Soutenons les prisonniers politiques palestiniens grévistes de la faim Lundi 7 Mai 2012 - Parti de Gauche
Plus de 2000 prisonniers palestiniens sont en grève de la faim depuis le 17 avril, pour dénoncer la détention administrative, cette mesure arbitraire intolérable (remontant au régime d’exception du mandat britannique) qui les maintient en prison sans aucun chef d’inculpation, ni procès. Deux des prisonniers qui ont commencé leur grève le 29 février sont dans un état critique proche de la mort, après 69 jours de grève de la faim, dans ce que les médecins appellent une "phase aléatoire de survie". Au moins six autres prisonniers sont dans un état de santé jugé alarmant. Le Parti de Gauche est solidaire de ces militants en grève pour leur dignité. Il dénonce le silence du gouvernement israélien face aux légitimes revendications des grévistes. Le silence des médias français est plus que surprenant... Le Parti de Gauche appelle, à la suite du rapporteur spécial de l’ONU, Richard Falk, la communauté internationale, et plus particulièrement l’Union Européenne et ses gouvernements à condamner ces violations incessantes des droits humains dans les prisons israéliennes afin d’obtenir de l’Etat d’Israël le respect de ses obligations et des normes internationales envers les prisonniers politiques palestiniens. Nous demandons au président de la République de tout mettre en œuvre pour mettre fin à la détention administrative et obtenir la libération des prisonniers politiques palestiniens. Nous appelons les citoyens à participer aux meetings de solidarité, en particulier, pour les Franciliens, à celui qui se tiendra le vendredi 11 mai, en présence de Salah Hamouri, à la bourse du travail
Le vendredi 11 mai, de 19h à 22h à la Bourse du travail de Paris Salle Eugène Hénaff 29 boulevard du temple – 75003 PARIS Métro : Filles du Calvaire – Ligne 8 D'après : http://www.lepartidegauche.fr/actualites/communique/soutenons-les-prisonniers-politiques-palestiniens-grevistes-la-faim-15882#.T6t9qL9eZQoSolidaires des prisonniers : Se débarrasser du carcan d'Oslo et se tourner résolument vers le BDS J.L. Moraguès 7/05/12 (...) La bataille des prisonniers révèle la nouvelle stratégie de l'Appel BDS Chaque
nouvelle lutte palestinienne s'articule aux revendications
fondamentales et se prolonge dans le mouvement de solidarité par le
BDS. De ce point de vue la bataille des prisonniers est exemplaire. (...) Lire l'article (aller tout en bas) : http://www.protection-palestine.org/spip.php?article11768 http://www.petitionpublique.fr/?pi=P2012N24386 ----------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
La Cour Suprême israélienne a ajourné sa décision sur la
demande de deux Palestiniens qui menaient une grève de la faim depuis
64 jours pour protester contre leur emprisonnement. lire la suite : http://www.info-palestine.net/article.php3?id_article=12135 ____________________________________________________________________ Les prisonniers politiques
palestiniens soumis à un châtiment collectif tandis que la grève de la
faim de masse continue appel commun à action
Addameer (via ISM)
publié le samedi 5 mai 2012. 3 mai 2012 - Comme les organisations qui se consacrent à la promotion et à la protection des droits de l’homme dans le Territoire palestinien occupé (TPO), le Conseil palestinien des Organisations pour les droits de l’homme (PCHRO) est gravement préoccupé par une série de mesures collectives punitives prises par les services pénitentiaires israéliens contre les prisonniers politiques palestiniens engagés actuellement dans une grève de la faim de masse. Ces mesures comprennent l’isolement, des amendes quotidiennes allant jusqu’à 500 NIS (100€), la confiscation du sel pour l’eau, la privation de l’électricité et des fouilles aléatoires des cellules et à corps. Les prisonniers politiques palestiniens soumis à un châtiment collectif tandis que la grève de la faim de masse continue - appel commun à action Lire la suite : http://www.protection-palestine.org/spip.php?article11760 _________________________________________________________________________________________ La victoire ou la mort : Un vendredi de solidarité avec les prisonniers palestiniens dans toute la Palestine occupée Palestine occupée - 5 mai 2012 - Par ISM-France « Naji al-Ali a dit jadis, "La route vers la Palestine n'est ni lointaine ni proche mais à la distance d'une révolution." Les prisonniers palestiniens dans les geôles israéliennes ont commencé une révolution contre la répression et la cruauté des prisons et contre les conditions terribles dans lesquelles ils vivent. Reprenant la phrase de Naji al-Ali, je dis que la route vers la liberté n'est ni lointaine ni proche, elle est à la distance d'un estomac vide. » (Sarah Salibi, Palestinienne de Gaza, "Victory or Death") Lire la suite et photos : http://www.ism-france.org/temoignages/La-victoire-ou-la-mort-un-vendredi-de-solidarite-avec-les-prisonniers-palestiniens-dans-toute-la-Palestine-occupee-article-16943 BDS pour les droits des Palestiniens : « L’égalité ou rien ! » dimanche 6 mai 2012 - 07h:39 Omar Barghouti The Nation Le droit des Palestiniens à l’égalité n’est ni négociable ni relatif ; il est la condition sine qua non d’une paix juste en Palestine et dans la région. Comme Edward Saïd le disait : « L’égalité ou rien ! ». Quiconque soutient l’autodétermination des Palestiniens en appelant simplement à la fin d’une occupation israélienne de 45 ans de la bande de Gaza et de la Cisjordanie dont Jérusalem-Est, ne fait que défendre beaucoup des droits de seulement 38 % des Palestiniens, comptant sur les autres pour qu’ils acceptent l’injustice comme une fatalité. D’après les statistiques 2011, sur les 11,2 millions de Palestiniens, 50 % vivent en exil, beaucoup étant privés de leur droit énoncé par les Nations-Unies au retour dans leurs foyers d’origine, et 12 % sont des citoyens palestiniens d’Israël qui vivent sous un système de « discrimination institutionnelle, juridique et sociétale », selon le Département d’État US. Plus des deux tiers des Palestiniens sont des réfugiés ou des personnes déplacées à l’intérieur. L’égalité des droits pour les Palestiniens, cela signifie, au minimum : - la fin de l’occupation et de la colonisation de 1967 par Israël,
L’appel palestinien de juillet 2005 au Boycott, Désinvestissement et Sanctions (BDS) a été approuvé par une majorité écrasante de Palestiniens, parce qu’il soutient les trois. En faisant appel aux personnes de conscience de par le monde pour aider à mettre fin à ce système d’oppression israélien à trois niveaux, le mouvement BDS ne leur demande rien d’héroïque. Il leur demande simplement de cesser toute complicité dans l’oppression. LIRE la suite de cet excellent article : http://www.protection-palestine.org/spip.php?article11761 ________________________________________________________________________ interview : ___________________________________________________________________________ Nîmes : AFPS30 CONFÉRENCE AVEC SALLAH AMOURI DU 28/04/12 (merci à Serge pour les vidéos) Les conditions de détention des prisonniers palestiniens avec
Pierre Stambul (UJFP) Jean Claude Lefort (AFPS) http://www.dailymotion.com/video/xqj9x0_prisonniers-politiques-palestiniens-nimes-28-avril-2012-2-4-j-c-lefort_news Salah Hamouri (1) http://www.dailymotion.com/video/xqja9r_prisonniers-politiques-palestiniens-nimes-28-avril-2012-3-4-salah-hamouri-franco-palestinien_news Salah Hamouri (2) http://www.dailymotion.com/video/xqjapq_prisonniers-politiques-palestiniens-nimes-28-avril-2012-4-4-salah-hamouri_news Films réalisés par Serge Tostain _____________________________________________ Bonjour à tou-te-s, Je vous écris pour vous faire connaître le projet d'Alaa Ashkar, Palestinien de Galilée, qui a vécu dernièrement à Montpellier, à Rodez et à Bordeaux. Je l'ai contacté et voici le résumé des infos supplémentaires que j'ai reçu de lui: Il s'agit d'un moyen métrage d'environ 52 min, format télé, qui pour le moment n'a pas de producteur (je recherche le soutien de l'Arab Funds for Arts and Culture, entre autres). L'objectif des 8000 euros est pour me permettre de compléter toute la partie (montage, sons, plaquette, DVD). J'ai tout financé moi-même jusqu'à présent. Le film est une sorte de road movie d'un Palestinien de Galilée découvrant les Palestiniens des Territoires Occupés, allant du nord au sud sur la route 60, du moins pire (région de Jénine) à Hébron en passant par la vallée du Jourdain (Gaza étant inaccessible). Pas une accumulation d'interviews mais une vision perso poétique se concluant quand même par l'idée qu'il n'y a qu'un seul et même apartheid entre le point de départ et le bout de la route. Alaa ne vise pas seulement les militants, mais nous pouvons jouer un rôle majeur pour lui permettre de toucher un vaste public. S'il vous reste quelques euros pour soutenir son projet, connectez-vous à http://www.touscoprod.com/ project/produce?id=261. Ce que vous verserez ne sera pas débité si l'objectif des 8000 € n'est pas atteint. JP _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ ![]() 17 avril 2012 - n°11 On n'en demandait pas tant à l'état israélien, qui a ostensiblement refusé ce week-end encore à des centaines de citoyens du monde de se rendre dans les territoires occupés en réponse à l'appel international des Palestiniens. Et pourtant, quel bel aveu par là non seulement de sa politique de colonisation et d'apartheid justifiant d'empêcher la visite de témoins, mais aussi de son racisme (mis en oeuvre par les compagnies aériennes sommées de demander la nationalité ou la confession de passagers), et de sa capacité à faire de l'ingérence jusque dans les aéroports européens au détriment de libertés individuelles les plus fondamentales. Face au blocus : le boycott. Car en cette période électorale, faut-il rappeler que c'est aussi et surtout chez nous que se jouent la solidarité internationale et la justice en refusant quotidiennement toute compromission avec ce qui encourage la politique israélienne. L’équipe d’animation de la campagne BDS France Les succès de la Campagne Un nouveau soutien de BDS avec Cassandra Wilson, grande chanteuse de jazz états-unienne, qui a refusé de se produire au Festival international des Femmes de Holon, à Jérusalem, et a déclaré son soutien au boycott culturel d'Israël. Ce Festival, financé par l’État israélien, prétend encourager l’autonomie des femmes ; mais les Palestiniennes en sont exclues... une autonomie bien sélective ! La chaîne norvégienne de détaillants VITA a arrêté toutes les ventes des produits originaires des colonies en Palestine occupée. Ainsi, VITA va cesser de vendre les produits cosmétiques AHAVA. En tant que principal revendeur des produits de cette marque en Norvège, cette décision portera un coup sérieux aux ventes des produits Ahava en Norvège. Ça bouge ! Signez la pétition à l'attention des députés européens contre le renouvellement de l'accord commercial privilégié entre l'Union européenne et Israël. BDS France relaie la campagne BDS espagnole : signez la pétition demandant aux compositeur et chanteurs Joan Manuel Serrat et Joaquín Sabina de renoncer à leur spectacle prévu à Tel-Aviv. Le 30 mars est la Journée palestinienne de la terre, au cours de laquelle des citoyens de tous pays affirment leur solidarité envers le peuple palestinien. C'est aussi la journée mondiale BDS. En France comme ailleurs, des groupes locaux de la Campagne BDS France ont mené de nombreuses actions de sensibilisation et d'interpellation dans des supermarchés et dans les rues (lire le communiqué et voir la vidéo de l'action à Auchan Bagnolet) Boîte à outils BDS France vous présente son nouveau tract de campagne, 4 pages bicolore à utiliser sur tous stands et manifestations. A télécharger sur la page "Tracts / visuels" du site. Du fond Le PACBI (campagne pour le boycott académique et culturel) a publié un très bon article expliquant le danger de la normalisation d'Israël y compris par certains partisans de la Paix, et précisant à nouveau la position de BDS concernant le boycott des produits des colonies seuls. Sur un sujet proche, un petit billet d'humeur sur la "rhétorique des deux côtés" trop souvent entendue qui, sous couvert d'une pseudo impartialité, alimente la domination israélienne au détriment d'un vrai argumentaire de la justice et de la paix. En images Suite à la censure de différents colloques dans des universités françaises pour la Semaine contre l'apartheid israélien, en février s'est tenu à Paris le meeting "Peut-on parler de la Palestine dans les universités françaises ?", avec le soutien notamment d'Omar Barghouti. Retrouvez les interventions de cette soirée en vidéo. Les pendules à l'heure Certains disent : « Il n'y a rien à attendre de l'intérieur d'Israël. On ne peut pas demander aux Israéliens de boycotter leur propre Etat, c'est normal qu'ils le défendent. » Nous répondons : « Et pourtant, en Israël aussi certains citoyens "de conscience" n'hésitent pas à dénoncer activement la politique de leur Etat, comme Noam et Alom, deux jeunes "refuzniks" qui nous disent : "Le moyen que nous avons choisi pour se défaire de l’occupation est de déclarer publiquement notre refus de servir dans l’armée, en même temps que le militantisme et le soutien de l’appel BDS palestinien. Les citoyens dans le monde qui ont la possibilité de boycotter Israël devraient réfléchir à cet appel et essayer de s’y rallier – chacun d’entre nous dans sa propre communauté, au mieux de ses capacités – et ne pas se contenter d'une condamnation passive de la politique d’apartheid d’Israël. On devrait plutôt choisir un moyen actif pour stopper les crimes d’Israël." » La Campagne BDS France est composée de 50 organisations soutenant l'appel international BDS (Boycott Désinvestissement Sanctions) lancé par les Palestiniens. campagnebdsfrance@yahoo.fr Visitez régulièrement le site www.bdsfrance.org, mis à jour quotidiennement avec les dernières actualités en France et dans le Monde concernant BDS. 31 Mars 2012 : Journée de la terre à Auchan BDS France - lundi 2 avril 31 Mars 2012 : Journée de la terre à Auchan- L'accord d'association Union européenne-Israël, dans son article 83, exclut les produits des colonies des avantages fiscaux dont jouissent ceux « du territoire israélien ». Autrement dit, ils doivent acquitter des taxes qu'ils fraudent en se présentant comme produits d'Israël. - Le Code français du commerce interdit la falsification des « règles d'origine » des produits (et donc la mention « made in Israël » au lieu de « made in Palestine » ou « made in Westbank », etc.) ; - La Directive européenne 2005/29/CE du Parlement européen et du Conseil du 11 mai 2005, relayée dans le droit français (code de la consommation) prévoient et répriment les pratiques commerciales trompeuses reposant sur des allégations ou présentations fausses de nature à induire le consommateur en erreur. d'après : http://www.bdsfrance.org/index.php?option=com_content&view=article&id=751:31-mars-2012--journee-de-la-terre-a-auchan&catid=9:evenements-bds-france 15 et 23 mars : rassemblements de soutien aux militant-e-s BDS poursuivis publié le mercredi 14 mars 2012.
(Rendez-vous à partir de 10h au Tribunal de Bobigny, M° Pablo Picasso) MAHA, MOHAMED, OLIVIA ET ULRICH DOIVENT ÊTRE RELAXÉS ! Suite à un report de leur procès, Maha, Mohamed, Olivia et Ulrich comparaitront à nouveau au Tribunal de Bobigny, le jeudi 15 Mars 2012. Ce qui leur est reproché ? L’incitation à la haine raciale et à la discrimination envers l’Etat d’Israël. Pourquoi ? Parce qu’ils ont appelé à boycotter les produits provenant d’Israël. Leur comportement s’inscrit dans la campagne internationale BDS (Boycott, Désinvestissement, Sanctions) contre l’Etat d’Israël jusqu’à ce qu’il se conforme au droit international. Cette campagne BDS vise, à la demande de la société civile palestinienne et à l’image du mouvement qui avait contribué à mettre fin à l’apartheid en Afrique du Sud, un Etat qui poursuit en toute impunité une politique coloniale, d’apartheid et d’épuration ethnique contre le peuple palestinien : occupation et colonisation de la Cisjordanie, blocus de Gaza, refus catégorique du droit au retour des réfugiés, répression accrue contre les Palestiniens d’Israël. Ce procès fait suite à de nombreux autres pour des motifs similaires (à Mulhouse, Perpignan, Paris, Bordeaux, Pontoise), et précède d’autres qui ont été reportés. Après une longue audience portant sur les questions de fond, le dernier jugement, celui du tribunal de la 17ème Chambre correctionnelle du Palais de Justice de Paris le 8 juillet, relaxe la militante qui était poursuivie. Il établit que « Dès lors que l’appel au boycott des produits israéliens est formulé par un citoyen pour des motifs politiques et qu’il s’inscrit dans le cadre d’un débat politique relatif au conflit israélo-palestinien, débat qui porte sur un sujet d’intérêt général de portée internationale, l’infraction de provocation à la discrimination fondée sur l’appartenance à une Nation n’est pas constituée. » Et il rappelle que « certains secteurs de l’opinion israélienne soutiennent BDS » Puis le 15 décembre 2011 au Tribunal de Mulhouse, douze militants poursuivis pour leur participation active à la Campagne BDS ont été relaxés. Le mouvement BDS remporte de nombreux succès, qu’il s’agisse des boycotts culturel, universitaire ou sportif, qu’il s’agisse de la contribution à la faillite de la société Agrexco, qui exportait des fruits et légumes, ou de la mise en difficulté de grandes sociétés telles que Véolia. Toutefois les officines françaises au service de l’Etat d’Israël ne baissent pas les bras, et usent de tous moyens et de toute complicité pour continuer à harceler les défenseurs du droit international : elles ont fait appel des deux verdicts de relaxe, et récemment elles ont fait pression pour que des colloques programmés dans le cadre de la semaine annuelle contre l’apartheid israélien soient interdits dans l’enceinte de certaines universités. Mais nous sommes confiants dans les droits du peuple palestinien et dans le développement de la Campagne BDS, nous ne nous laisserons pas intimider ! NOUS CONTINUERONS A BOYCOTTER L’ETAT D’ISRAEL JUSQU’A CE QU’IL SE CONFORME AU DROIT INTERNATIONAL ! Solidarité avec tous les militant-e-s poursuivis de la Campagne BDS !
METTONS ISRAËL SUR LE BANC DES ACCUSES ! http://www.bdsfrance.org/index.php?... Campagne BDS France 21 ter Rue Voltaire 75011 Paris Site : www.bdsfrance.org Contact : campagnebdsfrance@yahoo.fr COMMENT MEHADRIN INCARNE L’IMAGINAIRE DU SIONISME DU XXIème SIÈCLE NEO-LIBERAL J.L. Moraguès (CCIPPP - BDSFrance) publié le lundi 30 janvier 2012.
Le 26 novembre 2011, plus de 60 actions de boycott ont eu lieu dans 13 pays européens contre le N°1 de la production et de l’exportation des agrumes (jaffa) et des avocats (TOP), l’entreprise israélienne : Mehadrin, sur le thème « pas d’apartheid au menu ! », « Mehadrin hors d’Europe ! ». Dans le mois qui a suivi, le géant israélien accuse réception du lancement de cette campagne par un remaniement complet de son site web dont certaines pages sont encore en construction (http://www.mehadrin.co.il). Il ne fait aucun doute que la liquidation d’Agrexco déclenchée par la campagne BDS Européenne a poussé Mehadrin à enlever toute trace concernant l’origine des produits et des phrases du genre « les dates medjoul sont cultivées en israël dans la vallée du Jourdain » ont disparu. Mais en supprimant certaines informations concernant l’origine des produits, et donc la colonisation, et en renouvelant les illustrations, la nouvelle version du site réaffirme ostensiblement l’imaginaire d’un « Mehadrin nouveau », pionnier blanc de la modernité occidentale. Ce faisant Mehadrin reprend et illustre la métaphore raciste d’Ehud Barak : « Israël est une villa encerclée par la jungle ». Espérant neutraliser le boycott de ses produits, Mehadrin offre au BDS de nouvelles armes pour combattre, pas seulement les produits, l’entreprise mais le sionisme ! En voulant éradiquer toute trace de Palestinien et même d’arabité de l’imagerie de son site, Mehadrin efface tout élément humain et même contextuel pouvant évoquer la Palestine. La rupture est consommée avec la nostalgie des « paysages bibliques » comme référence « historique » aux origines d’un prétendu « peuple juif ». C’est un ciment trop contesté, qui se délite et dont l’avenir est compromis. L’acier des gratte-ciel (et des chars) est plus sûr. L’espace du nouvel imaginaire sioniste en construction dans le très néo-libéral XXIème siècle est donc un espace nettoyé de tout contenu historique, culturel ou religieux moyen oriental. C’est un espace quasiment virtuel, sans frontière et en apparence illimité. Mais ici l’infini de l’horizon est ramené à la limite du champ, à un simple bornage. C’est donc un faux horizon, il est plat, sans perpective ni sans à-venir puisque limité. Nous entrons dans un espace artificiel, déshumanisé, dénaturalisé et clos. C’est l’espace de la serre ou mieux de la bulle géante, à l’image de ces espaces dits de loisirs où sous une cloche de verre géante on recrée un climat et une végétation tropicaux où on consomme du « loisir ». Ici pas de « nouvelle alliance » possible avec la nature, la terre n’est plus que le substrat bio-chimique dont la composition est totalement fabriquée et contrôlée par la science qui saura en tirer le maximun. Le rapport humain, charnel et culturel à la terre est remplacé par un rapport au substrat qui trouve dans la « culture hors sol », c’est à dire en milieu totalement artificiel, son modèle idéal d’accomplissement. Le nouvel imaginaire qui émerge du nouveau site de Mehadrin est intéressant à deux titres au moins :
José Luis Moraguès, 24/01/2012 d'après : http://www.protection-palestine.org/spip.php?article11515 Agrexco une victoire du BDS européen ! BDS France - Jeudi, 19 Janvier 2012 22:34
(1re partie : Quelques enseignements de la bataille contre Agrexco. (José Luis Moraguès BDSF) (2ème partie : Dimension européenne de la campagne BDS contre Agrexco (Michaël Deas – BNC) texte non remis.
QUELQUES ENSEIGNEMENTS DE LA CAMPAGNE CONTRE AGREXCO EN France :
Pour comprendre le succès de la CCA en France il faut prendre en compte 3 éléments majeurs. 1 - Le Contexte international et Régional (Languedoc Roussillon) 2 – La pertinence de l’Appel du BNC 3 – L’implication directe du BNC dans la bataille Et vous allez me dire et nous alors on n’a rien fait ? Si bien sûr mais le mérite de la CCA et de tous ceux et celles qui ont participé aux diverses actions locales ou nationales, notre mérite c’est celui d’avoir compris très vite, dès mars 2009 l’importance stratégique de l’Appel du BNC, de l’avoir adopté et de l’avoir soutenu et appliqué contre vents et marées, contre toutes les tentatives de sabotage externes et les entraves internes à la CCA. C’est ce qui me fait dire avec enthousiasme que la victoire contre Agrexco, c’est d’abord et surtout la victoire des choix politiques du BNC.
1 - Le Contexte international/national et Régional (Languedoc Roussillon) Le contexte international est celui de l’après-Gaza. Gaza a été tout à la fois le révélateur, le déclencheur et la force de révolte qui a donné naissance au BDS en France. Gaza a révélé à ceux qui en doutaient encore que le processus de paix issu des accords d’Oslo a été utilisé par Israël comme un moyen pour développer la colonisation, l’occupation et l’apartheid. Gaza a révélé qu’Israël ne veut pas la paix et qu’il n’y a pas de compromis historique possible dans ces conditions. Face à cette impasse incontestable (à chaud du moins), la majeure partie du mouvement de solidarité s’est tourné vers l’appel BDS qui ne l’oublions pas attendait depuis 2005 qu’on s’en empare ! Gaza a fourni la révolte, l’énergie et les forces qui ont trouvé dans les actions de boycott un débouché logique et cohérent aux mobilisations de la Guerre contre Gaza. Ça c’est le contexte international et national.
Sur le plan régional 3 éléments marquant : - Une cible indéfendable : G. Frêche tout frétillant de la « victoire israélienne » contre Gaza a annoncé sa volonté de faire d’Israël le partenaire privilégié de la Région en accueillant Agrexco à Sète. Remercions le, car d’un seul coup il nous a offert en une seule cible : Israël et Agrexco. - La personnalité sioniste de G. Frêche, détestable et détesté pour des tas d’autres raisons. - Et les élections régionales en avril 2010, avec cerise sur le gâteau une opposition à Frêche de l’extrême gauche à y compris le PS « officiel ». Ce qui explique les nombreuses adhésions à la CCA qui était opposée au projet Régional de G. Frêche. La mise en synergie de ces deux contextes a permis le développement rapide et dans l’action de la CCA. Rappelons aussi que 6 mois à peine après la création de la CCA, BDSF sortait une affiche et faisait de la campagne contre Agrexco sa campagne principale de boycott.
Ce contexte politique et idéologique favorable a facilité la mise en œuvre de l’appel BDS du BNC. 2 – La pertinence de l’Appel du BNC Je ne retiendrais ici que trois traits caractéristiques de cet appel : 1- Le « dialogue » a échoué, on passe à l’attaque ! 2- La cible c’est Israël, en tant qu’état raciste et d’apartheid et tous ses représentants. 3 - C’est avant tout dans chaque pays que les sociétés civiles doivent se battre contre Israël et ses complices.
1-- Le « dialogue » a échoué, on passe à l’attaque !
Même si ce n’est pas dit explicitement, cet appel s’inscrit en faux contre Oslo et son pseudo processus de paix. Il constate l’échec de TOUTES les démarches institutionnelles et donc de fait, celles du processus de paix, du Quartet etc. et en remettant à l’ordre du jour les Réfugiés et les palestiniens d’Israël qui sont les oubliés du processus de paix, il affirme que le contenu négociations doit porter sur les droits fondamentaux, mettant sur la touche les solutions étatiques (un état deux états etc.)
