BDS, Boycott, désinvestissement, Sanctions
Le bras de fer juridique Courrier de L’Atlas - publié le mardi 9 novembre 2010. ![]() ![]() ![]() Vous êtes scandalisé par la politique d'Israël à l'égard des Palestiniens. Vous voulez soutenir les Palestiniens de manière concrète. Vous voulez peser sur la situation et contribuer à informer la population française sur la situation en Palestine. Rejoignez la campagne internationale Boycott/ Désinvestissement/ Sanctions qui contraindra enfin Israël à respecter le droit international. - H.G. Maison de quartier des Touleuses Mercredi 10 Novembre à 20h A l'occasion de cette
réunion, nous vous proposerons la création d'un comité BDS* Cergy Val d'Oise afin de coordonner et
d'initier des actions au cœur de notre département.
* Boycott, Désinvestissement, Sanction ![]() Communiqué de presse 3 novembre 2010 LA « COALITION CONTRE AGREXCO » ENTENDUE à LONDRES PAR LE TRIBUNAL RUSSELL SUR LA PALESTINE La Coalition contre Agrexco est appelée à intervenir à Londres pour la deuxième session du tribunal RUSSELL sur la Palestine qui siègera du 20 au 21 Novembre 2010 Dans la filiation du tribunal Russel sur le Vietnam initié par B. Russel et J.P. Sartre, le tribunal Russell sur la Palestine entend réaffirmer la prééminence du Droit International comme base du règlement du conflit israélo-palestinien. Il est parrainé par de nombreuses personnalités comme Stéphane Hessel, Raymond Aubrac ou Boutros Boutros Ghali ancien Secrétaire Général de l'ONU. Lors de la première session qui s'est tenue à Barcelone en mars 2010, le tribunal Russell s’est penché sur les responsabilités de l’Union européenne et de ses États membres dans les violations et les crimes commis par l’État d'Israël contre le peuple palestinien. La seconde session qui se tiendra fin novembre à Londres portera sur la complicité des entreprises dans les violations israéliennes du droit international. Le jury sera notamment composé de Mme Aminata Traoré (ministre de la Culture du Mali), Mme Mairead Corrigan Maguire (lauréat du Prix Nobel de la Paix 1976), Mme Cynthia McKinney (ancienne membre du Congrès américain), M José Antonio Martin Pallin (juge émérite de la Cour suprême, Espagne). La coalition contre Agrexco sera représentée par Christophe Perrin (La Cimade LR). Son intervention portera sur : 1 la participation directe de la société Agrexco dans les crimes de guerre commis par Israël en Cisjordanie. 2 la fraude systématique au droit européen : l'exportation en Europe des produits des colonies sous label « made in Israël » 3 les procédures judiciaires engagées en France contre Agrexco, notamment la procédure en référé devant le tribunal de Créteil portée par 8 organisations membres de la Coalition (Confédération Paysanne, UJFP, La Cimade, CCIPPP, ISM, AURDIP, collectif 69 de soutien au Peuple Palestinien, Associations des Palestiniens du Languedoc-Roussillon). Cette procédure qui s'appuie notamment sur l'Arrêt Brita de la Cour de Justice Européenne viendra en audience le 24 novembre 2010. 4 les perspectives de poursuites pour complicité de crime de guerre des acteurs européens collaborant avec Agrexco (GF group) sur la base de la loi du 4 août 2010 qui caractérise le crime de colonisation (Code pénal, Art. 461-26) et la complicité de crime de guerre (Code pénal, Art. 213-4-1 alinéa 2) commise par les entreprises (Code de procédure pénale, Art.689-11). CONTACT : Christophe Perrin, 06 79 48 50 73 – 04 67 06 90 36 coalitioncontragrexco@gmail.com UJFP (Union Juive Française pour la Paix), CCIPPP (Campagne Civile Internationale pour la Protection du Peuple Palestinien), ISM ( International Solidarity Movment), AURDIP (Association des Universitaires pour l’Application du Droit International en Palestine) d'après CCIPP34 Le boycott des produits israéliens est-il un acte criminel Collectif | 18/10/2010 | 19H20Arme non-violente, arme des sans-armes, utilisé jadis à l'encontre de l'Afrique du Sud, le boycott semble aujourd'hui hui remettre en cause la toute puissance de la consommation-reine, celle des marchandises ainsi que celle d'un Etat (Israël) qui a toujours profité d'une totale impunité. Plus personne ne peut dire, à