BDS - FRANCE

BDS, Boycott, désinvestissement, Sanctions
Le bras de fer juridique

Courrier de L’Atlas - publié le mardi 9 novembre 2010.









Vous êtes scandalisé par la politique d'Israël à l'égard des Palestiniens. Vous voulez soutenir les Palestiniens de manière concrète. Vous voulez peser sur la situation et contribuer à informer la population française sur la situation en Palestine. Rejoignez la campagne internationale Boycott/ Désinvestissement/ Sanctions qui contraindra enfin Israël à respecter le droit international. - H.G.


Réunion d'information BDS* à Cergy
 
Maison de quartier des Touleuses
Mercredi 10 Novembre à 2
0h

A l'occasion de cette réunion, nous vous proposerons la création d'un comité BDS* Cergy Val d'Oise afin de coordonner et d'initier des actions au cœur de notre département.

A l'ordre du jour :
Bilan du comité national et des actions au niveau national
Bilan des actions menées dans le Val d'Oise
Pertinence de la création d'un comité dans notre département
Modalités de création d'un comité

Avec la présence d'Iman Habib, l'une des coordinatrice de BDS France


http://www.bdsfrance.org/

 

* Boycott, Désinvestissement, Sanction





Communiqué de presse

3 novembre 2010

LA « COALITION CONTRE AGREXCO » ENTENDUE à LONDRES
PAR LE TRIBUNAL RUSSELL SUR LA PALESTINE

La Coalition contre Agrexco est appelée à intervenir à Londres pour la deuxième session du tribunal RUSSELL sur la Palestine qui siègera du 20 au 21 Novembre 2010

Dans la filiation du tribunal Russel sur le Vietnam initié par B. Russel et J.P. Sartre, le tribunal Russell sur la Palestine entend réaffirmer la prééminence du Droit International comme base du règlement du conflit israélo-palestinien. Il est parrainé par de nombreuses personnalités comme Stéphane Hessel, Raymond Aubrac ou Boutros Boutros Ghali ancien Secrétaire Général de l'ONU.


Lors de la première session qui s'est tenue à Barcelone en mars 2010, le tribunal Russell s’est penché sur les responsabilités de l’Union européenne et de ses États membres dans les violations et les crimes commis par l’État d'Israël contre le peuple palestinien.

La seconde session qui se tiendra fin novembre à Londres portera sur la complicité des entreprises dans les violations israéliennes du droit international. Le jury sera notamment composé de Mme Aminata Traoré (ministre de la Culture du Mali), Mme Mairead Corrigan Maguire (lauréat du Prix Nobel de la Paix 1976), Mme Cynthia McKinney (ancienne membre du Congrès américain), M José Antonio Martin Pallin (juge émérite de la Cour suprême, Espagne).
La coalition contre Agrexco sera représentée par Christophe Perrin (La Cimade LR).

Son intervention portera sur :
1 la participation directe de la société Agrexco dans les crimes de guerre commis par Israël  en Cisjordanie.

2 la fraude systématique au droit européen : l'exportation en Europe des produits des colonies sous label « made in Israël »
3 les procédures judiciaires engagées en France contre Agrexco, notamment la procédure en référé devant le tribunal de Créteil portée par 8 organisations membres de la Coalition (Confédération Paysanne, UJFP, La Cimade, CCIPPP, ISM, AURDIP, collectif 69 de soutien au
Peuple Palestinien, Associations des Palestiniens du Languedoc-Roussillon). Cette procédure qui s'appuie notamment sur l'Arrêt Brita de la Cour de Justice Européenne viendra en audience le 24 novembre 2010.
4 les perspectives de poursuites pour complicité de crime de guerre des acteurs européens collaborant avec Agrexco (GF group) sur la base de la loi du 4 août 2010 qui caractérise le crime de colonisation (Code pénal, Art. 461-26) et la complicité de crime de guerre (Code pénal, Art. 213-4-1 alinéa 2) commise par les entreprises (Code de procédure pénale, Art.689-11).
CONTACT : Christophe Perrin, 06 79 48 50 73 – 04 67 06 90 36
coalitioncontragrexco@gmail.com
UJFP (Union Juive Française pour la Paix), CCIPPP (Campagne Civile Internationale pour la Protection du
Peuple Palestinien), ISM ( International Solidarity Movment), AURDIP (Association des Universitaires pour
l’Application du Droit International en Palestine)


d'après CCIPP34



Le boycott des produits israéliens est-il un acte criminel

Collectif | 18/10/2010 | 19H20

Arme non-violente, arme des sans-armes, utilisé jadis à l'encontre de l'Afrique du Sud, le boycott semble aujourd'hui hui remettre en cause la toute puissance de la consommation-reine, celle des marchandises ainsi que celle d'un Etat (Israël) qui a toujours profité d'une totale impunité.

Plus personne ne peut dire, à l'heure actuelle, qu'Israël respecte le droit international ou les droits humains. Pourtant, près de 80 plaintes ont été déposées contre des militants et militantes français issus de la société civile, de mouvements associatifs, de syndicats, et de partis politiques, pour avoir appelé à boycotter les produits en provenance d'Israël.

Ces plaintes font suite à la circulaire de la ministre Michèle Alliot-Marie qui a entretenu la confusion entre « produits casher » et « produits israéliens », en appelant les tribunaux à la vigilance contre des « actes de discrimination raciale » !

La criminalisation de la campagne Boycott-Désinvestissement-Sanctions (BDS) contre Israël ne nous surprend pas. Elle montre simplement que le monde d'aujourd'hui marche à l » envers :

  • Criminel est l'acte d'appeler à boycotter des produits issus des colonies israéliennes.
  • Normal et conventionnel est celui de consommer passivement les produits de l'entreprise Agrexco, débarqués aujourd'hui à Marseille et qu'on voudrait installer à Sète demain, et dont les fruits et légumes viennent directement des colonies, en violation des résolutions onusiennes condamnant l'occupation des territoires palestiniens depuis 1967.

Aucune règle de traçabilité ne permet, en ce moment, de distinguer les produits provenant directement d » Israël et ceux des colonies. Est-il normal d'acheter des produits qui proviennent de terres occupées en infraction à la loi internationale ?

Devons-nous, comme nous le demandent le Bureau national de vigilance contre l » antisémitisme (BNVCA) et son président Sammy Ghozlan − à l'origine de la majorité de ces plaintes contre le mouvement BDS −, d'être des consommateurs aveugles, muets, sourds à la loi… et heureux.

Quant à la volonté d'assimiler le boycott à un acte « antisémite », et la tentative de manipuler la mémoire du génocide nazi des juifs d'Europe, elle n'est pas seulement scandaleuse, mais absurde lorsqu'on va jusqu'à porter plainte contre Stéphane Hessel, ancien diplomate français, résistant, juif et rescapé du camp de Buchenwald, pour son soutien public à la campagne de boycott économique, culturel et universitaire des produits en provenance d » Israël et des institutions israéliennes.

Ceux qui, en France, soutiennent inconditionnellement la politique israélienne devraient regarder du côté d'Israël : du côté d'Omer Shoshan, jeune soldat israélien de 19 ans récemment emprisonné pour avoir refusé de servir dans une armée d'occupation ; ou de celui des 150 Israéliens, intellectuels, artistes et hommes de théâtre, qui ont appelé fin août au refus de se produire dans les colonies israéliennes en Cisjordanie.

Le boycott, une longue histoire de révoltes légitimes

Le boycott n'a rien de nouveau, d'exceptionnel, ou de révoltant, il est au contraire une longue histoire de révoltes légitimes.

  • Révoltés par l'apartheid en Afrique du Sud, les boycotteurs du monde entier dans les années 80 ;
  • révoltés par la discrimination des Noirs aux Etats-Unis, les boycotteurs des bus de Montgomery en 1955 ;
  • révoltés par la colonisation de la Grande-Bretagne, les boycotteurs indiens des produits britanniques des années 30 ;
  • révoltés aussi, bien en amont, ceux qui, quelques années avant la Guerre de sécession américaine, appelèrent à boycotter les produits d'entreprises américaines pratiquant l'esclavagisme.

Face à l'attaque par l'armée israélienne en mai, dans les eaux internationales, de la flottille humanitaire pour Gaza, et le meurtre de neuf militants turcs qui s'y trouvaient ; face à l'utilisation d'armes non-conventionnelles, comme les bombes au phosphore ayant largement arrosé la Bande de Gaza il y a un an et demi ; face aux bulldozers israéliens qui, à l'heure actuelle, continuent de judaïser la partie palestinienne de Jérusalem pour y construire 1 500 nouvelles unités d'habitations destinées aux colons ; face aux violations du droit international par Israël sous toutes ses formes… la campagne internationale de BDS contre l'impunité d'Israël dont nous nous réclamons, s'inscrit également dans cette longue histoire.

Lancée en juillet 2005 à l'appel de la société civile palestinienne, la campagne de Boycott contre la politique israélienne est aujourd'hui internationale. Elle est relayée par les syndicats britanniques et irlandais, tout comme par les anticolonialistes israéliens.

Aux Etats-Unis, l'université de Harvard a retiré tous ses placements israéliens, pour une valeur de 40 millions de dollars, et celle de Johannesburg, en Afrique du Sud, menace de couper tous ses liens économiques et académiques avec l'université Ben Gourion.

Le gouvernement des Pays-Bas vient d » annuler une tournée de maires israéliens, en raison de la présence de représentants des colonies d'Efrat et de Kyriat Arba. Prix Nobel de la paix et figure de la lutte contre l'apartheid en Afrique du Sud, l'archevêque Desmond Tutu déclarait encore récemment :

« Nous avons vaincu l'apartheid sans violence parce que la communauté internationale avait accepté de soutenir la campagne de désinvestissement en Afrique du Sud. Une campagne similaire peut apporter la paix au Moyen-Orient sans violence. »

Sammy Ghozlan et les tribunaux français l'attaqueraient-ils, lui-aussi, pour « incitation à la haine raciale » ?

La singulière criminalisation du boycott en France

La criminalisation des boycotteurs en France est un cas singulier, où certains pensent pouvoir briser un mouvement social, civil et anticolonial par la seule force des tribunaux.

On sourira sans doute un jour de ces valeurs inversées qui font de simples citoyens défendant les droits du peuple palestinien par la seule force du boycott et de la non-violence, des criminels, et d'Israël une victime offensée.

En attendant, restons sérieux et persévérants : nous avons le droit de boycotter Israël quand il ne respecte pas le droit international et refuse de prendre en compte les décisions adoptées par les Nations unies.

Ce boycott est légitime et nous allons continuer à le faire, à l'image d'une campagne internationale qui porte aujourd'hui ses fruits. Car si la politique coloniale d'un Etat surarmé doit aujourd'hui se cacher derrière les tribunaux français, c'est aussi que cette politique s'affaiblit moralement, et qu'elle devra bientôt s'incliner face au droit international.

Sonia Dayan-Herzbrun, professeure de sociologie (université Paris-Diderot), vice-présidente de l'Association des universitaires pour le respect du droit international en Palestine (Aurdip) ; Annick Coupé, porte-parole de Solidaires ; Gustave Massiah, membre fondateur du Centre d'études et d'initiatives de solidarité internationale (Cedetim) ; Jean-Marie Muller, membre fondateur du Mouvement pour une alternative non-violente (MAN).

Ailleurs sur le Web

Agrexco-Carmel & GF Group à Sète : Le mensonge des " Emplois " (3 Vidéos)
CCIPPP - 25 octobre 2010

Agrexco-Carmel & GF Group à Sète : Le mensonge des " Emplois "

En pleine guerre israélienne contre Gaza, G. Frêche président de la Région L.R a annoncé la venue à Sète de l’entreprise d’état israélienne Agrexco/Carmel. Pour faire avaler la pilule et tenter de neutraliser les opposants il a dit que cette venue occasionnerait la création de 300 emplois. Ce mensonge est démonté dans cette vidéo qui montre que la venue à Sète de GF. Groups et Agrexco obéit à la loi du profit et de la "libre concurrence libérale" et que ce sont les travailleurs des ports qui en font et feront les frais !

3 vidéo a voir :

Liens sur toutes les vidéos de ccippp34. - 

L’info video en direct.



La mobilisation paye

BDS France - Omar Alsoumi - Jeudi 14 octobre 2010

La mobilisation paye. Grâce à l'unité et la vivacité de notre riposte aux tentatives d'intimidation, la campagne BDS a remporté aujourd'hui une bataille importante. La presse, pourtant présente aujourd'hui, n'a pas encore livré de rapport détaillé du procès. L'essentiel est là : Omar et Alima sont relaxés. Les plaintes sont rejetées pour vice(s) de forme. La nullité des procédures entamées par Ghozlan et ses amis ouvre un espace pour tous les procès à venir, qui, s'ils n'impliquent pas des personnalités politiques aussi emblématiques que nos deux amis, bénéficieront néanmoins du bouclier défensif mis en place à l'occasion de ce procès. Les appels de personnalités lancés par Alima puis par Stéphane Hessel, relayés par la campagne BDS et le Collectif National ont porté leurs fruits, combinés à la dynamique militante sur le terrain. L'absence notable des principaux instigateurs de ces procès montre que le CRIF et ses plus fervents acolytes sentent le vent tourner. Maitre Comte et les avocats de la défense ont fait un travail remarquable, dont on espère que nous récolterons également les fruits à Bordeaux dans le procès en appel de Sakina. Tout cela a un coût, qu'il va falloir supporter. Beaucoup reste à faire, y compris sur le plan de notre sécurité, car les intimidations ne vont pas s'arrêter aux procès. Mais, forts de cette victoire et de notre unité, nous avons maintenant l'énergie et le moral, au sein de la Campagne BDS France, pour relever les défis qui se présentent. Et développer pleinement la contre-offensive qui s'impose. Nous en avons déjà l'opportunité avec, notamment, le procès contre Agrexco et la campagne "Un Bateau pour Gaza"

voir aussi : http://www.vonews.fr/article_11086

http://www.youtube.com/watch?v=6GMvk4bua5I&feature=player_embedded



Soutenez la campagne BDS France

La campagne BDS, Boycott-Désinvestissement- Sanctions, est notre réponse citoyenne et non violente à l’impunité d’Israël. C’est une campagne de citoyens, c’est à chacun de s’en emparer pour affirmer son pouvoir d’opposition à l’apartheid pratiqué par Israël.

