Les colons israéliens entravent l'accès des Palestiniens à l'eau, selon l'ONU ------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------Centre d'actualité de l'ONU - 19 mars 2012 ![]() La source Ein Al Ariq, près du village de Qaryut. Elle a été nommée Ein Hagvura par les colons israéliens qui s'en sont emparés. Photo OCHA 19 mars 2012 – Une enquête publiée lundi par le Bureau des Nations Unies pour la coordination des affaires humanitaires (OCHA)
montre que les Palestiniens sont de plus en plus coupés des sources
d'eau en Cisjordanie parce que les colons israéliens prennent le
contrôle des points d'eau à coup d'intimidations, de menaces et de
violence.
Trente sources sont de cette façon entre les mains de colons israéliens, qui les utilisent de manière exclusive en empêchant l'accès des Palestiniens, selon cette enquête effectuée au cours de l'année dernière.
Selon l'enquête, 56 sources d'eau se trouvent à proximité de colonies israéliennes, dont une majorité sont situées dans la « zone C », qui couvre environ 60% de la Cisjordanie où Israël garde le contrôle sans partage en matière de planification et de construction, et sur des terres qui appartiennent à des personnes privées palestiniennes.
« Malgré une chute de leur débit, les sources d'eau restent la plus importante ressource en eau pour l'irrigation et une source importante pour l'abreuvage des animaux », a indiqué l'étude de l'OCHA. Les sources servent aussi pour couvrir les besoins des Palestiniens eux-mêmes.
L'étude montre que la perte d'accès aux sources et aux terres avoisinantes a réduit les revenus des agriculteurs affectés, qui sont soit obligés d'abandonner la culture de leurs terres soit de voir disparaître une partie considérable des récoltes.
A Genève, la Haut commissaire des Nations Unies aux droits de l'homme, Navi Pillay a rappelé lundi que l'expansion des colonies illégales et la violence commise par les colons israéliens contre les Palestiniens constitue le plus grand problème lié au droits de l'homme dans les territoires palestiniens occupés.
« Le gouvernement israélien doit effectuer une enquête pour chaque incident de violence contre les Palestiniens et garantir que les auteurs soient poursuivis en justice », a souligné Mme Pillay lors du débat général au Conseil des droits de l'homme sur la situation dans les Territoires palestiniens occupés et dans d'autres territoires arabes occupés par les Israéliens, dont le Golan syrien.
Mme Pillay a également rappelé que le blocus israélien de la bande de Gaza perpétue la pauvreté, le chômage et la détérioration de la santé publique, de l'éducation et des infrastructures dans le territoire.
La Haut commissaire a également exprimé sa préoccupation concernant les détentions arbitraires et les mauvais traitements infligés à des citoyens, particulièrement à Gaza, et elle a exhorté les dirigeants palestiniens à assurer que toute accusation de mauvais traitement fasse l'objet d'enquêtes rapidement et de façon impartiale.
Elle a aussi qualifié d' « illégals et injustifiables » les tirs de projectiles de Gaza sur le territoire israélien.
De son côté, le Bureau du Coordonnateur spécial des Nations Unies pour le processus de paix au Moyen-Orient a montré dans un récent rapport que les efforts pour établir les institutions du futur Etat de Palestine sont de plus en plus menacés par le manque de moyens financiers de l'Autorité palestinienne et par l'absence de règlement du conflit.
Le rapport préparé par le Comité ad-hoc de liaison, qui est composé de 15 membres chargés d'agir comme mécanisme de coordination pour l'assistance au peuple palestinien, fait état de progrès réalisés par l'Autorité palestinienne dans différents domaines, dont la délivrance de services sociaux de base et le renforcement des capacités des forces de sécurité.
L'Autorité palestinienne continue cependant à faire face à des défis pressants pour couvrir le manque de financement afin de pouvoir honorer ses engagements. « Je suis très inquiet pour la situation financière de l'Autorité palestinienne telle que présentée par la Banque mondiale et le Fonds monétaire international », a déclaré le Coordinateur spécial de l'ONU, Robert Serry.
