Par: Dominic Thibault et Christian Kortleven Quand: Jeudi 21 Janvier 2010, 12:00 Où: Salle 2126, Pavillon Desmarais Résumé: Comment expliquer la dépendance aux drogues
d’abus, ou qu’un toxicomane puisse avoir une rechute après plusieurs mois
d’abstinence? Ces phénomènes sont liés à des processus de plasticité du cerveau
qui, un peu comme la mémoire, ont la capacité de perdurer dans le temps. Cette
plasticité prend place dans le système de récompense du cerveau, dont la pierre
angulaire se situe au niveau des neurones dopaminergiques du mésencéphale,
notamment dans l’aire tegmentaire ventrale (VTA). Au cours des dernières années,
il fut démontré que les drogues d’abus peuvent ainsi provoquer la
potentialisation à long terme (LTP) des synapses excitatrices innervant le VTA.
L’article présenté dans le cadre de ce premier Journal Club compare la
plasticité induite par des éléments «naturels» (nourriture, sucrose) à celle
induite par la cocaïne, puis souligne les différences entre les simples effets
pharmacologiques de la drogue et ceux entrainés par un protocole
d’auto-administration. Article proposé: Cocaine but Not Natural Reward Self-Administration nor Passive Cocaine Infusion Produces Persistent LTP in the VTA Chen, Billy T.; Bowers, M. Scott; Martin, Miquel; Hopf, F. Woodward; Guillory, Anitra M.; Carelli, Regina M.; Chou, Jonathan K.; Bonci, Antonello, j.neuron.2008.05.024 (volume 59 issue 2 pp.288 - 297) |