Notre campagne a un véritable potentiel de développement en France, mais nous manquons de moyens, notamment financiers. Les urgences ne manquent pas.

Il s’agit en priorité :

- de financer des procès en défense comme en attaque. La particularité de la campagne BDS en France est qu’elle se poursuit sous la pression d’éventuelles poursuites judiciaires. Nous devons bien entendu continuer et amplifier notre combat mais nous devons protéger nos militants du point de vue juridique. Et nous avons pour cela besoin de moyens supplémentaires.

Enfin, des actions en justice sont aussi lancées par la campagne BDS France et dans le cadre du BDS, telle que l’action en justice de la Coalition contre Agrexco contre l’entreprise d’état israélienne Agrexco, mais celles-ci auront besoin d’être financées pour pouvoir aboutir.

Mais il s’agit aussi, pour le développement de la campagne :

- d’organiser des rencontres, débats, formations,

- de développer nos outils avec des publications, des tracts, affiches, t-shirts, DVDs

- d’augmenter notre visibilité par des actions de plus en plus larges etc

Pour toutes ces raisons la campagne BDS France a besoin de votre soutien financier. En dehors de la cotisation annuelle des organisations membres de la campagne BDS France, nous ne pouvons compter que sur le soutien financier de nos militants et des citoyens qui souhaitent soutenir la cause du peuple palestinien et l’appel au BDS.

Vous pouvez nous financer de différentes manières, à savoir :

- Don mensuel régulier (En faisant le choix du don régulier, vous nous permettez de mieux planifier le développement de la campagne ainsi que nos actions. De plus la gestion d’un virement est plus légère pour nous que la gestion d’un chèque.) http://bdsfrance.org/index.php?option=com_content&view=article&id=106&Itemid=68

Deux appels à gauche pour soutenir les partisans d'un

boycott de produits israéliens
17h00 - Libération

Plusieurs personnalités de gauche, de Michel Rocard (PS) à Olivier Besancenot (NPA) en passant par Cécile Duflot (Verts) ont signé des appels à la "solidarité" avec les personnes poursuivies en justice pour avoir appelé au boycottage de "produits des colonies israéliennes".
Dans un appel de soutien "pour la liberté d'expression", des personnalités comme Catherine Tasca (PS), Cécile Duflot (Verts) ou Pierre Laurent (PCF), attirent "l'attention de l'opinion publique sur le refus de l'Etat d'Israël de se conformer aux principes inscrits dans les traités européens et dans les accords d'associations qu'ils ont signés, à savoir le respect des droits humains et celui de la traçabilité des produits à l'exportation".
Un autre texte a été lancé à l'initiative de Stéphane Hessel, co-rédacteur de la déclaration universelle des droits de l'Homme de 1948.
Il est signé de nombreux professeurs, syndicalistes ou chercheurs, comme Edgard Morin, et de plusieurs personnalités politiques, de Michel Rocard à Olivier Besancenot en passant par Daniel Cohn-Bendit (Europe Ecologie).
Plusieurs militants pro-palestiniens vont bientôt être jugés, notamment à Perpignan, Mulhouse ou Pontoise, pour avoir appelé au boycottage des produits israéliens devant des grandes surfaces. Ces actions s'inscrivent dans la "Campagne internationale BDS" ("Boycott, désinvestissements, sanctions") qui émane de la société civile palestinienne et qui se veut une "réponse citoyenne et non-violente à l'impunité israélienne", selon l'un de ses promoteurs.
Parmi les personnes citées à comparaître figurent Alima Boumediene-Thiery sénatrice (Verts) et Omar Slaouti de la direction du NPA d'Olivier Besancenot, qui au cours d'une conférence de presse ont dénoncé lundi l'exportation par Israël de produits issus de "colonies installées illégalement sur les territoires palestiniens occupés".
(Source AFP)
Deux appels à gauche pour soutenir les partisans d'un boycott de produits israéliens
http://fr.news.yahoo.com/76/20101011/tpl-deux-appels-gauche-pour-soutenir-les-894f5eb.html


Solidarité avec Stéphane Hessel, Alima Boumediene-

Thiery et toutes les victimes de la répression
Pétition (Mediapart) - publié le lundi 11 octobre 2010.

Bordeaux, Mulhouse, Perpignan, Pontoise… : en ce mois d’octobre, des hommes et des femmes sont poursuivis pour « provocation publique à la discrimination » - y compris une sénatrice de la République, Alima Boumediene-Thiery. Ailleurs, d’autres sont convoqués par les préfectures et menacés de procès du même type. Un ancien commissaire de police prétend même poursuivre... Stéphane Hessel, grand résistant, co-rédacteur de la Déclaration universelle des droits de l’homme de 1948 et ambassadeur de France ! Tous risqueraient jusqu’à 45 000 euros d’amende et trois ans de prison suivant la qualification des poursuites …

Quel crime ont donc commis ces citoyens, connus et inconnus, pour mériter une accusation aussi infamante et encourir des peines aussi lourdes ? S’être dressés contre l’occupation et la colonisation de la Palestine par Israël, et notamment contre les « crimes de guerre » voire « contre l’Humanité » que le rapport Goldstone accuse son armée – et, dans une proportion nettement moindre, des groupes armés palestiniens - d’avoir perpétrés pendant la guerre de 2008-2009 contre la bande de Gaza. S’être révoltés contre l’impunité dont jouit un État qui viole pourtant ouvertement le droit international et les résolutions des Nations unies. Et avoir décidé de prendre leurs responsabilités en appelant eux-mêmes au boycott, au désinvestissement et aux sanctions contre cette politique condamnée par la grande majorité des opinions française, européenne et mondiale.

Pour présenter, contre toute évidence, cette action citoyenne comme raciste, il aura fallu que la ministre de la Justice s’abaisse à inventer, en février 2010, un « boycott des produits casher » qu’aucun dirigeant, aucun groupe, aucun militant du mouvement de solidarité pour une paix juste et durable au Proche-Orient n’a jamais prôné. Puis qu’elle exige des Parquets qu’ils poursuivent les militant-e-s pour « provocation publique à la discrimination ». Et celle qui diffame et menace ainsi des innocents appartient à un gouvernement qui, toute honte bue, non seulement stigmatise une communauté entière en raison de son origine ethnique, mais expulse illégalement de la « patrie des Droits de l’homme », sur cette base, des milliers de ressortissants d’Etats membres de l’Union européenne.

C’est pourquoi nous disons à Michèle Alliot-Marie : « Pas ça et pas vous ! ». Certains d’entre nous appellent au boycott de tous les produits israéliens ; d’autres « ciblent » les seuls produits des colonies israéliennes ; d’autres encore choisissent des formes d’action différentes. Mais nous sommes tous unis pour refuser catégoriquement que les militant-e-s de la campagne internationale Boycott-Désinvestissement-Sanctions (BDS) soient accusés et jugés pour « provocation publique à la discrimination » alors qu’au contraire ils combattent contre toute forme de discrimination, pour le droit de tous les peuples à l’autodétermination, pour l’application à tous les États du droit international et des sanctions prévues lorsqu’ils le bafouent.

Tous ensemble, nous exigeons, à la fois au nom du droit international et des libertés : le retrait immédiat des directives envoyées par la ministre de la Justice et son administration aux Parquets et la relaxe immédiate de ces innocents. Honneur à celles et ceux qui font leur le combat pour la justice et la paix que les autorités françaises ont trahi.

Paris, le 10 octobre 2010.

http://www.mediapart.fr/club/edition/les-invites-de-mediapart/article/111010/non-aux-poursuites-contre-les-militants-bds

Pétition (Mediapart)

d'après : http://www.protection-palestine.org/spip.php?article9472




Lettre de BDS-France au salon SIAL : envoyez vos mails
BDS-France publié le samedi 9 octobre 2010.

Selon les informations reçu de la Coalition des femmes pour la Paix il s’avère qu’il y a au moins 3 des entreprises israéliennes présentes au salon qui sont directement implantées dans les territoires occupés

Le salon SIAL qui doit avoir lieu du 17 au 21 octobre prochain ( http://www.sial.fr/ExposiumCms/do/admin/visu?reqCode=accueil ) est un très important salon mondial ou les industries de l’agro alimentaire viennent faire leur achats. Environ 150 000 visiteurs du monde entier sont attendus.

Selon les informations reçu de la Coalition des femmes pour la Paix il s’avère qu’il y a au moins 3 des entreprises israéliennes présentes au salon qui sont directement implantées dans les territoires occupés : BETH EL FOODS - SHIRAZ COHEN-OR LTD - WISSOTZKY TEA LTD (Usine. unité de production et bureau)

A partir de ces informations une lettre a été rédigée au nom de la Campagne BDS France pour l’exclusion de ces entreprises criminelles , vous la trouverez en document ci-dessous.Nous avons eu un contact téléphonique et par mail avec la directrice, qui doit "revenir vers nous".

Voici toutes les adresses mails des personnes auprès desquelles nous vous invitons à faire connaitre cette lettre (vous pouvez nous mettre en copie à cette adresse sialbdsfrance@yahoo.fr ) :

Adeline Vancauwelart, directrice du salon

Adeline.VANCAUWELAERT@comexposium.com

Renaud Hamaide, président du directoire du salon SIAL :

renaud.hamaide@comexposium.com

renaud.hamaide@viparis.com

info@exposium.com

Direction de Comexposium

jean-luc.neez@comexposium.com

vincent.buffin@comexposium.com

jean-pierre.bourgeois@comexposium.com


Soutien aux militants du Collectif 66 convoqués au tribunal de Perpignan le 11 octobre
jeudi 7 octobre 2010 - 06h:33 / Collectif 66 Paix et Justice en Palestine
Trois militant-es du Collectif 66 Paix et Justice en Palestine - Yamina Tadjeur, Jeanne Rousseau et Bernard Cholet - sont assignés en correctionnelle pour une action d’information des consommateurs du magasin Carrefour de Perpignan le 15 mai 2010 les appelant au boycott des produits exportés par Israël.
L’action qu’ils mènent en vue de faire respecter le Droit International est inscrite dans la campagne internationale « Boycott - Désinvestissement - Sanctions » initiée à la demande de la société civile palestinienne afin de faire cesser l’impunité dont jouit l’État d’Israël qui viole systématiquement le Droit International (Résolution du conseil de sécurité de l’ONU), le Droit Humanitaire (Conventions de Genève interdisant la colonisation, la spoliation et le déplacement de populations en territoire occupé, siège et bombardements de la bande de Gaza) et les Droits de l’Homme (pratique de discrimination selon l’origine des citoyens, emprisonnements massifs de résistants...).

Il est particulièrement choquant de voir mis en accusation, des militants pacifistes, non violents, luttant contre toute discrimination à l’égard d’un peuple quel qu’il soit et défendant le principe du Droit et de la Justice pour le peuple palestinien.

Nous constatons qu’à l’occasion de cette action de sensibilisation il n’y a eu aucune violence, dégradation ou pression sur les personnes. Nous constatons également à cette occasion que les autorités israéliennes violent, au vu et au su des autorités françaises, le Droit Commercial de l’Union Européenne en pratiquant une fraude systématique quant à l’origine des produits, ceux issus des colonies en territoire palestinien occupé étant abusivement estampillés « made in Israël ».

Les organisations soussignées dénoncent avec la plus extrême gravité les pressions exercées par le pouvoir exécutif sur la Justice en vue de poursuivre systématiquement à Perpignan comme à Bordeaux, Mulhouse ou ailleurs des militants défenseurs du droit, participant à cette campagne.

Nous exigeons que les trois militants soient relaxés. Il en va de la possibilité de défendre en France les droits du peuple palestinien comme de la défense de la liberté d’opinion et d’expression dans notre pays.

Nous vous appelons à être nombreux le 11 octobre à 14h au tribunal de Perpignan pour accompagner nos camarades et dénoncer l’injustice qui leur est faite.
D'après : http://www.info-palestine.net/article.php3?id_article=9502


BDS : Lettre à l’attention des Présidents de tribunaux
BDS France - mercredi 6 octobre 2010 - 04h:57
Voici un modèle de lettre qu’il est possible d’envoyer aux Présidents de tribunaux dans les différentes villes où des militants de BDS vont prochainement être cités à comparaître. Ce document a été travaillé avec les avocats de la Campagne BDS France afin d’être en adéquation avec la stratégie de défense des militants poursuivis, de se montrer solidaires et de dénoncer les crimes israéliens sans affaiblir la défense des militants.


C’est Israël qu’il faut inculper !

A Monsieur le Président du tribunal de...

..., le 30 septembre 2010

Monsieur le Président,

En décidant d’engager des poursuites contre les militants de la cause palestinienne, le ministère de la Justice a fait le choix de placer les débats sous l’angle du droit. Or, le droit est la base de notre démarche.

Ce qui guide l’action des Palestiniens, c’est la défense de leurs droits. Car toute la question est la violation des droits de ce peuple, depuis 1949. La reconnaissance d’Israël par l’ONU était liée au respect de la frontière de 1949, au droit au retour des réfugiés et à l’autodétermination du peuple palestinien, sous la forme d’un Etat. Soixante ans plus tard, la frontière est ignorée par la colonisation, le droit au retour est nié et la Palestine n’est pas un Etat. Israël viole toutes les résolutions de l’ONU, bafoue la IV° Convention de Genève et méprise les attendus de la Cour Internationale de Justice.

