À l’occasion de la Journée des prisonniers palestiniens, appel à agir contre le fournisseur des prisons israéliennes G4S
Communiqué du BNC, co-signé par les
13 organisations palestiniennes de prisonniers et des droits Humains,
signataires de l’Appel BDS de 2005 (traduction JPB-CCIPPP)
publié le mercredi 18 avril 2012.
http://www.bdsmovement.net/2012/pri...
17 avril 2012
Aujourd’hui, jour des prisonniers palestiniens, les organisations de
la société civile et les droits humains palestiniennes soussignées
saluent tous les prisonniers politiques palestiniens, particulièrement
ceux qui se sont engagés par des grèves de la faim dans une
désobéissance civile courageuse pour protester contre la violation des
droits de l’homme et du droit international. L’emprisonnement est un
élément névralgique du système d’occupation, de colonialisme et
d’apartheid d’Israël contre le peuple palestinien. Nous appelons à
intensifier la campagne mondiale Boycott, Désinvestissements et
Sanctions (BDS) en visant les entreprises qui profitent directement du
système carcéral israélien. En particulier, nous appelons à agir pour
demander des comptes à G4S, la première entreprise sécuritaire
internationale, qui aide à maintenir et qui profite du système carcéral
israélien [1], pour sa complicité avec les violations israéliennes du
droit international.
L’emprisonnement des Palestiniens est une forme de violence
institutionnalisée israélienne recouvrant tous les stades du processus
carcéral. Les prisonniers politiques palestiniens subissent
systématiquement torture et mauvais traitements pendant leur arrestation
et leur détention dans les mains de l’armée israélienne et ils sont
privés fréquemment et sans raison des visites de leurs familles et
d’avocats. Les punitions collectives à grande échelle, en particulier
les périodes prolongées d’isolement, les attaques de prisonniers par les
forces militaires spéciales et le refus de l’accès à l’éducation sont
utilisées contre les prisonniers palestiniens pour tenter de supprimer
toute forme de désobéissance civile dans les prisons. En avril 2012, il y
a 4610 prisonniers palestiniens détenus dans les prisons israéliennes,
dont 203 enfants, six femmes et 27 membres du conseil législatif
palestinien. 322 Palestiniens sont actuellement détenus en détention
administrative, sans charges ni procès [2].
La gravité de l’injustice et des sévices subis par les prisonniers
politiques palestiniens a été le motif pour qu’à différents occasions,
de nombreux prisonniers commencent des grèves de la faim pour protester
contre les dures conditions, la torture, les mauvais traitements et
l’utilisation arbitraire de la détention administrative par Israël. Si
les récentes grèves de la faim de Khader Adnan, qui a stoppé sa grève
après 66 jours, et de Hana Shalabi, qui a terminé la sienne après 43
jours, ont produit des accords individuels, la politique d’Israël et de
son Service des Prisons reste inchangée. Elle vise maintenant à réprimer
les grévistes de la faim par des mesures punitives ainsi qu’en coupant
leur contact avec les avocats et la famille. À ce jour, on estime que
plus de 1000 prisonniers politiques palestiniens se sont associés dans
une grève de la faim déclarée, en plus d’au moins huit autres
prisonniers déjà en grève de la faim déclarée, dont Bilal Diab et Thaer
Halahleh qui sont en grève de la faim depuis le 29 février 2012.
Au vu de cette campagne montante de désobéissance civile de
l’intérieur des prisons, nous demandons des comptes à toutes les
sociétés qui à la fois permettent que les violations permanentes des
droits de prisonniers palestiniens par Israël soient commises impunément
et en profitent directement. Spécifiquement, nous appelons à agir pour
accuser G4S, la compagnie sécuritaire Anglo danoise dont la branche
israélienne a signé un contrat en 2007 avec l’autorité des prisons
d’Israël pour fournir des systèmes de sécurité aux principales prisons
israéliennes [3]. G4S a fourni des systèmes aux prisons de Ketziot et de
Megiddo, qui détiennent les prisonniers politiques des territoires
palestiniens occupés à l’intérieur d’Israël en violation du droit
international [4]. La société a aussi fourni des équipements à la prison
d’Ofer, situées en Cisjordanie occupée, et aux centres de détention
Kishon et Moskobiyyeh, où les organisations des droits humains ont
documenté la torture et les mauvais traitements systématiques des
prisonniers palestiniens, y compris des enfants [5]. G4S continue de
fournir des équipements aux prisons israéliennes [6].
Qui plus est, G4S est impliqué dans d’autres aspects de l’apartheid
israélien et du régime d’occupation : il a fourni des équipements et des
services au checkpoints israéliens de Cisjordanie qui font partie du
mur illégal israélien et aux terminaux qui isolent le territoire occupé
de Gaza. G4S a aussi signé des contrats d’équipements et de services
pour le quartier général de la police israélienne en Cisjordanie et pour
des entreprises privées situées dans les colonies illégales
israéliennes [7]. Un panel d’experts juridiques a conclu que G4S peut
être tenu pour criminellement responsable de ses activités de soutien au
mur illégal d’Israël et d’autres violations du droit international [8].
Nous saluons la nouvelle de l’annonce par l’Union européenne qu’elle
n’a pas renouvelé ses contrats pour les services de sécurité avec G4S
[9] suite à la pression des groupes qui font campagne pour les droits
des Palestiniens, et nous saluons la décision précédente de
l’association des étudiants de l’université d’Edimbourg de bloquer son
contrat avec G4S [10]. Nous appelons les autres institutions publiques
et de la société civile et les compagnies privées à emboîter le pas et à
mettre fin à leur relation avec cette compagnie qui agit au service de
l’apartheid et des autres violations du droit international par Israël.
Nous demandons que la direction palestinienne interdise G4S des appels
d’offres publics et privés, et demandons la stricte application de la
législation du boycott dans le monde arabe contre les compagnies qui
coopèrent avec le système carcéral israélien.
Nous prenons aussi note que G4S est contesté activement ailleurs dans
le monde par d’autres groupes de la société civile pour son rôle dans
des régimes controversés de déportation et d’emprisonnement, des
violations des droits des travailleurs, des violations des standards
universels des droits humains et dans son implication dans la
privatisation des services publics. Travaillons ensemble pour dénoncer
non seulement G4S, mais aussi les rôles de l’emprisonnement et des
compagnies sécuritaires privées comme moyen politique pour faire taire
et intimider des communautés dans le monde entier.
Dans le contexte des grèves de la faim et de l’échange de prisonniers
très médiatisé d’octobre 2011, la question des prisonniers palestiniens
a reçu une attention accrue dans les milieux internationaux. Pourtant,
malgré cela et les critiques de ces pratiques par les organismes des
Nations unies, aucun changement institutionnel concernant les violations
des droits humains commises contre les prisonniers politiques et
détenus palestiniens n’a été fait par Israël [11]. Pour essayer de
contrer le refus par Israël de changer ses pratiques et l’impunité de
ses innombrables violations des droits humains, des mesures
alternatives, telles qu’empêcher la participation de sociétés comme G4S,
s’avèrent être une des quelques mesures efficaces restantes pour faire
pression sur Israël afin qu’il se conforme au droit international. Cette
chaîne de complicité internationale n’a que trop duré.
Addameer Prisoners’ Support and Human Rights Association
Sahar Francis, directeur général.
Aldameer Association for Human Rights
Khalil Abu Shammala, directeur général.
The Palestinian Boycott, Divestment and Sanctions National Committee (BNC)
Ismat Quzma, coordinateur.
Al Mezan Center for Human Rights
Issam Younis, directeur général.
Badil Resource Center for Palestinian Residency and Refugee Rights
Najwa Darwish, directeur général.
Defence for Children International
Palestine Section
Rifat Kassis, directeur général.
Ensan Center for Human Rights and Democracy
Shawqi Issa, directeur général.
Hurryyat – Centre for Defense of Liberties and Civil Rights
Helmi Al-araj, directeur général.
Jerusalem Center for Legal Aid and Human Rights
Issam Aruri, directeur général.
Ramallah Center for Human Rights Studies
Iyad Barghouti, directeur général.
The Palestinian Non-Governmental Organizations Network
Allam Jarrar, membre du comité de direction.
Women’s Centre for Legal Aid and Counselling
Maha Abu Dayyeh, directeur général.
[1] http://www.israeli-occupation.org/d...
[2] http://www.addameer.org/files/Broch...
[3] http://www.israeli-occupation.org/d..., p.7
[4] L’article 77 de la quatrième convention de Genève interdit le
transfert de prisonniers du territoire occupé vers le pays occupant.
[5] http://www.israeli-occupation.org/d..., p14-15
[6] http://corporateoccupation.files.wo..., p.135
[7] Ibid.
[8] http://www.russelltribunalonpalesti..., p.18
[9] http://ted.europa.eu/udl?uri=TED:NO... (inscription exigée)
[10] http://www.bdsmovement.net/2011/edi...
[11] Concluding Observations of the Committee on the Elimination of
Racial Discrimination, Israel, CERD/C/ISR/CO/14-16, 9 mars 2012 ;
Concluding Observations of the Human Rights Committee, Israel
CCPR/C/ISR/CO/3 ; Concluding Observations of the UN Committee against
Torture, Israel, CAT/C/ISR/CO/4,14 mai 2009 ; Voir “Statement by Robert
Serry UN Special Coordinator for the Middle East Peace Process on
Palestinian Prisoners, 10 février 2012 ; “Statement by the United
Nations Special Rapporteur on the situation of human rights in the
Palestinian territories occupied since 1967,” 20 février 2012.
Traduction : JPB-CCIPPP d'après : http://www.protection-palestine.org/spip.php?article11719
Air France : « Etes-vous de confession juive ? »lundi 16 avril 2012, par Alain Gresh
Des centaines de militants européens et étrangers souhaitaient se
rendre en Palestine pour exprimer leur solidarité avec le peuple
palestinien. Ils ne venaient ni poser des bombes, ni attaquer des
bâtiments publics. Israël a décidé de leur interdire l’accès aux
territoires palestiniens : une nouvelle preuve que ceux-ci sont,
purement et simplement, des territoires occupés.
Pour cette violation du droit de circuler librement, le gouvernement
israélien a bénéficié de la complaisance des gouvernements européens,
qui ont tout fait pour mettre en œuvre l’interdiction. Et les compagnies
européennes y ont contribué, au nom de la convention de Chicago (lire
la justification d’Air France, « Air France, Easyjet ou Lufthansa annulent des billets vers Israël », 15 avril.)
Laissons les aspects politiques et diplomatiques de cette affaire
pour aborder un autre point : si Air France est tenue d’appliquer la
convention de Chicago, peut-elle le faire en violant la Déclaration
universelle des droits de l’homme et les lois françaises ? Il est
interdit, en effet, de discriminer une personne en fonction de sa
couleur ou de sa religion. C’est pourtant ce qui s’est passé, en
particulier à Nice, où la compagnie a refusé un embarquement en arguant
que la personne n’était ni israélienne ni juive ! (voir le document
ci-dessous). Il ne s’agit pas d’une simple bavure, puisque Jean-Charles Tréan,
directeur du service de presse et des études, précise, en réponse à une
question que je lui ai posée : « C’est dans ce cadre que le Chef
d’Escale de Permanence à Nice pour le vol AF 4384 du 15 avril 2012 a,
sur demande des autorités israéliennes, posé, en leur nom, les deux
questions citées. Cela a d’ailleurs permis d’identifier le fait que la
passagère concernée n’était pas admise sur le territoire israélien. » On est en présence d’un cas flagrant de discrimination qui devrait être porté devant les tribunaux.
Précisons, pour la petite histoire, que des diplomates français ont aussi été interdits de voyager (« Israeli official : 40% of names on Shin Bet fly-in blacklist were not activists », Haaretz, 16 avril). Et ne vous attendez pas à des protestations de la France. d'après : http://blog.mondediplo.net/2012-04-16-Air-France-Etes-vous-de-confession-juive
Contre l’Etat voyou d’Israël, ses alliés et ses complices
:
« Bienvenue en Palestine » UJFP, le 16 avril 2012
Une
fois de plus l’Etat d’Israël exige et obtient que l’Etat français et d’autres
Etats européens, ainsi que d’importantes compagnies aériennes (dont Air France),
empêchent que des ami-e-s du peuple palestinien répondent à l’appel de la
mission « Bienvenue en Palestine » et se rendent en Cisjordanie pour des visites
et un programme pacifiques relevant de la solidarité internationale. Une
solidarité internationale très naturelle, qui serait presqu’unanimement
considérée comme évidente s’agissant d’un autre pays.
Israël
avait déjà dicté ces exigences lors d’une première mission de « Bienvenue la
Palestine » en juillet dernier et était intervenue violemment au cours de la
même période pour empêcher la flottille des bateaux pour Gaza d’aller témoigner
sa solidarité avec la population sous blocus.
Plus
d’un millier de personnes, de tous âges et de tous milieux, se sont vues
signifier une interdiction de voyage, en violation complète avec un droit
fondamental : la liberté de circulation. Et une partie importante de celles et
ceux qui ont pu arriver à Tel Aviv, dont une trentaine de Lyonnais, est
actuellement incarcérée dans les geôles israéliennes parce qu’elle refuse d’être
expulsée.
Ceci
est très grave. L’Etat d’Israël veut interdire que de simples citoyen-ne-s
aillent constater qu’il impose une vie insupportable au peuple palestinien de
Cisjordanie, qu’il soumet depuis longtemps à un contrôle et à une répression
militaire coloniale sous diverses formes.
Il
veut empêcher que ces citoyen-ne-s puissent témoigner sur le courage du peuple
palestinien et sur sa résistance.
Ce
qui est tout aussi grave, c’est que les Etats européens dont la France et des
compagnies aériennes s’exécutent, et manifestent ainsi un soutien direct à la
politique coloniale, d’apartheid et d’épuration ethnique d’un Etat qui jouit
d’une impunité constante et dont la politique criminelle met en danger la paix
dans le monde.
En
Israël même, un courant d’opinion se mobilise : des pacifistes anticolonialistes
sont venus accueillir les visiteurs à l’aéroport de Tel Aviv, une partie de la
presse et des intellectuels dénoncent le cynisme de leur gouvernement, ses
mesures répressives sans fondements « aux frais du contribuable ».
Nous
espérons que ce mouvement s’amplifiera.
Israël
veut imposer le blocus de toute la Palestine !
Notre
réponse à cette politique est de développer le mouvement BDS (Boycott,
Désinvestissement, Sanctions) contre l’Etat d’Israël tant qu’il violera
le
droit international !
Le
bureau national de l’Union Juive Française pour la Paix, le 16 avril
2012
Voir
aussi en ligne sur notre site : http://www.ujfp.org/spip.php?article2277
Union Juive
Française pour la Paix (UJFP) - 21 ter rue Voltaire, 75011 PARIS
Téléphone : 06 26
25 97 33 · e-mail : contact@ujfp.org · Site : www.ujfp.org Communiqué de presse palestinien de la campagne "Bienvenue en Palestine"
publié le lundi 16 avril 2012.
Nous ne nous tairons pas, nous continuerons à organiser des campagnes jusqu’à ce que nous soyons libres,
et jusqu’à ce qu’Israël se conforme à toutes lois internationales et humanitaires concernées.
Nous n’avons pas eu à montrer à nos 1500 visiteurs le racisme
d’Israël, son arrogance et ses violations des droits humains ; le
gouvernement israélien les leur a montré lui-même, et aussi au monde
entier. Se prétendant une démocratie, cet État hors-la-loi a nié le
droit des personnes de partout dans le monde à venir nous visiter et
constater par eux-mêmes la réalité de la vie sous occupation.
Nous, peuple palestinien, sommes onze millions d’êtres humains
normaux, dont sept millions sont des personnes réfugiées ou déplacées
simplement parce qu’elles sont nées sur une terre qui a été voulue pour
un État juif. Cinq millions d’entre nous vivent dans des ghettos de plus
en plus réduits sur une minuscule partie de notre terre. Nous nous
maintenons ici en dépit d’une occupation illégale et brutale, qui
pratique la confiscation de la terre, les restrictions aux déplacements,
les démolitions de maisons, l’emprisonnement illégal de milliers
d’entre nous (et dont beaucoup sont actuellement en grève de la faim),
et d’innombrables autres conditions inhumaines.
Nous ne nous attendions pas à ce que cette occupation qui viole
quotidiennement les droits humains nous permette, à nous prisonniers qui
sommes sous sa botte, de pouvoir recevoir ouvertement et honnêtement
des visiteurs.
Ces visiteurs qui voulaient venir et voir quelle est la réalité ici
ont certainement été choqués par le comportement israélien. Et ceux qui
voulaient accueillir nos visiteurs et qui ont eux aussi été violemment
agressés se rappelleront comment cette même police israélienne laisse
des fanatiques de droites chanter et perturber l’aéroport.
Le monde entier a vu maintenant Israël pour ce qu’il est : un État
policier qui répond à toutes les exigences d’un État paria d’apartheid
selon la Convention sur l’élimination et la répression du crime d’apartheid (1973).
Dans les pays qui autrefois ont soutenu l’apartheid en Afrique du
Sud, il y a eu des personnes qui se sont mobilisées contre lui.
Maintenant, les personnes de conscience se mobilisent pour dénoncer cet
apartheid qui s’est exprimé, aujourd’hui, de la façon la plus explicite.
Celles des compagnies aériennes et ceux des gouvernements qui ont agi
comme des sous-traitants du régime d’apartheid israélien sont dénoncés
par leurs propres personnels et ressortissants. En refusant
l’embarquement d’une passagère, la compagnie Air France l’a informée
qu’elle ne pouvait pas monter à bord parce qu’elle n’était ni juive ni
israélienne ! (voir : Le racisme d’Israël et d’Air France au grand jour (document exclusif) )
En prétendant, par écrit, que nous avions appelé à des perturbations,
et en invoquant « la sécurité » d’Israël, le gouvernement israélien
s’est révélé être un menteur. En forçant un passager suédois (qui
n’avait rien à voir avec notre campagne) à signer un papier comme quoi
il ne comptait pas rencontrer des personnes ou des organisations
« pro-palestiniennes », le gouvernement israélien s’est montré comme
raciste. Imaginez une semblable exigence adressée à des visiteurs dans
n’importe quel autre pays pour savoir s’ils allaient visiter ou
rencontrer des personnes ou organisations « pro-Noirs » ! En envoyant
une lettre à des militants leur disant qu’ils devraient s’inquiéter de
l’Iran et de la Syrie avant de s’inquiéter de ce système d’apartheid, le
gouvernement israélien a montré la déficience de son argumentation. En
déniant notre droit à recevoir des visiteurs, le gouvernement israélien a
montré au monde qu’il a beaucoup à cacher.
Pour des exemples de profil de participants qui se virent interdire le droit de nous rendre visite en Palestine, voir : http://www.welcometopalestine.info/...
A la fin de notre conférence de presse à Bethléhem, nous avons
distribué des œufs de Pâques colorés. Nous, Palestiniens chrétiens et
musulmans, sommes reconnaissants à tous ceux qui agissent selon leur
conscience, aux volontaires internationaux, israéliens, et palestiniens.
Des milliers d’entre nous disent haut et fort : nous ne nous tairons
pas, nous continuerons à organiser des campagnes jusqu’à ce que nous
soyons libres, et jusqu’à ce qu’Israël se conforme à toutes lois
internationales et humanitaires concernées.
Contact email : media@palestinejn.org
Contacts téléphone :
0599255573 (en arabe, anglais, français)
0568347074 (en arabe, anglais, espagnol)
0598939532 (en arabe, anglais)
0505633044 (en arabe, anglais, hébreu)
Welcome to Palestine 2012
sites de la campagne :
http://bienvenuepalestine.com - http://palestinianspring.palestinejn.org - http://www.righttoenter.ps - http://welcometopalestine.info - http://bienvenidosapalestina.jimdo.com/ - http://bienvenuepalestine.ca/
Anglais : http://palestinianspring.palestinejn.org
Arabe : http://wtp2arabic.palestinejn.org
Espagnol : http://wtp2spain.palestinejn.org
Français : http://bienvenuepalestine.ca/
Suédois : http://wtp2sweden.palestinejn.org
Norvégien : http://wtp2norway.palestinejn.org
15 avril 2012 - Palestinian Spring - http://palestinianspring.palestinej...
Lettre de Mazin Qumsiyeh : mazin@qumsiyeh.org
traduction : Info-Palestine.net/JPP
http://www.info-palestine.net/artic... d'après : http://www.protection-palestine.org/spip.php?article11715
Gideon Levy et « Bienvenue en Palestine » : « Israël apporte la preuve qu’il a « des cadavres dans le placard »
Ha’aretz
publié le samedi 14 avril 2012.
Gideon Levy et « Bienvenue en Palestine » : « Israël apporte la preuve qu’il a « des cadavres dans le placard »
Les medias israéliens dans leur grande majorité, télévisions
comprises, ont largement donné la parole, pour cette nouvelle édition de
« Bienvenue en Palestine », aux organisateurs internationaux et
palestiniens de la mission, en faisant remarquer que nous n’avions pas
vraiment l’air de représenter « une menace pour la sécurité d’Israël ». A
son tour, Gideon Levy, prend la plume dans le quotidien Haaretz pour
tourner son gouvernement en dérision et nous conforter dans notre
démarche. De son côté, Gush Shalom dans un encart publié par Haaretz,
recommande au ministre israélien de l’intérieur de nous accueillir avec
des fleurs afin que ce show israélien « revienne moins chers aux
contribuables ».
« Israël ne reste pas les bras ballants alors que des milliers
d’activistes se préparent à débarquer dimanche ; et il ne loupera pas
l’occasion de se rendre une fois de plus ridicule à la face du monde.
Et avec quoi allons-nous effrayer le public israélien, en prévision
du septième et dernier jour de la fête des Azymes (septième jour après
Pâques) ? Comment allons-nous nous y prendre pour distiller la dose de
peur à laquelle il est accro depuis longtemps ? Après une semaine de
vacances sans remous et sans danger, il nous faut quand même trouver
quelque chose, non ? Les négociations à propos de la menace iranienne
sont entrées dans une longue impasse, le terrorisme reste silencieux et
même les missiles Grad ont diminué en nombre ; il n’y a pas d’épidémie
de peste en vue et même les circonstances de l’agression contre les
Juifs, à Kiev, n’ont pas été suffisamment tirées au clair.
Mais Israël n’a pas été laissé de côté pour autant et, finalement,
l’esprit israélien a quand même tiqué sur quelque chose : la provocation
des vols propalestiniens, comme on l’a déjà appelée. Le ministère de la
Sécurité publique convoque des consultations délirantes, les compagnies
aériennes ont reçu la « liste noire » préparée à l’avance par les
omniscients réseaux de sécurité, le journaliste spécialisé dans le crime
– car il s’agit bien d’un crime, qu’alliez-vous penser ? – a déjà été
dépêché à l’aéroport international Ben Gourion pour accueillir le danger
qui se précise.
Israël est prêt pour le jour J de dimanche prochain. On a dit que
2.500 activistes allaient débarquer en Israël et y semer la peur. Bien
que le journaliste chargé des affaires criminelles ait expliqué à la
nation que les activistes n’avaient pas l’intention de porter des armes
ni de recourir à la violence, il serait dommage de se priver de parler
de danger, de terreur, de semer l’épouvante. Toutes les forces ont déjà
été mises sur pied de guerre pour le grand jour. La dernière fois, voici
près d’un an, l’affaire se termina par l’expulsion immédiate de 127
personnes préalablement incarcérées, et le fameux danger fut étouffé
dans l’œuf.
Les intentions des organisateurs – une visite de solidarité avec le
peuple palestinien, un voyage d’une traite de Ben Gourion à Bethléem
sans la moindre intention violente – ont été immédiatement escamotées et
remplacées par l’accusation habituellement utilisée par Israël :
terrorisme et délégitimation. Tels sont les termes par lesquels nous
accusons tous les amoureux de la paix et autres militants des droits de
l’homme.
Si Israël n’avait pas gonflé l’histoire dans de telles proportions,
peu de gens auraient accordé la moindre attention à ces protestations
innocentes. Si Israël avait accueilli ces activistes avec chaleur et les
avait envoyés tout simplement à Bethléem, cela les aurait embarrassés
et auraient même sapé quelque peu leur objectif. Mais l’État d’Israël
n’entend pas rester là à ne rien faire. Quoi qu’il en soit, il ne
loupera pas une occasion de se rendre ridicule et plus méprisable encore
à la face du monde. Il va décréter immédiatement tous ces activistes
personae non gratae, comme ce fut le cas avec Günter Grass, et en faire
des menaces venues par avion.
Israël ne tolère sur son territoire que l’entrée de ses amis avérés.
