faim depuis la fin du mois de septembre pour protester
contre leurs conditions de détention, au premier rang desquels le
secrétaire général du FPLP Ahmed Saadat, à l’isolement total depuis
deux ans et demi, et dont l’état de santé se dégrade rapidement. Julien Salingue d'après : http://www.npa2009.org/content/prisonniers-palestiniens%E2%80%89-une-premi%C3%A8re-victoire Gérard Longuet découvre le dossier Salah Hamouri France Inter mercredi 19 octobre 2011
Interrogé ce matin par un auditeur dans Interactiv', le ministre
de la Défense a avoué son ignorance du dossier de ce jeune
Franco-palestinien, retenu pas les autorités israéliennes depuis 2005. Prisonniers politiques Palestiniens : Ceux qui sortent et ceux qui sont encore en prison
Gérard Longuet © Reuters - 2011 / Jacky Naegelen Salah Hamouri est accusé d'avoir projeté d'assassiner un rabbin, ce qu'il a toujours nié. Il aura purgé la totalité de sa peine le 28 novembre à la prison de Shana. Son comité de soutien
(dont Denise Hamouri, la mère de Salah, est la présidente d’honneur)
clame son statut d’otage depuis de nombreuses années.
La déclaration de Nicolas Sarkozy, hier sur Radio J Les parents de Salah Hamouri se disent surpris de cette déclaration. Le reportage de Grégory Philipps Jean-Claude Lefort, président du comité de soutien de Salah Hamouri, dénonce au micro de Dominique André les incohérences des discours de Gérard Longuet et Nicolas Sarkozy Pour écouter : http://www.franceinter.fr/depeche-gerard-longuet-decouvre-le-dossier-salah-hamouri (JLM, CCIPPP 34) publié le mercredi 19 octobre 2011. "Depuis 1967 Israël a emprisonné plus de 700 000 palestiniens (hommes femmes et enfants) soit 20% de la population. Fin août 2011 le PCHR (organisation palestinienne des droits de l’Homme) annonce qu’il y a plus de 6000 prisonniers palestiniens dont 272 en détention administrative, c’est à dire sans accusation ni procès de la façon la plus arbitraire et illégale qui soit." L’annonce de la libération prochaine de 1027 prisonniers palestiniens contre un soldat israélien et la libération effective le 18 octobre 2011 de 447 palestiniens est une grande victoire pour le peuple palestinien. En raison du nombre élevé obtenu dans l’échange mais aussi parce que sont libérés des prisonniers issus des territoires occupés en 48 et des prisonniers d’Al-Qods, ce qu’Israël avait refusé depuis la dernière opération d’échange en 1985, al-Nawras. Après l’échec moral et militaire de l’armée israélienne en 2006 au Liban, c’est au tour des services secrets israéliens (Shinbet et Mossad) d’essuyer un échec cinglant : en 5 ans ils n’ont pas réussi à percer les rangs de la résistance palestinienne. Il ne fait aucun doute que le rôle de la nouvelle Egypte et le poids des révolutions du Monde arabe ont été déterminants dans les négociations. Mais les politiques français et les grands medias ne se soucient pas des Palestiniens. Au lendemain des échanges, 1789 occurrences sur google titrent sur la libération du soldat israélien. Appelé de son nom, de son prénom, décrit dans son entourage familial etc. comme si c’était quelqu’un de notre famille ! Ce qui n’empêche pas Le Figaro de titrer « Le Hamas met en scène la libération des prisonniers » ! Au prétexte qu’il a une grand-mère française et la nationalité française, ce soldat israélien capturé, en train de faire la guerre, dans son char, par un groupe de résistants palestiniens est transmuté en « otage français » au même titre que la dizaine d’otages journalistes et autres civils de par le monde qui sont mentionnés chaque soir en fin de JT. Le soutien à la politique coloniale de l’état d’Israël est à ce point installé dans l’état français et les médias dominants qu’il en devient une seconde nature. On ne compte plus les municipalités de droite comme de gauche (PS) qui ont affiché des portraits géants du soldat israélien et ont réclamé sa libération. Et on peut s’attendre à des réjouissances des mêmes pour sa libération. A l’inverse silence radio total sur l’étudiant franco-palestinien Salah Hamouri qui n’a commis aucun délit (!) et qui est emprisonné depuis 6 ans par Israël. Bien