Sameh Asad termine à Lille un ultime stage d'apprentissage. À la fin du mois, il rentre chez lui, à Naplouse, avec, en poche, un diplôme d'accordeur de piano. Une belle histoire qui donne du crédit au jumelage entre Lille et la cité de Cisjordanie. Sans ce pont solidaire établi entre les deux villes, le jeune homme aurait continué à jouer du oud et les pianos palestiniens seraient restés désaccordés. Prenez un annuaire téléphonique de Naplouse (comme il n'existe pas en tant que tel, inventez-le), ouvrez-le à une page au hasard et, les yeux fermés, choisissez avec le doigt un nom. Si cet homme saute en parachute l'après-midi même dans votre jardin, vous aurez une chance qu'il soit venu pour accorder votre piano. Pas besoin d'avoir fait des études poussées en mathématiques pour comprendre que la probabilité est faible. Mais la tendance va s'inverser dans les jours qui viennent, grâce à Sameh Asad, qui, hier, bouclait un ultime stage d'apprentissage dans le quartier de Saint-Maurice-Pellevoisin. Trouver un accordeur de piano quand on habite Naplouse, qui est pourtant la capitale économique de la Palestine, était marqué du sceau de l'impossible. Le dernier à faire ce métier était un vieil homme de Jérusalem qui, avant même de ne plus pouvoir se déplacer à cause de son âge, était dépendant de l'humeur des soldats israéliens en poste à Al Hawara, checkpoint qui barre l'entrée principale de la cité palestinienne. Ce n'est pas facile à imaginer quand on a grandi dans la métropole lilloise, mais sur le territoire palestinien, la libre circulation des personnes est un rêve chimérique. À la fin du mois, Sameh Asad, 29 ans, aura donc la lourde responsabilité de faire oublier ces mois passés sans qu'aucun piano ne soit correctement accordé. Au départ de l'aventure, ils étaient dix Naplousis. « J'ai sélectionné le meilleur et celui qui me semblait être le plus motivé », se souvient Olivier Marie, son premier maître de stage (lire également ci-dessous), qui, pendant presque un an sur place, a initié son apprenti aux techniques d'accordeur de piano. « C'est un garçon charmant, à l'écoute, confirme Francis De Clercq, facteur de piano et maître artisan lillois. Je l'ai vu progresser et c'est un réel plaisir de transmettre sa passion dans ces conditions. » À l'automne dernier, Sameh décrochait une espèce de Graal pour cette dizaine d'apprentis accordeurs palestiniens : le droit d'entrer à l'Institut technologique européen des métiers de la musique (installé au Mans). « C'était la première fois que je venais en Europe », raconte le jeune homme. Lui qui n'avait inscrit que la Jordanie sur son carnet de voyage joue du oud depuis une dizaine d'années. Il a été séduit par cette formation de facteur de piano « parce que dans mon pays, il n'existe pas vraiment ce métier-là ». Maintenant si. "Les écoliers israéliens apprennent à compter avec des tanks" Document suivi d’un article de Ha’aretz : "Le « jour de la police », les élèves du primaire jouent avec de vrais fusils et des mitrailleuses" publié le samedi 19 juin 2010 d'après : Les écoliers israéliens apprennent à compter avec des tanks Sergeiy Sandler / 22 mars 2010 http://theonlydemocracy.org/2010/03/schoolchildren-learn-to-count-with-tanks/ En janvier 2010,un organisme officiel de l’ONU a établi pour la première fois que la militarisation du système scolaire gouvernemental d’Israël violait la Convention internationale sur les droits de l’enfant et en particulier l’application par Israël du Protocole facultatif à la Convention relative aux droits de l’enfant dans les conflits armés (OPAC), dont il est signataire. Sans précédent dans un document légal international, ceci a été une des conclusions d’un rapport soumis par le Comité de l’ONU sur les droits de l’enfant qui passait en revue l’adhésion et les violations à la Convention sur les droits de l’enfant et au protocole additionnel facultatif par Israël. Une partie des preuves rassemblées par la revue inclut un rapport cosigné par : Defense for Children International-Palestine Section, Defense for Children International-Section Israel et New Profile, avec des contributions supplémentaires d’information par Adalah, Yesh Din, Coalition to Stop the Use of Child Soldiers, UNICEF Territoires Palestiniens Occupés. Les chapitres auxquels New Profile a contribué sont basées sur le New Profile Report on Child Recruitment in Israel de 2004 mises à jour et agrandies. Ces chapitres ont été écrits par Sergeiy Sandler et Albert Givol La mise au point ci-dessous, publiée le 11 mars 2010 par DCI Palestine, annonce la publication du document co-rédigé qui fournit des réponses détaillées à une liste de questions posées par le comité de l’ONU sur les droits de l’enfant. La mise au point indique des liens vers le texte complet de la « Liste de sujets » et vers des documents pertinents supplémentaires. DCI Israël, DCI Palestine et New Profile ont publié aujourd’hui leur réponse à la « Liste de Sujets » préparée récemment par le comité de l’ONU sur les droits de l’enfant (CRC) concernant l’application par Israël du Protocole facultatif à la Convention relative aux droits de l’enfant concernant l’implication d’enfants dans les conflits armés (OPAC). Ce rapport, intitulé NGO Answers to the List of Issues , compile les données fournies par sept organisations et a été soumis au comité en décembre 2009, en avance sur l’examen de la conformité d’Israël avec l’OPAC en janvier 2010. Il comprend une information extensive et à jour sur les pratiques de recrutement des forces armées de l’État d’Israël et sur les acteurs Palestiniens et Israéliens non étatiques. Il développe aussi la question de la militarisation générale de la société israélienne.
Plus spécifiquement, le rapport de 41 pages est basé, inter alia, sur : les compétences d’Adalah sur les aspects légaux et pratiques de l’utilisation par l’armée israélienne de civils comme boucliers humains ; la recherche et les enquêtes de terrain de DCI-Palestine sur l’impact de l’opération Plomb fondu, et son expérience de défense des enfants Palestiniens accusés dans les tribunaux militaires israéliens par les forces de sécurité ; le savoir de New Profile sur les lois et les pratiques de recrutement en Israël, sa connaissance sur l’administration des écoles militaires en Israël, et sa recherche sur la militarisation du système éducatif israélien ; l’expertise de Yesh Din sur le système militaire judiciaire israélien ; et la perspective de l’UNICEF sur le soutien du gouvernement israélien à l’application du mécanisme de suivi et le compte-rendu sur les droits des enfants mis en place par la résolution 1612 du conseil de sécurité de l’ONU. Le 19 janvier 2010, l’application de l’OPAC par Israël a été examinée par le Comité sur les droits de l’enfant. Les membres du comité ont interrogé la délégation du gouvernement israélien sur les sujets suivants, parmi d’autres : Le 29 janvier 2010, le comité sur les droits de l’enfant a envoyé à Israël ses Observations Finales (voir document 1) *Adalah – The Legal Center for Arab Minority Right in Israel (Contributeur) ; Coalition to Stop the Use of Child Soldiers (Contributeur) ; DCI-Israel – Defence for Children International-Israel Section (Auteur) ; DCI-Palestine – Defence for Children International-Palestine Section (Auteur) ; New Profile – Movement for the Civilization of Israeli Society (Auteur) ; UNICEF – United Nations Children’s Fund-OPT (Contributeur) ; Yesh Din – Volunteers for Human Rights (Contributeur). INFORMATION CONTEXTUELLE – Evénements de l’OAPC Le 18 juillet 2005, Israël a ratifié le Protocole Facultatif sur l’Implication des Enfants dans des Conflits Armés (OPAC). En tant que partie contractante de l’OPAC, Israël avait l’obligation de rapporter au Comité sur les Droits de l’Enfant de l’ONU – l’organisme en charge de suivre la réalisation de la Convention et de ses protocoles, deux ans après ratification. En mars 2008, Israël a soumis son Initial State Party Report, avec un an de retard. Le rapport ne mentionnait pas la situation des enfants – Palestiniens ou Israéliens – vivant dans les territoires palestiniens occupés (TPO). En juillet 2009, DCI-Israel et DCI-Palestine ont soumis un Rapport Alternatif conjoint au comité pour apporter aux membres du comité des informations complémentaires concernant la réalisation de l’OPAC dans les TPO. Le 6 octobre 2009, à la fin de sa 52eme session, le Comité a tenu une rencontre de pré-session sur le Rapport Initial d’Israël à l’OPAC et a invité DCI-Israel et DCI-Palestine à lui présenter le contenu de leur Rapport Alternatif. Le comité a eu de nombreuses questions sur les pratiques de recrutement d’enfants dans les TPO. Le 15 octobre 2009, peu après la rencontre pré-session sur Israël, le Comité a envoyé sa Liste de Sujets (22 questions) au gouvernement israélien, exprimant sa préoccupation et demandant des informations supplémentaires sur une gamme de questions, la plupart liées aux TPO, sur lesquelles le comité estimait qu’Israël avait juridiction. Il a été donné jusqu’au 19 novembre au gouvernement pour répondre par écrit. Le 7 janvier 2010, Israël a envoyé ses Réponses écrites au Comité sur les droits de l’enfant. Le 28 décembre 2009, les ONG ont envoyé leur propre réponse au Comité. La Liste de Sujets avait été transmise à des ONG en Israël et dans les TPO, pour les encourager à soumettre des informations supplémentaires et mises à jour au Comité. Les contributions expertes des organisations israéliennes, palestiniennes et de l’ONU ont été compilées dans les Réponses des ONG à la liste de questions Le 19 janvier 2010, de 15 à18 h, une délégation du gouvernement israélien a rencontré des membres du Comité à Genève pour répondre aux questions sur la mise en œuvre de l’OPAC dans les territoires sur lesquels Israël a juridiction. Le 29 janvier 2010, le Comité sur les droits de l’enfant a publié ses Observations Finales. Serguiy Sandler est un militant radical de la paix depuis le début des années 1990. Depuis 1999 il agit avec la mouvement féministe antimilitariste New Profile, et depuis 2002 est membre du conseil international de War Resisters’ International. Le « jour de la police », les élèves du primaire jouent avec de vrais fusils et des mitrailleusesOr Hashti, Haaretz, 17 juin 2010 Hébreu : http://www.haaretz.co.il/hasite/spages/1174681.html Au conseil local Kadima-Tzoran, des parents ont vivement rejeté hier la décision de deux écoles élémentaires de mettre l’accent sur les opérations de contrôle des foules lors d’une journée « Communauté et police » plus tôt cette semaine. Les enfants ont tiré des billes de paintball, regardé les armes et reçu une giclée d’un canon à eau pour disperser les émeutes. « Une institution éducative devrait éduquer aux valeurs civiques et à une pensée indépendante, par à l’admiration de la force », a dit Amit Sharon, dont la fille va à une des écoles. Le Superintendant Chef porte-parole de la Police des Frontières Moshe Fintzy a dit que le programme était autorisé et coordonné avec le Ministère de l’éducation. « Nous ne sommes pas comme le Hezbollah, qui forme les enfants au suicide », dit-il. Les unités de police tiennent souvent des journées communautaires dans les écoles primaires, mais les responsables d’enseignement disent qu’ils traitent habituellement de questions telles que les drogues, l’alcool ou la violence contre les animaux. Mais l’activité des écoles Yuvalim et Lev-Ran a porté surtout sur la répression des manifestations. Les enfants étaient divisés en deux groupes pour les activités, un pour les CP, CE1 et CE2, un autre pour les CM1 et CM2. Les plus âgés ont tiré des billes de peinture, entre autres activités. Les autres activités comprenaient des déploiements de la police montée des frontières et de la police canine. Les enfants ont vu comment les officiers de police suivent les manifestations et ont observé un robot désarmant une bombe. Les parents ont rapporté qu’en plus de regarder les armes, les enfants ont manipulé un fusil d’assaut M16, une mitrailleuse et un pistolet. Les enfants ont reçu le conseil de laver leurs vêtements à part après avoir été arrosés de liquides à odeur nocive utilisés pour disperser les foules. « Ma fille, qui est en CE2, sait maintenant le poids d’un fusil M16 », dit Sharon. « Cela ne fait pas partie du savoir que je veux qu’une école transmette aux enfants. Cette introduction de matériels militaires m’inquiète. Au lieu que l’école éduque les enfants aux questions et à la réflexion critique, elle délivre un message plutôt terne sur la façon de tenir une arme ». L’école a accueilli des expositions de la Police des frontières auparavant, mais elles étaient bien plus « végétariennes », dit un autre parent. Je ne pense pas que les enfants aussi jeunes devraient être exposés aux armes. Vraiment ça franchit les limites ». Il fit remarquer qu’alors que les enfants comprenaient que toutes les armes étaient employées pour disperser des manifestations, rien n’expliquait pourquoi les gens manifestaient ni quand on devrait les disperser. « Pour autant qu’ils savent, toute manifestation doit être dispersée par tous les moyens nécessaires. Ce n’est guère une éducation à la démocratie », di-il. Mais les parents ne s’opposent pas tous. Dudi Holtzman, dont les filles vont à Yuvalim, a dit que les enfants ont été très impressionnés par les expositions, « surtout par les chiens qui ont attaqué et stoppé quelqu’un sur ordre. Je ne comprends pas leurs protestations, il n’y a aucun mal à montrer les activités de la Police des Frontières. Cela fait partie de la vie ici. Les tendres âmes enfantines n’ont pas été frappées », dit-il. « Parfois je suis stupéfié sur la façon dont les gens arrivent à être anti-Israël, anti-dirigeants et anti-police », dit Fintzy. « Le but des journées communautaires est de rapprocher les enfants de la police, de leur montrer une image positive des policiers ». Hagit Gur-Ziv, qui enseigne au Collège d’Education Kibbutzim, a dit à Haaretz que s’il n’y a rien de mal à ca que des officiers de police expliquent le travail de la police, « il n’y a pas de justification à exposer les enfants du primaire à des armes et au matériel de contrôle des foules. Aucun directeur d’école ne laisserait un enfant amener un fusil de paintball à l’école, mais le laisser manipuler un M16 a l’air bien », dit Gur-Ziv. Le ministère de l’éducation a dit dans une réponse que les écoles avaient « adopté » la police des frontières. Les activités ont été précédées d’un exposé le l’officier de police local de la communauté. « A la suite des questions de parents, les chefs d’établissement réexamineront le degré de réalisme des présentations des unités » dit la déclaration. Grand Concert à l’Elysée Montmartre à l’occasion de la sortie du Coffret CD / DVD "Nos Voix pour la Palestine" Génération Palestine et la GUPS vendredi 25 juin 2010 -à l’Elysée Montmartre à Paris vendredi 25 juin 2010 - Paris Génération Palestine Événement exceptionnel ... En attendant de faire comparaitre Israël au Tribunal, La Palestine s’invite à l’Elysée !! Vendredi 25 juin 2010 Concert "Nos Voix pour la Palestine" à l’Elysée Montmartre - PARIS - EDIM, Génération Palestine et la GUPS vous invitent à l’occasion de la sortie du coffret CD/DVD "Nos Voix pour la Palestine". Soirée en présence de Keny Arkana, Youssoupha, Demon one et Béné, Flya, Amel Mathlouthi, Six coups MC, Vincenzo (Psy 4 de la rime). Et plein d’autres surprises. Les bénéfices de la soirée permettront de financer des projets de solidarité en Palestine des cet été. Départ prévu depuis Marseille - n’hésitez pas a nous contacter - gpmarseille@gmail.com Réservations : reseau TICKETNET - http://www.ticketnet.fr plus d’infos : L’Afps est totalement solidaire de l’organisation de ce concert. Le Ministère du Tourisme israélien raye la Palestine de la carte.LE POST - le 14/06/2010 à 11:36 Rayer de la carte". La formule, attribuée au Président iranien Ahmadinejad au sujet d'Israël, fait visiblement des émules. Quiconque se rend aujourd'hui sur le site du Ministère du Tourisme israélien peut télécharger une carte "officielle" d'Israël. Il découvrira alors que la Palestine a déjà été "rayée de la carte" par les autorités israéliennes : si la Bande de Gaza est visible, la Cisjordanie a disparu et il n'y a aucune différence visible entre les villes palestiniennes et les colonies israéliennes. Voilà qui a le mérite d'être clair. le site du ministère du tourisme israéline : Édito de JLM Je suppose que vous êtes tous informés de l'action d'Utopia Toulouse qui -après l'attaque de la flottille- a déprogrammé un film israélien (A cinq heures de Paris) pour le remplacer par un autre film de Simone Bitton "Rachel". Les pressions nationales et internationales sont incroyables et démesurées, même notre ministre de la culture est intervenu directement, un édito du Monde porte sur ce fait etc... c'est dire combien le boycott culturel est important pour briser l'image factice d'Israël et révéler la nature criminelle de cet état ! A ceux qui doutaient encore du bien fondé de cet acte pourtant exemplaire, voici la réponse de nombreux israéliens du milieu du cinéma et quelques autres.... Lire également : http://www.rue89.com/bitton/2010/06/14/laffaire-utopia-autour-du-film-israelien-une-polemique-obscene-154777 L'« affaire Utopia » autour du film israélien : une polémique obscènePar Simone Bitton | Cinéaste | 14/06/2010 _________________________________________________________________________________________ 14.06.2010 Merci Utopia ! Nous soussignés, citoyens israéliens, cinéastes, enseignants et ouvriers de la culture, nous souhaitons remercier le circuit des salles Utopia pour leur décision de décaler la programmation du film israélien “A 5 heures de Paris” et de programmer le film “Rachel” en réaction à l’attaque menée par l’armée israélienne sur la flottille de la Liberté. “Rachel”, de la cinéaste marocaine-israélienne-française Simone Bitton, raconte l’histoire de Rachel Corrie, une militante américaine de 23 ans écrasée par un bulldozer de l’armée israélienne alors qu’elle se posait en bouclier humain pour les habitants de Gaza. Un des bateaux de la flottille “Free Gaza” repoussée par les bulldozers israéliens portait le nom de Rachel Corrie. La décision du réseau Utopia a été prise au moment où le bateau “Rachel Corrie” faisait route vers la Bande de Gaza sous blocus et alors que la comédie sentimentale “A 5 heures de Paris” sort dans 50 salles à travers la France.
Nous voyons dans la décision d’Utopia la continuation d’une longue tradition de programmation de films israéliens et palestiniens et d’un engagement profond aux côtés de la culture, des spectateurs et des cinéastes. C’est à la lumière de cet engagement qu'Utopia a modifié son programme et a proposé à ses spectateurs de connaître en profondeur la réalité à Gaza – à travers les yeux d’une cinéaste israélienne. Il ne s’agit pas de censure. Personne n’appelle au boycott des artistes israéliens. Il s'agit d'un acte de solidarité citoyenne, solidarité avec les civils palestiniens de Gaza, avec les membres du mouvement international de solidarité et avec des citoyens israéliens comme nous, qui aspirent à une vie fondée sur l’égalité et la justice en Israël-Palestine. Malheureusement, la machine de propagande israélienne utilise également la création artistique, y compris le cinéma, pour donner d'Israël l’image d’un Etat démocratique et éclairé, afin de camoufler des crimes de guerre, la ségrégation, l’occupation et la répression. L'establishment israélien inaugure des campagnes de “repositionnement” publicitaire et des opérations d'image de marque en collaboration avec le ministère des affaires étrangères et celui de la culture, alors qu'en Israël, la ministre de la culture répète que "le cinéma israélien prouve à chaque fois que la culture est la meilleure ambassadrice de l’Etat”. La même ministre s'en prend violemment et publiquement à toute critique de l’occupation et de l'apartheid, que celle-ci soit exprimée par des artistes citoyens israéliens ou étrangers. Le gouvernent israélien emploie un appareil de terreur et de censure contre toute possibilité d’expression artistique palestinienne libre. Cet appareil persécute des artistes et des intellectuels palestiniens, empêche des projections de films, des conférences académiques et des évènements culturels. Et interdit l’entrée sur le territoire aux artistes et intellectuels internationaux qui souhaitent exprimer leur solidarité avec les opprimés. Nous refusons de faire partie de cette machine bien huilée de propagande, nous refusons de prendre part au camouflage de l'occupation et de la répression et de contribuer à la création d’une image de “démocratie éclairée”. Nous refusons toute tentative de transformer le persécuteur en persécuté, et l’agresseur en agressé – que ce soit dans les eaux internationales ou dans le monde de la culture.
Nous sommes heureux que les gens d’Utopia soient nos alliés et partenaires dans notre combat pour l’égalité et la justice. Merci Utopia ! Premiers Signataires : Udi ALONI, réalisateur Ariella AZOULAY, cinéaste et essayiste Mohammad BAKRI, réalisateur et comédien Daphna BARAM, écrivaine Yael BERDA, sociologue, poète Tamar BERGER, écrivaine Haim BRESHEETH, cinéaste et universitaire Amit BREUER, productrice Shai CARMELI POLLAK, réalisateur Sami Shalom CHETRIT, cinéaste, écrivain, poète Scandar COPTI, réalisateur Anat EVEN, réalisatrice Jack FABER, artiste visuel Yael FREIDMAN, enseignante en cinéma Natalie HAZIZA, réalisatrice Ala HLEHEL, écrivain et scénariste Avi HERSHKOVITZ, réalisateur Rachel Leah JONES, réalisatrice Hagit KEYSAR, artiste visuelle Yael LERER, éditrice, éditions Andalus Juliano MER-KHAMIS, cinéaste, metteur en scène, comédien Erez MILER, artiste visuel Ruchama MARTON, présidente de PHR Rela MAZALI, écrivaine Judd NE'EMAN, réalisateur, lauréat du Prix Israël du Cinéma Ofer NEIMAN, universitaire Ilan PAPPE, historien Erez PERI, directeur du Festival des Films de Sud à Sderot Zmira RON, metteur en scène Oz SHELACH, écrivain Eyal SIVAN, réalisateur Renee SIVAN, muséologue Mati SHEMOELOF, poète Amir TERKEL, cinéaste Eran TORBINER, réalisateur Einat WEIZMAN, comédienne CHOC : Le film de l’attaque de la Flottille de la Liberté qui a échappé à la censure Israélienne13 juin 2010 publié le dimanche 13 juin 2010. IARA LEE, directrice du réseau « Culture of Resistance » et auteur du film choc témoigne : (Cette interview est une traduction de celle que IARA LEE a accordée à l’émission de radio américaine « Democracy Now ! ») la video d’une heure : http://www.culturesofresistance.org/gaza-freedom-flotilla Vidéo de l'exécution de Furkan Dogan militant turc de la flottille de la liberté de Gaza
Israël : l’État hors-la-loivendredi 11 juin 2010 - 08h:54 / Patrick Seale - Jeune Afrique En lançant un raid meurtrier contre une flottille affrétée par des activistes propalestiniens au large de Gaza, le 31 mai, les Israéliens se sont attiré la réprobation du monde entier. Dérapage ou stratégie visant à préparer le terrain à une attaque contre l’Iran ? « Terrorisme d’État », « acte de piraterie », « crime de guerre »... L’assaut sanglant d’un commando israélien contre la flottille Free Gaza, le 31 mai, s’est attiré la réprobation générale. Le monde entier y a vu la preuve éclatante du mépris d’Israël pour le droit international et du peu de prix qu’il accorde à la vie humaine dès lors que des Juifs ne sont pas impliqués. Devant la gravité de cet acte - au vu des neuf morts et du nombre de blessés parmi les militants non armés qui cherchaient à rompre le blocus de Gaza en vigueur depuis trois ans -, cette indignation semble justifiée. Mais elle n’explique pas pourquoi Israël a choisi d’agir de la sorte. Ses dirigeants, civils comme militaires, ne sont pas des débutants. Leurs actions sont mûrement réfléchies et pesées avec soin. Quel a donc été leur calcul ? Deux doctrines sécuritaires ont, semble-t-il, été appliquées : l’une dirigée contre les Palestiniens, l’autre contre les adversaires d’Israël au Moyen-Orient (l’Iran, principalement, et ses alliés arabes radicaux : la Syrie, le Hezbollah libanais et le Hamas palestinien). Afin de satisfaire ses ambitions expansionnistes, Israël a toujours évité de s’engager dans de vraies négociations avec les Palestiniens qui, en cas d’accord, le contraindraient à céder des territoires. Les dirigeants israéliens détestent les modérés, comme Mahmoud Abbas, l’infortuné président de l’Autorité palestinienne. Ils leur préfèrent de loin les extrémistes du Hamas, avec lesquels toute discussion est exclue, donnant prétexte à cet éternel refrain : « Comment négocier avec quelqu’un qui veut vous tuer ? » L’attaque de la flottille au large de Gaza est leur dernière tentative destinée à radicaliser les Palestiniens et à torpiller, avant même qu’ils aient réellement commencé, les « pourparlers indirects » que George Mitchell, l’émissaire du président Obama au Moyen-Orient, a laborieusement réussi à relancer. Désormais, la pression qui pèse sur Mahmoud Abbas est énorme. S’il ne se retire pas de ce processus, il risque d’être qualifié de traître par une opinion palestinienne et arabe très remontée. De toute évidence, Israël a calculé que la tempête finirait par se calmer et que, en attendant, il pouvait mettre cet épisode à profit pour continuer son expansion territoriale. Ce dernier assaut militaire sera vite oublié. Tout comme la guerre de Gaza (décembre 2008-janvier 2009) a été balayée par d’autres événements. Le blocus est maintenu, les Palestiniens restent divisés, la communauté internationale s’offusque mais ne fait rien... et, pendant ce temps, Israël poursuit la colonisation. Des dossiers intimement liés Le Premier ministre Benyamin Netanyahou pense très probablement que Barack Obama n’osera pas durcir le ton avant les élections de la mi- mandat, en novembre - ni même après, si les démocrates vacillent. Quant à la doctrine de défense israélienne au Moyen-Orient, elle était établie avant même la création de l’État hébreu par David Ben Gourion : afin de garantir sa viabilité et sa sécurité dans un environnement hostile, il est impératif qu’Israël soit la superpuissance militaire de la région. Il doit être plus fort que tous ses adversaires réunis, ne jamais montrer de signes de faiblesse et systématiquement réagir avec la plus grande fermeté à tout défi, fût-il posé par des activistes propalestiniens désarmés. Aujourd’hui, Israël considère l’Iran comme son principal adversaire. S’il décidait de frapper ses installations nucléaires, il devrait préalablement s’assurer que les États-Unis le soutiendraient et le protégeraient contre toutes représailles. Mais, pour obtenir ce soutien, Tel-Aviv doit montrer son entière détermination à combattre - et à détruire - la moindre menace à sa suprématie. Peut-être l’assaut de la flottille visait-il à préparer le terrain, politiquement et psychologiquement, à une attaque contre l’Iran. Car, pour Netanyahou et Obama, la guerre que mène Israël contre les Palestiniens et sa confrontation avec l’Iran sont deux dossiers liés. Pressions intenables Le Premier ministre israélien et les idéologues qui l’entourent se sont engagés dans une stratégie risquée et coûteuse. Israël s’est mis à dos une bonne partie de la planète. La haine qu’il suscite ira croissant - pas seulement chez les musulmans -, avec l’antisémitisme comme corollaire. La « délégitimation » d’Israël, qui inquiète déjà de nombreux intellectuels juifs en Europe et aux États-Unis, va se poursuivre. Les pressions internationales en faveur d’une levée du blocus de Gaza pourraient devenir intenables pour l’État hébreu. La population égyptienne, très en colère, exercera également une forte pression sur ses dirigeants pour qu’ils rompent les relations avec Israël, avec lequel l’Égypte est en paix depuis 1979. Accusé par les pays arabes de contribuer au blocus de Gaza, le président Moubarak a déjà ordonné la réouverture du point de passage de Rafah entre son pays et la bande de Gaza afin de permettre le transit de matériel humanitaire. La Jordanie, qui entretient de bonnes relations avec Israël depuis de nombreuses années, estimera peut-être à son tour qu’elle doit prendre ses distances. Quant à la Turquie, qui fut l’alliée d’Israël, elle a rejoint les rangs de ses plus farouches ennemis. C’est le plus lourd tribut que les Israéliens auront à payer pour avoir opprimé les Palestiniens et s’être lancés dans une expansion à outrance. Désormais, les Turcs leur disputent la domination régionale. Cette crise internationale aura-t-elle des répercussions en Israël ? Il se pourrait en effet que l’opinion, inquiète de susciter une telle hostilité dans le monde et craignant de perdre l’appui des États-Unis, rejette la politique intransigeante et dangereuse de Netanyahou. Celui-ci serait alors contraint de démissionner et d’affronter de nouvelles élections. Peut-être est-ce ce qu’espère secrètement Obama. d'après : http://www.info-palestine.net/article.php3?id_article=8915 Amnesty International : Action bouteilles PET publié le vendredi 11 juin 2010. Protestez contre la politique discriminatoire de la répartition de l’eau L’action bouteilles PET « Soif de justice ». Envoyez à l’ambassade israélienne des bouteilles PET avec l’étiquette-pétition. Dans la bande de Gaza, le blocus rend impossible la remise en état du système d’approvisionnement en eau détruit pendant la guerre. En Cisjordanie, les 450'000 colons juifs utilisent à eux seuls plus d’eau que les 2,3 millions de Palestinien·ne·s. Ce problème résulte principalement de la politique et des pratiques discriminatoires de l’armée israélienne qui contrôle l'accès à l'eau. L’eau du Jourdain longe littéralement les terres de la population palestinienne. Des bulldozers de l’armée israélienne détruisent régulièrement les champs palestiniens et les installations d’approvisionnement en eau. Les paysan·ne·s palestinien·ne·s utilisent des tracteurs poussifs pour tenter d’apporter l’eau nécessaire aux cultures et au bétail, en passant par les postes de contrôle israéliens. Pour les besoins du ménage, les femmes doivent aller remplir des bouteilles en plastique et les ramener à la maison. Engagez-vous contre cette politique discriminatoire et envoyez une bouteille en plastique vide à l’ambassade israélienne ! Amnesty International a produit des étiquettes spéciales pour les bouteilles en plastique. Les étiquettes présentent les revendications principales d’Amnesty pour mettre fin à la politique discriminatoire israélienne et permettent de récolter des signatures. L’idée est de coller les étiquettes signées sur des bouteilles en plastique vides et de les envoyer telles quelles à l’ambassade israélienne. Les bouteilles vides munies d’une étiquette sont acheminées par la poste depuis un bureau de poste pour CHF 10.- (tarif spécial pour un envoi faisant l’objet d’un tri manuel). Cela équivaut à environ CHF 1.- par signature. Pour tous les détails pratiques cliquez ici Des militants pro-Palestine visent une société villeurbannaise Posté le 10/06/2010 à 10:59 Une centaine de personnes, selon les manifestants, se sont rassemblées ce mercredi Place Charles Hernu à Villeurbanne. Ils visaient le siège du groupe Egis, entreprise impliquée dans la construction de trois lignes de tramway à Jérusalem, pour un montant de 11,9 millions d'euros. Ces réalisations desservent des colonies israélienne, situées à l'est de la ville. Les manifestants se sont introduits à l'intérieur des locaux. Un responsable est allé discuter avec les organisateurs. L'entreprise, filiale de la Caisse des dépôts et consignation, est publique.