« Notre première priorité doit être d'assurer que l'Autorité palestinienne est en mesure de faire face aux manques budgétaires et j'appelle donc l'ensemble des bailleurs de fonds à respecter leurs engagements et de payer en avance les contributions promises. J'exhorte aussi à la conclusion rapide et à la mise en oeuvre d'un accord technique qui renforcerait la collecte de fonds par les autorités palestiniennes », a-t-il ajouté. d'après : www.un.org/apps/newsFr/storyF.asp?NewsID=27822&Cr=Israël&Cr1=Palestiniens "Pas de paix sans la libération des prisonniers palestiniens" aufaitmaroc.com : 21/01/2011 à 16:40 La question des prisonniers palestiniens dans les geôles israéliennes constitue une priorité dans le combat des Palestiniens et aucune paix n'est possible sans une solution définitive de cette question, ont affirmé, vendredi à Rabat, des responsables palestiniens. La question des prisonniers est fatidique et la signature d'un traité de paix ne pourra être conclue sans la libération de tous les prisonniers palestiniens, a estimé le ministre des Affaires des prisonniers et des libérés à l'Autorité nationale palestinienne, M. Issa Qaraqe, à l'ouverture du congrès international de soutien à la cause des prisonniers palestiniens qui se tient jusqu'au 23 janvier, sous le signe "La libération des prisonniers palestiniens : une responsabilité internationale". Aucune paix ne pourra être établie tant qu'il y a des prisons, des détentions, des colonisations et le mur de séparation, a-t-il dit, formulant le v?u de voir ce congrès une démarche sur la voix de la libération des prisonniers. Estimant que la question ces prisonniers est désormais internationale et non seulement une cause palestinienne ou arabe, M. Qaraqe a appelé la communauté internationale à défendre les droits spoliés du peuple palestinien. Ce congrès constitue une occasion pour interpeller la communauté internationale, a-t-il ajouté, déplorant le fait que les conventions et les résolutions des Nations unies soient appliquées à tous les peuples, à l'exception du peuple palestinien. De con côté, M. Abbas Zaki, membre de l'organisation pour la libération de la Palestine, a mis l'accent sur la nécessité d'internationaliser la question des prisonniers palestiniens et la doter d'outils juridiques en vue de concrétiser les résolutions arabes concernant cette question. Il a critiqué le mutisme de la communauté internationale face aux crimes perpétrés par l'armée israélienne, notamment à Al Qods occupée. Pour sa part, le président du Club du prisonnier palestinien, M. Qadoura Fares, a souligné que l'état d'Israël ne peut rester sans impunité alors qu'il fait subir à ces prisonniers toutes les formes d'agression et de torture. Israël détient plusieurs dirigeants palestiniens dont des parlementaires et ministres, a-t-il dit. Quant à M. Mohammed Lahlou, représentant la Ligue arabe, a précisé que les prisonniers palestiniens subissent les pires formes de supplices, de la détention à l'exécution. Les crimes israéliens n'ont pas épargné les organes des prisonniers décédés, a-t-il noté, relevant que les années de détention n'ont pas atteint leurs volonté et convictions pour la liberté et l'indépendance. Par ailleurs, M. Lahlou a passé en revue les différentes résolutions et initiatives de la Ligue arabe au sujet de cette question qui est au coeur des travaux de cette institution panarabe qui ne cesse d'effectuer des consultations avec les organisations internationales afin de garantir leur libération. Ce congrès sera couronné par une soirée artistique et poétique, à Rabat, animée par le poète palestinien Samih Al Kassem, le journaliste Zahi Ouhbi et l'artiste libanais Marcel Khalifa. Cette rencontre est initiée notamment par l'association marocaine pour le soutien de la lutte palestinienne, le club des prisonniers palestiniens, l'agence Bayt Mal Al Qods, l'ambassade de la Palestine au Maroc, l'association des barreaux du Maroc et l'association marocaine des droits Humains. Israël/Cisjordanie : Deux populations séparées et inégales Dans un contexte de politiques discriminatoires, les colons prospèrent alors que les Palestiniens souffrent
