CPI/Palestine : arrêt de l'examen préliminaire en attendant une décision sur le statut à l'ONU ©AFP / 03 avril 2012 19h46
LA HAYE - L'examen préliminaire mené par le procureur de la Cour pénale
internationale (CPI) sur des crimes de guerre présumés commis par
l'armée israélienne a été arrêté en attendant une décision des Nations
unies sur le statut de la Palestine, a annoncé mardi le bureau du
procureur. Le bureau a estimé que c'était aux organes compétents de l'ONU (...) qu'il revenait de décider, en droit, si la Palestine constitue ou non un Etat aux fins d'adhésion au Statut de Rome, le traité fondateur de la CPI, a indiqué le bureau du procureur dans un document publié sur son site internet. Israël se félicite de la décision prise sur la base de l'absence de compétence juridique de la CPI, a déclaré le porte-parole du ministère des Affaires étrangères dans un communiqué, rappelant que l'Etat hébreu avait fait savoir, d'entrée de jeu et clairement, que la CPI n'avait pas compétence dans cette affaire. L'Autorité palestinienne avait demandé le 22 janvier 2009 à la Cour d'exercer sa compétence à l'égard d'actes commis sur le territoire palestinien à partir du 1er juillet 2002. Un examen préliminaire avait alors été entamé par le procureur Luis Moreno-Ocampo afin de déterminer si la Cour était compétente pour mener une enquête sur les crimes allégués. Le ministre de la Justice de l'Autorité palestinienne Ali Kashan avait rencontré le procureur en février 2009 pour lui demander d'enquêter sur des crimes de guerre commis selon lui par l'armée israélienne depuis 2002, dont l'offensive israélienne contre le mouvement islamiste Hamas dans la bande de Gaza, en décembre 2008 et janvier 2009. Celle-ci avait fait 1.330 morts palestiniens. Côté israélien, dix militaires et trois civils avaient été tués. L'Autorité palestinienne avait reconnu dans le document déposé en janvier 2009 la compétence de la Cour mais le Statut de Rome stipule que seul un Etat peut accepter la compétence de celle-ci. La Palestine a été reconnue comme un Etat dans le cadre de relations bilatérales par plus de 130 pays et certaines organisations internationales, souligne le bureau du procureur, rappelant toutefois que le statut conféré par l'Assemblée générale de l'ONU est celui d'observateur et non d'Etat non membre. Le bureau n'exclut pas la possibilité d'examiner à l'avenir les allégations de crimes commis en Palestine si les organes compétents de l'ONU (...) élucident le point de droit en cause, a assuré le bureau du procureur, soulignant que le Conseil de sécurité de l'ONU pouvait également lui déférer la situation en Palestine. Le président palestinien Mahmoud Abbas avait demandé le 23 septembre 2011 l'adhésion à l'ONU d'un Etat de Palestine, mais Israël et les Etats-Unis, membre permanent du Conseil de sécurité, y sont opposés. La décision d'aujourd'hui semble fermer la porte pour le moment à un accès à la CPI pour les victimes des crimes internationaux commis dans les territoires palestiniens, a regretté Kenneth Roth, directeur exécutif de l'ONG Human Rights Watch (HRW) dans un communiqué. Cette décision dangereuse expose la CPI à des accusations de parti pris politique et est en contradiction avec l'indépendance de la CPI, a estimé de son côté Marek Marczynski, chargé de la justice internationale pour Amnesty international, selon lequel le procureur a à tort esquivé la question, qu'il renvoie à d'autres organes politiques. La compétence de la Cour, chargée de juger des génocides, crimes contre l'humanité et crimes de guerre commis depuis 2002, n'est pas fondée sur le principe de compétence universelle, a souligné le bureau du procureur, selon lequel il revient au Conseil de sécurité de l'ONU ou à un ++Etat++ de lui attribuer cette compétence. D'après : http://www.romandie.com/news/n/_CPIPalestine__arret_de_l_examen_preliminaire_en_attendant_une_decision_sur_le_statut_a_l_ONU51030420121949.asp Israël rompt ses liens avec le Conseil des droits de l'Homme de l'ONU France 24 - 27/03/2012 Après la décision du Conseil des droits de l'Homme de l'ONU d'ouvrir une enquête sur l'impact de la colonisation dans les Territoires palestiniens, Israël rompt sa coopération avec cette instance. Un geste "très regrettable" selon ce Conseil. AFP - La volonté affichée par Israël de rompre tout contact avec le Conseil des droits de l'homme de l'ONU est "très regrettable", a estimé lundi la présidente du Conseil, Laura Dupuy Lasserre, ajoutant ne pas avoir reçu de confirmation officielle de cette décision. "J'ai vu les différentes informations de presse citant de hauts responsables israéliens", a déclaré Mme Dupuy Lasserre à propos des déclarations du ministère israélien des Affaires étrangères à la suite de l'annonce par le Conseil d'une enquête sur les conséquences de la colonisation. "Bien que je n'ai pas reçu de confirmation officielle, si cela est effectivement le cas, ce serait très regrettable", a-t-elle ajouté. L'Uruguayenne a par ailleurs invité Israël, qui n'est pas membre du Conseil, à coopérer avec cette instance onusienne. "Je n'ai aucun doute qu'il est dans l'intérêt d'Israël de coopérer avec le Conseil des droits de l'homme sur cette mission d'enquête, au moins pour qu'il puisse expliquer ses propres politiques et actions aux commissaires indépendants une fois qu'ils seront nommés", a-t-elle dit. La présidente a aussi fait valoir que la résolution adoptée jeudi dernier, décidant de la mise sur pied