Ce forum créé il y a une petite semaine par nos membres ouvre tout juste ses portes! Les deux admins ont profité du laps de temps entre la fin de la sa création et son ouverture pour commencer à jouer! Ils sont motivés! ^^ En tout cas, on les félicite pour leur petit monde d'Elyand'hil qui ne demande qu'à s'agrandir! Il s'agit d'un monde assez complet pour un début et qui a de grandes possibilités d'améliorations. Une journée d'ouverture et déjà deux nouveaux joueurs! Mon petit doigt me dit qu'il ne commence pas mal du tout ^^ Mais passons à la suite... Contexte rapide : A l'aube des temps connus, deux entités divines intimement liées furent l'objet d'un complot organisé par un des plus puissants êtres crées alors. Poussés à se battre l'un contre l'autre par cette ruse, ils détruisirent autant qu'ils avaient construis, autant qu'ils avaient créé. Leur bataille s'acheva par le "décès" de l'entité masculine (Mandelain) qui, conscient d'avoir été manipulé, était désireux de pouvoir un jour retrouver celle qu'il aimait, et qui venait de le tuer. Réparer peut-être, ce qu'ils avaient abimer. Se racher aussi... bien que les cœurs mortels ne soient pas si malléables que cela, même pour eux. Afin d'être certain de la retrouver un jour ou l'autre, de perdurer et peut-être, de tout recommencer, Mandelain jeta un ultime sort, liant leurs âmes à travers le temps et l'espace. Une seule personne fut témoin de cet acte et fit de celui-ci une prophétie qui deviendrait clé de voute en Elyand'hil. On dit que les dieux s'éveilleraient à nouveaux en des corps mortels. Quant à ce qu'il adviendrait du monde à cet instant... La prophétie semble floue... La fin du monde ou son salut? Malgré les interrogations, les créatures se succédèrent de même que les âges, les conflits et les lutte de pouvoirs formant peuples et nations, mœurs et cœurs dans tout Elyand'hil. On aurait pu croire que cette prophétie, comme quelques autres, seraient vouée à disparaitre des textes autant que des mémoires. Mais il n'en fut rien, bien au contraire. Bien que les ères passent, la prophétie demeura présente et son influence alla en s'amplifiant tant et si bien que les nations se forgèrent à partir d'elle, prenant plus ou moins clairement position à son propos. Histoire (Prophétie) : Dans la salle aux
arcades assombries par les encens de centaines d’années de dévotion,
une vieille femme se tint assise, en transe. Son front ridé porte
encore la noble hauteur qui l’a distinguée pendant des siècles, seule
parmi les mortels à survivre. Ses longs cheveux de neige retombent
jusqu’à ses pieds, jusqu’aux plantes croissant près d’elle, et d’où
elle a tiré les feuilles qu’elle jette dans le brasier ardent devant
elle. L’air saturé d’odeur ne semble pas la gêner. La prêtresse lève
soudain la tête et ses yeux de glacier aveugle plongent dans les nôtres
plus surement que s’ils voyaient la fuyante lumière du jour descendant.
« Rien n’annonça le chaos qui se déchaîna. Eux même ne le
désirèrent pas. Ils y plongèrent comme dans une onde obscure glaçant
leur cœur, comme on se noie lorsqu’on n’a jamais connu d’autre ennemi
que soi-même, entraînant le monde avec eux. Lorsque Mandelain rouvrit
les yeux sur ceux éplorés de la déesse, il était trop tard. Ils ne
surent plus l’arrêter… L’air se brisa en même temps que le cri
de la déesse. Fauchés au sol, deux silhouettes restèrent immobiles,
confondues, courbées sous la violence du destin. Un éclair illumina la
scène un instant, déchirant les ténèbres environnants : Les doigts
ensanglantés crispés sur le corps désormais inerte du dieu,
la jeune femme chavira, se renversant vers les abimes torturées des
cieux. Sa gorge d’une blancheur veloutée se détacha dans l’obscurité,
entre les ailes maculée de sang. Elle passa sa main sur ses lèvres,
avivée par le carmin sanglant de son compagnon. Ses yeux se
révulsèrent… Autour de son corps jaillit une lumière aveuglante,
brulante, insoutenable. Le Tout fut rompu… a jamais. » Les légendes racontent qu’aux temps des mémoires enfouies, l’harmonie régnait sur Elyand’hil. La Source de la magie
était pure et irradiait tous les territoires d’une même harmonie
temporalisée par les consciences fusionnelles de deux dieux, Mandelain