Décembre
19, 2010
« Alors que les colonies israéliennes prospèrent, les Palestiniens vivent sous contrôle israélien dans des conditions d'un autre temps, non seulement séparés, non seulement inégaux, mais parfois même évincés de leurs terres et de leurs maisons. » Carroll Bogert, Directrice générale adjointe chargée des relations extérieures à Human Rights Watch (Jérusalem, le 19 décembre 2010) - Les politiques israéliennes en Cisjordanie sont sévèrement discriminatoires à l'encontre des résidents palestiniens, les privant de produits de première nécessité tout en permettant aux colonies juives de jouir d'un confort de luxe, a déclaré Human Rights Watch dans un rapport publié aujourd'hui. Le rapport recense des pratiques discriminatoires non justifiées par des motifs sécuritaires ou d'un autre type, et demande à Israël non seulement de démanteler les colonies de peuplement conformément à ses obligations légales internationales, mais aussi de mettre fin aux violations des droits des Palestiniens. Le rapport de 166 pages, intitulé « Separate and Unequal: Israel's Discriminatory Treatment of Palestinians in the Occupied Palestinian Territories » (« Séparés et inégaux : le traitement discriminatoire des Palestiniens par Israël dans les territoires palestiniens occupés ») montre comment Israël a établi un système de traitement des populations de la Cisjordanie à deux niveaux dans les larges zones où le gouvernement exerce un contrôle sans partage. Le rapport est basé sur des études de cas comparant le traitement âprement différent réservé aux colonies de peuplement et aux communautés palestiniennes les jouxtant. Le rapport appelle les États-Unis, les États membres de l'UE et les entreprises travaillant dans les zones d'implantation à éviter de soutenir toute politique de peuplement israélienne qui est intrinsèquement discriminatoire et contraire au droit international. « Les Palestiniens sont victimes de discrimination systématique du seul fait de leur race, de leur origine ethnique et de leur nationalité d'origine. Ils sont privés d'électricité et d'eau, d'écoles et de routes tandis que, tout près, des colons juifs jouissent de tous ces avantages fournis par l'État », a déclaré Carroll Bogert, Directrice générale adjointe chargée des relations extérieures à Human Rights Watch. « Alors que les colonies israéliennes prospèrent, les Palestiniens vivent sous contrôle israélien dans des conditions d'un autre temps, non seulement séparés, non seulement inégaux, mais parfois même évincés de leurs terres et de leurs maisons. » Le rapport constate qu'en rendant leurs communautés pratiquement inhabitables, les politiques discriminatoires d'Israël ont souvent pour résultat de forcer les Palestiniens au départ. Selon une enquête de juin 2009 dans des foyers de la « zone C », zone qui couvre 60 % de la Cisjordanie et qui est sous contrôle exclusif d'Israël, et dans des foyers de Jérusalem-Est, annexé unilatéralement par Israël, 31 % des résidents palestiniens ont été déplacés depuis 2000. Human Rights Watch a étudié la zone C et Jérusalem-Est et observe que le système à deux niveaux en vigueur, d'un côté génère une manne d'avantages financiers et un soutien généreux aux travaux d'infrastructure pour encourager la migration de colons et, de l'autre, mesure chichement aux communautés palestiniennes les services de base, entrave délibérément leur croissance et contraint ses habitants à de pénibles conditions d'existence. Une telle différence de traitement fondée sur la race, l'ethnie, l'origine nationale, sans être strictement adaptée à des objectifs légitimes, viole l'interdiction fondamentale de toute forme de discrimination selon le droit relatif aux droits humains. Les politiques israéliennes régissent de nombreux aspects de la vie quotidienne des Palestiniens vivant dans la zone C et à Jérusalem-Est. L'expropriation des terres des Palestiniens et leur attribution aux colonies de peuplement et à leurs infrastructures, le déni d'accès aux routes