Médecine traditionnelle chinoise

 
L
a médecine traditionnelle chinoise
 

     Cette appellation désigne le système médical chinois institutionnel. La médecine traditionnelle chinoise diffère de la médecine occidentale car elle repose sur une cosmogonie  qui unit étroitement l’homme et l’univers, et donc sur une appréhension différente du malade et de la maladie.

 

~ Tout d’abord, la médecine chinoise accompagne et soutient le processus biologique naturel du corps, dont elle vise à maintenir l’équilibre physiologique et énergétique, contrairement à la médecine occidentale qui utilise des traitements allopathiques.

« La médecine "moderne" est officiellement nommée "médecine allopathique". La définition de l’"allopathie" est, d’après le dictionnaire Larousse, "une thérapeutique qui vise à provoquer dans l’organisme les effets contraires à ceux que produit la maladie". En effet, lors d’une infection virale par exemple, où l’organisme augmente la température pour désactiver l’action des virus, la médecine chimique donne un médicament pour faire baisser la fièvre. Comme elle inverse le processus biologique ou naturel, on peut la qualifier de médecine allopathique. »

Mireille Meunier, Manuel approfondi de réflexologie plantaire, Guy Trédaniel éditeur, 2006.

 

~ La médecine chinoise est donc une médecine naturelle. Elle utilise les techniques du massage (Tuina, réflexologie plantaire), de l’acupuncture, de la moxibustion, de la phytothérapie, de la gymnastique énergétique (Qi gong), là où la médecine occidentale utilise beaucoup de produits chimiques ou de synthèse.

 

~ Enfin, la médecine traditionnelle chinoise soigne le malade et non la maladie, c’est-à-dire qu’elle considère le corps dans son ensemble pour traiter un déséquilibre ; elle ne soigne pas seulement des symptômes, mais l’origine de ces derniers pour guérir en profondeur et durablement.

 

« La médecine chinoise est un système complet et non une simple technique médicale aux applications limitées. […]

Le champ des applications de la médecine chinoise est extrêmement étendu : de la pharmacopée à l’acupuncture, de la diététique à la chirurgie oculaire, des massages à la gynécologie, de la médecine interne aux méthodes decontraignant et restrictif du fait de l’approche plus globale de la maladie et de ses causes. Par exemple, un dermatologue traitera, en même temps que le problème cutané pour lequel il est consulté, les troubles digestifs, psychiques ou toute autre forme de déséquilibre interne qu’il suppose être à réanimation… En fait, on rencontre pratiquement les mêmes spécialités qu’en médecine occidentale avec, cependant, un cloisonnement beaucoup moins  l’origine de la maladie. Cela permet d’éviter la démultiplication des actes et des prescriptions, parfois peu compatibles, qu’on rencontre si fréquemment en médecine occidentale, et le patient a le sentiment d’une prise en considération de la totalité de sa personne plutôt que d’un regard impersonnel sur sa pathologie »

Professeur Eric Marié, Précis de Médecine chinoise. Histoire, théories fondamentales, diagnostic et principes thérapeutiques. Dangles éditions, 2008.

 

 

Pour se former dans la région :

          L’IFMTC - sous la direction de M. Armand VAN-NOOIJ - vous propose de vous former à la médecine traditionnelle chinoise sous tous ses aspects, ainsi qu’à bien d’autres disciplines telles que le Ki magnétisme, le Feng Shui et la géobiologie, la radiesthésie.

           Pour plus d’informations, consultez le site de l’institut de formation : http://www.itmtc.net/

 


Taichi chuan et médecine traditionnelle chinoise

 

          Le Taichi chuan est à la fois un art martial et un art de santé, et – tout comme le Qi gong avec lequel il est étroitement lié – il constitue l’une des branches de la médecine traditionnelle chinoise.

          Les bienfaits du Taichi chuan sur la santé tiennent au fait que les techniques martiales de la discipline sont accompagnées d’un travail sur la souplesse, sur la détente, sur la respiration et sur la circulation de l’énergie. Aussi la pratique régulière du Taichi chuan permet-elle de maintenir une circulation harmonieuse du sang et de l’énergie dans le corps, de libérer les organes et l’esprit des tensions quotidiennes, de faciliter l’absorption de l’oxygène, d’entretenir les muscles et les articulations.

            Le Taichi chuan n’a pas de vertus curatives miraculeuses, mais il peut sans aucun doute soulager certains maux ou encore favoriser et accélérer une convalescence. Il constitue surtout une excellente pratique préventive, qui renforce le corps contre la maladie. Cet aspect de la discipline est en parfaite adéquation avec la médecine traditionnelle chinoise qui place la prévention au cœur de ses préoccupations.