Donc l’appel BDS annonce un renversement de stratégie et appelle le mouvement de solidarité à adopter ce renversement. On est passé de la critique de la politique israélienne d’un gouvernement à la critique de l’état d’Israël. On ne critique plus pour convaincre le « partenaire » de respecter le contrat et en vue de le ramener dans le droit chemin, il n’y a pas de dialogue possible tant qu’Israël ne reconnaît pas ses crimes. Autrement dit, on passe à l’attaque et on se bat pour gagner. Le lobyyng n’est plus à l’ordre du jour, c’est la création d’un rapport de force qui est à la base de toute action entreprise. C’est à dire qu’on prend des cibles, restreintes, bien identifiées, à « portée de main », contre lesquelles on peut effectivement se battre et on fixe l’objectif à atteindre et on se bat tant qu’il n’est pas atteint. La lutte contre Agrexco a été très courte : 2 ans et demi. Et surtout on ne se disperse pas dans un saupoudrage multipliant les cibles sans fixer d’objectif aux actions.
2- La cible c’est Israël, en tant qu’état raciste et d’apartheid et tous ses représentants.
Toutes les cibles sont des substituts d’Israël et tous les petits objectifs ne visent qu’une chose : délégitimer Israël en tant qu’état. Il s’agit d’affaiblir Israël afin qu’il respecte le droit international mais la référence au droit a cessé d’être incantatoire elle s’incarne dans l’application des 3 revendications. L’appel de la CCA est clair, c’est en raison des violations et des crimes d’Israël dont Gaza le dernier en date, qu’on s’attaque à la cible Agrexco, représentant d’Israël. Le fait qu’Agrexco ait été (j’espère que vous savourez ce passé composé !) le fer de lance de la colonisation dans la vallée du Jourdain est un facteur facilitant la dénonciation mais en aucun cas la cause du choix. L’objectif était sans appel et non négociable : « agrexco ni à Sète ni ailleurs ». Agrexco/israël et le CRIF ont tenté de de trouver une faille avec l’opération les fraises de Gaza. Le boycott total d’Agrexco était la seule réponse possible sous peine de faire capoter la campagne et on l’a tenue grâce au BNC, Je vais y revenir.
3 - C’est avant tout dans chaque pays que les sociétés civiles doivent se battre contre Israël et ses complices. Le renversement opéré par l’appel BDS dans la stratégie du mouvement de solidarité modifie le périmètre de la solidarité et relocalise la solidarité internationale. Dans le cadre d’Oslo la solidarité était une solidarité d’exogène, cad apportée de l’extérieur. On considère que le problème est « là-bas » et que nous « ici » on doit apporter notre soutien aux palestiniens « là-bas » à des milliers de km. Si bien que les cibles sont toujours « là-bas » à des milliers de km. « Ici », au mieux on dénonce la complicité de notre gouvernement et/ou de l’UE. Pour éviter que l’action contre Agrexco ne se cantonne à la seule dénonciation il convenait d’inverser les rapports, passer de la solidarité exogène à la lutte ici contre Israël (Agrexco dans le cas précis) comme le préconise le BNC. Pour cela nous sommes partis des campagnes, des actions, des luttes, des revendications menées ici par les organisations de la CCA, en essayant de voir Les organisations ont été invitées à mettre en avant ce qu’elles pouvaient porter en elles d’oppositions à la venue d’Agrexco. De puiser dans leurs valeurs les raisons et les motifs de refuser la venue d’Agrexco en lien avec les luttes quelles menaient ici. Ainsi a donné lieu à des réflexions sur le développement du port et de la Région. La confédération paysanne et les décroissants ont montré qu’il y avaient d’autres motifs de solidarité que la défense de la terre et de l’eau, et qu’au nom de la souveraineté alimentaire et de l’agriculture industrielle on pouvait s’opposer aux exportations d’Agrexco d’où quelles viennent ! ce qui est une manière nouvelle d’élargir le périmètre de la solidarité.
3 et j’en termine : L’implication directe du BNC dans la bataille Nous n’avons pas l’habitude de ce type d’intervention palestinienne directement dans une lutte en France, voire dans ce qui fait débat au sein du mouvement de solidarité. 2 mois après la création de la CCA, nous sommes en Palestine dans le cadre d’une mission CCIPPP spéciale (avec NPA, CIMADE, CCIPPP et CMF), nous rencontrons une partie du secrétariat du BNC et Omar Bargouthi nous affirme qu’il faut faire de la CCA une action pilote visant à construire le boycott européen d ‘Agrexco, qu’il va intervenir auprès de ses contacts etc. Ce qu’il fait. Dès notre retour nous allons en Italie, Suisse, Angleterre… et lors des 8h contre agrexco et pour le port de Sète, en octobre 2009, Omar est présent ainsi que des représentants d’Ecosse, d’Angleterre et d’Italie et nous mettons en place l’embryon de la coordination européenne avec une liste etc. Cad que le BNC ne dit pas faites ceci cela, il se met au travail avec nous.
Je n’ai pas le temps ici mais je vous invite à suivre sur le site de la coalition (coalitioncontreagrexco.net) la bataille contre l’opération « les fraises de Gaza » menée par Agrexco/Israël/CRIF et qui a été un fiasco complet pour eux et ceci grâce à l’intervention directe du BNC. L’Appel BDS et la participation directe du BNC aux actions est un phénomène nouveau qui installe la centralité du BNC dans la campagne BDS et de fait, dans tout le mouvement de solidarité international. C’est ce qui me fait dire que la victoire contre Agrexco est surtout une victoire des choix politiques du BNC, car face à l’impasse criminelle que représente le processus de Paix, elle ouvre au mouvement de solidarité une voie stratégique qui en moins de 3 ans en France a déjà fait ses preuves.. Merci.
JLM - BDSFrance http://www.mehadrindegage.net/node/4 d'après : http://www.bdsfrance.org/index.php?option=com_content&view=article&id=684:atelier-bdsf-1415-janvier-2012-lyon&catid=9:evenements-bds-france Déclaration finale de la Campagne suite au weekend BDS le 14/15 Janvier à Lyon publié le vendredi 20 janvier 2012.
d'après : http://www.protection-palestine.org/spip.php?article11490 La campagne BDS convainc Jacques Rancière! Communiqué de la Campagne BDS France - Mercredi, 18 Janvier 2012 17:57 Jacques Rancière, philosophe politique et éminent intellectuel,
professeur émérite à l'Université Paris 8, était récemment invité à
l'Université de Tel Aviv, en Israël, pour y donner une conférence
publique. La Campagne palestinienne pour le boycott universitaire et
culturel d'Israël (PACBI) lui a immédiatement demandé d'annuler cette
conférence (i). Jacques Rancière, comme nous, est "opposé aux sanctions collectives à l'égard de tous les citoyens d'un État et à l'égard de ses chercheurs". Le PACBI, comme le Collectif Palestine Paris 8, l'AURDIP et la Campagne BDS France (Boycott, Désinvestissement et Sanctions contre l'apartheid israélien), ne condamne pas le dialogue entre intellectuels de tous les pays, israéliens y compris. Nous accusons, en revanche, l'Université de Tel Aviv comme toutes les autres universités israéliennes, de complicité avec les politiques ségrégationnistes de l'Etat israélien, mais aussi avec sa politique d'occupation militaire. Nous nous élevons, par conséquent, contre la possibilité que le prestige d'un intellectuel tel que Jacques Rancière serve à une telle institution. La Campagne BDS France se réjouit aujourd'hui que Jacques Rancière ait entendu notre appel et annulé son voyage en Israël. Jacques Rancière rejoint ici une longue lignée d'intellectuels engagés du côté de la Justice et des droits humains, tels que Eduardo Galeano, Arundhati Roy, Andre Brink, Naomi Klein, Augusto Boal, Vincenzo Consolo, Henning Mankell, John Berger ou Judith Butler. Nous réitérons avec eux notre opposition à toute collaboration avec des institutions culturelles ou universitaires israéliennes, tant que ce pays ne respectera pas le droit des Palestiniens: le droit à leur terre, le droit d’y rentrer pour les réfugiés, et le droit d’y être traités comme les autres. d'après : http://www.bdsfrance.org/index.php?option=com_content&view=article&id=680:la-campagne-bds-convainc-jacques-ranciere&catid=9:evenements-bds-france Menaces de mort et tentative d'intimidation contre la Campagne BDS France communiqué de BDS France Mardi
10 janvier, une des animatrices de la Campagne BDS France, relevant le
courrier de la Campagne, a ouvert une enveloppe contenant une poudre
blanche et et des menaces de mort. Alarmée, elle s'est rendue a l’hôpital. Le chef de service a décrété une mise en quarantaine, prévenu les brigades de police spécialisées, qui, après plusieurs heures, ont finalement révélé que la poudre n'était pas dangereuse. Ces menaces font suite à plusieurs opérations impunies de tags racistes et affichage sauvage par des milices pro-israéliennes contre le CICP, siège de plusieurs associations de solidarité avec la Palestine. Dans ses dernières décisions, la justice française a refusé de condamner les militants de la campagne BDS poursuivis de manière scandaleuse et mensongère pour incitation à la haine raciale. Elle a ainsi résisté aux pressions de l'ambassade israélienne, du gouvernement français et des groupes sionistes, les privant de l'espoir d'étouffer la campagne pour le boycott de l'Apartheid israélien par la voie judiciaire. Il semble donc que les défenseurs inconditionnels du colonialisme israélien misent maintenant davantage sur l'action violente. Des plaintes vont être déposées suite à cette action criminelle. Notre détermination reste bien sûr entière et totale à développer, amplifier, élargir la campagne BDS. Ainsi, ce week-end plus de 100 représentants et militants d'organisations venus de toute la France vont se réunir pour définir les stratégies de cette nouvelle année. La Campagne BDS France www.bdsfrance.org campagnebdsfrance@yahoo.fr La brochure "Stoppons le KKL-FNJ" réalisée dans la cadre de la campagne internationale Stopthejnf et éditée par BDS-France, vient de paraître ! publié le mercredi 11 janvier 2012. La brochure "Stoppons le KKL-FNJ" réalisée dans la cadre de la campagne internationale Stopthejnf (http://stopthejnf.org/ ; http://jnfebook.net/index.html) et éditée par BDS-France, vient de paraître ! 40 pages, format A6. Prix public : 3 euros. Pour un minimum de commande de 5 exemplaires et au prix de 2,5 euros, la brochure est disponible contre l’envoi d’un chèque à l’ordre de "Stop apartheid" adressé à : Stop apartheid, 17 avenue Winston Churchill, 31100 Toulouse d'après : http://www.protection-palestine.org/spip.php?article11469 ![]() "Puisque nos dirigeants qui prétendent incarner les valeurs des droits Humains ne font rien, il faut qu'Israël sache que partout dans le monde, ses représentants, militaires, politiques, culturels, universitaires et sportifs, envoyés pour camoufler la réalité de l'occupation, de l'apartheid et des souffrances que cet état inflige au peuple palestinien, seront dénoncés, démasqués et conspués. Nulle part ils ne pourront se pavaner tranquillement, partout ils devront se cacher et se déplacer sous protection policière ! Même peu nombreux il faut réagir et sans la moindre violence leur faire honte et saboter leurs apparitions. Contre l'apartheid on ne lâche rien !" JLM DEGAGE ! L'institut
Universitaire Euro Européen Maïmonide de Montpellier a été co-créé par
les juifs sionistes de Montpellier (que l'on retrouve au CRIF) et G.
Frêche qui figure à la Une du site évidemment. Largement subventionné
par les collectivités locales, les contribuables donc, dont la Région
et la ville de Montpellier, il a été créé pour être le relais des thèses
sionistes israéliennes sous couvert de "science et culture". Un temps
conventionné avec l'Université Paul Valéry (UM3) cette dernière a
interrompu unilatéralement tout lien avec lui depuis quatre ans. On
s'étonne donc de la mention "universitaire" de l'intitulé. Institut de
propagande pro-israélienne serait l'intitulé approprié qui laisserait en
paix le pauvre Maïmonide qui doit se retourner dans sa tombe à voir son
nom détourné à de telles fins. En
effet certains se souviendront que cet institut avait invité dans le
cadre de ses conférences "universitaires" le soldat israélien Arnaud
Klarsfeld. L'annonce de la conférence présentait sans aucune gêne le dit
Klarsfeld en tenue de militaire israélien sortant d'une jeep
israélienne, une façon comme une autre de banaliser l'armée israélienne
coupable de crimes de guerre, crime contre l'humanité !!. Le tollé
suscité par l'opération avait contraint l'institut pro-israélien à
retirer la photo du site. Cette
fois-ci c'est carrément un représentant de l'état d'Israël qui a été
invité à tenir une conférence, sans doute encore une fois "universitaire
et scientifique". Chacun sait
désormais que cet Institut est une succursale de l'ambassade israélienne
à Montpellier et que nous avons à Montpellier un local israélien devant
lequel manifester contre Israël. La
conférence avait lieu le lundi 9/01/2012 et le mardi 10 la Maire de
Montpellier qui n'en manque pas une l'a reçu en grande pompe dans la
boite noire, son nouvel hôtel de ville, le bunker comme disent les
montpelliérains. A
l'appel du comité BDSF34 un rassemblement de protestation a eu lieu
devant l'entrée de la salle de conférence. Au pied levé 35 personnes
sont venu crier leur refus de la présence à Montpellier d'un
représentant de l'état raciste et d'apartheid israélien ! Aux cris de
"Boycott Israël Apartheid", "Israël casse toit Montpellier n'est pas à
toi", dénonciation de l'achat des drones israéliens par la France, "pas
de justice, pas de paix" "qui sème l'injustice récolte l'intifada",
"Israël assassin la mairie complice", "Israël assassin Agglo complice",
Israël assassin Mourre Complice". M. Mourre, le président de
'l'Agglomération de Montpellier est passé entre deux gardes du corps. On
a également su que l'élu municipal Arnaud Julien président de l'UMP
était présent. Et sans doute
d'autres personnalités politiques étaient-là, venues faire allégeance à
Israël. Mais à cause de notre rassemblement tous ces gens et même
l'ambassadeur on dû rentrer par un accès de secours ouvrant sur une
autre rue, à moins que ce soit par les égouts...Ils ont honte et se
cachent car ils savent parfaitement qu'Israël viole le droit et
assassine ! Que
l'ambassadeur d'Israël et les élus complices, protégés par la police
soient obligés de se cacher pour entrer dans une salle de conférence
sous haute surveillance policière, c'est non seulement une victoire pour
le BDS et tous les citoyens épris de justice, mais ça symbolise la
nature du rapport de force. Israël qui occupe militairement la
Palestine, qui pratique l'apartheid, assassine et emprisonne, 4ème
puissance militaire mondiale, premier allié des USA, si fort et puissant
sur le territoire qu'il occupe, est incapable à l'étranger,
d'affronter une trentaine de personnes, dont la seule exigence est la
justice et la seule arme, non violente, le BDS. Ils ont les armes mais
leur guerre est déjà perdue. BDSF34 Aux côtés de la Banderole "BOYCOTT ISRAEL APARTHEID" la banderole de la campagne contre Mehadrin ! Un conférence sous haute surveillance ! France : une campagne est lancée contre l’achat de drones israéliens ; des sénateurs demandent le retrait de la décision Ali Abunimah - The Electronic Intifada
publié le samedi 31 décembre 2011. Les militants de la campagne de Boycott, Désinvestissement et Sanctions (BDS) en France ont saisi leur gouvernement pour qu’il renonce à l’achat de drones Heron TP à la société israélienne Israel Aircraft Industries, portant sur 318 millions d’€. Dans le même temps, des sénateurs français de premier plan ont demandé, publiquement, que le pays abandonne cet acquisition au motif que les drones israéliens étaient inadaptés aux besoins des forces armées.
Campagne contre les drones israéliens Une pétition a été lancée par la Campagne BDS France exhortant le gouvernement à rompre l’accord et appelant à un embargo militaire immédiat sur Israël ; elle aurait déjà recueillie plus de 1300 signatures. Le texte en est le suivant :
La décision d’acheter des drones israéliens a « surpris » le Sénat français Début décembre, les vice-présidents des Commissions des Affaires étrangères et de la Défense nationale du Sénat ont publié une lettre ouverte dans le journal Le Monde où ils s’opposent fermement à la décision. Les quatre sénateurs, deux de l’UMP, le parti du président Nicolas Sarkozy, et deux de l’opposition socialiste, ont écrit : « Le 20 juillet, le ministre de la défense, Gérard Longuet, a choisi d’équiper nos forces du Héron TP fabriqué par la société israélienne IAI et importé par Dassault. Au Sénat, cette décision a surpris. Quand un Etat se préoccupe de l’équipement de ses forces, il doit le faire sans parti pris, de façon rationnelle, c’est-à-dire mesurable : quel prix, quelles performances, quelle souveraineté industrielle ? Si cela est possible, il doit concilier ces objectifs. A défaut, il doit les hiérarchiser, en plaçant en tête la sécurité de ses soldats et l’efficacité de ses forces. » Les sénateurs précisent que les drones israéliens sont inadaptés aux besoins français. « Le Heron TP, écrivent-ils, est grand, lent et vulnérable face à des conditions météorologiques dégradées ». Ils préconisent l’achat à la place du drone américain Reaper. Leur soutien pour le Reaper démontre cependant que les sénateurs, tout en s’opposant au drone israélien, ne soulèvent aucune question quant à l’éthique de l’acquisition. Leur opposition, selon leurs propres termes, porte strictement sur le mérite technique. Néanmoins, avec un noyau significatif déjà existant qui s’oppose à l’achat à Israël, les militants de la campagne BDS pourront être plus efficaces auprès de l’opinion publique pour que cet achat soit abandonné. La campagne française sur les traces de la Finlande La campagne en France fait écho à une initiative très ancienne de citoyens finlandais visant à faire renoncer leur pays à un achat possible de drones israéliens. Le ministre des Affaires étrangères finlandais, Erkki Tuomioja, s’était déjà exprimé publiquement, alors qu’il était dans l’opposition, contre l’achat d’armes israéliennes pour des raisons d’éthique et il a récemment condamné l’ « apartheid » israélien. En juillet dernier, le Réseau européen contre le commerce d’armes (http://www.enaat.org/) a publiquement soutenu l’embargo sur les armes israéliennes et appelé à mettre un terme à « toute formation dans le cadre militaire et consultation avec l’armée israélienne, les sociétés militaires et les institutions de recherche universitaires ». Source : http://electronicintifada.net/blog/... Traduction : JPP d'après : http://www.protection-palestine.org/spip.php?article11435 Gilles Devers, avocat : "les crimes de guerre israéliens sont trop gros pour être cachés” Campagne BDS France
publié le mercredi 28 décembre 2011. Mardi, 27 décembre 2011 23:21 EURONEWS : Maitre Gilles Devers, bonsoir. Vous êtes le porte- parole du collectif d’avocats qui a déposé, en janvier 2009, une plainte devant la Cour Pénale Internationale pour crimes de guerre contre des officiers israéliens. Depuis, y a-t-il eu du progrès ? GILLES DEVERS : “Les faits sont établis par le rapport Goldstone, tout le monde sait que des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité ont été commis. Si la Palestine a la compétence judiciaire et qu’elle ne peut pas l’exercer du fait de l’occupation, elle peut la transfèrer à la Cour Pénale Internationale. Actuellement, nous sommes dans une phase d’attente qui correspond, hélas, à un double standard qui marque toute la vie du droit international, mais le crime est trop gros pour être caché. EURONEWS : “Vous avez été mandaté par le ministre de la Justice de Gaza pour défendre les droits des prisonniers palestiniens. Le dépôt d’une nouvelle plainte devant la CPI est-il envisagé ?” GILLES DEVERS : “Pour les prisonniers, c’est la torture systématique, des jugements que ne sont pas équitables et, aussi, il y a les conditions de détention, trois chapitres de violations du droit international, donc oui, les dossiers des prisonniers seront déposés devant la Cour Pénale Internationale.” EURONEWS : “Vous enquêtez aussi sur un autre dossier, à Gaza on l’appelle les “cimetières numéro”, de quoi s’agit-il ?” GILLES DEVERS : “Un certain nombre de détenus décédent en prison et Israel refuse de restituer les corps, c’est à dire qu’il fait purger les peines aux cadavres. Donc, on indique aux familles que le décès a eu lieu en passant par la Croix Rouge Internationale, mais la famille n’a pas de certificat de décès, alors, elle ne sait même pas, elle n’est jamais sûre, s’il y a eu décès ou non, et les corps sont enterrés dans de cimetières numérotés. La personne devient un numéro et elle continue de purger la peine quand elle morte.” EURONEWS : “De combien de cas parle-t-on ?” Gilles DEVERS : “Lors de notre dernière visite à Gaza, nous avons travaillé avec les autorités et on a trouvé 350 familles qui étaient concernées.” EURONEWS : “Évoquons maintenant le blocus militaire. Vous travaillez aussi pour débloquer l’export des marchandises depuis Gaza. Quels sont les arguments légaux qu’Israel utilise pour maintenir ce blocage ?” GILLES DEVERS : “Raisons de sécurité, ce qui ne veut absolument rien dire. Qui peut me dire quelle est la raison de sécurité qui interdit l’exportation de fleurs depuis Gaza ? Ces fleurs sont attendues au Pays Bas, elles sont référencées et nous avons un accord européen du mois de septembre 2011 applicable à partir de janvier 2012 et qui libère les droits, c’est à dire, que l’Union européenne, très culpabilisée de ne pas aider davantage la Palestine, a libéré les droits de douanes sur les exportations palestiniennes. Dans la mesure ou ces produits sont libres, nous n’avons plus à passer par les douanes israéliennes et des exportateurs sont en train de s’organiser, effectivement, pour des exportations de fleurs depuis Gaza en direction de l’Europe”. EURONEWS : “Vous parlez de fleurs, y-a-t-il d’autres d’autres produits ?” GILLES DEVERS : L’Union Européenne est toujours dans le double jeu, elle a dit que cette libération de droits de douane ne s’applique pas aux fruits et légumes, comme si le marché européen pouvait être menacé par les fruits et légumes qui viennent de Gaza. Pour le moment, Gaza peut exporter des fleurs, ça peut être aussi les produits agricoles transformés. Ce blocus est illégal, il est reconnu comme tel par L’ONU et il y a, hélas, un consensus de puissances occidentales pour faire comme si de rien n‘était. C’est scandaleux, et nous travaillons pour miner ce blocus juridiquement Source vidéo de l’entretien en Français : http://fr.euronews.net/2011/12/26/g... Source vidéo de l’entretien en Anglais : http://www.euronews.net/2011/12/26/... Source vidéo de l’entretien en Turc : http://tr.euronews.net/2011/12/26/i... Source : http://www.bdsfrance.org/index.php?... d'après : http://www.protection-palestine.org/spip.php?article11429 METTRE L’APARTHEID AU CŒUR DE LA CIBLE DE LA CAMPAGNE BDS EUROPÉENNE JLM. CCIPPP- BDSFrance- 22 décembre 2011 [...]Les conditions sont donc réunies pour que la campagne BDS et l’ensemble du mouvement de solidarité s’emparent de la question de l’apartheid et de la persécution et qu’ils en fassent le centre de la cible stratégique dans la lutte pour obliger Israël à reconnaître les droits fondamentaux des Palestiniens[...] Après la victoire BDS européenne contre Agrexco, BDS France a lancé par un rassemblement devant le siège social de l’entreprise, le 19/11/2011, à Chateaurenard (13), la campagne BDS contre Mehadrin qui est désormais le N°1 dans la production et l’exportation des fruits et légumes israéliens en Europe. Le directeur de Mehadrin présent avec la police, nous a distribué des tracts, puisque nous a t-il dit « vous n’êtes pas assez intelligents pour savoir ce qui se passe ». Les documents distribués ne traitent pas des produits de Mehadrin mais répondaient à la semaine contre l’apartheid israélien de 2010. Sous l’intitulé « Israël état d’apartheid ? » de citer les noms de tel ou telle arabe israélienne Miss Israël, telle actrice ou tel député arabe à la Knesset, la déclaration d’un bédouin vice consul d’Israël aux Etats Unis ou encore une photo légendée : juifs et arabes se baignant ensemble dans la mer morte. La question du racisme et de l’apartheid est perçue comme des plus menaçantes et des plus dangereuses pour ce chef d’entreprise israélien. Il en va de même pour l’état d’Israël.