La cause est juste, et nos méthodes aussi.

Comme M./Mme.... qui vont être cités à comparaître le .... devant votre tribunal, je soutiens les appels au boycott, tels qu’ils ont été lancés par les Palestiniens, depuis les territoires occupés. C’est un devoir de solidarité, mais c’est aussi une exigence de la justice. Et par ce soutien, je n’affronte pas le droit. Non, je demande au contraire son application.

Selon le droit international, Israël est puissance occupante des territoires de la Palestine. L’occupant ne peut ni s’approprier les terres, ni procéder à des transferts de populations. Or, c’est ce que fait Israël tous les jours par la colonisation : l’exploitation économique par Israël de ces terres qui ne lui appartiennent pas est un crime. Aussi, accepter que le marché européen puisse être un débouché pour ces exportations, c’est encourager le crime. La Cour de justice de l’Union européenne a dit le droit dans l’affaire Brita. Il faut maintenant faire respecter cette jurisprudence.

Mon soutien à cette campagne est entier, et les faits qui ressortent du dossier font apparaitre trois infractions :

  • Infractions douanières, car ces exportations ne relèvent pas de l’accord européen (Code des douanes, art. 414 et 426, 3°)
  • Tromperie sur la qualité, à savoir l’origine des produits (Code de la consommation, art. L 213-1)
  • Complicité de crime de guerre par les personnes morales (Code pénal, Art. 213-4-1 alinéa 2, 461-26 et art. 462-5).

Aussi, par le présent, je demande également à ce que des enquêtes soient conduites.

Les Palestiniens comptent sur la justice pour mettre fin à la violence qu’ils subissent depuis des décennies. Un jugement qui innocenterait les citoyens boycotteurs et qui condamnerait les auteurs, même indirects, de la colonisation, serait un grand message d’espoir pour ceux qui, là-bas, gardent confiance en la justice.

Je vous prie de croire, Monsieur le Président, en l’expression de mes salutations respectueuses.

M. / Mme / Mlle .....

d'après : http://www.info-palestine.net/article.php3?id_article=9494

"La coalition contre attaque" ! Vidéo (Gilles Devers, avocat) et textes
http://www.protection-palestine.org/spip.php?article9346

Un collectif veut faire interdire les importations israéliennes

Publié le mercredi 15 septembre 2010 à 13H17

Un collectif regroupant une centaine d'associations, syndicats et partis politiques (Confédération paysanne, Solidaires, PC, Verts) a assigné la société israélienne Carmel-Agrexco devant le tribunal des référés de Marseille (le 18 octobre prochain). Contrôlée à 50% par le gouvernement hébreu, elle débarque, via le port de Marseille, les fruits et légumes cultivés principalement dans les colonies juives implantées sur le territoire théoriquement dévolu à l'Autorité palestinienne, accuse le collectif.

"L'accord avec l'Union européenne exonère de droits de douane les produits israéliens, à l'intérieur des frontières de 1948, mais pas ceux produits dans les colonies", explique Christophe Perrin, l'un des porte-parole du collectif. L'idée étant d'utiliser une fraude douanière pour pouvoir juridiquement condamner la colonisation de la Cisjordanie depuis 1967 et "obtenir l'interdiction de toute importation de produits israéliens en France". Une première.

"Je suis sûre qu'Israël respecte ses engagements internationaux. L'idée de cette plainte, ou d'un boycott, quel qu'il soit, m'est insupportable et je suis persuadée que la justice française ne donnera pas suite", a déclaré, hier, Simona Frankel, consule d'Israël à Marseille.
d'après : http://www.laprovence.com/actu/region-en-direct/un-collectif-veut-faire-interdire-les-importations-israeliennes

Actions de la coalition contre Agrexco

publié le lundi 13 septembre 2010.

CONFÉRENCE DE PRESSE

Mercredi 15 septembre

au siège de la Confédération Paysanne

104 rue Robespierre - 93170 Bagnolet, M° Gallieni

CONTRE LE CRIME DE COLONISATION

(Créé par la loi n°2010-930 du 9 août 2010)

DES ORGANISATIONS FRANÇAISES ENGAGENT UNE PROCÉDURE JUDICIAIRE CONTRE LA SOCIÉTÉ ISRAÉLIENNE CARMEL-AGREXCO

La Confédération Paysanne, l’UJFP (Union des Juifs Français pour la Paix), la Cimade, ISM France (International solidarity movement), la CCIPPP (Campagne Civile Internationale pour la Protection du Peuple palestinien) et l’AURDIP (Association des Universitaires pour le Respect du Droit International en Palestine ) membres de la Coalition contre Agrexco (France) engagent une procédure civile contre Carmel-Agrexco devant le tribunal de Marseille, C’est en effet à Marseille que sont actuellement débarqués les produits (fruits, légumes et fleurs en particulier).

La politique d’Israël repose sur une violation constante du droit international.

Israël s’approprie des terres qui ne lui appartiennent pas, pour en chasser les Palestiniens et installer sa propre population. Cette politique systématique de colonisation repose sur l’exploitation économique de ces territoires, qui en est la condition de viabilité. Ainsi, la colonisation et l’exploitation économique des territoires forment un tout indissociable.

Carmel-Agrexco est l’instrument N°1 de la colonisation dans l’agriculture.

D’abord parce que l’entreprise est directement liée au ministère de l’agriculture israélien qui la contrôle à 50% et dont elle applique la politique, mais aussi parce qu’elle est le principal exportateur des produits issus des colonies, notamment ceux de la vallée du Jourdain où 7000 colons se sont appropriés 95% des terres et contrôlent 98% de l’eau !

Les associations entendent agir sur deux points :

- Le droit humanitaire fondamental car il s’agit de la violation grave des droits des Palestiniens ;
- Le droit économique car ces exportations, issues de l’exploitation d’un crime, créent une concurrence déloyale pour les agriculteurs français et européens.

Les éléments classiques d’analyse du droit, entérinés par la Cour Internationale de Justice dans l’affaire du mur (9 juillet 2004), se trouvent confortés par deux références juridiques de premier plan intervenues au cours de l’année 2010 :

L’arrêt BRITA (CJUE, 25 février 2010) : Pour la Cour, la seule frontière opposable est celle de 1949 et Israël n’a aucun droit pour délivrer des certificats d’origine s’agissant de produits fabriqués dans les territoires palestiniens.

La loi du 9 août 2010 a transposé en droit interne le statut de la Cour Pénale Internationale. Il existe désormais une définition du crime de colonisation dans le Code pénal.

Une procédure civile, en référé

Les associations engagent une procédure civile pour obtenir la communication des documents de douanes autorisant les exportations d’AGREXCO et les faire analyser par des experts maritimes afin de vérifier si ces certificats permettent de déterminer avec précision l’origine. Dans le respect de l’arrêt BRITA, les certificats doivent tous démontrer de manière certaine que les produits exportés par Agrexco sont strictement fabriqués l’intérieur des frontières de 1948.

Après l’analyse de ces documents, les organisations membres de la Coalition contre Agrexco poursuivrons la procédure pour imposer l’application de l’arrêt BRITA, et donc l’arrêt des exportations illégales.

La date d’audience qui se tiendra courant octobre sera précisée lors de la conférence de presse.

LA

s’engage dans l’initiative :

« Un bateau français pour Gaza »

En pleine guerre criminelle contre Gaza, alors que de nombreux citoyens répondent à l’appel BDS palestinien, le Conseil Régional du Languedoc-Roussillon, choisit le port de Sète comme le lieu de débarquement pour toute l’Europe, des fruits, légumes et fleurs de l’entreprise d’état israélienne Agrexco/Carmel. Cette décision a provoqué un soulèvement citoyen sans précédent en France et en Europe. La Coalition contre Agrexco France, lancée le 23 mai 2009 compte aujourd’hui 100 organisations signataires de l’Appel contre la venue d’Agrexco à Sète et ailleurs. L’Italie et la Suisse ont créé leur Coalition contre Agrexco et los pais Valencia d’Espagne sont en train de créer la leur. Une coordination européenne est en place.

La Coalition contre Agrexco a soutenu la précédente initiative d’un « bateau pour Gaza » qui devait faire escale dans le port de Sète. Aujourd’hui elle se réjouit de l’initiative pour « Un bateau français pour Gaza » prise par le collectif National (CNPJDPI). Elle s’y associe pleinement en relation avec le Collectif National et contribuera activement à organiser l’escale de Sète du « Bateau français pour Gaza » en vue de rejoindre la seconde Flottille de la Liberté qui naviguera vers Gaza afin de : - Dénoncer et briser le siège israélien contre Gaza
- Promouvoir et faire respecter le droit international
- Répondre à la crise humanitaire que subissent un million et demi de Palestiniens de Gaza

Comme en Cisjordanie occupée, dans les colonies de la Vallée du Jourdain, Agrexco profite cyniquement du blocus de Gaza pour imposer des prix misérables aux paysans palestiniens qui sont contraints de lui vendre fleurs et fraises pour survivre. Au mépris des considérations écologiques, environnementales et du commerce éthique, ces produits issus d’une exploitation illégale des territoires occupés et des paysans palestiniens, vendus à des prix de « dumping », sont une menace directe pour les paysans de la région et de toute l’Europe.

La Coalition contre Agrexco envisage plusieurs modalités d’information, de mobilisations et d’actions spécifiques « Bateau » qui seront combinées aux autres actions en cours et à venir contre Agrexco et vous appelle d’ores et déjà à collecter des fonds pour le « Bateau » . Chèques libellés à : CIMADE Nîmes

Banque Postale, : N° : 7389-64 L Marseille 

Envoyer les chèques : CIMADE Nîmes, 12 rue Hugues Capet, la Placette, 30000 Nîmes.

Un reçu pour déduction d’impôts (66% de la somme versée) sera envoyé aux donateurs.

d'après : http://www.protection-palestine.org/spip.php?article9346


BOYCOTT, DÉSINVESTISSEMENT, SANCTIONS !

lundi 19 juillet 2010

La Campagne BDS a été initiée en juillet 2005 par une coalition regroupant l’ensemble des forces politiques, sociales et associatives palestiniennes représentatives (172 organisations signataires). Cette coalition inclut les trois composantes du peuple palestinien : Palestiniens de Cisjordanie et de Gaza, Palestiniens d’Israël, réfugiés des camps de l’extérieur. 
La finalité de la campagne est simple : développer une campagne internationale, populaire, de solidarité avec le peuple palestinien, autour d’axes, de mots d’ordre et de modes d’action très concrets. Il s’agit, à l’instar de ce qui s’était passé avec l’Afrique du Sud, de multiplier les pressions politiques, sanctions économiques et diplomatiques contre Israël tant que les droits des Palestiniens ne seront pas respectés. 

Un extrait de l’appel : 
« Nous, représentants de la société civile palestinienne, invitons les organisations des sociétés civiles internationales et les gens de conscience du monde entier à imposer de larges boycotts et à mettre en application des initiatives de retrait d’investissement contre Israël tels que ceux appliqués à l’Afrique du Sud à l’époque de l’Apartheid. Nous faisons appel à vous pour faire pression sur vos États respectifs afin qu’ils appliquent des embargos et des sanctions contre Israël. Nous invitons également les Israéliens honnêtes à soutenir cet appel, dans l’intérêt de la justice et d’une véritable paix.
Ces mesures de sanction non violentes devraient être maintenues jusqu’à ce qu’Israël honore son obligation de reconnaître le droit inaliénable des Palestiniens à l’autodétermination et respecte entièrement les préceptes du droit international. » 

La campagne BDS se décline principalement sous trois aspects.
Boycott  : à un niveau populaire et institutionnel (municipalités, universités...), encourager le boycott des marchandises et produits fabriqués en Israël, mais aussi un boycott culturel, académique, sportif... Dans le cas des boycotts académique et culturel, il ne s’agit évidemment pas de boycotter les individus, les travaux ou les œuvres, mais bel et bien de refuser tout partenariat ou échange institutionnel. 

Désinvestissement : exiger des entreprises, des collectivités locales et des États qu’ils cessent leurs investissements en Israël et/ou leurs partenariats économiques avec des entreprises israéliennes. Cela concerne également les banques, sociétés d’investissement, groupes financiers et autres fonds de pension. 

Sanctions : exiger des gouvernements qu’ils prennent des sanctions (diplomatiques, économiques...) contre Israël, mais aussi que tous les membres de l’establishment politico-militaire israélien coupables ou complices de crimes contre le peuple palestinien soient traduits devant des cours de justice et punis pour leurs actes criminels. De nombreuses plaintes ont ainsi déjà été déposées.