Mais pas la présence d’un clown espagnol [en mai 2010, Ivan Prado,
célèbre clown espagnol, voulait se rendre à Ramallah pour y organiser un
festival du rire ; ayant refusé de répondre aux questions du Shin Bet à
propos d’éventuels liens avec des organisations terroristes, il avait
été refoulé séance tenante, ni celle d’un écrivain allemand, et encore
moins celle de militants des droits de l’homme. Un Américain de droite,
ignorant, extrémiste, chrétien sera le bienvenu ; un intellectuel
européen de gauche et conscient y sera placé en cellule d’expulsion.
Nous sommes en Israël et en 2012.
Dans le cas des flottilles aussi bien que des vols, il s’agit
d’activistes dont la plupart sont bien intentionnés. L’écrivain suédois
Henning Mankell s’est adressé à nous avant le départ de la dernière
flottille pour Gaza.
« Pour une fois, dites la vérité ! Ne voyez-vous pas qu’il n’y a
nulle déclaration de guerre, ici, mais simplement une déclaration de
paix ? » ET, évidemment, ses propos sont tombés dans l’oreille d’un
sourd. Mankell a participé à deux flottilles pour Gaza, il a été expulsé
deux fois d’Israël, en disgrâce complète, et il a publié ses
impressions les plus virulentes dans les journaux les plus lus de la
planète.
Si Israël n’avait pas confisqué son ordinateur et ses affaires
personnelles, s’il ne l’avait pas traité comme un terroriste, ses
impressions auraient été tout autres. Si Israël l’avait invité à
présenter son point de vue, peut-être ses critiques auraient-elles été
moins virulentes. Mankell et ses amis n’en resteront pas là.
Aujourd’hui, une nouvelle flottille se prépare en Suède, cette fois avec
un voilier transportant des fleurs et nous la traiterons probablement
aussi comme s’il s’agissait d’un porte-avions se préparant à attaquer
Israël.
Les racines de cette paranoïa sont profondes et donnent à réfléchir.
Si Israël était convaincu de la justice de sa voie, il ne se conduirait
pas de la sorte. Si Israël pensait vraiment que son occupation est bien
fondée et licite, il ne s’effraierait pas de tous les activistes
conscients qui s’y opposent. S’il n’avait rien à cacher, il les
inviterait avec respect à venir voir ce qui se passe.
Mais lorsque le sol brûle sous nos pieds et que le feu du doute et de
l’insécurité ronge tout ce qu’il touche, la seule réponse consiste à
attaquer avec violence et sans la moindre retenue. Dimanche, lorsque la
farce des arrestations et des expulsions grotesques se produira une fois
de plus, les activistes engrangeront une nouvelle victoire : Une fois
encore, ils prouveront qu’Israël a quelque chose à cacher, qu’en dépit
de toute sa propagande, Israël est bien conscient qu’il y a des cadavres
dans le placard et que tous ceux qui ont le culot de s’en approcher
subiront le même sort – l’expulsion.
Haaretz – 13 avril 2012. Traduction : JM Flémal sur http://goo.gl/aZEqd
Et l’association Gush Shalom interpelle le gouvernement dans le même
journal, sous le titre " Monsieur le ministre accueillez-les plutôt avec
des fleurs !", et en faisant remarquer que le déploiement policier
ridicule prévu à l’aéroport de Tel Aviv se fera sur le dos des
contribuables israéliens.
Weekly ad [1] המסר של השבוע / Crazy Country [2] ארץ משוגעת / Avnery column [3] ה הטור
http://bienvenuepalestine.com/?p=1666 D'après : http://www.protection-palestine.org/spip.php?article11710
Deux refuzniks israéliens expliquent pourquoi ils soutiennent BDSNoam Gur et Alon Gurman - Mondoweiss
publié le dimanche 25 mars 2012.
Notre difficulté à reconnaître la réalité complexe
de la Palestine et d’Israël vient de la difficulté que nous avons à
reconnaître que des crimes sont commis en notre nom, chaque jour, et ce,
parce que nous sommes des citoyens israéliens. Nous sommes nés citoyens
israéliens et de ce fait, il a été décidé, pour nous, que nous devions
porter le poids du financement de l’occupation. Au fil du temps, nous en
sommes venus à comprendre que tant que ces crimes se perpétueront, ils
seront commis en notre nom et à nos dépens.
Pour cette raison, nous sommes arrivés à la
conclusion que nous devions orienter nos efforts pour y mettre fin,
plutôt que de sombrer dans les sentiments futiles de culpabilité et de
honte. En tant que citoyens d’Israël (et en tant que juifs), il nous a
été demandé de participer à l’occupation - en plus de notre soutien
financier - en rejoignant l’armée israélienne. Quand nous avons compris
qu’en rejoignant l’armée israélienne nous soutenions l’occupation
criminelle et soutenions le déni des droits fondamentaux, individuels et
collectifs, de la nation palestinienne, nous avons décidé de prendre
position, publiquement, et de refuser l’occupation et l’apartheid
israélien.
 On peut penser raisonnablement que, pour cette décision, nous allons
être jetés en prison pendant quelques mois avant d’être finalement
dégagés de l’obligation du service militaire. C’est le prix que nous
avons choisi de payer afin de parvenir à la fin du statu quo, dans
lequel, à titre personnel, nous coopérons aux crimes commis par l’État
d’Israël. Notre refus ne mettra pas fin à l’occupation et l’apartheid
continuera probablement de prospérer, mais nous pouvons réussir à
secouer un peu le système, et nous ajoutons notre critique dans le
discours public.
Mais ce ne sont pas seulement les Israéliens qui participent -
activement ou passivement - à l’occupation et aux crimes de guerre
perpétrés par Israël. De puissantes organisations, ayant de gros
intérêts, nourrissent l’occupation en lui envoyant de l’argent et en
apportant leur soutien politique aux actions d’Israël ; il y a des
sociétés, des marchands d’armes, des organisations politiques
extrémistes et des fanatiques venant d’Amérique, d’Europe et d’ailleurs.
C’est avec tristesse que nous disons que les administrations U.S.
continuent elles aussi à financer les crimes de guerre d’Israël. Mais
nous pouvons agir, ensemble, à travers le monde, en condamnant le
financement et la légitimation du gouvernement d’Israël, et au bout du
compte, nous pouvons parvenir à mettre fin au soutien international de
sa politique. Nous, en tant que communauté, pouvons réussir à mettre fin
à la normalisation de l’occupation.
C’est à chacun d’entre nous, bien sûr, de choisir la façon dont il
jugera bon de combattre les crimes d’Israël - mais pour le moment, la
politique palestinienne souhaite suivre le BDS - Boycott,
Désinvestissements et Sanctions - dirigé contre les sociétés et les
institutions israéliennes. BDS est le fruit d’un appel des Palestiniens,
publié en 2005, devenu depuis l’outil central de la lutte non violente
contre les violations israéliennes des droits humains.
Comme nous l’avons dit ci-dessus, ce mouvement vise trois objectifs
par sa lutte non violente : la promotion du droit au retour des réfugiés
palestiniens, la cessation de l’occupation des Territoires palestiniens
occupés, et la fin de la discrimination contre les Palestiniens qui
vivent en Israël.
Se débarrasser d’une occupation relève d’un processus délicat,
complexe et à multiples aspects, mais nous devons tous participer à ce
renversement. Nous, Noam et Alon, avons choisi pour nous débarrasser de
l’occupation de déclarer publiquement notre refus de servir dans
l’armée, et en même temps de militer et soutenir l’appel palestinien
pour le BDS.
Les citoyens du monde qui sont dans la capacité de boycotter Israël
doivent réfléchir à cet appel palestinien et essayer de le rejoindre -
chacun de nous au sein de notre propre communauté, au mieux de notre
compétence - et ne pas croire qu’une condamnation passive de la
politique d’apartheid israélienne puisse suffire. Nous devons, au
contraire, faire le choix de l’action pour mettre fin aux crimes
d’Israël.
19 mars 2012 - Mondoweiss - traduction : JPP
http://www.info-palestine.net/artic...
Du 7 au 20 mars : Semaine annuelle contre l’apartheid israélien
BDS France-Sud/BDS Bordeaux/Génération Palestine Lille/Lyon (le 2 mars)/GP 44 Nantes(9 au 15 Mars)
publié le jeudi 1er mars 2012. La Semaine annuelle contre l’apartheid israélien Prenez-en note : la Semaine annuelle contre l’apartheid israélien (SAI) aura lieu, partout dans le monde, du 7 au 20 mars (Royaume-Uni 21 au 26 mars) ! Lancée en 2005, à Toronto, la SAI est aujourd’hui un important événement international en solidarité avec la Palestine. L’an dernier, alors que le monde soulignait les 60 ans de l’expulsion de son territoire (1947 – 1948) du peuple palestinien, des activités ont été organisées dans le cadre de la SAI dans plus de 25 villes. Cette année, des présentations, des films et des actions souligneront une fois de plus que ces massacres reflètent la véritable nature de l’apartheid israélien. La SAI continuera à soutenir le mouvement de Boycott, désinvestissement et sanctions (BDS) à l’échelle mondiale. La programmation détaillée et la liste des présentations seront disponibles sous peu. http://apartheidweek.org/fr
8ème SEMAINE INTERNATIONALE CONTRE L’APARTHEID ISRAÉLIEN ! BDS FRANCE - SUD
L’apartheid israélien au coeur de la campagne BDS en France.
La campagne BDSFrance Sud va mener sa semaine du 2 au 10 mars. Elle va
profiter de cette semaine internationale pour lier la question de
l’apartheid à sa campagne nationale contre Mehadrin en montrant comment
l’entreprise israélienne Mehadrin N°1 dans la production, la
commercialisation et l’exportation en europe des fruits et légumes,
participe de l’apartheid d’état israélien.
La campagne se déroulera sur deux niveaux :
1) sensibilisation et information du public par des projections débats, des stands sur les marchés ou places publiques
2) des actions de boycott dans le super marché Carrefour contre l’entreprise Mehadrin (via ses produits).
Nous avons sélectionné 3 films : "Jaffa la mécanique de l’orange" de
Eyal Sivan, et "Journal d’une orange, aller simple" de Jacqueline Gesta.
" qui seront présentés par le deux réalisateur-trice, "La terre parle
Arabe" de Maryse Gargour sera présenté par l’historienne Mansour
(M. Gargour ne pouvant pas venir). Nous avons choisi ces films pour leur
dimension historique passée et actuelle. Ils permettent en effet
d’expliquer l’apartheid à partir du projet sioniste lui même, en lien
direct avec l’appropriation des terres, des ressources naturelles etc.
et d’aborder la question palestinienne pas seulement à partir de la
colonisation de 1967 mais bien avant 1948 date de la création par l’ONU
de l’état d’Israël. Ils sont aussi dans l’actualité immédiate du BDS car
deux d’entre eux traitent directement des agissements de l’entreprise
israélienne Mehadrin qui distribue la marque "Jaffa", de son rôle passé
et actuel dans la mise en oeuvre de l’apartheid. Mehadrin est la cible
qui a pris le relais d’Agrexco pour le mouvement BDS européen.
www.mehadrindegage.net
PROGRAMME
Vendredi
2 mars AVIGNON :Médiathèque d’Avignon (rocade sud) "Jaffa la mécanique
de l’orange" projection débat animé par Eyal sivan avec la particpation
du comité BDSF 84 et la Confédération paysanne
Samedi 3 mars MONTPELLIER : 14-17h Stand et animation de rue, place de la comédie
Lundi 5 mars NIMES : Cinéma : Le Sémaphore 20h "La terre parle Arabe" débat animé par Pierre Stambul et le comité BDSF30
Lundi
5 mars : PERPIGNAN : 19h15 Salle 330 Université de Perpignan "Journal
d’une orange, aller simple" projection animée par J. Gesta et Collectif
Palestine 66
Mercredi
07 mars : PERPIGNAN : à 20h00 salle des libertés, rue Bartissol Je
suis Palestine (’Ana Falestine’) , film documentaire en trois parties
avec la présence du réalisateur.
Mardi
6 mars : MONTPELLIER : Cinéma le Diagonal 20h : "Journal d’une orange,
aller simple" projection débat animée par J. Gesta et comité BDSF34
Mercredi
7 mars : Salle des libertés, 3 rue Edmond Bartissol, 18h30 "Ana
filistin" en présence du réalisateur : organisé par la CNT, membre du
Collectif Palestine 66
Jeudi
8 mars : MONTPELLIER : 20h30 Librairie "Scrupule" : "La terre parle
Arabe" débat animé par Pierre Stambul et comité BDSF34
Samedi 10 mars : MONTPELLIER, PERPIGNAN, Actions BDS dans supermarchés
IAW Bordeaux
Semaine contre l’apartheid israélien 2012 !
Lundi
5 Mars : « Le Tribunal Russell confirme : Israël est coupable du crime
d’apartheid », Rencontre-débat avec Geneviève COUDRAIS, qui était au Cap
(Afrique du Sud) pour la 3ème session du Tribunal sur la Palestine.
Salle des Éclaireurs à Talence. 20h
Mercredi 7 Mars : Diffusion du film "Checkpoint". Maison des étudiants de Bordeaux 3. 12h
Jeudi 8 Mars : Soirée à la Chicha Am’Metiss, Rue des Argentiers, Bordeaux. 20h
Samedi
10 Mars : Café-débat après diffusion du film "Jaffa, la mécanique de
l’Orange". Café le Samovar, Rue Camille Sauvageot, Bordeaux. 19h.
Lundi
12 Mars : Diffusion-Débat autour d’un extrait du reportage de France 2
"Un oeil sur la planète", à l’Université Bordeaux 3 - Maison des
Etudiants 18h
+ 2 actions boycott en grande surface et des porteurs de parole dans Bordeaux
Pour toutes infos complémentaires contactez nous via facebook : http://www.facebook.com/pages/Israe...
http://bordeaux.apartheidweek.org/fr
BDS BORDEAUX
Génération Palestine Lille:Semaine contre l’apartheid israélien
Dans le cadre de l’Israeli Apartheid Week, Génération Palestine Lille
vous invite à une série d’évènements,afin d’informer le public et
dénoncer le système d’apartheid instauré par Israël.
Lundi 5 Mars à 19h :
Projection du documentaire « Palestine », suivie d’un débat avec le réalisateur Nadir Dendoune. Entrée : 3€
Cinéma l’Univers, 16 rue Georges Danton à Lille
Mercredi 7 Mars à 18h :
Conférence sous le thème « La résistance étudiante face à l’apartheid
israélien » avec Wassim Ghantous, militant palestinien.Témoignages de
membres de GP Lille de retour de Palestine
Centre social Vauban-Esquermes, 77 rue Roland à Lille
Vendredi 9 Mars à 20h :
Concert de solidarité avec divers artistes, dont Les Amateurs, Tamasha Roots, Rico… Entrée : 3€
Théâtre Massenet, rue Massenet à Lille
Samedi 10 Mars à 15h :
Conférence sous le thème « Le fonds national juif israélien et son rôle dans l’éviction des Bédouins du Néguev »
Centre social Vauban-Esquermes 77 rue Roland à Lille
http://generation-palestine.org/new...
LYON : CONFÉRENCE « Israël, un Etat d’Apartheid ? »
Vendredi 2 mars – 18h00
à L’Institut d’Etudes Politiques (IEP)
Salle L303 – 3ème étage - 14 avenue Berthelot, 69007 Lyon.
(Tramway T2, arrêt Centre Berthelot)
Génération Palestine Lyon, le Collectif 69, le CCRASS et l’L’Union
Juive Française pour la Paix (UJFP) vous invitent à une conférence sur
« Israël, un Etat d’apartheid ? »
Avec Mbuyiseni Quentin Ndlozi, étudiant doctorant au département de
sociologie de l’Université Witwatersrand de Johannesbourg (Afrique du
Sud), membre du Tribunal Russel pour la Palestine et Wasseem Ghantous,
Palestinien de Haïfa membre de Baladna, une association pour le droit à
l’éducation des jeunes palestiniens vivant en Israël.
Tous les ans depuis 2005, une quarantaine de villes e
t de campus universitaires à travers le monde accueillent la Semaine
contre l’Apartheid Israélien, un évènement international en solidarité
avec la Palestine ayant pour but de faire connaître le régime
d’apartheid sur lequel repose l’Etat d’Israël.
Dans le cadre de cette manifestation, alors que le colloque
« Israël : un Etat d’Apartheid ? » prévu à l’Université Paris 8 a été
annulé par la présidence de l’université sous la pression du CRIF, nous
vous proposons de maintenir un débat sur ce thème le Vendredi 2 mars à
18h00, à l’IEP de Lyon.
Il s’agira d’étudier les parallèles entre l’apartheid en Afrique du
Sud dans les années 1960-1990 et l’apartheid entre Israël et la
Palestine aujourd’hui. La campagne pour le « Boycott, Désinvestissement,
Sanctions » à l’égard d’Israël, lancée à l’appel de la société civile
palestinienne en 2005, sera également évoquée.
http://collectif69palestine.free.fr...
Semaine Internationale contre l’Apartheid israélien à Nantes
Comme l’année dernière, GP44 participe à la Semaine Internationale
contre l’Apartheid Israélien, qui regroupe des milliers de
participant-e-s dans une bonne centaine de villes autour du monde
(Europe, Etats-Unis, Afrique du Sud, ...).
L’objectif c’est, bien entendu, de rendre visible partout pendant une
semaine les revendications palestinien-ne-s et notre solidarité mondiale
avec ces revendications.
Tout ceci, du 9 au 15 mars.
Comme l’année dernière, GP44 participe à la Semaine Internationale
contre l’Apartheid Israélien, qui regroupe des milliers de
participant-e-s dans une bonne centaine de villes autour du monde
(Europe, Etats-Unis, Afrique du Sud, ...).
L’objectif c’est, bien entendu, de rendre visible partout pendant une
semaine les revendications palestinien-ne-s et notre solidarité mondiale
avec ces revendications.
A Nantes, notre programme se déroule du 9 au 15 mars, avec les dates
suivantes :
9 mars 20h à la salle des Haubans à Malakoff, projection
du film "Les enfants d’Arna", avec discussions,
table de presse et ventes de produits palestiniens
13 mars 12h atelier "voir l’occupation avec Google Maps", à
l’université, bâtiment Tertre (Lettres), amphi C
14 mars 15h rassemblement place du Cirque pour une action
de boycott et d’information autour de la
campagne BDS
15 mars 17h projection du film "Amerrika" et débat, avec le
Réseau Université Sans Frontières et le GASPROM,
deux associations de soutien aux migrant-e-s
A l’université, bâtiment Tertre (Lettres), amphi B
Venez nombreux et nombreuses pour discuter et agir ensemble en
solidarité, contre l’apartheid. L’entrée à toutes les soirées est libre.
L’affiche et le tract sont joints, vous pouvez nous joindre à
gp44@lists.riseup.net et aller sur le site generation-palestine.org pour
d’autres initiatives locales participant à la semaine contre l’apartheid


http://nantes.indymedia.org/article... d'après : http://www.protection-palestine.org/spip.php?article11602
Conférence 2012 PennBDS, université de Pennsylvanie
Kristin E. Holmes - The Inquirer
publié le mercredi 8 février 2012.
« Des centaines de lois et ordres militaires ont
créé un monde d’oppression pour les Palestiniens en Israël », a déclaré
samedi à l’assistance, Susan Abulhawa, auteur et militante
propalestinienne.
« Tout ce que nous avions nous a été enlevé » dit-elle à une
assemblée de 250 personnes à Meyerson Hall, sur le campus de
l’université de Pennsylvanie.
Abulhawa recense vingt mesures, notamment une loi israélienne qui,
dit-elle, a mis fin à la croissance des villages arabes et un ordre
militaire qui, affirme-t-elle encore, permet de mettre les Palestiniens
en détention jusqu’à six mois, sans inculpation ni jugement.
Abulhawa est la fondatrice de Playgrounds for Palestine,
un groupe qui crée des terrains de jeu pour les enfants palestiniens
dans les camps de réfugiés et les territoires occupés. Elle a aussi
écrit Les Matins de Jénine, un roman qui raconte l’histoire d’une famille palestinienne déplacée dans un camp de réfugiés.
Abulhawa, de Yardley (Pennsylvanie), a prononcé samedi le discours
d’ouverture de la conférence nationale sur le Boycott, Désinvestissement
et Sanctions, un mouvement dont l’objectif est de mettre une pression
internationale sur Israël pour que cet État reconnaisse les droits des
Palestiniens, en lançant un boycott par les consommateurs des produits
et services israéliens.
Le mouvement BDS a vu le jour il y a sept ans, après que la Cour
internationale de Justice ait rendu son avis consultatif demandant que
la barrière de séparation d’Israël le long de la Cisjordanie soit
démantelée.
Le groupe préconise une stratégie similaire à celle du mouvement de
désinvestissement antiapartheid des années quatre-vingt (contre
l’apartheid sud-africain - ndt), exhortant au boycott des produits
fabriqués par les Israéliens et au désinvestissement des sociétés dont
les productions aident Israël à maintenir son contrôle militaire sur les
territoires contestés (occupés illégalement - ndt) en Cisjordanie.
Abulhawa était l’un des vingt orateurs inscrits pour intervenir à la
conférence, qui a commencé vendredi et s’achève ce dimanche (5 février).
Parmi les autres orateurs : l’écrivain et militant Remi Kanazi,
rédacteur de Poètes pour la Palestine, un Hip Hop, une poésie et un art
collectif présentant des poètes palestiniens ; Rebecca Vilkomerson,
directrice exécutive d’une Voix juive pour la Paix ; et Ali Abunimah, de Chicago, co-fondateur du site The Electronic Intifada.
Un deuxième jour animé de la conférence 2012 sur les initiatives palestiniennes
La conférence était organisée par PennBDS, une branche de
l’organisation nouvellement créée de vingt membres. L’initiative a fait
l’objet de controverses sur le campus, engendrant des déclarations de la
part du président Amy Gutmann et suscitant l’organisation d’initiatives
visant à contrer le message de BDS.
« Nous sommes inébranlables dans notre soutien à l’État juif.
Permettez-moi de vous le dire avec les mots les plus clairs possibles :
nous ne soutenons pas les objectifs de BDS » écrit Gutmann dans une
lettre du 2 février.
PennBDS
Site : http://pennbds.org/
Note : (...). Le premier week-end de février, des
universitaires, militants, étudiants et responsables de communautés de
tous les États-Unis vont converger sur l’université de Pennsylvanie pour
la Conférence nationale 2012 pour le Boycott, Désinvestissement et
Sanctions.
Reprenant là où en était la conférence 2009 de Hampshire, nous allons
poursuivre la croissance du mouvement avec deux jours de discussions,
débats, ateliers militants et allocutions par Ali Abunimah et la
romancière Susan Abulhawa, touchant à tous les aspects de l’effort
mondial diversifié pour répondre à l’Appel BDS et mettre fin au système
d’Israël d’oppression, de ségrégation et de dépossession.
Parmi nos orateurs : des journalistes, professeurs, artistes,
écrivains, avocats, et militants pour la défense des droits des êtres
humains de différentes communautés ethniques, religieuses, culturelles
et sociales. Une attention particulière sera apportée à la construction
d’alliances et d’une union dans la lutte avec d’autres groupes engagés
dans la résistance contre tous les préjugés sous toutes leurs formes,
des Afro-Américains à tous ceux qui se battent pour les droits des LGBT
(Lesbiennes, gays, bisexuels et transgenres).
Les séances de samedi mettront l’accent sur les analyses comparatives
historiques, sociologiques et philosophiques de BDS, à la fois dans son
contexte israélo-palestinien et comme tactique générale. Les voix
critiques de certains aspects de BDS seront représentées, et les
« questions difficiles » pour le mouvement seront traitées dans un cadre
progressiste, universaliste. Les séances de dimanche mettront au
premier plan la construction du mouvement et fourniront aux participants
les outils pratiques dont ils ont besoin pour lancer ou renforcer les
campagnes BDS dans leurs communautés.
Nous croyons que la conférence sera d’une richesse inestimable pour
les nouveaux militants et une opportunité dynamique pour ceux qui sont
déjà engagés dans la lutte pour la liberté et l’égalité des
Palestiniens.
http://pennbds.org/about/about
Source : http://articles.philly.com/2012-02-... / http://www.info-palestine.net/artic...
Traduction : JPP d'après : http://www.protection-palestine.org/spip.php?article11542
Les Emirats arabes unis magouillent pour acheter des drones israéliens
Al-Akhbar
publié le lundi 16 janvier 2012.
La tentative des EAU d’acheter des drones israéliens est « honteuse », a déclaré à al-Akhbar un militant BDS.