« Le gouvernement Netanyahou avoue craindre un boycott des produits israéliens à l'exportation, affirme un diplomate français informé par ses collègues en poste à Tel-Aviv. Il est conscient que les réactions internationales ne sont pas un feu de paille comme au temps de la guerre de Gaza.» Chargée d'évaluer ce « danger », l'ambassade d'Israël à Paris avait d'ailleurs pris les devants. Avant même l'assaut lancé contre la flottille humanitaire, ses services s'étaient inquiétés de la parution d'un livre et, enquête à l'appui, de l'accueil favorable qu'il pourrait rencontrer en France et à l'étranger. Dans cet ouvrage intitulé « Boycott, Désinvestissements, Sanctions » (éditions La Fabrique, 14 euros), son auteur, le philosophe et chorégraphe palestinien Omar Barghouti, reproduit les positions de plusieurs organisations qui prônent une action internationale contre la politique israélienne. Le style est violent, parfois excessif (un député travailliste britannique compare certaines actions des Israéliens à celles des nazis), mais argumenté. L'auteur revient sur la guerre de Gaza, sur les massacres (témoignages de soldats publiés dans la presse israélienne) et sur le rapport du juge sud africain Goldstone remis à l'ONU. « Le boycott est l'arme des pauvres écrit Barghouti, c'est une forme de lutte non violente, morale et antiraciste.» En clair, un objectif bien plus « dangereux » que l'action d'une brigade de kamikazes. C.A Les Pixies annulent leur concert en Israël Ghassan Bannoura – PNN – publié le lundi 7 juin 2010. http://english.pnn.ps/index.php?option=com_content&task=view&id=8292 NDLR :Une grande année pour le Boycott culturel, qui prend de l’ampleur... 06.06.10 Le célèbre groupe de rock The Pixies a annoncé dimanche qu’il ne se produira pas en Israël la semaine prochaine. Le groupe devait jouer ce mois-ci à un festival en Israël. Sa décision intervient après celle qu’ont prise vendredi le Gorillaz Sound System et les Klaxons. Le Gorillaz Sound System et les Klaxons ont dit qu’ils annulaient leur spectacle en Israël en raison des derniers évènements de la région. Ils faisaient référence au raid meurtrier d’Israël sur la flottille d’aide humanitaire pour Gaza qui a fait neuf morts et au moins 54 blessés. Les Pixies ont dit déclaré aujourd’hui : "Nous présentons toutes nos excuses aux fans, mais des évènements indépendants de notre volonté ont conspiré contre nous. Nous ne pouvons qu’espérer des jours meilleurs, qui nous permettront enfin de venir en Israël comme certains l’attendent depuis longtemps." Plus tôt ce mois-ci, le chanteur mondialement connu Elvis Costello a annulé son concert en Israël en raison de l’occupation de la Palestine et de la façon dont l’armée israélienne traite les Palestiniens. Costello devait faire un certain nombre de concerts en Israël fin juin, et sa décision s’inscrit dans la campagne de boycott d’artistes, comme celles de Jill Scott et Carlos Santana. Cet artiste britannique d’origine irlandaise a dit sur son site web qu’il annulait ses concerts en raison de la manière dont les militaires israéliens humilient les Palestiniens au nom de la Sécurité Nationale. Costello a ajouté que même s’il est certain de ne plus jamais être invité en Israël, il ne changera pas de conviction pour de l’argent. Depuis l’attaque meurtrière attaque israélienne de la flottille de Free Gaza, les principales capitales du monde entier connaissent quotidiennement des manifestations de solidarité avec les militants du convoi de bateaux humanitaires et exigent que soit mis un terme immédiat au blocus qu’Israël maintient depuis quatre ans sur la Bande de Gaza. Tr. MC. Ghassan Bannoura – PNN – Qui sont les Français pro-palestiniens ? LE MONDE POUR DIRECTMATINPLUS | 04.06.10 | 11h31 • Mis à jour le 04.06.10 | 12h32 La tragédie de la flottille pour Gaza (neuf morts et plusieurs dizaines de blessés après un assaut israélien) a mis en évidence, en France, le caractère très composite du mouvement pro-palestinien. Ce mouvement repose, au niveau de la représentation politique, essentiellement sur la gauche, l’extrême gauche et les écologistes. Il s’agit d’ailleurs des partis (Verts et Parti communiste) qui ne sont plus invités, depuis quelques années, au dîner annuel organisé par le Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif), car jugés trop radicaux. A droite, des gaullistes "historiques" sont très sensibles à la cause palestinienne. Quant au Parti socialiste, il figure à part, compte tenu de son lien historique avec le Parti travailliste israélien, même si certaines personnalités socialistes, comme la sénatrice Monique Cerisier-ben-Guiga (représentante des Français à l’étranger), ne font pas mystère de leur engagement pour la cause palestinienne. Le caillassage essuyé par Lionel Jospin, alors premier ministre, en février 2000, à l’université palestinienne de Bir-Zeit, en Cisjordanie, en avait témoigné. Le chef de gouvernement socialiste avait suscité l’ire palestinienne pour avoir repris à son compte la position israélienne sur le Hezbollah libanais. A cette époque, Israël occupait toujours une "zone de sécurité" taillée dans le sud du Liban. Pour le Parti communiste, très engagé notamment pour la libération du franco-palestinien Salah Hamouri, condamné à la prison pour terrorisme par une cour militaire et détenu en Israël depuis 2005, l’engagement pro-palestinien s’inscrit dans celui, historique, pour les autodéterminations. Il s’agit d’un marqueur partagé avec d’autres formations européennes similaires (comme les députés allemands de Die Linke, présents sur le bateau turc Mavi-Marmara de la flottille de Gaza). DÉNONCIATION DE L’AXE DIPLOMATIQUE ISRAËL-ETATS-UNIS Dans les années 1970 et 1980, cette gauche pouvait trouver des partenaires naturels dans les partis post-marxistes représentés au sein de l’Organisation de libération de la Palestine (OLP), les Front populaire et démocratique de libération de la Palestine (FPLP, FDLP), aujourd’hui en nette en perte de vitesse. Sur cette question, la position de l’extrême-gauche (Lutte ouvrière et Nouveau parti anticapitaliste) est assez similaire, avec la dénonciation de l’axe diplomatique entre Israël et les Etats-Unis. C’est en grande partie du fait de leur ancrage historique à gauche, du moins pour une partie d’entre eux, que les Verts prennent également position en faveur du mouvement national palestinien. José Bové, alors dirigeant de la Confédération paysanne, avait spectaculairement brisé, en mars 2002, le siège par Israël de la Mouqata’a à Ramallah, le quartier général dans lequel fut retranché le chef de l’OLP, Yasser Arafat, de décembre 2001 jusqu’à sa mort, en novembre 2004. José Bové, par le passé, a parfois présenté Israël comme une "sentinelle de la colonisation libérale". CONTRE LE BOYCOTTAGE DU HAMAS Toutes les formations françaises défendent la solution des deux Etats, c'est-à-dire la création d’un Etat palestinien viable aux côtés d’Israël. Sans reprendre les mots d’ordre du Mouvement de la résistance islamique (Hamas) ni légitimer le recours à la violence, les partis pro-palestiniens français se sont élevés contre le boycottage du Hamas par les Occidentaux après sa victoire aux élections législatives de 2006, considérées comme régulières. La composante politique de la mouvance pro-palestinienne se double d’un réseau dense d’associations et d’organisations, qu’il s’agisse de mouvements de défense des droits de l’homme (Ligue des droits de l’homme), d’associations de collectivités locales (Association des villes françaises jumelés avec des camps de réfugiés palestiniens) ou d’ONG comme le Comité de bienfaisance et de secours aux Palestiniens (CBSP), dont sont membres la majorité des Français présents dans la flottille de Gaza. Le CBSP, qui a son siège en France, est interdit aux Etats-Unis pour ses liens supposés avec le Hamas. Ces associations sont notamment regroupées dans la Plateforme des ONG françaises pour la Palestine, qui compte 41 membres et observateurs. Il faut mentionner également le rôle de la Campagne civile internationale pour la protection du peuple palestinien (CCIPPP), impliquée dans des opérations comme celle de la flottille et qui coordonne des missions d’observation de volontaires bénévoles dans les territoires palestiniens, en lien avec d’autres organisations internationales. Gilles Paris Lire aussi : La « mouvance pro-palestinienne » (a propos de l’article de G.Paris dans Le Monde Loubnan ya Loubnan (via rezo.net) publié le lundi 7 juin 2010. http://tokborni.blogspot.com/2010/06/la-mouvance-pro-palestinienne.html Hier, Gilles Paris, rédacteur en chef adjoint du service International du Monde, répondait à cette grave question (que personne ne se pose pourtant) : « Qui sont les Français pro-palestiniens ? ». Poser ainsi la question, c’est introduire l’idée d’un oxymore, comme si « Français » et « pro-palestiniens » étaient deux termes contradictoires. L’image accompagnant l’article montre d’ailleurs une jeune femme au teint très mat et aux cheveux noirs, le visage masqué par sa pancarte, et dont on ne voit que les yeux très maquillés. Genre orientale. Et le résumé de l’article, tel qu’il est passé dans le flux RSS, explique : « La mouvance pro-palestinienne en France repose essentiellement sur la gauche, l’extrême gauche et les écologistes, ainsi que sur un réseau dense d’associations et d’organisations. » Ce résumé est détaillé dans l’article et se termine par la mention d’une association « interdite aux États-Unis » : « La composante politique de la mouvance pro-palestinienne se double d’un réseau dense d’associations et d’organisations, qu’il s’agisse de mouvements de défense des droits de l’homme (Ligue des droits de l’homme), d’associations de collectivités locales (Association des villes françaises jumelés avec des camps de réfugiés palestiniens) ou d’ONG comme le Comité de bienfaisance et de secours aux Palestiniens (CBSP), dont sont membres la majorité des Français présents dans la flottille de Gaza. Le CBSP, qui a son siège en France, est interdit aux Etats-Unis pour ses liens supposés avec le Hamas. » « Mouvance » n’est évidemment pas un terme neutre, puisqu’il désigne un groupuscule ultra-minoritaire suspecté d’activités dangereuses sur la base d’opinions politiques extrémistes. Je n’ai jamais entendu parler, par exemple, de « mouvance pro-israélienne ». Pourtant, ce sont bien les « pro-israéliens » qui sont ultra-minoritaires (ce qu’on va voir dans la suite), qui mènent des activités dangereuses et sont motivés par des opinions politiques extrémistes. Les motivations des partis politiques « pro-palestiniens », tels qu’exposées, sont assez navrantes : « Sur cette question, la position de l’extrême-gauche (Lutte ouvrière et Nouveau parti anticapitaliste) est assez similaire, avec la dénonciation de l’axe diplomatique entre Israël et les Etats-Unis. » Quant aux Verts, c’est encore pire : « C’est en grande partie du fait de leur ancrage historique à gauche, du moins pour une partie d’entre eux, que les Verts prennent également position en faveur du mouvement national palestinien. » Pour ne reprendre que des événements extrêmement récents, la destruction du Liban et de Gaza en 2006 et leur lot de crimes, les violations constantes des résolutions internationales, le racisme israélien (gouvernement d’extrême-droite, sondages montrant la montée des opinions racistes...), le bombardement en Syrie en 2007, les crimes de guerre à Gaza en 2009, l’assassinat à Dubaï avec des passeports européens en 2010 et le récent meurtre des militants de la flottille humanitaire internationale, tout cela n’a aucune raison de constituer des motifs. Non, ce qui motive la « mouvance », c’est la dénonciation de l’axe israélo-américain pour des raisons idéologiques (archaïques) et, pour les Verts, c’est du suivisme lié à leur positionnement « à gauche ». Plus généralement, cela renvoie aux très nombreux articles qui s’interrogent sur la dégradation de l’« image » d’Israël. Quand ça ne concerne pas directement des Occidentaux, les articles s’inquiètent de la « colère » dans le Monde arabe (manière de désamorcer le sujet : Israël assassine à Dubaï avec des passeports européens, mais la seul conséquence serait une baisse de l’image dans le monde arabe, comme si les citoyens occidentaux n’avaient aucune raison d’être en colère). Ces très nombreux articles sur l’« image » d’Israël sont eux-mêmes, en réalité, des opérations de communication. Ils suggèrent que c’est seulement à la suite de quelques épisodes spécifiques, et seulement à l’intérieur d’une très restreinte « mouvance pro-palestinienne », ou dans la « rue arabe », qu’il y aurait une « mauvaise image » d’Israël. Ce qui permet ensuite à nos politiques de poursuivre les partenariats économiques, politiques et militaires avec Israël, et de ne jamais rien faire pour forcer Israël à respecter un droit international minimal. Au point que, chaque fois qu’on discute entre copains de la « mouvance » (hé hé), il y a toujours quelqu’un pour se demander comment « on pourrait informer les gens », « faire comprendre la situation »... C’est-à-dire que même au sein de la « mouvance », les gens ont tendance à se croire/sentir minoritaires. Ce qui, à mon avis, produit de la perte de temps, de l’inefficacité et une grande « timidité ». Pourtant, et ça me semble important, les seules questions légitimes seraient aujourd’hui : * Qui sont (encore et malgré tous les crimes israéliens) les Français pro-israéliens ? * Qu’est-ce qui constitue la mouvance pro-israélienne ? Quelles sont ses motivations ? * Pourquoi autant de politiciens européens soutiennent-ils Israël et proclament leur « amitié » pour cet État, alors que les populations qui les élisent sont aussi majoritairement critiques envers Israël ? Parce que c’est le point aveugle de toute cette communication : occulter le fait que toutes les statistiques démontrent de manière constante que l’« image » d’Israël est catastrophique depuis des années dans les opinions publiques occidentales. Toutes ces statistiques démontrent que les gouvernants occidentaux adoptent, concernant Israël, des positions opposées à leurs opinions publiques. Elle expliquent également que la « guerre de communication » menée par Israël, qui peut sembler d’une nullité ahurissante, ne vise pas réellement l’opinion publique occidentale, mais bien avant tout l’opinion publique israélienne. Parce que les opinions occidentales, malgré ce que croient beaucoup de « pro-palestiniens », sont largement au courant, et particulièrement sceptiques concernant la grande « démocratie » israélienne et la moralité de son armée. On pourrait les reprendre systématiquement, mais je vais me contenter de quelques exemples qui rappellent que la « mouvance pro-palestinienne » désigne en réalité la majorité des citoyens occidentaux, et que c’est bien la « mouvance pro-israélienne » qui constitue une minorité spécifique et isolée, mais agissante, efficace et sur-valorisée médiatiquement et politiquement. Une enquête menée deux jours après l’attaque contre la flottille humanitaire indique que 40% des Norvégiens sont partisans d’un boycott des produits israéliens. Ça n’est pas qu’une « opinion négative », c’est une volonté d’agir : or, mobiliser les opinions publiques pour les amener à « agir », même a minima, est quelque chose de très difficile à obtenir. Gilles Paris, qui s’interroge sur l’identité de la « mouvance pro-palestinienne », avait pourtant signalé quelques semaines plus tôt (avant l’attaque israélienne), un sondage réalisé par la BBC : « Un sondage de la BBC publié le 19 avril témoigne de la mauvaise image d’Israël dans le monde. Dans un échantillon de 28 pays, l’Etat juif est rangé dans le peloton des pays mal vus, avec la Corée du Nord, le Pakistan et l’Iran, le plus mal classé. » En France, seulement 20% des répondants ont une image « plutôt positive » d’Israël, et 57% une image « plutôt négative » de l’influence d’Israël. En Allemagne, ça monte à 13% d’image positive et 68% d’image négative. En Grande-Bretagne, 17% d’image positive, 50% d’image négative. Vraiment, il faudrait se poser la question : « Qui est cette mouvance pro-israélienne ultra-minoritaire qui peine à atteindre les 20% dans les pays européens ? » Quand nombre de nos politiciens proclament leur « amitié » pour Israël, ils parlent pour qui ? Même aux États-Unis, seul pays où l’image d’Israël est plus positive que négative (et où le discours politique est orienté à sens unique d’une manière stupéfiante), les chiffres ne sont pas si bons : certes 40% d’image positive, mais tout de même 31% d’image négative. Au Canada, seulement 23% d’image positive et 38% d’image négative. L’un des sondages les plus spectaculaires a été publié à l’initiative de la Commission européenne (qui n’est pas, à ma connaissance, membre de la « mouvance pro-palestinienne ») en octobre 2003. C’est-à-dire bien avant les guerres de 2006 et les massacres qui se sont succédés depuis. À la question : « Pour chacun des pays suivants, dites-moi si, selon vous, il représente ou non une menace pour la paix dans le monde ? », c’est Israël qui a obtenu le plus mauvais score : 59% des Européens interrogés (55% des Français) estiment qu’Israël représente une menace pour la paix dans le monde. Aucun autre pays proposé n’obtient un aussi mauvais score (même l’Iran, même la Corée du Nord, même les États-Unis de Bush). Plus précisément : Israël représente-il une menace pour la paix dans le monde ? * 18% Oui, tout à fait * 41% Oui, plutôt * 24% Non, plutôt pas * 13% Non, pas du tout. J’insiste : la question est très spécifique. Elle ne demande pas si les gens ont une image « plutôt négative » d’Israël, mais si Israël constitue une « menace pour la paix dans le monde ». C’est donc un résultat particulièrement spectaculaire à une question extrêmement forte. À noter : * Même chez ceux qui, à l’époque, trouvent l’intervention en Irak justifiée, 57% considèrent qu’Israël est une menace ; peu de différence avec ceux qui trouvent l’intervention non justifiée. * Plus le niveau d’éducation augmente, et plus Israël est considéré comme une menace (passant de 50% à 66%). Ces derniers points sont assez remarquables. Contrairement à l’image très répandue, d’une « élite » pro-israélienne, représentant l’opinion majoritaire, opposée à une « mouvance » populiste et jouant sur un antisémitisme inavoué, plus les gens sont instruits, plus ils considèrent qu’Israël est un danger pour la paix. Par ailleurs, contrairement à la présentation de Gilles Paris (une mouvance politiquement motivée contre l’axe américano-israélien), on obtient quasiment le même jugement négatif à l’encontre d’Israël chez ceux qui soutiennent l’intervention en Irak et ceux qui s’y opposent. Si les « Français pro-palestiniens » étaient bien cette mouvance qu’il décrit (axe gauchiste anti-américain), on aurait une forte adéquation entre méfiance envers Israël et condamnation de l’intervention américaine en Irak ; adéquation qu’on ne retrouve que marginalement dans les chiffres. J’aimerais savoir, Gilles Paris, si ces 59% d’Européens qui considèrent qu’Israël menace la paix dans le monde (aucun pays n’obtient un aussi mauvais score) constituent ce que vous appelez « la mouvance pro-palestinienne » ? Pourriez-vous enquêter sur les motifs de cette minorité de seulement 37% d’Européens qui pensent qu’Israël ne constitue pas une menace contre la paix, ces seulement 20% qui en ont une opinion « plutôt positive » ? Sont-ils une mouvance, ont-ils un agenda politique inavouable, dans quelle mesure recoupent-ils les opinions racistes et islamophobes en Europe ? Loubnan ya Loubnan (via rezo.net) Free Gaza « Un film d’horreur » Hassane Zerrouky (l’humanité) publié le vendredi 4 juin 2010. Les témoignages des humanitaires de la campagne Free Gaza libérés hier par Israël sont tous plus accablants les uns que les autres. Huit Français étaient attendus hier soir à Paris. Les huit humanitaires français, faits prisonniers par les militaires israéliens à la suite de l’assaut sanglant contre le navire turc Mavi Marmara, devaient arriver hier aux environs de 21 heures à l’aéroport de Roissy. Parmi eux, Mounia Bessedik, trente-trois ans, habitante du Blanc-Mesnil (Seine-Saint-Denis), dont le maire communiste, Didier Mignot, a exigé « la libération immédiate ». Autre humanitaire dont la famille était sans nouvelle, Thomas Sommer-Haudeville, fait également partie du groupe qui devait arriver hier. Selon les responsables de la CCIPPP (Campagne civile internationale pour la protection du peuple palestinien), une conférence de presse sera organisée dès leur arrivée en France. La même CCIPPP a annoncé que six Italiens – Angela Llano, quarante-sept ans, directrice du quotidien sur Internet Infopal, Manolo Luppichini, réalisateur free-lance romain, collaborateur de Rai 3, Manuel Zani, journaliste free-lance, Joe Fallisi, un chanteur d’opéra (ténor) milanais, Marcello Faracci (à la double nationalité italienne et allemande) et Muhim Qaqer (à la double nationalité italienne et palestinienne) – avaient pris un vol à destination de la Turquie avant de s’envoler vers l’Italie. Les premiers témoignages commencent à tomber. « Ce qui s’est passé est incroyable. La façon avec laquelle les soldats israéliens criminels nous ont frappés et ont tué des militants turcs de sang-froid ressemblait à un film d’horreur. Ils auraient pu les arrêter », a assuré le député marocain Abdelkader Amara dès son arrivée à Amman, cité par l’AFP. Israël, de plus en plus isolé Autre réaction, celle de l’écrivain et auteur à succès de romans policiers, le Suédois Henning Mankell, libéré en compagnie de neuf autres militants ; dont un député suédois. « Que se passera-t-il l’an prochain, lorsque nous viendrons avec des centaines de bateaux ? Tireront-ils une bombe atomique ? », s’est-il demandé mardi soir après son arrivée en Suède. « Aujourd’hui, nous savons qu’Israël est sur les genoux. Personne n’aurait pu s’attendre à ce que le reste du monde réagisse de cette façon. Ils sont complètement isolés. Les gens en ont tellement assez de cette brutalité et de cette violence que ce pouvoir (israélien) a sur la conscience », rapporte l’agence suédoise TT, citée par l’AFP. L’écrivain, qui a appelé à des sanctions, a déclaré « qu’il faut prendre exemple sur l’Afrique du Sud (de l’apartheid), où les sanctions ont eu un impact très fort ». Hier matin, à la suite de la décision prise sous la pression internationale par le gouvernement Netanyahou de libérer et d’expulser les 682 humanitaires, dont 380 Turcs, originaires de 42 pays, détenus dans un centre de rétention, plus de 200 personnes originaires des pays occidentaux ont été convoyées vers l’aéroport de Tel-Aviv, tandis que 124 autres originaires de pays arabes ont été expulsés vers la Jordanie. Parmi ces derniers, une trentaine de ressortissants algériens – pour la plupart membres du MSP (ex-Hamas), parmi lesquels figure dirigeant du parti Abderrazak Mokri –, dont le gouvernement algérien avait exigé la libération « immédiate » et « sans condition ». Ils sont arrivés hier après-midi par vol spécial à Alger. De son côté, la chaîne de télévision câblée sud-américaine TéléSUR est sans nouvelle de son correspondant, David Segarra, qui se trouvait sur l’un des navires arraisonnés par la marine de guerre israélienne. L’Irlande se fâche Il reste qu’Israël n’est pas tout à fait tiré d’affaire. Voilà que se profile à l’horizon une « nouvelle menace » ! Le MV Rachel-Corrie, navire marchand reconverti acheté par des militants propalestiniens et baptisé du nom de la jeune Américaine écrasée par un bulldozer israélien en 2003 à Gaza alors qu’elle s’opposait à la destruction d’une maison palestinienne, a quitté Malte lundi avec 15 militants, dont l’Irlandaise Maired Corrigan-Maguire, prix Nobel de la paix en 1976. Il devrait arriver vendredi soir ou samedi matin dans la zone où a eu lieu l’interception meurtrière de lundi, a indiqué un membre de son équipage. « Nous ne pouvons les laisser brouiller la ligne rouge qu’Israël a établie. Les laisser entrer pour aider le Hamas est exclu », a réagi Tsahi Hanegbi, président de la commission des Affaires étrangères et de la Défense de la Knesset. « S’il arrive quoi que ce soit à un de nos ressortissants, cela entraînera les conséquences les plus graves », a prévenu le Premier ministre irlandais, Brian Cowen, dont le gouvernement qu’il dirige a demandé à Israël de laisser passer le bateau. En attendant, le ministre de la Défense israélien, le travailliste Ehoud Barak, n’a rien trouvé de mieux à faire que d’aller féliciter les commandos qui auraient accompli, selon lui, leur mission dans des conditions difficiles… http://www.humanite.fr/2010-06-03_International_Free-Gaza-Un-film-d-horreur Manifestations musclées de soutien aux Palestiniens1 juin 2010 FRANCE INFO – HIER, 20:17 Des milliers de personnes ont manifesté en fin de journée à Paris, Lyon, Marseille, Lille, Toulouse ou encore Strasbourg… Toutes réunies pour dénoncer le raid israélien meurtrier de ce matin. Quelques débordements ont eu lieu, notamment à Paris quand les manifestant ont tenté de forcer les cordons de police pour se rapprocher de l’ambassade d’Israël. La condamnation internationale est unanime. Les manifestations, plus ou moins spontanées, en sont la preuve. Au Liban, en Iran, en Turquie, des milliers de personnes se sont rassemblées pour dénoncer le raid meurtrier d’Israël ce matin, contre la flottille qui devait apporter de l’aide humanitaire à Gaza. La France a également été ce soir le théâtre de plusieurs manifestations assez mouvementées d’ailleurs. Un gros millier de personnes, à chaque fois, s’est ainsi rassemblé à Paris, Lyon, Marseille, Lille, Toulouse ou encore Strasbourg. Quelques échauffourées ont d’ailleurs éclaté à Paris, quand les manifestants, regroupés au bas des Champs-Elysées, ont tenté de se rapprocher de l’ambassade d’Israël, à quelques centaines de mètres de là. Certains ont lancé des pierres sur les forces de l’ordre, qui ont répliqué à coups de matraques et de gaz lacrymogènes. « Israël, assassin » , scandaient les manifestants qui, pour une grande partie portaient le keffieh, le foulard palestinien traditionnel. Parmi les autres slogans, on entendait : « Palestine vivra, Palestine vaincra », « Sionistes fascistes »… Quelques photos CCIPPP ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() Pour toutes les nouvelles sur la flottille de la liberté aller sur : 31 mai - 7h45 Assaut de commandos tirant à balles réelles pendant la nuit sur les passagers des bateaux. Au moins 16 morts selon les derniers chiffres (Al Jazeera). Les bateaux capturés et remorqués vers Haïfa, pour éviter les journalistes massés à Ashdod. Communiqué CCIPPP – flottille de la la liberté. La responsabilité de la vie de nos camarades est sur le dos de notre gouvernement français. 31 mai - 7h30 La barbarie n'a pas de limite. Nous avons appris avec consternation que l'armée israélienne d'occupation (en besoin de gloire) a attaqué ce matin à 4h la flottille de la liberté formée de militants totalement pacifistes dans les eaux internationales. Les dernières informations dont nous disposons venant de nos camarades à bord parlent de deux morts et plusieurs blessés. Des sources de presse israéliennes parlent de 10 morts et plusieurs blessés. Nos pensées vont tout d'abord vers les familles de nos camarades. Nous rappelons au gouvernement français sa responsabilité non seulement envers ses propres citoyens mais aussi envers celle de tous les militants de la liberté. Notre gouvernement porte une responsabilité morale pour avoir été inactif et inconséquent face au blocus de Gaza qualifié de crime de guerre par la commission du juge Goldstone notamment. L'identité de nos camarades à bord: Thomas George Sommer-Houdeville pass 09pk61732 Salah Berguabi pass: 01ba54952 Mounia Fatah Ezzehour Sherif pass : 031ca5097 Miloud Zenasni pass: 06a139932 Mouloud Bouzidi pass: 09pp28023 Youssef Benderbal pass: 07ct84435 Ahmed Oumimoun pass 06kp74959 la CCIPPP Contacts presse France Adnane Ben Youssef, +336 67 00 04 32 Gulay Erdogan, +336 36 98 85 66