d'une mission internationale indépendante d'établissement des faits, a été adoptée par une large majorité "transrégionale" des 47 membres du Conseil, seuls les Etats-Unis s'y étant opposée. Le Conseil a déclenché la colère d'Israël après avoir donné jeudi dernier son feu vert à la mise sur pied de la première mission d'enquête internationale indépendante sur "les effets des colonies de peuplement israéliennes sur les droits civils, politiques, économiques, sociaux et culturels des Palestiniens dans le territoire palestinien occupé, y compris Jérusalem-Est". "Le ministère des Affaires étrangères a pris la décision de rompre tout contact avec cette organisation", a affirmé lundi à l'AFP le porte-parole du ministère, Yigal Palmor. Le mandat de la mission d'enquête, dont les membres doivent être nommés par la présidente du Conseil, s'achèvera avec la présentation d'un rapport au Conseil. Le Conseil demande par ailleurs à Israël de coopérer pleinement avec la mission et prie le Secrétaire général de faire rapport sur l'application de la résolution à la session de juin 2012 du Conseil. Israël, la légitimité de l’ONU et Khulood Badawi (suivi de) "Soutien à l’employée de l’OCHA, Khulood Badawi"
Michel Warschawski - AIC
publié le mardi 20 mars 2012. Michel Warschawski - AIC Le 18 mars 2012 Khulood Badawi est un agent local du Bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations-Unies (OCHA), chargé de recenser les violations des droits de l’homme dans les Territoires palestiniens occupés. Elle fait actuellement l’objet d’attaques pour avoir exprimé son opinion personnelle sur sa page Facebook personnelle. Affaire Khulood Badawi c/Ron Prosor, ambassadeur israélien aux Nations-Unies : notre choix est net, et il doit être celui de toutes les femmes bien et de tous les hommes bien : pour celle qui défend les droits humains, et contre celui qui défend les crimes de guerre israéliens aux tribunes internationales. Um Shmum (littéralement, « ONU, mon cul ») avait coutume de dire l’ancienne Premier ministre israélien, Golda Meir, marquant ainsi l’hostilité de l’establishment israélien à l’encontre de l’organisation grâce à laquelle l’existence même d’Israël a été rendue possible. Pour l’appareil de propagande israélien, tous les moyens sont légitimes pour délégitimer les Nations-Unies. Tous les moyens sont légitimes aussi pour manipuler l’opinion publique internationale, loin des violations constantes israéliennes du droit international, comme dans le plus récent des massacres à Gaza. Prenons cette nouvelle affaire, l’affaire Khulood Badawi. Il s’agit d’un non-évènement, cyniquement exploité par Israël pour détourner l’opinion publique des crimes réels que l’armée israélienne a commis à Gaza. La semaine dernière, Khulood Badawi, une employée des Nations-Unies, a illustré son envoi twitter personnel avec une photo représentant un enfant palestinien décédé. Par erreur, la photo a été rattachée au dernier massacre par Israël, alors que c’est en réalité une photo d’un accident de voiture de 2006, photo que Reuters lui-même a publié par erreur. Pas besoin de préciser que dès qu’elle a été informée de son erreur, Khulood a immédiatement retiré la photo de son envoi twitter privé. La photo erronée sert maintenant de gâchette et de prétexte à une offensive générale contre Khulood Badawi, en même temps que contre les Nations-Unies. Ron Prosor, l’ambassadeur israélien à l’ONU, exige que Badawi soit licenciée de l’OCHA (Bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations-Unies). Le porte-parole de l’armée israélienne a fait la même demande. Peut-on imaginer comportement plus cynique que celui de ces deux hommes qui sont aux avant-postes de la machine de propagande israélienne qui a justifié le massacre à Gaza par Israël, il y a trois ans ? Mettons les choses au point : des gens innocents, notamment des enfants, ont perdu la vie dans les plus récents bombardements israéliens sur la bande de Gaza. Khulood Badawi n’a pas inventé cette réalité inacceptable, et son indignation est un témoignage de son humanité. Khulood Badawi mérite notre soutien et notre respect pour ce qu’elle a toujours fait, en tant que militante exceptionnelle, pour soutenir les droits humains et la dignité humaine. S’il y a faute de sa part en terme de contrat de travail avec son employeur, l’ONU, c’est une question qui regarde ses supérieurs hiérarchiques, ce n’est pas de notre ressort en tant que militants engagés dans la défense des droits nationaux et humains des Palestiniens. Et pour ces (quelques) militants qui prétendent que la faute (si légère) de Khulood - et non le « mensonge » comme certains l’ont écrit de façon hâtive et irresponsable - porte atteinte à la crédibilité des Nations-Unies, rappelons-leur que depuis la guerre de Corée (1950) et l’intervention au Congo (1960), pour ne citer que celles-ci, les Nations-Unies ont perdu à la fois crédibilité et légitimité morale, et ce, bien avant que Khulad Badawi ne soit née. Khulood Badawi c/Ron Prosor - notre choix est net, et il doit être celui de toutes les femmes bien et de tous les hommes bien : pour celle qui défend les droits humains, et contre celui qui défend les crimes de guerre israéliens aux tribunes internationales. Khulood Badawi ne doit pas être licenciée de son emploi à l’OCHA mais, au contraire, elle doit recevoir une récompense pour sa défense constante des droits et de la dignité des êtres humains. AIC : http://www.alternativenews.org/engl... Le 