« Le pouvoir aux EAU a été pris sur le fait à plusieurs reprises pour
tenter de normaliser des relations avec Israël, dans les sports, dans
le commerce des diamants, et même dans les milieux universitaires, mais
c’est de loin le pire exemple de cette normalisation honteuse », a
déclaré Omar Barghouti, militant palestinien des droits de l’Homme et
co-fondateur de lu mouvement pour le Boycott, le Désinvestissement et
les Sanctions (BDS) contre Israël.
Le ministère israélien de la Défense est censé avoir bloqué un accord
entre la société israélienne Aeronotics qui produit des drones, et les
Emirats Arabes Unis, révèle l’Agence palestinienne Maan News, citant un rapport du site basé à Paris, IntelligenceOnline publié le 12 janvier dernier.
Les Émirats arabes unis ont voulu acheter plusieurs drones de la
société Aeronautics israélienne spécialisée dans les engins aériens sans
pilote, mais le ministère de la Défense israélien a refusé de donner
son accord à la transaction.
Un journal d’affaires israélien a rapporté le 12 Janvier que le PDG
et fondateur de la société Aeronautics, Avi Leumi, a récemment
démissionné de son poste et que la société cherche actuellement à le
remplacer. L’entreprise, largement connue pour sa production de drones, a
été fondée il y a 14 ans.
Aeronautics est la 5e société israélienne de défense et elle fabrique
au moins six types de drones, dont plusieurs ont été expérimentés et
utilisés contre les Palestiniens dans des attaques israéliennes à Gaza.
Un rapport de Human Rights Watch publié en 2009 analyse en détail comment les drones israéliens ont tué au moins 29 civils durant la même année.
« L’achat d’armes israéliennes qui sont testées sur les Palestiniens
et les civils libanais est une forme de complicité directe dans le
blanchissement des crimes de guerre israéliens », a déclaré Barghouti.
En juillet 2011, la campagne BDS a appelé à un embargo militaire
complet sur Israël, ce qui comprend en tête de liste une interdiction
totale d’acquérir des armes israéliennes.
Les EAU se sont mis à fortement développer leur arsenal et leur
tentative récente d’acheter des drones israéliens réflète leur puissance
militaire grandissante. En 2010, les Emirats Arabes Unis ont été
considérés comme « le plus gros acheteur étranger d’équipements de
défense de fabrication américaine », selon un rapport du Pentagone.
« Le gouvernement des EAU s’active à saboter la campagne d’isolement
croissant d’Israël à travers le monde et il s’active en particulier à
saper le boycott arabe d’Israël auquel les Émirats souscrivent
officiellement », a ajouté M. Barghouti.
Source : http://english.al-akhbar.com/conten... / http://www.info-palestine.net/artic... d'après : http://www.protection-palestine.org/spip.php?article11482
L’ancien président sud-africain, F. W. de Klerk, compare l’apartheid d’Israël à celui de l’Afrique du Sudinfo-palestine le mardi 10 janvierF. W. de Klerk : « En ce qui nous concerne, nous avons échoué ».
Tiré d’un long extrait de l’interview de De Klerk le 29 décembre dernier sur la BBC Radio 4 :
« Ce que j’ai soutenu quand j’étais
jeune politicien est exactement ce que le monde entier soutient
aujourd’hui pour Israël et la Palestine, à savoir que des États-nations
séparés seront la solution. Dans notre cas, nous avons échoué. Il y a eu
trois principales raisons à cela. Nous avons échoué parce que les
Blancs voulaient trop de terres pour eux. Nous avons échoué parce que la
majorité des Noirs disaient que ce n’était pas de cette façon qu’ils
voulaient leurs droits politiques. Et nous avons échoué parce que nous
étions devenus économiquement totalement intégrés. Nous étions devenus
une omelette économique et vous n’arriverez jamais dans une omelette à
séparer le jaune et le blanc de l’œuf. Et nous avons réalisé au début
des années quatre-vingt que nous nous trouvions dans un environnement
devenu moralement injustifié. »
Mondoweiss, dans un article d’Adam Horowitz, traite aussi de cette question. Les commentaires sont éloquents. Un commentateur observe notamment : « Alors, aujourd’hui ce sont les DEUX côtés dans le combat sur l’apartheid sud-africain qui appellent un chat un chat en Palestine ».
Effectivement. L’archevêque Desmond Tutu, il y a près de dix ans de cela :
« L’archevêque sud-africain Desmond Tutu a accusé Israël de pratiquer l’apartheid dans sa politique envers les Palestiniens.
Le Prix Nobel de la paix a déclaré
qu’il avait été "profondément bouleversé" par une visite en Terre
sainte, ajoutant, "cela m’a rappelé tellement ce qui nous est arrivé, à
nous les Noirs, en Afrique du sud." »
Ainsi donc, maintenant, ce sont les deux, l’oppresseur
(qui fut l’allié longtemps d’Israël) qui appliquait l’apartheid et
l’opprimé d’autrefois, qui se rejoignent pour condamner la politique
israélienne dans la Cisjordanie occupée.
Bantoustans noirs en Afrique du Sud ; bantoustans palestiniens en Cisjordanie occupée.
(cartes sur Mondoweiss - Philip Munger)
d'après : http://www.info-palestine.net/article.php3?id_article=11645
BDS, des armes économiques pour relayer la politique
Omar Barghouti - Campagne Boycott, Désinvestissement, Sanctions
publié le samedi 31 décembre 2011.
Interview
Comment la société civile palestinienne, qui apparaît de
l’extérieur comme plutôt fragmentée, a-t-elle pu se rassembler dans
cette campagne ?
Omar Barghouti (OB) : Notre résistance populaire et
pacifique se heurte depuis des décennies à l’occupation israélienne, au
colonialisme et à l’apartheid, malgré les médiations occidentales (ou
avec leur complicité). Il nous fallait changer d’échelle, en impliquant à
la fois la résistance locale et une solidarité internationale soutenue.
Notre histoire et le succès du combat sud-africain contre l’apartheid
ont été les principales inspirations pour lancer le mouvement en 2005,
même si quand nous accusons Israël d’être un État d’apartheid, nous
faisons autant référence à la définition de l’apartheid donnée par les
Nations unies qu’à l’Afrique du Sud. En effet, dans les trois segments
de la société palestinienne (les territoires occupés, les Palestiniens
citoyens d’Israël et les réfugiés), les organisations se sont réunies
autour d’un consensus inédit de lutte basée sur les droits humains et le
droit international. Indéniablement, c’est cette union qui permet le
succès de la campagne, là où les gouvernements et l’ONU avaient échoué.
Le boycott, ce n’est pas une initiative qui peut sembler radicale ?
OB : La campagne a été lancée douze ans après les
accords d’Oslo. Entre temps, Israël a plus que doublé son occupation des
territoires palestiniens, chassé des milliers de Palestiniens, détruit
la majorité de notre agriculture, de notre industrie, accaparé nos
ressources en eau et accentué notre dépendance envers son économie...
Les « moyens démocratiques » ont été épuisés, ils se sont révélés
inutiles au regard de cette réalité : dans un conflit colonial, aucune
diplomatie ne parvient à forcer un colonisateur à rendre ses privilèges.
La résistance, quand elle prend la forme d’une campagne comme BDS, peut
amener Israël sur un terrain où sa force armée subventionnée est
inefficace.
Pouvez-vous nous donner des exemples réussis du boycott ?
OB : Dernièrement, la campagne, qui prend de
l’ampleur dans les pays du Golfe, a connu un succès majeur contre
Alstom : après deux ans de pressions des sociétés civiles palestinienne,
arabes et européennes, l’Arabie saoudite a exclu Alstom de la seconde
phase du Haramain Railway reliant la Mecque à Médine, un projet de 10
milliards de dollars perdu à cause de l’implication d’Alstom dans le
tramway reliant Jérusalem aux colonies juives dans les territoires
palestiniens occupés. Cela montre aux entreprises que la complicité avec
la politique de colonisation d’Israël a des conséquences financières,
et non seulement morales.
Qu’attendez-vous des entreprises ?
OB : Nous ne demandons pas encore aux entreprises
internationales de se joindre au mouvement, mais de ne plus se rendre
complices de sociétés ou de projets israéliens qui violent le droit
international et les droits humains. Comme les exemples de Veolia et
d’Alstom le montrent, l’engagement dans de tels projets israéliens, même
relativement petits, peut potentiellement les priver de contrats très
lucratifs, et pas seulement en Europe du Nord ! La responsabilité
sociale, l’éthique, doivent devenir plus qu’un slogan que les
entreprises adoptent, tout en continuant leur « business as usual » dans
des projets qui violent les droits humains. Elles ont tout intérêt à le
faire, cela devient une composante nécessaire de leur stratégie dans un
monde post-printemps arabe. Le contexte actuel verra probablement élire
des gouvernements qui soutiendront plus les droits des Palestiniens
face à Israël et à l’Occident... Les entreprises impliquées dans
l’occupation et l’apartheid auront alors un prix bien plus lourd à
payer.
Comment est perçue la campagne BDS en Israël ?
OB : Les officiels israéliens qualifient la campagne
de « menace stratégique », car l’establishment et ses puissants lobbies
aux États-Unis, en France, en Angleterre et ailleurs ont échoué à
freiner son amplification : des groupes religieux, juifs et autres, des
fédérations syndicales et syndicats de dizaines de pays (en Europe mais
aussi au Brésil, au Canada, en Inde ou en Turquie), des leaders
intellectuels, viennent grossir le mouvement. Les attaques sur Gaza à
l’hiver 2008-2009 ou contre les flottilles en 2010 ont à chaque fois eu
des répercussions immédiates en termes de changement d’échelle,
notamment dans le milieu culturel. Le boycott académique de nombreuses
universités et intellectuels, comme la multiplication d’annulations de
visites d’artistes blockbusters prévus en Israël, ont fait taire le
scepticisme sur le potentiel de la campagne. Enfin, notre appel
contient, en toute logique, une dimension qui est rarement notée : nous
invitons les Israéliens à soutenir notre appel, pour la justice et une
véritable paix. Ainsi, les citoyens israéliens juifs anticoloniaux qui
partagent nos valeurs sont nos partenaires. Le Centre d’information
alternative (AIC) et le Comité israélien contre les destructions de
maisons (ICAHD) sont à l’origine d’un appel « de l’intérieur », en 2009,
dont les adhérents se multiplient en Israël. La Coalition des femmes
pour la paix a notamment monté Who Profits from the Occupation ?, une
base de données des entreprises israéliennes et internationales
impliquées dans l’occupation. Cette liste est consultée par des
investisseurs, des acteurs économiques et des institutions
internationales.
Chiffres clés
En 2010, la satisfaction des citoyens du Moyen- Orient sur la
participation citoyenne (libre élection des dirigeants, liberté
d’expression, d’association et de la presse) était la plus faible au
monde avec une moyenne régionale de 20.48% (contre 91.2% pour les pays
de l’OCDE). Les taux varient de 67.8% en Israël à 2.8% en Lybie, avec
35.5% au Liban et 13.13% en Egypte.
La région est l’une des plus contrastées en termes de
développement humain (IDH) : l’Afghanistan, dont l’IDH est l’un des plus
bas au monde (0,35) a aussi l’un des plus importants indices de
fécondité (ISF), plus de 6,5 enfants par femme. A l’opposé, le Qatar et
Israël ont un IDH autour de 0,925 et une fécondité entre 2,5 et 3.
L’Index global de la faim a diminué de 39% par rapport à 1990,
passant de 7,9 à 4,8, avec une diminution de 50% ou plus en Turquie, en
Arabie saoudite, en Iran et au Koweït. Aujourd’hui, l’anémie touche
jusqu’à 86% des jeunes enfants au Soudan alors que 39% de la population
Koweitienne est obèse.
Si le Moyen-Orient est aujourd’hui la zone la moins peuplée du
monde, c’est elle qui connaîtra l’essor démographique le plus
important : +147% de population d’ici 2033 (+45% en Europe).
Les combustibles représentent 76% des exportations du
Moyen-Orient, qui, depuis trente ans, est la région qui reçoit les plus
gros montants d’aide publique des États-Unis : Israël est doté de plus
de 3 milliards de dollars en 2011. L’Égypte reçoit la moitié de cette
somme, la Jordanie 700 millions, les Palestiniens 500 millions.
La région est l’une des mieux répartie entre populations urbaines
et rurales, mais seules 18% des terres cultivables sont cultivées.
L’Égypte et les Emirats arabes unis sont parmi les plus grands
acquéreurs mondiaux de terres arables à l’étranger, comme l’Arabie
saoudite qui, en 2008, a acheté 2,7 millions d’hectares à l’Indonésie,
la Tanzanie et le Soudan.
En Egypte et en Arabie saoudite, le réchauffement climatique fera
chuter de 50% les rendements agricoles d’ici 2050. Les eaux du Jourdain
et les aquifères de Cisjordanie sont répartis à 90% pour les
Israéliens, à 10%pour les palestiniens.
Sources : Nations Unies, Banque Mondiale, GRAIN, FAO, Unicef, Congressional Research Service.
B&Cbrief - n° 14 - septembre 2011 - diffusé en français par Omar Barghouti
Omar Barghouti - Campagne Boycott, Désinvestissement, Sanctions
Omar Barghouti est un militant des droits
humains, membre fondateur du mouvement de boycott mondial contre Israël à
direction palestinienne, et auteur de Boycott, désinvestissement,
sanctions. (BDS) contre l’apartheid et l’occupation de la Palestine
(Éditions La Fabrique). d'après : http://www.protection-palestine.org/spip.php?article11434
Le mouvement en faveur du Boycott de l’état israélien unit les peuplesInfo palestine - jeudi 22 décembre 2011 - 06h:48
Pour ceux qui doutait encore de la nature ségrégationniste de
l’Etat israélien, maintenant c’est fait, Israël a été officiellement
déclaré « Etat d’apartheid » lors d’une session du Tribunal Russell sur
la Palestine, au Cap le 7 novembre.
Janvier 2009, Johannesburg - Manifestation en faveur du boycott de l’état sioniste Dans son argumentaire, le Centre palestinien pour les Droits de l’Homme basé à Gaza
a notamment cité la quatrième Convention de Genève et le Statut de Rome
de 2002 de la Cour pénale internationale, qui interdisent « le
transfert, direct ou indirect, par la puissance occupante d’une partie
de sa propre population civile dans le territoire qu’elle occupe. »
Ce fut aussi le moment opportun pour lancer la Journée
internationale de solidarité avec le peuple palestinien, approuvée par
l’ONU, en ce jour du 29 Novembre coïncidant avec l’anniversaire du vote
de l’ONU pour le plan de partition, célébré la première fois en 1976.
Les militants du mouvement Boycott Désinvestissement et Sanctions (BDS) ont organisé plus de 60 actions dans 10 pays européens dans le cadre d’une journée d’actions invitant les supermarchés et les gouvernements à « Sortir l’apartheid du menu ».
Au Royaume-Uni, une journée d’action BDS a été déclarée au Royaume-Uni, ciblant Tesco,
la plus grande chaîne de supermarchés britanniques, la seule dans ce
pays qui vend ouvertement des produits provenant des territoires
illégaux. Les actions allaient des manifestations jusqu’au travail de
mise en réseau et de lobbying sur Internet, en passant par des
ré-étiquetages dans les magasins. Alors que Agrexco vient de perdre sa place du plus important fournisseur de produits laitiers vers l’Europe, maintenant, c’est Mehadrin
qui occupe cette position et a été à son tour la cible des actions
européennes contre les exportateurs israéliens de produits agricoles.
Aux Etats-Unis, des manifestants sont montés à bord
d’autobus gérés par Veolia afin de parler aux passagers des politiques
d’apartheid en Israël. Des militants de Boston ont lancé une campagne
dénonçant les contrats signés entre Veolia
et la société de train Massachusetts Bay. À Baltimore, ils ont
manifesté à Penn Station aux heures de pointe, en chantant une chanson
de la liberté et en démontrant les connexions entre les luttes
palestiniennes et américaines pour l’égalité, liant les profits de
Veolia au racisme et à l’exploitation en Israël/Palestine et celle des
travailleurs de la municipalité.
Pour contrer la vague croissante d’actions BDS et
attirer les acheteurs de Noël, les lobbyistes israéliens ont lancé,
cyniquement et à la hâte, la semaine « Acheter israélien », le 28
novembre. Luke Akehurst, directeur de « We Believe en Israël » (Nous
croyons en Israël), a appelé à deux jours de BUYcott, avec des bons de
réduction, parrainés par « StandWithUs », El-Al, le Fonds national juif
et d’autres piliers de cet apartheid israélien.
Alors que les sympathisants américains étaient
cordialement tolérés dans leurs protestations contre les activités de
cette compagnie, en Palestine leurs compatriotes ont été violemment
arrêtés pour avoir affronté Veolia et la compagnie Egged, les deux principaux coupables, et cibles des militants BDS en Europe.
Encouragés par leurs sympathisants occidentaux, six
Palestiniens du mouvement « Palestinian Freedom Riders » (Les voyageurs
palestinien de la Liberté) du nom de la légendaire « Freedom Riders » du
sud des Etats-Unis qui a eu lieu dans les années 60, sont montés à bord d’un bus de colons
près de la colonie juive de Psagot. Tout comme ces Américains noirs et
blancs (dont de nombreux juifs) de cette époque, les Palestiniens ont
été forcés à sortir du bus et ont été arrêtés.
Cette nouvelle génération de « Freedom Riders » devrait
inspirer les occidentaux pour qui « C’est un devoir moral de mettre fin à
la complicité avec Israël et son système d’apartheid », selon Badee Dwak d’Hébron
arrêté à ce moment. Un autre des militants arrêtés, Basel Al-Araj, n’a
pas mâché ses mots : « Les colons sont à Israël ce que le Klu Klux Klan
était au pays de Jim Crow : une clique de fanatiques ne respectant
aucune règle, ayant une énorme influence dans la politique israélienne
d’aujourd’hui et qui s’impose avec une extrême violence et une impunité
absolue. »
La lauréate du prix Pulitzer, l’écrivaine Alice Walker
a écrit : « Montez dans les bus pour aller où vous vous voulez.
Asseyez-vous librement. Aller à Jérusalem avec ma bénédiction. Comme
beaucoup de mes compatriotes, j’ai déjà été témoin du même cas de figure
avant et je sais où cela peut mener. A un redressement de la tête et à
une respiration complète pour l’âme. Certains d’entre nous ont versé du
sang, d’autres des larmes. Certains ont versé les deux. Tout cela pour
une cause sacrée et digne que nous servons, nous, citoyens
magnifiquement conçus et Êtres de cet Univers. »
Malheureusement, le président Barack Obama, qui a loué
les Freedom Riders des années 1960 pour leur courage et leur dévouement,
n’a pas aujourd’hui de tels mots pour ces hommes et femmes aussi
courageux que ceux dont ils se sont inspirés.
Dans le monde arabe, les actions BDS de cette journée ont logiquement franchi une nouvelle étape.
En Jordanie, 7000 personnes se sont rassemblées dans la
vallée du Jourdain et ont marché vers la frontière israélienne pour
condamner l’expansion des colonies. Ils ont appelé à la libération
d’Al-Qods (Jérusalem), foyer de la Mosquée Al-Aqsa, le second site le
plus saint pour les musulmans. « Nous sacrifierons nos âmes et le sang
pour Al-Aqsa et Al-Qods », scandaient les Jordaniens, appelant les
autorités à « déchirer » son traité de paix avec Israël.
Même si 100 000 Égyptiens étaient déjà rassemblés sur la place Tahrir, le 26 novembre,
pour une autre cause - défendre la révolution égyptienne - un
rassemblement de 5000 personnes, parrainé par Al-Azhar et l’Union des
oulémas musulmans, a appelé les musulmans à combattre la « judaïsation
de Jérusalem ». L’imam de Al-Azhar, Ahmed Al-Tayeb, a déclaré : « Nous
déclarons à Israël et à l’Europe que pas même une pierre ne sera
déplacée là-bas ! Nous ne le permettrons pas. » Les militants
scandaient : « Tel-Aviv, Tel Aviv, le jour du jugement a sonné. »
En décembre, il y eut encore une victoire pour une
poignée courageuse de fans de tennis arrêtés pour avoir protesté contre
l’Open de tennis féminin en Nouvelle-Zélande, où jouait l’Israélienne Shahar Peer.
Après un procès d’un an, ils ont finalement été innocentés dans une
décision historique rendue par la Haute Cour de Justice. Le juge a
déclaré « troubler le jeu d’un individu lors d’un événement sportif ne
peut pas être considéré comme un trouble à l’ordre public. » John Minto
lança ironiquement, « Déranger n’est pas un crime, le trouble fait
partie de l’existence même de la démocratie. » Il a dit qu’il était
clair que la manifestation était destinée à transmettre à la joueuse de
tennis les préoccupations sur la façon dont Israël traite les
territoires palestiniens.
Contrairement à la vague d’artistes occidentaux qui
boycotte désormais les événements liés à Israël, l’emblématique
chanteuse et actrice Barbara Streisand a participé à Los Angeles à un
gala de collecte de fonds pour les Amis des IDF (Forces de défense
d’Israël). Streisand soutient « OneVoice », qui est en faveur d’une
solution à deux Etats, mais qui ne remédie pas aux injustices
structurelles et qui est déjà discrédité depuis longtemps. Parmi les
invités d’honneur, on pouvait compter le magnat des médias Haim Saban et
l’ancien chef militaire israélien Gabi Ashkenazi, qui a commandé les attaques sur Gaza en 2008-09 où 1400 Palestiniens ont été assassinés.
Une vidéo de propagande israélienne, lors de l’apparition de Streisand,
montrait des soldats israéliens sur fond de coucher de soleil
resplendissant. Un coucher de soleil honteux pour sa propre carrière.
Dans ue initiative de désinvestissement merveilleusement
surprenant, les hommes au pouvoir en Israël ont été absolument furieux
de voir BNP Paribas cesser ses activités dans leur pays.
Le gouverneur de la Banque d’Israël, Stanley Fischer, le ministre des
Finances Youval Steinitz et David Zaken, superviseur des banques,
estiment que le conseil d’administration a cédé aux pressions. Le départ
d’une banque étrangère est une première. BNP Paribas avait des
activités en Israël depuis 2003. La banque affirme qu’elle a subi des
conséquences graves en raison de la crise grecque, et pourtant il s’agit
de la seule banque étrangère qui quitte la place.
Malheureusement, aucune sanction institutionnelle au
niveau international contre Israël n’a été imposée ces derniers mois. Au
contraire, les États-Unis continuent de s’opposer aux tentatives de
boycott d’Israël, soumettant en particulier à une forte pression la
Ligue arabe, qui soutient officiellement le mouvement BDS. En vertu des
lois anti-boycott promulguées en 1978, les entreprises américaines ont
l’interdiction de se lancer dans tout boycott, directement ou pas, et
sont tenus de déposer d’abord ce genre de demande auprès ministère du
Commerce. L’OMC est aussi complice, puisqu’Israël est censé être traité
« le plus favorablement possible par les États membres. »
Cette pression a malheureusement son effet. Des membres
du Conseil de coordination Golfe-Maroc, en particulier le Qatar, Bahreïn
et Oman, ont adhéré aux arguments des États-Unis selon lesquels le
boycott nuit au « processus de paix » et qu’il faut fermer les yeux
devant l’apartheid et même continuer à faire du commerce avec Israël
sans broncher.
Mais le printemps arabe oblige ces gouvernements sourds
et aveugles à se réveiller face aux exigences de leurs peuples. Surtout
que la pièce maîtresse des États-Unis pour sa vision du nouveau
Moyen-Orient - l’Irak - n’ose pas mettre fin aux actions de boycott qui
marquaient déjà la politique irakienne avant l’invasion américaine.
* Eric Walberg écrit actuellement pour l’hebdomadaire Al-Ahram au Caire.
Son livre "Postmodern Imperialism : Geopolitics and the Great Games" peut être obtenu chez
www.claritypress.com/Walberg.html.
Site d’Erik Walberg : http://ericwalberg.com. d'après : http://www.info-palestine.net/article.php3?id_article=11579
Lettre ouverte a Jane Birkin BDS Maroc 23 Décembre 2011 Chère Jane Birkin,
Nous disons ‘Chère’. Non par familiarité – nous ne nous le permettrions pas. Mais comme une marque de proximité. Oui, la proximité entre vous et nous, c’est de sentir que nous sommes animés par le même souci de voir se réaliser cet axiome de base : nous, humains, sommes des êtres égaux. Femmes, Hommes, Français, Palestiniens ou Marocains, de quelle que religion ou conviction, nous pensons que toutes et tous méritent que leur dignité soit respectée – sans distinction.