Au moins dix morts dans l’abordage de la flottille en route vers Gaza31 mai 2010 publié le lundi 31 mai 2010. Au moins dix morts dans l’abordage de la flottille en route vers Gaza Au moins dix passagers de la flottille internationale d’activistes pro-palestiniens qui se dirigeait vers Gaza ont été tués lors d’affrontements avec un commando israélien, a annoncé une chaîne de télévision privée israélienne, qui n’a pas précisé si des militaires israéliens avaient été tués ou blessés durant l’assaut. (AFP) et Vidéo La flottille internationale acheminant des centaines de militants pro-palestiniens et de l’aide pour Gaza avait appareillé dimanche après-midi pour le territoire palestinien. Au moins dix passagers de la flottille internationale d’activisites pro-palestiniens qui se dirigeait vers Gaza ont été tués lors d’affrontements avec un commando israélien, a annoncé la « 10″, une chaîne de télévision privée israélienne. La chaîne de télévision du mouvement islamiste Hamas avait annoncé peu avant plusieurs blessés et a montré des images des membres d’un commando descendus d’un hélicoptère et affrontant des militants à bord d’un navire, ainsi que plusieurs blessés allongés sur le pont. Selon la télévision palestinienne, deux activistes auraient été tués. Au moins deux personnes ont été tuées et une trentaine d’autres blessées lors de l’abordage, a affirmé à l’AFP un porte-parole d’une organisation caritative turque impliquée dans la campagne. La flottille internationale acheminant des centaines de militants pro-palestiniens et de l’aide pour Gaza avait appareillé dimanche après-midi pour le territoire palestinien. Dans la soirée, peu après 21 heures, heure locale (20 heures, heure française), trois patrouilleurs lance-missiles de classe Saar israéliens avaient quitté le port septentrional de Haïfa pour aller intercepter la flotille, selon des journalistes à bord d’un bâtiment. La marine israélienne avait annoncé son intention d’empêcher, de force si nécessaire, la flottille de s’approcher des côtes de la bande de Gaza, soumise par Israël à un blocus strict – sauf pour les produits de première nécessité – depuis la prise de contrôle du territoire par le mouvement islamiste Hamas en juin 2007. la Flottille de la Liberté pour Gaza. Un Témoignage : « Le dernier Set »30 mai 2010 voici le texte que Thomas Sommer-Houdeville, coordinateur des missions civiles, avait écrit hier soir depuis le cargo grec faisant partie de la flottille de la liberté. Thomas a participé depuis 3 mois en Grèce à la préparation de la flottille et était venu en France pour élargir la participation, il est intervenu entre autre dans une réunion du collectif national pour présenter l’initiative. L’occasion ici de rendre un fervent hommage à la petite délégation française composée de 7 personnes (CBSP : Comité de Bienfaisance et de Secours aux Palestiniens ; CVPR : Comité de Vigilance pour une Paix Réelle au Proche Orient ; et CCIPPP : Campagne Civile internationale pour la Protection du Peuple Palestinien). Le dernier set Un jour ou l’autre peut-être, quelqu’un écrira l’histoire complète de cette aventure. Il y aura beaucoup de rires, de véritables cris et quelques larmes. Mais ce que je peux dire maintenant, c’est que nous n’avions jamais imaginé que nous ferions flipper Israël comme ça. Enfin, peut-être dans certains de nos plus beaux rêves…. Tout d’abord, ils ont créé une équipe spéciale d’urgence réunissant le ministère israélien des Affaires étrangères, le commando de marine israélien et les autorités pénitentiaires pour contrer la menace existentielle que nous et nos quelques bateaux remplis d’aide humanitaire représentent. Puis, Ehud Barak lui-même a pris le temps, malgré son agenda chargé, de nous mettre en garde à travers les médias israéliens. Ils nous annoncent maintenant qu’ils nous enverront dans la pire des prisons israéliens, dans le désert près de Beersheva. Ce sont des annonces pour nous faire peur. Et d’une certaine façon nous avons peur. Nous avons peur de leurs navires de guerre, peur de leurs Apaches et de leur commando tout noir. Qui n’en aurait pas peur ? Nous avons peur qu’ils saisissent notre cargaison et toute l’aide médicale, les matériaux de construction, les maisons préfabriquées, les kits scolaires, et qu’ils les détruisent. Toute cette solidarité patiemment rassemblée dans de si nombreux pays pendant plus d’un an. Tous ces efforts et cette vague d’amour et d’espoir envoyés par des gens normaux, d’humbles citoyens de Grèce, Suède, Turquie, Irlande, France, Italie, Algérie, Malaisie. Tout ceci pris comme un trophée par un État agissant comme un vulgaire pirate des îles. Qui ne sentirait pas un certain sentiment de responsabilité et de peur de ne pas être capable d’accomplir notre mission et livrer nos marchandises à la population emprisonnée de Gaza ? Mais nous savons que la peur est aussi de l’autre côté. Parce que depuis le début de notre coalition, l’État d’Israël fait tout ce qu’il peut pour éviter la confrontation avec nous. Depuis le début ils ont essayé de nous empêcher de partir, de regrouper nos forces et de prendre le large tous ensemble vers Gaza. Ils ont essayé de nous briser. Leur scénario idéal était de nous diviser, les Irlandais d’un côté, les Grecs et Suédois d’un autre, les Américains d’un autre encore et les Turcs tout seuls. Bien sûr, ils savaient qu’ils ne pourraient pas mettre la pression sur la Turquie, ni agir directement là-bas. Alors ils ont concentré leurs attaques sur les parties irlandaises et grecques de notre coalition. Le premier set a commencé il y a deux semaines quand ils ont saboté le cargo irlandais, l’obligeant à retarder son départ pour près d’une semaine. Mais, les Irlandais ont réparé aussi vite qu’ils le pouvaient et maintenant ils sont à un ou deux jours derrière nous. Puis ils ont mis une pression énorme sur le gouvernement grec, affaibli par la crise économique, pour l’obliger à ne pas laisser partir le cargo grec et le bateau de passagers greco-suédois. A cause de ces pressions, nous avons dû retarder notre voyage deux fois et demander aux Turcs, à leurs 500 passagers et aux amis américains qui étaient prêts à partir de nous attendre. C’est ce qu’ils ont fait heureusement ! Jusqu’à la dernière minute avant leur départ de Grèce, nous ne savions pas si les deux bateaux auraient l’autorisation du gouvernement grec, mais finalement le gouvernement grec a décidé de prendre ses responsabilités en agissant comme un État souverain et a laissé le cargo et le bateau de passagers quitter le port du Pirée à Athènes. Le deuxième set a eu lieu hier, dans la partie grecque de Chypre, là où nous avions négocié avec le gouvernement d’embarquer une délégation VIP de parlementaires européens et nationaux de Suède, d’Angleterre, de Grèce et de Chypre. Alors que les deux bateaux de Grèce, le bateau américain venant de Crète et les 4 bateaux turcs étaient déjà au point de rendez-vous attendant que la délégation VIP arrive et embarque à notre bord, nous avons reçu la nouvelle que notre délégation était encerclée par la police chypriote dans le port de Larnaka et interdite de bouger où que ce soit. Chypre, un pays européen, était en train d’interdire a des parlementaires européens de se déplacer librement sur son sol, en rupture complète de toute législation et réglementations européennes ! Alors que nous commencions à négocier avec le gouvernement chypriote, nous avons clairement compris que ce changement soudain d’attitude envers nous était dicté directement par Israël. De sept heures du matin jusqu’au soir, le gouvernement de Chypre nous mentait, disant que c’était un malentendu que les VIP aient été autorisés à embarquer pour n’importe quelle direction qu’ils souhaitaient, que c’était juste une question bureaucratique à résoudre. Mais rien ne s’est passé et nos parlementaires ont été pris au piège. Le gouvernement chypriote agissait comme un auxiliaire d’Israël et nous a fait perdre un temps crucial. Ce matin, la délégation VIP a décidé que le seul choix qui restait était d’aller au port de Formogossa dans le Nord de Chypre sous contrôle turc, et de là prendre un bateau rapide pour nous rejoindre au point de rendez-vous. Bien sûr, parce que notre coalition est formée de Turcs et de Grecs et de Chypriotes, la Chypre du Nord qui est sous occupation turque, est une question politique très importante. Et envoyer notre délégation prendre un bateau dans le port de Formogossa, encore sous embargo des Nations Unies, est une question politique encore plus importante. Cela aurait pu briser le dos de nos amis grecs et chypriotes de la coalition. Ce fut presque le cas. Mais c’est le contraire qui s’est révélé. Notre coalition tient toujours. C’est le parti chypriote au pouvoir qui est sur le point de se briser, et les 7 parlementaires grecs et chypriotes qui faisaient partie de la délégation et ne pouvaient pas aller au nord de Chypre sont furieux contre le gouvernement chypriote. Un immense débat a toujours lieu en ce moment en Grèce et à Chypre sur ce qui s’est passé et sur notre flottille pour Gaza. Dans une heure ou deux, 80% de notre délégation VIP embarquera sur nos bateaux et nous partirons pour Gaza comme prévu. Donc nous pouvons dire qu’Israël a perdu les deux sets qu’il a joués. Dans quelques heures, le dernier set, crucial, commencera quand nous entrerons dans les eaux de Gaza. Bien sûr, matériellement, il serait très facile pour Israël de nous stopper et nous arrêter, mais le coût politique qu’ils auront à payer sera énorme. Vraiment énorme, à tel point que toutes les ruses et les pièges qu’ils ont tenté de mettre sur notre route ont réussi à faire une seule chose : sensibiliser de plus en plus de gens partout dans le monde sur notre flottille et sur la situation de Gaza. Et de tout ça, nous apprenons quelque chose : la peur n’est pas de notre côté, mais du côté d’Israël. Ils ont peur de nous parce que nous représentons la colère des gens tout autour du monde. Les gens qui sont mécontents de ce que l’État criminel d’Israël fait aux Palestiniens et à chaque amoureux de la paix qui ose prendre le parti des opprimés. Ils ont peur de nous parce qu’ils savent que, dans un proche avenir il y aura encore plus de bateaux à venir à Gaza comme il y a de plus en plus de personnes à décider de boycotter Israël chaque jour. Une ITW de Thomas sur France Info : http://www.france-info.com/monde-moyen-orient-2010-05-30-la-flottille-internationale-free-gaza-fait-route-vers-gaza-448272-14-19.html UN SOUFFLE D’HUMANITÉ INDESTRUCTIBLEPublié le 30-05-2010 Très belle vidéo réalisée par les volontaires qui ont afretté la flotte pour la liberté, où l’on voit les préparatifs, le matériel chargé à bord, et les différents bateaux, dont le "Rachel Corrie", à la mémoire de la jeune pacifiste américaine assassinée à l’âge de 23 ans, alors qu’elle essayait d’empêcher la démolition d’une maison palestinienne au sud de la Bande de Gaza (Rafah). Elle a laissée de très belles lettres, avant d’être impitoyablement écrasée par un bulldozer israélien. Une enfant donne ici lecture de l’une d’entre elles. Gaza, ne restera pas une prison. Laissez passer les bateaux ! Des bateaux européens joignent la Flottille Free Gaza et Israël se prépare à la confrontationEcrit par PNN / trad : Monique Poupon 26/05/2010 Grèce - PNN - Deux bateaux de plus sont en route de Grèce pour rejoindre les 7 bateaux internationaux de la Flottille de la Liberté malgré l’insistance continue d’Israël qu’il arrêtera la flottille. Un bateau de 2 000 tonnes et un bateau de 50 passagers appartenant à la Campagne européenne contre le siège de Gaza a quitté Athènes pour rencontrer la Flottille de la Liberté sur les eaux internationales. Ils suivent à toute vapeur la traînée des cargos Insani Yardim Vakafi (des IHH) et le bateau de Free Gaza MV Rachel Corrie. Il reste un bateau de capacité de 1 100 passagers à l’IHH et ses bateaux font route rapidement vers la Turquie. Sur l’île Grecque de Crête, le Mouvement Free Gaza prépare ses bateaux pour deux passagers pour leurs départ imminent. ’Al Samoud’ (le Ferme) et ’Al Haya’ (le Bateau de la Vie) ont été nommés par des enfants des écoles de Gaza occupée et de Jérusalem. Tous les bateaux se rencontreront dan les eaux internationales jeudi et commenceront leur voyage vers la Bande de Gaza assiégée. S’ils ne sont pas arrêtés par Israël, on s’attend à ce que la flotte atteigne Gaza samedi. La Navy Israélienne dit qu’ils bloqueront les signaux et les communications de la flottille pour isoler ceux qui sont à bord et empêcher le monde d’être témoin de ce qui pourrait devenir une impasse navale prolongée. Il y a 700 passagers sur les bateaux, parmi eux 36 journalistes d’organisations médiatiques mondiales différentes. Quelques bateaux sont équipés de stations radio pour les journalistes, a rendu compte plus tôt durant le mois le Mouvement Free Gaza. Selon Israël, des soldats de la navy recevront les ordres de s’emparer des bateaux et de les emmener au port Israélien d’Asdod près de Gaza où une zone de détention spéciale a été installée pour les activistes Palestiniens et internationaux. La stratégie de la Flottille de la Liberté, cependant, est de résister à n’importe quelle tentative de la Navy Israélienne de détourner ses bateaux ou de séparer les cargos des vasseaux de passagers. "Le message d’Israël est clair : ’Nous vous arrêterons. Et personne ne peut nous empêcher de vous arrêter.’", a dit le Président de Free Gaza, Huwaida Arraf. "Cependant, nous résisterons d’une manière non-violente aux tentatives Israéliennes de détourner nos bateaux. Des milliers de personnes ont contribué à faire de cette flottille une réalité, et le peuple de Gaza nous attend", a ajouté Arraf. "Nous ne permettrons pas que notre flottille soit divisée. Nous resterons avec nos cargos - ils sont le cœur de la flottille, portant des matériaux de construction essentiels interdits d’entrée à Gaza - ciment, fer, et maisons. Cette action n’est pas un geste symbolique mais une intervention concrète pour permettre au peuple de Gaza de reconstruire leurs vies avec dignité", a accentué un passager membre du parti Sinn Féin en Irlande, Aengus O’Snodaigh. Ewa Jasiewicz, le Président de Free Gaza, a ajouté : "Nous ne brisons pas la loi, nous la faisons respecter. Nous agissons par la nécessité d’empêcher un crime plus grand d’arriver - la punition collective de 1.5 millions de personnes emprisonnées à Gaza. La communauté internationale est complice de cette punition collective et doit briser son silence. Le respect de la loi internationale n’est pas optionnel, il est obligatoire." Le gouvernement Turc a officiellement demandé à ce qu’Israël n’intercepte ni n’obstrue la Flottille de la Liberté. La Turquie demande à ce qu’Israël arrête ses menaces contre la Flottille et les activistes à bord. Cette semaine, l’armée Israélienne a suggéré à la Turquie que l’armée permette aux fournitures d’aide d’entrer dans Gaza via la traversée de la frontière avec Israël, en retour que la Turquie empêche la flotte de Free Gaza de s’amarrer à Gaza. Traduction : Monique Poupon http://french.pnn.ps/index.php?option=com_content&task=view&id=4863 La marine israélienne affirme qu’elle interceptera la "flottille de la paix"27/05/2010 "Israël" a démontré une nouvelle fois qu’il fait fi des questions humanitaires, en annonçant que sa marine de guerre a "achevé ses préparatifs" pour intercepter la flottille de huit bateaux en route vers Gaza pour protester contre le blocus israélien de ce territoire palestinien. Une source militaire de l’occupation a révélé que si les bateaux refusent de rebrousser chemin, ils seront arraisonnés, reconduits à un port israélien, les militants pacifistes seront interpellés puis renvoyés dans leur pays. Le colonel Moshe Levy a jugé cette mission de "provocation qui n’est pas nécessaire, tout en prétendant que la situation humanitaire à Gaza est bonne et stable". Et puis, pour redorer le blason d’"Israël", il a déclaré qu’après inspection "le chargement sera transféré à Gaza par les passages frontaliers" terrestres entre les territoires occupés et la bande de Gaza. De son côté, le porte-parole du ministère israélien des Affaires étrangères, Yigal Palmor, a accusé les organisateurs de cette campagne, qui se drapent, selon lui, "d’un manteau humanitaire, de s’engager dans la propagande politique et non dans l’aide aux Palestiniens". Entre-temps, l’entité sioniste qui maintient un strict blocus contre la bande de Gaza, depuis juin 2007, a entamé une série de négociations avec plusieurs pays européens, pour les pousser à renoncer au soutien de cette flottille. Huit bateaux venant de Grèce, de Turquie, de Suède, d’Irlande et d’Algérie, avec 500 personnes à leur bord dont des députés européens, se rassembleront jeudi au large de Limassol (Chypre) avant de se diriger vers Gaza où ils tenteront d’accoster vendredi ou samedi, selon les organisateurs, le mouvement "Free Gaza". http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=139313&language=fr Des humanitaires vont tenter de briser le blocus de GazaPar RFI Du matériel médical et des matériaux de construction font route vers la bande de Gaza. En tout ce sont 10 000 tonnes d'aide humanitaire qui sont transportées par 9 bateaux partis dans la nuit du 27 mai 2010 de Turquie et de Grèce. Une centaine de militants pro-palestiniens veulent ainsi briser le blocus imposé par Israël depuis la prise de contrôle du territoire par le Hamas en 2007. L'armée israélienne utilisera tous les moyens y compris la force pour empêcher cette flotille de parvenir jusqu'à Gaza. La décision a été prise par le cabinet restreint israélien. Elle intervient alors que neuf bateaux ont quitté l'Europe pour faire route vers le territoire palestinien contrôlé par le Hamas et soumis à un blocus total de la part de l'Etat hébreu. Le gouvernement israélien a toutefois fait savoir que les quelque 5 000 tonnes d'aide humanitaire pourraient être acheminées vers la bande de Gaza après une inspection dans le port israélien d'Ashdod. Parallèlement, le colonel Moshe Levy qui coordonne les activités militaires israéliennes pour la région de Gaza a affirmé qu'il n'y avait pas de crise humanitaire dans le territoire palestinien. Selon ses chiffres une centaines de camion transportant de la nourriture et des médicaments sont autorisés à pénétrer chaque jour à Gaza. « Le seul blocus concerne les matériaux qui pourraient être utilisés par le Hamas pour ses opérations militaires » a affirmé l'officier israélien. Des chiffres totalement démentis par l'office de coordination des affaires humanitaires de l'ONU. Pour le mois de mai, l'OCHA note qu'au maximum une soixantaine de camions par jour ont pu pénétrer à Gaza. La plupart du temps, moins de dix camions parviennent dans le territoire palestinien. Des bateaux vers Gaza contre le blocusLe Figaro - 27 mai 2010 AFP 26/05/2010 | Mise à jour : 15:12 Réaction (12) Une flottille de huit bateaux avec 500 personnes à leur bord, dont des députés européens, se dirigent vers Gaza, ont annoncé mercredi des représentants français de l’organisation de cette opération qui vise à dénoncer le blocus israélien de ce territoire palestinien. Les bateaux, qui viennent de Grèce, de Turquie, de Suède et d’Irlande, auxquels est venu se joindre un bateau d’Algérie, vont se rassembler jeudi au large de Limassol (Chypre) avant de se diriger vers Gaza où ils tenteront d’accoster vendredi ou samedi, a-t-on précisé. A bord des bateaux « il y a des socialistes, des écologistes, des démocrates qui ne partagent pas les orientations politiques du Hamas (qui contrôle la bande de Gaza) mais qui s’inscrivent dans une tradition de soutien au peuple palestinien », a déclaré la député européenne socialiste française Françoise Castex au cours d’une conférence de presse. Outre des parlementaires, dont des représentants de la Chambre des Lords britannique, les bateaux ont aussi à leur bord des personnalités du monde artistique et associatif. Voir aussi : http://www.rtbf.be/info/monde/proche-orient/des-bateaux-europeens-vers-gaza-pour-denoncer-le-blocus-israelien-221090 http://www.rfi.fr/contenu/20100527-humanitaires-vont-tenter-briser-le-blocus-gaza La Coalition la Flottille de la Liberté24 mai 2010 Le Deuxième Bateau Joint la Flottille de la Liberté en Route pour Gaza ÉCRIT PAR GRETA BERLIN | 22 MAI 2010 [Istanbul, Turquie - 22 Mai 2010] Cet après-midi, accompagné par des cris d’encouragement et des drapeaux turcs et palestiniens flottant au vent, le deuxième bateau à joindre la Flottille de la Liberté (Freedom Flotilla) a quitté Istanbul. Parrainé par Insani Yardim Vakfi (IHH), une organisation humanitaire turque, et en tant que membre de la flottille pour ‘briser le siège’, le bateau transportera 600 passagers à Gaza. Il rejoindra huit autres bateaux venant de 3 autres pays. Ils transporteront 10 000 tonnes de fret pour les palestiniens, des matériels qu’Israël leur a interdit. Les bateaux se retrouveront dans la Méditerranée, avant de se diriger vers Gaza, pour arriver fin mai à la bande côtière assiégée. Le MV Rachel Corrie du Mouvement Free Gaza est déjà parti d’Irlande. Il se trouve actuellement près de la côte portugaise, chargé de ciment et de papier, ainsi que de fournitures scolaires et d’équipement médical. John Ging, responsable, depuis 2006, de l’Office de Secours et de Travaux des Nations Unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient (UNRWA) dans la Bande de Gaza, a dit: «Nous recommandons au monde entier d’envoyer des bateaux à Gaza, nous croyons qu’Israël n’interceptera pas ces bateaux car la mer est ouverte et que des organisations des droits humains ont déjà réussi des opérations similaires, prouvant qu’il est possible de briser le siège de Gaza». Pour plus d’information: Free Gaza Movement – Greta Berlin – +357 99187275 Free Gaza Movement – Huwaida Arraf – +306983046697 ECESG – Mazen Kahel – +33 1 46 81 