L’ONU 1975, La question du racisme d’Israël n’est pas nouvelle. Un an après l’admission de l’OLP comme observateur à l’ONU en 1974, et la réaffirmation « des droits inaliénables du peuple palestinien à l’indépendance nationale et au droit au retour » par l’assemblée générale des Nations Unies, cette même assemblée, adoptait le 10 novembre 1975, une résolution énonçant que « le sionisme est une forme de racisme et de discrimination raciale ». Le poids du puissant mouvement des pays non alignés n’était pas étranger à cette résolution. Son déclin et le contexte de négociations lors de la conférence de Madrid ont permis à Israël et ses alliés de faire en sorte que l’ONU – fait rare - révoque cette résolution le 16/12/ 1991. DURBAN 2001, La question revient sur le devant de la scène 10 ans plus tard, en 2001, avec la « Conférence Mondiale contre le Racisme » de l’ONU à Durban (Afrique du Sud). En marge du Forum officiel, le 3 septembre 2001, la déclaration finale du Forum des 6000 ONGs représentées, mentionne à plusieurs reprises et très explicitement le racisme et l’apartheid de l’état d’Israël, dans les points 98,99 et de 160 à 165 : « 99. Reconnaissant en outre qu’un système raciste fondé sur l’apartheid à l’Israélienne est à la base des violations systématiques actuelles des droits humains, y compris de graves violations de la quatrième Convention de Genève de 1949 (à savoir, des crimes de guerre), des actes et pratiques génocides et d’assainissement ethnique. (…) » et de mentionner qu’un des aspects de ce racisme est le refus du retour des réfugiés palestiniens. Le Forum des ONG a remis sur le tapis la nature raciste de l’état d’Israël fondé sur l’apartheid. La réaction israélienne est des plus violente. La délégation du gouvernement israélien à la Conférence de Durban dénonce la résolution des ONG comme étant une incitation à la haine des Juifs. "C’est un langage de haine, parti d’une campagne pour délégitimer Israël et le peuple israélien", a déclaré Noam Katz, le porte-parole de la délégation. "C’est le pire document anti-juif depuis la fin de l’Allemagne nazie", a commenté pour sa part le rabbin Abraham Cooper, du centre Simon Wiesenthal, présent à Durban. Dans ces conditions de nombreuses ONG européennes y compris des droits de l’Homme ( !) par crainte d’être taxées d’antisémitisme se désolidariseront de la déclaration jugée « excessive ». Caractériser Israël d’état raciste et d’apartheid est tabou. APARTHEID et BDS SONT LIÉS DÈS L’ORIGINE Pour les Palestiniens, Durban 2001 est une victoire qui ouvre sur de nouvelles perspectives. Pour la première fois un large courant de la société civile internationale a non seulement réaffirmé la nature raciste de l’état d’Israël mais a caractérisé et dénoncé le système d’apartheid mis en place par l’état raciste comme étant de même type que celui de l’Afrique du Sud des années 1948 à 1991. Et il a appelé à utiliser contre l’apartheid israélien les mêmes armes de combat qu’à l’égard de l’apartheid Sud africain : le Boycott, le Désinvestissement et les Sanctions. Dans la logique de la déclaration de Durban et après deux tentatives peu reprises en 2001 et 2002, le PACBI (Comité Palestinien pour le Boycott Universitaire et Culturel) lance en 2004 son appel au boycott des institutions universitaires et culturelles israéliennes. Sur cette base, le PACBI, plusieurs associations de Réfugiés, Stop the wall, PNGO et quelques autres, travaillent à la construction de l’Appel BDS de juillet 2005, connu sous le nom de l’Appel BDS du BNC (Comité National Palestinien du BDS) et qui dès son lancement compte 171 organisations palestiniennes signataires, représentant les 3 composantes du peuple palestinien et toutes les catégories sociales, politiques et religieuses. 10 ANS D’EXACTIONS CRIMINELLES ISRAÉLIENNES POUR QUE SOIT LEVÉ LE TABOU sur la nature de l’état raciste et d’apartheid israélien. Après Durban 2001 la pression est telle, que même au sein du mouvement de solidarité, la résolution de l’ONU de 1975 (Sionisme = racisme) peine à se faire entendre. Quant à caractériser Israël d’état raciste fondé sur l’apartheid, ceux qui s’y aventurent sont immédiatement accusés d’antisémitisme, soit rapidement isolés et accusés de faire entrave au sacro-saint processus de Paix dont on mesure aujourd’hui la nocivité. Comme l’écrit Omar Barghouti (7/12/2007) le « processus d’Oslo » a été le coup le plus dévastateur pour la lutte palestinienne d’autodétermination, parce qu’il a conduit à un glissement de paradigme : d’une lutte d’un peuple opprimé contre ses occupants et colonisateurs, à une dispute entre deux groupes nationaux avec des droits et des revendications morales conflictuels mais symétriques. » Cette fameuse symétrie dont s’est emparée la « gauche » sioniste israélienne et européenne pour défendre « le droit à l’existence » de l’état d’Israël. Ce qui n’est possible qu’en évacuant du débat la question de la nature raciste de « l’état juif » d’Israël. En effet, qui oserait défendre ouvertement le droit à l’existence d’un état raciste et d’apartheid ? Il aura fallu 10 ans d’exactions criminelles d’Israël perpétrées pendant le « processus de paix » ( !) : « Opération rempart » en 2002, le Mur, les attaques contre la Bande de Gaza (2003, 2005 ; 2006), la guerre contre le Liban (2006) et surtout la guerre contre Gaza de l’hiver 2008-2009, et la condamnation de l’assemblée générale de l’ONU pour que le tabou sur la nature de l’état d’Israël soit levé et que soit enfin mis en oeuvre l’Appel BDS palestinien pourtant lancé en 2005. NOVEMBRE 2011 : LE TRIBUNAL RUSSEL SUR LA PALESTINE PORTE LE COUP DE GRÂCE ET APPELLE AU BDS Après Londres et Barcelone, la troisième session du Tribunal Russel sur la Palestine (TRP) s’est tenue au Cap en Afrique du Sud les 5 et 6 novembre 2011. Pendant ces deux jours de travaux le TRP a examiné la question suivante : « Les pratiques d’Israël envers le Peuple palestinien violent-elles l’interdiction internationale de l’apartheid ? ». Selon le communiqué final, Le jury, composé de personnalités internationales connues pour leur intégrité morale et des juristes experts en droit international, a rendu son verdict après audition de 25 experts et témoins. La sentence est sans appel : Israël commet le crime d’apartheid et la persécution qui est un crime contre l’Humanité. Les résultats de cette session du TRP sont de la plus haute importance pour le BNC et le BDS international.
Crime d’apartheid : le TRP a conclu (…) à l’existence d’un régime institutionnalisé de domination qualifié d’apartheid selon les critères définis par le droit international. La définition légale du crime d’apartheid comporte 3 éléments : 1) deux groupes raciaux distincts peuvent être identifiés ; 2) des "actes inhumains" sont commis à l’encontre du groupe dominé ; 3) de tels actes sont commis systématiquement dans le cadre d’un régime institutionnalisé de domination d’un groupe sur l’autre. La notion d’actes inhumains comprend : les assassinats à large échelle ou ciblés lors des incursions militaires ; la torture et les traitements dégradants de prisonniers ; la privation systématique des droits humains empêchant les Palestiniens, y compris les réfugiés, d’exercer leurs droits politiques, économiques, sociaux et culturels. Il en résulte une fragmentation territoriale et la création de réserves et d’enclaves qui séparent Palestiniens et Israéliens. Une politique décrite par l’État d’Israël lui-même comme « Hafrada » ce qui signifie en hébreu séparation. La notion de régime systématique et institutionnalisé renvoie à des législations différentes pour les Palestiniens et les Israéliens. La persécution comme crime contre l’Humanité La notion de persécution est définie comme une privation intentionnelle et grave des droits fondamentaux des membres d’un groupe identifiable dans le cadre d’attaques larges et systématiques contre des populations civiles. Notamment : le blocus de Gaza comme châtiment collectif, l’attaque de civils lors d’opérations militaires, la destruction de maisons non justifiée par des nécessités militaires et l’impact du Mur sur les populations et la démolition des villages bédouins.(…)
(…) Ce régime discriminatoire prend des formes et des intensités différentes selon les lieux où vivent les Palestiniens. Les Palestiniens, soumis à la réglementation militaire coloniale dans les territoires, sont sujets à une forme aggravée d’apartheid. Les Palestiniens citoyens d’Israël, bien que disposant du droit de vote, ne font pas partie de la nation juive telle que définie par la loi israélienne, ils sont donc exclus des bénéfices de la nationalité juive et sont sujets à une discrimination systématique par la violation de leurs droits fondamentaux. (…) (…) la privation systématique des droits humains empêchant les Palestiniens, y compris les réfugiés, d’exercer leurs droits politiques, économiques, sociaux et culturels.(…) La puissance stratégique de l’appel BDS de 2005 du BNC tient à cette approche politique : qui a mis en évidence, non seulement les trois composantes du peuple palestinien, éclaté du fait de la création de l’état d’Israël, mais qui a reconstitué l’unité du peuple Palestinien en formulant l’exigence des droits fondamentaux pour chacune de ces composantes dès lors considérées comme indissociables (…) l’obligation par Israël de reconnaître le droit inaliénable des Palestiniens à l’autodétermination et respecte entièrement les préceptes du droit international en : • 1. Mettant fin à son occupation et à sa colonisation de toutes les terres Arabes et en démantelant le Mur • 2. Reconnaissant les droits fondamentaux des citoyens Arabo-Palestiniens d’Israël à une égalité absolue ; et • 3. Respectant, protégeant et favorisant les droits des réfugiés palestiniens à revenir dans leurs maisons et propriétés comme stipulé dans la résolution 194 de l’ONU.(…) En énonçant que les palestiniens de Cisjordanie/Gaza, les Palestiniens d’Israël et les palestiniens Réfugiés sont victimes du crime d’apartheid et du crime contre l’humanité (Persécution), par delà la nature du verdict, en mettant en évidence le lien indissociable de ces trois composantes, le TRP renforce du poids de l’intégrité morale et de son expertise, la vision stratégique de l’appel du BNC palestinien.
Parmi les 9 recommandations du TRP la 5ème recommandation du TRP est explicite : « La société civile doit recréer l’esprit de solidarité qui a contribué à la fin du régime d’apartheid en Afrique du Sud notamment par le moyen de la campagne Boycott, désinvestissement, sanctions (BDS) ». Validant ainsi le BDS comme l’arme (non violente) la plus efficace pour combattre le raciste et l’apartheid de l’état d’Israël. METTRE L’APARTHEID AU CŒUR DE LA CIBLE DE LA CAMPAGNE BDS EUROPÉENNE Depuis Durban la question de l’apartheid s’est imposée comme une évidence pour les Palestiniens. Dès 2002 et en avril 2004, le PACBI a appelé intellectuels et universitaires du monde entier à « boycotter complètement et systématiquement toutes les institutions universitaires et culturelles israéliennes, en contribution à la lutte pour stopper l’occupation, la colonisation et le système d’Apartheid d’Israël ». Aujourd’hui, après 10 ans d’exactions criminelles d’Israël, dont la guerre contre le Liban et contre Gaza, après que le « processus de paix » se révèle avoir été une arme contre le peuple Palestinien, le masque de « démocratie » d’Israël est tombé. La sentence du TRP est une condamnation sans appel qui confirme le crime d’apartheid et le crime contre l’humanité (persécutions). Les conditions sont donc réunies pour que la campagne BDS et l’ensemble du mouvement de solidarité s’emparent de la question de l’apartheid et de la persécution et qu’ils en fassent le centre de la cible stratégique dans la lutte pour obliger Israël à reconnaître les droits fondamentaux des Palestiniens. La journée d’action européenne du 26/11 dernier contre les exportateurs de fruits et légumes israéliens, et contre Mehadrin en particulier, décidée lors du Forum Européen contre Agrexco à Montpellier, a intégré cette démarche. Plus de 60 actions dans 10 pays européens se sont déroulées sur le thème : « Pas d’apartheid au menu ». L’appel du BNC à cette journée était clair : « L’exportation de produits agricoles israéliens est au cœur du régime d’apartheid contre le peuple palestinien. C’est une partie intégrale du processus de colonisation et de destruction environnementale de la terre palestinienne, du vol de l’eau et du mauvais traitement des droits des travailleurs palestiniens [1].(…) Sur le plan tactique ce choix présente au moins trois avantages :
JLM. CCIPPP- BDSFrance - 8/12/2011 d'après : http://www.protection-palestine.org/spip.php?article11360 BDS France - Mardi, 20 Décembre 2011 16:51 Le 17 décembre, l’organisation Orléans Loiret Palestine, membre de la « Campagne BDS » a organisé un concours de Slam.
La cible était les produits israéliens, importés par MEHADRIN.
Des textes ont tentés de raconter l’histoire de la Palestine et des poèmes palestiniens ont été lus aussi
Des jeunes slammeurs nous ont rejoint pour nous aider et un a participé à l’ actionACTION SLAM BDS ORLEANS 17/12/2011Cette action non violente a eu un écho positif dans la presse
locale, et nous l’espérons par la distribution conjointe d’un tract qui a
permit de sensibiliser sur la situation.
De plus, la préparation collective en réunion des textes fait
collectivement, leur circulation par le net ont permis de débattre de la
nécessité du bds , des cibles a privilégier et finalement de discuter
de la situation en Palestine
Formatrice et ludique, ce type d’ action est adapté aux jeunes
générations, dont l’imagination, la capacité de créer et de relayer par
les réseaux sociaux est un vrai bonheur
Les textes sont a disposition de tous, sur le site de l’ asso : http://www.orleansloiretpalestine.org/spip.php?article1852
et sur sa page face book https://www.facebook.com/groups/orleansloiretpalestine/docs/
Plus que jamais créer des groupes « campagnes BDS » dans vos villes et qaurtiers et plus que jamais, soyons à l’ offensive
Nous avons le droit et la justice avec nous ! GRAND JOUR POUR BDS: Les militants de Mulhouse relaxé!!! BDS France - le 15 décembre 2011 Ce jeudi 15 décembre 2011 fera date dans l'histoire de la Campagne BDS en France! Le tribunal de Mulhouse vient en effet de relaxer les douze militants poursuivie pour leur participation à la Campagne BDS. Ils
étaient poursuivis par les officines habituelles courroies de
transmission de la politique de l’Etat d’Israël, ainsi que par la LICRA,
pour « discrimination et incitation à la haine et à la violence envers
un groupe ou une nation » pour avoir participé à deux actions de boycott
de produits israéliens dans le magasin Carrefour Illzach. Ces
associations viennent toutes été déboutées par la justice française! Ce procès faisait suite à de nombreux
autres pour des motifs similaires (à Perpignan, Paris, Bordeaux,
Pontoise), et précède d’autres qui ont été reportés.
Après une longue audience portant sur les questions de fond, le dernier jugement, celui du tribunal de la 17ème Chambre correctionnelle du Palais de Justice de Paris le 8 juillet, avait déja relaxé la militante qui était poursuivie. D'autres militants seront amenés à comparaître devant les tribunaux le 28 mars à Pontoise ainsi que le 24 mai prochain à Perpignan: HIER COMME DEMAIN, SOLIDARITE AVEC TOUS LES MILITANTS POURSUIVIS DE LA CAMPAGNE BDS! BOYCOTT, DESINVESTISSEMENT, SANCTIONS CONTRE L'APARTHEID ISRAELIEN ! D'après : http://www.bdsfrance.org/index.php?option=com_content&view=article&id=645:grand-jour-pour-bds-en-france-les-militants-de-mulhouse-relaxe&catid=9:evenements-bds-france Aujourd'hui au Tribunal de Pontoise BDSFrance - le 28 novembre 2011 Pour information, la date du procès des 7 militants BDS de Pontoise a été fixé aujourd'hui, elle aura lieu le 23 mars prochain, sauf nouveau report. Quelques photos avant l'audience :Tribunal de Pontoise 281111LES 7 PREVENUS DOIVENT ETRE RELAXES ! Le
28 novembre 2011, 7 militants seront amenés à comparaître devant
le tribunal de Pontoise pour avoir participé à la Campagne BDS:
RELAXE
IMMEDIATE!
7
militants sont convoqués au Tribunal de Pontoise pour une audience
dite « de fixation ». Ils sont poursuivis par les officines habituelles courroies de transmission de la politique de l’Etat d’Israël, pour « discrimination et incitation à la haine et à la violence envers un groupe ou une nation » pour avoir participé à une action de boycott dans l’hypermarché Carrefour de Montigny-les-Cormeilles le 26 juin 2010. Ces actions s’inscrivent dans la campagne internationale BDS (Boycott, Désinvestissement, Sanctions) contre l’Etat d’Israël jusqu’à ce qu’il se conforme au droit international. Cette campagne BDS vise, à la demande de la société civile palestinienne et à l’image du mouvement qui avait contribué à mettre fin à l’apartheid en Afrique du Sud, un Etat qui poursuit en toute impunité une politique coloniale, d’apartheid et d’épuration ethnique contre le peuple palestinien: occupation et colonisation de la Cisjordanie, blocus de Gaza, refus catégorique du droit au retour des réfugiés, répression accrue
contre les Palestiniens d’Israël. Ce procès fait suite à de nombreux autres pour des motifs similaires (à Perpignan, Paris, Bordeaux, Pontoise, Mulhouse), et précède d’autres qui ont été reportés. Après
une longue audience portant sur les questions de fond, le dernier
jugement, celui du tribunal de la 17ème Chambre correctionnelle du
Palais de Justice de Paris le 8 juillet, a relaxé la militante qui
était poursuivie. Il établit que « Dès lors que l’appel au boycott des produits israéliens est formulé par un citoyen pour des motifs politiques et qu’il s’inscrit dans le cadre d’un débat politique relatif au conflit israélo-palestinien, débat qui porte sur un sujet d’intérêt général de portée internationale, l’infraction de provocation à la discrimination fondée sur l’appartenance à une Nation n’est pas constituée. » Et il rappelle que « certains secteurs
de l’opinion israélienne soutiennent BDS ». Le mouvement BDS remporte de nombreux succès, qu’il s’agisse des boycotts culturel, universitaire ou sportif, qu’il s’agisse de la contribution à la faillite de la société Agrexco, qui exportait des fruits et légumes, ou
de la mise en difficulté de grandes sociétés telles que
Véolia. Mais les officines françaises au service de l’Etat d’Israël ne baissent pas les bras, et usent de tous moyens et de toute complicité pour continuer à harceler les défenseurs du droit international. Confiants dans les droits du peuple palestinien et dans le développement de la Campagne BDS, nous ne nous laisserons pas intimider! NOUS
CONTINUERONS A BOYCOTTER L’ETAT D’ISRAEL JUSQU’A CE QU’IL SE
CONFORME AU DROIT INTERNATIONAL ! BDS France ![]() Campagne BDS France
publié le lundi 24 octobre 2011.
Site du Salon Marjolaine : www.salon-marjolaine.com Contact : contact@salon-marjolaine.com ou visiteur@salon-marjolaine.com Tél : 01 45 56 09 09 Paris, le 24 octobre 2011 Madame, Monsieur, Nous avons appris que vous avez prévu d’inviter la société Sodastream à votre salon qui aura lieu des 5 au 13 novembre prochains Porte de Versailles à Paris. Cette société, qui annonce sa participation au Salon sur son site web, était déjà présente l’an dernier sous la dénomination « Brita Soda Club » dans la liste figurant sur votre site. Elle commercialise des gazéificateurs fabriqués dans la colonie israélienne de Mishor Adumim en Cisjordanie. Elle développe ainsi sa production en toute illégalité et participe à l’occupation que l’Etat d’Israël impose au peuple palestinien, occupation condamnée par le droit international. Nous sommes particulièrement surpris qu’un salon comme Marjolaine, dont toute l’éthique repose sur la recherche d’un monde plus humain et plus respectueux de l’environnement, puisse accueillir une société participant à la colonisation et l’exploitation économique des territoires palestiniens occupés, exploitation économique expressément condamnée par la IVème convention de Genève sur les Droits de l’Homme. Si vous persistiez à recevoir Sodastream, vous vous rendriez ainsi complices des crimes de colonisation commis par l’Etat d’Israël, en contradiction évidemment complète avec l’éthique et la rigueur qui sont les vôtres. Il n’est pas pensable que votre salon, qui invite des acteurs de la solidarité internationale, continue à recevoir une société qui fait depuis plusieurs années l’objet de condamnations répétées par les défenseurs des droits humains. Une campagne contre Sodastream s’est en effet propagée dans le monde entier. Dans plusieurs pays, des vendeurs du gazéificateur ont été convaincus de retirer ce produit de leur étalage. En Suède la chaine de supermarché Coop a annoncé qu’elle allait arrêter de le commercialiser. A Paris il y a quelques années la société Soda-Club s’est résolue suite aux protestations à renoncer à participer à la Fête des Vendanges à Montmartre. Par ailleurs, la Cour européenne de justice, saisie par le port de Hambourg concernant les produits Brita/Soda Club, a confirmé le 25 février 2010 que les sociétés localisées dans les colonies en Cisjordanie ne peuvent pas bénéficier des avantages fiscaux découlant, pour les produits israéliens, de l’Accord d’association Union européenne-Israël. Pour toutes ces raisons, nous vous prions instamment de rester dignes des principes éthiques qui vous guident et de renoncer à recevoir Sodasteam/Brita Soda Club. Nous restons à votre disposition pour toute information complémentaire. Dans l’attente de votre réponse, veuillez agréer, Madame, Monsieur, l’expression de nos salutations distinguées. La Campagne BDS-France Source : http://www.bdsfrance.org/index.php?... d'après : http://www.protection-palestine.org/spip.php?article11231 Une escrimeuse tunisienne boycotte Israël Campagne BDS France
publié le vendredi 14 octobre 2011. BDS à la fête de l'huma
La Campagne BDS France félicite Sarra Besbes Le 13 octobre 2011 La Campagne BDS France félicite Sarra Besbes et tous les athlètes qui, par leur courage et leur sacrifice, font preuve de solidarité avec la cause palestinienne et rappellent au monde entier que Israël est un pays qui pratique l’apartheid et ne respecte pas le droit international, et qui ne devrait donc pas être accueilli à bras ouverts dans des épreuves sportives. L’escrimeuse tunisienne Sarra Besbes vit en France, mais elle est rattachée à la Fédération tunisienne d’escrime. Elle appartient à une famille d’escrimeurs, et elle est considérée comme la meilleure fleurettiste du continent africain. Elle obtient à quatre reprises le titre de championne de Tunisie senior en sabre féminin individuel (2004, 2005, 2006 et 2007) ; elle est également vice-championne en 2003, après avoir perdu contre sa sœur Hela en finale, et remporte une médaille de bronze dans la même catégorie en 2002. À huit occasions, elle est aussi championne dans la catégorie junior. Elle est devenue à 17 ans la première escrimeuse africaine à participer aux quarts de finale d’un tournoi individuel olympique d’escrime lors des JO-2008, à Pékin. En phase finale du Championnat du Monde d’Escrime 2011 à Catane (Sicile, Italie), Sarra Besbes a eu pour adversaire l’israélienne Noam Mills. Elle est alors restée passive et a volontairement subit les 5 touchés qui lui on fait perdre le combat. Elle a pointé son épée vers le sol et refusé de se déplacer, par signe de boycott de l’athlète israélienne, mais sans le déclarer officiellement pour éviter d’être sanctionnée par le jury. L’escrimeuse israélienne a été déclarée gagnante, mais elle s’est effondrée en larmes. Il s’agit du deuxième boycottage durant ces mondiaux, dimanche dernier un fleurettiste iranien s’étant volontairement retiré de la compétition. Puissent d’autres athlètes et fédérations sportives suivre ces exemples et qu’Israël soit exclue des compétitions sportives internationales, comme l’Afrique du Sud l’était dans les années 1980 quand elle pratiquait l’apartheid. Merci Sarra Besbes, vous êtes un modèle d’humanité et votre geste a fait mouche ! Tous nos voeux sont avec vous pour la suite de votre carrière de sportive et d’être humain ! La Campagne BDS France Source : http://www.bdsfrance.org/index.php?... d'après : http://www.protection-palestine.org/spip.php?article11198 170911 débat "BDS, où en es t'on ?"COMMUNIQUE DE PRESSE - AGREXCO : LE GRAND JOUR EST VENU ! Coalition contre Agrexco
publié le mardi 30 août 2011. 30 août 2011 « Aujourd’hui, ce n’est pas une inauguration mais ce jour, ce grand jour, viendra ! » déclarait le 21 janvier 2010 C. Bourquin, Président de Région invité par le CRIF sur le bateau Agrexco à Sète. Ce grand jour est venu : Mardi 30 août 2011, le tribunal de Tel Aviv a ordonné la mise en liquidation des actifs de l’entreprise Agrexco qui disparaît de la scène. Cette mise en échec du projet de la Région est un triple désaveu :