Proximité, parce que vous êtes une artiste qui n’a pas placé ses talents dans un ‘au-delà de la politique’ tout à fait fictif : vous n’iriez pas vous produire dans des circonstances où, clairement, ‘on’ arrête, ‘on’ torture, ‘on’ occupe, ‘on’ pille,…
La situation des opprimés, des bafoués, ne vous est pas indifférente.
Ainsi, par exemple, vous avez fait campagne avec Amnesty International pour Aung San Suu Kyi. Et aujourd’hui, le ciel pourrait commencer à se rouvrir au-dessus de la Birmanie. Vous y aurez contribué.
Pour notre part, nous avons répondu à l’appel de la société civile palestinienne qui a opté pour lutter par tous les moyens pacifiques possibles pour que cesse l’Apartheid contre les Palestiniens qui sont citoyens d’Israël. Pour que soit reconnu le droit des Palestiniens chassés de leurs maisons en 1948 à choisir de revenir et à recouvrer leurs biens Pour que cesse la colonisation et l’entreprise d’épuration ethnique menée tant en Cisjordanie qu’à Gaza.
Comme pour le régime d’Apartheid d’Afrique du Sud, cet appel tient pour acquis qu’une campagne mondiale de Boycott, de Désinvestissement et de Sanctions internationales seront à même de venir à bout de l’injustice.
Nous nommes sûrs que, vous, fille de passeur de résistants à l’époque du nazisme, vous n’auriez jamais accepté de vous produire à Pretoria, au temps de l’Apartheid.
Oui. Apartheid en Palestine aussi. Parce qu’il ne s’agit pas du racisme ordinaire ou de discriminations circonstancielles, comme il y en a malheureusement trop, en Europe par exemple. Il s’agit de racisme « légal » – institutionnalisé. Pour ne citer qu’un exemple. De par la loi, un(e) Palestinien(ne) citoyen(ne) d’Israël n’a pas le droit d’épouser un(e) Palestinienne qui habite la Cisjordanie, ou Gaza. Ou encore : de par la loi, l’accès – pour les Palestiniens – à la propriété foncière et à la construction d’une maison se heurte à des obstacles légaux insurmontables. Alors que n’importe quelle personne, réputée juive, à travers le monde, bénéficie – de par la loi – de la citoyenneté de l’Etat d’Israël et de tous les droits qui y sont attachés – en particulier d’avoir automatiquement une maison, et éventuellement de disposer à la demande de l’espace pour en construire une. Les Palestiniens ont moins de droits dans leur propre pays que n’importe quel migrant débarquant de Russie, de France ou des Etats- Unis.
Cela à soit seul – la discrimination ethnique légalisée – serait une raison suffisante pour répondre à l’appel au boycott culturel et artistique qui fait l’unanimité des Palestiniens.
Pas plus tard que ce Jeudi, Victor Batarseh, Maire de Bethlehem, à l’occasion de son message de Noël, parlant de l’incessant progrès de la colonisation en Cisjordanie, disait : “They act as if this is their land and we are the foreigners.”
Et son appel est : “the international community should boycottIsraeluntil it accepts Palestinian independence”.
Nous n’arrivons pas à nous imaginer que la Jane qui a chanté pour Aung San Suu Kyi accepterait de se produire à quelques encablures (c’est petit la Palestine !) des prisons où croupissent des milliers de prisonniers politiques palestiniens (y compris des femmes et des enfants) dont certains sont internés sur simple décision administrative indéfiniment renouvelable.
L’opinion publique d’Israël se fait d’elle-même une très haute opinion quant à la culture et au sens des arts. Malheureusement, cette opinion – qui est assez partagée et entretenue en Europe – joue comme un écran qui couvre une réalité beaucoup moins reluisante. Participer au spectacle du salon peut contribuer à masquer ce qui se passe dans la cuisine et dans l’arrière-cour…
Nous ne pensons pas que la fille du passeur de résistants contre le nazisme pourrait ignorer qu’elle se produit devant un public qui a soutenu à 94% la récente aventure militaire particulièrement meurtrière contre Gaza (près de 1400 morts et 5000 blessés, civils pour une grande part) – au sujet duquel un rapport de l’ONU utilise une litote en parlant d’ « actes pouvant constituer des crimes de guerre et peut-être, dans certaines circonstances, des crimes contre l’humanité ». Refuser de se produire pourrait aussi contribuer à ce que les gens de conscience se posent des questions sur ce qu’ils considèrent comme leur « bon droit » : occuper, coloniser, discriminer. C’est aussi cela votre pouvoir en tant qu’artiste.
En vous demandant de ne pas être indifférente à l’appel des Palestiniens pour le boycott culturel et de renoncer à vous produire en Israël, nous sommes sûrs que nous ne serons pas déçus.
C’est en tous cas la Jane Birkin de notre imaginaire. Nous attendons avec impatience de savoir ce que la Jane Birkin réelle décidera finalement.
Recevez nos sincères salutations.
BDS Maroc d'après : http://www.bdsmaroc.org/lettre-ouverte-a-jane-birkin/
Lettre de "Boycott de l’intérieur" à la pianiste française Hélène GrimaudBoycott de l’intérieur
publié le samedi 17 décembre 2011.
Les tentatives d’Israël de masquer ses violations
systématiques des droits humains et l’oppression qui dure depuis des
décennies contre les Palestiniens reposent largement sur sa capacité à
conserver une image de progressiste et de démocrate aux yeux de la
communauté internationale.
Chère Hélène Grimaud,
Nous sommes des citoyens d’Israël qui soutiennent l’appel de la
société civile palestinienne pour le Boycott, le Désinvestissement et
les Sanctions (BDS) contre la politique d’Israël de racisme, d’apartheid
et d’occupation, envers le peuple palestinien. Nous avons appris
récemment que vous envisagiez des concerts en Israël, alors nous vous
écrivons pour vous demander de ne pas venir. Merci de nous lire jusqu’au
bout.
Les tentatives d’Israël de masquer ses violations systématiques des
droits humains et l’oppression qui dure depuis des décennies contre les
Palestiniens reposent largement sur sa capacité à conserver une image de
progressiste et de démocrate aux yeux de la communauté internationale.
Israël se présente souvent comme la « seule démocratie au
Moyen-Orient ». Cependant, la politique israélienne d’apartheid n’est
pas séparable même de ce qui, apparemment, semble aussi allègre et
joyeux que des concerts de rock : les Palestiniens qui sont fans de
votre musique et qui se trouvent en Cisjordanie, sur une terre gouvernée
par Israël, vivent sous la loi martiale et ils ne seront pas autorisés à
venir à Tel Aviv et profiter de votre prestation.
Le peuple palestinien se voit refuser des libertés parmi les plus
élémentaires : la liberté de mouvement, la liberté d’accéder à ses
terres agricoles qu’on lui a volées et la liberté de manifester sans
risquer sa vie, face à la violence : quand les Palestiniens manifestent
contre le gouvernement israélien, ils s’exposent à un comportement
brutal. (1)
Leurs parents et amis, dans la bande de Gaza (44 % des Palestiniens
de Gaza ont moins de 14 ans), vivent sous un siège invalidant, réduisant
les quantités de nourriture, de fournitures médicales et de matériaux
de construction dont ils ont cruellement besoin. (2)
Dans le quartier de Silwan, à Jérusalem-Est, les enfants se font
enlevés, dans leur maison, en violation du droit international, et sont
emmenés pour des interrogatoires violents par la police. (3)
De nombreux artistes sont venus ici, en Israël, plein de bonne
volonté, et avec l’intention d’utiliser leur art comme un moyen pour
modifier l’opinion publique israélienne et faire passer un message de
paix. Mais ce fut loin d’être un succès (même avec Roger Waters, qui
maintenant soutient BDS). Au contraire, les spectacles à grand
retentissement, comme le vôtre, vont dans le sens voulu du gouvernement
qui veut se blanchir de ses crimes de guerre et donner à Israël une
image d’ « État moderne », où les célébrités viennent se produire et en
admirer les sites. En réalité, certains de ces sites sont situés sur une
terre occupée, et plus de trois millions de personnes, dont vos fans
palestiniens, ne peuvent assister aux concerts à Tel Aviv, bien qu’ils
soient sous contrôle israélien, à savoir sous occupation israélienne.
Mais il faut indiquer que des artistes éminents et des personnalités
publiques ont soutenu et soutiennent la campagne BDS. En voici quelques
exemples.
Roger Waters : « A mon avis, le contrôle intolérable
et draconien qu’Israël exerce sur les Palestiniens assiégés dans Gaza,
et sur les Palestiniens de Cisjordanie occupée (dont Jérusalem-Est),
auquel s’ajoute son déni des droits des réfugiés à rentrer dans leur
foyer en Israël, exige des personnes qui ont l’esprit honnête à travers
le monde qu’elles soutiennent les Palestiniens dans leur résistance
civile non violente.
« Pour moi, cela veut dire déclarer mon intention d’être solidaire, non
seulement du peuple de Palestine, mais aussi des milliers d’Israéliens
qui désapprouvent la politique raciste et colonialiste de leur
gouvernement, en rejoignant la campagne de Boycott, Désinvestissement et
Sanctions (BDS) contre Israël, jusqu’à ce qu’il se conforme aux trois
droits humains fondamentaux exigés par la loi internationale ». (4)
Elvis Costello : « Il y a des circonstances où le
simple fait d’avoir ajouté votre nom à un calendrier de concerts peut
s’interpréter comme un acte politique, un acte qui a plus de portée même
que tout ce qui peut être chanté, et qui peut laisser penser qu’on n’a
pas à l’esprit la souffrance de l’innocent.
« Certains vont penser qu’on ne peut rien en connaître sans une
expérience personnelle, mais si ces sujets sont en réalité trop graves
et trop complexes pour être abordés dans un concert, il est aussi
absolument impossible d’en détourner simplement le regard.
« Je ne peux pas imaginer recevoir une nouvelle invitation pour jouer en
Israël, cela relève du regret, mais je peux imaginer un meilleur moment
où je n’aurais pas écrit cela. (5)
Faithless : « Nous avons été invités pour faire
certains spectacles cet été dans votre pays et, c’est avec le cœur lourd
que j’ai le regret de décliner l’invitation. Pendant que des êtres
humains se voient délibérément refuser non seulement les droits, mais
aussi les besoins de leurs enfants et de leurs grands-parents et
d’eux-mêmes, je ressens au plus profond de moi-même que je ne dois
envoyer aucun signe, même tacite, comme quoi cela serait "normal" ou
"OK" ».
Alice Walker : « Passer les check-points israéliens,
c’est le retour au temps du combat pour les Droits civiques aux
États-Unis... Je suis une grande partisane du BDS. Franchement, je pense
que c’est la meilleure, absolument la meilleure méthode. » (6)
Devendra Banhart : « Malheureusement, nous avons
essayé de faire comprendre clairement que nous étions venus pour
partager un message humain et non pas politique, mais il semble que nous
ayons été utilisés pour soutenir des opinions qui ne sont pas les
nôtres. » (7)
Mike Leigh : « Comme vous le savez, j’ai toujours eu
de sérieuses craintes à venir, mais je me suis laissé convaincre par
votre sincérité et votre engagement... Et c’est à cause de ces qualités
particulières qui sont les vôtres que je suis particulièrement désolé de
devoir vous laisser tomber. Mais je n’ai absolument pas le choix. Je ne
peux pas venir, je ne veux pas venir, et je ne viendrai pas. Huit
semaines après notre déjeuner, s’est produite l’agression israélienne
contre la flottille. Alors que j’observais le monde condamner à juste
titre cette atrocité, j’ai failli annuler. Je voudrais aujourd’hui
l’avoir fait, et je m’en veux de ma lâcheté. Depuis, votre gouvernement
est allé de mal en pis. Inutile que je détaille tout ce qu’il a fait...
Je n’étais toujours pas confronté à la perspective de me retirer jusqu’à
ces dernières semaines, mais la reprise des constructions illégales en
Cisjordanie m’a fait amener à l’envisager sérieusement. Et maintenant,
voilà le Serment de fidélité ! C’est la goutte de trop, outre le blocus
criminel en cours de Gaza, pour ne pas citer les tirs continuels contre
des gens innocents, y compris des jeunes... » (8)
Macy Gray : « J’ai vérifié ce qu’il en était, et
j’ai déclaré que je n’aurais certainement pas joué ici si j’avais su ne
serait-ce que le peu que je sais aujourd’hui. » (9)
Nous avons appris que de ne pas se produire ici est très efficace
pour promouvoir la justice dans la région, car les décideurs politiques
israéliens en arrivent à comprendre que la communauté internationale
n’approuve pas leur politique brutale à l’égard du peuple palestinien.
Par conséquent, nous vous demandons d’examiner votre décision de vous
produire en Israël. Au vu des faits relatés ci-dessus, vous pouvez faire
la différence et promouvoir la justice et les droits humains, en
décidant de ne pas jouer en Israël en ce moment !
Si vous êtes intéressée pour connaître ce qu’un groupe de citoyens
israéliens qui soutiennent BDS peut avoir à vous dire, merci de nous le
faire savoir. Nous serions heureux de répondre à tout commentaire et à
toute question de votre part. Nous vous recommandons aussi de vous
rendre directement à la source et d’avoir un échange avec des
représentants de la Campagne palestinienne pour le boycott universitaire
et culturel d’Israël sur le site PACBI.
Sincèrement vôtres Boycott ! Soutien à l’appel BDS palestinien de
l’intérieur
Site : http://boycottisrael.info/
Courriel : admin@boycottisrael.info
Sources :
1 : http://mondoweiss.net/2011/07/lets-...
2 : http://www.guardian.co.uk/world/201...
3 : http://www.btselem.org/video/2011/0...
4 : http://www.alternativenews.org/engl...
5 : http://www.elviscostello.com/news/i...
6 : http://www.info-palestine.net/artic...
7 : http://www.inminds.com/article.php?...
8 : http://www.guardian.co.uk/film/2010...
9 - http://twitter.com/# !/MacyGraysLife...
Diffusé en anglais le 16 décembre 2011 par un militant du groupe BOYCOTT ! Soutenons l’appel palestinien BDS de l’intérieur (BFW) - traduction : JPP d'après : http://www.protection-palestine.org/spip.php?article11384
Mettre l’Apartheid israélien au coeur de la cible de la campagne BDS européenneJosé-Luis Moraguès - samedi 10 décembre 2011 - 07h:40
Le Tribunal Russel sur la Palestine, réuni en Afrique du Sud au
Cap les 5 et 6 novembre, a statué : "Israël commet le crime d’apartheid
et la persécution qui est un crime contre l’Humanité."
L’ONU 1975
La question du racisme d’Israël n’est pas nouvelle. Un
an après l’admission de l’OLP comme observateur à l’ONU en 1974, et la
réaffirmation « des droits inaliénables du peuple palestinien à
l’indépendance nationale et au droit au retour » par l’assemblée
générale des Nations Unies, cette même assemblée, adoptait le 10
novembre 1975, une résolution énonçant que « le sionisme est une forme
de racisme et de discrimination raciale ». Le poids du puissant
mouvement des pays non alignés n’était pas étranger à cette résolution.
Son déclin et le contexte de négociations lors de la conférence de
Madrid ont permis à Israël et ses alliés de faire en sorte que l’ONU -
fait rare - révoque cette résolution le 16/12/ 1991.
DURBAN 2001
La question revient sur le devant de la scène 10 ans
plus tard, en 2001, avec la « Conférence Mondiale contre le Racisme » de
l’ONU à Durban (Afrique du Sud). En marge du Forum officiel, le 3
septembre 2001, la déclaration finale du Forum des 6000 ONGs
représentées, mentionne à plusieurs reprises et très explicitement le
racisme et l’apartheid de l’état d’Israël, dans les points 98,99 et de
160 à 165 (1) :
« 99. Reconnaissant en outre qu’un système raciste fondé sur l’apartheid
à l’Israélienne est à la base des violations systématiques actuelles
des droits humains, y compris de graves violations de la quatrième
Convention de Genève de 1949 (à savoir, des crimes de guerre), des actes
et pratiques génocides et d’assainissement ethnique. (...) » et de
mentionner qu’un des aspects de ce racisme est le refus du retour des
réfugiés palestiniens. Le Forum des ONG a remis sur le tapis la nature
raciste de l’état d’Israël fondé sur l’apartheid.
La réaction israélienne est des plus violente. La
délégation du gouvernement israélien à la Conférence de Durban dénonce
la résolution des ONG comme étant une incitation à la haine des Juifs.
"C’est un langage de haine, parti d’une campagne pour délégitimer Israël
et le peuple israélien", a déclaré Noam Katz, le porte-parole de la
délégation. "C’est le pire document anti-juif depuis la fin de
l’Allemagne nazie", a commenté pour sa part le rabbin Abraham Cooper, du
centre Simon Wiesenthal, présent à Durban. Dans ces conditions de
nombreuses ONG européennes y compris des droits de l’Homme ( !) par
crainte d’être taxées d’antisémitisme se désolidariseront de la
déclaration jugée « excessive ». Caractériser Israël d’état raciste et
d’apartheid est tabou.
APARTHEID ET BDS SONT LIÉS DÈS L’ORIGINE
Pour les Palestiniens, Durban 2001 est une victoire qui
ouvre sur de nouvelles perspectives. Pour la première fois un large
courant de la société civile internationale a non seulement réaffirmé la
nature raciste de l’état d’Israël mais a caractérisé et dénoncé le
système d’apartheid mis en place par l’état raciste comme étant de même
type que celui de l’Afrique du Sud des années 1948 à 1991. Et il a
appelé à utiliser contre l’apartheid israélien les mêmes armes de combat
qu’à l’égard de l’apartheid Sud africain : le Boycott, le
Désinvestissement et les Sanctions.
Dans la logique de la déclaration de Durban et après
deux tentatives peu reprises en 2001 et 2002, le PACBI (Comité
Palestinien pour le Boycott Universitaire et Culturel) lance en 2004 son
appel au boycott des institutions universitaires et culturelles
israéliennes. Sur cette base, le PACBI, plusieurs associations de
Réfugiés, Stop the wall, PNGO et quelques autres, travaillent à la
construction de l’Appel BDS de juillet 2005, connu sous le nom de
l’Appel BDS du BNC (Comité National Palestinien du BDS) et qui dès son
lancement compte 171 organisations palestiniennes signataires,
représentant les 3 composantes du peuple palestinien et toutes les
catégories sociales, politiques et religieuses.
10 ANS D’EXACTIONS CRIMINELLES ISRAÉLIENNES POUR QUE SOIT LEVÉ LE TABOU SUR LA NATURE DE L’ETAT RACISTE ET D’APARTHEID ISRAELIEN
Après Durban 2001 la pression est telle, que même au
sein du mouvement de solidarité, la résolution de l’ONU de 1975
(Sionisme = racisme) peine à se faire entendre. Quant à caractériser
Israël d’état raciste fondé sur l’apartheid, ceux qui s’y aventurent
sont immédiatement accusés d’antisémitisme, soit rapidement isolés et
accusés de faire entrave au sacro-saint processus de Paix dont on mesure
aujourd’hui la nocivité. Comme l’écrit Omar Barghouti (7/12/2007) le
« processus d’Oslo » a été le coup le plus dévastateur pour la lutte
palestinienne d’autodétermination, parce qu’il a conduit à un glissement
de paradigme : d’une lutte d’un peuple opprimé contre ses occupants et
colonisateurs, à une dispute entre deux groupes nationaux avec des
droits et des revendications morales conflictuels mais symétriques. »
Cette fameuse symétrie dont s’est emparée la « gauche » sioniste
israélienne et européenne pour défendre « le droit à l’existence » de
l’état d’Israël. Ce qui n’est possible qu’en évacuant du débat la
question de la nature raciste de « l’état juif » d’Israël. En effet, qui
oserait défendre ouvertement le droit à l’existence d’un état raciste
et d’apartheid ?
Il aura fallu 10 ans d’exactions criminelles
d’Israël perpétrées pendant le « processus de paix » ( !) : « Opération
rempart » en 2002, le Mur, les attaques contre la Bande de Gaza (2003,
2005 ; 2006), la guerre contre le Liban (2006) et surtout la guerre
contre Gaza de l’hiver 2008-2009, et la condamnation de l’assemblée
générale de l’ONU pour que le tabou sur la nature de l’état d’Israël
soit levé et que soit enfin mis en oeuvre l’Appel BDS palestinien
pourtant lancé en 2005.
NOVEMBRE 2011 : LE TRIBUNAL RUSSEL SUR LA PALESTINE PORTE LE COUP DE GRÂCE ET APPELLE AU BDS
Après Londres et Barcelone, la troisième session du
Tribunal Russel sur la Palestine (TRP) s’est tenue au Cap en Afrique du
Sud les 5 et 6 novembre 2011. Pendant ces deux jours de travaux le TRP a
examiné la question suivante : « Les pratiques d’Israël envers le Peuple palestinien violent-elles l’interdiction internationale de l’apartheid ? ».
Selon le communiqué final, Le jury, composé de personnalités
internationales connues pour leur intégrité morale et des juristes
experts en droit international, a rendu son verdict après audition de 25
experts et témoins. La sentence est sans appel :
Israël commet le crime d’apartheid et la persécution qui est un crime contre l’Humanité.
Les résultats de cette session du TRP sont de la plus haute importance pour le BNC et le BDS international.
Le TRP caractérise sans ambiguïté le double crime commis par l’état israélien.
Crime d’apartheid : le TRP a conclu (...) à l’existence
d’un régime institutionnalisé de domination qualifié d’apartheid selon
les critères définis par le droit international. La définition légale du
crime d’apartheid comporte 3 éléments :
1) deux groupes raciaux distincts peuvent être identifiés ;
2) des "actes inhumains" sont commis à l’encontre du groupe dominé ;
3) de tels actes sont commis systématiquement dans le cadre d’un régime institutionnalisé de domination d’un groupe sur l’autre.
La notion d’actes inhumains comprend : les assassinats à
large échelle ou ciblés lors des incursions militaires ; la torture et
les traitements dégradants de prisonniers ; la privation systématique
des droits humains empêchant les Palestiniens, y compris les réfugiés,
d’exercer leurs droits politiques, économiques, sociaux et culturels. Il
en résulte une fragmentation territoriale et la création de réserves et
d’enclaves qui séparent Palestiniens et Israéliens. Une politique
décrite par l’État d’Israël lui-même comme « Hafrada » ce qui signifie
en hébreu séparation.
La notion de régime systématique et
institutionnalisé renvoie à des législations différentes pour les
Palestiniens et les Israéliens.
La persécution comme crime contre l’Humanité
La notion de persécution est définie
comme une privation intentionnelle et grave des droits fondamentaux des
membres d’un groupe identifiable dans le cadre d’attaques larges et
systématiques contre des populations civiles. Notamment : le blocus de
Gaza comme châtiment collectif, l’attaque de civils lors d’opérations
militaires, la destruction de maisons non justifiée par des nécessités
militaires et l’impact du Mur sur les populations et la démolition des
villages bédouins.(...)
Le TRP constate que les trois
composantes du peuple Palestinien sont victimes des crimes d’apartheid
et contre l’humanité (persécution)
(...) Ce régime discriminatoire prend des formes et des
intensités différentes selon les lieux où vivent les Palestiniens. Les
Palestiniens, soumis à la réglementation militaire coloniale dans les
territoires, sont sujets à une forme aggravée d’apartheid. Les
Palestiniens citoyens d’Israël, bien que disposant du droit de vote, ne
font pas partie de la nation juive telle que définie par la loi
israélienne, ils sont donc exclus des bénéfices de la nationalité juive
et sont sujets à une discrimination systématique par la violation de
leurs droits fondamentaux. (...)
(...) la privation systématique des droits humains empêchant les
Palestiniens, y compris les réfugiés, d’exercer leurs droits politiques,
économiques, sociaux et culturels.(...)
La puissance stratégique de l’appel BDS de 2005 du BNC tient à cette approche politique :
qui a mis en évidence, non seulement les trois composantes du peuple
palestinien, éclaté du fait de la création de l’état d’Israël,
mais qui a reconstitué l’unité du peuple Palestinien en formulant
l’exigence des droits fondamentaux pour chacune de ces composantes dès
lors considérées comme indissociables (...) l’obligation
par Israël de reconnaître le droit inaliénable des Palestiniens à
l’autodétermination et respecte entièrement les préceptes du droit
international en :
1. Mettant fin à son occupation et à sa colonisation de toutes les terres Arabes et en démantelant le Mur
2. Reconnaissant les droits fondamentaux des citoyens Arabo-Palestiniens d’Israël à une égalité absolue ; et
3. Respectant, protégeant et favorisant
les droits des réfugiés palestiniens à revenir dans leurs maisons et
propriétés comme stipulé dans la résolution 194 de l’ONU.(...)