12 92 IHH – Ahmet Emin Dag – +90 530 341 1934 Ship to Gaza / Greece – Vangelis Pissias – +30 697 200 9339 Ship to Gaza / Sweden – Dror Feiler – +46702855777 La Coalition la Flottille de la Liberté: Free Gaza Movement (FG), la Campagne Européenne Pour Arrêter le Siège de Gaza (ECESG), IHH (organisation turque pour la défense des droits humains), Bateau pour Gaza-Grèce, Bateau pour Gaza-Suède, Le Comité International Pour Lever Le siège de Gaza, ainsi que des centaines de groupes et d’organisations autour du monde qui soutiennent son travail. www.freegaza.org www.savegaza.eu www.ihh.org.tr www.shiptogaza.gr www.shiptogaza.se Londres, 14 mai 2010 – À 22h45, heure locale, le MV Rachel Corrie, un cargo de 1200 tonnes qui fait parti avec huit autres bateaux de la Flottille de la Liberté, a largué les amarres en Irlande pour la mer Méditerranée. Là-bas, il sera rejoint par des bateaux venant de Turquie et de Grèce. Tous navigueront ensuite vers Gaza. Cette semaine, des rapports israéliens ont indiqué que les autorités israéliennes ne permettrons pas à la Flottille de la Liberté, avec sa cargaison de matériel médical, éducationnel et de reconstruction, de rejoindre Gaza. D’après ces sources journalistiques israéliennes, des ordres précis ont été donnés pour empêcher les bateaux d’arriver à Gaza, même si cela implique l’utilisation de la force militaire. Le Free Gaza Movement, qui a effectué huit autres voyages à Gaza par la mer, confirme qu’Israël a déjà utilisé ce genre de menaces et d’intimidation pour essayer d’arrêter les expéditions avant même leur départ. «Ils ne nous en ont pas dissuadé précédemment et ils ne nous en dissuaderont pas maintenant» a déclaré un des organisateurs. Hier, un des partenaires de la Flottille de la Liberté, Bateau pour Gaza – Suède, avec le député vert Mehmet Kaplan ont demandé une audience avec le ministre des affaires étrangères suédois, Carl Bildt, pour discuter sur les mesures que le gouvernement suédois et l’Union Européenne vont prendre pour protéger le voyage humanitaire et pacifique de la Flottille de la Liberté. Plus tôt dans la semaine lors d’une rencontre avec un autre partenaire, la Campagne Européenne pour Arrêter le Siège de Gaza, le premier ministre turc Tayyib Erdogan a exprimé son soutien pour «briser le siège oppressif sur la Bande de Gaza….qui est en haut de la liste des priorités turques». Les partenaires de la coalition, Bateau pour Gaza – Grèce et l’organisation caritative turque IHH, ont souligné le fait que tous les bateaux, tous les passagers et les chargements seront contrôlés à chaque port de départ, montrant clairement que nous ne constituons pas une menace contre la sécurité d’Israël. Les menaces d’Israël d’attaquer des civils non-armés à bord de bateaux transportant de l’aide pour la reconstruction sont scandaleuses et montrent la nature cruelle et violente des politiques d’Israël envers Gaza. La Flottille de la Liberté, en défiant un blocus déclaré illégal par l’ONU et d’autres organisations humanitaires, agit en accord avec les principes universels des droits humains et de justice. Les palestiniens de Gaza ont droit aux milliers de produits essentiels, dont le ciment et les manuels scolaires, interdits d’entrée par Israël, ainsi qu’a l’accès au monde extérieur. La coalition Flottille de la Liberté demande à tous les signataires de la Quatrième Convention de Genève de faire pression sur Israël pour qu’elle remplisse ses obligations vis-à-vis de la loi humanitaire internationale, qu’elle arrête le blocus meurtrier sur Gaza et qu’elle se retienne d’attaquer ce convoi pacifique. Pour plus d’information: Free Gaza Movement – Greta Berlin – +33 607374512 ECESG – Mazen Kahel – +33 1 46 81 12 92 IHH – Ahmet Emin Dag – +90 530 341 1934 Ship to Gaza / Greece – Vangelis Pissias – +30 697 200 9339 Ship to Gaza / Sweden – Dror Feiler – +46702855777 La Coalition la Flottille de la Liberté: Free Gaza Movement (FG), la Campagne Européenne Pour Arrêter le Siège de Gaza (ECESG), IHH (organisation turque pour la défense des droits humains), Bateau pour Gaza-Grèce, Bateau pour Gaza-Suède, Le Comité International Pour Lever Le siège de Gaza, ainsi que des centaines de groupes et d’organisations autour du monde qui soutiennent son travail. www.freegaza.org www.savegaza.eu www.ihh.org.tr www.shiptogaza.gr www.shiptogaza.se Déclaration du Mouvement Free Gaza Levez le blocus sur Gaza Depuis 3 ans, la fermeture quasi hermétique d’Israël constitue une punition collective pour une population civile occupée. C’est explicitement interdit par l’Article 33 de la 4e Convention de Genève, aussi bien que par les lois intérieures des nations civilisées. Israël, en tant que puissance occupante dans la bande de Gaza a l’obligation de faire en sorte que la population reçoive des approvisionnements alimentaires et médicaux, et l’obligation de maintenir les hôpitaux et autres services médicaux « dans toute la mesure de ses moyens » (4e Convention de Genève, art. 55, 56). Israël est responsable du maintien d’une vie “normale” dans les territoires. Israël a grossièrement abusé de sa responsabilité de puissance occupante, en négligeant de subvenir aux besoins de la population civile palestinienne, et en instituant des politiques destinées à la punir collectivement. La Mission d’enquête des Nations Unies sur le conflit de Gaza, menée par Goldstone, a statué que la fermeture de la bande de Gaza pouvait s’apparenter au crime contre l’Humanité de persécution. Selon les Nations Unies, l’Opération d’Israël « Plomb durci » en janvier 2009 a endommagé ou détruit au moins 11000 maisons, 105 usines, 20 hôpitaux et cliniques, et 159 écoles, universités et institutions techniques. Environ 51 800 personnes ont été déplacées, alors que 20 000 n’ont toujours pas de toit à ce jour. Israël n’a permis pratiquement aucune reconstruction ; sur beaucoup d’aspects la bande de Gaza reste telle qu’elle était le 18 janvier 2009. Israël a interdit l’entrée dans Gaza de plus de 2000 produits, comme du ciment, du verre, du papier, du fer, ainsi que des médicaments contre le cancer, des jouets, du chocolat, des bureaux, du tissu, et du jus de fruit. Au début du mois, la BBC a obtenu un rapport du gouvernement israélien « Consommation alimentaire dans la bande de Gaza – Lignes rouges ». Il établit la consommation calorique minimum requise pour prévenir de la famine le million et demi d’habitants de Gaza, selon leur âge et leur sexe. Nous appelons tous les états à observer leur obligation en vertu des 4es conventions de Genève de faire en sorte qu’Israël respecte le droit international humanitaire, de mettre fin au blocus mortel de Gaza, et d’empêcher l’attaque de ce convoi de Paix. Signatures à envoyer avant Jeudi à z.lunat@gmail.com Leila Mazboudi (Al Manar) / publié le samedi 22 mai 2010. 21/05/2010 Nouvelle révélation qui devrait faire réfléchir sur les facteurs qui ont contribué à la création de l’entité sioniste et la prise de position au sein de l’organisation onusienne : c’est grâce aux pots de vins et au chantage que l’usurpation de la Palestine a été décidée. Sur les 33 Etats des 46 membres qui formaient de l’Assemblée générale en 1947, nombreux sont les pays qui ont perçu des pots de vin afin d’accorder leurs voix en faveur de la résolution onusienne 181 sur la partition de la Palestine. Cette divulgation revient à un historien israélien, Benny Morris, l’un des plus "sionisant" de ceux qui furent connus sous l’appellation « les nouveaux historiens israéliens du post-sionisme ». Elle est étayée dans son nouveau livre intitulé « 1948 : l’histoire de la première guerre arabo-israélienne » dans lequel il brosse l’histoire de l’entité sioniste, minée par les mensonges et les fausses croyances. Son approche même celle présentant les images les plus poignantes contre des Palestiniens n’a rien d’un examen de conscience. Elle vise surtout à justifier aux sionistes toutes leurs agressions, au nom de la création de l’entité sioniste. Quelques jours avant le vote, raconte Morris, les dirigeants du mouvement sioniste étaient particulièrement perturbés. Après avoir décompté les voix des votants, les résultats s’avéraient être en défaveur de la création de l’entité sioniste. C’est à ce moment que fut prise la décision de puiser dans le machiavélisme : « à ce point là, l’un de ces dirigeants sionistes jugea que les moyens propres de dissuasion n’étaient plus suffisants, et qu’il fallait recourir aux moyens sombres, dont les pots de vin et les autres pressions », écrit Morris, signalant que « les considérations financières ont joué un rôle considérable sur les représentants de pays d’Amérique du sud, dont l’un d’entre eux perçut la somme de 70 mille dollars en contre partie de son vote en faveur de la partition ». L’historien israélien évoque le cas du Costa-Rica, prétendant qu’il a touché le montant de 45 milles dollars, celui du Guatemala dont le représentant faisait part d’un zèle quelque peu exagéré selon Morris pour le sionisme et qui, « d’après les documents des archives britanniques percevait des sommes de la part de mouvements sionistes américains et était en relation avec une juive ». Un deuxième procédé tout aussi démoniaque fut également utilisé pour la création « d’Israël », celui du chantage. Selon Morris, il était exercé contre ceux qui refusèrent d’être corrompus : ainsi le Libéria s’est vu menacé de ne plus pouvoir vendre son caoutchouc. Parmi les parties qui l’exercèrent, en général des hommes d’affaires et d’influence sionistes, est mentionné un certain Samuel Zamouraï dirigeant d’un syndicat américain (la société des fruits unifiée) qui jouissait d’une grande influence dans les Caraïbes. Ces procédés ne sont certes pas une nouveauté pour le public israélien. Ils ont été mentionnés par des historiens tels Michaël Cohen et Tom Seguev, lequel avait écrit qu’à cette époque, un budget d’un million de dollars a été assigné pour « des opérations spéciales ». Mais pourquoi Morris, selon lequel ils sont bel et bien légitimes car « la création d’Israël était à l’ordre du jour… et la fin justifie les moyens », les rappelle-t-il à un moment où l’entité sioniste sonne plus que jamais la sonnette d’alarme sur son existence. « Un pot de vin est meilleur qu’une troisième guerre mondiale que les Arabes menaçaient de déclencher si l’Etat était proclamé », avait-il glissé durant son entretien avec le Yediot Aharonot. Les propos peuvent éventuellement suggérer, aux yeux du bourreau, le contentieux présent avec l’Iran, la Syrie, le Hezbollah et le Hamas. Mais aux yeux des victimes, ils prouvent une fois de plus l’ampleur de l’arnaque, via les instances internationales. Leila Mazboudi (Al Manar) Dov Zérah, nouveau directeur de l'Agence française de développementPar Vincent Hugeux, publié le 20/05/2010 à 11:30 L'Elysée a choisi le poulain de l'un de ses conseillers de l'ombre, Robert Bourgi, pour gérer les engagements financiers de la France dans le monde. Nicolas Sarkozy a tranché. Pour la direction générale de l'Agence française de développement (AFD), le président a choisi Dov Zérah, un énarque de 55 ans issu de l'administration du Trésor, qui fut entre autres le directeur de cabinet de Michel Roussin à la Coopération. Au sein même del'Agence, appelée à orchestrer les engagements financiers de la France notamment en Afrique, le choix élyséen est perçu comme le énième camouflet infligé aux partisans d'une rénovation volontariste de la relation entre Paris et la sphère subsaharienne. D'autant que Zérah, par ailleurs conseiller municipal de Neuilly-sur-Seine, a été vigoureusement soutenu par l'avocat Robert Bourgi, conseiller officieux de la présidence et marabout en chef des réseaux de la Françafrique. Certains cadres de l'AFD redoutent en outre que les fonctions éminentes qu'exerce au sein de la communauté juive le successeur de Jean-Michel Severino -il préside depuis janvier le Consistoire israélite de Paris/Ile-de-France- suscitent quelque réticence dans l'espace musulman. D'après : DCI s’inquiète de l’utilisation continue d’enfants comme boucliers humains par les soldats israéliens
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[1] « En route pour Athènes », par Gilad Atzmond, palestine-solidarité.org, 14 mai 2010. Texte original en anglais : « On my way to Athens », par Gilad Atzmon, gilad.co.uk, 14 mai 2010.
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| Source : Silvia Cattori http://www.silviacattori.net/article1216.html |
Heurts violents entre activistes de la paix israéliens et policiers à proximité du quartier palestinien de Scheik Jarrah
d'après : http://www.aloufok.net/spip.php?article1884 samedi 15 mai 2010, par Davidi
Environ 500 activistes de paix sont arrivés dans le quartier pour le rassemblement hebdomadaire. Ils ont chanté, “le Fascisme ne passera pas” et “vous ne réussirez pas la mise à mort d’une résistance populaire". Là, environ 100 protestataires se sont installés sur la route menant à la maison, qui a été récemment occupée par quatre familles juives nanties d’une décision judiciaire après l’évacuation des résidents arabes. La police a déclaré la protestation “un rassemblement illégal” et a ordonné aux protestataires assis sur la route de l’évacuer dans les trois minutes. Les activistes ont refusé de partir et ont été évacués de force du secteur. 15 des protestataires ont été arrêtés. Le journaliste de Radio d’Israël Shai Zilber, qui couvrait l’événement, a été aussi retenu. Il a subi plusieurs coups et a été relaché par la police après qu’ils ont découvert qu’il était un journaliste.
Un des manifestants, Dov Khenin membre de la Knesset, un dirigeant du Parti communiste, a dit que “la police utilisait une violence excessive tant contre les manifestants que contre des journalistes. Un grand groupe assis sur le sol sans la moindre attitude réprehensible ou sans action violente et la police a déployé une force excessive”. “Des Centaines de gens étaient venus pour protester contre l’injustice qui avait lieu dans le Scheik Jarrah, aussi bien que pour manifester pour la paix,” a-t-il ajouté. “Une implantation juive dans le coeur d’un quartier arabo-palestinien signifie que l’on veut empêcher un accord futur sur la solution de deux Etats pour deux peuples”.
"Nous nous combattons maintenant pour la paix, mais aussi pour la démocratie dans cette société. ” L’ancien Recteur d’université hébraique de Jerusalem, le Professeur Hanoch Gutfreund, qui a participé au rassemblement, a dit : “je suis un Jerusalemite et j’aime ma ville. Beaucoup de mes amis sont partis et je ne pense pas au départ, donc c’est très important pour moi de voir que les résidents de tout Jérusalem sont traité impartialement. Les résidants de Scheik ont vécu dans leurs maisons depuis les années 1950 et ils sont soumis à l’injustice. C’est la seule raison pour laquelle je suis ici, pas pour n’importe quelle raison politique, pour exprimer ma solidarité avec eux et mon avis sur ce qui leur est fait”.
Un des organisateurs du rassemblement, un membre du Parti communiste d’Israël, a affirmé : “aujourd’hui nous sommes venus pour protester au l’endroit même exactement où la police a permis à des centaines de colons de protester le Jour de Jérusalem. Nous nous sommes assis sur la route en conformité avec la tradition de désobéissance populaire non violente, que chaque civil consciencieux doit adopter quand la loi est utilisée de manière inique par le gouvernement pour commettre le vol et la discrimination. “
* Traduction de Danielle Bleitrach
La rencontre Mechaal-Medvedev affirme la force du Hamas
Jeudi 13 mai 2010 - Gaza – CPI
Photo CPI
Khaled Mechaal, président du bureau politique du mouvement islamique du Hamas, a rencontré le président russe Medvedev dans la capitale syrienne Damas. Cette rencontre est pour beaucoup d’analystes politiques comme une reconnaissance russe et occidentale de la force du mouvement du Hamas et de son rôle dans la région.Ils croient que la Russie veut montrer aux Américains qu’ils gardent un rôle efficace dans les affaires du Moyen-Orient, comme le dossier syrien, le dossier iranien et la réconciliation iranienne.
Une force politique
L’analyste politique Mohsin Abou Ramadan remarque que la rencontre de Mechaal avec président russe veut dire que le Hamas est désormais une force politique palestinienne dont la position s’est enracinée sur la carte politique internationale. Une reconnaissance concrète d’une force concrète.
Les positions actuelles de la Russie donnent l’impression que la Russie va vers le démantèlement des conditions du Quartette dont celle qui refuse de traiter avec le Hamas. Ces positions de la Russie servent l’intérêt du peuple palestinien et les intérêts des Arabes, croit fortement Abou Ramadan.
Equilibre difficile
De son côté, l’écrivain Tayssir Mohaissine pense que la rencontre est porteuse de plusieurs sens importants. En effet, la Russie veut retrouver sa place comme grande puissance. Par conséquent, elle veut trouver sa position qu’elle possédait à l’époque de l’Union Soviétique. Cependant, elle se rend compte que cela n’est possible sans une solution à la question palestinienne et sans prendre en compte le Hamas comme joueur majeur à ne pas mettre négliger, dit Mohaissine.
Il ajoute que la Russie ne veut en aucun cas laisser le champ libre aux Etats-Unis, pour qu’ils ne puissent modeler le Monde à leur image et selon leurs intérêts. La Russie voudrait reprendre sa position historique qui lui revient, non comme l’Union Soviétique, mais comme l’Etat qu’elle est.
En rencontrant Mechaal, la Russie a voulu adresser un message consistant à dire qu’elle reste un élément efficace dans les affaires du Moyen-Orient, dont les dossiers syrien et iranien, ainsi que la réconciliation.
L’entrée de la Russie sur la ligne de la réconciliation, dit-il, influencera très certainement toutes les parties, tous les joueurs de la question palestinienne. Si ces derniers ne changent pas leur position envers le Hamas, le dossier palestinien sortira de leurs mains.
La position du Hamas
Par ailleurs, l’analyste politique Hani Al-Bassous croit avec certitude que cette rencontre représente une reconnaissance explicite aussi bien russe qu’occidentale du Hamas et de son rôle, en sachant bien que le Hamas est un parti politique palestinien qui pèse lourd sur la scène palestinienne et qui exprime le point de vue de la majorité du peuple palestinien.
Lorsqu’une personnalité aussi importante que le président russe rencontre le chef du bureau politique du mouvement du Hamas, cela ne vient que confirmer la position politique acquise sur la scène internationale, que la Russie garde une bonne relation avec le Hamas, malgré tous les agissements des Etats-Unis visant à isoler le Hamas.
Cette rencontre servira le mouvement du Hamas, ajoute-t-il. Elle confirme que le mouvement est un parti pesant lourd sur la scène politique, plus encore que l’autorité. Le Hamas représente une grande partie du peuple palestinien. La rencontre du Hamas avec le président russe sera certainement un nouveau point de départ.
Jeudi 12 mars 2009, par La Rédaction d'Al-Oufok
Cela s’est passé le 10 Mai 2004
L’Autorité palestinienne programme ses premières municipales
Les pourparlers « de proximité » entre Israéliens et Palestiniens ont débuté
© L'émissaire américain pour le Proche-Orient, George Mitchell (g), et le principal négociateur palestinien, Saëb Erakat (d). Reuters/Mohamad Torokman
Les négociations indirectes israélo-palestinienne sous les auspices des Etats-Unis, baptisées discussions de proximité, sont lancées. L'annonce vient d'en être faite par le principal négociateur palestinien Saëb Erakat après un nouvel entretien ce dimanche 9 mai 2010 à Ramallah entre George Mitchell l'émissaire américain et le président palestinien Mahmoud Abbas.
Avec notre correspondante à Jérusalem, Catherine Monnet
Les Américains parlent de pourparlers de proximité… « C’est un terme inventé par Washington pour contourner le refus du président palestinien de reprendre les négociations avec Israël » tant qu’il n’y aura pas un gel total de la colonisation explique un célèbre éditorialiste du quotidien israélien Maariv. Voilà pour le principe, en pratique, cela signifie que l’émissaire américain, George Mitchell, va faire la navette entre Jérusalem et Ramallah, entre le Premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahu et le président de l’Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas.
Pendant quatre mois, pas plus. C’est le temps prévu par les Américains qui veulent ensuite qu’Israéliens et Palestiniens se retrouvent à la même table et se reparlent directement comme elles le faisaient depuis 17 ans, depuis les accords d’Oslo.
Alors de quoi sera-t-il question pendant ces quatre mois ? La partie israélienne veut placer la question sécuritaire et le dossier de l’eau en tête des dossiers à traiter. De son côté, l’Autorité palestinienne veut discuter de l’ensemble des dossiers, y compris les plus sensibles comme la question des frontières, de Jérusalem, des réfugiés... A noter que pour l’instant, le seul point commun entre Israéliens et Palestinien, c’est qu’ils sont tous les deux d’accord pour penser que ces négociations n’ont aucune chance de réussir…
Refuser la légitimité de la politique de colonisation d’Israël par l’OCDE
Des organisations appellent à un rassemblement devant l'OCDE lundi 10 mai à 18H30
- 2 rue André Pascal (Paris 16ème) - Métro La Muette (Ligne 9).
Ce rassemblement initié dans le cadre du Collectif National pour une Paix Juste et Durable entre Palestiniens et Israéliens les premiers signataires :
Association France Palestine Solidarité (AFPS) - Association pour les Jumelages entre les camps de réfugiés Palestiniens et les villes Française(A.J.P.F) - Génération Palestine - la Campagnes Civiles Internationales pour la Protection du Peuple Palestinien (CCIPPP) – L’union Juive Française pour la Paix (UJFP) – Femme en Noir - l'Union des Travailleurs Immigrés Tunisiens (UTIT) - Les Alternatifs – Le Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA) - Parti Communiste Ouvrier de France (PCOF)
Monsieur Sarkozy, ne soutenez pas l'adhésion d'Israël à l'OCDE
Le 16 mai, le conseil de l'OCDE se réunit pour acter l'adhésion d'Israël. Chaque pays membre, dont la France, devra se prononcer sur la question.
Aux côtés de la Banque mondiale et du FMI, l'OCDE a été le fer de lance du néolibéralisme dans le monde. Israël tente depuis 20 ans d’y entrer. Après avoir libéralisé, privatisé, flexibilisé son marché du travail et démantelé sa protection sociale, Israël espère être intronisée en mai 2010. Son intégration officielle dans le club fermé des nations riches est supposée faire revenir les investissements étrangers, après les pertes dues à la crise financière, et améliorer son image, détériorée par ses guerres répétées depuis 2002 contre les Palestiniens et les Libanais.
Israël criminel - OCDE complice ?
Alors que les délégations des pays membres de l'OCDE se réunissaient pour décider de l'adhésion de l'Etat d'Israël, des militants solidaires avec le peuple palestinien, dont des membres de la Coordination interfacs Palestine, de Génération Palestine, de l'Union juive française pour la paix, d'Europalestine, de Américains contre la guerre, du Réseau juif international antisioniste et du NPA, ont investi le hall de l'OCDE à Paris. Ils ont occupé les lieux et déployé drapeaux palestiniens et la banderole 'Israel Apartheid Boycott" de la campagne BDS jusqu'à l'arrivée des forces de l'ordre.
Il s'agissait d'exprimer le refus de légitimer la politique d'apartheid d'un Etat responsable du massacre de 1400 Palestiniens à Gaza, du blocus de la population et de la colonisation de la Palestine.
Une nouvelle réunion des délégations des pays membres aura lieu à l'OCDE le 10 mai. Le veto d'un seul pays suffirait à empêcher l'adhésion de l'Etat d'Israël.
Plus que jamais il faut refuser la collaboration avec un Etat criminel et développer la campagne internationale Boycott Désinvestissement Sanctions.
Paris, le 6 mai 2010
Voir la vidéo de l'action au siège de l'OCDE :
Monsieur l’Ambassadeur,
Ce mois-ci, l’Organisation de Coopération et de Développement Économique doit se prononcer sur la candidature d’Israël. Or le manque total de respect de l’Etat israélien pour les droits humains et le droit international ainsi que son obstruction à tout processus de paix ont fait l’objet de nombreuses critiques internationales. Cependant, cet Etat a montré de façon répétée qu’il n’a en rien modifié pour autant sa politique malgré ces critiques. Tout au contraire il poursuit sa politique illégale sans avoir à affronter aucune conséquence réelle qui soit concrète. Par contraste avec les résolutions et les condamnations verbales dont il fait l’objet, Israël reçoit donc un « traitement spécial » sur le plan de la politique, un traitement que rien ne justifie. Lui offrir de devenir membre de l’OCDE serait un exemple de plus de ce traitement spécial, et une façon de l’encourager dans son déni du droit et de la paix.