Et Bellïn l’homme et femme. Ensemble, Ils en influençaient les moindres
souffles, veillant d’un même regard tendre et juste sur ce cosmos né de
leur amour autant que de leur magie. Ils n’avaient qu’une seule âme,
confondant leurs pensées, leurs actes, leur volonté. Leur apparence
était à la fois divine et humaine, éblouissante. Mais tout bonheur
contient en son sein le mal qui le rongera. L’étincelle naquit au cœur
même de la fusion. Ils se mêlaient à leurs créations et concevait un
plaisir sans fin à les côtoyer incognito. Un des prêtres qui les
entourait transforma cette harmonie candide une jalousie dévorante. Ses
propres pouvoirs étaient considérables. Il avait pris soin de les
cacher, et l’ombre grandit sans souci grâce à la haine de celui-ci et a
la confiance trop grande de ces dieux en leurs créatures. Jusqu’au jour
où il mit son plan en œuvre. Grace à son savoir acquis et cultivé dans
l’ombre, grâce a la confiance que lui accordait le dieu, il l’endormit
et la plaça près de lui la plus belle créature née parmi les êtres
crées de leur propre souffle, des millénaires plus tôt. Bellïn les
surpris, et le cœur de la déesse brula dès cet instant d’une haine
incommensurable. Elle sépara ses pouvoirs, son âme et son souffle, de
celui de son bien aimé, et aveuglée de haine, prit les armes contre
celui qu’elle aimait toute entière. Mandelain sentit comme une
partie de lui-même lui être arrachée. Ce fut ce qui le tira de son
sommeil. Cependant, le mal était déjà fait et malgré ses efforts pour
adoucir la déesse, il ne put rien faire contre les pouvoirs déchainés
de celle qu’il avait toujours connue et aimée. Si Mandelain avait
tenté dans un premier temps de privilégier le langage afin de
l’apaiser, si il avait d’abord tenté lui expliquer, et ce malgré que
lui-même à ce moment ne sache pas qui était réellement le fautif, il
remarqua rapidement que ses tentatives n’avaient aucune influence sur
Bellïn. Bien au contraire puisque chaque mot prononcé semblait attiser
un peu plus sa colère et sa haine à son égard. Elle d’habitude si
sereine et douce s’était transcendé pour devenir une créature toute
aussi belle que mortelle. Bientôt, l’esquive et les petites ruses pour
échapper à ses foudres ne fonctionnèrent plus. Alors qu’il tentait de
l’éloigner de ce monde marqué par leur amour, elle le prit de vitesse
et déchargea sur lui sa magie. Celle-ci pénétra sa chair et son âme
avec douleur.
Perdant à moitié conscience, sa chute se termina dans une vallée. La
déesse, ne comptant pas s’arrêter en si bon chemin, fondit sur lui tel
un oiseau de proie. La magie afflua, irradiant le corps du dieu,
faisant basculer sa tristesse vers de la colère. Si elle refusait de
comprendre comme cela, alors il mettrait un point d’honneur à la calmer
par une autre méthode, bien moins pacifique. La terre trembla, les
maisons les moins solides s’effondrèrent, certaines sur leurs
habitants. Les montagnes entourant la vallée parurent s’élever encore,
l’air se réchauffa et, alors que la déesse arrivait, fendant les cieux,
la terre se déchaina, crachant son flot de roche et de feu dans
l’espoir fou et vain d’arrêter Bellïn. Passant ce déluge en s’aidant
des eaux, elle n’en ressortit pas indemne pour autant mais assena ses
autres coups et sorts avec plus de force que Mandelain n’aurait jamais
cru possible. Les flots déployés ensevelissaient sous eux les personnes
qui pensaient avoir échappées au feu. Leur divine bataille se
poursuivit dans ce monde, Mandelain abandonnant ce qui lui restait de
compassion. Passant du point le plus bas, au plus haut sommet, l’un et
l’autre se laissèrent emporter en partie par leurs émotions. Des terres
entières furent consumées alors que les cieux s’enflammaient de leur
rage. Des peuples furent décimés, des races entières disparurent et la
magie se modifia encore. Peu à peu, les corps autrefois si
immaculés et purs se couvrirent de poussière, de sueur et de sang. Les
volontés se courbèrent alors que les sorts les épuisaient chaque fois à
un peu plus. Les coups physiques ne faisaient que piètre échos à côté
des assauts que devaient endurer leur esprit, sans cesse harcelé par