plus grave, aucune de ces grandes âmes, si sensibles quand il s’agit du sort d’un soldat membre d’une armée coloniale criminelle condamnée pour crime de guerre, n’a manifesté le moindre soutien aux milliers de prisonniers politiques palestiniens qui au mépris des conventions de Genève sont emprisonnés en Israël. Depuis 1967 Israël a emprisonné plus de 700 000 palestiniens (hommes femmes et enfants) soit 20% de la population. Fin août 2011 le PCHR (organisation palestinienne des droits de l’Homme) annonce qu’il y a plus de 6000 prisonniers palestiniens dont 272 en détention administrative, c’est à dire sans accusation ni procès de la façon la plus arbitraire et illégale qui soit. Depuis septembre 2000, Israël a arrêté et emprisonné plus de 7000 enfants palestiniens. En août 2011, il y avait 180 mineurs palestiniens détenus dans les prisons israéliennes. Parmi eux, 34 avaient entre 12 et 15 ans. l’infraction la plus courante est le lancement de pierres et de cocktails Molotov ; dans la plupart des cas, aucune pierre n’a été véritablement lancée, ou l’a été sans toucher de cible, ou sans causer de dommage ; en aucun cas, en provoquant un grave préjudice ;
Dans son rapport annuel de 2011 le même rapport d’Amnesty International indique : « Les allégations répétées de tortures et autres mauvais traitements, y compris sur des enfants, sont fréquemment relevées. Parmi les méthodes les plus couramment citées, il y a les coups, les menaces auprès des détenus et de leurs familles, les privations de sommeil et l’imposition de postures douloureuses pendant de longs moments. Des aveux qui auraient été obtenus sous la contrainte ont été acceptés comme preuve par des tribunaux militaires et civils israéliens ». Par contre le soldat israélien a déclaré en toute liberté à la TV égyptienne avoir été bien traité. Alors qu’il n’y a plus un seul soldat israélien détenu par les palestiniens, il reste encore plus de 5000 civils (hommes et femmes) détenus dans les prisons israéliennes. Le 27 septembre, 50 prisonniers palestiniens entamaient une grève de la faim illimitée pour protester contre les conditions d’incarcération. Initiée par des prisonniers du FPLP, dont le secrétaire général Ahmad Saadat soumis à l’isolement individuel depuis près de deux ans. Les grévistes sont aujourd’hui plus de 2000. Parmi eux, Ahmad Saadat, chef de file du FPLP et gréviste de la faim vient d’être hospitalisé. JLM . CCIPPP34 19/10/2011 d'après : http://www.protection-palestine.org/spip.php?article11218 L'ONU s'inquiète du lieu de libération des prisonniers palestiniens Le Point.fr - Publié le 18/10/2011 à 18:14 Source AFP. Si les autorités israéliennes ont agi sans le consentement des détenus, leur libération pourrait être assimilée à un transfert forcé ou à une déportation. Remerciements de France 2 aux mails de soutienLe Haut-Commissariat de l'ONU aux droits de l'homme craint que certains des prisonniers palestiniens libérés mardi par Israël n'aient pas choisi le lieu de leur libération, ce qui pourrait constituer des cas de transfert forcé ou de déportation, a indiqué un porte-parole. "C'est avec un sentiment de grand soulagement que nous avons reçu l'annonce d'un échange de prisonniers", a déclaré Rupert Colville. "Cependant, nous avons des préoccupations concernant des rapports selon lesquels des centaines de prisonniers palestiniens de Cisjordanie pourraient être libérés dans la bande de Gaza ou à l'étranger", a-t-il ajouté. "Nous ne savons pas dans quelle mesure ils ont consenti à cela", a-t-il poursuivi. Le porte-parole a ainsi expliqué que, si les autorités israéliennes avaient dans certains cas agi sans le "consentement libre et éclairé" des détenus, alors "cela pourrait constituer un transfert forcé ou une déportation au regard de la législation internationale". De son côté, le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) a indiqué avoir contribué au bon déroulement de la libération des prisonniers en tant qu'"intermédiaire neutre et impartial". Des délégués du CICR se sont entretenus en privé avec chacun des détenus avant leur libération pour s'assurer qu'ils acceptaient