En énonçant que les palestiniens de Cisjordanie/Gaza,
les Palestiniens d’Israël et les palestiniens Réfugiés sont victimes du
crime d’apartheid et du crime contre l’humanité (Persécution), par delà
la nature du verdict, en mettant en évidence le lien indissociable de
ces trois composantes, le TRP renforce du poids de l’intégrité morale et
de son expertise, la vision stratégique de l’appel du BNC palestinien.
Le TRP appelle la société civile à se mobiliser pour le BDS :
Parmi les 9 recommandations du TRP (2) la 5ème recommandation du TRP est explicite : « La
société civile doit recréer l’esprit de solidarité qui a contribué à la
fin du régime d’apartheid en Afrique du Sud notamment par le moyen de
la campagne Boycott, désinvestissement, sanctions (BDS) ». Validant
ainsi le BDS comme l’arme (non violente) la plus efficace pour combattre
le raciste et l’apartheid de l’état d’Israël.
METTRE L’APARTHEID AU CŒUR DE LA CIBLE DE LA CAMPAGNE BDS EUROPÉENNE
Depuis Durban la question de l’apartheid s’est imposée
comme une évidence pour les Palestiniens. Dès 2002 et en avril 2004, le
PACBI a appelé intellectuels et universitaires du monde entier à « boycotter
complètement et systématiquement toutes les institutions universitaires
et culturelles israéliennes, en contribution à la lutte pour stopper
l’occupation, la colonisation et le système d’Apartheid d’Israël ».
Aujourd’hui, après 10 ans d’exactions criminelles
d’Israël, dont la guerre contre le Liban et contre Gaza, après que le
« processus de paix » se révèle avoir été une arme contre le peuple
Palestinien, le masque de « démocratie » d’Israël est tombé. La
sentence du TRP est une condamnation sans appel qui confirme le crime
d’apartheid et le crime contre l’humanité (persécutions).
Les conditions sont donc réunies pour que la campagne
BDS et l’ensemble du mouvement de solidarité s’emparent de la question
de l’apartheid et de la persécution et qu’ils en fassent le centre de la
cible stratégique dans la lutte pour obliger Israël à reconnaître les
droits fondamentaux des Palestiniens.
La journée d’action européenne du 26/11 dernier contre
les exportateurs de fruits et légumes israéliens, et contre Mehadrin en
particulier, décidée lors du Forum Européen contre Agrexco à
Montpellier, a intégré cette démarche. Plus de 60 actions dans 10 pays
européens se sont déroulées sur le thème : « Pas d’apartheid au menu ».
L’appel du BNC à cette journée était clair : « L’exportation
de produits agricoles israéliens est au cœur du régime d’apartheid
contre le peuple palestinien. C’est une partie intégrale du processus de
colonisation et de destruction environnementale de la terre
palestinienne, du vol de l’eau et du mauvais traitement des droits des
travailleurs palestiniens [1].(...)
Sur le plan tactique ce choix présente au moins trois avantages :
1- S’attaquer au système d’apartheid et de persécution
c’est choisir de dénoncer les caractéristiques les plus terribles pour
le peuple Palestinien et les plus condamnables de l’état d’Israël, car
il s’agit de crimes parfaitement définis et relevant de la CPI (Cour
Pénale Internationale).
2- C’est prendre pour cible des crimes qui concernent l’ensemble du
peuple Palestinien, c’est un dénominateur commun qui inclue et rassemble
à égalité de traitement les trois composantes du Peuple Palestinien.
3- Pour le mouvement de solidarité et la campagne BDS c’est le meilleur
moyen pour inscrire les actions de terrain dans la perspective des
objectifs stratégiques du BDS : la satisfaction des droits fondamentaux
des Palestiniens sous occupation, des Palestiniens d’Israël et des
Palestiniens Réfugiés.
Notes :
(1) Cf. Texte de la déclaration :
http://www.google.fr/search?hl=fr&a...
(2) Recommandations du
TRP :
Le TRP demande instamment à l’État d’Israël de démanteler immédiatement
son système d’apartheid, de mettre fin aux lois et pratiques
discriminatoires et d’arrêter la persécution des Palestiniens ;
Tous les États doivent coopérer en vue de mettre fin à cette situation illégale ;
Le Procureur de la Cour pénale internationale (CPI) doit accepter la
plainte déposée par l’Autorité palestinienne et lancer une enquête sur
les crimes internationaux susmentionnés ;
La Palestine doit être acceptée comme Partie au Statut de Rome de la CPI ;
La société civile doit recréer l’esprit de solidarité qui a contribué à
la fin du fin du régime d’apartheid en Afrique du Sud notamment par le
moyen de la campagne Boycott, désinvestissement, sanctions (BDS) ;
L’Assemblée générale des Nations Unies doit recréer un comité spécial
des Nations Unies contre l’apartheid concernant le peuple palestinien ;
L’Assemblée générale des Nations Unies doit demander un avis consultatif
à la Cour internationale de Justice afin d’étudier la nature de
l’occupation prolongée des territoires palestiniens et la politique
d’apartheid ;
Le Comité des Nations Unies pour l’élimination des discriminations
raciales doit inclure la question de l’apartheid dans sa prochaine
analyse du cas israélien ;
Le gouvernement sud-africain, comme hôte du TRP doit s’assurer qu’aucune
forme de représailles ne soit exercée par l’État d’Israël contre les
témoins présents lors des travaux du TRP.
* José-Luis Moraguès est militant CCIPPP et BDS France d'après : http://www.bdsfrance.org/index.php?option=com_content&view=article&id=638:mettre-lapartheid-israelien-au-coeur-de-la-cible-de-la-campagne-bds-europeenne&catid=9:evenements-bds-france
Le Conseil régional des transports londoniens rejoint la Campagne pour le déraillement de Veolia et Alstom
BDS Movement
publié le lundi 5 décembre 2011.
Le mouvement syndical palestinien salue le Conseil
régional des transports londoniens du Syndicat national des cheminots,
travailleurs des transports maritimes et des transports (RMT) pour avoir
rejoint la Campagne pour le déraillement de Veolia et Alstom.
Comité national du BDS palestinien
29 novembre 2011
La Coalition syndicale palestinienne pour les boycotts,
désinvestissements et sanctions (PTUC-BDS), membre clé du Comité
national du BDS (le BNC), salue le Conseil régional des transports
londonien du Syndicat national des cheminots, travailleurs des
transports maritimes et des transports (RMT) pour leur lancement d’une
campagne pour qu’ « Alstom soit exclus des travaux relatifs à des
projets, notamment pour le métro de Londres, et que tous les travaux et
services d’Alstom soient rapatriés » en raison du rôle que joue la
société dans la construction et l’exploitation du tramway illégal de
Jérusalem, qui relie des colonies illégales dans les territoires
palestiniens occupés à Israël.
A Londres, Alstom a construit l’actuelle flotte des trains de métro
qui sillonnent les lignes Jubilee et Nord du métro londonien. Elle
continue d’assurer la maintenance pour la flotte de la ligne Nord. En
Palestine occupée, Alstom a aidé à la construction, et continue de jouer
un rôle majeur dans l’opération du tramway de Jérusalem, qui vise
explicitement à consolider bel et bien le contact d’Israël avec ses
colonies illégales, à rattacher celles-ci plus solidement à l’État
d’Israël et à faciliter leur expansion (1). Le Conseil des droits de
l’homme des Nations-Unies a condamné le projet comme illégal en vertu du
droit international (2). Les offres d’embauches des personnels pour le
tramway de Jérusalem exigeaient des candidats qu’ils soient libérés de
leur service militaire israélien, et interdisaient aux Palestiniens de
postuler (3).
La réunion du 24 novembre du Conseil régional des transports
londoniens (RMT) a voté, à l’unanimité, en faveur d’une motion qui cible
la multinationale française pour son implication dans le projet du
tramway de Jérusalem (voir ci-dessous le texte intégral de la
résolution).
Cette motion du Conseil régional des transports londoniens RMT est
une étape importante dans la campagne qui s’intensifie contre la
société. La motion vient après une campagne de formation pour les
adhérents du syndicat pendant laquelle une réunion publique sur la
situation en Palestine a été organisée et un bulletin politique a été
publié comportant une contribution du PTUC-BDS (4).
Unjum Mirza, responsable politique pour la région Transports de
Londres du RMT, a expliqué : « Avant cette motion, notre région a
soutenu pleinement les révolutionnaires en Tunisie et en Égypte. Nous
avons envoyé une délégation en Égypte pour commémorer le Premier Mai,
place Tahrir, et nous avons invité à Londres Kamal Abu Aita, actuel
président de la Fédération égyptienne des syndicats indépendants, pour
rejoindre les grèves du secteur public du 30 juin et avons appelé à des
réunions dans tout Londres. A ce moment révolutionnaire historique
enthousiaste, la Palestine est, pour nous, le maillon suivant évident de
la chaîne. Non seulement nous cherchons à réaffirmer notre solidarité
avec la lutte des Palestiniens pour leur libération et la justice, mais
nous voulons aussi donner un sens renouvelé à son apport, comme étant LA
question politique qui guide de façon centrale nos luttes, comme elle
le fait au Moyen-Orient et en Afrique du Nord. »
Rafeef Ziadah, conférencier invité au nom du PTUC-BDS à la réunion où
la motion a été votée, a ajouté, « Ceci est une étape importante pour
la Campagne pour le déraillement de Veolia et Alstom et sert surtout de
modèle pour les campagnes syndicales qui mettent l’accent sur
l’éducation à l’intérieur du syndicat, et au dépassement d’une
condamnation rhétorique des actions des sociétés qui soutiennent
l’occupation illégale israélienne, afin d’avoir des campagnes actives.
Nous sommes impatients de travailler avec RMT sur cette campagne et
exhortons les autres syndicats à leur emboîter le pas ».
En 2008, le BNC et ses partenaires ont lancé la Campagne pour le
déraillement de Veolia et Alstom, en raison de l’implication de ces deux
sociétés dans la construction et l’exploitation du tramway de
Jérusalem. La pression des militants de la campagne a contraint des
institutions financières, notamment le Fonds de pension suédois AP7 et
la banque hollandaise ASN, à se désinvestir d’Alstom. Le mois dernier,
le BNC a annoncé une victoire attendue depuis longtemps avec la perte
par Alstom de l’appel d’offres pour la seconde phase du projet de TGV
saoudien al-Haramain, d’un montant de 10 milliards de dollars US, grâce à
la pression de la Campagne mondiale BDS. Veolia a perdu plus de 12
milliards de dollars US de contrats après les actions de boycott au
Royaume-Uni, en Suède, en Irlande et ailleurs.
Coalition syndicale palestinienne pour les boycotts, désinvestissements et sanctions (PTUC-BDS)
ptuc-bds@bdsmovement.net
Notes :
[1] Alstom a fourni les voitures et a fait partie antérieurement du
consortium qui a construit le tramway de Jérusalem, elle possède
toujours 80 % de l’entreprise de d’Ingénierie, Approvisionnement et
Construction du projet, et la totalité de Citadis Israel, qui a le
contrat pour le service de maintenance du projet pour une durée de 22
ans. http://www.whoprofits.org/Company%2...
Pour plus d’information sur le tramway de Jérusalem et son rôle dans l’encouragement aux violations israéliennes du droit, voir http://stopthewall.org/alstom-build...
[2] http://unispal.un.org/UNISPAL.NSF/0...
[3] http://www.alternativenews.org/engl...
[4] http://rmtlondoncalling.org.uk/node/2572
Texte intégral de la motion
Alstom/Tramway de Jérusalem
1 - Faire campagne pour qu’Alstom soit exclue des travaux relatifs à
des projets, notamment pour le métro de Londres, et que tous les
travaux et services d’Alstom soient rapatriés, en raison de son
implication illégale et immorale dans la colonisation des territoires
palestiniens occupés, et monter une campagne mobilisant une coalition la
plus large possible de syndicats, d’organisations de défense des droits
humains et autres groupes qui croient dans la justice sociale.
2 - Écrire une lettre ouverte à Alstom, lui demandant ce qu’il en est
vraiment pour le tramway de Jérusalem, ses conséquences sur la
population de Jérusalem-Est et lui demandant aussi s’il n’est pas
hypocrite de s’impliquer dans le tramway de Jérusalem tout en prétendant
avoir une politique salariale et sociale « morale ».
3 - Faire pression sur le gouvernement britannique et les
administrations londoniennes et locales pour qu’elles refusent à Alstom
l’autorisation d’étendre ses opérations en Grande-Bretagne, alors
qu’elle est engagée dans le tramway de Jérusalem. La Commission des
droits de l’homme des Nations-Unies a dénoncé le projet de tramway de
Jérusalem pour être « une violation flagrante du droit international et
des résolutions concernées des Nations-Unies. »
4 - Envoyer cette motion aux cadres du Conseil régional des
transports londoniens leur demandant d’inviter Rafeef Ziadah de la
Coalition des syndicats de Palestine en novembre, et à d’autres
branches, conseils régionaux ainsi qu’aux assemblées générales du RMT.
Adoptée à l’unanimité
le Conseil régional des Transports londoniens
le 24 novembre 2011
Implication d’Alstom dans le métro de Londres
Ligne Nord
Alstom a construit et assure la maintenance de 106 trains circulant
sur la ligne Nord de Londres. La ligne Nord est l’une des lignes
ferroviaires les plus fréquentées d’Europe, transportant 800 000
passagers par jour.
Ligne Jubilee
Alstom a terminé l’installation d’une nouvelle technologie de
signalisation et de contrôle sur la Ligne Jubilee pour accroître la
fréquence des trains.
Source : http://www.bdsmovement.net/2011/ptu... d'après : http://www.protection-palestine.org/spip.php?article11345
BDS : Pourquoi les Nations Unies n’imposent-elles pas de sanctions à Israël ?
Eric Walberg - Palestine Chronicle
publié le samedi 12 novembre 2011.
Sur le front
du boycott, Natacha Atlas, qui a remporté en 2007 le BBC Music award
pour son mélange de styles arabe et occidental, a annulé un concert
prévu en Israël : « J’avais pensé que me produire en Israël aurait été
l’occasion unique d’encourager et de soutenir l’opposition de mes fans
aux actions et aux politiques du gouvernement actuel, mais après de
longues délibérations , je vois maintenant qu’il serait plus efficace
d’annoncer que je n’irai pas en Israël jusqu’à ce que l’apartheid
systémique est aboli une fois pour toutes. "
Atlas, qui a grandi en Belgique, a des origines égyptienne, marocaine
et palestinienne et des racines juives. Elle a été nommée ambassadrice
de bonne volonté pour la Conférence des Nations Unies contre le racisme
en 2001, conférence qui a été boycottée par les USA et Israël, car elle
soulevait des problèmes au sujet du traitement des Afro-Américains aux
USA et du traitement des Palestiniens par Israël.
Le boycott culturel d’Israël a aussi pour but d’empêcher des
personnalités culturelles israéliennes de présenter une fausse image
d’Israël à l’étranger. Idan Raichel, "le muscien en dreadlocks le plus
populaire d’Israël », selon le ministère israélien des Affaires
étrangères, joue un rôle important dans les tournées de Masa (voyage)
d’Israël pour inciter de jeunes juifs d’Amérique et l’Europe à aller en
Israël ; il est plus que simplement un musicien, vu que les icônes
culturelles israéliennes sont les "ambassadeurs d’Israël dans le monde,
des ambassadeurs culturels, des ambassadeurs hasbara, également en ce
qui concerne le conflit politique".
Dans un message hasbara, Raichel invitait les juifs étasuniens à
protester contre une récente Masa "voyage" à travers les USA, utilisant
Internet pour coordonner la distribution de dépliants sur les lieux des
concerts de la tournée . Son récent album "Open Door" a inspiré des
panneaux lors des manifs disant « Est-ce que « porte ouverte »inclut les
Palestiniens ?" Et "N’entretiens pas l’apartheid." "Idan Raichel ne
peut pas soutenir l’apartheid", a contré un spectateur », il couche avec
une femme noire ! "Raichel fait partie de la campagne Brand Israel, qui
vise à rapprocher les arts dans le monde afin de montrer, selon les
mots d’un fonctionnaire du ministère des Affaires étrangères israélien,
« le plus beau visage d’ Israël, et qu’on ne nous voie pas uniquement
dans le contexte de la guerre ".
Une campagne finlandaise est en cours pour annuler un nouveau contrat
pour l’achat de drones israéliens. Comme le Canada, les USA, la Turquie
et la Russie, la Finlande a été attirée par le savoir-faire israélien
en armes mortelles. Le ministère finlandais de la Défense a récemment
signé un accord sur les achats de drones, au mépris des règlements de
l’UE. Cela a incité le ministre des Affaires étrangères, Erkki Tuomioja,
à rompre avec ses collègues et à déclarer, se référant à Israël, qu
’« aucun État d’apartheid n’est justifié ni durable." Auparavant, alors
qu’il était dans l’opposition, M. Tuomioja lui-même avait signé une
pétition appelant à la fin du commerce des armes avec Israël. En tant
que ministre des Affaires étrangères, M. Tuomioja pourrait exiger la
suspension de l’ accord d’association entre l’Union européenne et
Israël, en vertu duquel Israël a un accès commercial privilégié aux
marchés de l’UE, mais à la condition qu’il respecte les droits humains.
La "politique étrangère commune" de l’UE a été une amère déception,
surtout par rapport à Israël, car la règle du consensus empêche les
nations de conscience au sein de l’UE d’agir, et les tentatives
d’appliquer les règlements de l’UE sont facilement enterrées dans la
bureaucratie.
Par exemple, le septième programme-cadre (FP7 ) fournit des fonds de
recherche pour les universités et les entreprises israéliennes
conformément à l’accord d’association. Malgré les violations
systématiques par Israël des clauses sur les droits humains de l’Accord,
les sociétés israéliennes telles que Ahava, des institutions
« académiques » telles que le Technion, et pire, Elbit Systems et les
industries aérospatiales israéliennes reçoivent des fonds européens par
le biais du FP7 dans les mêmes proportions que les États membres de
l’UE.
La commissaire scientifique de l’UE, Máire Geoghegan-Quinn, a insisté
qu’il n’y avait aucune raison d’exclure la société israélienne Motorola
des activités liées à l’UE car elle n’a eu "aucune information sur les
systèmes radar Motorola qu’ Israël pourrait avoir installés ou non en
Cisjordanie". Geoghegan-Quinn ne lit pas son courrier car elle aurait
trouvé des rapports adressés à la Commission européenne par la Campagne
Palestinienne pour le Boycott Académique et Culturel d’Israël et des
rapports de « Stop the Wall" documentant le travail de Motorola dans les
colonies israéliennes en Cisjordanie.
Un ambitieux effort Boycott- Désinvestissement déployé par le récent
KARAMA (Keep Alstom Rail And Metro Away - Eloignez Alstom Rail et métro)
et l’action en cours « déraillez Veolia et Alstom », ont célébré une
victoire importante. Alstom a perdu le marché pour la deuxième phase du
projet saoudien de chemin de fer Haramain reliant La Mecque à Médine,
d’une valeur de 10 milliards de dollars, en raison de son implication
dans le projet de tramway (Light Rail (JLR)) de Jérusalem. Alstom a
également souffert quand la Banque néerlandaise ASN et le fonds de
pensions suédois AP7 l’ont exclu de leurs portefeuilles
d’investissement. Veolia a perdu plus de 12 milliards de dollars en
contrats à la suite du militantisme boycott en Suède, au Royaume-Uni, en
Irlande et ailleurs.
Une conférence nationale des Étudiants pour la Justice en Palestine
(SJP) a eu lieu du 14 au 16 octobre à l’Université Columbia de New York,
réunissant 400 militants étudiants étasuniens d’une centaine de campus.
Des militants SJP se sont rendus célèbres par leurs simulations de
check-points, de murs, et des "Die-in" sur le campus, pour faire
comprendre la réalité de la persécution israélienne des Palestiniens.
Les délégués ont porté leur réflexion sur les campagnes de
désinvestissement et sur la manière de contrer le pouvoir de l’AIPAC.
CODEPINK de Medea Benjamin, qui est devenu mondialement célèbre en
interrompant le discours du Premier ministre israélien Netanyahu devant
le Congrès au mois de mai, a expliqué la façon de déposer une plainte
auprès du Bureau d’éthique du Congrès contre les voyages de membres du
Congrès en Israël organisés par l’American Israel Education Foundation ,
qui violent les règles d’éthique du Congrès.
La diplômée de Columbia University, Dina Omar, a dit que la
conférence a contribué à créer un « réseau et des dispositifs solides
pour aider à protéger les élèves d’être systématiquement ciblés par le
pouvoir institutionnel." Une semaine avant la conférence, la Ligue
anti-diffamation (ADL) a commenté la "montée en puissance" de SJP .
Ironiquement, c’est en 2010 quand l’ ADL a caractérisé SJP d’un des 10
principaux groupes "anti-israéliens" aux USA que les 67 chapitres ont
décidé de s’unir. Max Ajl dit : « Le timing a été la clé - partout il y
avait le buzz disant que nous faisions partie d’une plus large
mobilisation, le mouvement Occupy Wall Street. Connecter ces luttes est à
présent possible et nous y sommes encouragés. "
Fait intéressant, il y a une division dans les rangs anti-BDS sur la
façon dont on peut sévir contre les partisans du BDS en prétendant
qu’ils mettent les étudiants juifs "mal à l’aise". Alors que l’ADL a
salué la décision de 2010 du Département US de l’Éducation d’étendre la
loi sur les droits civils de 1964 (Civil Rights Act) pour y inclure
« les sentiments anti-israéliens et anti-sionistes qui virent à
l’antisémitisme", le Conseil juif des affaires publiques (JCPA) met en
garde les groupes juifs contre la suppression de la liberté d’expression
par l’utilisation des lois sur les droits civils. « Les poursuites et
les menaces de poursuites judiciaires » ne doivent être utilisés « que
dans les cas où on a la preuve d’un climat systématique de peur et
d’intimidation associé à la passivité de l’administration de
l’université hésitant à prendre des mesures rectificatives
raisonnables."
Ali Abunimah, co-fondateur d’Electronic Intifada et auteur de One
Country : une proposition audacieuse pour mettre fin au conflit
israélo-palestinien, affirme que la stratégie de l’ADL est
« intrinsèquement antisémite parce qu’elle suppose à tort et de façon
a-historique que toute critique d’Israël équivaut à une critique des
juifs », et donc condamne tous les juifs pour le racisme pratiqué par
Israël. "Il semble que certains membres au moins de la communauté
pro-Israël craignent que cette campagne agressive de censure et
d’intimidation n’aboutisse à représenter les défenseurs d’Israël comme
des voyous, plutôt qu’à améliorer l’image d’Israël sur les campus."
Lors d’une interview avec Time, le Premier ministre turc Recep Tayyip
Erdogan a demandé pourquoi les sanctions sont promues par les USA
lorsqu’il s’agit de l’Iran et du Soudan, mais deviennent taboues quand
il s’agit d’Israël. Les sanctions imposées par les Nations Unies à
Israël auraient réglé la question de la paix au Proche-Orient depuis
longtemps, dit-il. "Jusqu’à aujourd’hui, le Conseil de sécurité a adopté
plus de 89 résolutions sur les sanctions potentielles à infliger à
Israël, mais celles-ci n’ont jamais été mises en application." La raison
pour laquelle la communauté internationale a appuyé l’absence de
sanctions contre Israël tient à ce que le Quartet - qui comprend la
Russie, les USA , l’Union européenne et l’ONU - ne s’intéresse pas
vraiment à la solution du conflit au Proche-Orient sans quoi « il aurait
imposé certaines mesures à Israël."
Source : http://palestinechronicle.com/view_... / http://www.info-palestine.net/artic...
Traduction : Anne-Marie Goossens d'après : http://www.protection-palestine.org/spip.php?article11288
Ne collaborez pas avec l’apartheid !
Organisations universitaires, estudiantines et de la société civile palestiniennes
publié le samedi 22 octobre 2011.
Un appel de la société civile palestinienne aux universités, universitaires, étudiants et personnes de conscience d’Europe
BNC - PACBI - PFUUPUE - STW - PSCABI
L’État d’Israël pratique un système d’occupation, de colonialisme et
d’apartheid contre le peuple palestinien, mais il ne le fait pas sans y
être aidé. Les entreprises militaires israéliennes sont les premières
complices des violations persistantes et graves par Israël du droit
international. Elles fournissent l’armement et la technologie qui
permettent à Israël de commettre ses atrocités et violations
quotidiennes des droits humains, et elles participent directement à la
construction du Mur d’apartheid d’Israël, déclaré illégal par la Cour
internationale de Justice le 9 juillet 2004 (1). Les universités et
instituts de recherche israéliens sont profondément impliqués dans les
projets de recherche militaire et de développement d’armes, qui les
mettent au cœur de la planification et de la perpétration des crimes de
guerre israéliens (2).