Répondant à lʼappel du BNC (Comité National Palestinien de Boycott) La coalition contre Agrexco qui rassemble 105 organisations (Partis, syndicats et associations) sʼopposait depuis mai 2009 à la venue à Sète de cette entreprise. La campagne de boycott dʼAgrexco menée en France et en Europe avec les palestiniens du BNC est à lʼorigine des difficultés financières (baisse des parts de marché en Europe en 2010) qui ont coulé lʼentreprise israélienne. Coalition contre Agrexco D'après : http://www.protection-palestine.org/spip.php?article11031 Le géant français Veolia paie la facture de ses violations des droits des Palestiniens Lundi 29 août 2011 - 07h:12 - M. Mantovani & M. Deas La multinationale française Veolia semblait autrefois inattaquable ; aujourd’hui elle souffre. Ramadan 2011 : boycottons massivement les dattes israéliennes !Au Royaume-Uni, la campagne de dénonciation et d’appel au boycott de Veolia a été exemplaire et efficace - Elle doit faire face non seulement à la crise économique mondiale mais aussi à l’impact croissant de la campagne du mouvement Boycott, Désinvestissement et Sanctions (BDS) contre son implication dans les projets d’infrastructures et de transports d’apartheid israéliens. Une fusion récente entre la branche des transports de Veolia et une filiale du principal fond français d’investissement étatique indique que le gouvernement et l’industrie française se sont mis d’accord sur une solution simple aux problèmes de Veolia : faire payer les pertes de Veolia par les contribuables français et par la même occasion sa complicité avec les crimes de guerre et les violations des droits de l’homme commis par Israël aux dépens du peuple palestinien. Le 4 août, la direction de Veolia a tenu une conférence téléphonique avec d’importants analystes financiers pour défendre les derniers résultats de l’entreprise. Ca n’a pas été facile. La direction de Veolia a été obligé d’expliquer la terrible situation financière du groupe qui l’a contrainte à mettre en oeuvre un plan drastique de réduction des coûts, initier une restructuration complète du management, planifier le retrait de plus de 40 pays et chercher de nouveaux investisseurs pour se libérer d’un déficit élevé. Veolia a perdu plus de 50% de sa valeur en bourse depuis mars 2011 selon les chiffres du Financial Times (“Marketdata : Veolia Environnement Ve SA,” 25 août 2011). Cependant, parmi les données financières mentionnées - 67 millions d’euros (96 millions de dollars) de perte sèche au cours du premier semestre de l’année ; 15 millions d’euros nets (21,6 millions de dollars) de dette ; 250 millions d’euros (360 millions de dollars) de réduction de coûts annuel - il manquait un chiffre : celui de l’important dommage financier que le BDS a causé à la compagnie. Depuis le début de la campagne initiée par les Palestiniens en 2005, Veolia a perdu plus de 10 milliards d’euros (14 milliards de dollars) de contrats. Pierre-Antoine Riolacci, le responsable financier de Veolia a du admettre que le secteur des services municipaux avait sérieusement décliné dans certains pays "en particulier à cause d’une tendance à la baisse notamment en Grande Bretagne où les choses sont plutôt difficiles." La nouvelle avait traversé la Manche la veille de la conférence téléphonique et le directeur financier savait sûrement déjà que Veolia n’avait pas obtenu un contrat de 300 millions de livres (493 millions de dollars) avec la municipalité de Ealing à Londres suite à une campagne déterminée menée par la branche locale du mouvement de Solidarité avec la Palestine. La campagne internationale de BDS contre Veolia est la conséquence de sa prise de participation de 5% dans le consortium qui construit la ligne de tramway qui relie Jérusalem-Ouest à des colonies illégales de Jérusalem-Est occupée et de Cisjordanie, dans le but de cimenter la colonisation israélienne et de créer les infrastructures nécessaires à une expansion future. De plus Veolia a un contrat de fonctionnement de 30 ans pour la première ligne qui doit ouvrir à la fin du mois. Veolia et ses filiales gèrent des services d’autocar, le ramassage des ordures et des décharges dans les territoires occupés de Cisjordanie au seul profit des colons israéliens. Tous ces projets sont des contributions à des crimes de guerre selon la quatrième Convention de Genève et du Statut de Rome, le traité fondateur de la Cour Criminelle Internationale. Le refus de se retirer d’Israël En dépit de son apparente volonté de réduire les coûts, Veolia n’a pas encore eu recours à la meilleure stratégie disponible pour se faire : ajouter Israël à la liste des pays dont il a l’intention de se retirer. Au lieu de se désinvestir de la colonisation israélienne de la terre palestinienne, Veolia se tourne vers l’état français pour recevoir une aide financière et investit de l’argent public dans des opérations qui soutiennent les crimes de guerre israéliens. Au printemps la section des transports de Veolia a fusionné avec Transdev pour créer une nouvelle compagnie Veolia Transdev (“Veolia Transdev : Creation of the world’s leading private-sector company in sustainable mobility,” press statement, 3 mars 2011). Transdev était une filiale de la Caisse des Dépôts et Consignation française (CDC) une organisme d’investissement public qui gère des fonds publics et qui est contrôlée par le parlement français. La CDC est maintenant partenaire à hauteur de 50% dans la nouvelle compagnie de transports Veolia Transdev. Selon Pierre-Antoine Riolacci de Veolia, l’entrée de Transdev dans le groupe a permis à Veolia de "réduire sa dette de 159 millions d’euros (229 millions de dollars)". Le degré de protection dont bénéficie Veolia Transdev de la part du gouvernement français apparaît clairement dans le fait que pendant la conférence téléphonique c’est le PDG de la Caisse des Dépôts et Consignations, Jérôme Gallot, qui parlait au nom de Veolia Transdev. Sur son site Web, CDC se vante de "servir l’intérêt général et le développement économique" de la France. Mais engloutir l’argent des contribuables français dans Veolia pour pallier à ses problèmes financiers, lui permettant ainsi de continuer à aider les Israéliens à transférer leur population dans les territoires occupés de Palestine a peu de chance de répondre à aucun de ces deux objectifs. De plus, le projet de tramway de Jérusalem entre en contradiction avec le projet politique de la France qui est censée vouloir faire de Jérusalem-Est la capitale d’un futur état palestinien. Lorsqu’il faisait la promotion du projet en 2005, le premier ministre de l’époque, Ariel Sharon, avait dit : "Ce [tramway] devra servir..... à renforcer Jérusalem, la construire, l’étendre et en faire pour l’éternité la capitale du peuple juif et la capitale unifiée de l’état d’Israël." Même avant d’acquérir la moitié des parts de Veolia Transdev, la CDC était impliqué dans le projet de tramway par l’intermédiaire de sa filiale Egis Rail, qui a obtenu en 2008 un contrat d’assistance du management du projet. Le rôle actuel de Egis Rail n’est pas clair. Les entreprises privées sont depuis longtemps impliquées dans les violations israéliennes des droits humains des Palestiniens comme la construction et la maintenance d’infrastructures de colonies illégales et du mur construit sur les terres palestiniennes occupées par Israël en Cisjordanie. Mais en investissant dans Veolia le gouvernement français va à contre-courant de la tendance récente des gouvernements européens de veiller à ce que les entreprises publiques et privées ne se rendent pas complices des violations israéliennes du droit international. Le gouvernement allemand a récemment cédé à la pression populaire en prenant des mesures pour mettre fin à l’implication de la compagnie d’état Deutsche Bahn dans la construction d’une ligne ferroviaire de Jérusalem à Tel Aviv qui traversait des territoire occupés. Pour expliquer son intervention le ministre allemand des transports a fait valoir la nature "potentiellement illégale" du projet et le fait qu’il soit en contradiction avec la politique du gouvernement à l’égard d’Israël et des Palestiniens (“Letter from German government to Die Linke parliamentarian concerning A1 train project,” 10 mai 2011). Le ministre allemand des affaires étrangères a pris la décision remarquable de publier sur son site un message pour alerter les entreprises allemandes des conséquences légales des projets israéliens en Cisjordanie occupée (“West Bank, Economy”). Des capitales européennes ont créé des précédents Le gouvernement norvégien a créé un précédent en excluant la firme Elbit Systems de son portefeuille d’actions. Elbit est une entreprise d’armement israélienne qui est impliquée dans la construction du mur illégal en Cisjordanie. Il a aussi exclu Africa Israel et Danya Cebus, deux firmes qui ont construit des colonies illégales réservées aux seuls Juifs en Cisjordanie (“Norwegian government pension fund excludes more Israeli companies,” 23 août 2010). Le gouvernement britannique a aussi pris position en 2009 en refusant que le ministre des affaires étrangères ne loue les locaux de son ambassade à Lev Leviev, le magnat israélien des diamants qui possède Africa Israel et finance le développement de colonies illégales en Cisjordanie. Le gouvernement britannique a aussi retiré à des firmes anglaises leurs licences d’exportation d’armes en Israël parce qu’elles avaient fourni à l’armée israélienne des armes et des pièces détachées qui avaient été utilisées pendant l’attaque de 2008-09 contre la bande de Gaza (“Israel arms licenses revoked by Britain,” The Huffington Post, 13 juillet 2009). En septembre 2009, le gouvernement espagnol a exclu l’université d’Ariel d’une compétition d’architecture sponsorisée par l’état quand il s’est rendu compte qu’elle était située dans une colonie illégale. Le gouvernement français, cependant, n’a jusqu’ici pris aucune action pour mettre fin à une telle complicité. Ce faisant, la France, ne contribue pas seulement à affaiblir les importants précédents créés par ses alliés, elle fait aussi fi de ses obligations de respecter le droit international et les engagements volontaires qu’elle a pris concernant une bonne gouvernance et la responsabilité sociale de ses entreprises. La France doit remplir ses obligations Quand la Cour Internationale de Justice a statué sur l’illégalité du mur d’apartheid israélien et des infrastructures correspondantes en Cisjordanie occupée, elle a aussi précisé que les états extérieurs au conflit ne doivent pas aider ni contribuer à la prolongation de la situation illégale créée par l’état d’Israël ni à la violation du droit des Palestiniens à l’autodétermination. Or deux entreprises françaises, propriétés du fond d’état de la Caisse des Dépôts et Consignations, - Veolia et Egis Rail - sont impliquées dans et réalisent des profits grâce à ces activités illégales. Cela remet en question l’engagement de la France à respecter le droit international. En juin, le Conseil des Droits de l’Homme de l’ONU a approuvé les nouveaux principes directeurs pour la mise en oeuvre du "Cadre Protéger, Respecter et réparer" destiné à aider les états et les entreprises à mieux comprendre le devoir que les entreprises ont d’éviter les violations des droits humains ainsi que leur obligation de respecter le droit international (“Guiding Principles on Business and Human Rights : Implementing the United Nations ‘Protect, Respect and Remedy’ Framework,” 21 mars 2011). Selon ces principes "les états devraient prendre des mesures supplémentaires pour empêcher les compagnies que l’état possède ou contrôle de se livrer à des violations des droits de l’homme.... [y compris] en refusant l’accès à des aides ou des services publics aux entreprises qui seraient impliquées dans de graves violations des droits de l’homme et qui refuseraient de remédier à cette situation." L’implication dans le projet de tramway viole aussi les principes de l’Organisation pour la Coopération Economique et le Développement (OCDE) qui concernent les multinationales. C’est particulièrement ironique, considérant que Paris est le siège de l’OCDE (“OECD Guidelines for Multinational Enterprises,” 2008 [PDF]). Les principes édictés par l’OCDE pour les entreprises sont de "respecter les droits humains de ceux qui sont affectés par leurs activités en vertu des obligations et des engagements internationaux de l’état qui les accueille." Les colonies israéliennes et les infrastructures correspondantes violent plusieurs traités internationaux importants dont la quatrième Convention de Genève, le Traité International sur les Droits Economiques Sociaux et Culturels, et le Protocole International des droits civils et Politiques, qui ont tous été ratifiés par Israël et par la France. Le gouvernement français est devenu actionnaire de Veolia en sachant pertinemment que cette entreprise soutient l’occupation et la colonisation de la terre palestinienne. Les principales victimes de cette politique française sont les Palestiniens. Cependant, ce développement devraient aussi inquiéter tous ceux qui sont attachés au respect du droit international et à la mise en application des principes humains qu’il défend. Le peuple français, dont les impôts ont financé la fusion Veolia Transdev devraient tout particulièrement s’alarmer. C’est aux militants de France et d’ailleurs qu’il revient d’empêcher les états d’investir dans des opérations illégales privées ou publiques. Ce sera leur tâche de s’assurer que sa fusion avec Transdev ne suffira pas à protéger Veolia du mouvement BDS et n’empêchera pas ce dernier de lui demander des comptes. Le groupe a des problèmes financiers et son directeur financier a admis que Veolia perdait des contrats municipaux dans des villes et des régions où les militants du BDS ont été très actifs. En décembre, Veolia présentera la liste complète des pays qu’elle quitte (“Veolia to leave 37 countries as loss spurs quicker revamp,” Bloomberg, 4 août 2011). C’est une nouvelle occasion pour la multinationale de montrer qu’elle a compris que son manque de respect du droit des Palestiniens à l’autodétermination lui coûte cher. * Maren Mantovani est le coordinateur des relations internationales de Stop the Wall, le mouvement des militants palestiniens contre le mur d’Apartheid. * Michael Deas est le coordinateur européen du Comité National Palestinien du Boycott, Désinvestissement et Sanctions (BNC). août 2011 - The Electronic Intifada - Vous pouvez consulter cet article à : D'après : http://www.info-palestine.net/article.php3?id_article=11093 Oumma.com - Campagne BDS France
publié le vendredi 5 août 2011. AVANT, PENDANT ET APRÈS LE RAMADAN, BOYCOTTONS LES DATTES D’ISRAËL ! La Campagne BDS France invite tous les citoyens engagés à ne pas acheter des dattes en provenance d’Israël. Devant la colonisation des terres et des maisons palestiniennes, devant les crimes de l’état israélien toujours impunis, nous invitons largement à un renforcement de la campagne de boycott, et en occurrence à vérifier la provenance des dattes que nous achetons.La culture des dattes est l’activité agricole principale de près de 50 % des colonies israéliennes illégales de la vallée du Jourdain et contribue fortement à leur viabilité économique. Près de 80 % des dattes israéliennes sont exportées, principalement en Europe (autour de 1 000 tonnes en France). La culture des dattes est un dur labeur et les Israéliens emploient des agriculteurs palestiniens pour ce travail très dangereux. En juin 2009, l’armée israélienne a démoli deux villages de la vallée du Jourdain ainsi que les moyens d’accès à l’eau dont les villageois dépendent pour survivre. Le 24 juin, des ordonnances d’expulsion avaient également été remises par l’armée israélienne à deux familles (15 personnes, dont 5 enfants) vivant dans le village de Ein el Hilweh, dans le nord de la vallée du Jourdain Le 19 juillet 2010, l’armée israélienne a démoli 23 maisons à Al-Farisiya également dans la Vallée du Jourdain. Si rien n’est fait, les Palestiniens qui résistent encore deviendront à leur tour des esclaves et la Cisjordanie sera annexée à Israël. Très isolés, les villageois se réjouissent de la solidarité et des pressions internationales contre Israël. Au fur et à mesure que l’attention internationale se détourne d’eux, la menace se fait plus vive. A la veille du Ramadan, un grand nombre de commerçants proposent à leurs clients des dattes Medjoul en provenance des colonies installées dans la Vallée du Jourdain en Palestine occupée. Si l’origine de ces produits n’est pas toujours mentionnée afin de tromper le consommateur, les marques néanmoins sont maintenant connues. http://oumma.com/Ramadan-2011-boycottons d'après : http://www.protection-palestine.org/spip.php?article10936 La société civile palestinienne met en garde une compagnie irlandaise contre l’achat de l’exportateur israélien Agrexco Campagne BDS France
publié le jeudi 4 août 2011. Le Comité national palestinien du BDS (BNC), une coalition de la société civile palestinienne qui mène une campagne mondiale de boycott d’Israël, appelle la compagnie irlandaise de produits agricoles Total Produce à ne pas acheter la compagnie d’exportation israélienne en difficulté Agrexco. Dans une lettre à Total Produce publiée aujourd’hui, la coalition détaille « la complicité d’Agrexco dans les crimes de guerre israéliens et ses activités illégales dans les colonies construites sur les terres palestiniennes occupées ». Détenu en partie par l’État israélien, Agrexco est responsable de l’exportation de 60 à 70 % des produits agricoles cultivés dans les colonies israéliennes illégales en territoire palestinien occupé. Dans sa lettre, le BNC se dit très inquiété par les rapports selon lesquels la compagnie irlandaise envisagerait une offre pour Agrexco et il a averti que si elle faisait l’achat, Total « sera visé de la même manière » qu’Agrexco. « Nous vous pressons à abandonner cette idée mal conçue, d’acheter une compagnie qui commercialise la majorité des produits illégaux des colonies israéliennes et qui a subi un coup financier fatal », et indique la lettre, « en partie en conséquence d’un boycott vigoureux qui continuera sans nul doute quel que soit le nouveau propriétaire ». Agrexco a souffert récemment de problèmes financiers aigus qui ont conduit à une procédure de faillite dans la capitale d’Israël, Tel Aviv. En juin, le journal israélien des affaires Globes a rapporté de « lourdes pertes » pour Agrexco, alors que la compagnie de produits frais se démenait pour gérer sa dette. Fruitnet.com a rapporté récemment que la compagnie devait 106 millions d’euros à ses créanciers. Agrexco a été une cible de choix des militants solidaires des Palestiniens appelant au boycott, au désinvestissement et aux sanctions (BDS) contre Israël. Une nouvelle coalition de militants européens a promis le mois dernier de « mettre fin à la présence d’Agrexco en Europe ». 23 groupes ont signé une déclaration disant qu’ils ont établi des procédures pour coordonner les campagnes de boycott et les actions juridiques contre l’exportateur. L’alliance des groupes européens, incluant la coalition française contre Agrexco, a fixé au samedi 26 novembre une journée européenne d’action contre la compagnie. Les militants ont attiré l’attention sur la participation de l’exportateur dans les colonies illégales israéliennes par des coups d’éclat, des piquets et des actions directes. A Milan, en juin, les militants ont délivré des paniers cadeaux de fruits et de légumes pourris au siège de la compagnie, pour symboliser les produits agricoles palestiniens qui pourrissent aux checkpoints israéliens en Cisjordanie, alors qu’Agrexco exporte librement en Europe. Pour plus d’informations : media@bdsmovement.net www.bdsmovement.net Notes pour les éditeurs : * Le texte complet de la lettre du BNC à Total Produce a été publié sur http://www.bdsmovement.net/2011/tot... * Sources : “Only one bid for Agrexco”, Globes, 26 Juillet ; “Agrexco proposes 35% haircut to bondholders ;”, Globes, 23 Juin ; “Agrexco trustee wants worker cuts”, Fruitnet.com, 18 Juillet ; “Agrexco Agricultural Export Company”, base de données de WhoProfits.org. * Vendus sous des noms de marques telles que Carmel, Coral, Biotop, et Eco-Fresh, les produits Agrexco des colonies ont été étiquetés faussement à répétition et présentés avec des documents prétendant qu’ils provenaient de l’intérieur de la ligne verte. Ces tentatives de leur faire bénéficier de droits de douane préférentiels selon l’accord d’association EU-Israël ont conduit à une condamnation par le Parlement britannique. * La Cour européenne de justice a jugé que les produits des colonies ne peuvent pas bénéficier d’un tel traitement préférentiel. En février 2011, un rapport du tribunal de commerce de Montpellier, France, a établi que Carmel Agrexco a délibérément trompé les agents des douanes sur l’origine de ses produits. * Le Comité national palestinien du BDS (BNC) est une vaste coalition de groupes de la société civile palestinienne qui inclut des partis politiques, des syndicats, des ONGs et des réseaux. COMMUNIQUÉ DU BNC : Tirant profit des malheurs financiers d’Agrexco, la campagne se promet d’éjecter l’exportateur israélien d’Europe BNC, le 25 juillet 2011 (BNC : Comité National Palestinien pour le Boycott) Confrontée mardi à une audition pour banqueroute devant un tribunal de Tel-Aviv, la compagnie d’exportation israélienne Agrexco a été assaillie de mauvaises nouvelles ces derniers mois. Maintenant, ses problèmes semblent condamnés à empirer, après que les groupes de solidarité pro-palestiniens d’Europe aient associé leurs forces pour intensifier une campagne de boycott.
Une nouvelle coalition a promis jeudi dernier de « mettre fin à la présence d’Agrexco en Europe ». 23 groupes ont signé une déclaration déclarant qu’ils ont établi un processus pour coordonner les campagnes de boycott et les actions judiciaires contre l’exportateur.
«Nous avertissons les acheteurs potentiels : toute compagnie investissant dans Agrexco sera visée par les boycotts dans toute l’Europe », dit Saqer Nazzal, qui représente l’Union Palestinienne des Associations Professionnelles au secrétariat du Comité national palestinien de la campagne Boycott, Désinvestissements et sanctions (BNC).
L’alliance des groupes européens, tels que la Coalition contre Agrexco française, a fixé un jour européen d’actions contre la compagnie au samedi 26 novembre.
Les militants ont attiré l’attention, par des coups d’éclat, des piquets et des actions directes, sur l’implication de l’exportateur dans les colonies israéliennes illégales. Le mois dernier, à Milan, les militants ont délivré des paniers cadeaux de fruits et de légumes pourris au siège de la compagnie, pour symboliser les produits agricoles palestiniens pourrissants au checkpoints israéliens en Cisjordanie, alors qu’Agrexco exporte librement en Europe.
En juin, la revue financière israélienne Globes a fait état de « lourdes pertes » de la compagnie de produits frais, tandis qu’Agrexco cherchait à gérer sa dette. Fruitnet.com a rapporté dernièrement que la compagnie devait 106 M€ à ses créanciers.
Shir Hever, un économiste israélien lié à l’AIC à Jérusalem a dit : « Beaucoup d’agriculteurs israéliens abandonnent Agrexco, peut-être à cause des campagnes contre Agrexco en France, en Italie, en Espagne, au Royaume-Uni et ailleurs. Peut-être la marque Agrexco n’est-elle plus aussi attractive qu’auparavant pour les agriculteurs. À mon avis ce n’est pas une coïncidence si Agrexco montre des premiers signes de tension ».
Agrexco a été une cible de premier ordre des militants pro-palestiniens appelant au boycott, aux désinvestissements et aux sanctions (BDS) contre Israël.
Détenu pour moitié par le gouvernement israélien, Agrexco est responsable pour 60 à 70 % des produits agricoles cultivés dans les colonies israéliennes illégales des territoires palestiniens occupés. d'après : http://coalitioncontreagrexco.net/node/85 Agrexco au bord du gouffre ? Aidons le à sauter ! Serions
nous en voie d'aboutir et réussir à voir Agrexco disparaître de Sète
et d'Europe ? L'évolution de la situation de l'entreprise israélienne ne
s'améliore pas et tout laisse penser aujourd'hui que son existence elle
même est en danger. Nous savons que hurler aux difficultés
économiques, voire les provoquer sont des procédés patronaux utilisés
pour mieux licencier, restructurer et au final vivifier les revenus des
actionnaires. Mais nous savons aussi que la concurrence entre requins
capitalistes est sans pitié et que certains y laissent leur peau. Rien
ne serait plus présomptueux que d'affirmer que les difficultés d'Agrexco
sont l'unique conséquence des campagne de boycott en France et en
Europe, pour autant les information économiques de source israéliennes
et européennes n'ont pas manqué de souligner, dès le début, que la
baisse des parts de marché en Europe était un des éléments importants à
l'origine d'une successions de complications. Le fait que les
producteurs se tournent vers d'autres exportateurs atteste également que
le label "Carmel-Agrexco" n'est plus porteur, au contraire ! Nous
pouvons donc affirmer que le facteur Boycott a été un élément
déclenchant ou aggravant de la crise actuelle. On comprend
mieux aujourd'hui la tentative désespérée lancée en décembre dernier
par Agrexco, l'ambassade d'Israël en France, le CRIF etc. pour tenter de
saborder le boycott d'Agrexco via l'opération "fraises de gaza". Un
article paru dans la Lettre M (lettre économique de la Région) confirme
les difficultés économiques et souligne le désarroi du responsable du
Port de Sète qui n'a pas de "planB" et ne voit rien d'autre à faire que
"croiser les doigts" , belle perspective ! Marc Chevallier, président de l’EPR Port Sud de France. « Nous croisons les doigts pour qu’Agrexco trouve de nouveaux actionnaires, confie-t-il à La Lettre M. À ce jour, le terminal fruitier est livré, mais n’a pas reçu l’ombre d’une caisse. Reefer Terminal Sète (RTS, exploitant du terminal fruitier, NDLR) mène
des prospections commerciales pour trouver d’autres clients. J’espère
que tout sera réglé d’ici à fin août, afin que RTS puisse lancer le
trafic. Le groupe Orsero, la Région L.-R., et l’EPR Port Sud de France
ont des intérêts liés : terminal fruitier, acquisition d’un nouveau
portique… beaucoup d’argent a été investi dans cette affaire. » (Lettre M) Dans
le précédent communiqué en date du 22 juin 2011, la Coalition
demandait " avec fermeté une nouvelle fois au Conseil Régional LR de
revoir sa position, d’abandonner immédiatement son soutien à cette firme
et de refuser dès aujourd’hui l’accès au port des bateaux d’Agrexco".
Au moment où le gouvernement Grec bloque manu militari la
flottille de la Liberté2, au moment où les compagnies aériennes de
plusieurs pays européens empêchent illégalement, sur injonction d'Israël
le départ de centaines de passagers de l'opération "Bienvenue
Palestine", la Région Languedoc-Roussillon reste à l'avant garde des
violations du droit en continuant d'accueillir les bateaux et les
produits du crime d'Agrexco. Nous espérons que
chacun prendra enfin la mesure des mensonges proférés sur les créations
d'emploi dans le port de Sète grâce à Agrexco. 200, 300 emplois
annonçait G. Frêche pour faire taire les opposants à la venue d'Agrexco !