vers les terres agricoles, le refus d'accès à l'électricité et à l'eau, le rejet des permis de construire pour des logements, des écoles, des cliniques et des infrastructures, la démolition de maisons et d'entière zone d'habitation sont autant de brimades discriminatoires infligées aux Palestiniens, observe Human Rights Watch. Ces mesures ont limité l'expansion des villages palestiniens et rendu la vie très difficile aux résidents, notamment en limitant leur accès aux soins médicaux. A l'opposé, Israël promeut et encourage l'expansion des colonies juives dans la zone C et à Jérusalem-Est, en utilisant souvent des terres et d'autres ressources dont les Palestiniens ne disposent pas. Le gouvernement israélien incite à l'implantation de colonie par de nombreux moyens : aides au logement, à l'éducation, subventions à des travaux d'infrastructure, comme des routes toute spécialement construites. Ces avantages ont conduit à l'expansion rapide et continue des colonies de peuplement, dont la population est passée d'environ 241 500 habitants en 1992 à environ 490 000 en 2010, Jérusalem-Est compris. « Tandis que les décideurs politiques israéliens se mobilisent pour la "croissance naturelle" des colonies illégales, ils étranglent les communautés palestiniennes installées de longue date, interdisent aux familles d'agrandir leurs maisons et rendent la vie invivable aux populations », a observé Carroll Bogert. « Les politiques israéliennes relatives aux implantations sont injustes et constituent un obstacle majeur à la capacité des Palestiniens à mener une vie normale. » Jubbet al-Dhib, un village de 160 habitants au sud de Bethléem, fondé en 1929, est l'une des communautés palestiniennes étudiées par Human Rights Watch dans son rapport. Le village n'est souvent accessible qu'à pied parce que son seul lien avec une route en dur est une piste cahoteuse d'un 1,5 km. Les enfants de Jubbet al-Dhib se rendent à pied dans les écoles d'autres villages car leur propre village n'a pas d'école. Jubbet al-Dhib n'a pas l'électricité. Les autorités israéliennes ont rejeté de nombreuses demandes de connexion à leur grille. Elles ont également rejeté un projet financé par des bailleurs de fonds pour éclairer les rues du village avec des panneaux solaires. Les habitants du village doivent consommer la viande et le lait le jour même, faute de réfrigération, et s'alimentent souvent de conserves. Les villageois s'éclairent à la chandelle ou avec des lampes à pétrole et, quand ils ont les moyens d'acheter de l'essence, ils font tourner un petit groupe électrogène. A environ 350 mètres se trouve la communauté juive de Sde Bar, fondée en 1997. La colonie d'environ 50 personnes est reliée par une bretelle asphaltée à une autoroute flambant neuve vers Jérusalem, dont le coût est estimé à plusieurs millions de dollars : c'est la « Lieberman Road » ; elle contourne les villes , les bourgs et les villages palestiniens comme Jubbet al-Dhib. Sde Bar a une école secondaire mais les adolescents de Jubbet-Dhib ne peuvent pas s'y inscrire. Les colonies sont des zones militaires où l'ont ne peut entrer qu'avec un permis spécial délivré par les militaires. Les résidents de Sde Bar, comme les habitants de toutes les villes israéliennes, ont l'électricité et jouissent de tout le confort moderne. Les habitants de Jubbet-Dhib le constatent de leurs maisons quand vient la nuit. « Les enfants palestiniens dans les zones sous contrôle israélien étudient aux chandelles et voient les fenêtres des colons éclairées à l'électricité », a commenté Carroll Bogert. « Soutenir que l'on prive les enfants palestiniens de l'accès aux écoles, à l'eau ou à l'électricité pour des motifs sécuritaires est absurde. » Dans la plupart des cas dans lesquels Israël a reconnu que les Palestiniens subissent un traitement différent - par exemple quand un écriteau qui dit « colons seulement » leur interdit l'accès à une route - le gouvernement a affirmé que de telles mesures sont nécessaires pour protéger les colons juifs et d'autres Israéliens victimes d'attaques périodiques par