14 mars 2012 Soutenez l’employée palestinienne des Nations-Unies, Khulood Badawi, qui fait actuellement l’objet d’attaques pour avoir exprimé son opinion personnelle sur sa page Facebook personnelle. Khulood Badawi est une agent locale du Bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations-Unies (OCHA) chargé de recenser les violations des droits de l’homme dans les Territoires palestiniens occupés. Personne n’a jamais remis en cause le professionnalisme du travail de Badawi à l’OCHA. Khulood Badawi est aussi une militante politique qui se consacre à la défense des droits légitimes du peuple palestinien, et aussi une militante féministe. Du fait de son travail à l’OCHA, elle s’est toujours soigneusement abstenue de toute activité politique publique, un choix qui n’a certainement pas été facile pour elle. Depuis plusieurs jours maintenant, Khulood est la cible d’une campagne organisée avec l’objectif de la pousser hors de l’OCHA, et de délégitimer tous les employés palestiniens des agences de l’ONU. Le prétexte de cette campagne contre Khulood Badawi est un blog sur la récente agression israélienne contre la bande de Gaza sur lequel elle a publié une de ses pages Facebook privées. Inutile de dire qu’à l’intérieur des institutions des Nations-Unies, il y a de nombreux juifs israéliens qui défendent des opinions politiques pro-israéliennes, et personne n’a remis en question leur droit à y travailler, tant que ces opinions sont exprimées hors du cadre de leur travail aux Nations-Unies et à titre personnel. Toute personne, pour qui la liberté d’opinion est importante, doit soutenir Khulood Badawi et son droit à s’exprimer sur sa page Facebook personnelle. Toute personne qui se soucie des droits humains doit dénoncer la campagne raciste menée contre Khulood Badawi. Envoyez des courriels pour soutenir Khulood Badawi aux responsables des Nations-Unies suivants, basés à Jérusalem : - Richard Miron, Chief Public Information Officer - courriel : mironr@un.org - M. Ramesh Rajasingham,Head,OCHA - occupied Palestinian territory - courriel : rajasingham@un.org - Amanda Pitt, OCHA NY - courriel : pitta@un.org - Hayat Abu Saleh - courriel : abusaleh@un.org AIC 18 mars 2012 - http://www.alternativenews.org/engl... 14 mars 2012 - http://www.alternativenews.org/engl... traduction : JPP d'après : http://www.protection-palestine.org/spip.php?article11655 LES COLONIES ISRAÉLIENNES DE PEUPLEMENT IDENTIFIÉES COMME « OBSTACLE MAJEUR » À LA PAIX, AU COMITÉ DES DROITS INALIÉNABLES DU PEUPLE PALESTINIEN Assemblée générale de l'ONU 13/02/2012 Les activités de peuplement menées par Israël constituent aujourd’hui un « obstacle majeur » à la paix. Le Secrétaire général des Nations Unies, M. Ban Ki-moon, n’a pas été le seul à le dire, lors de la première réunion annuelle du Comité pour l’exercice des droits inaliénables du peuple palestinien*. Le Secrétaire général s’est dit préoccupé par la violence croissante des colons. Le Président réélu du Comité, M. Abdou Salam Diallo, a fustigé la poursuite des colonies de peuplement qui « conforte les extrémismes de tous bords, en même temps qu’elle alimente le sentiment d’injustice et de rancœur ». Depuis le 15 décembre, a-t-il dit, les autorités israéliennes ont annoncé respectivement la construction d’un total de 1 435 nouveaux logements dans les colonies. L’Observateur permanent de la Palestine, M. Riyad Mansour, a estimé à 9 milliards de dollars le coût économique annuel de l’occupation israélienne. Dans son discours inaugural, le Secrétaire général s’est aussi dit préoccupé par la situation des Palestiniens détenus dans les prisons israéliennes. Mais il a aussi exhorté l’Autorité palestinienne à éviter l’aggravation de la situation, notamment en luttant contre les incitations à la haine et en s’engageant à travailler à une solution négociée. Une solution qui doit donner le jour, a espéré le Président du Comité, à un État palestinien indépendant et souverain, dans ses frontières de 1967, avec Jérusalem-Est comme capitale, coexistant pacifiquement avec l’État d’Israël, chacun à l’intérieur de frontières sûres et internationalement reconnues. Le Président du Comité a fait le résumé du Séminaire qui s’est tenu au Caire, les 6 et 7 février 2012 sur le thème « Le coût économique de l’occupation israélienne ». Le prochain Séminaire se tiendra les 3 et 4 avril à Genève, en Suisse, sur les implications juridiques et politiques de la question des prisonniers politiques palestiniens dans les prisons et centres de détention israéliens. Aujourd’hui, le Comité a recommandé à l’Assemblée générale de faire de l’Équateur un de ses membres. Outre l’élection de son Président, le Comité aaussiélu MM. Zahir Tanin de l’Afghanistan et Pedro Núñez Mosquera de Cuba, aux vice-présidences, et Christopher Grima de Malte, au poste de rapporteur. La prochaine réunion du Comité pour l’exercice des droits inaliénables du peuple palestinien sera annoncée dans le Journal des Nations Unies. * Programme de travail A/AC.183/2012/CRP.1 Débat général Alors qu’il s’est rendu récemment en Israël et dans le Territoire palestinien occupé, M. BAN KI-MOON, Secrétaire général de l’ONU, a assuré qu’il n’épargnerait aucun effort pour aider Israéliens et Palestiniens à se forger un meilleur avenir. Il a engagé les parties à reprendre les négociations sur le statut permanent, se disant encouragé par les contacts facilités par le Roi Abdullah II de Jordanie, sous les