Nous avons dit combien l'argument de l'emploi était malhonnête et qu'il
s'agissait avant tout de privatiser la main d'oeuvre portuaire afin de
la précariser au maximum et la mettre en concurrence pour en finir avec
les restes du statut des dockers. (Voir vidéo : "le mensonge des
emplois" : http://www.coalitioncontreagrexco.net/node/35). Nous
avons dit que le type de développement libéral choisit par la région
allait à l'encontre non seulement des emplois salariés de Sète mais
aussi des emplois paysans de la Région. G. Frêche était
vraiment la "tête de pont" du sionisme dans la Région, son successeur a
visiblement choisit de marcher dans ses pas. Dommage pour lui car
l'entreprise disparue, il sera pour les opposants à Agrexco celui qui a
collaboré jusqu'au bout avec Israël et pour ceux qui avaient cru aux
promesses des emplois Agrexco, il sera celui qui trahit ses engagements. La
lutte contre Agrexco se mène désormais à l'échelon européen.La
Coalition France poursuit ses démarches juridiques pour empêcher le
débarquement des marchandises criminelles d'Agrexco sur le port de
Sète. Boycott total d'Agrexco Agrexco Dégage ! Coalition contre Agrexco France ________________________________ LETTRE M Agrexco au bord de la faillite : nuages sur le port de SèteJeudi 7 juillet 2011 L’exportateur européen de fruits et légumes Agrexco, pour l’instant unique client (200 000 T/an annoncées) du nouveau terminal fruitier (25 000 m2) du port de Sète, a douze jours pour présenter un plan de sauvetage de l’entreprise, apprend-on jeudi auprès de Marc Chevallier, président de l’EPR Port Sud de France. « Nous croisons les doigts pour qu’Agrexco trouve de nouveaux actionnaires, confie-t-il à La Lettre M. À ce jour, le terminal fruitier est livré, mais n’a pas reçu l’ombre d’une caisse. Reefer Terminal Sète (RTS, exploitant du terminal fruitier, NDLR) mène des prospections commerciales pour trouver d’autres clients. J’espère que tout sera réglé d’ici à fin août, afin que RTS puisse lancer le trafic. Le groupe Orsero, la Région L.-R., et l’EPR Port Sud de France ont des intérêts liés : terminal fruitier, acquisition d’un nouveau portique… beaucoup d’argent a été investi dans cette affaire. » Pas de plan B D’après une source bien informée, RTS n’a pas de « plan B » pour lancer son terminal fruitier (photo). Pour Pierre de Boutray, directeur de Sea Invest Sète, une faillite d’Agrexco serait « une catastrophe pour le port de Sète ». Bernard Houillier, PDG de RTS, n’a pu être joint par La Lettre M. Perclus de dettes (dette globale : 83 M€), Agrexco négocie depuis fin juin une recapitalisation à hauteur de 32 M€ auprès des porteurs d’obligations, d’après le site économique israélien Globe. D’après Le Journal de La Marine Marchande du 1er juillet, Agrexco est également redevable d’une dette de 60 M€ auprès de l’armateur Ofer brothers, propriétaire de ZIM. « L’armateur a fait construire deux navires destinés aux trafics d’Agrexco, financé par une banque allemande. Ofer brothers a ensuite racheté les deux navires pour les exploiter en lieu et place d’Agrexco. Les paiements de ces loyers doivent rembourser la banque allemande. Des négociations sont en cours avec la banque d’outre-Rhin et Agrexco pour trouver une solution au paiement des loyers dûs. » Le gouvernement israélien détient 30,3 % de la compagnie et contrôle son conseil d’administration. Les marques principales d’Agrexco, qui affiche un CA de 489 M€ en 2010, sont Carmel et Alesia. La société a des liens commerciaux avec 2 200 producteurs en Israël, et exporte 400 000 T de produits par an. Elle avait décidé, en 2009, de quitter le port de Marseille pour celui de Sète. Hubert Vialatte BDS : de nouvelles barrières tombent Info-palestine dimanche 1er mai 2011 - 06h:35 Du 7 au 20 mars, plus de 75 groupes universitaires sur les six
continents ont tenu leur septième Semaine Annuelle de l’Apartheid
Israélien (IAW). Vendredi 24 septembre 2010 - Une femme palestinienne interpelle des soudards israéliens lors d’une manifestation contre le mur d’apartheid dans le village de Bil’in en Cisjordanie près de Ramallah - Photo : AP/ Majdi Mohammed Selon le militant palestinien Omar Barghouti : "Il nous arrive enfin aujourd’hui ce qui est arrivé en Afrique du Sud." "La version israélienne de l’apartheid est plus sophistiquée que celle de l’Afrique du Sud. Sa forme a évolué ; en Afrique du Sud, le plan général était d’exploiter les noirs, pas de les mettre dehors" explique Barghouti dans son dernier ouvrage "BDS : La lutte mondiale pour les droits des Palestiniens". La prise de conscience de la vraie nature de la politique israélienne envers les Palestiniens a amené le légendaire chanteur de folk juif américain Pete Seeger à s’exprimer en faveur du BDS. Seeger, qui a 92 ans, avait l’habitude de participer au rallye annuel virtuel de l’institut Arava "Ensemble et avec la terre" mais derrière Arava il y a le Fonds National Juif qui est responsable de la destruction des terres palestiniennes pour y construire des forêts qui dissimulent leurs crimes. Seeger se rend maintenant compte qu’Arava est en réalité un acteur discret de la campagne pour "redorer l’image d’Israël". Il a déclaré : "Maintenant que j’en sais davantage, je soutiens le mouvement BDS autant que je peux." Seeger donne depuis longtemps les droits d’auteur de la célèbre chanson de 1960 inspirée de la bible "Turn, turn, turn" (tourne, tourne, tourne) au Comité israélien contre la démolition des maisons palestiniennes pour les aider à rebâtir les maisons détruites et à révéler au grand jour la manière dont Israël force les Palestiniens à quitter leur terre pour construire des villes et des villages juifs. Avant la Semaine de l’Apartheid Israélien (IAW) l’organisation de Ramallah “Stop the Wall Campaign” et le collectif médiatique “It’s Apartheid” ont annoncé en février les noms des gagnants du premier concours de courts-métrages sur l’apartheid israélien. On peut voir les films qui ont remporté les prix “Apartheid Road” (la route de l’apartheid), “Ali Wall” (le mur d’Ali) et “Confronting the Wall" (la contestation contre le mur) sur itisapartheid.info. L’histoire d’Ali Al-Jadar est spécialement touchante ; cet adolescent sans expérience de 16 ans, a construit une échelle et a planté un drapeau palestinien sur le haut du mur près de chez lui. L’armée israélienne est venue l’arrêter en pleine nuit, l’a torturé et l’a condamné à huit ans de prison, mais par chance il a été libéré deux ans plus tard à la faveur d’un échange de prisonniers. Il est l’un des milliers d’humbles héros qui inspirent les militants de IAW du monde entier. A Beyrouth, le militant anti-apartheid sur africain Salim Vally a fourni un aperçu de la lutte sud africaine de l’intérieur. La militante libanaise Rania Masri a décrit le boycott comme étant un moyen d’action contre le néo-libéralisme local et mondial. L’icône palestinienne des combattants pour la Paix, Leila Khaled, a fait le lien entre les objectifs de IAW et les révoltes anti-gouvernementales actuelles du monde arabe qui sont dominées par des mouvements sociaux pour la justice et l’autodétermination. Les universités de l’Ontario se sont rassemblées pour rédiger une pétition signée par 140 universitaires qui appellent à cesser d’investir dans les firmes BAE Systems, Northrop Grumman, Hewlett Packard et Lockheed qui fournissent toutes des technologies militaires et/ou de renseignements qui aident Israël à violer le droit international. Un des événements les plus spectaculaires organisés dans le cadre de l’IAW a été l’érection par les étudiants de la section de l’Arizona des Voix Juives pour la Paix (JVP) de l’université de l’Arizona et le groupe de l’université de l’Arizona qui défend les droits des immigrants : No mas muerte/No more deaths (plus de morts) d’un faux mur d’apartheid au milieu de campus de l’université d’Arizona à Tucson qui établissait un parallèle entre le mur construit entre le Mexique et les USA et le mur israélien d’apartheid. "Les gens souffrent et meurent à cause de la politique abominable que mène le gouvernement des USA avec l’argent des contribuables." a remarqué l’étudiant d’origine mexicano-juive qui coordonne les Voix Juives pour la Paix, Gabriel Matthew Schivone. Les restes de plus de 6 000 mexicains en quête d’une vie meilleure ont été retrouvés à la frontière entre les USA et le Mexique au cours des 20 dernières années. "Nous ne supporterons pas sans rien faire ni rien dire les épouvantables souffrances infligées à des minorités que ce soit dans nos déserts et nos villes d’Amérique ou dans la Palestine occupée par les Israéliens à 15 000 kilomètres de chez nous. Notre mur symbolise notre volonté collective de mettre fin à l’apartheid mondial et à oeuvrer pour un monde meilleur où chacun sera traité avec justice." L’année dernière, le Hampshire College du Massachusetts, la première université a avoir cessé toute collaboration avec l’Afrique du sud en 1979, a été aussi la première à se désolidariser de l’occupation israélienne après la Semaine d’Action Consciente contre le Racisme organisée en 2008. Comme en Arizona, les étudiants ont construit un faux mur, distribué au hasard des passeports palestiniens et israéliens aux étudiants et quand ils essayaient de passer de l’autre côté ils étaient traités comme ils l’auraient été en Israël. Comme à Toronto ils ont lancé une pétition pour demander l’arrêt des investissements dans les firmes qui soutiennent l’apartheid israélien. Cela a permis à Will Delphia, un étudiant du Hampshire College de faire ses débuts comme producteur de films en réalisant un documentaire de 30 minutes "To Know is Not Enough" (Il n’est pas suffisant de savoir). Les étudiants du mouvement Hampshire pour la Justice en Palestine lui ont fourni le matériel historique sur la Palestine et il a utilisé des extraits des journaux télévisés ou autres médias et des interviews de personnalités concernées. L’administration de l’université n’a jamais admis qu’elle avait cessé toute collaboration avec Israël à cause de l’apartheid, mais comme le dit un étudiant dans le film "l’administration a cessé toute collaboration. Toutefois l’administration ne représente pas l’université. Ce sont les étudiants, le personnel et la communauté qui la représentent. Et nous nous ajoutons la déclaration officielle de principe à l’action proprement dite." L’université de Johannesburg a fait un pas de plus en devenant la première université sud africaine à mettre en place un boycott académique d’une université israélienne, l’université de Ben-Gurion. L’université de Johannesburg est arrivée à la conclusion qu’il existe "des preuves significatives que l’université de Ben-Gurion à travers des programmes de recherche et d’autres contributions assiste les forces militaires et armées israéliennes en particulier dans son occupation de Gaza." L’évêque Desmond Tutu a déclaré : "Les Palestiniens ont choisi, comme nous l’avions fait, le moyen de pression non violent du Boycott, Désinvestissement et Sanctions. Les universités d’Afrique du Sud avec leur longue histoire complexe de soutien et de résistance à l’apartheid sont les mieux placées pour apprécier la valeur de la résistance non violente." Europalestine organise des actions de boycott fréquentes et spectaculaires que le lobby israélien européen et le gouvernement français tentent sans relâche d’empêcher en poursuivant ses membres en justice. 200 militants viennent de finir une tournée de 15 villes de France et on peut voit la vidéo de ce documentaire sur leur site. L’organisation a l’intention d’amener des milliers de personnes à Jérusalem Est et en Cisjordanie du 8 au 16 juillet pour la Marche de la Liberté de Gaza et ce sont les Palestiniens qui hébergeront leurs supporters étrangers. L’événement le plus important inspiré par le BDS de 2011 aura lieu pour l’anniversaire de la tragique attaque du Mavi Marmara par les Israéliens en mai dernier ; 12 navires transportant de l’aide humanitaire et un millier de militants de la paix se dirigera vers Gaza. L’ambassadeur d’Israël en Turquie, Gaby Levy, a demandé au gouvernement turque d’arrêter les militants mais il lui a été répondu que la flottille "était une initiative de la société civile." L’ambassadeur israélien à l’ONU Meron Reuben a qualifié les militants de "terroristes" qui ont "l’intention de devenir des martyrs." Un des "terroristes", le colonel étasunien à la retraite Ann Wright, a affirmé : "Les menaces ne nous empêcheront pas absolument pas de prendre la mer." Le courage dont les Palestiniens ont fait preuve au cours des 60 dernières années d’occupation brutale se transmet maintenant aux citoyens du monde qui ont une conscience. Il semble que le siège de Gaza sera finalement brisé en juin avec la flottille et la promesse de l’Egypte d’ouvrir sa frontière avec Gaza avant qu’en juillet n’arrivent des milliers de militants supplémentaires à l’aéroport de Ben Gourion déterminés à prendre leurs frères et soeurs palestiniens dans leurs bras. * Eric Walberg est un journaliste qui a travaillé en Ouzbékistan et qui écrit actuellement pour l’hebdomadaire Al-Ahram au Caire. d'après : http://www.info-palestine.net/article.php3?id_article=10544 Succès du Meeting contre la censure Vanessa Paradis annule son concert en Israël Communiqué de la Campagne BDS France La Campagne BDS France se félicite de l'annulation du concert de Vanessa
Paradis en Israël qui était prévu le 10 février prochain.
La Campagne BDS France avait envoyée le 27 décembre dernier une lettre
ouverte à l'attention de l'artiste l'invitant à refuser de se produire
dans le pays de l'apartheid et des crimes de guerre. Une lettre signée
par plusieurs israéliens membres du groupe "Boycott de l'intérieur" lui
avait également été envoyée afin de lui demander de ne pas accepter
d'être complice de la politique israélienne en donnant un concert dans
ce pays.A travers les invitations faites à différents artistes à se produire en Israel, l'état israelien veut redorer son image alors que les palestiniens continuent à subir l'apartheid, l'occupation, la colonisation et les crimes de guerres. Ken Loach, Jean-Luc Godard, Meg Ryan, Dustin Hoffman ou Mike Leigh, Annie Lennox, Carlos Santana, Elvis Costello, Gil Scott-Heron, les Pixies ou Massive Attack, entre autres, avaient déjà annulé leurs prestations artistiques dans différentes villes israéliennes. Inspirés par la lutte des Sud-Africains contre l’apartheid, la campagne « BDS » initiée en 2005 par toutes les composantes de la société civile palestinienne appelle au Boycott, Désinvestissement et Sanctions contre l’État d’Israël jusqu’à ce qu’il applique le droit international et les principes universels des droits de l’homme. La Campagne BDS France campagnebdsfrance@yahoo.fr Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir. Voir aussi à ce sujet : http://www.purepeople.com/article/vanessa-paradis-annule-sa-venue-en-israel-suite-a-des-pressions-politiques_a71988/ et la lettre qui avait été envoyée à Vanessa Paradis par la campagne BDS France NE LAISSONS PAS FAIRE DE SETE UN PORT DE LA COLONISATION !! publié le lundi 17 janvier 2011. Dans la suite de l’offensive lancée par
Israël/Agrexco avec les fraises de Gaza début décembre, et les attaques
contre les militants BDS, le meeting Stephane Hessel etc. LE CRIF
ORGANISE UNE CONFÉRENCE DE PRESSE SUR LE BATEAU CARMEL/AGREXCO A SETE !!
NOUS VOUS APPELONS À UN RASSEMBLEMENT à Sète, demain Mardi 18/01 devant l’entrée du port à 12h avec les banderoles "non a Agrexco" ! même si nous ne sommes pas nombreux il est important que les journalistes nous voient à l’entrée. Ils seront obligés de mentionner notre présence et avec un peu de chance nous demanderont notre avis ... Co-voiturage : RDV sur le parking du Géant Casino près des pompes à essence, DÉPART 11h15 dernier délai. faites buzzer !!! facebook, texte etc.contact : jlmoragues@free.fr Mesdames et messieurs les journalistes, Le 9 décembre 2010 par un communiqué de presse de l’entreprise d’état israélienne Agrexco, Israël lançait une vaste campagne médiatique de désinformation visant à faire croire que l’entreprise agrexco participait de la levée du blocus de Gaza en exportant les fraises palestiniennes. Cette opération est destinée à neutraliser la mobilisation pour "un bateau français pour Gaza" qui s’oppose au blocus et les actions de la Coalition contre Agrexco qui refuse l’implantation d’agrexco à Sète et ailleurs !. Cette campagne a été immédiatement relayée par le CRIF qui est une officine directement et ouvertement à la solde d’Israël.
L ’enjeu est de blanchir les activités de l’entreprise israélienne Agrexco qui possède 7 centres de "packaging" dans la vallée du Jourdain et qui fraude aux douanes et viole le droit. En effet, ’l’arrêt "Brita" du 25/02/2009 de la cour de justice européenne atteste qu’Israël considère, en violation du droit international, que les territoires occupés depuis 1949 sont propriété israélienne. Ainsi Israël exporte des produits palestiniens sous label israélien, exporte des produits des colonies sous label israélien et plus récemment exporte des produits israéliens sous label "produits palestiniens" pour tenter de contourner le boycott des produits israéliens. C’est la raison pour laquelle une plainte a été déposée contre Agrexco dont les bureaux sont à Créteil par 6 associations, toutes membres de la coalition contre Agrexco parmi lesquelles : la Confédération Paysanne, La CIMADE, l’Union Juive pour la Paix etc. vous trouverez en fin de mail copie de la requête déposé au tribunal de Créteil et qui devrait arriver en jugement courant février. Nous pensons utile de vous apporter ces informations et nous espérons que vous les prendrez en considération. Coalition contre Agrexco Le 17/01/11 Le BNC palestinien est l’auteur de l’appel au Boycott Désinvestissement et Sanctions (BDS) lancé en juillet 2005. Il comptait à l’origine la signature de 170 organisations palestiniennes, rassemblant tous les courants politiques et religieux, toutes les catégories socio-professionnelles et surtout les trois composantes du peuple palestinien (palestiniens sous occupation, Palestiniens sous apartheid et Palestiniens réfugiés). Il est aujourd’hui la représentation la plus légitime de la société civile palestinienne. La société civile palestinienne réitère son appel à un boycott total de Carmel-Agrexco."Palestine occupée, 22 décembre 2010 - Nous, organisations de la société civile soussignées, incluant les syndicats d’agriculteurs, les organisations agricoles et les comités populaires, réitérons l’appel du Comité National Palestinien (BNC) du BDS à un boycott total de Carmel-Agrexco en raison de sa complicité dans la commercialisation des produits des colonies illégales d’Israël et dans d’autres violations du droit international et des droits de l’homme. Unis avec la Coalition contre Carmel-Agrexco en France et en Europe, nous exprimons notre soutien résolu à l’action judiciaire contre Carmel-Agrexco entreprise par des associations de la société civile françaises devant le Tribunal de Commerce de Créteil." lire la suite : http://www.coalitioncontreagrexco.net/node/37 lire l’article en anglais sur le site du Comité National de BDS Palestinien : http://bdsmovement.net/?q=node/790 Texte du CRIFConseil Représentatif des Institutions Juives de France Délégation Régionale Hubert Allouche, 18 rue Ferdinand Fabre, 34090 Montpellier Une rencontre fortement symbolique entre Israéliens et Palestiniens de Gaza dans notre région, Mardi 18 Janvier 2011 à 12 h 30 sur le port de Sète Le CRIF Languedoc Roussillon s’est toujours fortement engagé en faveur du rapprochement des peuples et du dialogue interculturel. Il soutient l’existence de 2 états, israéliens et palestiniens, vivant côte à côte dans le respect et la sécurité. (c’est le crif qui a mis en gras pas nous !!) Dans cette dynamique, le CRIF-LR vous informe qu’une rencontre fortement symbolique va se dérouler sur le port de Sète. En effet, le groupement des producteurs palestiniens de Gaza a fait appel à une société israélienne, Agrexco, pour exporter ses productions agricoles. Cette relation de coopération économique, initiée il y a trente ans, s’est développée et a abouti en 2000 à la création d’une marque, Coral, propre aux productions agricoles palestiniennes. Agrexco a accepté de prendre en charge la logistique et la commercialisation des produits dans les mêmes conditions que pour la marque Carmel, les produits israéliens. C’est dans ce contexte qu’Agrexco et les producteurs de Gaza font un voyage d’étude en Europe, afin d’analyser les besoins du marché européen et de pouvoir développer leur activité agricole en conséquence. Après une visite au marché de Rungis et dans une grande exploitation de l’Hérault, ils seront à Sète, sur le navire d’Agrexco, qui exporte la production palestinienne. Heureuse de s’implanter dans un terminal du port de Sète, la société Agrexco a à cœur de présenter l’historique de cette relation économique et humaine emblématique. Elle présentera également l’activité commerciale transférée à Sète ainsi que les axes de développement envisagés, parmi lesquels l’augmentation des exportations des produits agricoles de Gaza. Les représentants d’Agrexco et les producteurs palestiniens de Gaza répondront aux questions des journalistes. Le CRIF-LR souhaite mettre en exergue ces échanges qui font avancer la paix plus efficacement que les messages partiaux et agressifs dont certains ont fait leur fonds de commerce pour exister localement. Contacts Presse : 0620755265 - 0635531359 Pour information et confirmation de présence Programme de la rencontre du mardi 18 janvier 2011 : · 12h30 - Accueil · 13h - Interventions des représentants d’Agrexco et des producteurs palestiniens de Gaza - Interventions des représentants des Collectivités Locales - Questions/ Réponses · 14h - Buffet dejeunatoire à bord Accès au bateau : · Se présenter à l’accueil du port, à l’entrée de la Gare maritime Orsetti · Vous serez ensuite conduits au bateau · Inscription indispensable à la demande des autorités portuaires · Possibilité de transport depuis Montpellier, sur demande Contacts Presse : 0620755265 - 0635531359 Pour information et confirmation de présence d'après : http://www.protection-palestine.org/spip.php?article9949 Emir, s’il te plaît, ne te rends pas en Israël Cher Emir,J’ai appris que tu vas te rendre en Israël pour y donner un concert. S’il te plaît, Emir, ne te rends pas en Israël. Chaque jour, Israël commet des violations du droit international et des droits de l’homme, et des crimes d’apartheid. En se produisant là‐bas, un artiste offre son image à ce pays, image dont il se sert pour polir la sienne, se fondre dans la culture « civilisée » et ainsi banaliser ses crimes. Des cinéastes comme Ken Loach, Jean‐Luc Godard ou Meg Ryan, des musiciens comme Elvis Costello, les Pixies ou Massive Attack ont publiquement refusé de participer à des festivals en Israël et Naomi Klein refuse elle aussi tout rapport avec Israël. S’il te plaît, Emir, fais comme eux, ne te rends pas en Israël. En te produisant là‐bas, tu légitimes tous ces crimes et tu lies ainsi l’image de notre pays d’origine commun à un Etat criminel ; la Serbie n’a pas besoin de cela ! Tu es originaire, comme moi, d’un pays que le racisme et la peur de l’autre ont contribué à dévaster. Or c’est bien cette peur de l’autre, habillée en lutte pour sa survie, qui conduit Israël à toutes ses exactions. L’asymétrie des forces est tellement criante, comment prendre au sérieux aujourd’hui ce discours grotesque de légitime défense pour justifier les civils massacrés, les enfants mutilés par un missile alors qu’ils jouent sur le toit de leur maison, des familles entières expulsées de leurs maisons et forcés d’assister à leur destruction ? Que dire du pathétique zoo de Gaza, où l’on avait peint des rayures sur un âne pour faire croire aux enfants que c’était un zèbre ? Il aurait eu toute sa place à côté du zoo de Belgrade dans Underground. En te rendant en Israël, tu participes et vis à vis la société israélienne et vis‐à‐vis de la communauté internationale à cette normalisation de l’immoralité, à rendre invisible la souffrance de tout un peuple. S’il te plaît, Emir, ne sois pas complice de ces tristes similarités, ne te rends pas en Israël. Tu te réfères au Che, comme moi, et ton internationalisme te mène partout dans le monde. La lutte du peuple palestinien est aussi une lutte internationaliste. Elle défie le colonialisme, représenté par l’Etat d’Israël, largement soutenu par les Etats‐Unis et l’Europe, ceux‐là mêmes qui hier bombardaient nos familles et nos amis à Belgrade et ailleurs dans le pays. C’est en Palestine, pas en Israël, que le Che s’est rendu dans les années 60 pour soutenir la lutte du peuple palestinien. S’il te plaît, Emir, ne te trompe pas de route, ne te rends pas en Israël. Tu prônes la Révolution, comme moi, pour un monde meilleur, débarrassé des puissances de l’argent et du pouvoir capitaliste qui a besoin de la guerre pour se maintenir. Israël produit les armes les plus ignobles, il le revendique et en est fier, et ses mêmes drones testés pour martyriser les civils palestiniens servent ensuite à surveiller les quartiers populaires en France. S’il te plaît, Emir, ne fais pas crédit à cette économie de guerre, ne te rends pas en Israël. Tu es passionné de foot, comme moi, mais sais‐tu que les Palestiniens ne peuvent même pas construire de stade, ou même simplement nettoyer un vieux terrain ? Les gosses sont privés de sport et les balles qu’ils connaissent le mieux marquent des buts de mort. Tu t’imagines adolescent à Sarajevo, sans moyen de courir derrière un ballon et de retrouver tes amis ? S’il te plaît, Emir, quelle honte si ton concert était programmé dans un stade israélien, ne te rends pas en Israël. Ta musique déjantée est pleine de vie, comme les Balkans, comme la Palestine ; on ne peut y penser qu’avec un sourire et l’envie de danser. Mais les palestiniens, eux, ne pourront pas l’entendre, la partager, la