des groupes armés palestiniens. Toutefois aucun motif sécuritaire ou autre motif légitime ne peut justifier l'ampleur de la différence de traitement réservé aux Palestiniens, comme le refus des permis pour améliorer ou construire des maisons, des écoles, des routes et des citernes, ainsi que l'a souligné Human Rights Watch. En outre, le gouvernement israélien, quand il prend des mesures pour sa sécurité, agit souvent comme si tous les Palestiniens constituaient une menace en raison de leur race, de leur ethnie et de leur l'origine nationale, plutôt que de circonscrire les restrictions à des individus présumés dangereux. L'interdiction légale de la discrimination proscrit les restrictions indifférenciées d'une telle portée. « Le monde a convenu il y a bien longtemps de l'inanité des arguments justifiant le traitement différent d'un groupe de personnes en raison de leur race, de leur ethnie ou de leur origine nationale », a déclaré Carroll Bogert. « Le moment est venu pour Israël de mettre fin à ses pratiques discriminatoires et de cesser de réserver aux Palestiniens sous son contrôle un traitement nettement inferieur à celui réservé aux résidents juifs dans la même zone. » La plus haute juridiction d'Israël a jugé que certaines mesures contre les citoyens palestiniens d'Israël étaient illégales parce qu'elles étaient discriminatoires. Cependant, Human Rights Watch n'a pas connaissance qu'un tribunal ait jugé discriminatoires envers les Palestiniens les agissements d'Israël en Cisjordanie, bien qu'ils aient été présentés comme tels dans un certain nombre d'affaires. Human Rights Watch affirme que les pratiques discriminatoires d'Israël sont suffisamment flagrantes pour que les pays bailleurs de fonds évitent urgemment de contribuer à toute violation du droit international provoquée par les implantations, voire d'être complice de telles violations. Ces pays doivent prendre des mesures significatives pour inciter le gouvernement israélien à respecter ses obligations, a déclaré Human Rights Watch. Human Rights Watch réitère sa recommandation aux États-Unis, un pays qui verse 2,75 milliards de dollars d'aide à Israël chaque année, de suspendre cette aide d'un montant équivalant aux subventions d'Israël en faveur des colonies de peuplement, estimées, selon une étude de 2003, à 1,4 milliards de dollars. De même, sur la base de nombreux rapports qui établissent que les organisations américaines exonérées d'impôt subventionnent substantiellement les colonies de peuplement, le rapport demande instamment au gouvernement américain de vérifier que ces exonérations fiscales sont compatibles avec l'obligation souscrite par les États-Unis de veiller au respect du droit international qui proscrit notamment la discrimination. Human Rights Watch demande à l'Union européenne qui est un marché d'exportation de première importance pour les produits des colonies de peuplement, de s'assurer qu'elle n'encourage pas l'exportation de tels produits par le biais de tarifs préférentiels, et d'identifier les cas où la discrimination contre les Palestiniens a pu contribuer à la production de certaines marchandises. Par exemple, le rapport montre comment les cultures d'exportation des colonies de peuplement, irriguées par des puits forés par les Israéliens, assèchent les puits palestiniens voisins, ce qui limite la capacité des Palestiniens à cultiver leurs propres terres, voire leur accès à l'eau potable. Le rapport décrit également comment des entreprises contribuent ou bénéficient directement de la discrimination envers les Palestiniens, par exemple grâce à des activités commerciales sur des terres qui ont été illégalement confisquées à des Palestiniens au profit des colons, sans compensation. Ces entreprises bénéficient également de subventions du gouvernement israélien, d'abattements fiscaux, d'un usage privilégié des infrastructures, de permis et de canaux d'exportation. Human Rights Watch appelle les entreprises à s'informer sur toute pratique constituant une violation de droits, à empêcher de telles violations et à diminuer leur impact, notamment en mettant fin à toutes les opérations qui ne peuvent pas être séparées des pratiques discriminatoires israéliennes. « La discrimination du type de celle pratiquée quotidiennement en Cisjordanie devrait être inadmissible dans tout lieu », a conclu Carroll Bogert. «