auspices du Quatuor. Sur le terrain, a-t-il ajouté, il faut prendre des mesures concrètes afin de restaurer la confiance, notamment en cessant toute provocation. Les activités de peuplement menées par Israël constituent un obstacle majeur et nuisent aux questions du statut final, a-t-il estimé, en soulignant qu’elles sont contraires au droit international et à la Feuille de route. Cela doit cesser. Il a insisté sur le fait que la communauté internationale ne peut pas accepter des actions unilatérales sur le terrain. « Je suis également préoccupé par l’augmentation de la violence de la part des colons », a-t-il dit, avant de répéter qu’il suit de près la situation des prisonniers palestiniens détenus dans les prisons israéliennes. D’un autre côté, il a demandé à l’Autorité palestinienne d’éviter l’aggravation de la situation, notamment en luttant contre les incitations à la haine et en s’engageant directement dans la poursuite d’une solution négociée. M. Ban a indiqué avoir été impressionné par le développement des institutions essentielles au fonctionnement d’un futur État palestinien. Il a appelé la communauté des donateurs à apporter leur aide à ce processus, avant de souligner que l’ONU a constamment appuyé les efforts de réconciliation palestinienne. La situation humanitaire à Gaza reste une priorité des Nations Unies, a assuré le Secrétaire général, souhaitant que les Gazaouïs et, en particulier, les jeunes retrouvent leur liberté de mouvement. Il a réitéré son appel à la levée du blocus imposé à Gaza, conformément à la résolution 1860 du Conseil de sécurité. Les exportations sont cruciales pour l’économie et la reconstruction de Gaza, a-t-il souligné. Le Secrétaire général a aussi reconnu les attentes légitimes d’Israël en matière de sécurité et condamné fermement les tirs de roquettes contre Israël, tout en demandant à ce dernier de faire preuve de retenue. Chacun doit respecter le droit international humanitaire, a-t-il rappelé. Conserver le statu quo n’est pas viable, a-t-il conclu, invitant les parties à faire de leur mieux pour mettre un terme au conflit et créer un État palestinien viable vivant côte à côte avec Israël. Pour ma part, je continuerai à faire tout ce qui est en mon pouvoir pour aider les parties à atteindre cet objectif, a-t-il dit. Intervenant après sa réélection à la présidence du Comité pour l’exercice des droits inaliénables du peuple palestinien, M. ABDOU SALAM DIALLO (Sénégal) a renouvelé son espoir de voir un État palestinien indépendant et souverain, dans ses frontières de 1967, avec Jérusalem-Est comme capitale, coexistant pacifiquement avec l’État d’Israël, chacun à l’intérieur de frontières sûres et internationalement reconnues. Il a estimé que la poursuite des colonies de peuplement conforte les extrémismes de tous bords, en même temps qu’elle alimente le sentiment d’injustice et de rancœur. Poursuivre les colonies de peuplement, alors que le problème de la terre est au cœur du conflit israélo-palestinien, c’est vider les négociations de paix d’un élément substantiel en mettant en cause la viabilité territoriale du futur État palestinien, a insisté M. Diallo. Il a appelé le Quatuor à assumer pleinement ses responsabilités de facilitateur des pourparlers pour une solution pacifique, juste et définitive du conflit, dans l’intérêt bien compris des peuples palestinien et israélien. Soutenir la création d’un État palestinien coexistant pacifiquement avec celui d’Israël, c’est participer aux efforts de la communauté internationale pour résoudre de manière satisfaisante ce conflit en rendant justice aux deux peuples de cette sous-région que les vicissitudes de l’histoire opposent depuis plus de 60 ans, a-t-il encore dit. M. RIYAD MANSOUR, Observateur permanent de la Palestine auprès des Nations Unies, s’est remémoré la visite du Secrétaire général sur le terrain et s’est félicité de la position de principe que celui-ci a réitéré notamment sur l’illégalité des colonies de peuplement, sur le statut de Jérusalem-Est et sur le fait que l’occupation, qui a commencé en 1967, doit prendre fin pour permettre l’indépendance de l’État de Palestine. Également reconnaissant de la visite de M. Ban Ki-moon à Gaza, M. Mansour a souligné que le blocus doit prendre fin immédiatement. Tous ces efforts contribuent à créer des conditions favorables qui devraient augmenter les chances de succès des négociations directes, a-t-il expliqué. Nous allons continuer à coopérer étroitement avec vous, a assuré M. Mansour au Secrétaire général, se disant favorable à des visites sur le terrain plus fréquentes. L’Observateur permanent a apprécié également la position du Secrétaire général sur la libération des prisonniers palestiniens détenus par les autorités israéliennes. Il a enfin salué les efforts déployés par le Secrétaire général lors de la demande d’adhésion de la Palestine à l’ONU. Faits saillants depuis le 15 décembre 2011 Présentant les faits saillants depuis la dernière réunion du Comité, le 15 décembre dernier, le Président du Comité a notamment rappelé que l’Islande avait reconnu officiellement l’État de Palestine le 15 décembre 2011 et que la Thaïlande en avait fait de même ce 17 janvier 2012. Le 18 décembre, Israël a libéré 550 prisonniers palestiniens lors de la deuxième partie du processus d’échange. Le 18 décembre également, le Rapporteur spécial sur la promotion et la protection du droit à la liberté d’opinion et d’expression, M. Franck La Rue, a