l'heure actuelle, qu'Israël respecte le droit international ou les droits humains. Pourtant, près de 80 plaintes ont été déposées contre des militants et militantes français issus de la société civile, de mouvements associatifs, de syndicats, et de partis politiques, pour avoir appelé à boycotter les produits en provenance d'Israël. Ces plaintes font suite à la circulaire de la ministre Michèle Alliot-Marie qui a entretenu la confusion entre « produits casher » et « produits israéliens », en appelant les tribunaux à la vigilance contre des « actes de discrimination raciale » ! La criminalisation de la campagne Boycott-Désinvestissement-Sanctions (BDS) contre Israël ne nous surprend pas. Elle montre simplement que le monde d'aujourd'hui marche à l » envers :
Aucune règle de traçabilité ne permet, en ce moment, de distinguer les produits provenant directement d » Israël et ceux des colonies. Est-il normal d'acheter des produits qui proviennent de terres occupées en infraction à la loi internationale ? Devons-nous, comme nous le demandent le Bureau national de vigilance contre l » antisémitisme (BNVCA) et son président Sammy Ghozlan − à l'origine de la majorité de ces plaintes contre le mouvement BDS −, d'être des consommateurs aveugles, muets, sourds à la loi… et heureux. Quant à la volonté d'assimiler le boycott à un acte « antisémite », et la tentative de manipuler la mémoire du génocide nazi des juifs d'Europe, elle n'est pas seulement scandaleuse, mais absurde lorsqu'on va jusqu'à porter plainte contre Stéphane Hessel, ancien diplomate français, résistant, juif et rescapé du camp de Buchenwald, pour son soutien public à la campagne de boycott économique, culturel et universitaire des produits en provenance d » Israël et des institutions israéliennes. Ceux qui, en France, soutiennent inconditionnellement la politique israélienne devraient regarder du côté d'Israël : du côté d'Omer Shoshan, jeune soldat israélien de 19 ans récemment emprisonné pour avoir refusé de servir dans une armée d'occupation ; ou de celui des 150 Israéliens, intellectuels, artistes et hommes de théâtre, qui ont appelé fin août au refus de se produire dans les colonies israéliennes en Cisjordanie. Le boycott, une longue histoire de révoltes légitimes
Le boycott n'a rien de nouveau, d'exceptionnel, ou de révoltant, il est au contraire une longue histoire de révoltes légitimes.
Face à l'attaque par l'armée israélienne en mai, dans les eaux internationales, de la flottille humanitaire pour Gaza, et le meurtre de neuf militants turcs qui s'y trouvaient ; face à l'utilisation d'armes non-conventionnelles, comme les bombes au phosphore ayant largement arrosé la Bande de Gaza il y a un an et demi ; face aux bulldozers israéliens qui, à l'heure actuelle, continuent de judaïser la partie palestinienne de Jérusalem pour y construire 1 500 nouvelles unités d'habitations destinées aux colons ; face aux violations du droit international par Israël sous toutes ses formes… la campagne internationale de BDS contre l'impunité d'Israël dont nous nous réclamons, s'inscrit également dans cette longue histoire. Lancée en juillet 2005 à l'appel de la société civile palestinienne, la campagne de Boycott contre la politique israélienne est aujourd'hui internationale. Elle est relayée par les syndicats britanniques et irlandais, tout comme par les anticolonialistes israéliens. Aux Etats-Unis, l'université de Harvard a retiré tous ses placements israéliens, pour une valeur de 40 millions de dollars, et celle de Johannesburg, en Afrique du Sud, menace de couper tous ses liens économiques et académiques avec l'université Ben Gourion. Le gouvernement des Pays-Bas vient d » annuler une tournée de maires israéliens, en raison de la présence de représentants des colonies d'Efrat et de Kyriat Arba. Prix Nobel de la paix et figure de la lutte contre l'apartheid en Afrique du Sud, l'archevêque Desmond Tutu déclarait encore récemment :
Sammy Ghozlan et les tribunaux français l'attaqueraient-ils, lui-aussi, pour « incitation à la haine raciale » ?
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La singulière criminalisation du boycott en France