LE BOYCOTT  ? UNE ACTION FONDÉE SUR LE RESPECT DU DROIT


Du point de vue juridique, la question est assez simple : des produits qui sont le fruit d’un crime peuvent-ils être distribués en Europe ? 
Ce que dit le droit…
Tout part de cette donnée juridique : l’ensemble des territoires de Palestine sont occupés par Israël, (Cour internationale de Justice, 9 juillet 2004). Le règlement de La Haye de 1907 dit à propos de l’occupation que « la propriété privée ne peut pas être confisquée » (Art. 46) et que « L’État occupant ne se considérera que comme administrateur et usufruitier » (Art 55). L’article 49 de la IVe convention de Genève précise que « la puissance occupante ne pourra procéder à la déportation ou au transfert d’une partie de sa propre population civile dans le territoire occupé par elle ».
Ces dispositions sont reprises par le statut de la Cour pénale internationale (1998), qui qualifie de crimes de guerre « l’appropriation de biens, non justifiées par des nécessités militaires et exécutées sur une grande échelle de façon illicite et arbitraire » (Art. 8, 2, a, iv) et « le transfert par la puissance occupante d’une partie de sa population civile dans le territoire qu’elle occupe » (Art. 8, 2, a, viii). 
Le droit européen confirme cette analyse. Selon un arrêt Brita (25 février 2010) de la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE), les produits issus des territoires occupés ne peuvent pas être exportés sous certificat d’origine israélien.
Il reste à appliquer le droit !
La loi ne peut accorder sa protection à des produits illicites. Deux points imposent le boycott global :
•  Israël délivre de manière indifférenciée des certificats d’origine pour l’ensemble des exportations, qu’elles soient issues des territoires de 1948 ou des territoires occupés depuis 1967, et il n’est pas possible depuis l’Europe de faire la distinction. 
• Tous les mécanismes politiques et économiques israéliens sont asservis au but de l’appropriation des richesses palestiniennes, cette politique étant indivisible. Il en est ainsi du pillage de l’eau ou la mainmise sur les moyens d’échange internationaux. 
Il est du devoir des Européens d’imposer cette lecture du droit, la seule réaliste, car il s’agit de combattre le crime dès sa conception, l’occupation et la colonisation, et pas seulement dans ses effets, la fraude sur les certificats douaniers « made in Israel » pour des produits issus des colonies.
C’est dire aussi que la question de la culpabilité pénale des dirigeants israéliens pour le processus de colonisation ainsi analysé est posée et devra être portée devant la Cour pénale internationale. 
Des militants de BDS sont poursuivis en justice : arrêt Willem (CEDH, 16 juillet 2009). Dans cette affaire, la question de la licéité1 des exportations boycottées n’avait pas été posée au tribunal, le maire s’étant cantonné au terrain de la liberté d’expression. Or, il n’a pas été condamné en tant que citoyen exerçant son droit à la liberté d’expression mais en tant que maire tenu à un devoir de réserve (et encore, la Cour donnait des éléments plus précis qui pourraient quand même ouvrir la voie à un boycott des collectivités).
Tout reste donc à faire sur le terrain juridique, pour la défense des militants injustement poursuivis, mais aussi en attaque, puisque dans les mois qui viennent les acteurs de la campagne BDS vont passer à l’offensive pour demander la condamnation des crimes commis et de leurs auteurs, et pour faire respecter le droit international.
1. Conformité au droit

LA CAMPAGNE BDS FRANCE

La campagne BDS France a été lancée en juin 2009, afin de répondre à l’appel palestinien. Peuvent y adhérer toutes les associations et organisations s’engageant à respecter les principes contenus dans la charte et dans l’appel de la campagne BDS France.
Au niveau français les principales organisations impliquées sont le NPA, Génération Palestine, les Missions civiles (CCIPPP), l’Union juive française pour la paix (UJFP), des organisations musulmanes, juives, CAPJPO-Europalestine, Solidaires et bien d’autres.
La campagne française participe activement à la coalition contre Agrexco, qui est l’un des axes d’attaque principaux du BDS européen.
Elle organise de nombreuses actions partout en France, notamment dans les supermarchés qui vendent des produits fabriqués en Israël. Des rendez-vous ont déjà eu lieu avec la direction de Carrefour à la suite d’actions. 
La campagne est présente dans les divers champs d’application du BDS, culturel, universitaire, gouvernance locale… Il s’agit maintenant de développer ce travail de manière coordonnée afin d’avoir le maximum d’impact et de visibilité.
La campagne travaille aussi à fournir aux militants des outils et des argumentaires afin de les aider dans leurs démarches et actions. 
Enfin la campagne cherche à fédérer, de manière souple, le réseau des comités locaux unitaires BDS au niveau national et à le développer. La présence et l’implication de toutes et tous est primordiale afin d’assurer un développement de la campagne et un maillage national, permettant à tout le monde de s’impliquer dans le BDS.
La campagne subit aujourd’hui de plein fouet la répression étatique, à la demande des organisations sionistes. En effet, plusieurs procès sont en cours ou vont avoir lieu, qui concernent, entre autres, des camarades du NPA, et il est nécessaire que la mobilisation contre la répression se développe elle aussi. 
Les militants du BDS sont déterminés à poursuivre leurs actions, dans toute leur diversité, car ils se battent tout simplement pour l’application du droit international.

QUELQUES VICTOIRES DE LA CAMPAGNE BDS

Boycott
De plus en plus de magasins et chaînes de magasins annoncent qu’ils renoncent à vendre des produits venant des colonies israéliennes, voire d’Israël. Les chaînes de supermarchés britanniques Mark and Spencers et Co-operative group ont annoncé qu’elles cesseraient de vendre des produits issus des colonies. Les chaînes italiennes Coop et Nordiconad ont fait de même.
Des universités et laboratoires de recherche commencent à rompre leurs relations avec leurs homologues israéliens. En mai dernier, le syndicat universitaire britannique majoritaire, University and College Union, a voté lors de son congrès le boycott total de l’Université d’Ariel, implantée en territoire palestinien.
Nombre d’artistes refusent désormais de se rendre en Israël. C’est ainsi qu’Elvis Costello, Carlos Santana, Gill Scott-Heron, les Pixies ou Gorillaz ont annulé des concerts. U2, Björk, Snoop Dog et bien d’autres évitent soigneusement Israël lors de leurs tournées. Récemment, Meg Ryan et Dustin Hoffman ont publiquement renoncé à participer au Festival du Film de Jérusalem.
Désinvestissement
En mai, la Deustche Bank a décidé de se désinvestir de la Compagnie israélienne Elbit Systems, qui fournit des armes à l’armée israélienne et participe à la construction du mur. Le premier fonds de pension suédois avait fait de même, ainsi que le premier fonds de pension danois. 
La société d’investissement britannique Blackrock s’est désinvestie du groupe 
Leviev, qui finance la construction de colonies.
Le groupe français Veolia, impliqué dans la construction du tramway colonial de Jérusalem, qui relie la ville aux colonies, s’interrogerait sur la pertinence de cet investissement tant il lui fait perdre de marchés : les villes de Dublin et Stockholm, entre autres, ont exclu Veolia de divers appels d’offre.
Sanctions
Le Venezuela et la Bolivie ont rompu, jusqu’à nouvel ordre, leurs relations diplomatiques avec Israël et expulsé les ambassadeurs israéliens. Le Nicaragua a suspendu ses relations avec Israël après l’attaque sanglante contre la Flottille de Gaza. 
De son côté, le ministre norvégien de l’Éducation a rappelé que son pays refusait tout commerce d’armes avec Israël et a appelé l’ensemble des pays de l’Union européenne à faire de même.
Afin de sanctionner économiquement Israël, les dockers suédois ont refusé, durant toute la dernière semaine de juin, de débarquer des marchandises israéliennes dans les ports du pays. Les dockers d’Oakland, en Californie, ont fait de même.
En raison d’une plainte déposée à son encontre, le ministre israélien de la Défense, Ehud Barak, a annulé une visite en France, prévue en juin. Il y a quelques mois, l’ex-ministre des Affaires étrangère, Tzipi Livni, avait annulé une visite en Grande-Bretagne pour les mêmes raisons. Une liste des « pays à éviter » a été établie en Israël, à l’attention de l’establishment politique et militaire.

AGREXCO : NON AU COMMERCE COLONIAL !

Agrexco, c’est cette entreprise israélienne d’export de fruits et légumes que Georges Frêche (exclu du PS), président de la région Languedoc-Roussillon, a choisi d’implanter dans le port de Sète. Importer depuis l’autre bout de la Méditerranée des fruits et légumes dans une région agricole plutôt que de développer l’agriculture locale, est déjà un choix assez contestable. Mais en plus, une partie des produits qui arriveront à Sète pour inonder les marchés français et européen provient des territoires occupés ! Agrexco profite de la spoliation des terres et de l’eau des Palestiniens, de l’occupation et de la colonisation de la Palestine. Agrexco, ce sont les marques Carmel, Ecofresh et Bio-top (produits bio) dans nos supermarchés.
Localement, partis politiques, associations de solidarité avec la Palestine, syndicats, associations des droits de l’homme ont rapidement formé la Coalition contre Agrexco pour dénoncer ce projet. Plusieurs temps forts ont rythmé cette campagne depuis plus d’un an avec des manifestations (1 000 personnes un jeudi soir à Montpellier, une marche et une manif à dimension nationale de plus de 1 500 personnes dans la ville de Sète en pleine élections régionales), des ateliers débats, des interventions au conseil régional et une mission de quatre personnes qui s’est rendue en Palestine pour enquêter sur Agrexco et recueillir des témoignages sur ses pratiques. 
Agrexco, depuis 40 ans, débarquait ses produits dans le port de Marseille. La mobilisation sur le « quai Carmel » n’avait pas pris à l’époque l’ampleur de la Coalition. Quand nous avons rencontré les responsables d’Agrexco en Italie puis les dockers de Marseille et de Sète, nous avons compris la raison de ce déménagement : les Marseillais demandaient des salaires trop importants et se mobilisaient pour défendre leurs droits ! C’est uniquement pour faire baisser le coup du travail et récupérer les aides de la région Languedoc-Roussillon en lien avec l’aménagement du port de Sète qu’Agrexco vient s’y implanter. Pouvons-nous accepter de mettre ainsi les travailleurs en concurrence ?
La mobilisation a pris de l’ampleur et aujourd’hui, une centaine d’organisations locales et nationales mènent la bataille. La Coalition a fait des émules dans les villes de la région qui agissent lors de manifestations et auprès de leurs élus. Et dans d’autres pays le combat se mène aussi ! En Suisse, en Belgique et en Italie des coalitions ont vu le jour. Le port de Valence, également concerné, est notre prochaine étape. Les premiers succès sont à mettre à l’actif de nos camarades italiens qui ont convaincu les responsables de deux chaines de supermarchés de retirer les produits d’Agrexco de leurs rayons. 
La campagne contre Agrexco, qui s’inscrit par son appel dans la campagne BDS, est le catalyseur local de la solidarité avec la Palestine, en parallèle avec le comité BDS. La Coalition a décidé dans ce sens de se mobiliser dans l’initiative de bateaux pour Gaza.
Nous ne commercerons pas avec des criminels de guerre !

Des sites internet : 
www.bdsfrance.org/  : site de la campagne française. Indispensable ! Informations, argumentaires, actions passées et à venir... 
www.bdsmovement.net/  : site de la campagne internationale. De nombreuses ressources et informations (en anglais).
www.whoprofits.org/ : site qui recense les entreprises, aux quatre coins du monde, qui bénéficient directement ou indirectement de l’occupation israélienne (en anglais).

D"après : http://www.npa2009.org/content/boycott-desinvestissement-sanctions%E2%80%89


Projet de loi israélienne interdisant l’institution d’un boycott ou : McCarthy en Israël !

publié le dimanche 4 juillet 2010.

Traduction JPB

18eme Knesset

Loi proposée par les membres de la Knesset :

- Israel Beytenou : Robert Ilatov, Alex Miller, David Rotem, Leah Shemtov

- Kadima  : Ruhama Avraham-Balila, Dalia Itzik, Tzachi Hanegbi, Yoel Hasson, Magli Wahaba

- Likoud : Ofir Akunis, Danny Danon, Zeev Elkin, Tzipi Hotobli, Haim Katz, Yariv Levin, Carmel Shama

- Shas : David Azulai, Avraham Michaeli, Yitzhak Vaknin

- Union nationale : Aryeh Eldad, Ya’akov Katz

- Yahadut Hatorah : Moshe Gafni, Uri Maklav, Menachem Eliezer Moses

[Introduction du traducteur : Ce projet de loi présenté par 24 députés israéliens représentant les ¾ de la Knesset est la négation affirmée du droit international : Israël se donne « son » droit d’échapper à la vindicte de l’appel au boycott basé sur ce droit qui, que l’Etat d’Israël l’aime ou non, exige non seulement la fin de la colonisation, mais la restauration de l’ensemble des droits historiques des Palestiniens sur le sol de la Palestine. La généralisation de lois du type de celle proposée ici est une autre porte ‘légale’ ouverte à tous les arbitraires nationalistes.

La dernière phrase exprime un scrupule qui ne se retrouvera pas dans la loi : chacun d’entre nous est libre de boycotter Israël, à condition de ne pas le faire savoir. Donc référons nous aux députés sionistes pour faire savoir que chacun d’entre nous est libre de boycotter Israël, à condition de ne pas le faire savoir….]

Loi interdisant l’institution d’un boycott -2010

Définitions

1.« Personne » - le sens est comme dans la Loi d’Interprétation, 1981

« Région sous le contrôle de l’Etat d’Israël » - inclut les régions de Judée et de Samarie [la Cisjordanie].

« Boycott » - demande par d’autres de ne pas avoir de liens avec une personne.

« Boycott contre l’Etat d’Israël » - boycott imposé sur une personne en raison de ses liens avec l’Etat d’Israël ou avec une région sous le contrôle de l’Etat d’Israël.

« Entité d’Etat étrangère » - comme définie dans l’article 36(A)(a) de la loi d’Amutot – 1980 [Associations à but non lucratif]

Interdiction du boycott contre l’Etat d’Israël

2.Il est interdit de débuter un boycott contre l’Etat d’Israël, d’encourager à y participer, ou de fournir assistance ou information visant à le développer.

Boycott – Tort délictuel

3.Un acte d’un citoyen ou résident d’Israël violant l’article 2 constitue un tort délictuel et sera soumis aux dispositions de l’Ordonnance sur les Torts [nouvelle version].

Réparations

4.Le tribunal attribuera réparation pour le tort délictuel selon la loi de la manière suivante :

a)Dédommagement punitif jusqu’à 30.000 NIS (6000 €) à une partie lésée sous condition de la preuve d’un dommage quelconque ;

b)Dédommagement compensatoire supplémentaire au prorata du dommage et sous condition de la preuve.