A ces raisons majeures nous pensons qu’il en existe de nombreuses autres pour refuser l’adhésion d’Israël à l’OCDE, parmi lesquelles :
La prise en compte de la production dans les territoires occupés viole le droit international, et pas plus tard qu’en février dernier, la Cour de Justice des Communautés Européennes a rappelé clairement que les produits des colonies ne peuvent en aucun cas être considérés comme des produits israéliens. Dans les chiffres qui servent de fondement à la demande d’adhésion, il n’y a aucune distinction en fonction de la zone de production : ces paramètres économiques incluent les territoires palestiniens occupés de Cisjordanie et du plateau du Golan syrien. Accepter cette adhésion, dans ces conditions, ce serait accepter de fait l’idée du « Grand Israël ». Ce n’est pas concevable pour quiconque veut la paix par le droit.
D’après la convention de l’OCDE, les Etats membres doivent partager un même engagement à respecter le droit international et le respect des droits de l’homme. Plusieurs des membres actuels de l’OCDE ont exprimé de façon répétée que cet engagement n’est pas partagé par les dirigeants israéliens.
Dans le texte de la convention on peut lire que la coopération est une contribution majeure aux relations pacifiques et harmonieuses entre les peuples du monde. Les Etats membres ont, à plusieurs reprises, critiqué les actions d’Israël au motif qu’elles sont contre-productives vis-à-vis du développement de telles relations. Pas plus tard qu’en mars, les Etats-Unis, l’Union Européenne, la Russie et les Nations Unies ont publié une condamnation commune de la politique israélienne à Jérusalem. Les dirigeants de ce pays ignorent ces déclarations en toute impunité.
Nous vous prions donc instamment d’agir de façon à inverser la réponse positive attendue à la demande d’adhésion d’Israël qui serait comprise comme un encouragement à ses entreprises qui tournent le dos à la paix. Chaque pays membre de l’OCDE dispose en la matière d’un droit de veto concernant ce type de décision. Nous vous demandons de l’utiliser, si possible avec d’autres Etats membres.
Dans l’attente de votre réponse, que nous espérons positive, et dont nous tiendrons nos militants informés, nous vous prions de croire en nos salutations distinguées.
signature
AFP | 06/05/2010 | Mise à jour : 09:09
L'émissaire américain George Mitchell doit rencontrer à nouveau jeudi le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu dans le cadre de ses efforts pour lancer des négociations indirectes avec les Palestiniens, a-t-on appris auprès de l'ambassade des Etats-Unis en Israël.
Le comité exécutif de l'Organisation de libération de la Palestine (OLP), qui regroupe les principaux dirigeants palestiniens, se réunira le lendemain pour entériner la reprise du dialogue avec les Israéliens.
Après une nouvelle navette entre dirigeants palestiniens et israéliens, M. Mitchell devrait annoncer formellement le lancement des discussions indirectes, samedi ou dimanche, avant de quitter la région, selon un haut responsable palestinien.
Palestine/colonies juives: 5 ans ferme ?
Un ministre de l'Autorité palestinienne a appelé aujourd'hui les Palestiniens à cesser de travailler dans les colonies juives, les avertissant qu'ils risquaient cinq ans de prison et des amendes en cas d'infraction.
"Nous appelons tous les Palestiniens à cesser de travailler dans les colonies", a dit le ministre palestinien de l'Economie, Hassan Abou Libdeh, lors d'une conférence de presse à Ramallah (Cisjordanie).
Selon les termes d'une nouvelle loi approuvée le mois dernier, tout Palestinien découvert en train de travailler dans une colonie juive risque une amende de près de 14.000 dollars ou une peine de cinq ans de prison.
"La loi en question va entrer en vigueur à la fin de cette année", a dit le ministre, précisant qu'au moins 25.000 Palestiniens étaient employés dans les colonies juives.
Ils travaillent dans les 120 colonies de Cisjordanie et Jérusalem-Est, où vivent un demi-million d'Israéliens. Les Palestiniens considèrent ces implantations comme un obstacle majeur à l'avènement de leur futur Etat.
Récemment, le président palestinien Mahmoud Abbas a signé un décret interdisant la vente et le négoce des produits fabriqués dans les colonies juives de Cisjordanie occupée.
Selon ce décret, toute personne reconnue coupable de se livrer au négoce de produits issus des colonies est passible de deux à cinq ans de prison et 16.000 euros d'amende.
Cette campagne s'inscrit dans le cadre des efforts du Premier ministre palestinien Salam Fayyad pour bâtir les institutions d'un Etat palestinien "viable et indépendant" d'ici août 2011.
Les Echos
[ 05/05/10 ]
L'incendie d'une mosquée en Cisjordanie a jeté une ombre, hier, sur la reprise du dialogue israélo-palestinien alors que l'émissaire américain George Mitchell commençait une nouvelle mission pour préparer le lancement de pourparlers indirects entre les deux camps. La reprise des contacts israélopalestiniens, qui s'annoncent difficiles, est attendue dans les prochains jours après le feu vert donné samedi par la Ligue arabe au président Abbas pour des discussions indirectes, dites de « proximité », sous l'égide de George Mitchell. Ces pourparlers, interrompus depuis près de dix-huit mois, prendront la forme de navettes de l'émissaire américain entre Jérusalem, Ramallah et Washington, et sont censés durer quatre mois. Par ailleurs, la droite au pouvoir en Israël a dénoncé hier « l'appel à la raison » de Juifs de gauche européens critiquant sévèrement la politique du gouvernement israélien, alors que la gauche locale, bien plus faible, applaudissait à l'initiative. Partisans de la solution de « deux Etats pour deux peuples » et inquiets de la « délégitimation d'Israël », les signataires estiment que « l'alignement systématique sur la politique du gouvernement israélien est dangereux car il va à l'encontre des intérêts véritables de l'Etat d'Israël ».
Les colons élaborent une nouvelle stratégie d’intimidation pour faire fuir leurs voisins palestiniens
Des dizaines de colons montent sur des terres palestiniennes une tente "de protestation" à côté d’une tente appartenant à des bergers bédouins.
Par Amira Hass
03.05.10
Certains colons emploient une nouvelle stratégie pour faire évincer les Palestiniens de leurs terres dans la région nord de la Vallée du Jourdain, a appris Haaretz. De nombreux colons, dont certains sont des résidents de la colonie Maskiot, ont monté une tente "de protestation" à côté d’une tente appartenant à des bergers bédouins près de Wad el Maleh, sur des terres palestiniennes privées. Jeudi dernier, les Palestiniens s’étant plaints auprès de l’Administration Civile, tant les Israéliens que les Palestiniens de la région se sont vu remettre des décrets déclarant la région zone militaire fermée et signés par le chef de brigade Yochai Ben-Yishaï.
Les Israéliens sont partis, mais c’est aussi ce qu’ont fait les Palestiniens, qui vivaient là depuis plus de 40 ans. Les forces de sécurité ont dit au journal Haaretz qu’alors que le décret militaire était très temporaire et visait à empêcher les frictions entre la famille bédouine et le groupe de colons, les Palestiniens n’ont pas encore regagné leurs terres de crainte que les colons reviennent aussi. Les membres d’un comité de lutte populaire de la Vallée du Jourdain craignent que les colons n’utilisent la même méthode d’ailleurs, en partant du principe que les autorités ne les chasseront des terres que si cela signifie que les habitants palestiniens seront obligés d’en faire autant.
La famille a dit aux militantes de l’association des droits de l’homme Machsom Watch [surveillance des checkpoints] qui sont venues mardi et jeudi que les colons ont veillé jusqu’à tard dans la nuit en faisant hurler de la musique, et que le chien des colons harcelait son troupeau. Elle est allée se plaindre au District Coordination Office de Tsahal local, dit-elle, mais les représentants du DCO et les soldats qui sont finalement venus sur le site lui ont dit que les colons pourraient y rester aussi longtemps que les Palestiniens y resteraient.
Les colons eux-mêmes en ont dit autant en prétendant que leur action était une "manifestation" contre le fait que les Bédouins "peuvent piquer leurs tentes où çà leur plaît", ont dit les militantes de Machsom Watch au journal Haaretz
Jeudi dernier, l’armée, la police et l’administration civile sont arrivées en nombre pour remettre les décrets de zone militaire fermée à chacun des deux camps. Des habitants palestiniens et des membres du Comité de Lutte Populaire qui étaient présents ont protesté contre les décrets ; la police en a arrêté un en prétendant qu’il avait attaqué un colon. Le militant, qui a réfuté ces accusations, a été libéré sous caution et a reçu un ordre à comparaître devant le tribunal dans un délai d’un mois. À midi, les Palestiniens avaient démonté leurs tentes et étaient partis pour leur campement d’hiver.
Le bureau du porte-parole de Tsahal a publié la réponse suivante : "les deux campements en question ont été montés la semaine dernière. Aucune des parties en cause n’avait de revendication bien-fondée sur les terres. Le chef de brigade a rendu un décret de zone militaire fermée, mais uniquement sur un rayon de 50 mètres autour du site et pour quelques heures, afin de séparer les parties et parce qu’il craignait que des vies ne soient en danger. Après publication du décret, ils ont quitté les tentes d’eux-mêmes, sans recourir à la force".
Traduction : M.C.
Amira Hass
1/ Sondage : la majorité des Juifs d’Israël est pour que les organisations des droits [de l’homme] soient bâillonnées
détails de ce sondage........................... (Ha’aretz, 28/04)
2/ Proposition de loi israélienne : proscrire les ONG qui dénoncent les violations [des droits de l’homme] (JNews, 29/04)
http://www.haaretz.com/hasen/spages/1165910.html
Sondage :
la majorité des Juifs d’Israël est pour que les organisations des droits [de l’homme] soient bâillonnées
par Or Kashti
28/04/2010
Plus de la moitié des Israéliens juifs pense que les organisations des droits de l’homme qui exposent les comportements immoraux d’Israël ne doivent pas être autorisées à fonctionner librement, et pensent qu’il y a ici trop la liberté d’expression, montre un récent sondage.
L’étude, commandée par le Centre Tami Steinmetz pour la paix de l’Université de Tel-Aviv, est présentée aujourd’hui lors d’une conférence sur les limites de la liberté d’expression.
Les sondeurs ont interrogé 500 Israéliens juifs qui peuvent être considérés comme un échantillon représentatif de la population juive adulte.
L’enquête révèle que 57,6% des sondés conviennent que les organisations des droits de l’homme qui exposent la conduite immorale par Israël ne devraient pas être autorisées à fonctionner librement.
Un peu plus de la moitié s’accorde à dire qu’ "il y a trop de liberté d’expression en Israël".
L’enquête montre aussi que la plupart des sondés est pour que soient punis les citoyens israéliens en faveur de sanctions ou du boycott du pays, et pour que soient punis les journalistes qui publient des infos donnant une mauvaise image des actes de l’armée.
82% des sondés disent être pour des sanctions sévères contre ceux qui se procurent illégalement des informations sur la conduite immorale de l’armée et les font fuiter.
"Les Israéliens ont une perception déformée de la démocratie", dit Daniel Bar-Tal, professeur à l’école normale de l’université et l’un des organisateurs de la conférence. "L’opinion reconnaît l’importance des valeurs démocratiques, mais quand il s’agit de les appliquer, la plupart des gens s’avère presque antidémocratique."
David Newman, de l’université Ben-Gurion, participe également à la conférence et qualifie les résultats du sondage de "très préoccupants", ajoutant que la liberté d’expression est attaquée depuis quelques années.
"Nous disons qu’Israël est la seule démocratie du Moyen-Orient, mais en Europe, l’opinion qu’on a de nous commence à changer", dit-il.
Pratiquement tous les sondés, 98%, disent que la liberté d’expression est importante, mais les réponses changent quand les questions se font plus précises.
Concernant le droit des organisations des droits de l’homme à fonctionner librement, les réponses varient en fonction de l’opinion politique que déclarent les sondés. Parmi ceux qui se disent de droite, 76% répondent que les organisations des droits de l’homme ne devraient pas être libres de faire connaître les conduites immorales d’Israël.
Les différences politiques ne sont pas aussi évidentes dans les réponses à certaines autres questions.
L’enquête montre que 65% de tous les sondés pensent que les media israéliens devraient se voir interdire de publier des informations dont l’armée pense qu’elles pourraient compromettre la sécurité de l’état, même si l’info provient de l’étranger.
43% déclarent que les media ne devraient pas diffuser d’informations confirmées par des sources palestiniennes qui pourraient ternir l’image de l’armée israélienne. 58% des sondés sont opposés à ce que le pays soit durement critiqué, —10% de plus qu’en 2003.
"La foi dans les valeurs démocratiques n’a pas été mesurée de façon abstraite, mais a plutôt été testée à partir de cas spécifiques. Il s’avère donc que l’opinion israélienne n’est ni tolérante ni pluraliste", a déclaré Bar-Tal. "Le système d’éducation enseigne les pouvoirs gouvernementaux et le mode d’élection, mais il n’y a aucune discussion approfondie sur les valeurs démocratiques et [la façon de] les inculquer. Tout ce qui touche aux valeurs est perçu comme étant de gauche."
Contrairement à Bar-Tal et Newman, Gerald Steinberg, l’université Bar-Ilan dit dans le milieu universitaire que "Ce sont en fait les gens qui sont censés être pluralistes, c’est-à-dire ceux de gauche, qui s’opposent à la liberté d’expression de ceux qui les critiquent".
Steinberg est un membre actif de l’Organisme de surveillance des ONG, qui observe les ONG en Israël.
"Les critiques dont nous faisons l’objet ne portent pas sur les détails et les faits, mais disent que nous sommes des fascistes qui mettent en danger la démocratie. Au lieu d’ouvrir ce sujet au débat public, les plaintes contre nous abaissent la qualité du débat,", a-t-il déclaré.
http://www.haaretz.com/hasen/spages/1166133.html
La tyrannie de la majorité israélienne est dangereuse
par Gideon Levy
29/04/2010
La seule démocratie du Moyen-Orient est peut-être unique, mais il est douteux qu’elle en soit vraiment une. Les résultats d’un sondage publié hier dans Haaretz montrent ce qu’on sait depuis longtemps : un mélange d’ignorance, de manque de compréhension élémentaire et d’état d’esprit fasciste. Un vent mauvais et dangereux souffle sur un gouvernement qui menace de s’effondrer.
Selon le sondage, réalisé par le Centre Tami Steinmetz pour la paix de l’Université de Tel-Aviv, il y a clairement une importante majorité antidémocratique. C’est une majorité qui veut punir ceux qui exposent les méfaits de l’armée, et qui n’est pas disposée à laisser les organisations des droits de l’homme fonctionner librement. C’est une majorité qui est pour punir ceux qui appellent au boycott d’Israël, et qui veut de lourdes sanctions contre les journalistes qui informent sur les actes immoraux commis par Tsahal.
Punir et punir, et se délecter du silence imposé aux critiques : c’est ce que veulent les citoyens. C’est leur avis. De tous les dangers réels et inventés qui guettent Israël, c’est le plus grand, le plus réel et le plus immédiat.
Prenez Haim Yoavi-Rabinovitch dans l’affaire Anat Kamm. Il a demandé que Schocken Amos, éditeur de Haaretz, soit arrêté et jugé pour chantage et trahison, —rien de moins. "Kamm n’est pas une espionne mais une traîtresse", a écrit Rabinovitch, qui a en plus demandé que Kamm soit châtiée en conséquence. On peut supposer qu’aux yeux des gens comme lui, une exécution en place publique ne serait pas un châtiment excessif.
Rabinovitch n’est pas tout seul. Ses idées sont partout sur internet et se sont fait beaucoup de partisans. Mais ce n’est pas le problème. Il existe des gens de son espèce dans toute bonne société civilisée. Le problème est que, dans l’Israël de 2010, il ne reste presque aucun système capable de mettre le holà à ce rabinovichisme obscure et ignorant et pour défendre la liberté d’expression, dont 98% des sondés, croyez-le ou non, ont dit qu’ils la trouvent importante.
C’est bien israélien d’être (théoriquement) en faveur de la liberté d’expression mais, dans la pratique, d’y être opposé à ce point. Pas besoin d’un sondage. La plupart des Israéliens pense que ’démocratie’ signifie (uniquement) élections à intervalle régulier, parce qu’il suffit qu’une faible majorité de députés lèvent la main à la Knesset en faveur de toutes sortes de crimes et d’injustices pour les rendre acceptables. La sécurité est utilisée pour couvrir le tout. Il existe un lien entre les flatteries des campagnes politiques en vue des élections primaires et la démocratie : quiconque ose critiquer, exposer des actes répréhensibles, se détacher des rangs ou émettre un avis différent est promis au même sort ; la majorité peut faire tout ce qu’elle veut et la minorité doit être impuissante.
La plupart des Israéliens en ont assez de tous les systèmes de contrôle du gouvernement, qui montrent la véritable nature du gouvernement. Au diable ce qui reste du véritable journalisme en Israël et au diable la Cour Suprême, qui ne fait pas nécessairement toujours son travail. Et déjà assez de ces organisations des droits de l’homme perfides. Nous voulons un Israël sans Haute Cour de Justice et sans organisations des droits de l’homme comme B’Tselem.
Un tel Israël est prêt à aller de l’avant et à affronter toute menace. Israël est prêt à devenir un monstre. Rien ne l’arrêtera. N’importe quel leader violent et dangereux et n’importe quel crime de guerre y sera salué, salué par les idiots et les ignorants.
Notre système immunitaire s’est depuis longtemps affaibli. La presse restera muette, et la Cour Suprême pardonnera. En même temps, la protestation somnole et la société civile, concept en vogue dans le monde politique, n’existe pas. Allez donc expliquer à l’Israël de 2010 que le rôle des media est d’informer sur les actes délictueux, que le rôle des ONG est de nous mettre en garde, et que le rôle de la Cour Suprême est d’être vigilante. Au lieu de cela, tous doivent être puni. Allez expliquer que la tyrannie de la majorité est non moins dangereuse que le contrôle exercé par la minorité. Allez expliquer que démocratie signifie critique libre et sans limites.
Tout cela est disparu et oublié. Nous n’avons personne à qui inculquer ces valeurs. Nous avons survécu à Pharaon, et nous survivrons à l’Iran, mais pas à ce problème. Il suinte de l’intérieur et menace d’accabler le peuple. L’opinion publique actuelle en est le terreau classique, comme si elle avait été tirée des livres d’histoire pour instruire les régimes barbares. Il n’y a pas besoin d’un coup d’état militaire en Israël. L’armée a un contrôle immodéré sur la plupart des aspects de la vie. Il n’y a pas besoin d’un dictateur non plus. La tyrannie de la majorité est assez dangereuse [comme çà].
"Mr. Schocken, éditeur de Haaretz", comme l’a appelé cet ignorant de Rabinovitch, ne sera pas pour l’instant traîné en justice. Et Anat Kamm ne sera pas exécutée. Mais le gouvernement démocratique, en Israël, a déjà été jugé et la peine est en train d’être appliquée juste sous nos yeux.
http://www.jnews.org.uk/news/israeli-law-proposal-outlaw-organisations-reporting-on-violations
Proposition de loi israélienne :
proscrire les ONG qui dénoncent les violations [des droits de l’homme]
mauvais présage pour les organisations des droits de l’homme : une nouvelle proposition de loi vise les organisations qui dénoncent les infractions au droit international
par JNews
29/04/2010, Londres, Royaume Uni
Source : minutes de la Knesset, nrg, Maariv, organisations des droits de l’homme israéliennes
Une nouvelle proposition de loi déposée mercredi à la Knesset israélienne vise à interdire que soient enregistrées les organisations israéliennes (ONG) soupçonnées de fournir des informations ou d’être mêlées à la poursuite en justice de responsables ou donneurs d’ordres israéliens pour violation du droit international humanitaire ou crimes de guerre.
Le Registre des Associations devrait alors fermer les organisations existantes engagées dans ce type d’activités.
Le projet de Loi sur les Associations (Amendement - Exclusion d’Enregistrement et Activité pour une Association) de 2010 s’inscrit dans le sillage d’une campagne d’incitation contre le milieu des droits humains en Israël et est la deuxième loi à être proposée contre ses activités cette année.
Parmi les signataires de cette proposition de loi, il y a deux anciens membres de la police secrète d’Israël, le Shin Bet ou Shakak : l’ancien directeur Avi Dichter et l’ancien directeur adjoint Gideon Ezra.
La proposition de loi ne spécifie pas de noms d’organisations, mais, lors d’un débat organisé mercredi à ce sujet, les initiateurs du projet de loi, 19 membres de la Knesset (MKS) de différents partis de la coalition et de l’opposition, ont cité à titre d’exemples des associations israéliennes comme Adalah, Physicians for Human Rights-Israel, le Comité Public Contre la Torture en Israël et la Coalition des Femmes pour la Paix.
Le quotidien israélien Maariv s’est plus particulièrement penché sur Adalah, une organisation des droits humains dirigée par les citoyens palestiniens d’Israël. Son article sur la proposition de loi avait pour titre "Les députés proposent : hors la loi, Adalah".
Lors d’une discussion animée hier à la Knesset, le député Nitsan Horovitz du parti de gauche Meretz a qualifié la proposition de loi de chasse aux sorcières. "Tant que des activités sont légales au regard de la loi israélienne, elles sont [autorisées] au nom de la liberté d’expression ; ce conflit est de nature politique", a déclaré Horovitz. "Si une organisation fait quelque chose d’illégal, alors allez à la police", a-t-il dit.
Il a ajouté que la Knesset devait répondre aux allégations faites par les organisations attaquées au lieu de les faire taire.
Un groupe de dix organisations israéliennes de défense des droits de l’homme a publié une réponse au projet de loi disant qu’il "viole les traités internationaux et la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme, qui a été signée à la suite des horreurs de la Seconde Guerre mondiale", et qu’il "a pour but d’escamoter des informations ou soupçons sur certains crimes".
Le groupe a ajouté que "le refus du gouvernement israélien de permettre au système juridique national d’enquêter sur les allégations de crimes de guerre est la raison même pour laquelle les crimes de guerre peuvent faire l’objet d’enquêtes et de poursuites à l’étranger", et qu’ "au lieu de défendre la démocratie, les initiateurs de ce projet de loi préfèrent le réduire en cendres".
Hassan Jabareen, directeur d’Adalah, a ajouté que "si la loi était adoptée, elle constituerait un aveu officiel de l’état d’Israël qu’il commet des crimes de guerre et qu’il ordonne aux organisations des droits humains en Israël de les taire, de s’abstenir d’en informer, et de cesser d’aider les victimes et la communauté internationale à travailler à en empêcher la perpétuation. Seul un état qui commet des actes interdits aurait intérêt à [adopter] une telle législation".
Selon le speaker de la Knesset, il vaut mieux accepter les Palestiniens en Israël que de créer deux Etats
vendredi 30 avril 2010 - 10h:17 - Zvi Zrahiya - Haaretz
Le speaker de la Knesset, Rivlin, a dit jeudi qu’il accepterait plus volontiers les Palestiniens en tant que citoyens israéliens plutôt que de diviser Israël et la Cisjordanie en deux États dans le cadre d’une solution de paix.
Rivlin préférerait une solution à un seul état, avec des droits égaux pour tous.
Prenant la parole durant une réunion avec l’ambassadeur grec en Israël , Kyriakos Loukakis, Rivlin a dit qu’il ne voyait pas pourquoi Israël signerait un accord de paix avec l’Autorité palestinienne dans la mesure où il ne croit pas que le président de l’AP, Mahmoud Abbas, « pourrait en assurer la mise en application ».
Parlant de la possibilité d’un tel accord, Rivlin a dit : « je préfère avoir les Palestiniens en tant que citoyens de ce pays plutôt que de voir celui-ci divisé ».
À la fin de l’année dernière, Rivlin a dit lors d’un discours à Jérusalem, que la population arabe d’Israël est « une partie inséparable de ce pays. Il s’agit d’un groupe ayant une identité nationale commune, hautement définie, et qui sera pour toujours une partie collective, importante et intégrale de la société israélienne ».
Dans un discours prononcé à la résidence du président, le speaker de la Knesset a appelé à un changement fondamental dans les relations entre juifs et Arabes en Israël, demandant instamment l’établissement d’un « partenariat véritable » entre les deux secteurs, basé sur le respect mutuel, l’égalité absolue et tenant compte des « besoins particuliers et caractères uniques des deux parties ».
Rivlin a aussi dit que « l’établissement d’Israël a été accompagné de beaucoup de douleur et de souffrances et d’un traumatisme véritable pour les Palestiniens » ajoutant que « beaucoup d’Arabes israéliens qui se considèrent comme faisant partie de la population palestinienne, partagent la souffrance de leurs frères de l’autre côté de la ligne verte - souffrance qui, estime-t-il, est imputable à l’État d’Israël ».
« Beaucoup d’entre eux » dit Rivlin « se heurtent au racisme et à l’arrogance des juifs israéliens ; l’inégalité dans l’attribution des ressources de l’État n’est pas non plus de nature à nous faire aimer ».
http://www.haaretz.com/hasen/spages/1165706.html
27/04/2010
Le premier ministre palestinien Salam Fayyad fait doucement bouger les lignes du conflit israélo-arabe avec un credo simple : les Palestiniens doivent construire leur état maintenant et ne peuvent plus attendre un accord de paix avec Israël toujours remis à plus tard.
Son ambition étant de préparer les Palestiniens à la proclamation d’un état en août 2011, il essaye de le bâtir de fond en comble : construction de routes, réforme judiciaire, planification des villes nouvelles.
Cet économiste formé aux USA a été couvert d’éloges, d’argent et de soutien par les États-unis et l’Europe. Les dirigeants israéliens n’ont pas dit grand’chose, même si certains en Israël se montrent inquiets que Fayyad soit le fer de lance d’une stratégie palestinienne consistant à se passer de négociations, déclarer un état de facto et en demander la reconnaissance internationale.
Fayyad croit que le succès appelle le succès, que fournir des arguments convaincants pour la création d’un état palestinien rendra celle-ci inéluctable. Mais il ne va pas jusqu’à dire que les Palestiniens déclareraient l’indépendance tous seuls.