achevé une mission en Israël et dans le Territoire palestinien occupé. Il s’est déclaré préoccupé par le traitement réservé aux manifestants palestiniens par Israël. Il a précisé que le 22 décembre, le Fatah et le Hamas sont parvenus à un accord clef au Caire visant à admettre le Hamas au sein de l’Organisation de libération de la Palestine (OLP) et que le 5 février à Doha, le Président de l’Autorité palestinienne et le Chef du Bureau politique du Hamas, M. Khaled Mechaal, ont décidé de former un Gouvernement de transition. S’agissant des relations israélo-palestiniennes, il a dit que le 3 janvier, les négociateurs israéliens et palestiniens ont tenu leurs premiers pourparlers directs en 15 mois et que cinq réunions préparatoires ont eu lieu depuis. Il a tout de même précisé que le 11 janvier 2012, le Premier Ministre israélien, Benjamin Nétanyahou, a annoncé la construction de 277 logements dans la colonie de peuplement d’Efrat « pour se venger » de l’admission de la Palestine à l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO), en octobre 2011. Déjà le 18 décembre, le Ministre israélien du logement avait publié des appels d’offres pour la construction de 1 028 logements dans les colonies de peuplement à Jérusalem-Est et en Cisjordanie alors que le 28 décembre, la construction de 130 autres logements avait été approuvée. Le Président du Comité a cité les réunions du Conseil de sécurité consacrées à la Palestine le 20 décembre 2011, le 18 et le 24 janvier 2012, alors que le Conseil de l’Union européenne a adopté des conclusions sur le processus de paix au Moyen-Orient, appelant les parties à faire des propositions détaillées concernant les frontières et la sécurité. Le 27 janvier 2012, le Coordonnateur humanitaire de l’ONU dans le Territoire palestinien occupé, M. Maxwell Gaylard, a publié une déclaration demandant aux autorités israéliennes de mettre immédiatement fin à la démolition de logements palestiniens. Les 1er et 2 février, le Secrétaire général s’est rendu en Israël et dans le Territoire palestinien occupé, dans le souci, notamment d’engager les parties à prendre des mesures pour rétablir la confiance et à créer des conditions propices à la reprise des négociations. Remerciant les membres du Comité pour leur recommandation à l’admission de son pays au Comité, M. DIEGO MOREJÓN PAZMINO, (Équateur), a indiqué que, le 24 décembre 2010, son pays avait reconnu l’État palestinien libre et indépendant à l’intérieur des frontières de 1967. Puis, le 31 octobre 2011, l’Équateur a voté en faveur de l’adhésion de la Palestine à l’UNESCO, « malgré les pressions et menaces de certains États », a-t-il précisé. Cette adhésion a renforcé le droit historique des Palestiniens sur leur territoire, a-t-il estimé. L’Équateur a toujours été favorable à une solution pacifique, a-t-il dit, soulignant le droit légitime des Palestiniens à constituer un État. Mon pays a appuyé les efforts internationaux de relance des négociations directes, notamment ceux du Quatuor, a ajouté le représentant. La représentante du Venezuela et son homologue du Nicaragua se sont félicités d’accueillir un nouveau membre au sein du Comité, se disant certains de la valeur ajoutée qu’apportera l’Équateur aux travaux du Comité. Reprenant la parole, l’Observateur permanent de la Palestine a souhaité la bienvenue aux nouveaux membres du Bureau du Comité ainsi qu’à son nouveau membre, l’Équateur, qui était auparavant observateur du Comité. Présentant les grandes lignes du Séminaire qui s’est tenu au Caire, en Égypte, les 6 et 7 février 2012, sur le thème des « initiatives locales, régionales et internationales visant à réduire le coût économique de la poursuite de l’occupation du Territoire palestinien », le Président du Comité s’est félicité de la participation de 52 pays, de la Palestine, de 5 ONG, de 12 organismes des Nations Unies, de 18 organisations de la société civile et de 31 organes de presse. Il a indiqué que ce Séminaire avait permis de montrer que l’occupation est onéreuse, voire destructrice pour le peuple palestinien et a des répercussions négatives sur l’économie et le développement socioéconomique de la Palestine ainsi que sur le quotidien de millions de Palestiniens, a-t-il déclaré. L’occupation et ses conséquences sur les Palestiniens coûtent également cher à la communauté internationale, détournant des fonds précieux qui, au lieu de concourir au développement, servent à atténuer les dégâts des politiques israéliennes. Il a indiqué que la prochaine réunion, les 3 et 4 avril à Genève, portera sur la situation des prisonniers palestiniens dans les geôles israéliennes. M. RIYAD MANSOUR, Observateur permanent de la Palestine, a cité des études démontrant que sans l’occupation israélienne, la Cisjordanie atteindrait aujourd’hui un niveau de produit intérieur brut (PIB) équivalent à celui de la Jordanie. Estimant à 9 milliards de dollars les pertes économiques liées à l’occupation, il a souhaité que les 193États Membres reçoivent les données sérieuses et les chiffres précis dont l’Autorité palestinienne dispose sur l’impact de l’occupation sur tous les domaines de l’économie palestinienne. Il a estimé que ces études démontraient que la Palestine serait un État viable dès le premier jour de son indépendance. d'après : http://www.un.org/News/fr-press/docs/2012/AGPAL1222.doc.htm Marée noire de 2006 : l’ONU somme Israël d’indemniser le Liban L’Orient Le Jour
publié le samedi 24 décembre 2011.