Amende

5.En plus de l’article 4 précédent, un citoyen ou un résident d’Israël agissant en violation des dispositions de l’article 2 sera soumis au double de l’amende stipulée dans l’article 61(A)(3) du code pénal – 1977.

Loi pour un non-citoyen ou d’un non-résident d’Israël

6.Pour un individu non citoyen ou non résident d’Israël dont le tribunal correctionnel a déterminé à la demande du Ministère de l’Intérieur qu’il a agit en violation de l’article 2 :

a)Son droit d’entrée en Israël sera annulé pour au moins dix ans ;

b)Jusqu’à la fin de la période d’interdiction d’entrée en Israël, lui ou quiconque agissant de sa part sera interdit de transaction sur un compte bancaire israélien, sur des actions négociées en Israël, sur des propriétés immobilières ou tout autre valeur demandant enregistrement pour son transfert.

Boycott institué par une entité d’Etat étrangère

7.Une entité d’Etat étrangère ayant légiféré une loi instituant un boycott de l’Etat d’Israël et tant que ceci n’est pas annulé, ou le gouvernement ayant déterminé à la majorité de ses membres qu’une entité d’Etat étrangère a violé les dispositions de l’article 2 et tant que le gouvernement n’a pas pris une autre décision :

a)L’entité d’Etat étrangère ou quiconque agissant de sa part sera interdite de transaction sur un compte bancaire israélien, sur des actions négociées en Israël, sur des propriétés immobilières ou tout autre valeur demandant enregistrement pour son transfert ;

b)Aucune somme d’argent ou valeur ne sera transférée à aucune entité d’Etat étrangère ou quiconque agissant de sa part, venant d’aucun organe de l’Etat d’Israël, selon une quelconque loi, accord ou décision gouvernementale conclue avant la décision faite conformément à l’article 7 ou la promulgation de la loi étrangère ;

c)Un citoyen israélien ou le Trésor national lésés par le boycott par l’entité d’Etat étrangère peut poursuivre pour des dédommagements pour la somme allouée en accord avec la sous-section b de l’article 4, avec les ajustements nécessaires.

Réglementations

8.La Ministère de la justice est commis pour déterminer les règlements nécessaires à l’application de cette loi, et il consultera la Ministère de l’intérieur sur tout ce qui concerne l’application de l’article 6(a).

Application

9.a). Cette loi sera appliquée au jour de sa publication ;

b) Malgré ce qui figure dans la sous-section a ci-dessus, une présomption simple peut être faite sur un individu qui a débuté ou encouragé à la participation à un boycott selon l’article 2 dans l’année précédant la publication de la loi, d’après laquelle elle débute ou appelle toujours à un boycott même après la date de publication de la loi.

Notes

L’objet de cette loi est de protéger l’Etat d’Israël et particulièrement ses citoyens des boycotts universitaires, économiques et autres basés sur leurs liens avec l’Etat d’Israël. Aux Etats-Unis il existe une loi similaire qui protège ses amis d’un boycott par un tiers-parti, où le principe essentiel est qu’un citoyen ou un résident de l’Etat n’appellera pas au boycott de son propre Etat ou de ses alliés. Ce principe a été réfuté à propos des citoyens et résidents d’Israël. Si les USA protègent légalement leurs amis, alors Israël dispose d’autant plus d’une obligation et d’un droit à protéger légalement soi-même et ses citoyens. Cette loi différencie entre trois types de boycott : boycott institué par un résident ou un citoyen d’Israël, boycott institué par un résident ou citoyen étranger, et boycott institué par une entité d’Etat étrangère, d’après la décision du gouvernement israélien ou la loi promulguée par l’entité d’Etat étrangère. L’équilibre pour la liberté individuelle entre les intérêts du public et ceux de l’Etat se manifeste dans l’applicabilité de la loi au lancement ou à l’avancée du boycott, tout en se retenant de traiter des considérations d’une personne quand elle choisit un produit ou un service pour elle-même.


d'après : http://www.protection-palestine.org/spip.php?article9172


Le boycott ne censure pas, il révèle

 

Commençons par resituer le boycott dans son contexte. Israël est un Etat qui viole les droits humains les plus élémentaires, comme beaucoup d’autres Etats certes à travers le monde. Mais Israël a quelque chose en plus, que les « dictatures » du monde n’ont pas. Il a l’image de la démocratie, d’un pays normal qui malheureusement dérape à cause d’une extrême-droite trop virulente. Israël jouit d’une impunité que n’a aucun autre pays : la récente attaque contre la flottille a été certes critiquée, mais la majeure partie des pays occidentaux n’ont pas fait suivre leur critique de sanctions. Or le boycott est un outil politique qui vise à remédier à cette situation. Loin de vouloir censurer, nous voulons révéler, faire éclater à la face du monde la politique d’oppression et de spoliation, le manquement aux droits humains, qu’Israël masque encore derrière l’image de la démocratie. Le boycott ne censure pas, il fait entendre les voix qu’Israël fait taire : nous voulons montrer que l’image de la démocratie ne couvre ni les pleurs ni les cris de douleur. Le boycott culturel ne consiste pas à escamoter un film ou un livre en cachette, pour que personne n’en parle : le refus de programmer tel film, de vendre tel livre ou de recevoir tel chercheur n’a de sens que s’il est argumenté, s’il rend visible une prise de position politique. C’est exactement ce qu’a fait toute l’équipe des cinémas Utopia dans un travail politique intelligent.

Le boycott ne vise donc pas tel ou tel artiste israélien : il ne s’agit pas de s’en prendre à des individus. Il vise l’Etat d’Israël. On peut expliquer que l’Israeli Film Fund promeut la production de voix alternatives, ce n’en est pas moins un organe étatique. Par conséquent, il est logique qu’un mouvement de boycott visant la politique d’un Etat (et non pas de tel ou tel gouvernement) cible cet organisme. L’argent de l’Etat israélien, qui permet à la créativité israélienne (et éventuellement à la pensée critique israélienne) de s’épanouir, n’est pas un argent innocent : il est entaché par l’occupation, par le blocus, par la discrimination sourde, par les expulsions et les destructions de maisons, par le refus d’appliquer le droit international. L’Etat israélien s’est construit sur des crimes et continue à vivre sur des crimes.

Le boycott vise à rendre ces crimes visibles aux yeux du monde : Israël n’est pas un Etat normal, et il nous paraît nécessaire de souligner que des institutions d’apparence anodine ont partie liée avec une politique d’oppression systématique. La violence de l’Etat d’Israël n’est pas une dérive fanatique d’extrême droite, c’est l’extrême droite fanatique qui dérive d’une violence systématique de l’Etat d’Israël. L’Etat d’Israël s’est construit dans une logique coloniale où une population dominante s’est constituée en s’opposant à une population autochtone dominée. Les structures politiques et sociales d’Israël reposent aujourd’hui encore sur ce paradigme. Israël se construit encore sur l’exclusion des Palestiniens. Ils sont enfermés à Gaza ou derrière le mur de séparation en Cisjordanie, expulsés progressivement de Jérusalem, relégués à des positions subalternes dans la société israélienne. Les Palestiniens sont niés, considérés comme un obstacle, un problème à traiter.

A l’ombre de l’Etat d’Israël, toutes les voix ne considèrent pas le problème de la même manière. Certaines en appellent à une expulsion radicale du problème ; d’autres au compromis, à un traitement plus apaisé du problème. Mais les voix israéliennes qui veulent considérer les Palestiniens non plus comme un problème, comme un caillou dans la chaussure, mais comme des partenaires pour construire un vivre-ensemble ne peuvent pas s’exprimer dans le cadre de l’Etat d’Israël. Elles doivent se faire dissidentes. Dans le cadre de l’Etat d’Israël, les Palestiniens ne peuvent pas être considérés comme des égaux. Le boycott vise à dénoncer cette violence structurelle de l’Etat d’Israël qui relègue les Palestiniens et perpétue la domination politique. L’appel palestinien a été rejoint par des Israéliens qui ne se reconnaissent pas dans leur Etat et qui ne voient pas les Palestiniens comme un problème, mais comme des égaux en humanité.

Bien sûr, le boycott ne se justifierait pas aussi aisément si nos gouvernements européens et américains s’attachaient à faire respecter le droit international en faisant adopter des sanctions à l’encontre d’Israël au lieu de rehausser des accords de coopération pour l’UE, ou d’accepter Israël au sein de l’OCDE. Le boycott est aussi et surtout une action des citoyens pour interpeler leurs gouvernements démocratiquement élus pour qu’ils portent les valeurs de justice et de dignité qu’ils sont censés défendre. Nous continuerons donc nos opérations de boycott, pour dénoncer le caractère colonial et la violence institutionnalisée de l’Etat d’Israël, pour faire entendre et non pour faire taire. 

F.A.



UTOPIA : QUAND  "L'ESPRIT BDS" GAGNE LA SOCIÉTÉ CIVILE !

CCIPPP 34  - JLM


 En aucun cas la déprogrammation d'un film israélien, son report à une date ultérieure et son remplacement par un autre film… d'une israélienne (!) ne sauraient en soi justifier une telle campagne de haine qui en appelle au châtiment ! 

Ils ont osé ! Alors il faut les châtier, les traîner dans la boue, pas seulement pour les dissuader de recommencer mais aussi et surtout pour terroriser tous ceux qui seraient tentés par l'exemple. Comment expliquer autrement le déchaînement des attaques contre nos courageux amis d'UTOPIA ? Parce que cet exemple est très dangereux !

 Après l'intervention directe de F. Mitterrand le ministre de la culture, un édito dans le Monde et une couverture médiatique démesurée, les deux représentants d'Utopia qui étaient reçus le 15/06 matin sur France Inter (Isabelle Giordano) pour s'expliquer n'ont pratiquement pas pu parler.  Ils ont été victimes d'un véritable lynchage orchestré par l'animatrice elle même qui tout en disant qu'il y avait beaucoup de messages de soutien à Utopia n'a cessé de donner la parole aux défenseurs d'Israël. 

Comble du cynisme pas un seul des défenseurs d'Israël, animatrice compris, pas un seul n'a parlé des neufs morts assassinés par Israël !

Pourtant c'est bien d'Israël qu'il s'agit et de sa politique criminelle en violation constante du Droit ! Et chez les défenseurs d'Israël l'aliénation est totale et aveugle, jusqu'au mimétisme dans la méthodologie d'argumentation : inverser les rôles, faire passer l'agresseur pour la victime et derrière la phrase slogan : "Israël à le droit de se défendre", justifier la colonisation, l'apartheid, les camps de réfugiés, les crimes de guerre et ainsi pérenniser l'impunité d'Israël.

 La réaction de l'équipe d'Utopia leur est doublement intolérable: d'une part elle ose braver l'interdit de critiquer Israël, mais pire que tout elle a donné lieu à une action et ça c'est un vrai danger ! Que  la société civile, les citoyens, les associations, constatant l'insuffisance des protestations verbales et écrites posent les actes qui seuls,  confèrent aux déclarations leur sens véritable, voilà le vrai péril qui, dans ce cas, menace l'impunité d'Israël. Et l'équipe d'Utopia a osé prendre le risque de mettre en adéquation sa programmation avec sa condamnation morale de l'attaque de la flottille. C'est à dire qu'elle accomplit sa pensée dans un acte qui confirme sa dignité et dans lequel s'accomplit son humanité.

Puisque les états et les instances internationales ne sanctionnent pas ce crime et bien nous simples citoyens,  dans notre champ d'activité sociale, professionnelle, passons à l'action et posons un acte public dans lequel nous sanctionnons le crime. C'est un véritable acte de désobéissance civique à l'encontre des politiques dominantes et collaborationnistes menées par l'Union Européenne à l'égard d'Israël. 

Et même s'il ne s'agit pas à proprement parler d'un acte de boycott comme l'affirme l'équipe Utopia, il est réconfortant de constater que par delà les militants engagés dans la Campagne BDS, dans la société civile,  "l'esprit BDS" est en train de remplacer "l'esprit d'Oslo". Que le temps des négociations sans fin et sans rapport de force, le temps des "processus de paix" qui n'avaient d'autre fin que de permettre le développement de la colonisation et le nettoyage ethnique, que le temps d'une solidarité faite de déclarations  et de batailles perdues d’avance sont arrivés à terme. L'appel BDS Palestinien de 2005 ouvre au mouvement international de solidarité et à toute la société civile éprise de justice une autre voie, celle de prendre le risque de l'action publique citoyenne (non violente) qui s'oppose effectivement en acte et sur le terrain à l'impunité d'Israël. Bien sûr il y a des risques, comme celui encouru par Utopia, des diffamations des procès, des amendes, voire d’autres types de « punitions » mais ensemble nous saurons faire face !

JLM 12/06/10



Le boycott économique palestinien frappe les colons israéliens
IPS : Mel Frykberg (+ précisions du Washington Post)
publié le dimanche 23 mai 2010.
NDT : "Le boycott économique palestinien frappe les colons israéliens" est fortement inspiré d’articles récents du Washington Post : - "Les Palestiniens se tournent vers le boycott d’Israël en Cisjordanie", (http://www.washingtonpost.com/wp-dyn/content/article/2010/05/15/AR2010051501492.html) par Janine Zacharia 
- "Les Palestiniens intensifient le boycott des produits des colonies" (http://www.washingtonpost.com/wp-dyn/content/article/2010/05/18/AR2010051801091.html?waporef=obinsite) par Mohammed Daraghmeh, Associated Press

Traduction : M.C.

RAMALLAH, 20 mai 2010, IPS — Les colons israéliens commencent à souffrir des effets de la campagne de boycott économique lancée par l’Autorité Palestinienne (AP) contre les marchandises produites dans les colonies israéliennes illégales dont est parsemée la Cisjordanie occupée. "C’est du terrorisme économique", s’est plaint le Yesha Council (YC), puissante organisation qui regroupe les conseils municipaux de nombreuses colonies juives en Cisjordanie.