d'être libérés, assure un communiqué. Un second groupe libéré dans les deux mois Un porte-parole de l'organisation basée à Genève, Marçal Izard, a toutefois précisé que le CICR ne pouvait pas dire si certains détenus avaient choisi ou non le lieu de leur libération. Le CICR a facilité le transport de détenus vers la Cisjordanie et à partir du point de passage de Kerem Shalom vers la bande de Gaza. Un premier groupe de 477 prisonniers a été remis en liberté mardi par Israël, tandis qu'un second groupe de 550 personnes doit être libéré dans les deux mois à venir. Gilad Shalit a, quant à lui, regagné Israël après avoir été transféré de la bande de Gaza, sous contrôle du Hamas, vers l'Égypte. Patrick Boitet Rédacteur-en-chef d'un Oeil sur la planète - 17 oct obre 2011 C'est avec un retard, dont je vous prie de bien vouloir m'excuser, que je veux vous remercier de votre soutien. Depuis sa création, "un œil sur la planète" essaye de montrer le monde tel qu'il est et non tel qu'on aimerait qu'il soit. Cette émission n'est jamais exhaustive, une gageure en télévision, mais sa démarche se veut honnête. il y a toujours évidemment à chaque numéro un parti-pris éditorial que l'on peut contester. C'est normal et salutaire en démocratie. Mais rien ne justifie l'insulte, les pressions, les menaces à l'encontre de journalistes professionnels, qui n'ont comme tort que d'avoir fait leur métier. Après deux semaines de polémique, les détracteurs de notre émission sur la Palestine sont bien en peine de pointer la moindre erreur factuelle. Les interprétations historiques doivent être laissées aux spécialistes, les historiens. Les argumentaires qui circulent sur le Net sont dans leur grande majorité tendancieux, quand ils ne sont pas malhonnêtes. La plupart des reproches faits à l'émission se font sur la base de textes qui n'existent pas dans les reportages. Cela participe d'une campagne organisée, ayant pour but de calomnier les journalistes. "Salissez, salissez, il en restera toujours quelque chose". Certains messages reçus sont littéralement à vomir. Heureusement, la profession et des gens de toute obédience se sont mobilisés pour stopper cette infamie. Vous avez fait partie de cette immense vague de solidarité. Et vendredi dernier, la Présidence de France télévisions s'est rangée au côté de l'équipe d'un Œil sur la planète. La liberté de la presse n'est pas un acquis. C'est un combat sans cesse renouvelé contre la mainmise des puissances politiques ou économiques. Et le rôle du journaliste n'est pas de servir de courroie de transmission aux puissants. Sa capacité à tenir la plume, à informer l'opinion l'oblige. Camus l'avait merveilleusement formulé dans son discours de Stockholm. Il écrivait que le rôle de l'écrivain ne se sépare pas de devoirs difficiles. "Par définition, il ne peut se mettre aujourd'hui au service de ceux qui font l'histoire : il est au service de ceux qui la subissent…" "…les deux charges qui font la grandeur de son métier : le service de la vérité et celui de la liberté. Puisque sa vocation est de réunir le plus grand nombre d’hommes possible, elle ne peut s’accommoder du mensonge et de la servitude... Quelles que soient nos infirmités personnelles, la noblesse de notre métier s’enracinera toujours dans deux engagements difficiles à maintenir — le refus de mentir sur ce que l’on sait et la résistance à l’oppression"…"La vérité est mystérieuse, fuyante, toujours à conquérir. La liberté est dangereuse, dure à vivre autant qu’exaltante. Nous devons marcher vers ces deux buts, péniblement, mais résolument, certains d’avance de nos défaillances sur un si long chemin". Camus était grand. Il nous a montré la direction. Nous essayons de la suivre en toute humilité. Merci. Patrick Boitet Rédacteur-en-chef d'un Oeil sur la planète Libération de Gilad Schalit : la fin du siège de Gaza ? Tribune de Génève 15-10-2011 Un bulletin du Centre palestinien pour les droits humains (Palestine Center for Human Rights - PCHR) réagit à l'annonce de la libération prochaine de Gilad Schalit. Raji Sourani, directeur du PCHR et Daragh Murray, représentant juridique du PCHR au