«C'est bien connu, au
village. C'est le premier dicton qu'on apprend, quand on y est né. Les
étrangers sont des cormorans qui sèment la maladie et la mort. Et je
n'étais plus que ça, un étranger. C'est ce que j'ai apporté avec moi,
dans les trois rues de Sainte-Euphrasie, au coeur de ce village coincé
dans le pli du paysage. C'est ce que j'ai répandu chez les gris d'en
face. Qui vient de loin ne peut que mettre le feu aux poudres. Et
ramener avec lui des souvenirs arsins.» Nos échoueries, éditions La Peuplade, 2010. |