Le boycott coïncide avec la 62ème année de la Nakba, ou ’catastrophe’, qui a vu les Palestiniens fuir ou être expulsés de leurs maisons par les Israéliens à la création de l’état juif en 1948. Pour les Palestiniens, ce boycott pourrait bien être enfin la bonne méthode. Depuis plus de 40 ans qu’ils essaient de mettre fin à l’occupation israélienne et d’accéder au statut d’état, ni le terrorisme international ni presque deux décennies de négociations et deux grandes vagues de révolte de masse n’ont donné de résultats mesurables permettant de se rapprocher de ces objectifs. Les Palestiniens, qui estiment que pour au moins $200 millions de produits des colonies sont vendus chaque année en Cisjordanie, voient dans la réussite de leur boycott la preuve qu’une campagne axée sur une forme de protestation pacifique plutôt que sur la lutte violente, pourrait enfin donner des résultats.

Ce mouvement a pris naissance au niveau populaire mais est de plus en plus largement adopté par les dirigeants palestiniens. De hauts fonctionnaires participent aux manifestations anti-colonies menées par les militants locaux pour tenter d’isoler Israël au plan mondial, en gros sur le modèle de la lutte anti-apartheid d’Afrique du Sud. Plusieurs sociétés internationales boycottent déjà les produits des colonies illégales, qui sont souvent vendus à l’étranger sous l’étiquette mensongère "Made in Israël".

Lundi, une nouvelle loi du président de l’AP Mahmoud Abbas a interdit les produits des colonies dans les zones contrôlées par l’AP. La loi d’Abbas stipule que toute personne commercialisant des marchandises produites dans les colonies sera emprisonnée 2 à 5 ans et condamnée à une amende pouvant atteindre $15 000. Les importateurs de produits des colonies dans les territoires palestiniens risquent 3 à 6 ans, une amende allant jusqu’à $3 000, et des confiscations de permis et véhicules.

Mardi, le premier ministre de l’AP Salam Fayyad a lancé une campagne officielle appelée "maison par maison" pour débarrasser les maisons et magasins palestiniens de ces marchandises. Les maires de l’AP font du porte-à-porte pour sensibiliser la population. Et quelque 3 000 bénévoles, pour la plupart étudiants, se sont déployés dans toute la Cisjordanie pour distribuer dans plus de 400 000 foyers palestiniens une brochure où sont listés 500 produits que doivent s’abstenir d’acheter les consommateurs cisjordaniens —conserves, épices, lait, jus de fruit, chips, huile d’olive, ameublement, matériel électronique et cosmétiques. Elle contient la description, la marque et la photo de ces marchandises produites en Cisjordanie, à Jérusalem-Est et sur les Hauteurs du Golan, et elle expose les dommages causés à l’économie palestinienne, à l’environnement et à la santé. Les volontaires font également signer l’Engagement Karama, par lequel on s’engage à ne pas acheter de produits des colonies. Ils apposent enfin sur la porte des gens qui le veulent un sticker disant : "J’ai la conscience claire, je n’ai pas de produits des colonies chez moi". Des volontaires, a indiqué le sous-ministre de l’économie Abdel Hafez Nofal, iront ensuite dans les écoles et les mosquées.

La police de l’AP a intercepté de nombreux camions transportant des produits des colonies, arrêté les chauffeurs et détruit la marchandise. Jusqu’à présent, pour cinq millions de dollars de marchandises ont été confisquées et détruites.

C’est un Yesha Council indigné qui a appelé le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu à ne pas engager de négociations de proximité avec les Palestiniens, qui devraient débuter dans un proche avenir, peu de temps après l’arrivée dans la région de l’envoyé américain au Moyen-Orient George Mitchell. Le YC exige en outre qu’Israël ferme ses ports aux marchandises palestiniennes et que le gouvernement israélien compense les pertes financières que subissent les colons en gelant en leur faveur le produit des taxes palestiniennes qui, normalement, revient à l’AP et est transféré par Israël au gouvernement de Ramallah.

Selon le Washington Post de dimanche, au moins 17 entreprises de la colonie israélienne de Ma’aleh Adumim ont fermé depuis le début du boycott de l’AP, il y a quelques mois. Avi Elkayam, porte-parole de 300 propriétaires d’usines, a déclaré que la zone industrielle de Mishor Adumim se trouve confrontée à "une situation insoutenable". En plus du boycott, a-t-il ajouté, les usines ont été durement frappées par une décision de justice israélienne qui les oblige à payer le salaire minimum [légal] aux Palestiniens qui travaillent dans la zone industrielle ; il veut qu’Israël offre aux propriétaires des réductions d’impôts ou une autre forme de compensation, "sinon ce sera trop tard, tout le monde fermera."

Une usine de taille de pierres a fermé en mai parce que les inspecteurs palestiniens interceptent régulièrement les camions d’approvisionnement, a encore ajouté Elkayam. Beaucoup des carrières de pierres de Cisjordanie sont dépouillées par des sociétés israéliennes de leurs pierres et déblais, qui sont ensuite transportés en Israël où ils se vendent en raison d’une pénurie de matériaux de construction. Les Palestiniens ne sont pas indemnisés.

Israël a construit des dizaines de colonies pour ½ million d’Israéliens en Cisjordanie et à Jérusalem-Est, sur des terres dont il s’est emparé lors de la guerre de 1967 et que les Palestiniens revendiquent pour leur [futur] état. Les colonies d’Israël sont illégales au regard du droit international et de diverses résolutions de l’ONU. Les colons exproprient non seulement des terres palestiniennes mais aussi d’autres ressources naturelles de la Cisjordanie, dont l’eau. Les colonies israéliennes déversent également leurs eaux usées non traitées dans les sources et les rivières, et les entreprises et usines qu’elles ont en Cisjordanie ne paient aucune taxe à l’AP.

Sous couvert d’anonymat, un diplomate occidental s’est dit préoccupé par une autre loi de l’AP interdisant de travailler dans les colonies aux ouvriers palestiniens, qui s’y embauchent en raison du taux de chômage élevé de Cisjordanie : selon lui, cette loi pourrait se retourner contre les Palestiniens, qui en seraient alors les principales victimes : "Tous ces efforts sont vus par les Israéliens comme une tentative palestinienne d’isoler Israël. On peut se demander s’ils seront efficaces ou s’ils pousseront le gouvernement israélien à plus de mauvaise volonté". Reste à voir si l’AP réussira à appliquer cette loi et si des compensations financières seront accordées aux milliers de travailleurs qui grossiront les rangs des chômeurs.

Fayyad reste cependant catégorique : "Nous nous sommes définitivement engagés sur le chemin de la résistance non-violente et de la rébellion à l’entreprise de colonisation ; nous exprimons avec force notre droit au boycott, et je crois que ça marche", a dit Fayyad au Washington Post. "Nous continuerons de plus belle." Le gouvernement espère que le boycott accroîtra la demande de produits palestiniens et générera ainsi de nouveaux emplois.

En outre, Fayyad travaille à l’instauration d’un état palestinien indépendant en construisant des institutions pour cet état et en faisant du lobbying pour s’attirer le soutien international. Si le commerce des produits des colonies est théoriquement illégal depuis 2005, ce n’est qu’au début de cette année que Fayyad a réussi à en imposer l’interdiction. Son espoir est que le boycott poussera la communauté internationale à se prononcer plus fermement contre les colonies, ce qui aidera à libérer l’économie palestinienne de sa dépendance par rapport à Israël.

Quant à lui, le gouvernement israélien a condamné le boycott et l’a même qualifié de violation de l’accord de Paris qui régit les échanges économiques entre Israël et les territoires palestiniens occupés.

Toutefois, Samir Awad, de l’université de Bir Zeit, conteste ce point :"Les colonies sont illégales au regard du droit international et ne sont pas reconnues comme faisant partie d’Israël. En conséquence, ce que produisent les colonies est illégal, et même travailler dans les colonies est illégal". De plus, a dit le porte-parole du gouvernement palestinien Ghassan Khatib, l’accord ne couvre pas les colonies. "Le boycott est le strict minimum que puisse faire l’AP pour contrer les colonies. C’est un tout petit pas dans la bonne direction sur un très long chemin. Je ne peux en déterminer exactement l’efficacité à long terme, mais même une petite action est mieux que pas d’action du tout, a dit Awad à IPS.

Le boycott, ainsi que l’interdiction de travailler dans les colonies qui va entrer en vigueur, a déjà conduit des membres du gouvernement israélien à s’interroger publiquement sur les motivations de leurs homologues palestiniens : "Sont-ils pour le partenariat ou la lutte ?", a demandé lundi l’adjoint au premier ministre Dan Meridor lors d’une conférence de presse. Alors qu’Israël essaie d’assurer un emploi aux Palestiniens, a-t-il ajouté, les dirigeants palestiniens "essaient de faire monter le chômage en les empêchant de travailler".

Si le gouvernement israélien dit trouver le boycott contreproductif en ces temps où l’on tente d’arriver à un accord de paix, il n’a pas formulé de menaces de représailles. Pour Israël, la valeur des produits des colonies vendus sur le marché palestinien ne constitue qu’une petite fraction de ses $200 milliards de PNB. Cependant, le gouvernement craint que la campagne n’évolue en un boycott plus large de toutes les marchandises israéliennes. En plus de forcer les usines des colonies de Cisjordanie à fermer ou à se relocaliser en Israël, la campagne dissuade d’autres entreprises israéliennes de s’implanter dans les zones industrielles de Cisjordanie. Ces zones ont été à l’origine créées pour être plus proches des travailleurs palestiniens, dont beaucoup n’arrivent pas à obtenir le permis de travailler en Israël-même.

Parallèlement, la campagne BDS contre Israël continue à se développer de façon incrémentielle. Et le chanteur et musicien britannique Elvis Costello, en annonçant qu’il se retirait de plusieurs concerts qu’il devait donner en Israël en juin, a évoqué "…l’intimidation, l’humiliation ou bien pire à l’encontre des civils palestiniens au nom de la sécurité nationale [d’Israël]".

IPS : Mel Frykberg (+ précisions du Washington Post)

d'après : http://www.ipsnews.net/news.asp?idnews=51511


Les Arabes israéliens appelés à boycotter les produits israéliens
Des manifestants pro-palestiniens devant les bâtiments de l'organisation de coopération et de développement économiques le 6 mai 2010.
AFP/ B. Langlois
Par RFI

Après les Palestiniens de Cisjordanie, c'est au tour de la communauté arabe israélienne de lancer une campagne de boycottage des produits israéliens fabriqués dans les colonies.

Avec notre correspondante à Jérusalem, Catherine Monnet

Une célèbre marque de cosmétiques de la mer Morte, des bretzels dont tout le monde raffole ici, ou encore une marque prisée de houmous, ainsi que près de 600 autres produits israéliens sont désormais non grata en Israël même ou en tout cas dans les magasins et épiceries tenues par les arabes israéliens notamment dans la région de Galilée.

Plusieurs organisations arabes israéliennes veulent emboîter le pas des Palestiniens de Cisjordanie qui ont lancé fin 2009 une campagne de boycottage des produits issus des colonies. L'objectif est de s'opposer pacifiquement à l'occupation et de nuire à l'économie des colonies israéliennes, de façon à contrer leur développement.

Plutôt que des listes de noms de produits, les organisateurs ont préparé des listes avec des photos pour aider les consommateurs à repérer facilement et rapidement les produits à boycotter. Ces listes tout en image vont commencer à être publiées dans les prochains jours dans les journaux communautaires.

Les Arabes israéliens, descendants des Palestiniens restés en Israël en 1948, représentent aujourd'hui 20% de la population et environ 2 millions de consommateurs potentiels. 

d'après : http://www.rfi.fr/contenu/20100506-arabes-israeliens-appeles-boycotter-produits-israeliens


Boycott des produits des colonies par les palestiniens : 

MENAFN - Khaleej Times / Ha’aretz
publié le mercredi 5 mai 2010.

1/ Les Palestiniens interdisent la vente de produits des colonies


Les dirigeants palestiniens ont adopté une nouvelle loi interdisant la vente de produits fabriqués dans les colonies israéliennes de Cisjordanie occupée.

La loi, selon laquelle les contrevenants risquent jusqu’à cinq ans de prison ou une amende allant jusqu’à $14 000, a été signée lundi par le président palestinien Mahmoud Abbas.

Elle interdit également le travail dans les colonies, a déclaré Hassan al-Awri, conseiller juridique d’Abbas.

Cette loi entre dans le cadre d’une campagne lancée plus tôt cette année pour débarrasser les marchés palestiniens des produits des colonies et encourager d’autres pays à interdire les échanges avec les entreprises des colonies, qui sont considérées comme illégales au regard du droit international.

Elle marque la grande détermination des Palestiniens à lutter contre les colonies qu’Israël a bâties sur des terres dont ils ont besoin pour créer un état. Presque 500 000 Israéliens vivent sur des terres que revendiquent les Palestiniens, dont environ 300 000 dans plus de 120 colonies en Cisjordanie. Les Palestiniens s’opposent avec véhémence aux colonies même si l’emploi de nombre d’entre eux en dépend.

Les Palestiniens considèrent ces colonies comme la plus grave menace contre leurs aspirations au statut d’état.

"Le monde s’accorde à considérer que les colonies sont illégales, et il est par conséquent inacceptable de les soutenir", a dit Hassan al-Awri à l’agence Reuters.

La campagne n’inclut pas les produits d’Israël proprement dits, dont les Palestiniens ne peuvent se passer.

Le gouvernement palestinien estime que la vente annuelle de marchandises en provenance d’entreprises israéliennes des colonies s’élève à 500 millions de dollars par an.

Il estime également que 20 à 30 000 Palestiniens travaillent dans les colonies chaque année.