Le ministère de l’Environnement a annoncé hier que l’Assemblée générale des Nations unies a voté jeudi en faveur d’une décision qui demande au gouvernement israélien « d’assumer ses responsabilités et de payer immédiatement des indemnités au Liban et aux autres pays qui ont été touchés par la marée noire » de 2006. Rappelons que cette marée noire avait été causée par un bombardement israélien sur les réservoirs de pétrole de la centrale électrique de Jiyeh (sud de Beyrouth), durant l’agression israélienne contre le Liban en juillet 2006. L’ensemble des côtes libanaises au nord de Jiyeh a été frappé de plein fouet par la nappe de pétrole, ainsi qu’une partie des côtes syriennes. Jeudi, 165 États ont voté en faveur de la décision, et huit contre, parmi eux Israël, les États-Unis, le Canada et l’Australie. Six autres États se sont abstenus, et 14 étaient absents. Le communiqué du ministère de l’Environnement précise que le ministre Nazem el-Khoury avait soulevé ce problème lors de son intervention à l’ONU le 20 septembre, à l’occasion d’une réunion sur « la lutte contre la désertification, la dégradation des sols et la sécheresse, dans le cadre du développement durable et du combat contre la pauvreté », qui avait eu lieu à New York. Le texte de la décision précise que « l’Assemblée générale répète, pour la sixième année consécutive, son inquiétude conernant l’impact négatif de ce bombardement des forces de l’armée de l’air israélienne » sur le Liban. La marée noire, rappelle le texte, « a provoqué une grave pollution des côtes libanaises et d’une partie des côtes syriennes, et a eu un impact sur l’économie au Liban, sur les ressources naturelles, la biodiversité, les zones de pêche, le tourisme et la santé publique dans ce pays ». L’Assemblée générale « réitère sa demande au gouvernement israélien d’assumer la responsabilité de payer immédiatement des indemnités au gouvernement libanais et à d’autres pays touchés, comme la Syrie », lit-on également dans ce texte. Ces frais, poursuit le document, « doivent couvrir le traitement des dégâts environnementaux, notamment en vue de remettre l’environnement marin en état ». Le texte fait référence « au rapport du secrétaire général (de l’ONU) qui exprime son inquiétude concernant la non-application des décisions de l’Assemblée générale sur les indemnités dues au Liban et à la Syrie ». L’Assemblée générale demande par ailleurs au secrétaire général de consulter le comité des Nations unies sur le montant des indemnités à prévoir dans un cas comme celui de cette marée noire. S. B. Source : http://www.lorientlejour.com/catego... Voir aussi : http://www.info-palestine.net/artic... d'après : http://www.protection-palestine.org/spip.php?article11415 RFI - dimanche 18 décembre 2011 Des heurts opposent des manifestants palestiniens et israéliens de
gauche à la police israélienne, près d'une colonie de peuplement de
Cisjordanie, le 16 décembre 2011. REUTERS/Darren Whiteside Le rapporteur spécial de l’ONU pour le droit à la liberté d’opinion et d’expression achève sa première visite au Proche-Orient. Franck La Rue s’est rendu en Israël du 12 au 17 décembre après les Territoires palestiniens où il était du 6 au 11 décembre. Il a conclu sa tournée à Jérusalem ce dimanche par une conférence de presse au cours de laquelle il a fait état des multiples dysfonctionnements relevés. Avec notre correspondant à Jérusalem, Nicolas Falez Le rapporteur spécial de l’ONU adresse des recommandations à Israël, à l’Autorité palestinienne et au Hamas qui contrôle la bande de Gaza depuis 2007. Le droit de manifester doit être garanti. La remarque s’adresse à Israël, régulièrement accusée de faire un usage disproportionné de la force face à des manifestations palestiniennes en Cisjordanie. Elle s’adresse également au Hamas, qui n’hésite pas à interdire ou à disperser brutalement des rassemblements qui lui déplaisent. Concernant la liberté de la presse, le rapporteur spécial Franck La Rue se dit préoccupé par l’existence d’une censure officielle en Israël rappelant qu’un tel organe ne devrait exister dans aucun pays. Dans son rapport, l’émissaire des Nations unies note également que des médias considérés comme étant proches du Hamas ont été interdits en Cisjordanie et qu’à l’inverse des médias réputés proches du Fatah ont été réduits au silence à Gaza. A l’issue de sa mission, le rapporteur spécial s’inquiète également d’une série de lois menaçant la liberté d’expression en Israël. L’une d’entre elle, votée cette année, permet à l’Etat de réduire ses subventions à toute organisation qui commémorerait la Nakba, c'est-à-dire l’exil forcé de centaines de milliers de Palestiniens lors de la création d’Israël. d'après : http://www.rfi.fr/moyen-orient/20111218-liberte-expression-opinion-onu-israel-territoires-occupes L’UNESCO porte plainte contre une caricature israélienne
Al Manar - publié le dimanche 13 novembre 2011.