vivre, car ils ne peuvent se rendre sur les lieux de tes concerts. S’il te plaît, Emir, comment pourrais‐tu jouer pour leurs geôliers à deux pas de chez eux, ne te rends pas en Israël. Les Palestiniens sont un peuple qui résiste, comme les Serbes. Les Palestiniens reconstruisent, encore et encore, comme les Belgradois depuis des siècles et des siècles, punis à chaque fois pour cette résistance. Les Palestiniens se sentent seuls au monde, comme les Serbes lors des bombardements de 1999, lorsque à Belgrade on taggait des croix gammées sur le centre culturel français de Knez Milos et qu’on se demandait comment la sœur française avait pu les abandonner. Aujourd’hui les Palestiniens, et nous, citoyens de conscience du monde, on se demande comment tu peux abandonner le peuple Palestinien en allant côtoyer ses bourreaux. Emir, s’il te plaît, du fond de mon cœur, je te demande pour toutes ces raisons, de ne pas aller en Israël. La campagne BDS (Boycott Désinvestissement Sanctions) a été lancée par la société civile palestinienne en 2005, suite à des dizaines d’années de lutte contre Israël et sa politique d’apartheid. Les palestiniens font appel aux citoyens de conscience du monde afin de faire pression sur Israël pour qu’il respecte enfin le droit international et les droits des palestiniens et que prenne fin le plus long conflit de l’histoire récente. Les Palestiniens nous demandent de boycotter tous les produits israéliens, mais aussi de pratiquer un boycott sportif, culturel et universitaire. La campagne BDS demande tout simplement l’application du droit international, à savoir : le droit au retour pour tous les réfugiés ; la fin de la colonisation, de l’occupation et le démantèlement du Mur ; la fin de l’apartheid pour les palestiniens de 48 (dits « Arabes israéliens »). Molimte Emir, ne idi u Israel ! Hvala ti puno moy druz Helene Who profits from Israeli occupation?Who profits from Israeli occupation?Voir leur site : http://www.whoprofits.org/ Vanessa Paradis et Johnny Depp, ne permettez pas à l'Etat d'Israël de se servir de votre réputation Israël : 04-01-2011 Vanessa Paradis et Johnny Depp, ne permettez pas à l'Etat d'Israël de se servir de votre réputation pour blanchir ses crimes ! Par Boycott from Within Chers Vanessa Paradis et Johnny Depp, Nous sommes des citoyens israéliens. Nous avons appris que Vanessa Paradis a prévu de se produire en Israël le 10 février 2011, et que vous devez rencontrer ensemble le Président israélien Shimon Peres. Vous ne le savez peut-être pas, mais une campagne est en cours de Boycott, Désinvestissement et Sanctions (BDS) contre Israël, motivée par sa politique d'apartheid et d'occupation. Nous, citoyens israéliens, adhérons à cette campagne, et nous vous exhortons à saisir cette occasion pour prendre position sur une question cruciale pour les droits de l'homme et donc pour des vies humaines. Vous vous demandez peut-être ce que tout cela signifie, et ce que vous avez à voir là-dedans. Et vous pouvez avoir l'impression d'être plongés dans une situation qui a priori ne vous concerne pas. Cependant, nous espérons vous aider tous les deux à dépasser votre impression de déconnexion, vous montrer la réalité du monde glauque dans lequel vous entrez, et vous donner l'opportunité de choisir de faire la différence. Ne vous méprenez pas ; par votre statut de célébrités, le choix que vous ferez aura un effet instantané sur les vies de millions d'enfants, de femmes et d'hommes. Les Palestiniens vivent sous un régime militaire brutal qui pratique une politique d'apartheid dans ce qui est connu sous le nom d'Israël et des Territoires occupés. L'armée qui contrôle toute la vie palestinienne, sous la menace des fusils, est l'armée d'Israël. Ce qui veut dire que les Palestiniens sont à la merci de cette armée contrôlée par le gouvernement israélien, qui, depuis plus de 60 ans, assassine, mutile, arrête les civils, tout en volant leurs terres par la force brutale et extrême. Tandis que les colonies israéliennes illégales s'épanouissent en Territoires palestiniens, sous le couvert de "croissance naturelle", la terre palestinienne est volée, les maisons sont démolies, des communautés entières sont laissées sans abri, dans les territoires occupés comme à l'intérieur d'Israël (contexte). Le système de l'occupation israélienne est beaucoup trop complexe pour qu'une lettre si courte puisse l'examiner dans sa totalité (nous serons heureux de répondre à toutes questions que cette complexité soulève), mais il est important pour nous de vous informer de la deuxième partie de l'histoire : En 2005, la société civile palestinienne (étudiants, syndicalistes, groupes de femmes, groupes pour les droits de enfants et beaucoup d'autres), a demandé d'une seule voix que les gens, les institutions, les Etats et les entreprises cessent toute coopération avec Israël. C'est ainsi qu'est né le mouvement Boycott, Désinvestissement et Sanctions. Nous soulignons : si les Palestiniens avaient des droits égaux en Israël et dans les territoires occupés, en vertu de la loi d'Israël, ils n'auraient aucune raison d'en appeler à la Cour et à la communauté internationales. Comment tout ceci vous concerne-t-il ? Tout comme l'appel lancé dans les années 80 aux artistes qui envisageaient de se produire à Sun City, en Afrique du Sud, nous faisons aujourd'hui appel à vous. Dans l'asymétrie des relations entre l'Etat d'Israël en expansion et les morceaux de terre laissés aux Palestiniens, vous produire à Tel Aviv et sympathiser avec des hommes politiques israéliens sont des actes profondément partisans. L'appel que nous vous adressons, Mlle Paradis et M. Depp – en tant qu'individus, en tant qu'artistes-créateurs culturels, en tant que célébrités ayant de l'influence, est celui-ci : S'il vous plaît, ne divertissez pas l'apartheid ! S'il vous plaît, ne légitimez pas les personnalités responsables de cet apartheid au détriment de ses victimes. S'il vous plaît, souvenez-vous qu'une jeune fille qui aime votre musique et vit dans le village cisjordanien de Bil'in ne sera pas autorisée par Israël à venir vous entendre et vous voir à Tel Aviv. De plus, compte tenu de l'empressement que vous avez exprimé à rencontrer le président israélien Shimon Peres (rapporté par nos médias locaux), nous pensons que nous devons aborder cette question de façon spécifique. Réfléchissez à ce qui suit : Shimon Peres est tristement célèbre pour une longue liste de crimes de guerre présumés, comme il est l'architecte des diverses politiques israéliennes mises en place en violation grave du droit international et au mépris flagrant des droits de l'homme universellement reconnus, notamment : - Shimon Peres a été à l'origine ou a soutenu plusieurs guerres d'agression au cours desquelles l'infrastructure civile a été ciblée et de nombreux civils innocents ont été ou tués ou mutilés, dont de nombreux enfants (notamment l'opération "Raisins de la Colère" en 1996). - Shimon Peres a été le cerveau du programme israélien d'armes de destruction massive, faisant d'Israël la 4ème superpuissance nucléaire au monde aujourd'hui. - Shimon Peres a ordonné l'enlèvement et le harcèlement brutal de Mordechai Vanunu, dénonciateur israélien de l'arsenal nucléaire, qui a été illégalement drogué et enlevé par le Mossad en septembre 1986 et maintenu en isolement absolu pendant 11 années. Même après avoir purgé ses 18 ans de prison, il est toujours persécuté. - Shimon Peres s'est opposé avec véhémence à l'application du droit international, comme ce fut le cas lorsqu'il a refusé de laisser les tribunaux espagnols appliquer la juridiction universelle contre les criminels de guerre israéliens, ou lors de son attaque sur la légitimité et les conclusions du rapport de la commission d'enquête des Nations Unies conduite par le juge Goldstone suite à l'opération Plomb Durci contre Gaza (décembre 2008-janvier 2009). - Shimon Peres a été une des forces motrices du développement des colonies illégales en Cisjordanie palestinienne occupée. Cette liste est loin d'être exhaustive, mais nous pensons vous en avoir suffisamment dit à cet égard. Il est également important pour nous de préciser que votre rencontre avec Shimon Peres est d'ores et déjà utilisée à des fins de propagande, comme on peut s'en rendre compte dans le commentaire à un article annonçant cette rencontre : "Je ne suis pas un fan… mais s'ils aiment Israël… je les AIMERAI et je serai un de leurs plus grands fans…" Il n'y a aucune échappatoire à ce que votre présence ici ne soit pas interprétée comme un acte politique. Ce ne sera donc pas une manifestation joyeuse autour de votre musique et de vos films. Au lieu de cela, elle aura pour effet de contribuer à l'image de normalité d'Israël et de son gouvernement aux yeux du monde. C'est pourquoi nous vous demandons de la reconsidérer. S'il vous plaît, ne permettez pas à l'Etat d'Israël de se servir de votre réputation pour blanchir ses crimes ! Nous vous encourageons à vous informer plus avant et à suivre votre conscience, Oshra Bar Ofra Ben Artzi Adi Dagan Rachel Giora Neta Golan Iris Hefets Shir Hever Samieh Jabbarin Liad Kantorowicz Naomi lyth Edo Medicks Dorothy Naor Ofer Neiman David Nir Itai Ryb Tali Shapiro Eyal Sivan Jonatan Stanczak Elian Weizman Au nom du BOYCOTT ! En soutien à l'appel palestinien BDS, http://www.ism-france.org/news/article.php?id=14819&type=communique&lesujet=Boycott d'après : http://www.bdsfrance.org/index.php?option=com_content&view=article&id=303:vanessa-paradis-et-johnny-depp-ne-permettez-pas-a-letat-disrael-de-se-servir-de-votre-reputation&catid=9:evenements-bds-france News: ISRAELVALLEY BOYCOTT Pour obtenir des contrats dans la construction de la nouvelle ville arabe de Rawabi des firmes israéliennes acceptent de boycotter... Israël ! Les politiciens israéliens réagissent. Par IsraelValley Desk 4 janvier 2011 Photo by: Marc Israel Sellem La semaine dernière, Galei Tsahal révélait au public israélien que des entreprises israéliennes étaient prêtes à signer des accords avec des promoteurs palestiniens qui exigeaient qu’elles n’utilisent aucun produit provenant de localités juives de Judée-Samarie. Cela pour obtenir des contrats dans la construction de la nouvelle ville arabe de Rawabi, en Samarie, entre Shehem et Ramallah. La droite avait vivement protesté contre l’attitude de ces sociétés et le Président du “Conseil de Yésha”, Danny Dayan, avait même demandé au public de “réagir de façon virulente contre ces compagnies qui acceptaient entre autres que Jérusalem soit considérée comme une ville occupée”. Cette information a suscité également l’indignation d’un certain nombre de députés. 48 d’entre eux ont signé une pétition dans laquelle ils demandent aux ministres du gouvernement de boycotter ces compagnies qui ont répondu à l’appel d’offres des Palestiniens avec les conditions que l’on sait. Parmi les signataires, figurent notamment le président de la Knesset Ruby Rivline, du Likoud, et également la députée Dalia Itsik (Kadima), l’ancien ministre des Finances Roni Bar-On (Kadima) et le chef de la coalition Zeev Elkin. Le président de la commission parlementaire des Finances, Carmel Shama, du Likoud, a annoncé qu’il tiendrait cette semaine une réunion urgente pour “débattre de ce contrat scandaleux”. Il a souligné que “les compagnies israéliennes devaient au contraire exclure ceux qui boycottaient Israël au lieu de céder à ce chantage qui portait d’ailleurs atteinte à l’économie israélienne”. Source: IsraelValley et adapté de Aroutz 7 d'après : http://www.israelvalley.com/news/2011/01/04/29765/israelvalley-boycott-pour-obtenir-des-contrats-dans-la-construction-de-la-nouvelle-ville-arabe-de-rawabi-des-firmes-israeS’il vous plaît, boycottez-nous ! Anonyme (Ramallah OnLine ) publié le vendredi 24 décembre 2010. L’auteur a choisi de ne pas divulguer son nom de crainte des répercussions contre sa famille. La menace est réelle. Qu’il suffise d’indiquer que l’auteur est un universitaire israélien en sciences sociales. Bien que l’auteur soit totalement prêt à payer le prix de ses opinions, il n’y a aucune raison pour que sa famille en souffre. L’auteur peut être contacté à l’adresse : pleaseboycottus@gmail.com. Pendant des années, j’ai été plutôt ambivalent sur la sagesse du boycott d’Israël. Bien qu’un boycott de tout ce qui a trait aux colonies illégales en Cisjordanie, -qui sont un dérivé manifeste d’une occupation brutale - soit d’une nécessité absolue, et que j’ai totalement soutenu, j’étais toujours resté réservé quant à un boycott d’Israël lui-même. Aujourd’hui, je sens qu’il n’y a pas d’autre choix que d’appeler à un boycott sans réserve et global à l’encontre d’Israël – Boycotts, Désinvestissements, Sanctions (BDS). Pour le bien d’Israël et dans l’espoir qu’une pression réelle depuis l’étranger, visant principalement l’économie israélienne, suffira pour éviter à Israël ce que Thomas Friedman, dans un récent éditorial, appelait « la dépendance d’Israël au crack ». C’est le seul moyen de sortir les Israéliens de leur chimère (de leur crack) du « business as usual » (les affaires continuent) et de leur enlever la possibilité de maintenir un statu quo désastreux qui ne fait que conduire à plus de vols de terres, plus de violences et de guerres, mettant en définitive Israël lui-même en péril. C’est le seul moyen de convaincre les gouvernements actuels et futurs que la situation présente est insoutenable et non viable. C’est le seul moyen de nous sauver de nous-mêmes. Là où ils en sont aujourd’hui, les Israéliens sont incapables de peser pour changer les choses de l’intérieur. L’atmosphère est devenue tellement empoisonnée que les tentatives au niveau du peuple pour apporter un changement politique sont, au mieux, dérisoires, particulièrement quand on observe celles des législateurs pour délégitimer les initiatives populaires et criminaliser les ONG qui cherchent à encourager un changement politique. Le gouvernement israélien actuel (tout comme les gouvernements du passé, qu’ils soient du Parti travailliste, du Likoud ou du Kadima) n’a aucune intention de faire avancer les négociations avec les Palestiniens. Il préfère « gérer » le conflit plutôt que de rechercher une solution véritablement juste. La poursuite de l’occupation a un effet catastrophique sur la société israélienne dans son ensemble. On y fait bon marché aujourd’hui de la vie humaine, une forme de judéo-facisme se développe ici, dirigé par les rabbins, les politiciens d’extrême droite à la Knesset et les chefs dans les territoires palestiniens occupés. Une législation Jim Crow (http://fr.wikipedia.org/wiki/Lois_Jim_Crow) a été présentée à la Knesset, les rabbins ont signé des appels à ne pas louer ou vendre des biens aux Israéliens arabes, des centaines manifestent contre les quartiers israéliens arabes et récemment, un groupe de mineurs ont été arrêtés pour avoir dirigé ce que l’on ne peut qu’appeler des pogroms contre des citoyens arabes innocents dans le centre de Jérusalem. Le poison de l’occupation a infecté la société israélienne tout entière à un niveau où le seul diagnostic possible est la gangrène. Le seul moyen de convaincre les Israéliens que le statu quo actuel ne peut se poursuivre est d’attacher un coût réel et important à la poursuite de l’occupation et, oui, d’obliger les dirigeants politiques nationaux à assumer leurs responsabilités, à diriger plutôt que gérer, à s’engager plutôt que se cacher derrière des « spin doctors » (conseillers en communication et marketing politique) ou les mensonges éhontés du Premier ministre Netanyahu. Quiconque justifie encore la non-action à l’encontre d’Israël ne fait que conduire à se servir du seul autre outil que l’histoire du monde a fourni pour un changement social et politique : la violence ! S’il vous plaît, boycottez mon pays, maintenant, vous êtes notre seul espoir ! http://ramallahonline.com/2010/12/please-boycott-us/ traduction : JPP d'après ; http://www.protection-palestine.org/spip.php?article9847 FACE A « L’OPERATION : FRAISES DE GAZA » LANCEE PAR ISRAËL VIA AGREXCO, LES ORGANISATIONS PAYSANNES PALESTINIENNES UNANIMES APPELLENT AU BOYCOTT TOTAL D’ AGREXCO publié le vendredi 24 décembre 2010. Alertés de cette opération de grande ampleur,
les organisations paysannes consultées, ainsi que les comités de
résistance populaire rassemblés au sein du Comité National
Palestinien pour le Boycott viennent de se prononcer :
LA SOCIÉTÉ CIVILE PALESTINIENNE RÉITÈRE SON APPEL A UN BOYCOTT TOTAL DE
CARMEL-AGREXCO.
Le 6 décembre l’agence de communication. de l’entreprise d’état israélienne Agrexco en France lançait l’opération « Fraises de Gaza » par un communiqué intitulé : « Agrexco/Carmel relance les exportations de produits agricoles depuis la bande de Gaza ». Le communiqué délivre un double message :
Après 5 ans de blocus dont les 3 derniers de blocus total et à vingt jours du second anniversaire du déclenchement de la monstrueuse guerre israélienne contre Gaza, l’opération de communication visant à présenter Israël/Agrexco comme le sauveur des Palestiniens est une preuve de cynisme et de mépris des peuples de la planète qui ne nous surprend plus venant d’Israël. Dès le lendemain, l’ambassade d’Israël en France, le CRIF et la chambre de Commerce France Israël relayaient l’opération en ajoutant un troisième message qui donne le ton et désigne la cible : La coalition contre Agrexco. - Le boycott (des fraises Coral) est une attaque contre les palestiniens (de Gaza). Le triple message est immédiatement repris en boucle par les officines sionistes et les sites pro-israéliens. Les « boycotteurs se tirent une balle dans le pied en boycottant les fraises de Gaza », « Les anti-juifs boycottent même les produits « made in gaza », « Mais pourquoi voulez-vous nous boycotter ? s’étonne Agrexco, nous acheminons en France et en Europe les fraises des producteurs palestiniens de Gaza (...) et elles sont savoureuses ». Le message est grossier : « ceux qui boycottent les produits palestiniens exportés par Agrexco en France et en Europe s’attaquent aux Palestiniens » mais la manœuvre n’en est pas moins dangereuse. Il s’agit de remplacer la revendication initiale de la Coalition (Non à l’implantation d’Agrexco à Sète), c’est à dire le refus de la venue de l’entreprise, de ses bateaux etc. par une revendication portant seulement sur les produits exportés par Agrexco. Et dans ce cadre, l’acceptation des produits Agrexco sous label « Produce of Palestine » (Coral ou autre) serait la première étape minée conduisant à l’explosion de la Coalition contre Agrexco en France et en Europe. Or l’Appel de la Coalition est explicite, il s’agit d’un refus d’Agrexco lequel est fondé « Au nom du respect des droits humains, de la morale et de la justice et des décisions des instances internationales, les raisons ci-dessus seraient largement suffisantes pour refuser l’implantation d’une entreprise israélienne de quelque secteur que ce soit à Sète ou ailleurs, car toutes les entreprises israéliennes tirent, directement ou indirectement, profit d’une colonisation condamnée depuis des décennies par les instances internationales ! » Le fait qu’Agrexco exporte 70% des produits des colonies est un motif supplémentaire de sanction. C’est pourquoi, conformément à l’Appel initial de la Coalition contre Agrexco et forte du soutien renouvelé du BNC (Comité National Palestinien pour le Boycott, Désinvestissement et Sanctions) en date du 22 décembre 2010, la Coalition contre Agrexco réaffirme son refus total de l’implantation de l’entreprise d’état israélienne Agrexco/Carmel/Coral à Sète et ailleurs. Coalition contre Agrexco 23/12/2010 www.coalitioncontreagrexco.net d'après : http://www.protection-palestine.org/spip.php?article9849 Israël ne nous laisse pas d’autre choix que de le boycotter dimanche 19 décembre 2010 - 08h:17 - Ali Abunimah - Los Angelos Times Les Palestiniens ont fait déjà tellement de concessions depuis 1948 que c’est à Israël de mettre fin à sa campagne de nettoyage ethnique pour permettre au processus de paix d’avancer. Les Palestiniens ont fait déjà tellement de concessions depuis 1948 que c’est à Israël de mettre fin à sa campagne de nettoyage ethniquepour permettre au processus de paix d’avancer. Le vice-ministre des Affaires étrangères d’Israël, Danny Ayalon, nous peint un tableau où Israël aspire innocemment et ardemment à la paix, implorant quasiment ces Palestiniens intransigeants de venir négocier pour aboutir à la « solution à deux Etats pour deux peuples » (« Qui a arrêté le processus de paix ? » le 14 décembre). Mais c’est un tableau qui ne représente aucunement ce que vivent véritablement les Palestiniens et qu’une grande partie du monde peut voir chaque jour. Ayalon prétend que les colonies desquelles Israël refuse de cesser la construction sur la terre occupée sont un « faux problème » et ne constitue aucun obstacle à la paix pour la raison que, « depuis qu’Israël a pris le contrôle de la Cisjordanie il y a 43 ans, les zones construites des colonies représentent moins de 1,7 % de sa superficie totale ». Mais rappelons-nous quelques réalités non contestées. Depuis que l’Organisation de libération de la Palestine (OLP) et Israël ont signé les accords de paix d’Oslo en 1993, le nombre de colons israéliens en Cisjordanie occupée, dont Jérusalem-Est, a triplé pour arriver à plus d’un demi-million. L’argument fallacieux d’Ayalon sur les « zones construites » ignore cette réalité que les colonies en sont arrivées aujourd’hui à contrôler 42 % de la Cisjordanie, selon un rapport de juillet dernier de l’organisation israélienne de droits de l’homme B’Tselem. B’Tselem pointe le fait qu’il y a maintenant plus de 200 colonies israéliennes « qui sont reliées les unes aux autres, et à Israël, par un réseau routier minutieux ». Ces routes, ainsi que diverses « zones sécurité » interdites aux Palestiniens, traversent les terres des Palestiniens, les isolant dans de misérables enclaves souvent entourées de murs, de vrais ghettos. En dépit d’un « moratoire » de 10 mois sur la colonisation, expirant fin septembre, Israël n’a jamais cessé de construire dans les colonies, ne serait-ce qu’un seul jour. Les constructions se poursuivent de façon quasiment ininterrompue comme l’indique l’association la Paix Maintenant, et dans les semaines qui suivirent la fin officielle du « moratoire », les colons avaient plus que rattraper la légère baisse en nombre de nouveaux logements des mois précédents. A Jérusalem-Est, où Israël n’a même pas fait semblant d’appliquer le moratoire, les colons, soutenus par le gouvernement israélien, continuent d’expulser les Palestiniens hors de nombreux quartiers. Si les actions violentes d’Israël dans Jérusalem-Est occupée n’attirent que peu l’attention, son nettoyage ethnique rampant de la vallée du Jourdain n’en attire quasiment aucune. Israël a réduit la population de la vallée du Jourdain de 200 000 Palestiniens originaires de cette région à seulement 60 000, en démolissant leurs villages et en déclarant que de vastes zones de cette région vitale étaient interdites aux Palestiniens. Le projet colonial d’Israël a un seul objectif : rendre le retrait d’Israël de la Cisjordanie et la solution à deux Etats impossibles. A défaut d’espoir de tracer une ligne entre les populations israéliennes et palestiniennes, il est temps de reconnaître qu’Israël a réussi et que nous nous trouvons aujourd’hui devant une réalité d’apartheid, en Israël, en Cisjordanie, et dans la bande de Gaza. L’éminent démographe de l’université hébraïque, Sergio DellaPergola, a déclaré récemment au Jerusalem Post que les juifs constituaient un peu moins de 50 % de la population en Israël, Cisjordanie et bande de Gaza réunis. Effectivement, c’est une minorité juive qui règne sur une population majoritaire qui comprend 1,4 million de citoyens palestiniens (de seconde zone) en Israël, 2,5 millions de Palestiniens sous occupation en Cisjordanie, et 1,5 autre million de Palestiniens assiégés dans la prison à ciel ouvert qu’est la bande de Gaza. Toutes les projections crédibles montrent que les Palestiniens constitueront la majorité décisive dans les quelques années à venir. Cette injustice est intolérable. Du fait de la politique israélienne et du refus des Etats-Unis d’exercer une pression réelle, cela ne finira jamais et les perspectives d’un bain de sang catastrophique se renforcent. En l’absence de toute action réelle de la part des Etats-Unis ou d’autres gouvernements pour en tenir Israël pour responsable, il revient à la société civile d’intervenir. Quand les Sud-Africains noirs ont vu que le monde n’en avait rien à faire de l’apartheid dans les années cinquante, ils ont fait appel à la société civile mondiale pour qu’elle impose un boycott et le désinvestissement de leur pays et qu’elle prononce des sanctions. Dans les années soixante-dix et quatre-vingt, de telles campagnes étaient courantes aux Etats-Unis, dans les Églises, les campus et les communautés, et des personnalités politiques qui avaient d’abord été réticentes à soutenir les sanctions contre l’Afrique du Sud y sont finalement venues. Aujourd’hui, nous voyons un mouvement similaire de boycotts, désinvestissements et sanctions, un mouvement massivement approuvé par la société civile palestinienne et de plus en plus à travers le monde. Il a même acquis le soutien de quelques Israéliens. Ses objectifs sont de faire ce que le gouvernement U.S. devrait faire et ne fait pas : exercer une pression sur Israël pour qu’il mette fin à la discrimination contre les Palestiniens en Israël, à son occupation en Cisjordanie et dans la bande de Gaza, et qu’il respecte le droit des réfugiés palestiniens dont Israël refuse toujours d’accepter le retour dans leur foyer, parce qu’ils ne sont pas juifs. Ce mouvement n’est pas une fin en soi, mais un véhicule qui va nous conduire sur le chemin d’une paix juste, bâtie sur une égalité entre Israéliens et Palestiniens. La politique d’Israël, caractérisée par les diversions fallacieuses d’Ayalon, ne nous laisse aucun autre choix.