"Le raisonnement a été que, vers mi-2011, si le processus politique n’a pas abouti à une fin de l’occupation... la réalité d’un état palestinien s’imposera d’elle-même au processus politique, au monde", a-t-il récemment déclaré lors de l’interview qu’il a donnée depuis son cortège de voitures sur les routes de Cisjordanie.
Ces derniers mois, Fayyad s’est appliqué à faire renaître l’enthousiasme chez les Palestiniens désabusés par des années de vaines promesses de paix.
Il leur tend la main en court-circuitant la hiérarchie du Fatah, mouvement de son patron, le président Mahmoud Abbas. Indépendant, Fayyad parle toutes les semaines à la radio, voit régulièrement des journalistes palestiniens et a embauché un consultant pour gérer ses comptes Facebook et Twitter.
Et contrairement aux politiciens du Fatah, qui se bornent généralement à recevoir leur cour dans leurs bureaux, il ne reste pas plus de quelques jours sans se rendre ici et là en Cisjordanie.
En apparaissant ainsi de façon très visible, Fayyad a détourné l’attention [du public] d’Abbas, dont les cinq ans de présidence n’ont pas abouti à grand’chose en matière de négociations de paix et qui consacre le plus clair de son temps à des missions diplomatiques à l’étranger.
Âgé de 75 ans, Abbas affirme qu’il ne cherchera pas à être réélu, et certains imaginent que Fayyad pourrait un jour être candidat à la présidence. Fayyad dit toutefois qu’il fait campagne pour un projet, pas pour un mandat politique.
Cependant, l’écart entre réalité et ambitions reste énorme.
Fayyad, qui a été nommé à son poste par Abbas en 2007, n’a un pouvoir limité que sur 40% de la Cisjordanie, dont le reste est totalement sous contrôle israélien. La bande de Gaza, qui est censée composer avec la Cisjordanie un état palestinien, est aux mains des militants du Hamas, qui ont évincé les forces d’Abbas en 2007.
Fayyad vit dans une Jérusalem-Est annexée par Israël. Son épouse, Bashayer, y a un permis de résidence permanent en tant que native de Jérusalem. En tant que Cisjordanien, Fayyad vit à Jérusalem avec un permis de séjour renouvelé tous les quelques mois par Israël.
Au cours d’une journée de travail à Ramallah, Fayyad reçoit souvent des VIPs étrangers. Il rentre à la maison en passant par un checkpoint israélien.
"Si, ne serait-ce qu’une minute, je devais penser que c’est quelque chose je vais devoir supporter toute ma vie... je pourrais me dire ’laisse tomber, c’est vraiment trop absurde’ ", dit Fayyad, 58 ans. "Mais c’est une [période de] transition. Pour moi, tout cela est une transition vers la liberté, vers un état [palestinien]."
La stratégie de Fayyad est à l’inverse de la démarche du tout-ou-rien des dirigeants palestiniens plus traditionnels, et a même suscité des comparaisons avec le père-fondateur d’Israël, David Ben Gurion.
Son approche est un mélange équilibré de coopération et de confrontation avec Israël.
Israël a réagi au fait que Fayyad a réussi à restaurer l’ordre dans les villes autrefois chaotiques de Cisjordanie en diminuant le nombre de ses troupes et en réduisant les restrictions de déplacement. Ceci a permis à l’économie palestinienne, durement frappée, de rebondir un peu. Conjugué avec la transparence des dépenses de Fayyad et son projet de construction d’état, ce mini-boom a convaincu les pays donateurs de maintenir une aide [financière] massive.
Toutefois, Fayyad soutient également le mouvement de protestation populaire palestinien contre Israël et a poussé à construire dans les 60% de la Cisjordanie interdits au développement palestinien.
Le plus grand défi de Fayyad est de devoir marcher sur la corde raide entre la coordination avec Israël que requiert son projet de construction d’état et l’opposition à Israël qu’exigent les Palestiniens et qui les attirent, a déclaré Robert Blecher, analyste du comité d’experts International Crisis Group.
Israël a distribué de bonnes notes à Fayyad parce qu’il a amélioré la sécurité. Mais plusieurs hommes politiques ont critiqué ce qu’ils interprètent comme son projet de proclamation d’état unilatérale.
"Je pense que çà ne servira à rien", a déclaré Benny Begin, ministre ultra-nationaliste. "Même si elle reçoit un accueil positif, aucune déclaration ne fera que nous nous retirions."
Certains palestiniens disent craindre que la stratégie de Fayyad nuise à leur cause en créant quelque chose qui aurait tous les attributs d’un état sans vraiment en être un, —ce dont Israël pourrait profiter pour dire qu’un accord définitif n’est plus nécessaire.
Toutefois, Fayyad séduit de plus en plus en Cisjordanie.
Récemment, Fayyad s’est rendu dans le village cisjordanien d’Arura, dont les habitants tentaient d’obtenir le record du monde Guinness du plus grand plat de musakhan, spécialité de poulet locale. Noyé dans la foule, Fayyad a inspecté l’énorme bac de nourriture sur la place du village, puis emporté une pleine assiette de poulet vers son siège et s’est mis à manger avec les doigts.
Les hommes qui regardaient assis sous un arbre ne partageaient pas tous la même opinion.
Certains l’ont félicité d’être venu en disant que c’était la première fois qu’une personnalité politique se déplaçait au village. D’autres ont dit estimer qu’après des années de soulèvements et de pourparlers de paix échoués, Fayyad était le seul leader qui ait un plan.
Mais Moawiya Rimawi, ingénieur de la région, a déclaré que Fayyad vendait des illusions.
"Ça n’endort absolument personne", a-t-il dit. "L’Autorité Palestinienne n’a aucun contrôle sur les personnes ni sur le territoire ; alors comment pourrions-nous avoir un état dans deux ans ?"
Fayyad dit qu’il rencontre encore beaucoup de scepticisme, mais que l’atmosphère est en train de changer.
Comme on lui demandait s’il croit devenir un symbole d’espoir, il a déclaré : "En toute modestie, je pense que oui".
La Cour européenne de Justice dessine les frontières d’Israël
Israël, c’est 1967. La Cour de Justice de l’Union Européenne a rendu hier un très important arrêt : les produits issus des territoires occupés de Palestine ne peuvent être exportés que par les Palestiniens. Au départ, une affaire de droit douanier, et à l’arrivée, la frontière de 1967 comme limite de la souveraineté de l’Etat d’Israël consacrée par une cour internationale. C'est la politique, et non le droit, qui mène le monde, mais cette décision de justice est destinée à marquer.
Le processus de Barcelone
Tout part du processus de Barcelone, de 1995 : l’Union européenne décide de s’ouvrir aux pays du pourtour de la Méditerranée. Un objectif, faciliter les échanges, et un moyen, la levée des droits de douanes. Dans ce cadre ont été signé des accords avec l’Algérie, Chypre, l’Égypte, Israël, la Jordanie, le Liban, Malte, le Maroc, la Syrie, Tunisie, la Turquie et Autorité palestinienne. L’accord avec Israël est entré en vigueur le 1er juin 2000. Tout va bien.
Le débat est apparu non pas sur la validité juridique de l’accord, mais sur les pratiques qu’il induisait, par des exportations sous certificat israélien de produits issus des territoires occupés de Palestine, et donc palestiniens. Il s’en est suivi une série de mises au point de la part des instances européennes, qui par un dernier avis (n° 2005/C 20/02) exigent à compter du 1er février 2005 sur tous les certificats de circulation « le nom de la ville, du village ou de la zone industrielle où a eu lieu la production conférant le statut d'origine ». Impeccable ? Imparable ? Non, car le texte s’en remet à l’entreprise exportatrice et aux autorités israéliennes pour établir ce certificat... C’est tout problème de l’affaire Brita.
L’affaire Brita
Brita est une société allemande qui importe des gazéificateurs d’eau fabriqués par un fournisseur israélien, Soda-Club, société dont le site de production est implanté à Mishor Adumin, en Cisjordanie, à l’est de Jérusalem. Démarche banale : Brita demande aux autorités douanières allemandes de bénéficier de l’accord douanier, pour des marchandises originaires d'Israël, justificatifs à l’appui.
Mais la vigilance des douanes allemandes fait que ça s’est compliqué. De notoriété, Soda-Club est implanté dans les territoires occupés, et un service vigilant des douanes allemandes a contesté le certificat. En réponse, les autorités israéliennes ont affirmé que les marchandises étaient originaires d'une zone sous leur responsabilité, et n'ont rien dit sur le lieu de fabrication. Il fallait croire sur parole… Les autorités allemandes ont refusé le bénéfice du régime préférentiel.
Une question préjudicielle
Brita a contesté cette décision des douanes devant le Tribunal des finances de Hambourg, lequel a saisi la Cour de justice d’une question préjudicielle. C’est le moyen pour une juridiction étatique d'interroger la Cour européenne sur l'interprétation d’un point de droit européen.
En substance, la question était double : les marchandises fabriquées en territoires palestiniens occupés peuvent-elles bénéficier du régime préférentiel instauré par l’accord Europe-Israël ? Les certificats délivrés par Israël pour ces produits issus des territoires occupés sont-ils opposables aux pays européens ?
Ce qu’a dit la Cour
La Cour rappelle que l’Europe a signé un accord de coopération avec Israël et l’Autorité Palestinienne, dans les mêmes termes, et l’Autorité Palestinienne est reconnue comme interlocuteur pour la Cisjordanie et Gaza. Par principe, l’accord entre l’Europe et Israël ne peut imposer des obligations pour l'Autorité palestinienne. Les produits originaires de Cisjordanie ne relèvent pas du champ d’application territorial de l'accord CE-Israël. Ainsi, le droit des autorités palestiniennes de vérifier l'origine des marchandises produites en ses territoires ne peut être remis en cause, et Israël doit s’interdire ce qui serait une immixtion dans les affaires palestiniennes.
Dans ses conclusions, l’avocat général Yves Bot l’avait clairement exposé, et la Cour le confirme dans son arrêt : la frontière, c’est 1967. Pour la Cour, les produits « obtenus dans des localités qui sont placées sous administration israélienne depuis 1967 » ne bénéficient pas du traitement préférentiel défini dans cet accord. Ce qui concerne l’ensemble des territoires occupés.
La conclusion est nette : les services des douanes européens ne peuvent accorder le régime préférentiel aux marchandises originaires de Cisjordanie que si elles arrivent sous certificat d’origine palestinien. Et les certificats délivrés par autorités israéliennes selon laquelle des produits fabriqués en territoires occupés bénéficient du traitement préférentiel accordé aux marchandises israéliennes ne lient pas les autorités douanières de l'Union.
Il peut y avoir appel, mais à défaut, l’affaire reviendra devant le Tribunal des finances de Hambourg, qui appliquera la solution dégagée par la Cour européenne. Conclusion : Brita paiera les droits de douanes sur cette livraison, soit environ 17 000 €.
Mais ce sera là une conclusion très provisoire, car l’arrêt de ce 25 février 2010, rendu par une Cour ayant autorité sur les 27 pays de l’Union, et intéressant les douze Etats signataires d’accord de coopération, à la recherche de la libre concurrence, aura de fortes répercussions bien au-delà du cas de l’entreprise Brita. Deux pistes se dégagent.
Mesurer l’ampleur du phénomène
La première concerne l’ampleur du phénomène, car il est difficile de penser que cette importation par la société Brita a été la seule du genre en 10 ans, et que la vertu s’imposera naturellement de la lecture de cet arrêt. Les instances européennes doivent évaluer l’ampleur du phénomène mis en évidence par l’arrêt de la Cour, et faire le chiffrage du montant des droits de douanes qui se sont évaporés. Dans le même temps, l’Europe et les Etats ont l’obligation d’appliquer la décision de justice, et ils doivent se donner les moyens de vérifier effectivement ce qu’il en est de l’origine des produits, la délivrance du certificat israélien étant jugée insuffisante par l’arrêt du 25 février.
Appliquer le droit international général
Vient ensuite la question de l’analyse de cette situation non plus sous l’angle du droit économique européen, mais sous celui du droit international général. La Cour retient pour référence la frontière de 1967, et les territoires « sous administration israélienne », ce qui consiste à faire un constat sans aborder la qualification juridique. Or, juridiquement, le doute n’existe pas : il s’agit de territoires occupés, au sens du droit international général : règlement de la Haye de 1907 (Articles 46, 52 et 55) 4° convention de Genève de 1949 (Articles 47, 49, 52, 53 et 59), et avis de la Haute Cour de Justice de 2004.
Une remarque au passage. La Cour internationale de Justice a qualifié les territoires de Palestine de territoires occupés, au sens de l’article 42 du règlement de La Haye 1907, ainsi rédigé : « Un territoire est considéré comme occupé lorsqu'il se trouve placé de fait sous l'autorité de l'armée ennemie, et l'occupation ne s'étend qu'aux territoires où cette autorité est établie et en mesure de s'exercer ». Israël a contesté cette lecture du droit, mais en certifiant israéliens des produits de Palestine, elle l’accrédite.
Dès lors que le droit européen reconnait la licite la frontière de 1967, il admet qu’Israël prenne les mesures nécessaires pour sa sécurité. En revanche, Israël, comme tout autre Etat, ne peut transplanter son système juridique dans des territoires qui sont seulement « occupés ». Le droit européen ne peut dénier la validité des certificats d’origine établis par Israël, au motif que manque la compétence territoriale, et accepter le principe même de cette production industrielle et agricole, qui méconnait les bases du droit international, telles que rappelées par la Cour Internationale de justice en 2004.

La CCIPPP s’associe à cet appel et vous invite à participer à ces actions
publié le vendredi 16 avril 2010.
APPEL
A Paris aussi, mobilisons-nous !
En 2004, réunis à l’occasion de la Première Conférence sur les Prisonniers Politiques à Donostia (Euskal Herria), plusieurs organisations ont adopté une déclaration faisant du 17 avril la Journée Internationale des Prisonniers Politiques. Cette date, choisie en référence à la Journée du Prisonnier Palestinien instituée en 1975, permet de rappeler à l’opinion publique que des femmes et des hommes sont encore détenus pour leurs idées politiques.
Aux quatre coins du monde, de Lewisburg (Pennsylvanie, USA) à Al Naqab (Palestine occupée), en passant par le Pérou ou l’Espagne, les institutions judiciaires des États impérialistes et colonialistes n’ont de cesse de remplir leurs sinistres geôles de milliers de militantes et militants profondément épris de liberté.
A cet égard, l’État français a constitué une véritable législation d’exception, mise en pratique par la 14ème section du Parquet de Paris et son bras policier, la Sous-Direction Anti-Terroriste (SDAT). Cette juridiction spéciale se traduit par une procédure particulière, notamment au cours de l’instruction. Aussi, les Cours d’Assises chargées de faire comparaître les accusés sont uniquement constituées de magistrats professionnels, excluant ainsi tout jury populaire.
Depuis 1986 et la création de ces Cours d’Assises spécialement composées afin de combler le vide laissé par la disparition de la Cour de Sûreté de l’État cinq ans auparavant, ce sont ainsi des centaines de militantes et militants indépendantistes basques et corses ou révolutionnaires qui ont été condamnés à des peines extrêmement longues par ces juges envoyés en service commandé par un État vengeur. Ce dernier espérant par ce biais anéantir toute résistance, niant ainsi l’existence de graves problèmes politiques et sociaux.
Dans cette lignée, l’État français continue de nier à Jean-Marc Rouillan, à Georges Cipriani, à Georges Ibrahim Abdallah ou encore aux militants basques et corses, la reconnaissance de la particularité de leur lutte avec un statut de prisonnier politique. Ce statut entraînant de fait l’admission, par l’État, de conflits politiques sur son territoire.
La condamnation passée, l’institution pénitentiaire prends le relai et applique, aux prisonniers politiques ainsi qu’à tous les enfermés se dressant face à son cynisme, des traitements inhumains, s’assimilant à de véritables actes de torture.
Parmi ceux-ci, l’éloignement systématique des détenus politiques de leurs proches est inacceptable. L’article D402 du Code de Procédure Pénale affirme pourtant « [qu’] en vue de faciliter le reclassement familial des détenus à leur libération, il doit être particulièrement veillé au maintien et à l’amélioration de leurs relations avec leurs proches. » Aujourd’hui, les plus de 200 prisonniers politiques basques et corses incarcérés dans les prisons françaises sont majoritairement détenus à des centaines de kilomètres de leurs familles. Cela est intolérable !
A l’intérieur des prisons, l’attribution quasi-systématique du statut de Détenu Particulièrement Signalé (DPS) aux prisonniers qui ont fait le choix de se lever face aux nombreux traitements dégradants, ainsi que l’instauration de quartiers d’isolement, contribuent à l’entreprise de destruction morale et physique de femmes et d’hommes en lutte. A ce titre, le Collectif des prisonnières et prisonniers politiques basques veut faire de 2010 une année de revendications fortes, en menant notamment une grève de la faim annuelle.
A tout cela, nous opposons notre refus et notre révolte. Les organisations et associations signataires exigent :
la reconnaissance du statut de prisonnier politique
le rapprochement immédiat et inconditionnel de tous les prisonniers détenus loin de leurs proches
l’abolition du statut de DPS et des quartiers d’isolement pour tous
la fin des longues peines pour tousPour porter nos revendications, nous appelons à un rassemblement devant l’Admnistration Pénitentiaire, à l’angle de la rue du Renard et de la rue de la Verrerie (Paris 4), samedi 17 avril 2010 à 14h.
Le même jour, nous appelons également à participer à la soirée de solidarité organisée au CICP, 21ter rue Voltaire (Paris 11), à partir de 19h, avec la participation de Gabi Mouesca, Jacques Gaillot, Stéphane Hessel et une animation musicale.
Signataires : Alerte Honduras - ARPPI - Associu Sulidarità - Campagne “Palestine 60 ans de résistance” - Chiapas Mexico – Coordinadora Popular Colombiana de Paris - Comité Perou - Collectif pour la libération de Georges Ibrahim Abdallah - Comité de solidarité avec le peuple basque - Ne Laissons Pas Faire - Secours Rouge de France - Terre et Liberté pour Arauco (Mapuches Chile) - NPA (Nouveau Parti Anticapitaliste.)

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Bonjour,
A l’instant même où l’inauguration se déroulait, un drapeau palestinien a été déroulé tout en hauteur de l`Arc de Triomphe !!! Des journalistes racontent combien c’était beau et impressionnant.

- Au même moment que le Paris officiel inaugurait l’esplanade Ben Gourion, le Paris populaire a fait flotter, pour quelques minutes, le drapeau palestinien au-dessus de l’arc de Triomphe. (Photo/AFP - Paris, Le jeudi, 15 avril 2010)
Dans le même temps, un autre groupe fonçait vers le lieu de l`inauguration, via un bateau mouche sur la Seine !!! Énorme moment de panique pour ces messieurs-dames, et pour la police. D`après des journalistes, les policiers avaient sécurise la Tour Eiffel et n`avaient pas du tout pensé à l`Arc de Triomphe, encore moins à la Seine !!

La correspondante de yadiot ahronot, ultra vexée, disait à ses collègues qu`il ne manquerait à ces protestataires que de descendre du ciel !
Un coup réussi à 100% avec la présence de journalistes dont l`AFP et la BBC, et filmé par nos soins. Nous aurons les photos et le film sous peu.
nous attendons la relaxe de nos camarades pour avoir un compte-rendu plus détaillé, ils sont 41 à avoir été arrête-e-s dans les préfectures du 11è et du 16è.
En attendant nos images, voici celle du triste spectacle voulu par ce maire qui "assume" comme il l’a déclaré dans son intervention.

Notre réponse doit être une campagne déterminée visant à obtenir que cette esplanade soit rebaptisée.
Signez et faites signer la pétition sur http://www.urgence-gaza.net pour que soyons des dizaines de milliers à exprimer notre refus !
La CCIPPP
Une promenade au nom de l’ancien Premier ministre israélien a été inaugurée le 15 avril en bordure de Seine. Un hommage qui n’est pas du goût du quotidien arabe Al Hayat.
15.04.2010
Cela se passe dans la Ville lumière. La municipalité de Paris a décidé de baptiser l’un de ses plus beaux sites du nom de David Ben Gourion [premier Premier ministre d’Israël et fondateur du Parti travailliste israélien]. Il s’agit d’une promenade en bord de Seine, qui fait face au musée du quai Branly, consacré aux arts et civilisations d’Afrique, d’Asie, d’Amérique et d’Océanie. Depuis que la décision a été prise, en 2008, les critiques n’ont pas cessé. Elles se sont renforcées lors de l’attaque israélienne sur Gaza en janvier 2009, puis ont resurgi à propos de la politique de judaïsation de Jérusalem[-Est], de la violence exercée à l’encontre de la population palestinienne, des destructions de maisons, de l’extension des colonies... Il s’agit là de faits incontestables, et non pas d’un simple "point de vue". Et pourtant le maire de la capitale, Bertrand Delanoë, ne voit aucune raison de reconsidérer sa décision. A ses yeux, Ben Gourion est un grand homme d’Etat.
Les opposants à la politique israélienne ont pris sur eux de faire de la pédagogie auprès de la mairie. Ils ont commencé par rappeler la biographie de Ben Gourion [accusé entre autres d’avoir planifié l’exode massif des Arabes de Palestine], mais n’ont trouvé personne pour les écouter. Ils ont donc changé leur fusil d’épaule et commencé à parler de la politique israélienne actuelle, mais il leur a été répondu qu’il s’agissait d’un moyen de rappeler aux dirigeants israéliens d’aujourd’hui la "grandeur" de leurs prédécesseurs, bâtisseurs d’Etat, très éloignés du monde politique israélien actuel et de ses affaires de corruption. Peut-être que cela en fera réfléchir quelques-uns ! La mairie a aussi rappelé qu’il était prévu de baptiser une autre place, tout aussi belle, située elle aussi en bordure de Seine, du nom de Mahmoud Darwich [grand poète palestinien décédé en 2008], affirmant très sérieusement que cela constituerait un bon "équilibre". Le bon équilibre, celui qui atteindrait la ville de Paris, ce serait que les pays arabes disent, pour une fois, que cela ne passe pas. Mais il ne faut se faire aucune illusion, rien de tel ne se produira.
Nahla Chahal (Al Hayat, via Courrier International)
d'après : http://www.protection-palestine.org/spip.php ?article8669











Jeudi 15 avril 2010, le maire de Paris, Bertrand Delanoë, digne représentant du très colonialiste parti socialiste, le président israélien Shimon Pérès, responsable en tant que 1er ministre, de l’invasion du Liban de 1996 et du massacre de 100 civils réfugiés dans un abri du village de Cana et Rachida Dati, maire du 7è arrondissement de la capitale, préposée indigène aux basses œuvres judiciaires de la république sarkozienne, ont inauguré en grandes pompes, l’esplanade Ben Gourion, du nom du fameux criminel de guerre israélien.
Ce dernier, grand organisateur de l’expulsion de 800 000 Palestiniens en 47/48 mais aussi grand pourvoyeur de charniers à Tantura, Lyda et autres villes, comme à Acre, Jaffa ou Haïfa est aussi celui qui très cyniquement pronostiquait et misait sur la disparition des Palestiniens en tant que peuple, amené selon lui, à se perdre progressivement dans les limbes de l’histoire.
Mais loin s’en faut, il n’y a pas que de l’opportunisme dans la décision de Delanoë. Plus qu’une fraternité d’armes, celle établie entre l’Israël de Ben Gourion et la France du socialiste Guy Mollet en 1956, aux fins d’agresser l’Egypte de Nasser, il y a aussi une véritable fascination. Celle que peut éprouver le dirigeant d’un parti, le P.S., pour un maître du genre colonial, qu’il reconnaît comme son inspirateur.
Ainsi, l’un des plus beaux sites de la capitale sera désormais dédié à celui qui a fait le malheur du peuple palestinien. Il s’agit d’une allée en bord de Seine, faisant face au musée du quai Branly, consacré aux arts et civilisations d’Afrique, d’Asie, d’Amérique et d’Océanie. On ne saurait trouver mieux que la proximité de cette nouvelle mouture du musée des colonies dont d’ailleurs il a hérité d’une grande partie des collections, pour honorer le souvenir abject du fondateur d’une des pires entreprises coloniales européennes. Que Delanoë s’en réjouisse, libre à lui, mais qu’il sache que, politiquement parlant, il devra en assumer toutes les conséquences. Et surtout, pour prétendre faire bonne mesure, pas question que d’ici quinze jours, il nous propose en consolation, une de ses bougnouleries dont il a le secret. Une quelconque impasse des Mille et une nuit ou une possible ruelle de la danse du ventre, un susucre en somme. La question est politique et la promenade Ben Gourion est une infamie irrattrapable qui arrive après tant d’autres. Comme le quasi jumelage de Paris avec Tel Aviv, la place Théodore Herzl ou les festivals culturels franco israéliens. Cependant, par honnêteté, il nous faut évoquer également l’attitude hypocrite des élus d’autres partis de gauche qui, présents en 2008 juillet au Conseil de Paris, lors du vote de la décision de cette inauguration, n’avaient pas jugé bon s’y opposer. Aujourd’hui, afin de racheter leur turpitude, ils poussent des cris d’orfraies et revendiquent, pour équilibrer, disent ils, la promenade Ben Gourion, une rue Arafat. Qu’ils sachent qu’on ne compense jamais une infamie. Pourrait on compenser l’inauguration d’un boulevard Adolf Hitler par une Avenue Jean Moulin, une avenue général Massu par un boulevard Maurice Audin ?
En tout cas, cela indique bien, si besoin était, les limites de la confiance anti coloniale pouvant être accordée à ces partis. Et si nous, nous faisons confiance à la grande crue décennale qui s’annonce pour engloutir sous les eaux, la promenade Ben Gourion, c’est bien sur notre parti anti colonial, le PIR, aux côtés d’autres anticolonialistes conséquents, que nous comptons pour contribuer à refermer définitivement sur le P.S, le couvercle de la poubelle de l’histoire qui débordent de ses déjections.
Youssef Boussoumah, membre du Partie des Indigènes de la République
d'après : http://www.indigenes-republique.fr/article.php3?id_article=942
Ils s’en prennent déjà régulièrement aux villageois alentour, mais c’est cette fois à la ville et aux villages proprement dits qu’ils s’attaquent.