niveau international, rentrent d'une visite de deux semaines aux Etats-Unis, où ils ont pris la parole en public au Harvard Kennedy School avec Mme Sara Roy, au New School for Social Research à New York, à l'American University à Washington, D.C. et au Robert F. Kennedy Center for Justice and Human Rights, parmi d'autres. Le PCHR continue sa tradition d'analyse et de critique des évènements en Palestine-Israël. On rappelle que l'avocat Sourani a vu l'intérieur des prisons en Israël et en Palestine. Il a fondé le PCHR pour informer sur ce qui se passe dans la région du point de vue du droit international. Il s'adressera au Centre européen pour les droits constitutionnels et humains (European Center for Constitutional and Human Rights) à Berlin le 19 octobre. L'analyse de la situation dans laquelle Israël annonce la libération de Gilad Schalit en échange de plus d'un millier de prisonniers palestiniens est publiée en anglais sur le site du PCHR. Voici sa traduction en français. « Après la libération de Schalit, moins de justification pour la fermeture de Gaza Jeudi, 13 octobre 2011, réf : 104/2011 Le Centre palestinien pour les droits humains (PCHR) salue l'accord sur l'échange de prisonniers entre le Mouvement islamique de résistance (Hamas) et les Forces de l'occupation israéliennes (IOF). L'accord annonce la libération de plus de mille prisonniers palestiniens contre la libération d'un soldat israélien, Gilad Schalit, prisonnier de la résistance palestinienne durant plus de cinq ans. Le PCHR est reconnaissant envers l'état égyptien ainsi qu'envers les autres médiateurs dans la conclusion de cette affaire. Ces prochaines semaines, le PCHR souhaite de nouvelles contributions égyptiennes à la concrétisation de l'accord de réconciliation signé au Caire entre le Fatah et le Hamas en mai. Selon les déclarations israéliennes et palestiniennes dans les média, l'accord prévoit la libération de 1'027 détenus palestiniens dans des prisons israéliennes en échange du soldat Gilad Schalit, qui a été capturé par la résistance palestinienne à Gaza. L'accord prend en considération les 27 femmes détenues et les 300 mineurs. L'échange se déroulera en deux étapes : la première durera une semaine. Dans ce laps de temps, Gilad Shalit sera libéré en échange de 450 détenus, comprenant 279 prisonniers purgeant une peine à vie et les 27 femmes. Ensuite, dans une période de deux mois, 550 détenus palestiniens seront libérés mais dans des circonstances décidées par l'armée israélienne. Cela veut dire que 203 détenus palestiniens seront déportés : 40 à l'étranger et 163 dans la bande de Gaza. Le PCHR a des réserves par rapport à la déportation des détenus et trouve cette décision problématique puisqu'elle revient à forcer ces individus à émigrer, ce qui représente une violation du droit international. A la fin de cet échange, il restera plus de 5'000 prisonniers palestiniens, dont environ 300 de la bande de Gaza, détenus dans des conditions cruelles et dégradantes. Ces cinq dernières années. Il y a eu une dégradation sans précédent de la situation des détenus palestiniens depuis la capture de Gilad Schalit par la résistance palestinienne en juin 2006. Parmi les situations cruelles : l'interdiction des visites familiales pour tous les détenus gazaouis et l'empêchement pour des centaines de familles en Cisjordanie de rendre visite à leurs fils. Il y a également des fouilles corporelles complètes, des raids qui se passent en pleine nuit, l'emprisonnement en cellule d'isolement et des négligences médicales. Il y a deux semaines, des centaines de détenus ont commencé une grève de la faim illimitée pour protester contre des mesures punitives supplémentaires de l'administration pénitentiaire israélienne. L'administration pénitentiaire a réagi aux grèves en imposant des mesures encore plus punitives y compris des transferts d'un grand nombre de détenus d'une prison à une autre ; la confiscation du sel, nécessaire pour un équilibre pendant cette grève de la faim, ce qui a contribué à une détérioration de leur santé ; la confiscation des appareils électriques et des attaques dans les chambres