Quatre imprimeurs venus d’horizons géographiques et de tailles
différents, sur des marchés et des spécificités tout aussi variés sont venus
témoigner de leur expérience.
Richard Moraly , pour le marché français, a
développé comment la société SB Graphic qu’il co-dirige avec Bruno de Bue
planifie et finance ses investissements. Membre du groupement Impri Club, cette
entreprise francilienne réceptionne en novembre la première presse Heidelberg
VLF – une Speedmaster XL 162 – installée en France.
Jean-Louis Lesaffre,
acteur connu du marché belge, a expliqué comment son groupe a fini par se mettre
sur un marché de niche « la bande dessinée ».
Alain Doutre en provenance du
Québec et Directeur Général du Litho ECME du Groupe canadien Transcontinental a
également apporté son éclairage sur le marché canadien. Il a surtout insisté sur
la notion de service à apporter aux donneurs d’ordre d’où la nécessité
d’intégrer la presse dans un flux global de production et de
gestion.
Enfin, Said Nejjar, imprimeur Marocain représentait l’ensemble
du Maghreb. Il est évident que ces marchés ont compris la nécessité de
l’intégration de la chaîne complète dans leurs ateliers. Beaucoup d’imprimeurs
maghrébins viennent du monde de la publicité et de la création. Ils ont créé
leur imprimerie ne trouvant pas localement le service qu’ils espéraient. Enfin
il faut noter que ces marchés, historiquement acheteurs de matériels d’occasion,
investissent maintenant dans du matériel neuf. Néanmoins, Ils ne sont pas prêts
à prendre des marchés sur l’Europe.
Tous ont exprimé des avis et des
points de vue pertinents sur les futurs développements de leurs entreprises,
toutes équipées en offset feuilles.
Le sujet principal étant néanmoins la
spécialisation et la recherche de niches même si tous 4 offrent toujours des
capacités de généralistes, adossés à des savoir faire très
spécifiques.
Bernhard Schreier qui avait préalablement ouvert le colloque
a apporté, après chaque témoignage, son éclairage et son expertise. La synthèse
tirée des présentations lui a permis de démontrer à l’assistance que même en
période difficile les entreprises ont toujours la capacité d’investir pour
arriver à la meilleure productivité.
Elles sont également à la recherche de
nouveaux marchés et en recherche permanente de personnel qualifié. Tous ont
constaté, qu’il fallait devenir un prestataire de services pour les donneurs
d’ordre et dépasser le simple rôle d’imprimeur et dépasser le schéma
traditionnel, qu’il fallait passer de la logique de volume à celle de la
valeur.
Ces différents thèmes sont revenus l’après-midi lors de la table
ronde animée par Bernhard Schreier et les 4 témoins. Beaucoup de questions ont
été posées traitant de la formation, de la productivité, du numérique.
A la
fin de cette conférence, quelque soit la taille et le pays d’origine des
participants, tous tombaient d’accord sur un certain nombre de points :
Nécessité de mettre en place une politique de fidélisation client et devenir un
prestataire de service complet allant au-delà du print. Continuer de fournir la
qualité d’impression mais également un niveau élevé de prestations
complémentaires allant si nécessaire jusqu’à la distribution ou de la
logistique.
Penser à la réorganisation de son entreprise pour devenir plus
flexible. Envisager l’intégration de toute la chaîne graphique du prépresse à la
finition. Tous ont insisté sur le fait que ceci n’était pas réservé aux petites
entreprises. La taille de l’imprimerie n’est pas un critère pour avoir une
attitude et des réflexions d’industriel.
Continuer de vendre la qualité, la
valeur ajoutée du produit imprimé et savoir dire non à des conditions tarifaires
incohérentes.
Enfin, assurer une meilleure communication sur nos métiers
pour les rendre plus attractifs auprès des générations futures et modifier
l’image négative colportée autour de l’imprimé et du papier par les « verts ».

A 16h30 Bernhard Schreier clôturait la conférence par un
discours optimiste sur le devenir des Industries Graphiques sans occulter que
l’année à venir serait très difficile mais qu’une fois de plus, ceux qui auront
su profiter de ces moments de crise pour réfléchir et investir dans leurs
entreprises seront prêts dès l’instant que l’économie repartira. Ils auront
alors pris une avance concurrentielle considérable.
Pour plus
d‘information:
Véronique Dubost
Tél : + 33 (0)1 49 89 43
35
veronique.dubost@heidelberg.com