Par: Jean-François Gariépy Quand: Jeudi 12 mai 2011, 12:00-13-00 Où: Salle 2126, Pavillon Desmarais Résumé: Devant une personne qui commet des actes menaçant l’intégrité d’autrui, on réagit parfois en l’accusant, d’autres fois en se demandant si l’acte était intentionnel. Cette dichotomie se manifeste à travers notre système juridique qui fait la distinction entre les criminels commettant des actes de manière intentionnelle et les personnes atteintes de troubles psychiatriques qui sont prises en charge par le système médical plutôt que d’être accusées. Le concept d’intention a classiquement été un sujet d’étude de la philosophie et du droit. L’article que je vous présente vise à étudier les mécanismes psychologiques et éventuellement neurobiologiques sous-tendant l’attribution d’intention. Les auteurs montrent que les gens n’attribuent pas de responsabilité morale dans un contexte théorique lorsqu’on leur indique que l’univers est déterministe (c’est-à-dire que l’ensemble de nos actes sont déterminés par la séquence des évènements passés). Pourtant, lorsqu’on leur présente des cas de malfaisance concrets, ils attribuent tout de même une responsabilité morale aux individus ayant commis ces actes. Nous aborderons les processus évolutifs ayant pu favoriser l’émergence de mécanismes cognitifs visant à attribuer des intentions chez les espèces animales sociales. Je présenterai une hypothèse selon laquelle l’attribution d’intention repose sur une série de facteurs incluant le contenu émotif perçu de l’acte et de ses conséquences et la capacité de l’observateur à concevoir la présence de processus cognitifs normaux chez l’individu ayant commis l’acte. Article proposé: Experimental Philosophy and the Problem of Free Will |