des détenus y compris à l'aide de gaz lacrymogène. Le PCHR considère cette détérioration constante des conditions des détenus à l'intérieur des prisons israéliennes avec une grande inquiétude. Le PCHR appelle la communauté internationale à exercer de la pression sur l'armée israélienne pour qu'elle relâche les détenus palestiniens, dont le nombre dépasse 5'000, dans les prisons israéliennes. Il exige que ces détenus soient traités de façon humaine en conformité avec le droit international, notamment en regard de l'article 33 des Conventions de Genève et des Règles minima pour le traitement des détenus établies en 1955. Le PCHR demande un arrêt des mesures punitives imposées depuis plus de cinq ans. D'autre part, le PCHR rappelle que la fermeture israélienne imposée à la bande de Gaza en juin 2006 était la conséquence directe de l'attaque exécutée par la résistance palestinienne gazaouie le 25 juin 2006, lorsque Schalit fut capturé. Plus tard, l'armée israélienne a serré la vis comme jamais, en fermant tous les passages des frontières utilisés pour le déplacement de personnes et biens commerciaux. Ces mesures de punition collective ont eu un impact destructif sur tous les aspects de la vie dans la bande de Gaza. Avec la fin du cas Schalit, prétexte utilisé par l'armée israélienne pour maintenir la fermeture de la bande de Gaza, le PCHR appelle à lever le siège immédiatement ainsi que toutes les mesures punitives imposées à la population civile. De plus, le PCHR appelle la communauté internationale à intervenir afin de mettre fin aux souffrances des civils palestiniens en ouvrant la bande de Gaza. » d'après : http://carol.blog.tdg.ch/archive/2011/10/15/liberation-de-gilad-schalit-la-fin-du-siege-de-gaza.html Bonjour les censeurs. Charles Enderlin - 8 octobre 2011 Je n’ai participé ni à la préparation, ni à la réalisation d’Un œil sur la planète. Ma seule contribution a été l’interview deNabil Shaath, responsable des affaires internationales du Fatah. A l’exception de Martine Laroche Joubert, je ne connais pas les journalistes, auteurs des reportages. Je me sens donc libre de publier mon point de vue. D’abord, je n’ai relevé dans les divers sujets aucune fausse information. La Cisjordanie se développe dans la non-violence comme l’a montré Martine Laroche Joubert avec »Un Etat en marche » . J’ajouterai que l’armée et les services de sécurité israéliens se félicitent de leur coordination avec la nouvelle police palestinienne. A Gaza, le Hamas – le pire ennemi d’Israël – a mis en place un régime totalitaire, et la majeure partie de la population n’en peut plus. Oui, dans ce territoire se développe Al Qaida. C’est un scoop du sujet « Les mille visages de Gaza ». Le problème des colonies montré dans le reportage « Les frontières de la discorde » est exact. Les agriculteurs palestiniens ont le plus grand mal à aller cultiver leurs terres de l’autre côté de la barrière de séparation. Effectivement, dans la vallée du Jourdain les Palestiniens et les bédouins n’ont pas le même accès à l’eau qui va en priorité aux colonies. Pour plus de détails, consultez : http://www.btselem.org/jordan_valley/water. On comprend la raison pour laquelle les organisations pro-israéliennes ne veulent pas qu’une chaine publique montre cette situation scandaleuse. A regretter l’absence dans ce tournage des attaques commises par des colons extrémistes contre des Palestiniens. Incendie de mosquées, destruction de champs d’oliviers, attaques d’unités de l’armée israélienne.. J’ai bien écrit : attaques d’unités de l’armée israélienne. Bien sur, il y a aussi des actions violentes de la part de palestiniens. Lorsque leurs auteurs sont capturés ils passent devant des tribunaux israéliens. De quand date un seul procès de colon ayant incendié une mosquée ? Cherchez … En l’occurrence, les auteurs d’Un œil sur la planète n’ont pas voulu entrer dans une comptabilité macabre. « Un droit au retour », tourné au Liban, apporte plutôt de l’eau au moulin de la droite israélienne. Sa conclusion : au pays des Cèdres, les Palestiniens ne veulent pas d’état, seulement revenir en Israël.. Il n’empêche, Patrick