Traductions : M.C.
Affrontements suite à une invasion de Naplouse par l’armée et des colons
par Saed Bannoura - IMEMC & Agencies
13-04-2010
Selon des sources locales, des heurts se sont produits entre des douzaines de jeunes et des soldats israéliens, et des colons ont envahi Naplouse, dans le nord de la Cisjordanie.

- Soldiers in Nablus - File, Palestine Monitor
Selon ces mêmes sources, les affrontements ont éclaté après que les soldats et plusieurs bus pleins de colons juifs se soient dirigés vers la Tombe de Joseph pour y accomplir des prières tandis que l’armée installait des barrages routiers et restreignait la circulation des habitants.
Les soldats ont également installé des générateurs électriques et bouclé la zone. Colons et soldats se sont retirés vers six heures du matin.
http://www.imemc.org/article/58434
Des douzaines de colons assaillent la Tombe de Joseph à Naplouse
13-04-2010
Sous la protection rapprochée des forces d’occupation, des douzaines de colons extrémistes ont attaqué à l’aube du mardi 13 avril 2010 la Tombe de Joseph à Naplouse, au nord de la Cisjordanie.

- Dozens of settlers storm
Selon les témoins, plus de huit bus transportant des douzaines de colons extrémistes sont arrivés sur le lieu de la tombe du prophète Yusuf, près du camp de réfugiés de Balata (à l’est de Naplouse), sous prétexte de prières et de rituels juifs qui ont duré jusqu’au matin.
Les témoins précisent que la veille, l’armée d’occupation est entrée dans la ville de Naplouse tard dans la nuit avec plus de trente véhicules militaires et, qu’au petit matin, elle est partie pour aller protéger les colons.
Selon les témoins, de violents affrontements ont éclaté entre de jeunes palestiniens et le groupe que formaient l’armée sioniste et les colons, qui ont tiré des grenades incapacitantes et des balles.
D’autres sources ont dit à notre correspondant que les forces d’Abbas s’étaient retirées hier soir de toutes les rues de la ville, sous la coordination de l’armée sioniste.
http://www.qassam.ps/news-2666-Dozens_of_settlers_storm_Yusuf_Tomb_in_Nablus.html
Mosquée vandalisée — Des colons attaquent un village palestinien
par Chaim Levinson, correspondant Haaretz
14/04/2010
Plus de 300 oliviers ont été déracinés et deux voitures ont été incendiées dans le village cisjordanien de Hawara [près de Naplouse] mercredi au petit matin.
Des étoiles de David et le mot ’Mohammed’, ainsi que les slogans racistes, ont également tagués en hébreu dans toute la ville, y compris sur les murs d’une mosquée.
Un représentant de l’armée a dit à la Radio des Armées que l’armée soupçonne les colons de ces violences contre les Palestiniens, dans le cadre de la politique "du prix fort" que certains d’entre eux veulent faire payer pour le gel de la construction en Cisjordanie décrété par le gouvernement israélien.
Dans le cadre de cette politique, les colons de Yitzhar, qui est toute proche, ont lancé de nombreuses attaques sur les Palestiniens, y compris la tentative d’incendie criminel d’une mosquée en décembre 2009.
En réaction aux nouvelles de l’incident, Itamar Ben-Gvir, porte-parole du parti de droite Front National Juif, a déclaré : "Nous parlons d’un village hostile qui a été à l’origine d’un grand nombre d’attaques violentes contre les résidents de Yitzhar."
"Le temps est venu pour les Arabes de comprendre que les Juifs sont des durs à cuire et qu’on ne fait pas couler le sang juif impunément.", a-t-il ajouté.
Tsahal a condamné les attaques et promis d’enquêter et de traduire les attaquants en justice. Le Shin Bet, service de sécurité, ouvrira également une enquête sur l’incident, a appris Haaretz.
"Tsahal a transmis un message aux Palestiniens par l’intermédiaire de l’administration civile (qui régit les zones de Cisjordanie sous contrôle israélien) pour leur réassurer que Tsahal prend très au sérieux les affaires de dégradation et de vandalisation des lieux sacrés", a-t-elle dit dans une déclaration.
"Il est à noter que l’administration civile a effacé le graffiti ce matin."
Les tensions entre les résidents de Hawara et les colonies de Yitzhar (qui sont toutes proches) se sont exacerbées ces dernières semaines, après que des jets de pierres aient blessé deux colons, dont l’un souffre désormais de lésions neurologiques permanentes.
http://www.haaretz.com/hasen/spages/1163045.html
300 oliviers !
Combien de vies ? Combien de gens n’avaient-ils que ces oliviers pour tout gagne-pain ?
Habiter leurs colonies ne leur suffit pas : ils veulent tout ; il leur faut ce qui, clament-ils, leur appartient de droit divin : au diable les titres de propriété, ils avancent, détruisent les récoltes, interdisent aux paysans d’aller dans leurs champs, vandalisent les mosquées et désacralisent les cimetières, brûlent les voitures, volent le bétail, polluent les puits, et s’emparent des terres pour leurs colonies.
"L’armée soupçonne les colons d’être les auteurs de ces violences" !
Voilà qui est incisif ! Les colons essayent de s’approprier des terres palestiniennes par la menace et par la force, et voilà une éternité que ça dure dans les villages arabes autour de Yitzar. Il n’y a que 700 habitants à Yitzar, mais la liste de leurs nuisances est sans fin.
Combien de temps encore faut-il aux fins limiers israéliens, à Tsahal "qui-détourne-les-yeux" et aux bureaucrates de l’occupation complices pour arrêter ces vandales ? çà ne semble pas poser de problème à Tsahal de faire des incursions illégales en Zone A et de tirer de sang froid sur des soi-disant suspects non armés, mais elle semble tout simplement ne jamais arrêter ceux qui sont de toute évidence les meneurs de Yitzar, Ma’on, Shilo, etc.
Déjà prompts à agresser les Palestiniens, les colons sont équipés de M16s et d’Uzis. L’ironie est que Tsahal les protège toujours et n’enregistre souvent même pas la plainte de leurs victimes. Et si les vandales avaient été palestiniens, combien Tsahal en aurait-elle tués ?
C’est comme si les colons avaient carte blanche pour poursuivre leur violente campagne de spoliation des terres, ce qui pousse à se demander si, loin d’avoir des agissements contraires aux désirs de l’état, ces colons ne sont pas en fait les exécutants patentés de la politique "Grand Israël" de l’état.
L’endoctrinement des jeunes Israéliens pour en faire des guerriers
mardi 13 avril 2010 - 06h:39
Stephen Lendman - The Paletine Chronicle
Congrès de Bâle du sionisme : « Etablir pour le peuple juif une patrie qui soit garantie par le droit public en Eretz Israël. » Cinq décennies plus tard, cela était fait : en dépossédant les Palestiniens aborigènes, en leur déniant le droit à leur terre, en créant une nouvelle identité juive, en légitimant les juifs comme propriétaires de plein droit...
Table des matières
2011, l'année de la Palestine ?
L'été 2011. Voilà la date à laquelle le Premier ministre Salam Fayyad prévoit de dévoiler une nouvelle Autorité palestinienne (AP), revue et corrigée. Si l'application de son projet - plus connu sous le nom de "plan Fayyad" - n'aura pas lieu avant une bonne année, l'Etat hébreu s'inquiète déjà. En jeu : le déclenchement d'une troisième Intifada. Israël devra alors affronter quelque 20 000 hommes armés, dont la moitié auront été entraînés à l'aide des Etats-Unis et de l'Union européenne.
Deuxième scénario possible : une fois le plan Fayyad appliqué, le chef du gouvernement AP se tournera directement vers le Conseil de sécurité de l'ONU pour obtenir la reconnaissance d'un Etat de Palestine fraîchement formé. Dans ce cas, les Européens voteront sans doute pour. Les Russes et les Chinois aussi. Seul l'avis des Etats-Unis pourrait faire pencher la balance. D'un côté, Washington a toujours eu recours à son veto pour bloquer les résolutions anti-israéliennes. De l'autre, si la crise actuelle entre Jérusalem et la Maison Blanche n'est pas rapidement résolue, le président Barack Obama pourrait choisir le camp palestinien. Décision qui se traduira alors par l'appel immédiat au retrait israélien de la Judée-Samarie. Et si l'Etat hébreu ne coopère pas, il tomberait inévitablement dans la catégorie des "Etats parias".
Il existe aussi une troisième alternative. Celle que l'armée préférerait. Si les négociations indirectes - acceptées avant l'annonce du plan de construction à Ramat Shlomo - sont bel et bien relancées dans les semaines à venir, il est tout à fait possible d'envisager la conclusion d'un accord d'ici l'été 2011. Sinon, il est également possible qu'une fois le plan Fayyad mis en place - et par crainte de devoir subir les conséquences d'une nouvelle Intifada ou d'affronter un veto américain au Conseil de sécurité - Abbas et son Premier ministre décideront d'entamer des négociations directes et immédiates avec les Israéliens.
20 000 hommes armés
Dans l'attente, le commandement central de Tsahal surveille de très près les avancées du plan Fayyad - jusqu'à présent plutôt impressionnantes. Cinq bataillons de 500 soldats chacun, formés par le lieutenant général américain Keith Dayton, en Jordanie, ont d'ores et déjà été déployés à travers les Territoires de Judée-Samarie. Sept bataillons régionaux aussi. D'ici 2011, cinq unités supplémentaires seront mobilisées à leur tour. Le plan du Premier ministre AP consistera alors à démanteler les groupes régionaux et d'étendre la présence des forces entraînées par Dayton à environ 1 000 soldats par bataillon. Au total : les forces de sécurité compteront alors quelque 10 000 membres.
Et le nombre d'officiers palestiniens, couplé à la police civile et la garde présidentielle, atteindra, en tout, 20 000. Ces forces de sécurité sont équipées, pour la plupart, d'AK-47 et de tenues anti-émeutes. Les Palestiniens avaient également demandé d'obtenir des explosifs et des RPG - dans le cadre d'opérations destinées à démanteler les cellules du Hamas - mais Jérusalem a refusé.
Pour l'heure, la coopération sécuritaire israélo-palestinienne est au beau fixe. Certaines sources à Jérusalem prétendent même que la guerre menée par le Fatah contre le Hamas est en partie coordonnée par Tsahal. Mais l'armée israélienne ne peut écarter la possibilité de voir ces 20 000 retourner un jour leurs armes contre elle. Et l'Etat hébreu s'y prépare déjà.
Un équilibre fragile
L'un des tout premiers défis de Salam Fayyad : les prochaines élections municipales, prévues en juillet. Selon les estimations de Tsahal, le Fatah remporterait la victoire dans chaque commune et région - notamment parce que le Hamas devrait choisir de boycotter le scrutin pour accuser le vote d'être inéquitable. Il y a quelques semaines, le parti de Mahmoud Abbas a concrétisé sa domination dans les conseils étudiants de quelques universités palestiniennes - dont Hébron, Ramallah et Naplouse - autrefois largement sous l'emprise du Hamas. Et si le mouvement islamiste tente toujours d'attirer de nouvelles recrues sur les campus, les laboratoires de chimie, autrefois réquisitionnés pour la fabrication de bombes pendant la deuxième Intifada, ne servent plus aujourd'hui qu'à l'enseignement des sciences.
Une situation qui semble, donc, à première vue, plutôt positive. Le niveau de terrorisme est redescendu, l'économie palestinienne est en plein essor et les armes des forces de sécurité sont braquées sur le Hamas, pas sur Israël. Pourtant, le gouvernement Abbas-Fayyad n'est pas aussi solide que certains aimeraient le croire. La première menace viendrait de l'intérieur : de la jeune garde du Fatah, mécontente des décisions du leadership palestinien. Exemple : le silence de Ramallah pendant l'opération Plomb durci, alors que Tsahal - selon le Hamas - pilonnait quotidiennement la bande de Gaza. Une nouvelle forme de modération de l'AP qui a véritablement scandalisé certains jeunes membres du parti d'Abbas. Résultat : après le conflit, le ministre des Affaires civiles, Hussein a-Sheikh, a dû organiser des réunions d'urgence pour apaiser les mouvements de protestation dans les rues.
Et ce mécontentement est la source de l'une des grandes inquiétudes israéliennes, car il pourrait mener à la division du Fatah et à la formation d'une branche beaucoup plus radicale. Pire encore, à une guerre civile palestinienne, voire à une campagne terroriste orchestrée contre Israël.
Selon plusieurs sources des renseignements militaires, la situation à l'AP est particulièrement fragile et une crise générale est susceptible d'éclater dans les mois à venir. C'est d'ailleurs ce qui a failli se produire après la sixième conférence du Fatah, réunie l'été dernier à Bethléem. Farouk Kaddoumi, de l'OLP, avait accusé Abbas d'avoir assassiné Yasser Arafat. Pour l'heure, Israël se concentre sur des stratégies de réponse à ces différents - mais plausibles - scénarios.
A la lumière de l'actuelle crise avec l'administration Obama, le gouvernement risque fort de céder aux exigences américaines et de faire une série de gestes de bonne volonté envers Mahmoud Abbas. Par exemple : la suppression de quelques points de contrôle supplémentaires - près de 30 ont déjà été enlevés - et la libération de prisonniers palestiniens. L'armée reste néanmoins sur le qui-vive. Certains officiers remettent même en question la poursuite de la politique de coopération avec l'AP. Pourquoi continuer ? Les Palestiniens veulent avancer sans l'aide d'Israël. Et en dépit de tous les gestes de bonne volonté, rien ne les a jamais poussés à vouloir reprendre les négociations de paix.
Des soldats israéliens jettent un jeune palestinien du 4e étage d’un immeuble
dimanche 11 avril 2010 - 00h:26
Mohammad Najjar - Al Jazeera
Au check point de Qalandiya, entre Ramallah et Jérusalem, les soldats israéliens ont tiré au visage de Abdullah, jeune palestinien, une bombe à gaz lacrymogène, ils l’ont roué de coups, puis l’ont jeté du quatrième étage d’un immeuble.
Les soldats ne sont pas contentés de cet acte, ils ont empêché les services de secours de faire leur travail jusqu’à ce que des jeunes interviennent pour secourir la jeune victime.
Ces faits tragiques, rapportés par Al Jazeera, ont été transmises par Ibrahim Abu Latifa , père de la jeune victime qui est toujours hospitalisé depuis deux semaines à Amman dans un état jugé très grave.
Abdullah est toujours hospitalisé aux soins intensifs ; malgré les progrès modestes de son état de santé, le pronostic des médecins reste encore réservé vu les graves blessures causées par les soldats israéliens.
Le père d’Abdullah, endeuillé, raconte l’histoire de son fils, ancien prisonnier arrêté en 2004 après deux ans de traque, le juge l’avait condamné à cinq ans d’emprisonnement avant qu’Israël ne le libère en 2008 en signe de sa bonne volonté à l’égard l’Autorité palestinienne et du président Mahmoud Abbas.
Abu Latifa, qui est un résident de Kalandia, explique que le 16 Mars 2010, lors de l’inauguration de la synagogue dans l’enceinte d’Al-Aqsa, son fils avec des milliers de jeunes Palestiniens se sont soulevés pour défendre les lieux saints.
Et il rajoute : « mon fils accompagné de quatre jeunes hommes a tenté d’escalader un bâtiment de sept étages afin de débusquer les positions des soldats israéliens. Quand ils arrivèrent au quatrième étage, ils furent surpris par la présence des militaires qui les pourchassèrent en leur lançant des grenades lacrymogènes. Ainsi Ibrahim fut blessé au visage. »
Le père rajoute que des témoins lui ont rapporté que « les soldats ont roué son fils de coups, ils lui ont assené des coups de crosse, puis ils l’ont jeté du quatrième étage. »
Les soldats ne se sont pas contentés de cela - ajoute Abu Latifa - ils ont aussi empêché quiconque de s’approcher de lui afin de lui porter assistance ce qui a révolté les jeunes rebelles qui ont fini par le délivrer des mains des soldats et l’ont emmené à un hôpital de Ramallah.
Son fils a subi trois opérations chirurgicales sur sa main gauche, une à l’abdomen pour arrêter une hémorragie interne, une aux poumons, et un autre pour réparer la fracture partie gauche de la mâchoire causée par la grenade reçue en plein visage.
Sur un ton optimiste, le père, endeuillé, déclare que la lutte pour la liberté est plus précieuse que les enfants et ajoute que « mes trois enfants portent les blessures de l’armée israélienne comme des Médailles d’Honneur. »
Il souligna qu’à la suite d’une blessure causée par l’armée israélienne en 2001, son jeune fils a subi une ablation chirurgicale de la rate et d’une partie du foie, ceci a coïncidé avec le jour de son anniversaire , le 18 Octobre de la même année.
Il ajouta : « mon fils aîné a également été blessé à la jambe et comme Abdullah, c’est un ancien prisonnier. »
Selon ce père, l’Autorité palestinienne a envoyé Abdullah à un hôpital Jordanien en raison de la gravité de son état de santé.
Concernant le calvaire vécu lors du transfert de Ramallah à la Jordanie, ce père raconte, étouffé par la colère, « Israël a refusé à deux reprises son transfert vers l’hôpital jordanien et lorsqu’on a eu enfin l’autorisation, ils ont bloqué l’ambulance à la frontière pendant plus d’une heure et demi malgré les mises en garde du médecin concernant le manque d’oxygène. »
Etat critique
Quant à son état de santé actuel, le médecin traitant, Dr Saleh Sbeitan, a déclaré à Al Jazeera que la situation du jeune palestinien s’améliore mais son état reste critique et très inquiétant.
Il a précisé qu’Abdullah souffre de lésions cérébrales qui exigent un séjour prolongé en soins intensifs, il nécessite de même une opération chirurgicale de la main gauche, qui a subi de multiples fractures. Il a insisté sur la poursuite du traitement de l’abdomen qui lui aussi a reçu des gros coups des soldats israéliens, outre les autres blessures causées par la chute du 4éme étage.
Où est l’autorité ?
Le père, satisfait par l’élan de solidarité de la population jordanienne, déclare avec amertume que l’ambassade palestinienne ne s’est jamais enquise des nouvelles de son fils et que seule l’Association des ingénieurs jordaniens lui a rendu visite.
Le père informa Al Jazeera qu’il a mandaté B’Tselem, une organisation israélienne qui lutte contre les violations des droits de l’homme dans les territoires occupés, afin d’entamer des poursuites judiciaires contre l’armée israélienne pour violence et tentative d’assassinat avec préméditation.
d'après : http://www.info-palestine.net/article.php3?id_article=8505

REUTERS - Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a renoncé à participer au sommet sur la sécurité nucléaire qui réunira 47 pays la semaine prochaine à Washington à l'initiative du président américain Barack Obama.
Il a pris cette décision après avoir appris que plusieurs Etats avaient l'intention de soulever à la conférence la question de l'arsenal nucléaire présumé d'Israël, a déclaré dans la nuit de jeudi à vendredi un haut responsable israélien.
Israël passe pour être la seule puissance nucléaire au Proche-Orient mais n'a jamais confirmé ni infirmé posséder l'arme atomique. Il n'est en outre pas signataire du Traité de non-prolifération (TNP).
"Le Premier ministre a décidé d'annuler son voyage à Washington la semaine prochaine pour assister à la conférence sur le nucléaire, après avoir appris que certains pays dont l'Egypte et la Turquie envisagent de dire qu'Israël doit signer le TNP", a dit un responsable gouvernemental.
Un autre responsable a déclaré qu'Israël serait représenté à Washington par le vice-Premier ministre Dan Meridor, chargé des questions relatives à l'énergie atomique.
Selon les médias israéliens, Netanyahu redouterait que les pays islamiques présents tentent de détourner l'attention des participants de la question du terrorisme et mènent une attaque concertée contre les présumées forces nucléaires d'Israël.
Les analystes étrangers estiment que l'Etat juif dispose depuis une quarantaine d'années de l'arme atomique et serait à la tête d'un arsenal conséquent.
A partir de leurs estimations des capacités de production de plutonium de son réacteur de Dimona, dans le désert de Negev, les experts pensent qu'Israël détient 100 à 200 têtes nucléaires sophistiquées.
Quarante-sept pays sont conviés à ce sommet lundi et mardi à Washington, où Barack Obama espère amener ses partenaires à un accord sur un meilleur contrôle des armements nucléaires. Il n'est pas prévu que les cas individuels soient abordés, mais les activités sensibles de l'Iran et de la Corée du Nord - ainsi que d'éventuelles nouvelles sanctions contre Téhéran - sont susceptibles d'être évoquées. Aucun de ces deux pays n'est invité à cette conférence.
PARIS
Israël "principale menace pour la paix" au Proche-Orient estime le Premier ministre turc
"C'est Israël qui est la principale menace pour la paix régionale", a-t-il déclaré à quelques journalistes, avant un déjeuner de travail avec le président Nicolas Sarkozy.
La Turquie est traditionnellement le principal allié d'Israël dans le monde musulman. Mais les relations entre les deux pays se sont détériorées depuis la guerre à Gaza fin 2008 et début 2009.
"Si un pays fait usage d'une force disproportionnée, en Palestine, à Gaza, utilise des bombes au phosphore, nous n'allons pas dire +bravo+. Nous lui demandons comment il peut agir de la sorte", a-t-il affirmé. "Il y a eu une attaque qui a fait 1.500 morts (à Gaza) et les motifs invoqués sont des mensonges", a-t-il ajouté.
"Goldstone est juif et son rapport est clair", a-t-il poursuivi, en référence au rapport demandé par l'ONU au juge sud-africain Richard Goldstone, qui a accusé Israël mais aussi des groupes palestiniens d'avoir commis des crimes de guerre pendant l'opération "Plomb durci" de l'armée israélienne à Gaza.
"Ce n'est pas parce que nous sommes musulmans que nous avons cette approche. Notre approche est humanitaire", a encore dit Recep Tayyip Erdogan, Premier ministre issu du parti islamo-conservateur AKP. Il s'exprimait en turc et ses propos étaient traduits en français.
Le Premier ministre turc a également évoqué les capacités nucléaires d'Israël, que l'Etat juif n'a jamais formellement reconnues, et établi un lien avec le dossier du nucléaire iranien.
M. Erdogan a estimé que la non-adhésion d'Israël au Traité de non-prolifération (TNP) nucléaire ne devait pas l'exempter de rendre des comptes à la communauté internationale.
Le dirigeant turc a réitéré son hostilité à de nouvelles sanctions internationales contre l'Iran, soupçonné par les occidentaux de vouloir se doter de l'arme atomique, sous couvert d'un programme civil.
"Jusqu'à présent, l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) a parlé de probabilités et pas de certitudes" sur les visées militaires du programme iranien, a-t-il dit. "Il n'est pas question de mettre un pays en accusation sur des probabilités", a-t-il ajouté.
Ma’an News
lundi 5 avril 2010 - 05h:55
L’homme fort du Fatah, Mohammed Dahlan a tenté de recueillir des informations sur les combattants palestiniens impliqués dans la mort vendredi [26 mars] de deux soldats israéliens, ont révélé des responsables du Hamas.
Cette accusation fait suite à une journée d’affrontements meurtriers dans la bande de Gaza ce vendredi [26 mars], où les combattants des Brigades Al-Qassam du Hamas ont revendiqué la participation à une attaque contre des soldats israéliens entrés dans la bande de Gaza.
Les combats ont entraîné la mort de deux soldats des forces israéliennes d’occupation et de deux combattants de la résistance palestinienne, ainsi que des blessures pour plusieurs civils dans les combats qui ont eu lieu après l’attaque initiale.
Dahlan a téléphoné dans la nuit de vendredi à un officier auparavant placé sous son commandement dans les services de sécurité de l’Autorité palestinienne, et selon le gouvernement du Hamas, « en demandant des détails immédiats sur les combattants. »
Le communiqué indique que l’ancien officiel de Gaza avait demandé quelle était l’affiliation politiques des combattants, leurs lieux d’habitation, la couleur de la voiture qu’ils conduisaient, les lieux qu’ils fréquentent et leurs numéros de téléphone.
Il a ensuite fourni à l’ancien agent de sécurité des adresses de dirigeants du Hamas et du Djihad islamique à Khan Younis, et lui a demandé de localiser leurs maisons avec Google Earth et de lui envoyer les informations requises, toujours selon les explications du gouvernement de Gaza.
« L’ancien officier a réalisé le danger que représentait la demande de Dahlan, et il a contacté les autorités, plutôt que d’être tenu pour responsable de toutes les conséquences [que ces informations pouvaient avoir], sachant que ni Dahlan, ni aucun autre ne pourrait à ce moment-là l’aider », ajoute le communiqué.
Le communiqué n’a pas confirmé ou nié les accusations portées par Dahlan, le lundi au cours d’une table ronde à un l’université Naha à Naplouse, selon lesquelles les combattants du Hamas impliqués dans les combats avaient été arrêtés par la police du Hamas.
Une première déclaration des Brigades Al-Qassam a déclaré que le groupe était à l’origine de l’attaque, mais une déclaration postérieure disait que les combattants avaient seulement participé aux combats aux côtés d’autres groupes, dont l’organisation du Djihad Islamique.
Les observateurs avaient déjà noté que la police de facto du gouvernement sévissaient contre les groupes qui lançaient des fusées en direction d’Israël, donnat comme raison que le gouvernement israélien voulait entraîner la bande de Gaza dans un cycle de violence.
Dans son communiqué, le ministère du gouvernement de Gaza a mis en garde les habitants de Gaza de ne transmettre aucune information concernant les combattants de la résistance aux gens qu’ils trouveraient « suspects ».
« Viendra un jour où Dahlan et son cercle rapproché de traîtres et de collaborateurs seront poursuivis », a ajouté le communiqué.
2 avril 2010

Le Shin Bet, service de renseignements d’Israël, a interdit aux médias de parler de son affaire ou de citer le nom de la journaliste, Anat Kam, 23 ans. D’après ses anciens collègues, elle a travaillé pour le site d’informations israélien Walla jusqu’à son arrestation en décembre dernier.
Un groupe de journalistes israéliens va contester l’interdiction faite aux médias devant le tribunal le 12 avril. 48 h avant que Kam ne soit jugée pour espionnage et trahison. Le procureur prétend qu’elle a copié au moins deux documents militaires classifiés lors de son service militaire obligatoire, quelques années plus tôt. Ces deux documents auraient inspiré le journaliste d’Ha’aretz, Uri Blau, pour faire une enquête en 2008, évoquant en détail les procédures d’assassinats de l’armée israélienne.