Le 4 novembre, un dessin humoristique paru dans le quotidien israélien Haaretz, montrait le Premier Ministre israélien et son Ministre de la Défense envoyer un escadron de l’Israel AirForce bombarder l’Iran. Et Netanyahu dit aux pilotes : « Et sur le chemin du retour, vous frapperez le bureau de l’UNESCO à Ramallah ». Cette caricature provocatrice a poussé un haut fonctionnaire à l’ONU pour l’éducation, la science et la culture, de convoquer l’ambassadeur d’Israël à l’UNESCO pour le mettre à l’amende mercredi. En effet, le directeur général adjoint des relations extérieures de l’UNESCO, l’Ambassadeur israélien Nimrod Barkan a reçu de la part du responsable du département du Proche-Orient d’Éric Falt, une copie du dessin accompagné d’une lettre officielle de protestation écrite par la Directrice Générale de l’UNESCO, Mme Irina Bokova. « Une caricature comme celle-ci met en danger la vie des diplomates désarmés, et vous avez l’obligation de les protéger », a déclaré Falt, selon une source israélienne. « Le gouvernement israélien doit éviter les attaques sur l’UNESCO. » Barkan a de son côté écrit dans son câble diplomatique : « Il n’est pas clair si l’UNESCO veut que nous protégions son staff de Ramallah ou si elle veut que nous fermions le journal… ». Cette caricature est survenue à la suite de l’admission de l’Etat Palestinien (dans les frontières de 1967) à l’UNESCO en tant que membre permanent indépendant. C’est seulement hier vendredi que le ministère israélien des Affaires étrangères a révélé cet incident. Source : http://www.almanar.com.lb/french/ad... d'après : http://www.protection-palestine.org/spip.php?article11290 Info-palestine Jeudi 21 Juillet 2011 Le 19 juillet 2011, DCI-Palestine a soumis un rapport aux Nations-Unies : Avec leurs propres mots : rapport sur la situation des enfants palestiniens détenus dans le système judiciaire militaire israélien (juillet 2011).C’est le deuxième rapport semestriel déposé par DCI-Palestine auprès des Nations-Unies traitant de la situation que connaissent les enfants palestiniens de Cisjordanie détenus dans les centres de détention militaires israéliens.Le rapport couvre le semestre du 1er janvier au 30 juin 2011 et il se base sur les témoignages déposés sous serment par 45 enfants détenus durant cette période. Dans 62 % des cas, les enfants étaient accusés d’avoir lancé des pierres. Les plaintes les plus fréquentes et les points inquiétants soulevés par les enfants dans leurs dépositions sous serment sont présentés dans le tableau ci-dessous : ![]() Le rapport souligne aussi l’implication des colonies israéliennes dans le système, comme en témoigne le fait que dans 67 % des cas, les enfants disent avoir été maltraités par des soldats ou des policiers tout en étant détenus dans une colonie de la Cisjordanie occupée. Chaque année, 700 enfants environ sont arrêtés, interrogés et détenus dans le système judiciaire militaire israélien, et les rapports sur les tortures et mauvais traitements sont monnaie courante. (traduction : Info-Palestine.net) Voir aussi : Ce qui se cache derrière l’arrestation des enfants palestiniens - Jillian Kestler-D’Amoursd'après : http://www.info-palestine.net/article.php3?id_article=10912 Flottille 1 pour Gaza : un expert de l’ONU dénonce un rapport épargnant IsraëlAgence France-Presse publié le vendredi 8 juillet 2011. New York Le rapporteur de l’ONU sur l’alimentation s’est opposé jeudi au contenu d’un rapport dans lequel le chef des Nations unies Ban Ki-moon reconnaîtrait la légalité de l’intervention d’Israël contre une flottille pour Gaza en mai 2010. « Demain (vendredi) le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon va diffuser une déclaration sur la légalité de l’intervention israélienne contre "La flottille de la liberté de Gaza" de 2010 », a indiqué dans un courriel le bureau du rapporteur spécial des Nations unies sur le droit à l’alimentation, Olivier De Schutter. M. De Schutter « a reçu ce projet de rapport et il s’oppose fermement à ses conclusions », a ajouté son bureau, précisant que le rapporteur prépare « une déclaration dans laquelle il dénonce les conclusions du secrétaire général, un fait exceptionnel dans le système de l’ONU ». « Selon Olivier De Schutter, le blocus et l’intervention israélienne violent clairement la loi internationale et le droit de l’homme à l’alimentation », a déclaré son bureau. Un peu plus tard, le chef de la communication de M. De Schutter, Frederic Janssens, a envoyé un nouveau communiqué dans lequel il affirme que ce courriel ne constituait pas une « déclaration publique » et que le rapporteur spécial « ferait connaître ses vues en temps voulu ». Le 31 mai 2010, un commando israélien avait abordé dans les eaux internationales le ferry turc Mavi Marmara, navire amiral d’un