Boitet et Etienne Leenhardt ont reçu des centaines de mails d’insulte et de menace. Richard Prasquier, le président du Crif a demandé un rendez vous à Rémy Pfimlin, le Président de France Télévisions, affirmant que l’équipe qui a réalisé l’émission : « a présenté, d’un conflit complexe, une image caricaturale et unilatérale », « en distordant les causalités, en ridiculisant l’adversaire, sans éviter les insinuations à la limite des théories conspirationnistes antisémites » Maniant, à son habitude, l’insulte, Philippe Karsenty, l’ami de Mr.Prasquier en profite par ailleurs, pour me traiter de « délinquant multi récidiviste » Etc. Etc. Sur ce personnage, voir mon livre « Un enfant est mort. Netzarim 30 septembre 2000 » La réponse à ces réactions violentes se trouve dans le sujet sur « Le lobby pro-israélien » aux Etats-Unis. M.J. Rozenberg, un ancien d’AIPAC raconte comment des organisations comme « Camera » traquent les journalistes déviants. « Le lobby, dit-il, rend la vie difficile aux journalistes qui ne sont pas perçus comme pro-israéliens. Ils auront du mal à trouver un job ou s’ils en ont un à garder un poste. Lorsque je travaillai à AIPAC, il y avait des listes, des dossiers sur chaque reporter. » L’attaque généralisée contre « Un œil sur la planète » entre visiblement dans ce cadre. Il ne faut rien montrer qui soit défavorable à la politique israélienne d’occupation. Cela s’appelle de la censure et c’est une atteinte intolérable au droit d’informer. Alerte à la censure : le CRIF n’a pas à faire sa loi !Suite
à la diffusion de l’émission « Un œil sur la Planète » diffusée par la
chaîne France 2, le lundi 3 octobre 2011, le CRIF s’est lancée dans une
campagne sournoise de diffamation à l’endroit des journalistes de la
chaîne publique. Excédé par le traitement rigoureux de l’information et
par la qualité du travail mené, le CRIF et l’ambassade israélienne ne
supportent apparemment pas qu’une chaîne du service public ne reprenne
pas la propagande israélienne. Les pressions dont l’objet France 2
depuis la diffusion de cette émission sont sidérantes : traitée de «
petits nazillons », assaillie de messages menaçants, la direction de la
chaîne s’est sentie obligée de répondre à ce qui s’apparente à une
véritable convocation de la part du CRIF et de l’ambassadeur israélien. Il est consternant de voir qu’en 2011 une organisation communautaire et une ambassade étrangère puissent faire pression sur un service public pour orienter le traitement médiatique d’un sujet. Ces tentatives d’intimidations sont inacceptables. Aujourd’hui en France, une chaîne du service public peut être soumise à des tentatives de censure sans que cela suscite l’indignation de la classe politique étrangement silencieuse sur cette atteinte monumentale au droit d’informer. La liberté de la presse est aujourd’hui en danger. Il faut répondre à la diffamation, à la censure et à l’arrogance par le droit et la détermination. Le Collectif des Musulmans de France (CMF) et l’Union Juive Française pour la Paix (UJFP) condamnent ces pratiques et appelle les autorités publiques à ne pas souscrire à ce chantage insupportable. Ils appellent l’ensemble des citoyens à a manifester leur indignation et à soutenir la direction de France 2 pour le travail remarquable qu’ont pu entreprendre les journalistes de l’émission « Un œil sur la planète ». PARIS, LE 10/10/2011 Collectif des Musulmans de France (CMF) Union Juive Française pour la Paix (UJFP) Association des Travailleurs Marocains en France (ATMF) Fédération des Tunisiens pour une Citoyenneté des deux Rives (F.T.C.R.) ATMF - FTCR - CMF – UJFP d'après : http://www.ujfp.org/modules/news/article.php?storyid=986 SOCIETE DES JOURNALISTES DE FRANCE 2 -communiqué- La Société des Journalistes de France 2 apporte son soutien total aux équipes de l'émission "Un Œil sur la Planète" consacrée la semaine dernière à la Palestine. ---------Depuis sa diffusion, certains membres de l'émission ont reçu des insultes et des menaces inacceptables. A travers la SDJ, tous les journalistes de la rédaction de France 2 se reconnaissent dans le travail rigoureux de