Ali Abunimah est rédacteur en chef de The Electronic Intifada et l’auteur de One Country : A Bold Proposal to End the Israeli-Palestinian Impasse. ![]() Édito …………… Les fêtes de fin d'année, période de haute consommation ! Des articles fleurissent dans les médias sur tous les jouets, objets technologiques et autres gadgets fabriqués grâce à l'exploitation des travailleurs partout dans le Monde... le boycott de certaines peluches d'une marque américaine connue ne fait pas polémique, celle des oranges cultivées sous pesticides ou des dindes élevées en cage non plus. Ca s'appelle la Liberté. Et pourquoi donc alors le boycott des produits israéliens serait-il un cas à part ? Autant de raisons de répondre à l'appel du grand Stéphane Hessel - "Indignez-vous !" - en nous mobilisant pour les prochains procès à Perpignan et Mulhouse, et en venant rassembler nos forces et nos idées au week-end BDS de janvier prochain. Que ces fêtes de fin d'année qui mélangeront cyniquement commémoration des 2 ans de "Plomb durci" et petits plats dans les grands, nous ressourcent d'indignation militante ! L’équipe d’animation de la campagne BDS France Les succès de la Campagne............................................................... Ils ne veulent plus mettre les pieds en Israël 2010 nous a offert un bilan assez impressionnant pour le boycott culturel à travers le monde : Rien que pour cette année, les acteurs Meg Ryan et Dustin Hoffman, le metteur en scène Mike Leigh, les écrivains Henning Mankell, Iain Banks et Alice Walker, les musiciens Carlos Santana, Devendra Banhart, Tommy Sands, Elvis Costello, Gil Scott-Heron, Annie Lennox et les groupes The Klaxons, Gorillaz, The Pixies, Leftfield, Faithless, Tindersticks et Massive Attack ont renoncé à se rendre en Israël ! 26 ex-dirigeants de l'Europe appellent au 'S' de BDS 26 personnalités comptant parmi les plus importants dirigeants européens de cette dernière décennie appellent à prendre des sanctions contre Israël et à suspendre le rehaussement des relations diplomatiques entre l’UE et Israël, en raison de la politique de construction dans les colonies et du refus israélien de respecter le droit international. Parmi les signataires d'une lettre adressée aux dirigeants actuels de l'Union européenne : Javier Solana, Richard von Weizsäcker, Felipe González, Romano Prodi et Mary Robinson. ...lire la suite Victoire du BDS au Japon La compagnie japonaise Ryohin Keikaku a décidé d'annuler le lancement prévu en Israël d'un magasin de vente de ses produits de consommation de marque MUJI, cédant à la pression du public contre le projet . ...lire la suite et voir la vidéo de l'action d'après : http://www.bdsfrance.org/index.php?option=com_content&view=article&id=285:lettre-dinfo-nd3-17-decembre-2010&catid=9:evenements-bds-france Action BDS à Echirolles AFPS Isère-Grenoble publié le vendredi 17 décembre 2010 Le
parking d’une grande surface de fruits et légumes d’Echirolles
« GRAND-FRAIS « a connu une animation particulière ce samedi 11 décembre
2010 :
Echirolles, info des clients de "Grand Frais" : les produits des colonies israéliennes sont illégaux. A Echirolles, ( agglo de Grenoble), le parking de la grande surface de fruits et légumes GRAND-FRAIS a connu une animation particulière ce samedi 11 décembre 2010 : une quinzaine d’adhérents et d’amis de l’Association Echirolles Palestine Solidarité distribuait des tracts expliquant aux consommateurs la nécessité d’être attentifs aux produits étiquetés ISRAËL, dont une grande partie provient, en fait, des colonies israéliennes en territoire Palestinien . Par exemple, les dattes et les pomelos de la vallée du Jourdain, alors que celle-ci fait partie intégrante du territoire palestinien. Cette campagne "BDS / Boycott - Désinvestissement - Sanctions", se déroule à l’appel de la Société civile palestinienne : elle dénonce la colonisation par Israël - en contradiction flagrante avec le droit international- des terres et de l’eau palestiniennes. L’accueil des clients, nombreux en cette veille de fêtes, a été sympathique. La plupart nous ont dit être attentifs à la provenance des produits achetés, et en total désaccord avec l’impunité dont jouit Israël de la part de la communauté internationale et de l’Europe en particulier. Nous avons rappelé que l’Union Européenne accorde un statut privilégié à Israël dont les produits sont dispensés de droits de douane : les produits venant des colonies en territoire palestinien sont marqués "made in Israël", ce qui signifie en fait une violation du droit international et commercial (cf Cour Européenne de Justice) que l’Europe doit sanctionner. Alors que la distribution de nos tracts se déroulait tout à fait calmement et dans une ambiance amicale, la direction du magasin, après l’intervention de ses vigiles, a cru bon de faire appel à la Police Nationale. Aux policiers aussi, nous avons bien sûr expliqué le sens de notre action. Suite à leur demande de quitter le parking "privé" ( ?), nous nous sommes installés sur le trottoir à l’entrée, et avons continué tranquillement notre action. A cet endroit , nous avons pu alors distribuer nos tracts à CHAQUE voiture qui entrait , alors que ceux qui ressortaient nous faisaient majoritairement un signe amical . Nous renouvelons notre appel aux consommateurs : soyez attentifs à la provenance réelle des produits achetés et, comme nous, n’achetez pas les produits qui proviennent des colonies. Commentaire d’un ami, PIERRE, qui a participé à cette "info-consommateurs" : Cette action était réussie :
2) de la possibilité, pour chaque consommateur, d’avoir un pouvoir d’action. NB : Début décembre, 26 anciens responsables européens ont signé une lettre commune, demandant à l’UE de prendre des sanctions contre Israël : eux aussi estiment que l’impunité des dirigeants israéliens empêche la paix. Ils écrivent, entre autres : « Nous jugeons inacceptable que ces marchandises bénéficient des avantages accordés à Israël dans le cadre de ses accords avec l’Union européenne » Ils demandent, entre autres, de : "mettre un terme à l’importation de produits des colonies qui sont, en contradiction avec les recommandations européennes sur l’étiquetage, commercialisés comme originaires d’Israël". Parmi les signataires de cette lettre : Felipe Gonzales, Javier Solana, Hubert Vedrine, Jean François Poncet, Romano Prodi, Helmut Schmidt, Chris Patten, etc... Et pendant ce temps, les personnes qui en France demandent la même chose, sont l’objet d’intimidations judiciaires, sont traînées devant les tibunaux, suite aux pressions de pro-israéliens fanatiques et aux consignes de Michèle Alliot-Marie (ex-ministre de la Justice) et F. Fillon ! Les fraises et le blocus de Gaza communiqué du Conseil national de l'AFPS - 11 décembre 2010 Une campagne
médiatique orchestrée depuis peu nous informe de l'arrivée sur le marché
français de fraises et de fleurs de Gaza, par le biais de la société
Agrexco
Agrexco est la
société israélienne, pour moitié à capitaux d’Etat, spécialisée dans la
commercialisation et l’exportation de produits agricoles, dont une part
importante est exportée en Europe, en particulier sous la marque Carmel.
Agrexco exporte 70% de la production des colonies israéliennes
implantées en territoire palestinien en violation totale de la 4ème Convention de Genève. C’est une société rapace, totalement spoliatrice des Palestiniens.
Une nouvelle fois,
nous dénonçons avec force le caractère illicite de ces exportations qui
ne sont rien d’autres que des vols. Nous appelons en toute légitimité à
les boycotter. Nous participons aussi à la mobilisation contre
l’implantation d'Agrexco dans le port de Sète ou dans tout autre port
européen.
Aujourd'hui, les
producteurs de fraises Gazaouis qui veulent exporter leur production
pour vivre, n’ont d'autre choix, du fait du blocus imposé par Israël,
que de passer par Agrexco, qui exporte les produits agricoles
palestiniens sous la marque Coral.
L’Ambassade
d’Israël, qui cherche désespérément à se débarrasser de l’image
repoussante qui lui colle à la peau depuis l’attaque et le blocus contre
la population de Gaza, a l’outrecuidance de présenter cette situation
comme une preuve de la bonne volonté d’Israël. Elle parle sans honte de
« ponts que nous construisons pour la paix » !
Alors que, d’un
côté, il fait subir un effroyable blocus à un million et demi de
Gazaouis reclus dans cette bande de terre où quasiment rien ne rentre ni
ne sort, Israël a le cynisme d’ouvrir, quand il le souhaite, la
frontière de Gaza vers Israël. En l'occurrence, pour le profit d'Agrexco
qui achète à bas prix le travail des paysans gazaouis. C’est une honte
totale, un scandale.
Ce n’est donc pas
le boycott des productions agricoles palestiniennes de Gaza pour lequel
nous appelons à nous mobiliser. C’est contre le blocus, que rien ne
justifie et qui est condamné par toutes les instances internationales,
qu’il faut lutter ! C’est dans ce but que nous participons activement à
la campagne « Un bateau français pour Gaza ».
Ne nous trompons
pas de cible: ce ne sont pas les producteurs palestiniens de Gaza que
nous devons viser, mais la politique d’occupation et le blocus imposés
par Israël. Conseil national de l’AFPS.
Nanterre, le 11 décembre 2010 Note de BDS Cergy (d'après JPB) : le 28 novembre 32 tonnes de fraises et 142000 fleurs ont quitté Gaza. A la même saison l'an dernier il est sorti 50 tonnes de fraises et 15 millions de fleurs. La capacité d'exportation de Gaza est de 2300 tonnes de fraises et de 50 millions de fleurs (source: OCHA) Ha'aretz: 26 ex-dirigeants européens exigent des sanctions contre "Israël" Al Manar 10/12/2010 Selon le quotidien Haaretz, 26 anciens dirigeants européens ont demandé des sanctions contre « Israël » et de suspendre tout développement dans les relations avec lui en raison de sa politique de colonisation et le refus de se conformer au droit international. IWW soutient le mouvement BDS en faveur des droits palestiniensLe quotidien précise que ces 26 anciens chefs européens exigent le boycott des marchandises israéliennes, faute de pouvoir distinguer les produits en provenance des colonies de ceux fabriqués en "Israël", ce qui constitue une violation de l'accord de l'Union européenne. Ils ont envoyé une lettre aux dirigeants de l'UE et aux chefs des gouvernements européens, dans laquelle ils vilipendent « Israël ». Parmi les signataires de cette lettre: l'ancien président allemand, l’ex- Premier Ministre espagnole Philippe Gonzalez, l’ancien chef des relations extérieures de l'Union européenne Javier Solana, l'ancien président italien Romano Prodi et l'ancienne présidente irlandaise Mary Robinson. Haaretz note le ton assez sévère de la lettre d’une «inhabituelle dureté », une lettre qui insiste sur le refus de l'Union européenne tout le temps de la colonisation « illégale ». La lettre met en garde « Israël » de ne pas développer des relations de coopération ou de signer des accords bilatéraux s’il persiste à poursuivre sa politique de colonisation. Ha'aretz fait remarquer que la lettre vient s’ajouter à la décision du gouvernement du Brésil, de l’Argentine et de l'Uruguay de reconnaître la Palestine, en tant qu’Etat libre et indépendant dans les frontières de 1967 et à la décision du Conseil de l'Union européenne de soutenir l'Autorité palestinienne dans sa déclaration d’ un État indépendant. d'après : http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=165276&language=fr IWW (Les Travailleurs industriels internationaux) - publié le lundi 6 décembre 2010. IWW (Les Travailleurs industriels internationaux - familièrement les Wobblies - syndicat international fondé aux États-Unis en 1905) a officiellement voté le soutien au mouvement de Boycotts, Désinvestissements et Sanctions (BDS) en faveur des droits palestiniens. La « résolution en soutien des travailleurs de Palestine/Israël » a été adoptée à une écrasante majorité par l’assemblée d’IWW à Minneapolis et par les adhérents par voie de référendum. Avec ce vote, IWW est le premier syndicat aux Etats-Unis et le troisième au Canada à soutenir officiellement l’appel palestinien aux Boycotts, Désinvestissements et Sanctions. Inspiré par la lutte contre l’apartheid en Afrique du Sud, le mouvement BDS appelle aux boycotts, désinvestissements et sanctions contre Israël jusqu’à ce que les droits fondamentaux des Palestiniens soient reconnus. L’appel BDS est soutenu par une vaste partie de la société palestinienne, et notamment par les syndicats palestiniens. La résolution de soutien à la campagne BDS émane des travaux de la Commission de solidarité internationale d’IWW et de l’organisation des Amis des travailleurs palestiniens d’IWW, un réseau populaire wobblies de soutien à la lutte palestinienne, israélienne et internationale contre l’apartheid israélien. Les travailleurs palestiniens ont fortement insisté sur le soutien à la campagne BDS lors de leurs rencontres avec les membres de la délégation IWW en Palestine, particulièrement la Fédération indépendante des travailleurs de Palestine, avec laquelle IWW nourrit des liens très étroits de solidarité. « Pour un syndicat épris de solidarité internationale, soutenir le mouvement BDS est quelque chose de juste », dit Nathaniel Miller, membre d’IWW, élu à la Commission solidarité internationale et membre de la délégation IWW en Palestine. « En soutenant officiellement l’appel BDS, IWW se met côte à côte avec les travailleurs palestiniens dans le front de manifestations contre l’apartheid israélien ». « Notre soutien au mouvement BDS entre en droite ligne de nos principes de classe traditionnels (wobbly) de lutte contre le racisme et de solidarité internationale ». L’organisation des Amis des travailleurs palestiniens d’IWW est déterminée à faire avancer la cause des droits palestiniens à l’intérieur et à l’extérieur d’IWW. Fondé en 1905, IWW est un syndicat riche d’une longue tradition de solidarité et d’antimilitarisme, il a été au centre de certaines luttes parmi les plus importantes dans l’histoire de la classe ouvrière aux Etats-Unis. Plus récemment, IWW a réussi à s’implanter chez Starbucks et dans l’industrie de la restauration rapide, parmi les travailleurs que longtemps, on a crus inorganisables. IWW est un syndicat international, avec des adhérents en Amérique du Nord, en Europe, en Australie, et en Afrique du Sud (*). (*) - Voir notamment : IWW : Le syndicalisme Révolutionnaire aux Etats-Unis - Baroux Sébastien - CNT-PTT http://www.fondation-besnard.org/ar... 2 décembre 2010 - IWW http://www.iww.org/en/node/5282 traduction : JPP d'après : http://www.protection-palestine.org/spip.php?article9767 AGREXCO/CARMEL SOUTIENT LES PAYSANS PALESTINIENS COMME LA CORDE SOUTIENT LE PENDU ! Le
CRIF a bien compris l'importance et l'enjeu de la bataille menée par la
Coalition contre Agrexco ! Ici il vole au secours d'un des symboles (et
monopole!) israélien dont l'image est bien ternie par la campagne des
Coalitions contre Agrexco en Europe . Le CRIF développe ici la
thèse colonialiste éculée selon laquelle le colonisé devrait tout au
colonisateur. A l'orée du douloureux anniversaire des massacres de
la guerre israélienne contre la population de Gaza ces propos sont
révélateurs d'un cynisme odieux qui n'a rien pour nous surprendre tant on se souvient de la déception du CRIF face à la fin des bombardements israéliens sur Gaza. Chacun
saisira également la cohérence du choix de la Coalition qui dès la
première flottille, s'est impliquée dans la lutte contre le Blocus de
Gaza. En effet, la lutte contre
le blocus de Gaza et la lutte contre Agrexco s'épaulent et se renforcent
mutuellement. Le développement de la campagnecontre
Agrexco au plan européen, la plainte contre Agrexco au civil, la
constance de la mobilisation et le courant de sympathie qui entoure la
Coalition contre Agrexco sont
autant de motifs d'inquiétude pour Israël qui en appelle à son appendice
le CRIF . C'est tout simplement la preuve que notrecampagne a un véritable impact ! Les
Palestiniens quant à eux se sont clairement positionnés : tous les
syndicats paysans, le Comité National de Résistance Populaire et les
comités de résistance populaires des villages de Ni’lin, Bil’in, Al-Maasara, Nabi Saleh, Budros, Beit Jala et Wadi Rahal, ont rejoint le 25/11/2010 la Coalition dans la plainte juridique contre Agrexco. JL Lire la suite : http://www.crif.org/?page=accueil/main&gids=nat Le dessinateur José L. a fait ce magnifique dessin pour la coalition ! Une première action BDS Cergy réussie BDS Cergy - samedi 04 décembre 2010 Samedi en fin d'après midi un peu plus de 35 militants de différents partis ou associations se sont réunis afin de
mener une action boycott contre le magasin Séphora situé dans les Trois Fontaines à Cergy. Celui ci depuis des années commercialise des produits en provenance de la mer morte situés en territoire palestinien. Ce sont dons des produits de colonies israéliennes qui sont vendus sous la marque AHAVA de façon tout a fait illégale (voir article). De nombreuses discussions avec les clients du magasin puis dans le centre commercial et enfin à l'extérieur, ont montré l'intérêt soulevé par notre action et on été l'occasion d'aborder l'occupation et l'apartheid subit par le peuple palestinien. La pertinence du boycott des produits israéliens est aujourd'hui l'un des moyens de pression pour faire cesser cet injustice. Aucun incident majeur n'a eu lieu, l'action étant pacifique. Les vigiles et les policiers l'on vite compris et ont seulement patienté jusqu'a la dispersion du groupe de militants. Une autre action aura lieu très certainement dans la région avant la fin de l'année. L'action a été filmée par un caméraman de VOTV et normalement le film sera en ligne dès lundi sur le site de la télévision locale (http://www.vonews.fr/). Mobilisation Séphora CergyEn attendant je vous propose quelques photos réalisées au cours de cette action. http://picasaweb.google.com/bdscergy/ActionBDSCergySEPHORAAHAVA# si vous désirez rejoindre le comité BDS Cergy, écrire à : bdscergy@gmail.com Pour toutes informations sur la campagne internationale, voir aussi le site : http://www.bdsfrance.org/ colonies, désert de Judée, mer morte (photo F.B.) photo prise en octobre 2010 : le désert de Judée. Au fond, à
droite : la Mer Morte, interdite aux Palestiniens. Devant, des colonies,
dont la maison de Lieberman. . Au 1er plan, juste derrière la "route
Lieberman", les 7 familles de colons de Gaza les + terribles. A gauche :
des oliviers palestiniens. Ils ne peuvent s'en approcher, les colons
sortent avec leurs fusils; Sous terre : une importante nappe phréatique
interdite aux Palestiniens.
F.B. Des nouvelles du BDS : deux actions anti-Apartheid sous le nom de la Hague samedi 27 novembre 2010 - 06h:39 - Eric Walberg - Dissident Voice En dépit de la main mise des lobbys israéliens sur les politiciens et les parlements européens, il y a eu dernièrement quelques réactions officielles de protestation étonnamment courageuses contre les colonies israéliennes illégales. Les visites des Maires israéliens en Espagne et aux Pays-Bas ont été annulées en septembre dernier parce que la délégation incluait des leaders des colonies israéliennes illégales de Cisjordanie occupée. La visite de trente Maires israéliens aux Pays-Bas avait été organisée par la branche israélienne de l’American Jewish Joint Distribution Committee (JDC) après que l’organisation municipale espagnole ait annulé une visite à cause de l’attaque israélienne sur la flottille de la paix pour Gaza. La conférence hollandaise devait être reçue par l’Association des Municipalités Hollandaises (VNG) qui se trouve à La Hague. Le but du voyage était officiellement de mieux connaître le système de fonctionnement hollandais des autorités locales, régionales et nationales, mais en réalité, ces visites officielles sont un subterfuge israélien pour obtenir la reconnaissance dans les faits des colonies illégales. Le JDC et l’Union des Autorités Locales d’Israël ont essayé d’organiser la visite par l’intermédiaire de l’Ambassade hollandaise de Tel Aviv en incluant les Maires des colonies cisjordaniennes de Beit Aryeh, Har Adar, Kiryat Arba, Oranit, Beit El, Efrat et Elkana, mais quand ils l’ont appris, VNG a dit qu’ils refuseraient d’accueillir la délégation si elle contenait des maires de l’occupation. "Quand ils nous ont demandé la liste, nous avons compris que nous avions un problème" nous a dit le leader du Conseil d’Efrat Oded Revivi bien que le JDC ait organisé des voyages similaires au Danemark, en France et en Chine. Le Comité National du BDS palestinien souligne qu’il il a plus de 150 colonies en Cisjordanie occupée, y compris Jérusalem Est, dans lesquelles vivent 475 000 colons sur plus de 40% de la Cisjordanie. Suite à la décision de VNG d’annuler la visite, le Ministre des Affaires Etrangères hollandais Maxime Verhagen fut attaqué par l’aile droite du parlement hollandais. Geert Wilders leader du Parti de la Paix exigea que Verhagen contraigne VNG à recevoir la délégation comme cela avait été programmé. Le ministre pro-israélien Verhagen a soutenu VNG à la grande surprise du Parlement et a reconnu que les colonies israéliennes violaient le droit international. VNG a fait la même chose dans les années 90, en encourageant les villes hollandaises à soutenir le mouvement anti-apartheid d’Afrique du Sud alors que le gouvernement du pays rechignait à le faire. Amsterdam a proclamé qu’elle était une "ville anti-apartheid" en boycottant l’Afrique du Sud et en accueillant le représentant en Hollande de l’ANC. Par sa position de principe actuelle, VNG montre à nouveau, à des politiciens généralement timorés comme Verhagen, la voie de la résistance à l’apartheid israélien. ************************************************************************************************************************ L’entrée d’Israël dans l’Organisation pour la Coopération Economique et le Développement (OCDE) a été un coup d’éclat pour ce pays, étant donné l’invasion de Gaza et le développement incessant des colonies. L’entrée dans l’Union européenne par la porte de derrière a été rapidement mise à profit par Israël pour essayer d’obtenir la reconnaissance de fait de Jérusalem comme sa nouvelle capitale en accueillant la Conférence de l’OCDE sur le Tourisme dans la partie Ouest de Jérusalem en octobre dernier. Cependant, cela échoua puisque 11 pays ont boycotté la Table Ronde de Haut Niveau plutôt que d’accorder la reconnaissance tant désirée, y compris la Norvège, le Canada, la GB, la Suède, l’Islande, la Turquie et l’Afrique du Sud. D’autres pays ont seulement envoyé des délégations de niveau subalterne : un employé du Bureau Grec d’Information de Tel Aviv pour la Grèce et un statisticien pour le Danemark. La République Tchèque fut le seul pays d’Europe à envoyer un représentant politique. La délégation suédoise à l’OCDE a indiqué que le boycott de la Conférence était conforme à la politique de l’UE sur le statut de Jérusalem. Le point de rupture a été quand le ministre israélien du Tourisme Stas Misezhnikov s’est vanté à la presse que cette réunion -la première à avoir lieu en Israël depuis que ce pays était membre de l’OCDE- prouvait que les membres de l’OCDE reconnaissaient Jérusalem comme la capitale indivisible d’Israël. Dans une lettre extrêmement claire au Premier Ministre Benjamin Netanyahu, le Secrétaire Général de l’OCDE, Angel Gurria a qualifié ces paroles de "contraires à la réalité et tout à fait inacceptables". Même les chauffeurs utilisés pendant cette funeste Table Ronde, pour faire visiter les lieux saints aux délégués provoquèrent la fureur quand il apparut qu’ils appartenaient au Conseil Régional extrémiste de Mateh Binyamin qui a construit et contrôle plus de 42 colonies en Cisjordanie. Ceux qui critiquent l’entrée d’Israël dans l’OCDE affirment que Israël ne répond pas aux normes pour être membre du point de vue économique ni en ce qui concerne le respect des droits de l’homme et que les pays de l’OCDE qui l’ont accepté l’ont fait en violation de leur propres engagements aux Conventions de Genève. Les données israéliennes qu’Israël a soumis à l’OCDE contiennent sans vergogne des informations concernant des colonies illégales d’Israël en Cisjordanie qui reviennent à une acceptation implicite par l’OCDE de l’occupation israélienne. Le Comité National du BDS a qualifié le boycott de la Table ronde de "condamnation claire du continuel nettoyage ethnique qu’Israël conduit en Palestine". Le coordinateur du BDS, Hind Awwad, a dit que le fait que "des pays comme le Canada et la GB qui sont traditionnellement des défenseurs inconditionnels de l’apartheid, de la colonisation et de l’occupation auxquels se livre Israël aient refusé de venir à la Conférence est le signe d’une évolution significative." Ce scandale confirme qu’il est impossible d’avoir à faire à Israël sans être complice de son occupation des territoires palestiniens et de ses violations quotidiennes des lois internationales et des droits de l’homme, ce qui force jusqu’aux pays occidentaux les plus pro-israéliens à se joindre à la compagne de boycott en dépit de leur condamnation officielle de cette même campagne. **************************************************************************************************************************** Ce n’est pas seulement le gouvernement israélien qui est coupable mais toutes les organisations israéliennes, spécialement les universités, qui collaborent avec l’occupation par le canal de la recherche. Cela a incité 200 universitaires de 14 universités sud africaines à soutenir le mois dernier la décision de l’université de Johannesburg de mettre fin à sa collaboration avec l’université de Ben Gourion dans le Negev. "En tant qu’universitaires nous sommes conscients que tout notre travail académique s’insère dans des contextes sociaux beaucoup plus larges - en particulier dans des institutions qui sont engagées dans la transformation sociale. Les institutions sud africaines sont dans l’obligation de remettre en cause des liens formés à l’époque de l’Apartheid avec d’autres institutions qui ferment les yeux sur l’oppression raciale au nom du travail purement académique ou scientifique". Le Conseil de Recherche en Sciences Humaines de l’Afrique du Sud, suite à une enquête ordonnée par le gouvernement sud africain en 2009, a publié un rapport qui confirme que le racisme structurel et l’oppression imposés par Israël au jour le jour constituent bien un régime d’apartheid et de colonialisme comparable à celui qui a été mis en place en Afrique du Sud. ************************************************************************************************************************ En dépit de l’influence du puissant lobby des Amis d’Israël sur les trois partis anglais et de la fragile coalition anglaise, le 3 novembre, un autre Hague a pris l’Europe par surprise. Cette fois il s’agit du secrétaire d’état aux Affaires Etrangères britannique, William Hague, qui a défié Israël en rencontrant des militants israéliens et palestiniens qui luttent contre le Mur à Bitunia au sud de Ramallah, un endroit qui surplombe la prison d’Ofer dans laquelle sont enfermés de nombreux militants. "Quand les négociations semblent n’être qu’une promesse jamais tenue à cause du refus d’Israël d’accepter une solution juste, la résistance populaire à l’Occupation est la seule alternative qui reste aux Palestiniens pour obtenir justice et éviter la lutte armée" a dit Hague pour encourager les militants à qui il a promis le soutien du gouvernement anglais dans leur combat. * Eric Walberg est un journaliste qui a travaillé en Uzbekistan et qui écrit maintenant pour le quotidien Al-Ahram au Caire. 19 h 50 : des militants pro-palestiniens surgissent, la séance est suspendue La Voix du Nord - samedi 27.11.2010, 05:14 COUP D'ÉCLAT Le groupe a lu un texte avant d'être escorté vers la sortie. Ils sont arrivés au compte-gouttes. Assis ça et là, discrets, dans les travées du grand carré de l'hôtel de ville. ... Le débat d'orientation budgétaire se déroule sans anicroche. Le Vert Dominique Plancke achève sa prise de parole. C'est alors qu'ils bondissent sur leurs pieds. On voit surgir des keffiehs, des T-shirts « Palestine vivra », des bâillons frappés de l'étoile de David, une caméra. À peine le temps de dire ouf, et une voix féminine lit un message, protégée par la mêlée compacte d'une quinzaine de manifestants. « Les propos de Martine Aubry et sa présence même au dîner du Conseil représentatif des institutions juives de France sont une insulte, et confirment que le soutien jusqu'alors affiché de Martine Aubry pour le peuple palestinien n'est qu'une vaste hypocrisie. » Pierre de Saintignon, qui remplace le maire souffrant, a déjà pris le micro : « Je suspends la séance. » Les haut-parleurs de la mairie font mine un instant de couvrir en musique la harangue, mais baissent vite d'un ton avant de se taire tout à fait. Bien que rapidement encadrés, les militants ne sont pas empêchés de fustiger « les propos honteux d'un François Fillon ou d'une Martine Aubry ». « En nous accusant de "porter la haine", nous qui pratiquons et appelons fièrement au boycott, elle renverse le rapport de cause à effets, lance la porte-parole. Qui sont les bourreaux et qui sont les victimes ? » Le groupe, qui se réclame du collectif BDS (Boycott désinvestissement sanctions) Nord, réagit aux propos du maire, le 8 novembre, lors du dîner régional du CRIF. Martine Aubry s'y était déclarée hostile au boycott d'Israël. Deux semaines plus tard, jugeant la relation de son discours « tronquée » par la presse, la première secrétaire du PS obtenait la publication d'un droit de réponse. Tout en rappelant son soutien à la solution des deux États, sa préoccupation de la « situation humanitaire déplorable des territoires palestiniens, principalement à Gaza » ou sa conviction que la paix d'Israël avec ses voisins « passe par la fin de la colonisation », Martine Aubry confirmait être « opposée au boycott des produits israéliens » : « Ceux qui prônent le boycott se trompent à mon avis de combat. Au lieu de porter la paix, ils portent l'intolérance. » La mise au point n'a visiblement pas convaincu tout le monde. Son texte lu, le groupe scande plusieurs slogans, dont « Israël assassin, Martine complice », avant que la police municipale ne l'escorte vers la sortie. Sans violences, bien qu'à l'approche des portes de l'hôtel de ville, quelques cris fusent, quelques épaules frottent. Dehors, les trublions scandent toujours. À l'intérieur, la séance a repris. Christian Decocq entame son intervention. Martine Aubry est déjà au courant de l'incident.• S. B. d'après : http://www.lavoixdunord.fr/Locales/Lille/actualite/Secteur_Lille/2010/11/27/article_19-h-50-des-militants-pro-palestiniens-s.shtml Une manifestation d'opposants à la politique d'apartheid israélienne manifeste à Tel Aviv en chanson Flashmob: Cape Town Opera say NOPalestine, Et la vie n’est pas facile. Apartheid, Et le Mur est si haut. Oh, le monde reste là à ne rien faire Et les USA à subventionner ; Alors il est temps que nous autres Lancions ce cri, cet appel : "Opéra de Cape Town, dis NON ; Il peut en être autrement, L’apartheid pourrait cesser Si tu le comprends Et ne dis pas "le spectacle continue". Boycott Apartheid ! Boycott Apartheid ! Il est temps de dire à Israël : NON Boycott Apartheid ! Boycott Apartheid ! Il est temps de dire à Israël : NON Desmond Tutu avait condamné la tournée de l’Opéra du Cap (Afrique du Sud) en Israël et appelé les chanteurs à revenir sur leur décision : " Repoussez votre tournée jusqu’à ce que les amateurs d’opéra palestiniens et israéliens puissent avoir les mêmes droits d’accéder sans entrave à vos représentations". Malgré cela, la troupe s’est produite à Tel Aviv parce que, a dit le directeur de l’Opéra, "le rôle de la culture est de jeter des ponts entre nations et cultures afin de mener à la compréhension [mutuelle]".Cf. ynetnews.com : / Les spectateurs qui arrivaient à la première de
Porgy and Bess à l’opéra de Tel Aviv se sont retrouvés dans l’œil d’un
cyclone politique. Peu avant l’opéra, joué par l’Opéra du Cap, environ
40 militants de gauche ont tenu un rassemblement de protestation et
dénoncé Israël en chantant sur des airs de Porgy and Bess. […]. Une de
leurs "adaptations" de chansons disait : "Vous êtes venus écouter une
histoire d’il y a longtemps, une histoire pleine de douleur, une
histoire émouvante ; oh, elle me fait penser à [ce qui se passe] ici.