Les gouvernements étrangers tout comme les entreprises internationales
dont la réputation risque d'être ternie par les pratiques illégales du
gouvernement israélien devraient identifier leurs propres politiques et
actions qui soutiennent ces pratiques, et y mettre fin. » «Isoler Gaza n'est pas la solution» ARCINFO.CH- 20.11.10 | 10:03 PALESTINE Le conflit avec Israël était au cœur d'une conférence organisée au Club 44, à La Chaux-de-Fonds. (KEYSTONE) «Quand les Anglais ont reproché à Ben Gourion de couvrir des terroristes, Ben Gourion a répondu: «Donnez-moi un Etat et je m'occuperai de mes terroristes.» Nago Humbert, président de Médecins du monde Suisse (MDM) a conclu ainsi la conférence qui s'est tenue jeudi soir au Club 44, à La Chaux-de-Fonds. Originellement centrée sur le rôle des ONG humanitaires dans le processus de paix entre Israéliens et Palestiniens, la discussion à laquelle a participé Micheline Calmy-Rey, cheffe du Département des affaires étrangères (DFAE), a, une fois les exposés des deux invités terminés, rapidement pris une tournure émotionnelle. Plusieurs interventions du très nombreux public ont ainsi questionné le positionnement de la Suisse, mais aussi des ONG, face aux parties en présence. «La situation n'est ni facile ni manichéiste», avait pourtant lancé en ouverture Nago Humbert. Il semble n'avoir cependant été entendu que sur le premier point. Du moins par une partie du public. Sans dérapage, la soirée à néanmoins permis au président de MDM Suisse et à Micheline Calmy-Rey d'exposer leurs «visions» du processus de paix. «Même les belles idées entre soignants des deux «camps» ne fonctionnent plus», a regretté Nago Humbert. «Nous ne pouvons pas, nous les ONG, être les alibis des politiques», a-t-il lancé en passant le témoin à la vice-présidente de la Confédération. Micheline Calmy-Rey, après avoir salué le Club 44 comme étant «le haut lieu de la réflexion intellectuelle en Suisse», a, sans surprise, rappelé le rôle du pays dans la réalisation de l'Initiative de Genève. «Nous savons que la paix est possible. L'initiative de Genève contient les solutions, de nombreux compromis réalisables. Reste à savoir quel prix chacun est prêt à payer.» «Isoler Gaza n'est pas la solution. C'est faux», a poursuivi la cheffe du DFAE. «Nous avons d'ailleurs soumis un projet de désenclavement aux deux parties. Il tient compte des exigences de sécurité d'Israël et des besoins de la population de Gaza.» Micheline Calmy-Rey a également profité de la soirée de jeudi pour souligner la nécessité d'appréhender la question israélo-palestinienne sous un angle régional. Une approche englobant notamment la position d'acteur incontournable de l'Iran. Mais aussi une approche qui, au vu des blocages dans les négociations directes, doit se construire du bas vers le haut. «Notamment au travers de programmes d'accès à l'eau», a noté la conseillère fédérale. Elle a aussi mis en exergue le fait que la religion avait pris de plus en plus de place dans un conflit qui à l'origine était territorial. L'influence du Hamas, du Hezbollah, mais aussi des partis religieux israéliens, ne facilitant pas la vie des diplomates, ni des humanitaires comme l'a relevé Nago Humbert: «La symbolique est devenue plus forte que la réalité. Nous sommes en train de devenir de nouvelles cibles.» YANN HULMANN 140 français en Palestine pour défendre le droit à l’éducation contre toutes les régressions Communiqué de presse - publié le jeudi 28 octobre 2010. Aujourd’hui s’ouvre le Forum Mondial de
l’Education, accueilli par les Palestiniens. Plus de 140 Français y
participent pour réaffirmer le rôle fondamental de l’éducation comme
moyen de résistance contre les régressions sociales et politiques et de
promotion des droits humains, de la culture et de la tolérance.