cette émission de référence. Aucun détracteur n'a été en mesure de pointer la moindre erreur factuelle dans les reportages, les plateaux ou les interviews d'"Un Œil sur la Planète" consacré à la Palestine. L'Ambassadeur d'Israël et le CRIF ont demandé à être reçus par la présidence de France Télévisions. La Société des Journalistes de France 2 fait confiance à la présidence du groupe pour qu'elle garantisse la liberté et le sérieux de l'information sur nos antennes. La SDJ rappelle qu'un travail journalistique rigoureux n'appelle aucune excuse. Le bureau de la SDJ 10 octobre 2011 Israël-Palestine : Le service public ouvrirait-il les yeux ? Agoravox le 10 octobre 2011 Un Etat palestinien est-il encore possible ? L’émission documentaire "Un oeil sur la planète" nous avait habitués à un travail de qualité mais rarement sur un sujet aussi polémique. J’espère que la rédaction de France2 résistera aux pressions et demandes de censures exercées par le CRIF et autres associations pro-isrëliennes. Je vous invites à soutenir ce rigoureux travail d’investigation en écrivant à la rédaction de France2 qui, pour une fois, a fait preuve d’un peu de courage. Manifestations de soutien aux prisonniers palestiniens en Israël
NAPLOUSE (Territoires palestiniens) - Des milliers de Palestiniens ont
manifesté lundi en Cisjordanie et à Gaza en solidarité avec les détenus
palestiniens en Israël qui sont en grève de la faim. Interrogée par l'AFP, la porte-parole de l'adminisration pénitentiaire israélienne, Sivan Weizman, a indiqué que 160 prisonniers (palestiniens), sur un total de 6.000, observaient aujourd'hui (lundi) la grève de la faim. Près de 2.000 personnes se sont rassemblées devant le siège de la Croix-Rouge à Naplouse, dans le nord de la Cisjordanie, brandissant des drapeaux palestiniens, des photos de prisonniers et des banderoles sur lesquelles on pouvait notamment lire Non à l'isolement carcéral. Une lettre a été remise à la Croix-Rouge pour lui demander d'intervenir en vue de la libération des Palestiniens détenus par Israël en grève de la faim. Plusieurs centaines de personnes ont participé à un rassemblement similaire à Ramallah, siège de l'Autorité palestinienne en Cisjordanie. A Gaza, contrôlé par le mouvement islamiste Hamas, un millier de Palestiniens ont manifesté, également devant le siège de la Croix-Rouge, appelant à la fin de l'isolement carcéral et à la libération des détenus. Nous assurons à nos prisonniers courageux que le jour de la libération approche et que (le sergent israélien Gilad) Shalit ne goûtera pas à la liberté ni ne reverra la lumière tant que nos prisonniers ne seront pas relâchés et sains et saufs, a déclaré un dirigeant du Hamas, Ismaïl al-Achqar. Le soldat Shalit, capturé le 25 juin 2006 par un commando de trois groupes armés palestiniens, dont la branche militaire du Hamas, est détenu depuis au secret. Le Hamas veut l'échanger contre un millier de Palestiniens, mais les négociations ont jusqu'à présent achoppé, en particulier sur l'identité des détenus concernés et le lieu de leur libération, Israël se refusant à relâcher en Cisjordanie des Palestiniens impliqués dans des attentats. Des milliers de Palestiniens détenus par Israël ont entamé le 28 septembre une grève de la faim pour dénoncer l'isolement carcéral, a affirmé le ministre palestinien des Prisonniers, Issa Qaraqaë. En juin, des prisonniers du Hamas en Israël avaient suivi une grève de la faim pour dénoncer le durcissement des conditions de détention décidé par les autorités israéliennes, au lendemain du placement en cellules d'isolement de sept cadres du mouvement islamiste. Sous pression de son opinion publique, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu avait annoncé, à la veille du 5ème anniversaire du début de la captivité de Gilad Shalit, un durcissement des conditions de détention des terroristes dans nos prisons, interdisant notamment aux prisonniers palestiniens de s'inscrire à l'université. (©AFP / 03 octobre 2011 16h05) D'après : http://www.romandie.com/news/n/_Manifestations_de_soutien_aux_prisonniers_palestiniens_en_Israel031020111610.asp |