celui de l’autre, tentant de le faire plier, de le briser. C’est
dans le désert le plus aride que la bataille prit fin, sous le regard
incrédule et bouleversé d’une jeune femme en qui s’écoulait une partie
de leur magie créatrice. Après une longue bataille et luttant
toujours contre une folie meurtrière qui croissait depuis le début en
son sein et qui avait été engendrée par colère et tristesse réunie,
Mandelain tomba. Malgré la douleur,
tant physique que mentale, il demeurait avec les idées claires… Chose
qu’il détesta par-dessus tout. Certes, sa volonté ne valait plus
grand-chose tant elle avait donnée mais sa conscience demeurait. Il
aurait presque préféré ne pas se rendre compte de ce qu’il était en
train de se passer. Les éléments se déchainaient au dessus d’eux mais
il percevait surtout les malheurs qu’ils avaient précipités sur le
monde. Ils percevaient tout ce qui n’était plus, et tout ce qui ne
serait plus jamais. Il sentait son essence s’évaporer comme neige au
soleil, son être s’éparpiller comme pollen au printemps. Mais ça
n’avait rien à voir avec une si belle saison car c’était un vent glacé
de colère, de remords, d’incompréhension et d’amour qui l’emportait
loin de celle qu’il aimait encore et à jamais. Pourtant tous
ces sentiments dont certains si violents, s’évanouirent alors que sa
conscience percevait malgré son corps rompu, quelques gouttes d’eau
salées venant tremper ses joues. Elles ne lui appartenaient pas et
l’aurait presque regretté. C’était la première fois qu’il la voyait
ainsi. Il murmura quelques mots qu’elle ne comprit pas mais que la
jeune fille, présente, entendit à travers son âme. Se laissant aller à
son amour, la magie le submergea. Faisant en sorte qu’elle les
enveloppe tous deux, il lança un ultime sort, les liant l’un à l’autre
à travers la mort, à travers le temps et l’espace. Les liant à ce monde
pour lequel ils avaient tant donnés et leur donnant une chance de se
retrouver. Dans la grande
coupole de métal précieux, le feu se meurt désormais. La prêtresse
vacille, son regard attendant notre ultime question, qu’elle connaît,
mais qu’elle nous laisse poser, par pudeur. - Cette jeune fille… c’était vous ? Un instant, tout s’éteint dans les yeux aveugles… puis une joie fanatique transcende son visage. -
moi… moi ! Oui, c’était moi. Punie et bénie des dieux à la fois.
Aveugle pour avoir vue, vivante pour pouvoir raconter… et transmettre… Soudain,
les mains crispées de la prêtresse fouillent l’air, et s’agrippent à
notre manche. Son visage s’avance au plus près du nôtre ; son souffle
saccadé, mourant, sur notre peau. - Il y aura… un renouveau… Le
sang… va renaître… deux corps… pour une même âme… lI… il se nourrira
des guerres, de la terreur… sans pitié. Le sol marqué se souviendra, se
soumettra ! La douleur, La haine, le chaos règneront de nouveau…
jusqu'à l’annihilation. Il n’y a qu’une voix pour… empêcher cela... Il faut… il faut le détruire… ou tout recommencera ! Le chaos !... ou la paix… Les
derniers mots se dissolvent dans l’air comme une note de musique
doucement étouffée. Elle lâche prise et glisse sur nos genoux.
L’étincelle de vie qui l’a maintenue, divine, s’en va rejoindre
l’immensité. Elle a accompli sa tâche, enfin, et s’en va rejoindre les
siens dans un soupir de soulagement. Mais dans la mort qui l’accueille,
elle retrouve peu à peu sous nos yeux de mortels son visage de jeune
femme, magnifiquement belle… mortellement inerte, comme un dernier
cadeau des dieux renaissants à leur unique messagère. Quelques informations de plus sur le jeu : On peut croire en lisant, que certaines informations sont manquantes, comme par exemple en ce qui concerne les pouvoirs (pour les peuples qui en ont) mais ce n'est pas oubli. Les admins veulent laisser libre court à l'imagination des membres et se font alors juges des pouvoirs souhaités (mis et expliqués dans la fiche de présentation des personnages), autorisant ou non les pouvoirs demandés. L'ambiance est bonne et le niveau de jeu est mine de rien, assez élevé, bien que les contraintes obligatoires soient "basses". Caractéristiques du forum :
En espérant vous avoir donner envie, nous vous attendons sur : http://elyandhil.forumactif.net/forum.htm |