Les organisations universitaires, estudiantines et de la société civile
palestiniennes déplorent par conséquent l’importante collaboration en
matière de recherche qui existe entre les universités européennes et les
entreprises militaires, universités et instituts de recherche
israéliens qui sont complices des violations israéliennes du droit
international et des droits humains. Nous appelons à une cessation
immédiate de toute collaboration en matière de recherche avec les
entreprises militaires et tous les instituts de recherche israéliens
impliqués dans les violations du droit international et des droits
humains.
La collaboration dans la recherche, facilitée par l’Accord d’association
Union européenne/Israël, est particulièrement préoccupante. Le 7è
Programme-cadre (7e PC) est un programme de financement européen de la
recherche de plusieurs milliards d’euros au profit d’universités et
entreprises de différents pays afin qu’elles travaillent de concert sur
des projets de recherche spécifiques. Grâce à cet Accord d’association
UE/Israël, et en dépit des violations constantes par Israël de sa clause
relative aux droits humains, les entreprises militaires et institutions
de recherche israéliennes accèdent au 7e PC et sur un pied d’égalité
avec celles des autres États membres de l’UE (3).
Les entreprises militaires israéliennes, telles Elbit Systems et
Industries aérospatiales israéliennes - toutes deux aidant à la
construction en cours du Mur illégal d’apartheid d’Israël et toutes deux
ayant fourni les drones qui furent déployés par Israël pour tuer des
civils durant l’opération Plomb durci (contre la bande de Gaza) –
perçoivent des fonds publics de l’UE et collaborent avec les universités
européennes dans le cadre de leur participation aux projets du 7e PC
(4). Les institutions universitaires israéliennes, profondément
complices, telle Technion tristement célèbre pour son rôle dans le
développement des armes utilisées dans les massacres par Israël des
civils palestiniens et libanais, participent à des projets « sécurité »
qui peuvent manifestement les aider dans le développement de
technologies et connaissances utilisées pour opprimer les droits
palestiniens (5). Même Ahava, société de cosmétiques israélienne qui a
fait l’objet d’une campagne internationale de boycott,
désinvestissements et sanctions (BDS) axée sur le fait qu’elle est
installée dans la colonie israélienne illégale de Mitzpe Shalem et que
celle-ci en est partiellement propriétaire, même Ahava participe aux
projets du 7e PC qui lui garantit l’accès aux fonds publics et à un
partenariat avec des universités britanniques, italiennes, basques, et
plus encore (6). Une telle implication de sociétés et universités si
profondément complices viole de façon flagrante les principes directeurs
mêmes de l’Union européenne conditionnant la participation aux projets
du 7e PC.
Les universités et institutions de recherche qui mènent des recherches
conjointes avec des entreprises militaires et d’autres organisations
israéliennes aidant à l’aliénation des droits palestiniens fournissent
le support matériel et politique qui autorise et encourage Israël à
continuer d’enfreindre le droit international en toute impunité. Non
seulement une telle démarche conjointe donne un vernis de normalité aux
institutions au cœur du système colonial d’Israël, mais elle leur permet
aussi probablement d’en tirer parti directement, et soutient plus
profondément le développement de technologies et techniques utilisées
pour supprimer dans la violence les droits humains palestiniens. Loin
d’exister dans une bulle « apolitique », une recherche conjointe de ce
type contribue directement aux injustices et aux violations du droit
international et des droits fondamentaux auxquelles sont confrontés les
Palestiniens. Elle rend ces universités et centres de recherche
européens « directement complices » des violations du droit
international et des droits humains.
La nature de la participation israélienne aux projets du 7e PC fournit
une preuve supplémentaire de la nécessité pour l’UE, d’annuler l’Accord
d’association UE/Israël et impose un embargo militaire total sur Israël,
et pour les universités et institutions de recherche européennes, :
1 – de mettre fin immédiatement à toute collaboration en matière de
recherche avec les entreprises militaires et toutes les institutions de
recherche israéliennes impliquées dans la violation du droit
international et des droits humains ;
2 – d’élaborer des politiques et mécanismes garantissant qu’aucune autre
collaboration de cette sorte ne voit le jour et qui soient
effectivement appliqués.
Nous appelons les universitaires, les étudiants et leurs organisations
syndicales, les organisations des droits humains de solidarité et les
personnes de conscience dans toute l’Europe, :
1 – à travailler avec le Comité national palestinien du BDS (BNC), la
coalition la plus large de la société civile palestinienne, pour
identifier et faire connaître la collaboration en matière de recherche
existant entre les universités européennes et les entreprises militaires
et toutes les institutions de recherche israéliennes qui développent
des compétences et des technologies servant à supprimer les droits des
Palestiniens ou se rendant complices de tout autre façon des violations
israéliennes du droit international, en particulier lorsque cette
collaboration se fait dans le cadre du programme du 7e PC (7) ;
2 – à développer à long terme des campagnes de masse agissantes capables
de faire pression avec succès sur les universités et institutions de
recherche européennes pour qu’elles mettent fin à leur complicité avec
l’apartheid d’Israël et sa mise en œuvre de sa politique, afin
d’empêcher de telles collaborations à l’avenir.
Signé par :
le Comité national palestinien du BDS (BNC) (*) (http://www.bdsmovement.net/)
la Campagne palestinienne pour le boycott universitaire et culturel d’Israël (PACBI) (http://www.pacbi.org/)
la Fédération palestinienne des syndicats d’enseignants et d’étudiants universitaires (PFUUPUE)
la Campagne populaire palestinienne contre le Mur d’apartheid – Stop The Wall (STW) (http://www.stopthewall.org/)
la Campagne des étudiants palestiniens pour le boycott universitaire d’Israël (PSCABI)
(*) Le BNC est une large coalition des organisations de la société
civile, des syndicats, réseaux et partis politiques les plus importants.
Pour en savoir plus sur cette campagne et pour l’aider à enquêter sur
la collaboration avec les organisations israéliennes complices dans
votre université, vous pouvez contacter : info@bdsmovement.net
[1]http://www.bdsmovement.net/2011/mil...
[2] http://www.bdsmovement.net/2009/aca...
[3]According to research published in November 2010, no non-EU country
has received more funding per capita than Israel and Israel is
especially overrepresented in the security theme of the research
program. http://www.statewatch.org/news/2010...
[4] www.bdsmovement.net/2011/stw...
[5] www.bdsmovement.net/2011/stw...
http://www.bdsmovement.net/2011/mcg...
[6] For details about Ahava and the campaign against it see http://www.stolenbeauty.org
For information about the FP7 projects in which Ahava is involved seehttp://cordis.europa.eu/fetch?CALLE...
[7] The European Union maintains a database of all FP7 projects athttp://cordis.europa.eu/fp7/project...
Texte en anglais en pdf : Palestinian-civil-society-dont-collaborate191011
(138 KiB) (http://www.bdsmovement.net/files/20...)
http://www.bdsmovement.net/2011/don...
traduction : JPP
« Maintenant, il est temps de boycotter l’apartheid israélien sur les campus universitaires »
: Lettre ouverte d’étudiants palestiniens aux étudiants d’EuropeCampagne étudiante palestinienne pour le boycott universitaire d’Israël (PSCABI)
Gaza assiégée, Palestine occupée
21 octobre 2011
Nous, étudiants Palestiniens de la bande de Gaza, souhaitons envoyer
un message à tous les groupes d’étudiants solidaires des Palestiniens,
pour qu’ils fassent tout leur possible pour faire progresser le boycott,
le désinvestissement et les sanctions (BDS) contre Israël pendant cette
année académique.
Nous renouvelons aussi notre soutien à l’appel récent de la société
civile palestinienne, dont nous sommes signataires, pour mettre fin à
toute recherche collaborative entre les universités européennes et les
universités israéliennes [1]. Les centres de recherche des institutions
académiques israéliennes alimentent activement l’énorme industrie
militaire israélienne et les moyens de son occupation militaire et de
son siège. C’est cet instrument de violence qui rend si difficile
d’étudier à Gaza, sans parler des peines quotidiennes et de la tragédie
de la politique d’apartheid israélienne. Par conséquent nous appelons à
la fin sur tous les campus de cette complaisance avec ceux qui sont
directement complices des crimes de guerre et de notre asservissement,
que nous soyons Palestiniens de Gaza, de Cisjordanie, de la Palestine de
48 ou en exil.
C’est une époque décisive car nous, jeunes de Gaza, voyons les
amorces de la sorte de mouvement de masse international qui nous
apportera certainement un jour la libération, la justice et l’égalité,
espérées par d’autres mais qui nous sont refusés depuis si longtemps.
Chaque université qui boycotte, désinvestit et sanctionne le régime
d’apartheid d’Israël se situe du bon côté de l’Histoire, comme les
étudiants qui jouèrent un rôle immense en boycottant le régime
d’apartheid - et également raciste - d’Afrique du Sud jusqu’à sa chute
en 1994.
Pourtant, l’apartheid contre les Palestiniens n’a fait que se
renforcer depuis. En réponse, notre appel au boycott de 2005, venant de
plus de 170 organisations de la société civile palestinienne [2], a été
un flambeau pour ceux qui sont concernés par notre détresse. En
soutenant le boycott gagnant et la fin des liens entre l’université de
Johannesburg et l’université Ben Gourion (BGU) cette année, la première
de ce genre, l’archevêque Desmond Tutu a dit :
« Alors que les Palestiniens ne peuvent pas accéder aux universités
et aux écoles, les universités israéliennes produisent la recherche, la
technologie, les arguments et les leaders pour maintenir l’occupation.
BGU ne fait pas exception. En maintenant des liens à la fois avec
l’armée israélienne et l’industrie militaire, BGU soutient
structurellement et facilite l’occupation israélienne » [3]
Il n’y avait pas de négociations avec une telle oppression à base
raciste – il n’y avait qu’un seul mot d’ordre : BOYCOTT. De la même
manière que les étudiants autour du monde bannissaient des campus la
banque Barclays pour son investissement dans l’apartheid sud-africain
dans les années 1980, cette année nous vous appelons à prendre des
initiatives similaires pour mettre fin à la brutalité systématique
d’Israël. Dire : « Nous ne serons plus complices ! », des décennies de
nettoyage ethnique, d’occupation militaire et de blocus moyenâgeux qui
ont causé tant de tragédies et brisé nos rêves de jeunes et d’étudiants.
Notre moral a été remonté par les efforts du BDS dans les universités
européennes jusqu’à présent, par exemple à King College où les
étudiants et les enseignants ont commencé une campagne contre la
collaboration de recherche de l’université avec Ahava, la compagnie de
cosmétiques situés dans une colonie illégale. Il faut de telles
campagnes à long terme, elles sont l’avant-garde de la résistance
internationale. Nous vous demandons de faire le nécessaire pour isoler
Israël et l’amener à rendre des comptes jusqu’à ce qu’il se conforme au
droit international et accepte les prémices des droits humains et
l’égalité pour tous, ce qui nous inclut, les Palestiniens.
Cette année, il vous revient de faire que le cours s’inverse dans les
campus des pays occidentaux qui permettent le plus le maintien des
crimes du régime israélien. Nous espérons que vous mettrez le BDS à
l’avant-garde de vos campagnes et que vous nous rejoindrez pour la
Semaine de l’apartheid israélien [4], l’apogée de l’action mondiale dans
les universités. Et alors que les murs autour de nous nous empêchent de
vous rencontrer personnellement, nous avons beaucoup d’étudiants et de
jeunes prêts à participer à des conférences Skype et à d’autres
collaborations. Nous vous exprimons toute notre solidarité et vous
envoyons nos meilleurs espoirs de nous faire honneur cette année.
[1] http://www.bdsmovement.net/2011/don...
[2] http://www.bdsmovement.net/bdsintro...
[3] http://www.middleeastmonitor.org.uk...
[4] http://apartheidweek.org/
Source : http://www.bdsmovement.net/2011/an-...
Traduction : JPB (pour le CCIPPP) d'après : http://www.protection-palestine.org/spip.php?article11229
Hérault : le comité local du BDS demande au Conseil général de quitter la banque
Nicolas Ethève - MediaTerranée.com
publié le jeudi 20 octobre 2011.
L’information
est passée inaperçue, alors que Dexia se trouve dans la dernière ligne
droite de son démantèlement, avec ce mercredi soir, une réunion du
conseil d’administration décisive (1) : le comité héraultais du
mouvement BDS (Boycott-Désinvestissement-Sanctions), qui était partie
prenante de la coalition contre Agrexco, a écrit un courrier incendiaire
à André Vézinhet, le président du Conseil général de l’Hérault.
Dans cette missive adressée le 6 octobre et à ce jour restée sans
réponse (2), le BDS demande le « désengagement total de la part du
Conseil général de tout partenariat avec cette banque ». « Ce qui sera à
la fois un soutien au peuple palestinien pour lequel vous avez bien
voulu vous engager dernièrement et une économie pour les citoyens
héraultais », souligne le comité héraultais qui administre littéralement
une leçon à André Vézinhet : « vous avez choisi de confier nos intérêts
à la banque Dexia, qui aujourd‘hui se révèle acculée au démantèlement.
Si vous aviez consulté le site de la campagne BDS France, vous auriez
appris que la Banque Dexia est une cible de la campagne visant à
défendre les droits des Palestiniens autant en Belgique qu’en France ».
Une « cible de la campagne »
Et le comité héraultais de rappeler en quoi cette banque qui « finance
les colonies israéliennes (…) participe » à l’occupation israélienne de
la Palestine jugée illégale au niveau du droit international : « vol des
terres palestiniennes », « restriction d’accès aux ressources en eau »,
« entraves à la liberté de mouvement » (avec un « réseau routier
réservé aux colons » et des « check-points pour les Palestiniens »),
« démolitions de maisons et expropriations arbitraires des familles »,
« violences quotidiennes et assassinats subis par la population de la
part des colons israéliens », et, pour finir cette longue liste,
« destruction et pollution des sols entraînant des conséquences
écologiques dramatiques ».
« Vous auriez pu en conclure qu’un organisme finançant des crimes de
guerre n’était pas fiable et auriez ainsi évité au contribuable
héraultais de payer les surcoûts induits par les emprunts du Conseil
général auprès de cette banque, note le comité héraultais du BDS, qui
demande au Département de l’Hérault, au-delà du cas Dexia, « d’examiner
également tous les partenariats avec entreprises, banques et organismes
qui violent le droit international ».
Avec cet avertissement, doublé de cette interrogation : « les cibles
de la Campagne Boycott-Désinvestissement-Sanctions ont comme par hasard
des difficultés. Citons Véolia, Carrefour, Agrexco, Soda-Club, Ahava,
Dexia. Comment des entreprises violant le droit et participant à des
crimes de guerre pourraient-elles être des entreprises honnêtes et
comment pourraient-elles ne pas provoquer le boycott des citoyens ? »
N.E
(*). Le conseil d’administration doit donner son approbation sur deux
points : la nationalisation de sa filiale belge et les conditions du
transfert en France de son activité de prêts, dits « toxiques », aux
collectivités locales. Par ailleurs, selon le très sérieux quotidien
israélien Globes, Dexia Israël devrait également être rattachée à la
France, « la raison principale » de ce transfert étant liée « au boycott
et pressions des organisations pro-palestiniennes en Belgique » : http://www.globes.co.il/serveen/glo...
Source : http://www.mediaterranee.com/193201... D'après : http://www.protection-palestine.org/spip.php?article11219
Occuper Wall Street, pas la Palestine !
Secrétariat du Comité national palestinien du BDS
publié le dimanche 16 octobre 2011.
Nous, Palestiniens, faisons partie des 99 % du monde qui aspirent à la liberté, à la justice et à l’égalité des droits !
"Lorsqu’un jour le peuple veut vivre, Force est pour le destin de répondre, Force est pour les ténèbres de se dissiper, Force est pour les chaînes de se briser."
poème La Volonté de vivre Abou-Al-Kacem El-Chebbi (Tunisie)
Le Comité national palestinien (BNC) de Boycott, Désinvestissement et Sanctions (BDS), la plus importante coalition de la société civile palestinienne luttant pour les droits palestiniens, est fier de se tenir solidaire avec le mouvement qui lutte pour un monde nouveau fondé sur la démocratie, les droits humains et la justice économique. De New York à Athènes, de Madrid à Santiago, de Bahreïn à Rome, ces immenses mobilisations nous rappellent de façon ô combien utile ce que les Palestiniens ont toujours su : que cet autre monde, monde respectueux de la dignité, est possible et que les simples citoyens peuvent le créer.
Nos aspirations se recouvrent ; nos luttes convergent. Nos oppresseurs, qu’il s’agisse des sociétés avides ou des occupations militaires, s’entendent pour profiter des guerres, du pillage, de la destruction de l’environnement, de la répression et de l’appauvrissement. Nous devons nous rassembler dans notre quête commune de libertés, d’égalité des droits, de justice sociale et économique, d’équilibre environnemental, et d’une paix mondiale. Nous ne pouvons plus nous permettre d’être fragmentés et divisés ; nous ne pouvons plus nous permettre d’ignorer les obligations qui sont les nôtres de nous tenir la main dans notre combat contre les guerres et l’exploitation des entreprises, pour une communauté mondiale humaine et fraternelle, pas pour une jungle qui maximalise les profits.
Le mouvement Occuper Wall Street et ses équivalents dans tous les États-Unis, l’Europe, l’Amérique latine et ailleurs sont - au moins en partie - inspirés par le Printemps arabe pour la démocratie et la justice sociale. Les leaders des révoltes populaires arabes nous disent à tour de rôle avoir été largement inspirés par notre propre combat de plusieurs décennies contre l’occupation de notre terre par Israël, contre son système de discrimination qui entre dans la définition que donnent les Nations-Unies de l’apartheid, et contre son déni du droit des réfugiés palestiniens à revenir chez eux.
Le mouvement montant pour le Boycott, le Désinvestissement et les Sanctions (BDS) contre Israël jusqu’à ce que cet État se conforme au droit international est un élément clé et efficace de la lutte palestinienne. Ancré dans les principes universels des droits humains et luttant pour la liberté, la justice et l’égalité, le mouvement BDS, créé en 2005, est profondément enraciné dans des décennies de résistance pacifique palestinienne à l’oppression coloniale, et s’est inspiré des luttes contre l’apartheid en Afrique du Sud et du mouvement pour les droits civiques aux États-Unis. Il est adopté par un quasi-consensus des Palestiniens où qu’ils se trouvent dans le monde, avec tous les principaux partis politiques, syndicats, associations professionnelles, unions pour les femmes, organisations d’étudiants, réseaux d’ONG et réseaux de soutien aux réfugiés, lesquels sont représentés au BNC qui est la référence pour ce mouvement grandissant visant à mettre fin à l’impunité israélienne.
(JPG) Le mouvement BDS sous l’égide palestinienne est un effort mondial commun d’organisations, de l’Afrique du Sud à la Grande-Bretagne, du Canada à l’Inde, et même de l’intérieur d’Israël, tous engagés pour mettre un terme au déni par Israël des droits fondamentaux des Palestiniens. Le mouvement est approuvé par des personnalités morales marquantes du calibre de l’archevêque Desmond Tutu et du survivant de l’Holocauste et co-auteur de la Déclaration universelle des Droits de l’homme, Stéphane Hessel. Il est soutenu par des figures culturelles et intellectuelles renommées, tels qu’Alice Walker, Naomi Klein, Roger Waters, Judith Butler, Sarah Schulman, John Berger, Ken Loach, John Greyson, et Adrienne Rich. Des confédérations syndicales de masse comme COSATU (Afrique du Sud), CUT (Brésil), TUC (Royaume-Uni), ICTU (Irlande), et parmi bien d’autres, ont déjà adopté BDS.
Le mouvement a engrangé ces deux dernières années des succès spectaculaires quand des artistes et des groupes musicaux de renom international ont pris en compte le boycott culturel d’Israël et ont refusé de se produire, ou ont annulé les représentations programmées. Parmi eux, les Pixies, Elvis Costello, Snooop Dogg, Meg Ryan, Vanessa Paradis, Gil Scott-Heron, et bien d’autres encore. Les fonds de pension de l’État de Norvège, entre autres, des grandes banques européennes et certaines sociétés ont été convaincus de se retirer des affaires impliquées dans les violations israéliennes du droit international. De plus en plus, BDS est reconnu comme un mouvement civique capable de mettre fin à l’impunité israélienne et, ce qui est décisif, comme contribuant à la lutte mondiale contre les va-t-en-guerre, contre l’agenda raciste dans lequel Israël a constamment joué un rôle clé.
Donc, alors que vous brisez vos propres chaînes et construisez votre propre résistance agissante contre la tyrannie des sociétés, nous vous demandons d’exiger une paix juste pour tous les peuples du Moyen-Orient, une paix basée sur le droit international et l’égalité des droits humains. Les Palestiniens, aussi, font partie des 99 % du monde qui souffrent aux mains du 1 % dont l’avidité et la recherche impitoyable d’hégémonie ont conduit à une souffrance indicible et à une guerre sans fin. Le pouvoir des entreprises n’a pas seulement profité de notre souffrance, mais il a collaboré au maintien de l’occupation et de l’apartheid israéliens pour perpétuer un ordre injuste qui profite aux grands groupes pétroliers et militaires et aux institutions financières multinationales.
Nous appelons tous les mouvements sociaux de par le monde à réfléchir de façon critique sur leur attitude envers les manifestations en Israël « pour la justice sociale » qui ont presque complètement fait fi de la question clé au cœur de tous les problèmes auxquels sont confrontés tous les Palestiniens, et même les Israéliens : le système dispendieux de l’occupation, du colonialisme et de l’apartheid d’Israël contre le peuple palestinien. Sans mettre un terme au système de l’oppression israélienne à tous ses niveaux, notre région tout entière ne pourra jamais jouir d’une paix globale et durable, une paix fondée sur la justice et les droits humains.
De l’argent pour l’emploi, la santé et l’enseignement, pas pour l’oppression raciste et l’occupation !
Rien de cela n’est nulle part ailleurs plus important qu’aux États-Unis. Malgré le déni persistant d’Israël des droits palestiniens, les USA ont fourni à Israël un appui politique et militaire inconditionnel qui participe directement à ce déni des droits palestiniens, mais aussi au problème posés aux simples citoyens des États-Unis. Les 24 milliards de dollars d’aides militaires fournies à Israël entre 2000 et 2009 n’auraient-ils pas été mieux utilisés en étant dépensés pour les écoles, la santé et tous les autres services essentiels ? Israël n’a-t-il pas joué un rôle majeur en poussant les États-Unis à s’engager et à poursuivre leurs guerres en Iraq et en Afghanistan, avec un coût humain et matériel énorme, principalement supporté par les plus pauvres de ces pays ?
Mais nous devons nous rappeler, tout le temps, que cette lutte, notre lutte, ne sera jamais facile, et qu’atteindre nos objectifs n’est jamais inéluctable. Comme Martin Luther King l’a dit autrefois :
« Le changement n’avance pas sur les roues de la fatalité, mais il vient par une lutte continue. Et ainsi il nous faut redresser l’échine et travailler à notre liberté. Un homme ne peut vous dominer à moins que vous n’ayez courbé l’échine ».
Les scènes rafraîchissantes de ces manifestations pacifiques déterminées pour la justice à travers le monde nous disent que nous, les 99 % du monde, sommes dans un processus où nous redressons l’échine, collectivement, avec un courage inébranlable et un espoir sans bornes.
Source : http://www.bdsmovement.net/2011/occ... Traduction : JPP d'après : http://www.protection-palestine.org/spip.php?article11204
Portland BDS Coalition Flash Mobs New Seasons: May 29, 2011Portland BDS Coalition Flash Mobs New Seasons: May 29, 2011d'après : http://www.youtube.com/watch?v=OI6MY2qeKH0 La Campagne BDS France proteste auprès de l’Orchestre Philharmonique de Londres
Campagne BDS France
publié le jeudi 22 septembre 2011.
Quatre musiciens de l’Orchestre Philharmonique de
Londres en ont été suspendus, parce qu’ils avaient signé une lettre de
soutien à la Campagne de Boycott, Désinvestissement et Sanctions contre
l’apartheid israélien.
De nombreuses pétitions et lettres de protestation ont été envoyées et publiées dans les journaux britanniques :
http://www.telegraph.co.uk/culture/...
http://www.guardian.co.uk/music/tom...
La Campagne BDS France a également écrit une lettre au LPO, avec copie aux journaux britanniques.