flottille internationale qui voulait apporter une aide humanitaire à Gaza. Neuf passagers turcs avaient été tués durant l’assaut de ce navire affrété par une organisation islamiste turque, qui tentait de briser le blocus maritime israélien de la bande de Gaza. Depuis un an, Israël et la Turquie, auparavant alliés stratégiques, ont mené secrètement des pourparlers pour tenter de trouver une issue à la crise diplomatique entre les deux pays, a révélé en juin le journal israélien Haaretz. D’après le quotidien, d’autres discussions ont été conduites par les représentants israélien et turc à la commission d’enquête de l’ONU. Jeudi, une source israélienne a confirmé l’échec de ces discussions. Cette source officielle a affirmé que les discussions intensives entre les deux pays à New York et Genève n’avaient pas permis d’arriver à un compromis entre la demande turque d’excuses officielles et le refus israélien d’exprimer plus que des regrets pour la mort des neuf militants turcs. Ni Israël ni la Turquie n’ont apposé leur signature au bas du rapport de l’ONU sur le raid israélien, qui devait être remis au secrétaire général des Nations unies Ban Ki-moon, a indiqué mercredi une source turque. Le refus d’Israël de signer le rapport vient du fait que la commission d’enquête conclut que le commando a agi de manière « excessive et déraisonnable » en abordant le Mavi Marmara à une grande distance du blocus, et sans donner une dernière sommation au navire. En septembre 2010, le Conseil des droits de l’homme de l’ONU avait publié un rapport dans lequel il affirmait qu’il y avait « des preuves claires permettant d’appuyer des poursuites » contre Israël pour des crimes incluant l’homicide intentionnel et la torture à la suite de cet assaut. Selon la source israélienne, la commission onusienne estime que le blocus d’Israël sur la bande de Gaza est légal car il empêche la fourniture d’armes au mouvement islamiste du Hamas. Agence France-Presse d'après : http://www.protection-palestine.org/spip.php?article10843 L'ONU condamne les expulsions de Palestiniens de Jérusalem-Est
« Cette destruction, ainsi que le déplacement de ses 13 occupants Palestiniens, tous des réfugiés, dont quatre enfants, soulève de sérieuses préoccupations quant au respect par Israël des obligations imposées par le droit international », a-t-il dit dans un communiqué. M. Gaylard note qu'en plus de « l'incident de Ras Al Amud, deux autres démolitions ont été ordonnées, à Sur Baher, à Jérusalem-Est, et dans le village de Nu'man », située à proximité de la ville. « Ces incidents sont la manifestation de l'accroissement des démolitions en 2010, année au cours de laquelle 396 demeures de Palestiniens ont été détruites à Jérusalem-Est et dans d'autres localités de Cisjordanie, sous contrôle israélien », poursuit-il, avant de souligner que cela représente « une augmentation de 45% par rapport à 2009, pendant laquelle 275 habitations palestiniennes ont été détruites ». « Le résultat, c'est que cette année 561 personnes ont été déplacées, dont 280 enfants, et les moyens de subsistances de près de 3000 personnes ont été affectés », ajoute encore Maxwell Gaylard, qui dénonce « des actions ayant un impact économique et social sur la vie et la santé de Palestiniens et qui accroit leur dépendance à l'égard de l'aide humanitaire ». « La position de l'ONU reste que le gouvernement d'Israël doit immédiatement prendre les dispositions pour cesser ces démolitions et expulsions de Cisjordanie, dont Jérusalem-Est », insiste-t-il. De son côté, le Coordonnateur spécial de l'ONU pour le processus de paix au Moyen-Orient, Robert Serry, a condamné « les tirs aveugles de roquettes et de mortiers par des groupes de militants de Gaza sur Israël ». Dans un communiqué, il estime que « ces attaques, qui ont connu une escalade ces derniers jours, sont des violations du droit humanitaire international et mettent en danger la vie de civils en Israël ». Robert Serry revient aussi sur les frappes aériennes des forces israéliennes contre ces militants et rappelle que « Israël a le droit de se défendre, dans le respect des normes internationales », mais que ses forces de sécurité doivent « exercer un maximum de retenue et prendre toutes les précautions pour s'assurer qu'elles ne mettent pas en danger des civils à Gaza, qui payent trop souvent le prix de l'escalade de la violence ». « Ces derniers mois, des progrès modestes ont été faits pour alléger le blocus de Gaza. Il faut faire beaucoup plus. Le maintien du calme est essentiel pour créer un environnement dans lequel d'autres progrès peuvent être faits dans l'intérêt des deux peuples, de Gaza et d'Israël », conclut Robert Serry. d'après : http://french.cri.cn/621/2010/12/23/402s234975.htm
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