Boycott

Cette interdiction décidée lundi intervient près de six mois après que l’autorité palestinienne ait appelé la population à boycotter plusieurs grandes chaînes de supermarchés de Cisjordanie parce qu’elles commercialisaient des produits israéliens.

La mesure cible les marchés haut de gamme de la ville de Ramallah afin d’obliger les magasins à cesser de vendre des fruits et légumes cultivés et conditionnés dans les colonies israéliennes.

Ces mois derniers, les forces de sécurité palestiniennes ont commencé à intercepter et confisquer des arrivages de produits des colonies dans les commerces palestiniens. La gamme des marchandises va du produit agricole aux cosmétiques. Dans le cadre de cette campagne, le premier ministre palestinien Salam Fayyad a jeté des produits des colonies dans un feu.

En décembre de l’année dernière, la Grande-Bretagne a appelé les supermarchés britanniques qui vendent des marchandises de Cisjordanie à spécifier explicitement sur les étiquettes si le contenu provient de colonies israéliennes ou d’exploitations appartenant à des Palestiniens.

Cette recommandation, émise par le ministère des affaires environnementales, alimentaires et rurales (Defra), n’est pas une obligation légale.

Mais les officiels israéliens et les leaders de colonies ont réagi avec colère à cette décision et dit qu’elle conduirait à un boycott de leurs produits.

Jusqu’alors, les denrées alimentaires étaient étiquetées "Produit de Cisjordanie", mais, selon les directives du Defra, les étiquettes devront donner des informations plus précises, comme "Produit palestinien" ou "Produit de colonie israélienne".

Les produits des colonies israéliennes comprennent des produits cosmétiques, des produits pharmaceutiques, des fruits et des textiles.

Bien que les militants pro-palestiniens disent qu’elle n’est pas toujours respectée, une loi de l’Union européenne exige déjà que la distinction soit faite entre les marchandises provenant d’Israël et celles provenant des territoires occupés.


2/Brisez le boycott palestinien

 Par Karni Eldad

04/05/2010

Dans la zone industrielle de Mishor Adumim en Cisjordanie se trouve une usine de cosmétiques qui vend 70% de ses produits aux Palestiniens. Depuis peu cependant, la donne a légèrement changé dans les relations entre l’usine et ses clients. L’Autorité Palestinienne a décrété (sur ordre présidentiel et non dans le cadre d’une campagne sans ampleur et marginale) d’arrêter d’acheter des produits israéliens fabriqués à l’est de la Ligne Verte.

Comment impose-t-on un tel décret ? Simple. On menace la vie du directeur des ventes de l’usine et on lui fait ensuite une offre qu’il ne peut pas refuser : vendez l’usine à un prix ridicule et nous la placerons sous le contrôle de l’AP, car nous n’achèterons de toute façon pas vos produits.

Ceux qui sont restés sans rien dire pendant que le 1er ministre palestinien Salam Fayyad brûlait des marchandises israéliennes en Cisjordanie ont tout simplement accepté le décret présidentiel. En outre, l’AP a récemment mis sur pied un "Fonds d’Honneur National" pour financer ses activités de boycott, dans lesquelles elle injecte $150 000 par mois. D’où vient l’argent ? De dons internationaux destinés à soutenir les institutions politiques.

Le mois dernier, Israël est resté silencieux tandis que le soi-disant "Comité contre la distribution de produits des colonies" a confisqué et détruit 7,5 tonnes de pastèques cultivées dans des champs de Cisjordanie. Israël reste muet quand les Arabes travaillent à imposer un embargo économique sur les produits des colonies et quand l’AP impose la même chose aux sociétés israéliennes de téléphone mobile, dont le siège n’est pas en Cisjordanie. Il est tout à fait remarquable que le boycott des portables a été mis en place exactement quand le fils d’un haut fonctionnaire de l’AP a lancé une société qui offrira les mêmes services.

Le décret présidentiel sur les produits fabriqués dans les colonies interdit également aux Palestiniens de travailler dans les usines qui fabriquent ces produits ou sur les chantiers de construction des colonies. Pour l’instant, le décret ne s’applique qu’aux nouveaux ouvriers, mais ceux qui sont déjà employés se sont vu offrir par l’AP un mois de salaire comme incitation à la démission.

En 1994, suite aux maudits Accords d’Oslo, le Protocole de Paris a été signé, établissant des liens économiques provisoires entre Israël et l’AP. Le boycott des produits des colonies est une violation manifeste de cet accord, par lequel chacune des deux parties s’est engagée à ne pas à saper l’économie de l’autre.

Ce même accord a également fixé des règles douanières et fiscales entre Israël et les Palestiniens. Lorsqu’une personne ou une entreprise palestinienne importe de la marchandise de l’étranger, Israël collecte les taxes douanières et les transfère vers les caisses de l’AP. Au total, plus d’un milliard de dollars est collecté chaque année. Vu cette flagrante violation du Protocole de Paris par les Palestiniens, la raison dicte que nous récupérions l’argent perdu par les entreprises israéliennes en raison du boycott en nous remboursant sur les taxes douanières que nous avons transférées aux Palestiniens. Pour çà, il n’y a besoin d’aucune loi mais seulement d’un minimum d’honneur national, −et c’est une mesure qui pourrait mettre immédiatement fin à l’embargo économique. Lors d’une récente réunion de la Commission des Finances de la Knesset, le président de l’Association des Fabricants Shraga Brosh (qui n’est pas vraiment considéré comme farouchement de droite) a proposé une autre solution : interdire l’exportation de marchandises palestiniennes depuis les ports israéliens.

Les fabricants israéliens étant confrontés à la fermeture pour cause de décret présidentiel palestinien, je trouverais normal d’assister à une levée de boucliers des législateurs de toutes les couleurs du spectre politique. La flagrante violation du Protocole de Paris par les Palestiniens est un affront, mais le silence qui y répond est un crime.

MENAFN - Khaleej Times / Ha’aretz

Vidéo contre Agrexco à Perpignan

Voici la vidéo de l'intervention de la coalition contre agrexco et du collectif "justice en palestine66" de Perpignan au salon international des fruits et légumes (MEDFEL)

Action Boycott à Toulouse

Jeudi 29 avril en fin d’après-midi, première action DBS dans un hypermarché de Toulouse, Auchan Gramont. Blocage de 3 caisses, prise de parole (interrompue par la sécurité, elle a été reprise par un second orateur et la sécu s’est calmée quand elle s’est vue entourée d’une soixantaine de manifestants), rencontre du directeur des produits, distribution du dépliant et du recto-verso de BDS-France.

Le nombre et la réussite doivent au fait que tout a été fait dans un cadre unitaire, ici 18 organisations, syndicats et partis étaient partie prenante...

http://www.dailymotion.com/video/xd5egy_action-bds-29-avril-2010-toulouse-1_news




Cisjordanie : campagne pour le boycottage des produits des colonies

| 29.04.10 | 15h31  •  Mis à jour le 29.04.10 | 15h31


Ramallah Envoyé spécial
Depuis quelques semaines, un index inquisiteur poursuit les habitants des grandes villes de Cisjordanie. "Ne laisse pas rentrer les colonies dans ta maison", clame le slogan de l'affichette placardée sur les murs. L'injonction renvoie à la campagne de boycottage des produits des implantations juives que mène depuis quelques mois l'Autorité palestinienne.

Parallèlement à son plan visant à établir les fondations d'un Etat de fait susceptible d'être proclamé à l'été, le premier ministre Salam Fayyad a décidé de mettre en oeuvre une loi votée en 2005, restée lettre morte, qui prohibe la vente dans les territoires occupés de marchandises fabriquées dans les zones industrielles adossées aux colonies de Cisjordanie. "Nous nous engageons à débarrasser le marché palestinien de tous ces produits d'ici à la fin de l'année", martèle le chef du gouvernement, pas fâché de prendre à contre-pied ses adversaires, qui ne voient en lui qu'un technocrate aux ordres de Washington.

Du coup, les douanes palestiniennes ont accru leur surveillance à l'entrée des grandes villes. Des barrages volants surgissent sur les itinéraires détournés qu'empruntent certains camions de livraison. La tâche est immense. La liste noire dressée par le ministère de l'économie palestinien ne compte pas moins de 2 000 articles différents.

"RESSOURCES DÉTOURNÉES"

Des fruits et légumes cultivés dans les kibboutz de la vallée du Jourdain aux masques antirides de la société Ahava à base de boues de la mer Morte, en passant par les Jacuzzi de l'entreprise Lipski, installée dans la zone industrielle de Barkan. "Le chiffre d'affaires dégagé par la commercialisation de ces produits en Palestine avoisine les 200 millions de dollars par an",assure Omar Kaba, chef de l'unité de protection des consommateurs au ministère de l'économie.

Chaque jour, les agents placés sous ses ordres inspectent les rayonnages et les étals des marchands de Cisjordanie. L'emballage est souvent trompeur. Pour déjouer la vigilance des Palestiniens et échapper du même coup aux taxes des Européens (qui excluent les produits des colonies de l'accord de libre-échange négocié avec Israël), les patrons colons n'hésitent pas à domicilier à Tel-Aviv leurs entreprises de Cisjordanie.

A malin, malin et demi. "Une fois, je suis entré dans une zone industrielle israélienne en me faisant passer pour un homme d'affaires et j'en ai profité pour récupérer tous les catalogues des usines qui y sont implantées", sourit Omar Kaba. Si un produit illicite est découvert, il est saisi puis détruit et son vendeur s'en sort avec une simple remontrance. En cas de récidive, il s'expose à une amende qui peut atteindre 16 000 euros et une peine de 2 à 5 ans d'emprisonnement, selon un décret de la présidence palestinienne publié le 27 avril.

"Les colons non seulement s'approprient une part de notre marché indûment, mais ils détournent aussi nos ressources comme l'eau et la terre, à leur profit, affirme Hitham Kayali, le directeur de la campagne de sensibilisation au boycott, cofinancée par l'Autorité palestinienne et le secteur privé. Quand on achète le produit d'une colonie, on rémunère le produit d'un vol."

Israël s'est aussitôt ému de cette initiative, le premier ministre Benyamin Nétanyahou parlant d'"incitation à la haine". Silvan Shalom pour sa part, ministre en charge du développement régional, a mis en garde contre les retombées de cette campagne, susceptible de mener à la fermeture d'usines où nombre de Palestiniens sont employés.

Dans les territoires occupés pourtant, l'idée du boycottage gagne du terrain. Des centaines de membres de la Shebiba, l'association de jeunesse du Fatah, le parti du président Mahmoud Abbas, ont été recrutés pour diffuser et expliciter la consigne. "C'est une initiative tardive, très tardive, mais salutaire", dit Sam Bahour, un homme d'affaires volontiers critique envers M. Fayyad. L'hypothèse d'un "nettoyage" du marché d'ici à la fin de l'année paraît optimiste, dans la mesure où beaucoup de Palestiniens, sous l'effet d'un complexe, préfèrent acheter israélien plutôt que local. "Depuis le début de l'occupation, en 1967, nous avons subi quarante-trois ans de conditionnement, dit Sam Bahour. Il nous faudra beaucoup de temps pour réajuster nos habitudes de consommation."

Benjamin Barthe

ACTION BDS à Marseille - Boycott des produits Ahava - Sephora ...Vidéo
publié le lundi 12 avril 2010.


Palestine occupée, dexia impliqué
Un document vidéo réalisé par nos amis du Mouvement Intal - Belgique : 
"Le rôle de Dexia dans le financement des colonies Israëliennes en Palestine"

Action BDS salon du tourisme Paris porte de Versailles


Shame, Shame on H&M
Notre video de l'action bds contre H&M de samedi - une super action ludique sur le ton de l'ironie - nous etions au moins 50 - H&M a fermé ses portes et baisse le rideau juste apres notre départ -


BDS : Une banque suédoise retire ses investissements de deux compagnies israéliennes en Cisjordanie.

Al Manar
publié le vendredi 19 mars 2010.

La banque « Denska Bank » a ainsi supprimé ses investissements dans les sociétés "l’Afrique - Israël" et "Albit", estimant que l’investissement dans ses sociétés est en violation avec le droit international en raison de leurs activités dans les territoires palestiniens occupés. La Banque a été listée comme société qui "n’est pas socialement responsable". La radio israélienne a indiqué que la valeur des investissements de la banque dans ces deux sociétés israéliennes s’élève jusqu’à plusieurs dizaines de millions de dollars et qu’ils sont liés aux caisses de retraite suédoises.

Rappelons que la Norvège a l’an dernier annoncé le retrait de ses investissements de la société israélienne "Albit », en raison de son rôle dans la construction du mur de l’apartheid. Cette décision avait été prise sur recommandation du Conseil des règles de conduites morales au ministère des Affaires étrangères norvégien, conseil qui s’emploie à garantir la compatibilité des investissements publics de la Norvège faits à l’extérieur, dans le cadre des caisses de retraite du gouvernement, et qui repose sur les profits pétroliers.

http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx ?

D'après : http://www.protection-palestine.org/spip.php?article8513

Voir aussi : http://bdsfrance.org/index.php?option=com_content&view=article&id=82:les-institutions-financieres-scandinaves-se-retirent-delbit&catid=10:actualites-bds-dans-le-monde


Le 6 mars comme si vous y étiez !!
La totalité de la journée en deux parties:

partie 1 (marche au départ de montpellier, début du meeting)


partie 2 (fin du meeting et images de la manifestation vers le port)

http://www.dailymotion.com/video/xclx8e_sete-6-mars-2010-2_news


"Le 6 mars la "coalition contre Agrexco" lançait une journée d'action nationale contre l'implantation à Sète de l'entreprise israélienne "Agrexco". Sous l'intitulé "Pour le port de Sète, le Droit, l'Emploi, la Région : Agrexco ne passera pas ! a eu lieu une marche de Montpellier à Sète, un meeting à Sète et une manifestation à Sète.