En voici la traduction française :
Timothy Walker, chief executive of the London Philharmonic Orchestra
89 Albert Embankment
London
SE1 7TP
Paris, le 22 septembre 2011
Cher Timothy Walker,
Nous vous écrivons pour exprimer notre consternation en apprenant que
quatre membres de l’orchestre philharmonique de Londres (LPO) ont été
suspendus pour neuf mois pour avoir signé une lettre dans l’Independent,
pour protester contre une invitation du Proms à l’orchestre
philharmonique israélien, voyant ce dernier comme « peut-être le premier
atout d’Israël » dans la campagne de promotion de la "Marque Israël".
Le seul défaut de la violoncelliste Sue Sutherley et des violonistes Tom
Eisner, Elan Nancy et Sarah Streatfeild a été d’exercer leur liberté de
conscience en faveur d’une position controversée. Il est scandaleux de
voir le LPO s’autoriser le droit de censurer le discours public de ses
membres.
L’affirmation selon laquelle les quatre musiciens, en s’identifiant
comme membres du LPO, associaient en quelque sorte le LPO avec leurs
signatures ne résiste pas à l’examen. Les citoyens d’une démocratie
doivent être libre de s’identifier à une cause sans crainte de
représailles de la part de leur employeur. La suspension est non
seulement contraire aux principes démocratiques, mais elle établit un
dangereux précédent en matière de droit du travail et des droits établis
sur la liberté d’expression.
En réaction à des décennies d’oppression et à l’échec de toutes les
initiatives de paix, et en s’inspirant de la lutte contre l’apartheid en
Afrique du Sud, le peuple palestinien a appelé les artistes de
conscience à rejoindre le mouvement de Boycott, Désinvestissement,
Sanctions (BDS) contre Israël, afin de mettre fin au plus long conflit
dans l’histoire récente. La campagne BDS ne demande rien de plus que
l’application du droit international : mettre fin à la colonisation,
l’occupation, le blocus de Gaza, et le démantèlement du Mur ; la fin de
l’apartheid pour les palestiniens citoyens d’Israël, et le droit au
retour pour tous les réfugiés.
L’orchestre philharmonique de Londres devrait être fier d’accueillir
des artistes qui ont rejoint cet appel non-violent de boycott d’Israël,
et de cette façon aider à instaurer l’égalité des droits et la justice
en Palestine-Israël. Le LPO devrait reconsidérer sa décision et
réintégrer ces musiciens.
Nous restons à votre disposition pour toute information complémentaire.
La Campagne BDS France
Source : http://www.bdsfrance.org/index.php?...
Lettre ouverte de BDS Suisse à Guilherme Botelho, chorégraphe et directeur d’Alias-Cie
BDS Suisse - Le Post
publié le jeudi 25 août 2011.
Genève, le 22 août 2011
Langue originale : français
Cher Guilherme Botelho,
C’est avec consternation que nous apprenons que vous vous apprêtez à
présenter votre spectacle Sideways Rain en Israël. Vous êtes l’un des
chorégraphes les plus prestigieux de Suisse. Présentés à l’étranger, vos
spectacles ouvrent les portes des scènes internationales à d’autres
artistes de ce pays. En vous adressant cette lettre ouverte, nous
mesurons donc l’importance de l’événement auquel vous vous préparez à
participer. Nous souhaitons invoquer votre responsabilité politique
d’artiste et de citoyen et espérons, par la seule force morale de nos
arguments, de vous convaincre de faire un geste fort et d’inverser le
sens des choses.
En vous adressant cette lettre ouverte, le mouvement BDS se rappelle
qu’en 2008, vous aviez présenté votre spectacle Approcher la poussière à
Ramallah. Ce faisant, vous aviez offert un moment de bonheur au public
palestinien et honoré de votre présence un peuple qui lutte pour sa
survie et sa liberté. En allant danser à Tel-Aviv, aujourd’hui, vous
faites le contraire. Votre visite sera considérée par le pouvoir
israélien comme une légitimation artistique de ses agissements qui
violent les droits humains et les conventions humanitaires. Vous
participerez ainsi à la construction d’une fausse symétrie entre les
oppresseurs et les opprimés.
Depuis des dizaines d’années, l’État d’Israël se moque d’agir
illégalement malgré les protestations officielles de partout dans le
monde. Le droit au retour est dénié aux réfugiés palestiniens ; la
population palestinienne en Israël subit d’importantes discriminations
légales ; la Cisjordanie, Gaza et Jérusalem Est sont toujours sous
occupation ; les colonies augmentent en nombre, grandissent, et l’armée
israélienne garantit que les colons aient davantage de droits que les
autochtones ; des citoyens palestiniens de Jérusalem sont régulièrement
expulsés de leurs maisons ; le Mur de séparation avance en Cisjordanie
au mépris de tous les avis de droit ; la population de Gaza est toujours
soumise au blocus, et l’armée israélienne harcèle, jusque dans les
ports étrangers et en haute mer, les militants solidaires qui cherchent à
le briser. De nombreux juristes ont reconnu les traits de l’Apartheid
dans cette politique d’oppression systématique.
Devant l’impuissance des gouvernements, la société civile
palestinienne s’est unie pour lancer un appel au boycott de l’économie
et des institutions officielles de l’État d’Israël. Les citoyens
conscients, et parmi eux aussi les artistes et les intellectuels, sont
appelés à exercer une pression pacifique pour obliger Israël à respecter
ses obligations internationales.
Cher Guilherme Botelho, la ville où vous emmenez vos danseurs,
Tel-Aviv, est à 60 kilomètres de Ramallah. C’est plus près que pour un
spectateur de Lausanne qui irait assister à l’un de vos spectacles au
Théâtre Forum Meyrin. Et pourtant, ceux qui vous ont connu en 2008 à
Ramallah ne pourront pas vous admirer à Tel-Aviv en 2011, parce que
l’armée d’occupation n’a jamais reconnu aux Palestiniens le droit de
circuler librement. L’armée israélienne se moque que des Palestiniens
aiment votre danse. Dans l’autre sens, on sait aussi que les militants
pacifistes désireux de se rendre en Cisjordanie sont également bannis de
la ville. Il y a seulement quelques semaines, des centaines d’entre eux
ont été refoulés, sur demande du pouvoir israélien, à l’aéroport de
Genève-Cointrin, à Paris et à Bruxelles, alors qu’ils s’apprêtaient à
prendre l’avion. N’est-il pas gênant d’être invité à présenter une
oeuvre d’art, pacifique par essence, dans une ville d’où sont bannis les
militants pacifistes ?
Tel-Aviv, ainsi que le centre Suzanne Dellal, la prestigieuse scène
où vos danseurs vont se produire, voudraient être les devantures
blanches et propres d’un État maculé de rouge par ses gouvernants. Mais
la réalité est plus crue. Tel-Aviv comptait 50’000 habitants arabes en
1948. Ils ne sont plus que 4’000 aujourd’hui, concentrés dans un seul
secteur de la ville. Le centre Suzanne Dellal est situé à deux pas du
quartier palestinien de Al-Manshiyya, détruit après 1948 pour faire
place à des grattes-ciel et à un parc public. La plupart des habitants
palestiniens de la ville ont été obligés de quitter leurs maisons et,
dans leur majorité, ont été obligés de s’installer à Gaza (1). Que ce
soit à Tel-Aviv ou ailleurs, Israël mène une politique de nettoyage
ethnique visant à supprimer toute présence humaine palestinienne et à
effacer toute trace de leur culture. Il y a seulement quelques jours, un
comité gouvernemental a été créé en vue d’hébraïser les noms des
villes, des villages et des quartiers arabes en Israël (2).
En conséquence, cher Guilherme Botelho, nous vous demandons d’annuler
votre spectacle à Tel-Aviv, prévu pour le mois d’octobre prochain.
À l’instar de nombreux artistes dans le monde, dont en Suisse Nicolas
Wadimoff, Daniel Künzi, Frédéric Choffat, Alain Bottarelli, Steff
Bossert, Mat Callahan et Michel Bühler qui, chacun à leur manière ont
répondu positivement à l’appel au boycott lancé en 2004 et 2005 par les
artistes palestiniens et les principaux acteurs de la société civile
palestinienne, nous vous invitons à refuser d’honorer les manifestations
organisées ou soutenues par les instances israéliennes officielles, et à
refuser de vous produire dans les salles de spectacles qui servent de
carte de visite à l’État d’Israël. Au contraire, nous vous proposons de
vous inspirer de l’essayiste Naomi Klein, du musicien Roger Waters ou du
philosophe Slavoj Zizek ou encore, des artistes de l’opération suisse
Eternal Tour, qui ont contourné de manière créative les voies
officielles et les institutions de l’État israélien pour permettre à un
public minoritaire, mais conscient, en Israël, de connaître leur
travail. Par la même occasion, nous vous encourageons vivement à
permettre aux danseurs et aux chorégraphes palestiniens de profiter à
nouveau de votre expérience.
Avec nos cordiales salutations
Pour le mouvement BDS en Suisse :
Birgit Althaler (traductrice, Bâle) ; Gabriel Ash (Genève) ; Anne
Delahaye (danseuse, Genève) ; Marion Droz, Lausanne ; Claudine
Faehndrich (Neuchâtel) ; Mary Honderich (enseignante, Genève) ; Nicolas
Leresche (danseur, Genève) ; Rania Madi (UN Legal Advocacy Coordinator,
Genève) ; Jasmine Schmid (Technicien en analyses biomédicales ES,
Bassersdorf) ; Roberto Ventrella (designer, La Chaux-de-Fonds).
source : http://www.bds-info.ch/fr/actualite... / http://www.lepost.fr/article/2011/0... d'après : http://www.protection-palestine.org/spip.php?article11006
AGREXCO EN FAILLITE ! Une victoire du BDS et de la « Coalition contre Agrexco ! »
Créée en
1956, plus connue sous le label « Carmel », l’entreprise
agro-alimentaire d’état israélienne Agrexco, détenait le monopole de
l’exportation des fruits et légumes. Fer de lance de la colonisation dans la
Vallée du Jourdain en Palestine, Agrexco était le fleuron de la réussite
sioniste : « Les pionniers israéliens (colons !) capables de
faire fleurir le désert ». En juillet
dernier, le tribunal de Tel Aviv déclarait la faillite de l’entreprise
israélienne Agrexco et à ce jour le liquidateur n’a trouvé aucun
repreneur. C’est en février 2009, au sortir de la guerre
israélienne contre Gaza, que le sioniste G. Frêche annonçait triomphalement la
venue à Sète d’Agrexco et la création
de 200 emplois (C’était avant les élections Régionales !). Agrexco
débarquait depuis 30 ans à Marseille mais il cherchait de meilleurs prix car
les dockers CGT de Marseille ne bradent pas leur travail ! En offrant de
meilleures conditions (sur le dos des salariés du port de Sète) à l’opérateur
portuaire GF.Group, la Région obtenait la venue d’Agrexco à Sète et... le
licenciement de 60 dockers à Marseille ! Créée en mai 2009 à Montpellier, la
« Coalition contre Agrexco », très vite d’envergure nationale avec
ses 105 signataires (partis, syndicats, associations et collectifs), lançait la
campagne « Non à Agrexco ! Agrexco ni à Sète ni ailleurs ! ». Au
terme de deux ans d’actions de masse et juridiques, d’extension à l’échelon
européen de la campagne de boycott des produits Agrexco la lutte a porté ses
fruits ! Les observateurs économiques sont formels, c’est la baisse des
parts de marché en Europe (conséquence du boycott) qui est à l’origine des
problèmes financiers. Que le très néo-libéral 1er ministre israélien
Nétanyahou ait refusé que l’état renfloue les caisses d’Agrexco a semé la
panique et la débandade a commencé ! Depuis trois mois les bateaux d’Agrexco sont
bloqués en Israël. A sète, l’entrepôt frigorifique de 45M€ d’argent public,
spécialement construit pour Agrexco, est désert et les emplois fantômes sont
restés fantômes pour le port de Sète. Les travailleurs et toute la population
de la Région Languedoc-Roussillon payent au prix fort les conséquences du choix
politique de la Région de soutenir
politiquement et économiquement l’état colonial d’Israël. Dès sa
création, la Coalition contre Agrexco qui s’inscrit dans la campagne BDS
(Boycott, Désinvestissement, Sanctions) dirigée par les Palestiniens, s’est
opposée au commerce avec cette entreprise israélienne en raison des crimes de
guerre et des violations permanentes du droit international commises par
Israël. Mais la Coalition s’est tout autant opposée au choix de développement
économique libéral choisi par la région et basé sur « la bataille concurrentielle
avec l’ensemble des ports de la Méditerranée » (Document Région). On sait bien que dans ces
batailles ce sont les travailleurs qui restent sur le carreau et les
contribuables qui financent les aides et subventions aux grosses entreprise
qui... vont ailleurs dès que ce n’est plus assez « juteux ». La victoire de la Coalition contre Agrexco signe un double échec et un
double désaveu des choix de la Région. Echec et désaveu de la politique
pro-israélienne du Conseil Régional qui refuse de soumettre le commerce aux
valeurs des droits humains et du droit international. Echec et désaveu de la
politique libérale qui utilise les « créations d’emplois » comme chantage pour casser ce qu’il reste du statut des dockers, privatiser et
précariser les emplois portuaires à Sète. Echec d’une politique qui choisit les
entreprises de l’agroalimentaire contre les paysans de la Région. La victoire de la Coalition contre Agrexco signe par contre l’efficacité
de la campagne BDS contre Israël pour l’obliger à respecter les droits
fondamentaux du peuple Palestinien. Partie de France la campagne s’est étendu à
l’Europe et une coalition européenne de 9 pays avec plus de 30 associations,
collectifs et coalitions a été crée à Montpellier en juin 2011 à l’issue du
Forum Européen contre Agrexco. Quelle que soit l’issue (liquidation des actifs
ou reprise) la coalition en place, plus motivée que jamais, va renforcer le
boycott des entreprises israéliennes qui prendront le relai d’Agrexco : une
journée d’action européenne de boycott est annoncée pour le 26 novembre 2011. José Luis Moraguès CCIPPP ccippp34@protection-palestine.org
www.protection-palestine.org
Véolia, une cible majeure de la campagne palestinienne BDS, est en crise financière BDS France 08 Août 2011
La multinationale française Véolia doit réduire ses activités après
des pertes de 67,2 millions d’euros La campagne BDS a coûté à Véolia des
contrats importants en Europe à cause de son projet illégal en Israël
Ces pertes suivent de près les malheurs financiers d’Agrexco, une autre
cible principale du BDS.
Quelques jours seulement après avoir perdu un autre contrat lucratif à
Londres, la compagnie française d’eau et d’assainissement Véolia a
annoncé jeudi qu’elle réduisait ses opérations dans plusieurs pays après
une perte semestrielle surprenante de 67,2 millions d’euros.
Ces nouvelles sont venues moins de deux semaines après que la
compagnie d’exportation agricole israélienne Agrexco, une autre cible
majeure de la campagne mondiale à direction palestinienne Boycott,
Désinvestissement et Sanctions (BDS), ait fait face à un examen pour
banqueroute devant un tribunal de Tel-Aviv.
Véolia a été une cible majeure de la campagne BDS à cause de son
implication dans plusieurs projets israéliens qui violent de manière
flagrante le droit international, dont l’infâme projet de tramway
reliant les colonies illégales en territoire palestinien occupé à
Jérusalem.
« Véolia paie le prix de son implication dans la politique
israélienne d’occupation et d’apartheid contre le peuple palestinien » a
déclaré Jamal Juma’a, coordinateur de la Campagne populaire
palestinienne contre le mur d’apartheid (Stop The Wall), qui fait partie
du Comité national palestinien du BDS, le BNC. « La compagnie a perdu
des contrats de gauche à droite à hauteur de milliards de dollars.
Quelle que soit sa taille, aucune société ne peut absorber des pertes
financières aussi énormes et soutenues ». Odeh a ajouté : « Ceci va
sûrement créer un fort mécontentement parmi les actionnaires de Véolia,
et finalement à une ferme demande de mettre fin immédiatement à la
complicité de la compagnie avec les projets israéliens illégaux ».
Après des campagnes locales permanentes dans toute l’Europe, Véolia a
perdu beaucoup de contrats de traitement d’ordures, particulièrement en
Grande-Bretagne et en Irlande, où les militants solidaires de la
Palestine ont mené la lutte. Les activistes du BDS se sont adressés aux
municipalités, demandant que les contrats avec Véolia soient abandonnés
en raison de son « inconduite grave ».
La dernière victoire de ce genre a eu lieu mercredi à Ealing, à
l’ouest de Londres, après que le Conseil municipal ait refusé de
sélectionner Véolia pour une soumission globale sur ses déchets
domestiques, le nettoyage des rues et le contrat de maintenance des
parcs. Véolia avait eu le précédent contrat de maintenance des parcs.
Les militants avaient écrit et rencontré les conseillers, donnant les
détails sur l’implication de Véolia dans l’occupation illégale
israélienne. Le contrat aurait valu approximativement 300 millions de
livres sur 15 ans, un des plus grands contrats du conseil municipal
d’Ealing.
Sarah Colborne, directrice du Palestine Solidarity Campaign (PSC), a
dit dans un communiqué de presse : « La perte de ce contrat par Véolia,
après son échec dans plusieurs offres significatives en Grande-Bretagne
et internationalement, est un signe clair que Véolia paie un prix élevé
pour sa complicité dans l’occupation israélienne et dans les violations
du droit international ».
Le Wall Street Journal a rapporté vendredi que Véolia « a annoncé une
restructuration d’entreprise de la société qui comprend des cessions et
une réduction géographique significative ». Il a aussi rapporté la
révélation par Véolia d’une fraude sur les résultats financiers aux USA
sur 2007-2010, d’un montant de 90 millions d’euros.
On rapporte que les dirigeants de la compagnie ont dit que la
réduction d’échelle est liée à des « difficultés financières rencontrées
par les clients de Véolia ».
La compagnie israélienne Agrexco a aussi souffert de problèmes
financiers aigus qui ont conduit à une poursuite pour banqueroute, et à
des demandes de dissolution de la compagnie. Comme pour Véolia, les
hauts responsables d’Agrexco ont attribué leurs pertes aux marchés et à
d’autres facteurs financiers, omettant délibérément toute mention de
l’impact évident du boycott.
Pour plus d’informations :
Le Comité national palestinien du BDS (BNC) :
media@bdsmovement.net
Notes aux éditeurs :
. Le Comité national palestinien du BDS (BNC) est une coalition de
groupes de la société civile palestinienne. Il s’est constitué comme
groupe palestinien de référence de la grande campagne qui a découlé de
l’appel palestinien de juillet 2005 pour le boycott, les
désinvestissements et les sanctions (BDS) contre Israël, avec le soutien
de départ de plus de 170 organisations palestiniennes.
. Source des infos sur Véolia : “Veolia Posts Loss, Plans Shake-Up” [$], The Wall Street Journal, 5 août.
. Le tramway de Jérusalem dans lequel Véolia est impliqué pour sa
construction et sa gestion est conçu explicitement pour cimenter
l’emprise d’Israël sur les colonies illégales de Cisjordanie et pour les
lier plus fermement à l’État d’Israël. Véolia opère aussi d’autres
projets d’infrastructure de colonies : il opère des services de cars
pour ‘juifs seulement’ sur des routes pour ‘Israéliens exclusivement’
qui relient les colonies à Israël. Ces routes ont détruit des villes et
villages palestiniens en volant leurs terres pour leur construction et
en les séparant les unes des autres. Par sa filiale TMM, Véolia collecte
aussi les déchets de colonies illégales et les enterre dans le site
illégal d’enfouissement Tovlan en Cisjordanie occupée. Pour plus
d’informations : http://www.bdsmovement.net/activeca...
.
En juin, la publication financière israélienne Globes a rapporté « de
fortes pertes » de la société de produits frais Agrexco se débattant
pour gerer ses dettes. Fruitnet.com a rapporté récemment que la
compagnie doit 106 M€ à ses créanciers. Détenu en partie par l’Etat
israélien, Agrexco est responsable de 60 à 70% des exportations de
produits agricoles cultivés dans les colonies illégales des territoires
palestiniens occupés. Pour plus d’informations : http://www.bdsmovement.net/activeca...
Traduction : JPB-CCIPPP
A propos des détracteurs du BDS et de leur quête de respectabilité
Campagne palestinienne pour le boycott universitaire et culturel d’Israël - PACBI
publié le dimanche 3 juillet 2011.
Prétendre à la neutralité dans cette
situation coloniale flagrante où un côté est si dominant,
et essayer de projeter une fausse image de symétrie entre l’oppresseur
et l’opprimé, va plus loin que l’absence de fondement et la mauvaise
conception :
c’est moralement suspect.
 Dans le contexte de l’application des lignes
directrices du mouvement BDS (Boycott, désinvestissement et sanctions)
pour le boycott universitaire et culturel d’Israël, la campagne
palestinienne pour le boycott culturel et universitaire d’Israël (PACBI)
fait face parfois à des scénarios où les détracteurs du boycott tentent
de se racheter une conscience et avec elle, une certaine raison morale,
en utilisant des Palestiniens ayant quelque valeur de symbole (ou plus
rarement d’autres Arabes) comme couverture, pour dissimuler leur
complicité dans les violations israéliennes du droit international et
des droits palestiniens

Alors que la réserve de « feuilles de vigne » diminue d’année en
année, grâce au rayonnement impressionnant dans la dernière période de
la conscience collective du BDS chez les Palestiniens et dans le monde
arabe, il y en a encore qui sont prêts à accepter que leur nom soit
manipulé dans des projets politiques cyniques de profanateurs du boycott
international. Lorsque des Palestiniens et des Arabes jouent un tel
rôle, c’est parfois en raison d’un manque de compréhension politique,
mais le plus souvent, c’est avec la volonté de faire passer des intérêts
propres avant les principes soutenus collectivement de résistance à
l’oppression coloniale et à l’apartheid. Dans les années
quatre-vingt-dix et la première moitié de la dernière décennie, de
nombreux Palestiniens ont été attirés par des projets communs avec
l’espoir d’une paix juste et véritable, et attirés aussi parce que des
sommes d’argent apparemment illimitées étaient allouées à de tels
projets communs par les donateurs européens et états-uniens. Au cours
des deux dernières décennies, il est apparu clairement que ces projets
rentraient dans un cadre politique s’attachant d’abord à créer une
illusion de paix chez les Palestiniens - et dans le monde - et à
soudoyer des Palestiniens en les soumettant aux diktats des Israéliens
et à leur hégémonie coloniale permanente. Si une organisation
israélienne voulait obtenir des fonds généreux pour un projet, tout ce
qu’elle avait à faire était d’y inclure un « partenaire » palestinien,
et vice versa. Ces collaborations israélo-palestiniennes ont créé une
couverture parfaite pour la poursuite de la colonisation, de
l’occupation et de l’apartheid israéliens, et elles ont miné le combat
palestinien pour l’autodétermination.
Aujourd’hui, la plupart des projets (1) de normalisation impliquant des
Palestiniens et des Israéliens sont bouclés après s’être révélés comme
totalement vains ou, pire, comme une fraude bien conçue visant à donner
une liberté de manœuvre à Israël dans la poursuite de son projet
colonial sous la couverture de « faire la paix » de la base au sommet,
comme avec les fameux « accords de paix » d’Oslo. Les quelques projets
de normalisation restant peuvent continuer grâce à la persistance de
structures de pouvoir, domination et dépendance créées à travers les
années Oslo.
Un bon exemple en est le Programme McGill pour le Moyen-Orient
(PMMO), programme d’études de l’université canadienne McGill en société
civile et pour le rétablissement de la paix au Moyen-Orient, un projet
de normalisation qui nous reste des beaux jours d’Oslo, et qui doit
encore être dénoncé. Dans le cadre d’un projet commun unique, la
prestigieuse université canadienne a signé des accords séparés avec des
institutions universitaires arabes (l’université An-Najah, l’université
Al-Quds et l’université de Jordanie) et des institutions israéliennes.
Le fait que des représentants des « deux côtés » comme c’est le cas ici,
participent à un même projet avec des objectifs communs, siègent dans
les même commissions du projet, et assistent aux mêmes réunions
communes, fait tomber grandement la couverture d’ « indépendance » et
met en lumière la visée de normalisation de ce projet.
Les institutions palestiniennes impliquées, tout en rejetant
publiquement toute normalisation avec les universités israéliennes, sont
restées actives dans ce projet, voyant apparemment plus les avantages
pour leurs propres institutions à garder ce partenariat en activité que
le mal qu’il fait en sapant le boycott universitaire grandissant contre
Israël et ses institutions complices.