Garanti par la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme et de multiples traités internationaux, l’accès à l’éducation est un droit fondamental qui reste loin d’être acquis : selon les chiffres du PNUD, 75 millions d’enfants dans le monde n’ont toujours pas accès au primaire, et 776 millions d’adultes à une éducation de base. "Assurer l’éducation primaire pour tous" était le second Objectif du Millénaire pour le Développement. Non seulement cet objectif ne sera pas atteint en 2015, mais l’accès à l’éducation primaire pour tous est menacé par la privatisation et la commercialisation là où il semblait pourtant pérennisé. Les coupes budgétaires imposées par le FMI aux pays du Sud et désormais aux pays européens touchés par la crise fragilisent l’éducation publique et renforcent les logiques de privatisation. Plutôt qu’une éducation démocratique et émancipatrice, c’est une éducation élitiste et à plusieurs vitesses que prônent les institutions financières internationales. "L’éducation pour tous est un droit social inaliénable qui devrait être, et doit redevenir, porteur d’une vision de l’éducation comme un bien commun, un droit universel. Elle doit donc être obligatoire, gratuite et de qualité, accessible à tous, sans distinction de sexe, d’âge, d’appartenance ethnique ou religieuse", déclare Sophie Zafari, chargée du secteur international pour la Fédération Syndicale Unitaire (FSU). En venant au Forum Mondial de l’Education, les participants français – d’associations, de syndicats – souhaitent montrer que les enjeux liés à l’éducation sont cruciaux non seulement en France et en Palestine, mais aussi partout où elle est en danger. C’est par la convergence des luttes sociales que l’éducation pourra réussir à s’imposer comme une alternative indispensable à la construction d’un monde où chaque enfant aura accès à la formation et au savoir. Contacts à Paris Florent - 06 61 66 99 92 Florian - 06 88 78 76 74 Contacts sur place Fatima - 00972 5 44 69 32 18 (Ramallah, Bethlehem) Michèle - 00972 5 44 31 72 41 (Haïfa) Driss - 0033 6 22 50 48 00 (Ramallah) Vincent - 0033 6 75 11 67 50 (Ramallah) ATTENTION :Mercredi 3 novembre, une conférence de presse aura lieu à Paris avec des français de retour du forum. (lieu à préciser) d'après : http://www.protection-palestine.org/spip.php?article9561 ![]() Une nouvelle entrave à l’action humanitaire dans les Territoires palestiniens Le gouvernement israélien vient de prendre la décision de ne plus accorder de permis de travail pour les ONG internationales opérant dans les Territoires palestiniens. Seul un visa de touriste sera dorénavant délivré à leurs équipes sur place. Ce type de visa interdit le travail en Israël et ne l’autorise pas formellement dans les Territoires palestiniens. Il est de plus délivré avec des durées allant d’une semaine à un an, ce de façon totalement aléatoire. Une centaine d’ONG est directement concernée. Cette nouvelle mesure israélienne remet en cause leur mission humanitaire dans les Territoires palestiniens et aura une influence désastreuse sur le sort des populations. Jérusalem, que l’Etat d’Israël considère comme territoire national, est directement visé. L’interdiction de travailler en Israël signifie pour les ONG internationales l’impossibilité de mener toute forme d’action humanitaire depuis et à Jérusalem-Est, territoire palestinien selon le droit international. L’objectif israélien est clair : pousser ces organisations vers Ramallah et sceller ainsi l’isolement de Jérusalem-Est du reste de la Cisjordanie. Le gouvernement israélien entretient le flou face aux demandes de clarification. Il a été indiqué, de façon informelle, qu’un visa de touriste donnerait la possibilité de travailler dans les zones contrôlées par l’Autorité palestinienne. Or ces zones ne concernent que 18% de la Cisjordanie. Toutes les ONG présentes sur place faisaient déjà part de graves difficultés pour mettre en place les programmes d’action humanitaire dans les conditions imposées par la politique d’enfermement israélienne. Leur zone d’action se réduit donc encore davantage. Mais en l’absence de toute indication écrite, la situation des équipes sur place reste extrêmement précaire et tributaire des soldats israéliens présents aux checkpoints. Selon l’article 55 de la 4ème Convention de Genève, Israël, en tant que puissance occupante, a l’obligation « d'assurer l'approvisionnement de la population en vivres et en produits médicaux ; elle devra notamment importer les vivres, les fournitures médicales et tout autre article nécessaire lorsque les ressources du territoire occupé seront insuffisantes ». Depuis 42 ans, cette obligation qui n’a jamais été respectée a été prise en charge par les ONG palestiniennes et internationales. Après l’opération militaire israélienne de l’hiver 2008/2009 et alors que se poursuit le blocus de la bande de Gaza, les conséquences humanitaires de cette nouvelle mesure israélienne seront considérables. Nous, ONG travaillant en faveur des populations palestiniennes, craignons que cette mesure ne vienne sceller encore plus radicalement le sort de ces populations, allant ainsi à l’encontre du droit de ces hommes, ces femmes et ces enfants à recevoir une aide légitime et nécessaire dans la situation qui est la leur. Nous demandons au gouvernement israélien de renoncer à cette mesure qui constitue clairement une entrave à l’action humanitaire. Contacts : Corinne GILLET : 06 60 97 08 73 Maxime Guimberteau : 01 40 36 41 46 cgillet@handicap-international.org contact@plateforme-palestine.org ![]()
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