Georges Frêche associe les opposants d’Agrexco à des antisémites

Une nouvelle fois, le président de région a associé, ce matin, lutte contre l’implantation de l’entreprise israélienne à Sète et antisémitisme. Une position proche de celle du Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF).



Ce matin, lors de sa conférence de presse de présentation de la synthèse de 
ses propositions, le candidat s’en est pris à Paul Alliès, numéro 2 sur la liste héraultaise d’Hélène Mandroux (PS) pour les régionales. Le secrétaire national adjoint du Parti socialiste,était, en effet, présent samedi à la manifestation contre l’implantation de l’entreprise israélienne Agrexco sur le port de Sète qui a réuni plus de mille personnes selon des médias présents.
« Je ne savais pas que le PS était devenu antisémite »
Alors qu’il parle des infrastructures de transport en présence de plusieurs candidats de sa liste (
1), Georges Frêche déclare : « J’ai demandé une étude parce que j’ai vu que, dans les gens qui défilaient contre Agrexco, il y avait un certain Alliès d’une liste. Je voudrais savoir s’il était là à titre personnel ou s’il représentait sa liste. Parce que je ne savais pas que le Parti socialiste était devenu antisémite et défilait contre Agrexco. Donc j’aime croire que c’est une participation individuelle. M’enfin, je le dis parce que ce n’est pas rien. La tête de liste [Hélène Mandroux] je ne pense pas. Comme disait mon père :« Pardonnez-lui, elle ne sait pas ce qu’elle fait. »«
« Familier de cette confusion »
Sollicité par 
Montpellier journal, Paul Alliès a réagi en ces termes : « J’y étais bien sûr en tant que candidat de la liste Mandroux. [...] Ce n’est pas une position personnelle, c’est une position de la liste. [...] Il y a eu un communiqué du CRIFd’hier qui était assez curieux puisque le CRIF contestait le fait que je – rien concernant Revol [PG] ou Roumégas [Verts] – puisse manifester contre Agrexco. Ce qui va quand même assez loin puisque le CRIF met en cause une liberté constitutionnelle et tente de limiter l’activité des candidats à des élections. Je pensais que Frêche était pour quelque chose dans ce communiqué du CRIF puisqu’il est assez familier de cette confusion – qu’il entretient délibérément – entre antisémitisme et défense des droits et des principes fondamentaux qui sont en cause avec l’affaire Agrexco. » Et celui qui est aussi professeur de sciences politiques, rappelle ses actions auprès de ses étudiants pour les informer sur « l’antisémitisme dans l’histoire politique française depuis le général Boulanger ».
La position de la liste Mandroux (consultable sur Facebook) : « Je considère que le respect du droit international est supérieur à tout autre considération commerciale. En l’espèce, l’installation d’Agrexco à Sète doit être différée et subordonnée au respect par l’état d’Israël des conventions internationales le concernant. »
La liste UMP-Nouveau centre, pour sa part, n’est pas opposée à l’implantation d’Agrexco à Sète. C’est ce qu’avait expliqué Stephan Rossignol, porte-parole de Raymond Couderc, lors d’une conférence de presse le 22 janvier suite à une question de Montpellier journal sur le sujet : « Il ne s’agit pas de revenir Aucun pays dans le monde n’a arrêté le commerce avec la Chine par rapport au Tibet« , avait-il notamment avancé. « On ne va pas se couper d’une activité économique. [...] Soyons réalistes. »





Quelques images de la manif du 6 : une vrai réussite …

France 3 Languedoc Roussillon en une du journal du soir :

Les photos de Chloé



… des commentaires et des articles

Marche contre Agrexco à Montpellier

AFP
06/03/2010 | Mise à jour : 12:47
Réactions (18)

Environ 400 manifestants opposés au projet d'implantation de l'importateur israélien de fruits Agrexco sur le port de Sète se sont rassemblés ce matin à Montpellier, avant d'entamer une marche qui doit les mener à Sète dans l'après-midi.

"Agrexco, le port de Sète n'est pas à toi", ont scandé les manifestants rassemblés devant le conseil régional Languedoc-Roussillon, propriétaire et gestionnaire du port de Sète. Sur des pancartes, on pouvait lire des slogans hostiles au projet défendu par Georges Frêche, président sortant DVG de la Région Languedoc-Roussillon et candidat à sa succession.

A une semaine du 
premier tour des élections régionales, la marche anti-Agrexco a d'ailleurs pris des allures de fronde anti-Frêche, avec la présence, à son départ de Jean-Louis Roumégas, tête de liste d'Europe Ecologie en Languedoc-Roussillon, Paul Alliès, porte-parole de la candidate socialiste Hélène Mandroux, et René Revol (Front de Gauche/NPA).

"Violation du droit international"

"Je suis opposé à la venue d'Agrexco à Sète pour deux raisons, a expliqué Jean-Louis Roumégas. D'une part, on ne peut pas commercer à n'importe quel prix, en fermant les yeux. Les produits d'Agrexco viennent de terres volées, où la liberté et l'eau sont volées. On est dans la violation du droit international. D'autre part, en développant ce type d'emploi sur le port de Sète, ne tue-t-on pas l'emploi de dizaines et de centaines de producteurs locaux?".

"On ne veut pas d'Agrexco à Sète car cette entreprise exploite les produits des colonies palestiniennes, a renchéri Jean-Paul Nunez, délégué régional de la Cimade. C'est contraire à la 4ème convention de Genève. Agrexco est une entreprise criminelle, qui n'a rien à faire sur le port de Sète".

José-Luis Moragues, animateur de la coalition anti-Agrexco, a annoncé deux actions en justice, "une au niveau européenne, devant la Cour pénale internationale, en invoquant l'exploitation économique de territoires occupés; une, plus urgente, au niveau civil, pour demander une enquête sur l'origine des produits".

Sète a été le point d’orgue, hier, d’une journée d’action nationale contre cette société israélienne accusée d’exploiter les paysans palestiniens.


Vincent ANDORRA :  Sète 1 300 opposants à la venue d’Agrexco sur le port

« 
Agrexco, casse-toi, le port de Sète n’est pas à toi ! ». C’était l’un des slogans les plus entendus hier après-midi dans les rues de Sète. L’Ile Singulière était le point d’orgue d’une journée d’action nationale (et même européenne) contre l’implantation de cette société israélienne sur le futur terminal fruitier à 45 M€.

Une décision de Georges Frêche qui en a aussi pris pour son grade hier. Car cette entreprise d’Etat est accusée d’exporter 70 % de ses produits (fruits, légumes, fleurs) des colonies israéliennes, et donc « 
de voler l’eau et les terres des paysans palestiniens qui sont obligés d’y travailler ». Et ce en violant la 4e convention de Genève qui interdit l’exploitation économique des territoires occupés. Quant aux 150 à 200 emplois promis par le président de la Région, « c’est un mensonge ! ».

Il était 16 h lorsque les participants à la marche, partie dans la matinée de Montpellier, sont arrivés, via Frontignan, sur l’esplanade (la place Aristide-Briand) dont le kiosque était enrubanné de banderoles. Selon les organisateurs issus des 93 (!) associations et mouvements divers regroupés dans la coalition anti-Agrexco, la mobilisation était trois fois supérieure à celle espérée puisqu’elle aurait rassemblé 1 500 personnes (1 100, selon la police) dont 700 marcheurs.

Après les interventions d’un paysan palestinien, d’un cinéaste israélien ou encore de Nicolas Duntze de la Confédération paysanne, un cortège s’est formé pour défiler jusqu’à l’entrée de la gare maritime, en passant devant la mairie, par le quai Lemaresquier et la rue Euzet. Le port, dont l’accès était barré, était placé sous haute surveillance, entre les gendarmes mobiles et maritimes, les policiers et même un hélicoptère. La manifestation s’est dispersée sans incident.

Sète

Un millier de manifestants contre l'implantation d'Agrexco


Midi Libre : Édition du samedi 6 mars 2010

Publié à 18 h 30 - Mis à jour à 18 h 50 - Entre 1.100 manifestants, selon la gendarmerie, et 1.500 selon les organisateurs , opposés au projet d'implantation de l'importateur israélien de fruits et légumes Agrexco sur le port de Sète, se sont rassemblés ce matin à Montpellier, avant de marcher jusqu'au port de Sète. Le cortège a marché « dans une ambiance bon enfant », a précisé le groupement départemental de gendarmerie de l'Hérault. 

« 
Agrexco, le port de Sète n'est pas à toi », ont scandé les manifestants rassemblés devant le conseil régional Languedoc-Roussillon, propriétaire et gestionnaire du port de Sète. Sur des pancartes, on pouvait lire des slogans hostiles au projet défendu par Georges Frêche, président sortant DVG de la Région Languedoc-Roussillon et candidat à sa succession.

A une semaine du premier tour des élections régionales, la marche anti-Agrexco a d'ailleurs pris des allures de fronde anti-Frêche, avec la présence, à son départ de Jean-Louis Roumégas, tête de liste d'Europe Ecologie en Languedoc-Roussillon, Paul Alliès, porte-parole de la candidate socialiste Hélène Mandroux, et René Revol (Front de Gauche/NPA).

« 
Je suis opposé à la venue d'Agrexco à Sète pour deux raisons, a expliqué M. Roumégas. D'une part, on ne peut pas commercer à n'importe quel prix, en fermant les yeux. Les produits d'Agrexco viennent de terres volées, où la liberté et l'eau sont volées. On est dans la violation du droit international. D'autre part, en développant ce type d'emploi sur le port de Sète, ne tue-t-on pas l'emploi de dizaines et de centaines de producteurs locaux? »

« 
On ne veut pas d'Agrexco à Sète car cette entreprise exploite les produits des colonies palestiniennes, a renchéri Jean-Paul Nunez, délégué régional de la Cimade.C'est contraire à la 4e convention de Genève. Agrexco est une entreprise criminelle, qui n'a rien à faire sur le port de Sète ». Il a regretté que la direction du port n'ait pas reçu de délégation. « Les autorités régionales ne veulent pas dialoguer », a-t-il dit. 

José-Luis Moragues, animateur de la coalition anti-Agrexco, a annoncé deux actions en justice, « 
une au niveau européen, devant la Cour pénale internationale, en invoquant l'exploitation économique de territoires occupés; une, plus urgente, au niveau civil, pour demander une enquête sur l'origine des produits ».

Agrexco table à Sète sur un trafic annuel de 200.000 palettes au démarrage de l'activité, en 2012 ou 2013. La pose de la première pierre de l'entrepôt frigorifique de GF Group, qui doit accueillir principalement Agrexco, a été retardée et est désormais annoncée "
pour septembre", a déclaré M. Frêche début février. Le terminal fruitier doit employer une centaine de personnes.



TOUS CONTRE AGREXCO LE 06 MARS !! 
L'appel est relayé sur le WEB

http://www.ism-france.org/news/article.php?id=13438&type=communique&lesujet=Boycott
http://www.info-palestine.net/article.php3?id_article=8215
http://www.protection-palestine.org/spip.php?article8349
http://www.coalitioncontreagrexco.com/
http://rebellyon.info/Contre-Agrexco-a-Sete.html
http://www.mecanopolis.org/?p=13896
http://www.lepost.fr/article/2010/02/20/1951651_journee-de-mobilisation-nationale-contre-agrexco-le-6-mars-tous-a-montpellier-et-a-sete.html
http://www.bdsfrance.org/index.php?option=com_content&view=article&id=78:mobilisation-nationale-contre-agrexco-&catid=9:evenements-bds-france
http://www.citoyensdesdeuxrives.eu/better/index.php?option=com_content&view=article&id=1038:6-mars--journee-nationale-contre-agrexco--tous-a-sete-avec-la-coalition&catid=82:gazapalestine&Itemid=107
http://www.france-palestine.org/article14010.html
http://lafederation.org/index.php?option=com_content&view=article&id=722:-6-mars-journee-daction-contre-agrexco&catid=68:mobilisations&Itemid=46
http://forums.lesinsoumis.org/viewtopic.php?f=161&t=4277&start=0
http://www.millebabords.org/spip.php?article13406
http://cozop.com/mounadil_al_djazairi/samedi_mars_journee_action_nationale_de_la_coalition_contre_agrexco_sete_1
http://anniebannie.net/2010/02/10/non-a-agrexco/
http://www.mejliss.com/showthread.php?p=4730050
http://lesmanifs.fr/2010/02/21/manifestation-contre-agrexco/
…………etc…………etc…………etc

AGREXCO !!

Comme convenu, et après la rencontre avec José Luis Moragués, José Bové a fait une référence appuyée dans son discours très tonique au dossier agrexco, et ce devant une salle comble.
S'engageant à stopper bien sur le projet en cas de victoire aux régionales, et de poursuivre l'action à l'échelle européenne.

La banderole "non a AGREXCO" installée au dessus de l'entrée étant la seule présente en dehors des traditionnels caliquots de campagne électorale.

Bruno Chichignoud (pour les Verts)
voir l'extrait de FR3


Bruno Chichignoud (pour les Verts)






Sur Montpellier et la région :

Vendredi 5 mars à Partir de 16h30 jusqu'à 19h30
Action CARREFOUR  de Balaruc (diffus, pétition contre carrefour et sans doute intervention dans le magasin, si vous avez des idées...)
Samedi 6 mars 
Journée d'action Nationale de la Coalition contre Agrexco à Sète 

POUR LE PORT DE SÈTE, 
Le Droit, l'Emploi et la Région
AGREXCO NE PASSERA PAS

8h Conseil Régional Montpellier MARCHE CONTRE AGREXCO/Carmel - Montpellier -Sète (35km)  
14h RASSEMBLEMENT Place Aristide Briand Sète (distributions de tracts, prises de parole)
16h Arrivée de la MARCHE et MANIFESTATION de la place aristide Briand jusqu'à l'entrée du port
18h30 fin de la journée d'action