Stop à l’apartheid, ça suffit, il est temps." […] LEMONDE.FR | 17.11.10 | 14h24 "Une arme indigne". Telle serait la nature de la campagne Boycott-Désinvestissement-Sanctions (BDS) contre Israël, d'après les signataires d'une tribune publiée dans Le Monde daté du 2 novembre. Ses auteurs n'hésitent pas à accuser les acteurs de la campagne BDS de prendre le parti de la "censure", de la "séparation" et de la "haine"… Cette lourde charge contre BDS n'est pas la première du genre, mais la longue liste des signataires lui confère une portée singulière, qui appelle commentaires et éclaircissements. Tout d'abord, les signataires du texte omettent, ou dissimulent, le caractère international de la campagne BDS, en réponse à un appel émanant de la société civile palestinienne en 2005. Cette "entreprise qui commence à faire parler d'elle en France", selon leurs termes, fait en réalité parler d'elle depuis plusieurs années aux quatre coins du monde. Du Canada à l'Australie en passant par l'Afrique du Sud, les Etats-Unis, l'Amérique latine et l'Europe, c'est un mouvement international, non-violent et populaire qui se développe. Syndicats, ONG, associations, Eglises, universités, municipalités, personnalités de renommée mondiale et simples citoyens se retrouvent pour défendre un même objectif : l'application du droit. En effet, et c'est un deuxième oubli notable de la tribune du 2 novembre, la campagne BDS a pour seule exigence qu'Israël "honore son obligation de reconnaître le droit inaliénable des Palestiniens à l'autodétermination et respecte entièrement les préceptes du droit international". La campagne BDS n'est pas l'expression d'une haine irrationnelle d'Israël. Comme l'écrit John Berger, écrivain britannique et membre du comité de parrainage du Tribunal Russell sur la Palestine, "BDS n'est pas un principe, mais une stratégie ; ce n'est pas Israël qui est visé, c'est sa politique ; si la politique change (dans le bon sens), le BDS prendra fin". Les signataires de la tribune le répètent : "Nous sommes pour la paix". Mais pensent-ils que la paix est possible sans la justice, c'est-à-dire sans l'application du droit ? Car c'est bien ici que se situe le nœud du problème. Israël refuse depuis des décennies de se soumettre aux règles les plus élémentaires du droit international. Ce sont ainsi plus de 30 résolutions du Conseil de sécurité de l'ONU qu'Israël a refusé ou refuse encore de respecter, attitude pour le moins paradoxale de la part d'un état créé par une résolution des Nations unies. Chaque jour, avec la colonisation, ce sont les conventions de Genève qui sont violées. En juillet 2004, la Cour internationale de justice (CIJ) demandait à Israël de détruire le mur construit en Cisjordanie : le mur est toujours là, et continue de s'étendre… Que font nos gouvernements ? Que font les représentants de la communauté des nations ? Exercent-ils des pressions sur Israël ? Non. C'est fort de ce constat que la société civile palestinienne, un an après l'avis de la CIJ concernant le mur, a invité la société civile internationale à se charger elle-même de faire pression sur Israël et sur nos gouvernements, pour que l'impunité cesse. La fin de cette impunité est la seule voie possible vers une paix réelle, où le droit et la justice seraient des principes intangibles et non pas, comme c'est le cas à l'heure actuelle, des objets de négociation. S'ils ont jugé nécessaire d'avoir recours à l'arme du boycott international, les animateurs de la campagne BDS ne confondent pas tout, contrairement aux signataires de la tribune du 2 novembre. Evoquant la charte de la campagne BDS France, ces derniers affirment en effet que [pour ses initiateurs], "tout ce qui est israélien serait coupable". Ils auraient été mieux inspirés s'ils avaient consulté ladite charte, dans laquelle on peut lire que "ce boycott ne vise pas la société israélienne ni les individus qui la composent, en tant que tels, il vise la politique coloniale d'occupation israélienne et ses partisans". Notre combat n'est pas fondé sur le rejet d'un peuple. Il s'agit d'exercer une réelle pression sur l'Etat d'Israël, en développant un boycott économique, diplomatique, et un boycott des institutions académiques, sportives et culturelles israéliennes. Ces institutions sont en effet trop souvent utilisées par Israël pour soigner son image et mieux masquer sa politique à l'égard des Palestiniens et son mépris des règles internationales. Michel Platini, président de l'Union européenne des associations de football (UEFA), l'a compris, menaçant d'exclure l'Etat d'Israël de l'UEFA s'il continuait d'entraver le développement du sport palestinien. Desmond Tutu, archevêque sud-africain récompensé par le prix Nobel de la paix en 1984 pour son combat contre l'apartheid, s'est de son côté élevé contre la visite prochainement prévue, en Israël, de la troupe de l'Opéra du Cap. En tant que soutien actif de la stratégie BDS, Desmond Tutu mérite-t-il aussi les titres de saboteur et de naufrageur d'espoir ? A ceux qui s'inquiètent de la dégradation de l'image d'Israël et qui accusent la campagne BDS d'en être responsable, nous disons qu'Israël est le seul auteur de cette dégradation. En violant chaque jour le droit international, en commettant des actes criminels comme les bombardements massifs sur Gaza en 2008-2009 ou l'assaut sanglant contre la Flottille de la liberté, en poursuivant le blocus de Gaza, la construction de colonies et l'arrachage des oliviers, Israël ne peut susciter qu'un rejet de plus en plus fort. Au-delà de ce rejet, cette fuite en avant meurtrière met en danger la population israélienne elle-même : c'est pourquoi à l'intérieur d'Israël se développe le mouvement de Boycott From Within, au sein duquel des pacifistes, intellectuels, artistes… se sont regroupés pour appeler la société civile internationale à amplifier BDS. Pour toutes ces raisons, nous affirmons : tant que l'Etat d'Israël ne respectera pas le droit international et tant que nos gouvernements n'exerceront pas de véritables pressions pour qu'il le fasse, nous développerons BDS. Nous savons, fort du précédent sud-africain et de la campagne victorieuse de boycott contre le régime d'apartheid, que cette arme, loin d'être indigne, peut être noble et efficace lorsque les circonstances l'exigent. C'est le cas aujourd'hui. La campagne BDS est l'expression de la volonté de tous ceux qui pensent qu'il est encore possible d'agir et d'éviter le pire pour les peuples de la région. Car tant que le droit sera bafoué et que l'impunité durera, aucune paix ne sera possible. ![]() SOLIDARITE PROCES BDS (Mulhouse)
La Campagne BDS France (www.bdsfrance.org)
organise un départ groupé afin de participer au rassemblement de
soutien aux 12 militants poursuivis prévu le 29 novembre 2010 à
8H devant le tribunal de Mulhouse.
Départ à 23H30 de Paris (le lieu de RV exact vous sera confirmé)
pour Mulhouse pour un retour à Paris le lundi en fin d'après midi. Le coût est de 30 Euro par personne.
Victoire du boycott : Africa Israël suspend ses constructions dans les colonies Adalah-NY (The Electronic Intifada) - publié le dimanche 14 novembre 2010. Communiqué de presse d’Adalah-NY du 3 novembre 2010.Africa Israel (*), société phare du milliardaire israélien Lev Leviev, a annoncé cette semaine qu’elle n’était plus impliquée dans les projets colonialistes israéliens et qu’elle n’avait aucun projet pour des activités de colonisation dans le futur. Par la suite, Africa Israel a démenti qu’il s’agissait là d’une décision politique. Néanmoins, ces dernières années, de nombreux groupes, entreprises, gouvernements et célébrités ont exercé des pressions et rompu leurs relations avec Leviev et ses sociétés en raison de leur implication dans les constructions dans les colonies et d’autres violations des droits de l’homme, suite à la campagne de boycott lancée par Adalah-NY. La Coalition israélienne des Femmes pour la paix a révélé lundi que dans une lettre officielle adressée à la Coalition, Africa Israel déclare « Ni la société ni aucune de ses filiales et/ou d’autres sociétés sous contrôle de la société ne sont actuellement impliquées ou n’envisagent de s’impliquer à l’avenir dans le développement, l’aménagement ou la construction d’immeubles dans les colonies en Cisjordanie. » Suite à des articles parus dans la presse israélienne lundi, Africa Israel indique que la déclaration « fait état de la situation de ses affaires à ce jour » et que « Africa Israel construit pour tous les publics en Israël, et ne fait pas dans la politique, sous toute ses formes. » Ethan Heitner, d’Adalah-NY, explique, « Après des années de constructions dans les colonies et de déclarations et activités par Lev Leviev soutenant les colonies l’annonce publique d’Africa Israel disant que la société n’a aucun projet de constructions dans les colonies israéliennes est manifestement le résultat de pressions émanant d’un mouvement de boycott, désinvestissements et sanctions (BDS) qui grandit. Cela apporte une preuve concrète de la manière dont le mouvement BDS peut changer le comportement des entreprises. Mais Africa Israel ne peut pas changer d’opinion comme cela et se retrouver blanchie automatiquement. Africa Israel doit renoncer, d’une façon absolument claire, à toute activité de colonisation, et à toute implication dans les violations des droits des Palestiniens. Et Lev Leviev doit mettre fin à son implication dans les constructions dans les colonies par le biais d’autres sociétés, comme Leader Management and Development, ainsi qu’à son soutien des violations des droits de l’homme dans l’industrie du diamant dans des pays comme l’Angola et la Namibie ». Adalah-N a lancé une campagne de boycott des sociétés de Lev Leviev en novembre 2007, campagne qui a depuis gagné des alliés à travers le monde. C’est ainsi que les gouvernements norvégien, suédois et néerlandais se sont désinvestis d’Africa Israel, tout comme l’ont fait un certain nombre de grandes sociétés internationales d’investissements. Le gouvernement britannique, l’UNICEF, Oxfam et CARE ont tous coupé leurs liens avec Leviev, et des célébrités importantes se sont, sans bruit, désolidarisées de lui. De 2000 à 2008, Danya Cebus, filiale de la construction d’Africa Israel, a construit des logements dans les colonies de Har Homa, Maale Adumin (deux projets différents), Adam et Mattityahu East, sur les terres du village de Bil’in, en Cisjordanie. En décembre dernier, Africa Israel a vendu la société immobilière anglo-saxonne Real Estate, une agence qui vendait des maisons dans les colonies. Une autre société que possède toujours Leviev, Leader Management and Development, participe à l’expansion de la colonie de Zufim, implantée sur la terre du village cisjordanien de Jayyous. Là où se trouve aujourd’hui Tel Aviv, Danya Cebus a participé autrefois aux efforts israéliens d’éradication des droits et du patrimoine palestiniens, en construisant sur les restes de villages palestiniens, comme Sheikh Muwanis et Sumail, qui avaient été victimes de nettoyage ethnique par Israël en 1948. Leviev fut également donateur pour deux organisations israéliennes - Land Redemption Fund et Bukhara Commmunity Trust -, toutes deux impliquées dans l’expansion des colonies israéliennes. Selon certaines rumeurs également, Leviev aurait donné à Elad, organisation qui opère à Silwan, dans Jérusalem-Est. Sans remonter plus loin qu’en 2008, Leviev exprimait son soutien à la prise de pouvoir d’Israël sur tous les territoires palestiniens. Dans une interview parue dans Ha’aretz en mars 2008, le journaliste Anshel Pfeffer demandait à Leviev, « Avez-vous un problème avec les constructions dans les Territoires ? », et Leviev avait répondu, « Non, si l’Etat d’Israël accorde les autorisations en toute légalité ». Selon une traduction anglaise de la même interview par Ha’aretz, publiée dans The Jewish Chronicle, Leviev expliquait, « Pour moi, Israël, Jérusalem et Haïfa c’est pareil... Et aussi le plateau du Golan. Pour ce qui me concerne, tout Eretz Israel est saint. Décider de l’avenir de Jérusalem ? Elle appartient au peuple juif. Qu’y a-t-il à décider ? Jérusalem n’est pas un sujet à discuter. » Calqué sur la campagne mondiale contre l’Afrique du Sud de l’ère de l’apartheid, le mouvement BDS contre Israël, pour lequel un appel fut lancé en réaction à toutes ces violations des droits palestiniens par Israël, a grandi et remporté des succès significatifs, particulièrement après l’agression d’Israël contre la bande de Gaza en décembre 2008/janvier 2009, qui tua plus de 1 400 Palestiniens. (*) - אפריקה ישראל Africa Israel a réalisé des projets de constructions de logements dans de multiples colonies par le biais de sa filiale Danya Cebus. Elle est impliquée dans la construction israélienne dans le marché captif des terres palestiniennes occupées. Africa Israel, société holding contrôlée par Lev Leviev, détient 73% de Danya Cebus et possède également le label Holiday Inn en Israël et Negev Ceramics. Source et détails sur la société : Who profits ? http://www.whoprofits.org/Company%20Info.php?id=447 3 novembre 2010 The Electronic Intifada http://electronicintifada.net/v2/article11609.shtml traduction : JPP Communiqué de l’AFPS, Lille . Le PS dit « non » au boycott des produits israéliens publié le mercredi 10 novembre 2010. Pour les droits nationaux du peuple palestinien se rassembler pour le boycott d’Israël Après une déclaration d’une extrême gravité de Martine Aubry, maire de Lille et premier secrétaire du Parti Socialiste Martine Aubry, lors du dîner du Conseil Représentatif des Institutions Juives de France (CRIF) de Lille a tenu des propos d’une extrême gravité. Elle s’y est exprimé, non seulement comme Maire de la ville, mais aussi comme premier secrétaire du Parti socialiste. Elle notamment indiqué qu’elle « pense que ceux qui prônent le boycott se trompent de combat : au lieu de porter la paix, ils portent l’intolérance, ils portent la haine. Et quand on veut un chemin de paix, on ne commence pas par porter cela. » Elle ne fait que recouper une tribune libre parue dans Le Monde, il y a quelques jours, dans laquelle quelques éléments médiatiques tels que Alain Finkelkraut ou Bernard Henri Levy en liaison avec le maire de Paris et l’ancien secrétaire du PS François Hollande condamnent eux aussi le boycott d’Israël. Ils font même appel à la répression, au moment où les tribunaux, diligentés par les instructions du Garde des Sceaux, Michèle Alliot-Marie, s’apprêtent à juger des militants ayant appelé au boycott des produits israéliens. Elle a indiqué une relance du jumelage avec la ville israélienne de Safed sur la base d’ « un partenariat qui porte sur la santé, l’emploi des jeunes, le développement durable et sur les micro-projets » Le premier secrétaire du Parti Socialiste donne ainsi un signe extrêmement fort de soutien à l’Etat colonial israélien, qui accélère depuis plusieurs mois l’expulsion du peuple israélien de sa terre et notamment sa conquête totale de Jérusalem, avec de nouvelles mises en chantier. Il n’est guère tolérable que la lutte contre l’oppression, contre le colonialisme, contre l’apartheid qu’installe Israël soit qualifiés d’intolérance et de haine. La paix ce n’est pas la soumission à l’occupant contre lequel la résistance est nécessaire et légitime. La paix est nécessaire en Palestine tout particulièrement, mais aussi pour l’ensemble de la région. Elle ne peut en aucun cas reposer sur un ordre colonial, ou sur la soldatesque d’un Barak ou Shimon Peres. Elle doit comme l’indique Monseigneur Sebbah reposer sur la justice. C’est à dire sur le respect du droit international. Parler d’intolérance et de haine ne peut que susciter la réprobation notamment quand Madame Aubry relance le jumelage avec Safed, alors que la presse israélienne elle même, indique que les étudiants « arabes » de cette ville israélienne (les Palestiniens de l’intérieur) sont victimes de discriminations tandis que le Parlement israélien vote des lois racistes avec la volonté d’imposer Israël comme « Etat juif ». Sans réaction de notre premier secrétaire. Cette tentative du parti socialiste pour casser un mouvement de soutien au peuple palestinien a peu d’avenir. Ce mouvement se développe en France, en Europe et dans le monde. Sur le terrain économique le désinvestissement d’Israël se poursuit. Veolia perd les marchés de plusieurs villes européennes, y compris Lille. Ainsi des points peuvent être marqués contre les soutiens d’Israël. Un Caudron a dû retirer sa banderole pour le tankiste israélien. Le boycott des produits des colonies des multiplient. Un Etat coupable de « crimes de guerre, voire de crimes contre l’humanité », comme l’indique le juge Golstone ne peut que susciter une large désapprobation populaire. Dans la région Nord-Pas de Calais des manifestation extrêmement puissantes montrent bien et la réprobation d’Etat criminel et la volonté de soutenir l’application des droits nationaux du peuple palestinien. L’on ne pourra cependant que se monter inquiet à la lecture de ce qu’annonce le maire de Lille à propos du jumelage avec Safed puisque celui-ci n’exclue plus le domaine économique. L’on sera encore plus inquiet, concernant le domaine des technologies sensibles, pour une liaison Euratechnologie avec Haïfa, pour laquelles le représentant du CRIF se fait insistant, comme le député-maire PS de Lomme, il y a quelques mois. Une mobilisation particulière est indispensable afin que là aussi s’impose une rupture avec l’Etat colonial. La solidarité internationale est une tradition de notre pays et notre région. Elle fut active dans la lutte contre les guerres coloniales, ou contre l’apartheid en Afrique du Sud. Pour vaincre celui-ci le boycott fut une arme décisive. Cet appel au boycott/désinvestissement/sanctions (BDS) contre Israël est un appel palestinien. Il résulte de l’appel de 172 organisations palestiniennes. Notre appel au boycott relaye un appel des Palestiniens eux-mêmes. Ils le pratiquent dans les « territoires occupés » comme Israël pour les Palestiniens de l’intérieur. Un soutien et une participation à ces actions existe chez les Israéliens L’AFPS Nord-Pas de Calais poursuit son travail de rassemblement, d’union, afin que le maximum de forces s’unissent afin d’isoler l’Etat colonial israélien et porter BDS. Dans l’immédiat la meilleure réplique aux propos intolérables de la dirigeante socialiste sont :
AFPS Nord-Pas de Calais Lille le 9 novembre 2010 Le PS dit « non » au boycott des produits israéliensLors d’un repas organisé par le Conseil représentatif des institutions juives de France, la première secrétaire du Parti socialiste a insisté sur l’importance de la lutte contre toute forme de communautarisme. ÉLODIE RAITIÈRE - region@nordeclair.fr « J’ai toujours combattu avec la plus grande détermination les tentatives faites par certains de vouloir importer le conflit du Proche-Orient dans notre ville », a déclaré Martine Aubry, lors d’un repas organisé par le Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif) à Lille hier soir.
Alors que le collectif BDS-France (Boycott désinvestissement sanction) appelle au boycott des produits israéliens, la première secrétaire a réaffirmé la position du Parti socialiste : « Je pense que ceux qui prônent le boycott se trompent de combat : au lieu de porter la paix, ils portent l’intolérance, ils portent la haine. Et quand on veut un chemin de paix, on ne commence pas par porter cela. » Il y a une semaine, dans une tribune publiée par Le Monde, plusieurs personnalités, dont le maire socialiste de Paris Bertrand Delanoë, avaient déjà dénoncé cet appel lancé notamment par le résistant Stéphane Hessel et la sénatrice Verte parisienne Alima Boumediene-Thiery. Si « deux, trois » autres élus socialistes soutiennent ce boycott, « nous discutons avec ces camarades pour essayer de leur faire comprendre que ce n’est pas pour nous l’élément qui va conduire à ce que nous recherchons ensemble », a rajouté la maire de Lille. Cette rencontre a aussi été l’occasion de revenir sur le jumelage entre la ville de Lille et celle de Safed, créé en 1988 par Pierre Mauroy. Interrompu après l’élection d’un maire israélien opposé à ce rapprochement, le jumelage pourrait être relancé depuis l’élection d’un nouvel édile à Safed. « Nous avons signé il y a quelques mois un partenariat qui porte sur la santé, l’emploi des jeunes, le développement durable et sur des micro-projets. » Lille-Safed Un jumelage important pour le président régional du Crif. Charles Sulman espère notamment plus de collaboration avec Euratechnologies et entre les universités. Regrettant une montée de l’antisémitisme, il dénonce plus de 600 actes antisémites en France cette année. « Dans certains établissements, on a aussi de plus en plus de difficultés à parler de la Shoah, ou des Hébreux dans les cours de religion pourtant au programme » , affirme le représentant régional du Crif. Réagissant à l’attribution du prix Gondecourt à Charles Enderlin, (lire ci-contre) Charles Sulman a regretté que l’auteur soit distingué pour une histoire « compliquée et alors que la polémique n’est pas terminée ». Le Crif organise chaque année un repas de ce type au niveau national. C’était le deuxième du genre à Lille.w Publié le mardi 09 novembre 2010 Nord Eclair http://www.nordeclair.fr/Locales/Lille/2010/11/09/le-ps-dit-non-au-boycott-des-produits-is.shtml http://www.info-palestine.net/article.php3?id_article=9654 d'après : http://www.protection-palestine.org/spip.php?article9636 ![]()
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La Campagne BDS France avait envoyée le 27 décembre dernier une lettre
ouverte à l'attention de l'artiste l'invitant à refuser de se produire
dans le pays de l'apartheid et des crimes de guerre. Une lettre signée
par plusieurs israéliens membres du groupe "Boycott de l'intérieur" lui
avait également été envoyée afin de lui demander de ne pas accepter
d'être complice de la politique israélienne en donnant un concert dans
ce pays.







du monde actif, et cela montre publiquement une détermination