Les Palestiniens ne sont pas les seuls en ce cas. Étant donné les
désastreuses conditions de ressources, la famine, résultant de décennies
de politiques israéliennes, d’occupation, de nettoyage ethnique et
d’apartheid, nous Palestiniens, comme la plupart des autres peuples se
battant pour la décolonisation et l’autodétermination, avons eu notre
part non seulement de ce que nous appelons les feuilles de vignes, mais
aussi de collaborations à un niveau beaucoup plus profond avec les
oppresseurs en échange de petits avantages. Éviter l’idéalisation de
l’opprimé et du combat palestinien est important pour arriver à une
critique rationnelle de ce phénomène aussi vieux que les révolutions à
travers le monde. Comme dans la plupart des autres cas, il y a
généralement des gens qui veulent placer leurs intérêts personnels
au-dessus de ceux de leur communauté. Cependant, l’arbre flétri de
l’opportunisme, voire de la trahison, ne doit jamais cacher la forêt du
consensus autour de la résistance civile palestinienne contre Israël, un
consensus qui est reflété dans la direction de la campagne de boycott,
le comité national du BDS (BNC).
Les universitaires et personnalités culturelles de niveau
international, notamment les groupes de musique, qui tiennent à
traverser le piquet de grève du boycott palestinien alors qu’il leur est
demandé par le mouvement BDS de ne pas le faire, cherchent souvent à
organiser des concerts, des conférences, ou même des visites symboliques
dans les territoires palestiniens occupés - spécialement à Ramallah,
Jérusalem et Bethléhem - comme moyen normal pour essayer d’
« équilibrer » leur position politique et de se racheter après avoir
violé l’appel au boycott.
En agissant ainsi, ils ajoutent en réalité l’insulte à l’injure, en
ce sens qu’ils demandent alors aux Palestiniens de s’engager dans des
projets de normalisation semblables à ceux de l’ère d’Oslo tels
qu’abordés ci-dessus. Prétendre à la neutralité dans cette situation
coloniale flagrante où un côté est si dominant, et essayer de projeter
une fausse image de symétrie entre l’oppresseur et l’opprimé, va plus
loin que l’absence de fondement et la mauvaise conception : c’est
moralement suspect.
Les musiciens demandent souvent aux organisations palestiniennes
d’organiser une « tournée Palestine ». Certaines organisations
palestiniennes peuvent avec naïveté accepter de telles tournées sans
contrôler d’abord si les musiciens ne violent pas en même temps le
boycott. D’autres organisations peuvent fournir volontairement une
couverture palestinienne à de telles violations du boycott, parce
qu’elles n’ont pas été elles-mêmes capables de surpasser des relations
corruptrices, récupératrices et créatrices de dépendance, ni le discours
de dialogue qui ont prévalu durant ce qu’on a appelé le « processus de
paix » d’Oslo et qui a échoué.
Se débrouiller pour parler à des Palestiniens ici ou là, ou
s’associer avec certaines institutions palestiniennes nulles ou faisant
office délibérément de feuilles de vignes, ne peuvent réduire les
dommages causés par la violation des lignes directrices du boycott,
alors que de telles violations servent d’abord et avant tout à sauver le
vernis fragile de respectabilité d’Israël sur la scène mondiale. Aucune
feuille de vigne, quelle que soit la taille qu’elle peut sembler avoir,
ne peut cacher l’acte de complicité par le blanchiment de l’occupation
et de l’apartheid israéliens auquel ces détracteurs du boycott
s’adonnent en franchissant le piquet de grève.
Un exemple classique en est Leonard Cohen qui, bien qu’à plusieurs
reprises PACBI (2) et des collègues à lui de partout (3) lui aient
demandé d’annuler son concert à Tel Aviv, a persisté et a même accepté
comme premier sponsor du concert une banque israélienne profondément
impliquée dans la construction des colonies israéliennes illégales sur
la terre palestinienne occupée. Après avoir été largement critiqué pour
cette violation flagrante du boycott dirigé par les Palestiniens, Cohen a
recherché un interlocuteur palestinien, un lieu ou une organisation
dont il pourrait se servir pour « équilibrer » et échapper aux
critiques. Cependant, en revêtant le manteau de la « cicatrisation » et
de la « paix » sans dire un mot sur la justice ni les violations par
Israël du droit international, Cohen a échoué à convaincre la moindre
organisation palestinienne de coopérer avec lui (4), restant
désespérément à la recherche d’une feuille de vigne. Ceci, en
conjonction avec les campagnes de pression concertées engagées dans de
nombreux pays (5), qui finalement ont convaincu Amnesty International
d’abandonner son idée de coopérer avec Cohen, l’association devant
diriger les recettes de son concert vers des organisations des « droits
de l’homme » (6).`
Autre exemple, celui de l’université de Johannesburg, qui a dû céder
aux énormes pressions (7) d’universitaires sud-africains et a rompu ses
liens avec l’université Ben Gourion et qui, par suite, a essayé de
trouver une université palestinienne prête à s’engager dans une relation
trilatérale quoique indirecte avec l’université Ben Gourion.
L’université de Johannesburg s’est trouvée alors confrontée à un
consensus dans le système académique palestinien - notamment des
fonctionnaires du gouvernement, des présidents d’universités et des
syndicats universitaires - qui a rejeté une telle relation et soutenu
qu’une solidarité sérieuse avec les Palestiniens signifiait aujourd’hui
de rompre les liens avec les institutions israéliennes complices, telle
l’université Ben Gourion, et de respecter les principes du BDS.
Incapable de trouver un tel partenaire palestinien, le conseil de
l’université de Johannesburg a finalement annulé son projet commun avec
Ben Gourion (8).
Plus récemment, Shakira (auteure-compositrice-interprète colombienne)
a essayé de faire de même, en utilisant son statut d’ambassadrice de
bonne volonté de l’UNICEF pour arranger une visite dans une ONG
palestinienne dans Jérusalem occupée afin d’« équilibrer » avec sa
participation honteuse à une initiative officielle de propagande
israélienne, à l’invitation du président israélien, Shimon Peres. Le
rôle bien connu de Peres dans les innombrables crimes et violations du
droit international perpétrés par Israël dans les territoires
palestiniens occupés et au Sud Liban est indéniable (9). L’ONG
palestinienne ciblée a annulé la venue de Shakira au dernier moment
quand elle a réalisé comment celle-ci avait violé le boycott, et que lui
fournir un alibi palestinien nuirait au combat du mouvement pacifique
du BDS pour la liberté, la justice et l’égalité.
Bien sûr, aucune société ne pourra jamais être monolithique ou
n’avoir qu’une opinion unique. Malgré la persistance d’artistes,
musiciens et autres professionnels internationaux de la culture à
vouloir casser le boycott, et malgré la volonté d’un nombre qui se
réduit de Palestiniens à continuer de servir de feuilles de vigne quand
ils sont sollicités pour le faire, c’est l’écrasante majorité des
Palestiniens, par l’intermédiaire de leurs organisations et syndicats
représentatifs, qui a fait siens le BDS et ses lignes directrices. Il
est temps que les écrivains, universitaires, artistes et autres, de
dimension internationale, commencent à écouter la voix de cette immense
majorité (*) et à respecter notre combat pour la liberté et la justice
en, à tout le moins, s’abstenant de miner nos principes du boycott.
Il s’agit là d’une obligation morale fondamentale que le monde, dans
sa grande majorité, a honorée pendant le combat contre l’apartheid
sud-africain et se doit, sans relâche, de tout autant honorer dans notre
cas aussi.
Notes :
[1] http://pacbi.org/etemplate.php?id=1220
[2] http://www.pacbi.org/etemplate.php?...
[3] http://pacbi.org/etemplate.php?id=1009
[4] http://www.pacbi.org/etemplate.php?...
[5] http://pacbi.org/etemplate.php?id=1069
[6] http://pacbi.org/etemplate.php?id=1080
[7] http://www.ujpetition.com/
[8] http://pacbi.org/etemplate.php?id=1532
[9] http://pacbi.org/etemplate.php?id=833
Voir dernièrement :
(*) Jello Biafra annule son concert en Israël
29 juin 2011 - PACBI - traduction : JPP
d'après : http://www.protection-palestine.org/spip.php?article10818
Ehud Barak
8 mai 2011
http://jewssansfrontieres.blogspot.com/2011/05/barak-fear-of-bds-
planet.html
Ce qui suit est une traduction partielle, avec quelques commentaires ajoutés par Jews sans frontières [entre crochets].
Original en hébreu : http://www.haaretz.co.il/hasite/spages/1227196.html
«…[Le ministre de la défense israélien Ehoud Barak] croit qu’une déclaration de souveraineté palestinienne par l’ONU sans initiative politique israélienne préalable poussera Israël dans une impasse occupée auparavant par l’Afrique du Sud à l’époque de l’apartheid. Son avertissement est mordant et cinglant : ‘il y a des éléments dans
le monde, assez puissants, dans différents pays, incluant des pays amis, dans les syndicats, [parmi les] universitaires, les consommateurs, les partis politiques verts’, avertit-il, ‘et cette impulsion a culminé en un vaste mouvement appelé BDS (boycott, désinvestissements et sanctions) qui est ce qui s’est produit en Afrique du Sud. Cela ne se fera pas en une nuit. Au lendemain de septembre, les gens diront : ‘bon maintenant, octobre est arrivé, le ciel ne nous est pas tombé dessus, rien n’a eu lieu’. C’est faux ».
Ceci aura-t-il lieu en décembre ou en janvier ?
« Ça va commencer à avancer sur nous comme un glacier, de toutes les directions. Il y a des gens au Conseil européen qui traitent d’exportation et d’importation et ils sont capables, sans aucune décision gouvernementale, d’infliger des dommages significatifs à l’économie israélienne. Nous allons voir ceci se produire dans les
universités, nous allons voir ceci se produire dans les syndicats de dockers, dans les groupes de consommateurs, et ça s’insinuera dans les gouvernements. C’est imprudent [référence apparente à la politique israélienne qui conduira à cela]. Pour moi, ce processus incontrôlable a l’air plus dangereux que ce que le public [israélien] perçoit pour le moment. Nous avons exercé notre pouvoir sur une autre nation pendant 43 ans, c’est sans précédent. Peut-être la Chine peut se permettre de contrôler quelques petites nations dans quelques coins de son empire, et peut-être la Russie le peut-elle [incapacité à discerner que les Tibétains et les Tchétchènes sont des citoyens]. Nous ne pouvons pas, il n’y a aucune chance que le monde accepte ceci.
L’extrême droite expose Israël à un isolement dangereux et injustifié ».
Traductions : de l’hébreu : Ofer Neiman, de l’anglais : JPB
d'après : http://jewssansfrontieres.blogspot.com/2011/05/barak-fear-of-bds-
Ecosse : boycott problématique de livres israéliens
Rédigé par Clément S., le mercredi 25 mai 2011 à 11h35
Une municipalité écossaise vient de bannir de ses bibliothèques
des livres écrits par des auteurs israéliens, et qui ont été imprimés et
publiés en Israël, vient-on d'apprendre du West Dunbartonshire Council,
composé de villes et villages de l'ouest de Glasgow.
 L'interdiction est tombée l'an passé, alors que nous naviguions en plein
dans le raid mené par les commandos israéliens, pour contrer la
tentative de forcer le blocus instauré contre Gaza. Souvenirs,
souvenirs, c'était en mai dernier, et une flottille se dirigeait vers
Gaza, pour apporter quelques denrées, avant d'être bloquée et attaquée
par Israël, provoquant la mort de neuf personnes.
Mais chose amusante, si l'interdiction a été décidée l'an passé, elle
n'est intervenue que cette année, finalement, et encore... L'affaire est
à peu près délirante, puisque selon la législation, le conseil et tous
les organismes publics se devaient de boycotter les marchandises en
provenance d'Israël.
La loi est entendue, mais sa mise en application aujourd'hui ne fait
plus vraiment sens. C'est qu'en vertu de la législation européenne, ce
type d'interdiction légalement posée entrerait en contradiction avec les
principes défendus par Bruxelles.
Et de fait, plusieurs villes ont finalement opté pour ne pas instaurer ce boycott contre les livres.
«
Un endroit qui boycotte les livres n'est pas si éloigné d'un endroit qui les brûle », aura pour sa part estimé Ron Prosor, ambassadeur d'Isrtaël en Angleterre.
Malcolm Bennie, porte-parole du Council, a expliqué que la municipalité
ne boycotterait pas les livres israéliens imprimés en Grande-Bretagne,
mais seulement ceux qui ont été imprimés en Israël.
De son côté, l'Europe interdit officiellement le boycott de la part de
l'un de ses États membres, s'il n'y a pas d'embargo officiellement lancé
par l'Union.
d'après : http://www.actualitte.com/actualite/26289-boycott-bibliotheque-livres-israel-blocus.htm
BDS : de nouvelles barrières tombent Info-palestine dimanche 1er mai 2011 - 06h:35
Du 7 au 20 mars, plus de 75 groupes universitaires sur les six
continents ont tenu leur septième Semaine Annuelle de l’Apartheid
Israélien (IAW).
Vendredi 24 septembre 2010 - Une femme palestinienne interpelle des
soudards israéliens lors d’une manifestation contre le mur d’apartheid
dans le village de Bil’in en Cisjordanie près de Ramallah - Photo : AP/
Majdi Mohammed
Selon le militant palestinien Omar
Barghouti : "Il nous arrive enfin aujourd’hui ce qui est arrivé en
Afrique du Sud." "La version israélienne de l’apartheid est plus
sophistiquée que celle de l’Afrique du Sud. Sa forme a évolué ; en
Afrique du Sud, le plan général était d’exploiter les noirs, pas de les
mettre dehors" explique Barghouti dans son dernier ouvrage "BDS : La
lutte mondiale pour les droits des Palestiniens".
La prise de
conscience de la vraie nature de la politique israélienne envers les
Palestiniens a amené le légendaire chanteur de folk juif américain Pete
Seeger à s’exprimer en faveur du BDS. Seeger, qui a 92 ans, avait
l’habitude de participer au rallye annuel virtuel de l’institut Arava
"Ensemble et avec la terre" mais derrière Arava il y a le Fonds National
Juif qui est responsable de la destruction des terres palestiniennes
pour y construire des forêts qui dissimulent leurs crimes. Seeger se
rend maintenant compte qu’Arava est en réalité un acteur discret de la
campagne pour "redorer l’image d’Israël". Il a déclaré : "Maintenant que
j’en sais davantage, je soutiens le mouvement BDS autant que je peux."
Seeger donne depuis longtemps les droits d’auteur de la célèbre chanson
de 1960 inspirée de la bible "Turn, turn, turn" (tourne, tourne, tourne)
au Comité israélien contre la démolition des maisons palestiniennes
pour les aider à rebâtir les maisons détruites et à révéler au grand
jour la manière dont Israël force les Palestiniens à quitter leur terre
pour construire des villes et des villages juifs.
Avant la
Semaine de l’Apartheid Israélien (IAW) l’organisation de Ramallah “Stop
the Wall Campaign” et le collectif médiatique “It’s Apartheid” ont
annoncé en février les noms des gagnants du premier concours de
courts-métrages sur l’apartheid israélien. On peut voir les films qui
ont remporté les prix “Apartheid Road” (la route de l’apartheid), “Ali
Wall” (le mur d’Ali) et “Confronting the Wall" (la contestation contre
le mur) sur itisapartheid.info. L’histoire d’Ali Al-Jadar est
spécialement touchante ; cet adolescent sans expérience de 16 ans, a
construit une échelle et a planté un drapeau palestinien sur le haut du
mur près de chez lui. L’armée israélienne est venue l’arrêter en pleine
nuit, l’a torturé et l’a condamné à huit ans de prison, mais par chance
il a été libéré deux ans plus tard à la faveur d’un échange de
prisonniers. Il est l’un des milliers d’humbles héros qui inspirent les
militants de IAW du monde entier.
A Beyrouth, le militant
anti-apartheid sur africain Salim Vally a fourni un aperçu de la lutte
sud africaine de l’intérieur. La militante libanaise Rania Masri a
décrit le boycott comme étant un moyen d’action contre le
néo-libéralisme local et mondial. L’icône palestinienne des combattants
pour la Paix, Leila Khaled, a fait le lien entre les objectifs de IAW et
les révoltes anti-gouvernementales actuelles du monde arabe qui sont
dominées par des mouvements sociaux pour la justice et
l’autodétermination.
Les universités de l’Ontario se sont
rassemblées pour rédiger une pétition signée par 140 universitaires qui
appellent à cesser d’investir dans les firmes BAE Systems, Northrop
Grumman, Hewlett Packard et Lockheed qui fournissent toutes des
technologies militaires et/ou de renseignements qui aident Israël à
violer le droit international.
Un des événements les plus
spectaculaires organisés dans le cadre de l’IAW a été l’érection par les
étudiants de la section de l’Arizona des Voix Juives pour la Paix (JVP)
de l’université de l’Arizona et le groupe de l’université de l’Arizona
qui défend les droits des immigrants : No mas muerte/No more deaths
(plus de morts) d’un faux mur d’apartheid au milieu de campus de
l’université d’Arizona à Tucson qui établissait un parallèle entre le
mur construit entre le Mexique et les USA et le mur israélien
d’apartheid. "Les gens souffrent et meurent à cause de la politique
abominable que mène le gouvernement des USA avec l’argent des
contribuables." a remarqué l’étudiant d’origine mexicano-juive qui
coordonne les Voix Juives pour la Paix, Gabriel Matthew Schivone.
Les
restes de plus de 6 000 mexicains en quête d’une vie meilleure ont été
retrouvés à la frontière entre les USA et le Mexique au cours des 20
dernières années. "Nous ne supporterons pas sans rien faire ni rien dire
les épouvantables souffrances infligées à des minorités que ce soit
dans nos déserts et nos villes d’Amérique ou dans la Palestine occupée
par les Israéliens à 15 000 kilomètres de chez nous. Notre mur symbolise
notre volonté collective de mettre fin à l’apartheid mondial et à
oeuvrer pour un monde meilleur où chacun sera traité avec justice."
L’année
dernière, le Hampshire College du Massachusetts, la première université
a avoir cessé toute collaboration avec l’Afrique du sud en 1979, a été
aussi la première à se désolidariser de l’occupation israélienne après
la Semaine d’Action Consciente contre le Racisme organisée en 2008.
Comme en Arizona, les étudiants ont construit un faux mur, distribué au
hasard des passeports palestiniens et israéliens aux étudiants et quand
ils essayaient de passer de l’autre côté ils étaient traités comme ils
l’auraient été en Israël. Comme à Toronto ils ont lancé une pétition
pour demander l’arrêt des investissements dans les firmes qui
soutiennent l’apartheid israélien.
Cela a permis à Will Delphia,
un étudiant du Hampshire College de faire ses débuts comme producteur
de films en réalisant un documentaire de 30 minutes "To Know is Not
Enough" (Il n’est pas suffisant de savoir). Les étudiants du mouvement
Hampshire pour la Justice en Palestine lui ont fourni le matériel
historique sur la Palestine et il a utilisé des extraits des journaux
télévisés ou autres médias et des interviews de personnalités
concernées. L’administration de l’université n’a jamais admis qu’elle
avait cessé toute collaboration avec Israël à cause de l’apartheid, mais
comme le dit un étudiant dans le film "l’administration a cessé toute
collaboration. Toutefois l’administration ne représente pas
l’université. Ce sont les étudiants, le personnel et la communauté qui
la représentent. Et nous nous ajoutons la déclaration officielle de
principe à l’action proprement dite."
L’université de
Johannesburg a fait un pas de plus en devenant la première université
sud africaine à mettre en place un boycott académique d’une université
israélienne, l’université de Ben-Gurion. L’université de Johannesburg
est arrivée à la conclusion qu’il existe "des preuves significatives que
l’université de Ben-Gurion à travers des programmes de recherche et
d’autres contributions assiste les forces militaires et armées
israéliennes en particulier dans son occupation de Gaza." L’évêque
Desmond Tutu a déclaré : "Les Palestiniens ont choisi, comme nous
l’avions fait, le moyen de pression non violent du Boycott,
Désinvestissement et Sanctions. Les universités d’Afrique du Sud avec
leur longue histoire complexe de soutien et de résistance à l’apartheid
sont les mieux placées pour apprécier la valeur de la résistance non
violente."
Europalestine organise des actions de boycott
fréquentes et spectaculaires que le lobby israélien européen et le
gouvernement français tentent sans relâche d’empêcher en poursuivant ses
membres en justice. 200 militants viennent de finir une tournée de 15
villes de France et on peut voit la vidéo de ce documentaire sur leur
site. L’organisation a l’intention d’amener des milliers de personnes à
Jérusalem Est et en Cisjordanie du 8 au 16 juillet pour la Marche de la
Liberté de Gaza et ce sont les Palestiniens qui hébergeront leurs
supporters étrangers.
L’événement le plus important inspiré par
le BDS de 2011 aura lieu pour l’anniversaire de la tragique attaque du
Mavi Marmara par les Israéliens en mai dernier ; 12 navires transportant
de l’aide humanitaire et un millier de militants de la paix se dirigera
vers Gaza. L’ambassadeur d’Israël en Turquie, Gaby Levy, a demandé au
gouvernement turque d’arrêter les militants mais il lui a été répondu
que la flottille "était une initiative de la société civile."
L’ambassadeur israélien à l’ONU Meron Reuben a qualifié les militants de
"terroristes" qui ont "l’intention de devenir des martyrs." Un des
"terroristes", le colonel étasunien à la retraite Ann Wright, a affirmé :
"Les menaces ne nous empêcheront pas absolument pas de prendre la mer."
Le courage dont les Palestiniens ont fait preuve au cours des
60 dernières années d’occupation brutale se transmet maintenant aux
citoyens du monde qui ont une conscience. Il semble que le siège de Gaza
sera finalement brisé en juin avec la flottille et la promesse de
l’Egypte d’ouvrir sa frontière avec Gaza avant qu’en juillet n’arrivent
des milliers de militants supplémentaires à l’aéroport de Ben Gourion
déterminés à prendre leurs frères et soeurs palestiniens dans leurs
bras.
*
Eric Walberg est un journaliste qui a travaillé en Ouzbékistan et qui
écrit actuellement pour l’hebdomadaire Al-Ahram au Caire. d'après : http://www.info-palestine.net/article.php3?id_article=10544
Technion: Structures de l’Oppression Tadamon.ca 26 octobre 2010 Mise à jour du rapport effectuée en Avril 2011.
Pourquoi McGill et Concordia devraient couper leurs liens avec l’Université Technion. Télécharger l’intégralité du document Photo : fenêtre d’une maison Palestinienne par l’armée israélienne.
L’université de McGill ainsi que celle de Concordia entretiennent des
liens avec l’Université Technion en Israël, à travers un programme
d’échange bilatéral. Que signifie réellement cette collaboration, dans
un contexte où les Palestiniens se voient refuser toute justice, sont
victimes de discriminations par Israël et sont soumis à de violentes
occupations les poussant même parfois jusqu’à l’exile. Le document qui
suit expose les différents enjeux de militarisation crées et alimentés
par Technion, à travers non seulement son lien étroit et son implication
dans le complexe militaro-industriel israélien mais aussi en perpétuant
la discrimination systématique des Palestiniens citoyens d’Israël.
Notre étude analyse le rôle et l’importance de l’institut Technion
dans la recherche d’armes et de technologies ainsi que l’usage
répressif de ces technologies par Les Forces de Défenses Israéliennes.
En participant à des programmes de recherche avec plusieurs compagnies
de Défense Israéliennes comme Elbit et Rafel, McGill et Concordia sont
directement impliquées dans l’innovation technologique desservant la
« barrière de séparation » Israélienne : chars de combat et avions
automatiques. Les étudiants Palestiniens citoyens d’Israël subissent de
fortes injustices et inégalités à tous les niveaux d’éducation. Technion
ne fait pas l’exception. On leurs refuse souvent l’accès à plusieurs
services comme les logements universitaires, les bourses, et même
certains programmes d’étude de l’université. Enfin, le droit de
manifester publiquement contre ces injustices ne leur est pas permis.
En somme, ce programme d’échange qu’entretiennent McGill et Concordia
avec Technion légitime davantage les actes d’une institution qui crée
une atmosphère oppressante sur le campus, qui joue un rôle important
dans la discrimination Palestinienne et qui participe à des programmes
militaires allant à l’encontre des lois internationales. Le document
ci-joint remet ces programmes en question et demande leur suppression
tant que les universités Israéliennes ne se plieront pas à l’appelle
Palestinien pour la fin de l’occupation, pour le droit au retour des
refugiés Palestiniens, et pour l’égalité des droits de tout Palestiniens
citoyens d’Israël.
Télécharger l’intégralité du document
Tadamon! Montreal
tel: 514 664 1036
email: info[at]tadamon.ca
twitter @tadamonmontreal d'après : http://www.tadamon.ca/post/8105#more-8105
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