Un certain nombre de journalistes israéliens qui ont pris contact avec Ma’an pense que la communauté israélienne des renseignements cherche à faire un exemple avec Kam, pour essayer de dissuader d’autres journalistes de révéler des documents secrets à l’avenir. Mais des sources israéliennes bien informées disent également que Blau pourrait être la véritable cible. « C’est plus important que vous ne le pensez », dit l’une des sources toujours en contact avec le journaliste d’Ha’aretz. « Ils en ont vraiment après lui ».
L’article de Blau soutient que l’armée israélienne a violé à plusieurs reprises la décision de 2006 de la Haute Cour de justice, contre certains types d’ « assassinats ciblés », principalement ceux où des non-combattants se font tuer. Certains assassinats ont été planifiés plus d’un mois à l’avance et par la suite regrettés alors que les opérations d’arrestations avaient mal tourné, selon le récit de Ha’aretz Magazine qui republiait ces documents sensibles.
Ma’an a appris qu’un an après la publication de cet article, les autorités israéliennes ont saisi l’ordinateur de Blau. Celui-ci se trouvait en Chine à l’époque et il est resté à l’étranger. Selon des collègues à lui, il craint de se faire arrêter s’il revient dans le pays. Blau n’a pas répondu aux interrogations sur son lieu actuel de résidence, des collègues disent qu’il serait quelque part au Royaume-Uni. Son dernier article était daté à Londres.
« Des centaines de documents »
Comment Blau a-t-il pu convaincre le censeur militaire d’Israël de laisser publier son histoire fait débat dans les cercles journalistiques. Les collègues croient que son article était en fait plus long que celui publié finalement par Ha’aretz en novembre 2008 et que l’approbation du censeur n’a été obtenue qu’après que Blau ait accepté de retirer certaines allégations.
Certains disent aussi qu’il n’a été accepté que lorsque le censeur a réalisé qu’il y avait des centaines d’autres documents hautement confidentiels - supposés fournis par Kam -, montrant que ces infos sur les assassinats n’étaient que la partie visible de l’iceberg. Donner l’accord pour une partie de l’histoire, prétendent ces sources, pouvait permettre d’étouffer d’autres éléments plus préjudiciables.
Alors que la détention en cours de Kam est parfaitement connue des journalistes locaux et étrangers basés en Israël et dans les Territoires palestiniens occupés, aucun organisme d’informations basé au Moyen-Orient n’a, de façon indépendante, écrit sur ce problème jusqu’à maintenant. Même si on peut critiquer le journal pour être resté remarquablement silencieux, Ha’aretz a néanmoins contesté l’ordre d’interdiction de publication devant le tribunal. Il a également soumis des articles traitant du cas de Kam au bureau de la censure, lequel les a rejetés d’emblée.
Un autre quotidien israélien, le Ma’ariv, a publié quelques allusions ambiguës sur l’affaire. L’une est venue dans une chronique en janvier, elle parle d’un pays imaginaire qui emprisonne des journalistes au secret, elle interpelle ses lecteurs perplexes leur demandant si on pouvait toujours considérer un tel pays comme une démocratie. Une autre allusion est apparue comme une rectification satirique. « En raison d’un ordre qui nous interdit de nous exprimer, nous ne pouvons pas vous dire ce que nous savons. Pour cause de paresse, d’indifférence et de confiance mal placée dans l’establishment de la Défense, nous ne savons rien, » a expliqué vendredi le quotidien de langue hébraïque.
Aucune des parties dans l’affaire n’a officiellement confirmé son implication, ce qui est un sujet de préoccupation pour les organisations pour la liberté de la presse. L’armée israélienne n’a pas répondu aux demandes sollicitant ses commentaires, pas plus que le porte-parole du Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, dont le cabinet a pourtant approuvé l’interdiction de publication.
Ha’aretz n’a pas confirmé si Kam était bien la source de Blau. En discutant avec Ron Kampeas, de l’Agence télégraphique juive (JTA), le rédacteur en chef de Ha’aretz, Dov Alfon, a qualifié les allégations accusant les deux journalistes d’avoir collaboré pour le récit sur les assassinats, d’ « absurdes ». « Plus d’un an a passé entre la publication et l’arrestation de Kam, un an au cours duquel Uri Brau a publié d’autres articles, en première page, critiquant la conduite de l’armée, » a-t-il dit.
Kam a également nié toute implication. Ses avocats ne répondent pas aux demandes de commentaires mais l’un d’eux, Eitan Lehman, a déclaré à Donald Macintyre, du quotidien londonien The Independent, que sa cliente faisait tout son possible pour se conformer aux termes de l’interdiction de publication. Selon Lehman, les fuites viennent de « l’autre partie, et pas de nous », et d’indiquer que la Défense n’avait pas demandé l’interdiction de publication.
Des fissures dans l’efficacité de l’interdiction commencent à se faire jour, ce printemps, alors que des journalistes israéliens passent les infos à des blogueurs. Le blog Tikun Olam, de Richard Silverstein aux Etats-Unis, a mis l’histoire en lumière en anglais, et la JTA a envoyé son article de Washington DC, dimanche. L’animateur du site officiel d’Israël lui-même, IBA (Israel Broadcasting Authority), a laissé glisser l’histoire en arabe, alors qu’il cite JTA comme source étrangère.
Macintyre fut le premier correspondant étranger à couvrir l’histoire depuis Jérusalem mardi dernier. L’initiative est importante car la plupart des journalistes internationaux, y compris ceux des agences et quotidiens étrangers, doivent signer un accord avec le censeur israélien avant d’être accrédités et d’obtenir leur carte de presse israélienne.
Basé dans les Territoires palestiniens, Ma’an n’est ni partie à cet accord, ni limité par une interdiction de publication.
New York, 27 mars et 2 avril 2010 - Ma’an -
Traduction : JPP
http://www.haaretz.com/hasen/spages/1159848.html
29/03/2010
"De quelque génération qu’il soit, un homme doit se considérer comme s’il avait personnellement vécu l’exode d’Égypte." C’est le message central de la Haggadah, de la nuit de Seder et par-dessus tout de la Pâque elle-même, qui est la fête de la liberté.
Ce message ne se limite pas nécessairement à l’expérience des esclaves hébreux, qui ont été délivrés de la servitude. C’est le récit de l’Exode tout entier qui est porteur de sens. Notre génération, en particulier, génération de la renaissance et l’occupation, ferait bien de considérer ce récit du point de vue égyptien.
En d’autres termes, comment une société qui se réclame des plus nobles valeurs envers Autrui ("dans les meilleures des terres, installe ton père et tes frères", Pharaon exhorte-t-il Joseph —Genèse 47:6— ; "Les fondements de la liberté, de la justice et de la paix", proclame la déclaration d’indépendance d’Israël), comment une telle société en vient-elle adopter une politique de discrimination, de persécution et de conflit interminable ? "Bernons-les", dit le nouveau pharaon, celui qui "ne connaissait pas Joseph", à sa minorité juive. "Ou sinon ils connaîtront la croissance démographique, et quand viendra la guerre, ils s’allieront à l’ennemi..." Déjà entendu çà quelque part ?
Comment, alors, une société se métamorphose-t-elle de cette façon ? La réponse semble être : par inadvertance. Depuis la dernière Pâque et le début du mandat de Benjamin Netanyahu, Israël a glissé presque par inadvertance très bas sur la pente qui mène au macCarthisme et au racisme.
Par inadvertance. Çà doit être ça, l’explication. Sinon, comment expliquer le fait lamentable qu’une odieuse campagne de dénigrement a été perpétrée cette année contre Naomi Chazan* — et que les rues de nos villes n’ont pas grouillé de manifestations massives ? Dans tout le pays, les grands carrefours ont été couverts d’affiches littéralement dignes de Der Stürmer* qui caricaturaient cette femme jusque là respectée et distinguée, encore récemment porte-parole adjointe de la Knesset, responsable d’un fonds caritatif qui déverse des millions de dollars dans des projets éducatifs, civils et sociaux israéliens — et il n’y avait pas des milliers de gens honnêtes criant "le fascisme ne passera pas !" Pas besoin d’aimer l’ensemble des organisations que soutient le New Israel Fund de Naomi Chazan pour être indigné, dégoûté et terrifié par le style de la campagne qui a été lancée contre elle.
Ce qu’il y a de si déprimant dans l’affaire Chazan n’est pas tant la grossière brutalité de ses adversaires que la molle impuissance de tous ceux qui ont fait un petit "tss-tss" désapprobateur et puis plus rien. Quand cette forme d’inadvertance fond sur une société éclairée, elle insensibilise et paralyse. C’est peut-être comme çà qu’il faut comprendre un débat de spécialistes récemment diffusé par la radio des armées sur la "loi sur la Nakba". Une célèbre juriste y a expliqué qu’un projet de loi présenté par un groupe de députés à la Knesset, qui assènerait trois ans de prison à quiconque pleure sur la Nakba ["la catastrophe" que représentent 1948 et les années postérieures pour les Palestiniens] le jour de la fête de l’indépendance avait peu de chances de passer à la Knesset. Même si c’était le cas, a-t-elle ajouté, cette loi serait probablement invalidée par la Haute Cour de justice. Le code pénal, a-t-elle expliqué, n’est pas un outil approprié pour traiter "le problème". Toutefois, a-t-elle ajouté sans aucun état d’âme, il est probable que passerait un projet de loi supprimant toute subvention d’état aux autorités locales qui marqueraient la Nakba le jour de la fête de l’indépendance [car] on pourrait juger adéquate la restriction de liberté d’expression qu’elle entraînerait. (Depuis, un projet de loi de la même veine a été voté en première lecture.) Pas un mot de réserve de la part de cette juriste ou de son interviewer, lui-même professeur de droit. Aucun jugement de valeur. Juste la sècheresse de la doctrine universitaire.
Toute effroyable comparaison mise à part, on se surprenait à penser en écoutant cette émission de radio que dans d’autres pays où le régime est progressivement passé de démocratique à non-démocratique, il s’est sûrement trouvé des universitaires larges d’esprit et pleins d’éloquence pour fournir une explication juridique minutieuse aux lois iniques édictées contre les minorités.
Comme nous l’enseigne l’histoire, ancienne et plus récente, l’inculcation de la xénophobie à une société toute entière comporte un autre élément essentiel : c’est le grand mensonge, mainte et mainte fois répété jusqu’à ce que les gens ordinaires en viennent par inadvertance à le considérer comme la vérité. "Va et vénère ton Dieu ", a régulièrement menti Pharaon à Moïse. Nul doute que son propre peuple le croyait.
Dans notre propre cas, cette année, Netanyahu n’a cessé de répéter son mantra selon lequel il ne fait à Jérusalem rien de plus que "ce que tous mes prédécesseurs font depuis 43 ans". Le but de ce mensonge est d’effacer de l’esprit de l’opinion publique, dans le pays et à l’étranger, le fait que deux de ses prédécesseurs ont négocié avec les Palestiniens et les Américains sur la division de la ville. L’objectif est aussi de brouiller délibérément la différence absolument primordiale qu’il y a entre construire dans les quartiers juifs vieux de plusieurs décennies et implanter par la force des colons juifs dans des quartiers entièrement arabes comme Sheikh Jarrah. Fondamentalement, l’objectif est d’annihiler toute chance de mise en œuvre des "paramètres Clinton" (les zones juives à Israël, les zones arabes à la Palestine, les lieux saints à dieu —ou à un consortium international le représentant) et de parvenir ainsi à un compromis équitable sur Jérusalem.
Les manifestations qui se déroulent le vendredi à Cheikh Jarrah offrent un infime soupçon d’espoir que tout le monde n’a été berné et réduit au silence. La bataille "Naomi Chazan" a été abandonnée. La bataille "Loi sur la Nakba" a été perdue sans coup férir. La ligne de bataille de la guerre d’Israël pour sa survie en tant qu’État juif et démocratique passe désormais dans les quartiers arabes de Jérusalem. Là, aux côtés des quelques rares Israéliens qui ont le courage de descendre manifester dans la rue, le président des États-Unis a aussi planté son fanion. Est-ce enfin la ligne sur laquelle sera stoppé le déclin d’Israël ?
* Naomi Chazan : responsable israélienne du fonds juif américain New Israel Fund (NIF), qui finance plusieurs associations israéliennes. Le NIF est accusé par des groupes d’extrême droite de financer des organisations consultées par Richard Goldstone dans le cadre de la préparation de son rapport.
* Der Stürmer : hebdomadaire allemand nazi publié de 1923 à 1945. Violemment antisémite, ce journal utilisait des contenus orduriers, de la pornographie et des caricatures.
Tr. M.C.
Dans le numéro d’avril 2010 :
PROCHE-ORIENT
Washington grommelle, Paris s’incline
Tel-Aviv piétine ses alliés
par Alain Gresh
Plusieurs responsables américains ont été choqués par la manière désinvolte dont M. Benyamin Netanyahou traite les Etats-Unis. Dans le cas de la France et malgré le tournant pro-israélien de sa politique, il s’agit plutôt de mépris.
http://www.monde-diplomatique.fr/2010/04/GRESH/18988
Israël lancé dans une guerre sans fin
par Jean-Paul Chagnollaud
Après cinquante ans de conflits, l’armée israélienne se prépare à de nouveaux affrontements, au Liban, en Iran ou en Cisjordanie, à la poursuite d’une impossible victoire définitive.
http://www.monde-diplomatique.fr/2010/04/CHAGNOLLAUD/18991
Ramallah, si loin de la Palestine
par Sandy Tolan
Bienvenue à Ramallah, l’enclave de la liberté, où d’heureux élus, une frange significative mais limitée de la société cisjordanienne, goûtent à la prospérité et au bien-être. Pour les autres Palestiniens, cette zone appartient à un autre pays...
http://www.monde-diplomatique.fr/2010/04/TOLAN/18992
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"'Boycott, désinvestissement, sanctions', une campagne pour la justice",
par Ivar Ekeland, Annick Coupé, Nahla Chahal et Michèle Sibony
Aujourd'hui, la Campagne internationale BDS, dont des dizaines d'associations, de syndicats et de partis politiques sont signataires, relaie l'appel de la société civile palestinienne lancé en 2005, enjoignant aux "hommes et femmes de conscience du monde entier [d']imposer de larges boycotts et [de] mettre en application des initiatives de retrait d'investissements contre Israël tels que ceux appliqués à l'Afrique du Sud à l'époque de l'apartheid". Un appel repris depuis en France et dans le monde, et qui s'inscrit d'abord dans un contexte politique dont Me Ghnassia ne saurait ignorer les derniers développements les plus tragiques : lorsqu'Israël proclame il y a trois semaines la construction de 1 600 logements supplémentaires à Jérusalem-Est, continuant ainsi à coloniser et à expulser des familles palestiniennes, il s'agit d'une violation totale de la résolution onusienne 242. Le rapport de la commission Goldstone, accusant Israël de "crimes de guerre" et de possibles "crimes contre l'humanité" lors de la guerre contre Gaza en janvier 2009, et qui a fait plus de 1 400 morts palestiniens, a été adopté par le Conseil des droits de l'homme et l'Assemblée générale de l'ONU, sans que pourtant rien ne soit fait par les grandes institutions internationales pour mettre fin au blocus imposé à l'ensemble de la bande de Gaza.
Or toute l'essence et l'éthique de la Campagne BDS se situe à ce point précis : à l'heure où ni la communauté internationale, ni l'Union européenne et encore moins la France, ne jouent leurs rôles dans l'application des résolutions internationales votées par l'ONU, il s'agit bien de construire un mouvement citoyen,"par le bas", exerçant des pressions économiques et politiques sur Israël afin qu'il applique les résolutions votées par les Nations unies. C'est cela, la Campagne BDS, et rien que cela : l'exigence du droit, et de tout le droit, à l'heure où les puissances internationales abandonnent justement ces "sans-droits" que sont aujourd'hui les Palestiniens.
Michaël Ghnassia écrit à juste titre que "la justice des hommes s'est construite sur ce principe de la responsabilité individuelle, qui est aujourd'hui un droit fondamental à valeur constitutionnelle, consacré par la Déclaration des droits de l'homme et l'ensemble des conventions internationales". Or c'est justement à cette notion de responsabilité individuelle que nous appelons. Responsabilité individuelle de citoyens, qui s'interrogent sur les Accords d'associations entre Israël et l'Union européenne qui ne valent, comme l'indique leur article 2, que si Israël "respecte les droits de l'homme". Responsabilité de consommateurs également : lorsque l'entreprise israélienne Agrexco/Carmel, exportant fleurs, fruits et légumes, compte s'installer dans le port de Sète, nous sommes en droit de dénoncer le fait que cette entreprise exporte 70 % des productions des colonies israéliennes installées dans les territoires de Cisjordanie (en toute illégalité, selon les normes du droit international), et de refuser d'en consommer les produits.
Me Michaël Ghnassia écrit encore que "l'objet de cette campagne-propagande n'a finalement pour but que de réduire une nation, composée d'individus aux opinions et aux engagements aussi différents que ceux qui peuvent exister en France, en un unique ennemi désincarné et sans humanité : l''Israélien' ou le 'sioniste'". Or, faut-il aussi le rappeler, la campagne de boycott, de désinvestissement et de sanctions, lancée à l'initiative d'acteurs politiques, syndicaux et associatifs palestiniens, a été reprise et soutenue en Israël même par des mouvements pacifistes et anticolonialistes israéliens, qui, comme la Coalition des femmes pour la paix alimente depuis quelques années un site nommé "A qui profite l'occupation" (Who Profit from the Occupation?), permet de cibler les entreprises israéliennes et étrangères impliquées dans la colonisation. C'est cela qu'omet de dire Me Michaël Ghnassia : la Campagne BDS n'a justement aucune couleur confessionnelle. Elle s'étend de la société civile palestinienne aux mouvements anticolonialistes israéliens, des syndicats britanniques au Conseil des étudiants de Berkeley (Californie) demandant à leur université de se désinvestir de sociétés américaines impliquées dans la fabrication d'armes israéliennes. C'est peut-être ce caractère pluriel, internationalisé et antiraciste de la Campagne BDS qui fait peur aujourd'hui à un gouvernement israélien dans lequel l'extrême droite tient plusieurs ministères, dont celui des affaires étrangères. Et qui explique le déferlement de dénégations et de mensonges à l'encontre d'une campagne internationale de boycott n'ayant qu'un seul objectif reconnu : l'application du droit.
Signataires :
Ivar Ekeland est ancien président de l'université Paris-Dauphine et président de l'Aurdip(Association des universitaires pour le respect du droit international en Palestine),
Annick Coupé est porte-parole de Solidaires,
Nahla Chahal est coordinatrice de la Campagne civile internationale pour la protection du peuple palestinien,
Michèle Sibony est co-présidente de l'Union juive française pour la paix,
tous sont membres de la Campagne BDS France.
Le CRIF, officiellement Conseil représentatif des institutions juives de France, vient, à nouveau, de montrer son vrai visage.
Un député du Nouveau Centre, Hervé de Charrette, a parlé de la « politique réactionnaire » et de « l’intention délibérée » de Netanyahou de « rendre impossible quelque négociation que ce soit avec les dirigeants palestiniens ». (écouter vidéo : http://www.protection-palestine.org/spip.php ?article8557). C’en est trop pour le CRIF qui explique sans rire que « ce sujet doit être traité avec justesse et impartialité » (sic) et dénonce une Assemblée nationale transformée en tribunal « lorsqu’il est question d’Israël ». Bref, même la représentation nationale n’a pas le droit de critiquer Israël !
Cette voix n’a rien à voir avec celle des Français juifs cultivant une relation particulière avec Israël mais n’en perdant pas pour autant les fondamentaux de la République française. Les dirigeants du CRIF sont proches ou membres du Likoud France, c’est-à-dire la branche hexagonale du parti de Netanyahou. À ce titre, ils ont transformé leur organisation en un instrument de propagande au service d’Israël.
Ainsi, le PCF et les Verts ne sont plus invités au dîner annuel du CRIF parce qu’ils défendent le droit des Palestiniens ! Un rendez-vous que même Alain Finkielkraut a qualifié de « tribunal dînatoire ». Que ces dirigeants défendent les extrémistes israéliens n’a rien d’étonnant. Mais en déclarant soutenir que « Jérusalem reste la capitale indivisible du peuple juif depuis trois mille ans », ils prennent en otage la communauté juive de France, ce qui est plus grave.
Au fait, que pense le CRIF des milliers de juifs israéliens qui manifestent, à Jérusalem, avec les Palestiniens, contre l’occupation et la colonisation ? Encore des antisémites ?
http://www.humanite.fr/2010-03-30_International_Le-CRIF-insulte-l-Assemblee-nationale
La représentante de la Palestine à Bruxelles réagit au désaccord apparu la semaine dernière entre Barack Obama et le premier ministre israélien Benyamin Netanyahou.
Vous revenez de Palestine où vous étiez quand a éclaté la crise des constructions de nouvelles colonies à Jérusalem- Est. Depuis, il y a eu la rencontre de Benyamin Netanyahou avec Barack Obama. Un coup de froid diversement interprété : simple brouille entre amis ou désaccord profond ?
Leïla Shahid. C’est une vraie crise qui n’a pas commencé la semaine dernière mais en septembre 2009, quand Barack Obama a invité le premier ministre israélien et le président palestinien Mahmoud Abbas à New York, avec l’intention de relancer les négociations de paix et de faire une déclaration solennelle à l’Assemblée générale de l’ONU. Il voulait mettre en pratique son discours du Caire où il avait dit que le conflit israélopalestinien était la clé de voûte de tous les conflits de la région, de l’Irak à l’Afghanistan en passant par l’Iran. Malheureusement, l’attitude de Netanyahou a infligé à Obama une humiliation publique et entraîné le refus par les Palestiniens de tout contact direct à haut niveau. Que pouvait faire Mahmoud Abbas face à Netanyahou disant : je refuse les frontières de 1967, je refuse de négocier sur Jérusalem et sur le droit au retour des réfugiés, je ne reconnais ni les accords signés ni la feuille de route du Quartet ?
Pourquoi la crise n’a-t-elle éclaté qu’en mars ?
Leïla Shahid. Parce qu’Obama a été pris par des difficultés internes et par l’Afghanistan. Il a dû remiser la question palestinienne au placard. D’autant plus que le lobby proisraélien, très influent au Congrès, intervient sur tout et pouvait lui mettre des bâtons dans les roues pour sa loi sur l’assurance santé. Maintenant, il est un peu plus libre et il revient à la pierre angulaire de sa politique étrangère : le règlement du conflit palestinien est la clé d’une réorganisation complète de ses alliances. C’est très clair quand on voit les déclarations de militaires de haut rang, comme le général Petraeus, qui a dirigé les opérations en Irak. Il dit que « l’obstination d’Israël porte atteinte à la crédibilité des États-Unis et met en danger leurs intérêts nationaux ». Et que « la colère arabe à propos de la situation en Palestine limite la profondeur des liens entre les États-Unis et les gouvernements et populations de la région ». Cela signifie que le sabotage de la paix par le gouvernement israëlien, son refus de l’État palestinien, empêche les États-Unis de renforcer leur alliance avec les pays arabes pour faire face à l’Iran. Obama a besoin d’un front très large pour résoudre la crise iranienne. Il a besoin des Européens, de la Russie, de l’ensemble du monde arabe. Or le monde arabe vient de redire qu’il ne soutiendrait pas la reprise de négociations avec Israël sans gel de la colonisation, notamment à Jérusalem-Est.
Ce sont les conclusions du sommet arabe de Syrte, auquel assistait d’ailleurs la Turquie.
Leïla Shahid. C’est aussi un allié important pour Obama. Or, le premier ministre turc a déclaré que Jérusalem était « la prunelle de ses yeux ». Dans l’ensemble du monde musulman, les populations demandent : « Que faites-vous pour Jérusalem ? » La question dépasse le cadre du conflit israélo-palestinien. C’est un point sensible, très important pour Obama au moment où il redessine la carte de ses alliances pour bâtir une politique basée sur le multilatéralisme.
Quelles sont les conséquences de la crise en Israël et aux États-Unis ?
Leïla Shahid. En Israël, c’est un séisme. Les Israéliens, habitués à des relations idylliques, sont bouleversés par la froideur d’Obama à l’égard de Netanyahou : il l’a planté là et fait attendre pour aller dîner avec sa famille ! Et on se souvient que la dernière crise grave, en 1991, entre Bush père et Shamir, s’est soldée par le départ de Shamir et l’arrivée de Rabin. Aux États-Unis, il y a une levée de boucliers de certains membres du Congrès qui sont aux ordres d’Israël sous l’influence de l’Aipac. Le lobby pro-israélien est en train de se mettre en branle dans tout le pays et Obama n’aura pas la tâche facile.
Que pensez-vous des premiers pas Mme Ashton, la « Madame Affaires étrangères » de l’UE ?
Leïla Shahid. Son voyage dans la région a été très important. Elle a eu le courage d’insister pour aller à Gaza et à Jerusalem-Est où elle a rencontré Hanane Ashraoui, ce qui n’a pas plu à Israël. Elle a surtout affirmé : « Ma feuille de route, c’est la déclaration de l’UE du 8 décembre dernier. » C’est important, car elle rappelle tous les points importants à nos yeux : les frontières de 1967, Jérusalem-Est, territoire occupé qui doit devenir la capitale de l’État palestinien, le problème des réfugiés qui doit être traité comme le propose l’initiative de paix arabe. Après, elle est allée à Moscou où elle a fait adopter cette « feuille de route » par le Quartet. Et dans le Quartet, il y a les États-Unis. Cela explique aussi le raidissement d’Israël. Mais il faut savoir que la position de Mme Ashton dépend de ce que les 27 lui concèdent. Or, parmi les membres de l’UE, il y en a qui insistent encore pour le rehaussement des relations avec Israël.
ENTRETIEN RÉALISÉ PAR FRANÇOISE GERMAIN-ROBIN
DECEMBRE 2010
"Pour - Al Qods - Jérusalem" !
Liens de sites amis :
http://alqods-palestine.blogspot.com/
http://www.bilin-village.org/francais/



























































